Logo

MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VIVRE SANS FAIRE DU MAL EST POSSIBLE (Religion et autres)


Publié le 29/01/2015 à 10:07:00
AFRIQUE/ COTE D’IVOIRE/ CRIMINALITE ET GRAND BANDITISME : Au-delà de l’horreur




« Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi soir, un nouveau bilan d’enlèvement et de mutilation d’enfants qui fait état de "25 cas avérés" dont ‘’5 cas de découvertes d’enfants mutilés et 20 cas de cadavres’’. Ce nouveau bilan a été dressé à l’issue d’une réunion interministérielle de sécurité élargie aux grands commandements de l’armée qui s’est, tenue, sous la direction du Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko. Selon le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, 25 cas d’enlèvement et de mutilation d’enfants sont avérés, à ce jour, dont ‘’5 cas de découvertes d’enfants mutilés et 20 cas de cadavres’’. Un précédent bilan donné la semaine dernière par le Directeur général de la police, le Contrôleur général , Brédou M’bia faisait état de 21 cas d’enlèvement en moins de deux mois. ‘’ Nous avons déployé 1500 hommes dont 1000 policiers, 300 gendarmes et 200 militaires dotés de moyens conséquents pour renforcer les patrouilles dans certaines zones criminogènes, les plans d’eau, les abords des écoles, autour des cybercafés’’ a déclaré Hamed Bakayoko. »

  


---------------------------------------------------------

  

 


1 - Côte d’Ivoire : 25 cas d’enlèvement et de mutilation d’enfants (nouveau bilan officiel)

 

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi soir, un nouveau bilan d’enlèvement et de mutilation d’enfants qui fait état de "25 cas avérés" dont ‘’5 cas de découvertes d’enfants mutilés et 20 cas de cadavres’’. Ce nouveau bilan a été dressé à l’issue d’une réunion interministérielle de sécurité élargie aux grands commandements de l’armée qui s’est, tenue, sous la direction du Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko. Selon le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, 25 cas d’enlèvement et de mutilation d’enfants sont avérés, à ce jour, dont ‘’5 cas de découvertes d’enfants mutilés et 20 cas de cadavres’’. Un précédent bilan donné la semaine dernière par le Directeur général de la police, le Contrôleur général , Brédou M’bia faisait état de 21 cas d’enlèvement en moins de deux mois. ‘’ Nous avons déployé 1500 hommes dont 1000 policiers, 300 gendarmes et 200 militaires dotés de moyens conséquents pour renforcer les patrouilles dans certaines zones criminogènes, les plans d’eau, les abords des écoles, autour des cybercafés’’ a déclaré Hamed Bakayoko.


Outre ce renforcement de dispositif, il a, également, annoncé ‘’la mise en place d’une équipe de coordination renforcée par des experts de l’ONUCI dont le plan d’action sera détaillé, plus tard, dans un communiqué’’ a indiqué M. Bakayoko. En attendant, face au phénomène ‘’réel’’ d’enlèvement d’enfants, le premier flic ivoirien a conseillé ‘’une vigilance accrue’’ des populations à la disposition desquelles ‘’5 numéros verts, 110, 111, 145, 170 et 116 sont mis’’ pour ‘’alerter nos hommes sur le terrain face à des cas suspects’’ a-t-il souligné. ‘’ Nous n’écartons aucune piste’’ a insisté Hamed Bakayoko faisant allusion aux ‘’brouteurs (ndlr : cybercriminels’’ à qui une opinion attribue ces enlèvements et assassinats d’enfants pour ‘’des crimes rituels’’, prévenant tout de même ‘’qu’on ne devient pas riche avec le sang humain’’.


Par ailleurs, il a révélé que ‘’3 suspects sont aux mains de la police’’ qui ‘’pousse les enquêtes’’, car il n’y a pas ‘’de liens entre les différents crimes’’ enregistrés jusque-là. La réunion qui a eu pour cadre le ministère de l’intérieur et de la sécurité, a regroupé, outre le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, son collègue de la Défense, Paul Koffi Koffi, le représentant du ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l`Enfant, Alain Donwahi, Secrétaire général du Conseil national de la sécurité (CNS) ainsi que le Chef d’Etat-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), le Commandant supérieur de la gendarmerie et le Directeur général de la police, avec l’ensemble des responsables de tous les services de renseignements généraux.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et la première Dame ivoirienne, Dominique Ouattara ont, tour à tour, condamné ces enlèvements et appelé les autorités ivoiriennes à ‘’tout mettre en œuvre pour retrouver leurs auteurs’’.

LS/APA/ Publié le jeudi 29 janvier 2015  |  APA

 

http://news.abidjan.net/h/523709.html


 


-------------------------------------------------

 

 

2 - Dominique Ouattara dénonce les enlèvements d’enfants en Côte d’Ivoire

 

Abidjan (Côte d’Ivoire) - La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara s’insurge dans une déclaration transmise, mardi à APA, contre la vague d’enlèvement d’enfants qui secoue le pays depuis quelques temps. « En l’espace de deux mois, une vingtaine d’enfant a été enlevée, mutilée et assassinée dans notre Pays. Des enfants qui pour la plupart jouaient près de chez eux, dans l’insouciance de leur bel âge », écrit Mme Ouattara, rappelant que « des enfants qui se trouvaient sur le chemin de l’école à la poursuite de leur avenir ont été violement arrachés à l’affection de leur famille ». « Des actes ignobles que je condamne avec la plus ferme énergie. J’adresse tous mes véux de compassion aux parents des enfants disparus. Je partage leur consternation et leur peine. C’est une épreuve douloureuse et cruelle, qu’aucun parent ne devrait subir », ajoute-t-elle. 


« Je m’insurge contre ces enlèvements d’enfants dans mon Pays. En tant que mère, grand-mère et Première Dame de Côte d’Ivoire. Je veux que cela cesse. Des mesures dissuasives vigoureuses doivent être prises sans attendre », insiste Dominique Ouattara. A ce propos, elle en appelle à la « réactivité et au pragmatisme » du Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, de la Ministre de la Solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant, ainsi que de tous leurs collègues, qui « doivent faire de ce problème, une priorité nationale ».



Pour la Première dame, il n’est pas normal que « nos enfants vivent avec la menace constante d’être enlevés. Il n’est pas normal, que les parents soient plongés dans l’angoisse à chaque fois que leurs enfants franchissent le seuil de leurs maisons ». « (é) Nous devons nous sentir tous concernés par ces drames et rester mobilisés pour que, plus aucun enfant ne disparaisse. Je veux compter sur notre esprit de solidarité légendaire, pour veiller sur chaque enfant du voisinage comme si c’était le nôtre. Evitons de laisser nos enfants sans surveillance », poursuit Mme Ouattara. Par ailleurs, conclut la Première dame, « sensibilisons nos enfants et nos proches sur le sujet. La menace est grave, restons en alerte. C’est une situation exceptionnelle qui requière des mesures de surveillance particulières. Il y va de la sécurité de nos enfants ».

LS / Publié le mardi 27 janvier 2015  |  APA

 

http://news.abidjan.net/h/521504.html



----------------------------------------------------------

  

 


3 - Côte d’Ivoire : L’Unicef condamne les enlèvements et les mutilations d’une vingtaine d’enfants


L'Unicef a vivement condamné mardi l'enlèvement de 21 enfants en Côte d'Ivoire depuis décembre dernier, dont les corps mutilés de 20 d'entre eux ont ensuite été retrouvés.

 

«Il s'agit de violations très graves des droits de l'enfant, indique mardi à Genève un porte-parole de l'Unicef au cours d'un briefing de l'Onu. Le gouvernement doit informer la population locale des risques encourus par les enfants», enlevés dans la rue. En Côte d'Ivoire, les enfants sont «durement exposés à des violences physiques et sexuelles, ainsi qu'à l'excision», a indiqué le porte-parole qui demande encore que toute la lumière soit faite par les autorités ivoiriennes sur ces crimes.
 

«Toutes sortes de rumeurs circulent»

Interrogé quant à un éventuel lien entre ces crimes, la prochaine élection présidentielle et des sacrifices rituels, le porte-parole a répondu que «toutes sortes de rumeurs circulent», sans donner davantage de précisions.
La direction de la police ivoirienne avait annoncé la semaine dernière qu'une vingtaine d'enfants avaient été enlevés en moins de deux mois en Côte d'Ivoire, soulignant que la plupart des corps avaient été retrouvés mutilés, faisant craindre une flambée de sacrifices rituels. Parmi ces enfants, un seul a été retrouvé vivant. La police, en alerte face à cette situation «troublante», a pour l'instant procédé à une arrestation.

 

Des élections présidentielles en octobre

La Côte d'Ivoire, qui sort d'une décennie de crise politico-militaire dont les violences postélectorales de 2010-2011 ont constitué l'épilogue, doit organiser en octobre une élection présidentielle cruciale censée ramener définitivement la paix dans le pays. Les rumeurs les plus folles ont toujours circulé pendant les années d'élections en Côte d'ivoire sur les disparitions de personnes, notamment les albinos, à des fins de sacrifices humains.


Retrouvez cet article sur 20minutes.fr /  Source : 20Minutes.fr/ Mardi 27 Janvier 2015

 

http://www.lebabi.net/actualite-abidjan/cote-d-ivoire-l-unicef-condamne-les-enlevements-et-les-mutilations-de-21-enfants-39156.html



-------------------------------------------------

 



4 - Criminalité, grand banditisme, délinquance juvénile… : Le CCDO frappe fort !

 

Un bilan positif et éloquent. C’est ainsi que l’on peut qualifier le travail abattu un an après sa création par le Centre de commandement des décisions opérationnelles (CCDO). Les grands bandits qui sèment la mort, la peine et la désolation dans les familles ivoiriennes ont désormais du répondant en face. En effet, les autorités ivoiriennes en charge de la défense et de la sécurité, sous la houlette du président de la République, Alassane Ouattara ont eu le nez creux en mettant en place le 11 mars 2013 le CCDO pour faire face à la montée du sentiment d’insécurité renforcée par de nombreuses attaques de la part de groupes armés. Un an après la création de cette unité mixte, le bilan établi par son coordonnateur, le commissaire-divisionnaire Youssouf Kouyaté démontre bien le recul des activités criminelles et du grand banditisme dans le distinct d’Abidjan.

 

Le commissaire et ses hommes ont donc déployés les grands moyens pour mettre hors d’état de nuire plusieurs gangs et ont également déjoué plusieurs attaques durant l’année écoulée. Selon les chiffres, le Groupement d’intervention et de Sécurisation N°3 qui a en charge la commune de Yopougon a été le plus actif avec un taux de 49, 38% d’activités menées. Ce qui est largement perçu avec 06 bandits abattus, 196 individus interpellés pour diverses infractions et mis à la disposition des différents services de Police et de Gendarmerie, 20 véhicules volés retrouvés, 15 attaques de domiciles déjouées et 02 attaques de commerces déjouées également. Après vient le groupement d’intervention N°2 avec 23,35%, ensuite les groupements N°1 et 4 avec 9,92% et enfin le groupement N°5 avec 7,44%.

 

Concernant les arsenaux de guerre des bandits, le CCDO a saisit, selon son coordonnateur, 24 armes et 1125 munitions. Aussi dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile qui s’est accentuée à travers le nouveau phénomène dénommé ‘’Microbes’’ des jeunes désœuvrés qui sévissent dans le District d’Abidjan, le CCDO à travers ses groupements, a-t-il pu mettre la main sur 68 individus dont la plus part sont des enfants âgés de 13 à 16 ans. 21 à Abobo, 20 à Yopougon et 27 à Adjamé ont été mis aux arrêts. Cependant, le centre qui tranche avec le défunt CECOS sous l’ancien régime dans la rigueur, la discipline, le respect des droits humain ne compte pas dormir sur ses lauriers et s’arrêter en si bon chemin dans l’accomplissement de ses missions.

 

« Certes beaucoup a été fait en dépit des difficultés inhérentes à ce genre de missions, eu égard au contexte de sortie de crise marquée par l’embargo sur les armes dont est victime la Côte d’Ivoire, mais il reste au CCDO de poursuivre son extension aux grandes agglomérations de l’intérieur du pays afin de lui permettre de réussir le maillage du territoire à toutes les populations de la Côte d’Ivoire, par la baisse durable du sentiment d’insécurité.

Le CCDO va donc poursuivre son équipement en mobilité, en informatique, et en communication. Nous allons également nous déployer dans les grandes agglomérations de l’intérieur à travers les Groupements Régionaux d’Intervention et de Sécurisation (GRIS). Il s’agit dans l’immédiat des GRIS de San-Pedro, Duékoué, Yamoussoukro pour lesquels les infrastructures sont achevées et dont les déploiements en personnels sont attendus. Il s’agit aussi dans le court et moyen terme des GRIS d’Abengourou, Bouaké et Korhogo pour lesquels des prospections de sites ont été déjà réalisées », a annoncé le coordonnateur du CCDO en termes de perspectives. 


Lacina Ouattara/ Source/ Le Patriote / Securité/ Publié le Mardi 18 Mars 2014

 

http://www.imatin.net/article/securite/criminalite-grand-banditisme-delinquance-juvenile-hellip-le-ccdo-frappe-fort_17839_1395125507.html



------------------------------------------

 


5 - Lutte contre la criminalité et le grand banditisme: Les défis du Ccdo

 

En un an, le commandant Issiaka Ouattara et ses hommes du Centre de coordination des décisions opérationnelles ont grandement contribué à faire reculer le grand banditisme à Abidjan. Mais ils n’entendent pas s’arrêter là.

 

La lutte contre l’insécurité ne connaît pas d’anniversaire. Pour marquer le premier anniversaire de la création du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo), les patrons de cette unité mixte ont sorti des chiffres qui confirment le recul du grand banditisme et de la criminalité, dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Mais, ni le coordonnateur du Ccdo, le commissaire-divisionnaire Youssouf Kouyaté, ni le chef des opérations, le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao ne veulent baisser la garde. Pour cette année, Wattao entend poursuivre le maillage du territoire national, à travers le déploiement des hommes de cette unité dans les grandes villes du pays. Cette perspective est contenue dans un document bilan des activités du Ccdo, un an après sa création.

« Certes beaucoup a été fait, en dépit des difficultés inhérentes à ce genre de missions, eu égard au contexte de sortie de crise marqué par l’embargo sur les armes dont est victime la Côte d’Ivoire, mais il reste au Ccdo de poursuivre son extension aux grandes agglomérations de l’intérieur du pays afin de lui permettre de réussir le maillage du territoire à toutes les populations de la Côte d’Ivoire, par la baisse durable du sentiment d’insécurité », fait remarquer le commandement de cette unité créée sur les cendres de l’ex-Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos).

« L’extension du Ccdo aux grandes agglomérations de l’intérieur à travers les Groupements régionaux d’intervention et de sécurisation (Gris). Il s’agit dans l’immédiat des Gris de San Pedro, Duékoué, Yamoussoukro pour lesquels les infrastructures sont achevées et dont les déploiements en personnels sont attendus. Il s’agit également dans le court et moyen termes des Gris d’Abengourou, Bouaké et Korhogo pour lesquels des prospections de sites ont été déjà réalisées », apprend-on toujours auprès du commandement du Ccdo qui se fixe aussi pour défi : « la poursuite des équipements en matériels, tant en mobilité, en informatique, qu’en communication ».

Mais à Abidjan, le Ccdo devrait, selon nos informations, renforcer sa croisade contre les fameux gangs à la machette, encore appelés ‘’microbes’’. Le bilan des premières actions d’envergure engagées contre cette délinquance juvénile, laisse apparaître, selon les responsables de cette unité, que « le Ccdo à travers ses Groupements, a pu mettre la main sur 68 individus dont la plupart sont des gamins âgés de 13 à 16 ans. Ainsi le Secteur 1 d’Abobo a interpellé 21 individus, le secteur 2 d’Adjamé en a interpellé 27 et le secteur 3 de Yopougon 20. Ce phénomène est récurrent dans trois secteurs, c’est-à-dire le secteur 1 dans la Commune d’Abobo, le secteur 2 dans les communes d’Adjamé et Attécoubé et le secteur 3 à Yopougon. Les secteurs 4 (Cocody) et 5 (Abidjan-sud) restent pour l’heure les moins contaminés dans leurs zones respectives », relève le Ccdo, comme pour dire qu’il a pris la pleine mesure du problème.

« Les moyens supplémentaires que nous allons acquérir, devraient nous permettre de freiner sensiblement ce phénomène qui hante les Abidjanais », confie hors micro, un officier de police membre du Centre opération, ‘’l’état-major’’ du Ccdo. « Ce qui nous réjouit, c’est surtout la confiance que la population place en nous. C’est d’autant plus encourageant que le Cecos, par exemple, avait une réputation qui n’honorait pas ceux qui appartenaient à cette unité. Ceux qui nous craignent, ce sont surtout les malfrats et autres bandits de grand chemin contre lesquels nous sommes en guerre », ajoute l’officier de police.

 

Marc Dossa/ Source : Nord-Sud/ Samedi 15 Mars 2014

 

http://www.lebabi.net/actualite-abidjan/lutte-contre-la-criminalite-et-le-grand-banditisme-les-defis-du-ccdo-15238.html



----------------------------------------------------


 

6 - Abidjan : Braquages, assassinats… Les tueurs ont le vent en poupe !

 

Il est temps de mener une lutte farouche contre les Armes légères et de petits calibres (ALPC) en Côte d’Ivoire. Une chronologie des récents braquages et assassinats perpétrés par des marchands de la mort fait dire que l’insécurité a refait surface à Abidjan. Au moment où le pays affiche bonne mine, il y a quelque chose qui cloche.

 

Deux ans après la fin de la crise post-électorale (2010-2011), l’insécurité est de mise en Côte d’Ivoire. Si l’année 2012 a marqué le véritable décollage économique (4ème pays africains à forte taux de croissance), les populations ivoiriennes font face à la menace des braqueurs et autres tueurs à gage. A-t-elle enseigne que, même les citoyens les mieux surveillés, ne sont pas à l’abri du danger. En témoigne l’agression mortelle du Commissaire divisionnaire Yao Brou Alain, le lundi 11 mars dernier, au environ de 19 heures.



Assassinat du DG de l’Ecole de police

L’embuscade tendue au Directeur général de l’Ecole nationale de police (ENP), dans les rues de Cocody 2 Plateaux, n’est pas loin d’un film hollywoodien. Selon un témoin qui a suivi la scène de crime ce jour-là, lorsque des individus à bord d’un véhicule 4X4 de couleur blanche, en provenance de la paroisse Ste Cécile ont coupé le passage au Directeur, qui était lui-même au volant de son véhicule. Le pilote de la 4X4 baisse les vitres de son véhicule teinté et ouvre le feu à bout portant sur le contrôleur général avec un pistolet et non une arme de guerre. Laissant pour mort Yao Brou Alain, ces agresseurs réussissent à prendre à clef des champs. Seulement 72 heures après, le directeur général de l’Ecole nationale supérieur (ENS) est également agressé.

  

Agression du DG de l’ENS

Dans la nuit du jeudi 14 mars, Pr Sidibé Valy est agressé par des individus armés, circulant à bord d’un taxi. Des informations fournies par ses proches indiquaient que le patron de l’ENS a été suivi par ses agresseurs, depuis son lieu de travail, jusqu’à son domicile où les bandits ont tiré deux balles sur lui, sans l’avoir tué. Le même jour de son agression, un officier de la police criminelle se serait vu arracher son arme de dotation et des objets de valeur par les malfrats. Face à cette montée en puissance de l’insécurité, le président de la République, Alassane Ouattara et le ministre de l’Intérieur ont tapé du poing sur la table. Le gouvernement met en place, le Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO), doté de grands moyens technologiques, dont le siège est situé au sein du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.

  

Meurtre de l’épouse du DG de la SICTA

Lors de son inauguration le 11 mars dernier, le Chef de l’Etat a expliqué qu’il s’agit, pour le gouvernement ivoirien, à travers la mise en place du CCDO, de mener une lutte farouche contre les actions de déstabilisation, le grand banditisme ainsi que le racket. « Grâce à ce centre, nous pourrons faire une surveillance rapprochée de tous les déplacements dans le District d’Abidjan. Abidjan a été divisé en cinq Districts et nous avons mobilisé 750 policiers, gendarmes et militaires qui auront la responsabilité, sous l’autorité des officiers de la police, de la gendarmerie comme des Frci, de surveiller la ville d’Abidjan et progressivement l’ensemble du territoire national », avait rassuré le président Ouattara. Il a fallu une semaine pour que les marchands de la mort servent la désolation sur leur passage. Le mercredi 20 mars, c’est l’épouse de Ya Emile, DG de la Société ivoirienne de contrôle technique automobile (SICTA) qui est assassinée dans le sous-quartier de Cocody-Angré. Comme il fallait s’y attendre.

  

Braquage des universités

Après un temps d’accalmie, les malfrats ont remis le couvert, ce mois de mai, avec le cambriolage de certaines universités d’Abidjan. Dans la matinée du lundi 27 mai, le service Comptabilité de l’UFR de Sciences économiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny, à Cocody est attaqué par des individus armés de Kalachnikov. Malgré la présence de la police universitaire, et de quelques éléments des Forces républicaines, les criminels accèdent au bureau du chef de service. Qu’ils prennent en otage, font main basse sur des millions de FCFA avant de se fondre dans la nature à bord de leur véhicule, sans la moindre inquiétude. Bien avant, c’est l’université ‘’Charles Louis de Montesquieu’’, située dans la même commune, qui a été l’objet d’attaque dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 mai.

De là, le citoyen lambda a de plus en plus peur et s’interroge sur ce qui se passe en matière de sécurité à Abidjan. Alors que le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan s’est récemment réjoui de la baisse de l’indice d’insécurité. Qui, à l’en croire, est passé de 3,8 à 1,6. « Toutes les réformes menées et les actions associées ont permis l’amélioration notable de la situation sécuritaire. Ainsi, l’indice général d’insécurité qui était de 3,8 en janvier 2012 est descendu à 1,9 au début de l’année 2013 et à 1,6 au cours de ce mois de mai », déclarait le chef du gouvernement ivoirien. Loin d’une quelconque médisance, les récents hold-up perpétrés dans les temples du savoir, démontrent que quelque chose ne va pas dans le système sécuritaire ivoirien. Et pourtant, la sécurité semble être le point d’achoppement sur le retour des fonctionnaires de la Banque africaine de développement (BAD), encore en Tunisie.


Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire: le ministre de l'Intérieur annonce des mesures pour l ...


Les révélations du ministre de l’Intérieur !

Timorées par cette vague d’attaques à main armée, les populations s’interrogent sur le but poursuivi par ces individus sans foi, ni loi. Certaines sont tentées de dire que ces agressions seraient motivées par le souci de créer un climat de terreur et de psychose, visant à montrer que les autorités ne maîtrisent pas le terrain sécuritaire, malgré le déploiement d’arsenal sécuritaire pour assurer la protection des biens et des personnes. Pour d’autres, ces actions visent à retarder le retour des investissements, dans le but de faire échouer la reconstruction du pays. C’est à juste titre que le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko a ouvert la boîte de pandore.

À l’occasion de à célébration officielle de la fête des mères, le dimanche 26 mai, le 1er flic ivoirien a révélé que l’insécurité dans la ville d’Abidjan est à mettre au compte du régime précédant. « Le banditisme est lié aux armes achetées par Laurent Gbagbo. Armes que ces miliciens, soldats et mercenaires ont abandonné dans leur fuite ». Tout en louant les mérites du président Ouattara, il a traité de ‘’jaloux’’ ceux qui intoxiquent les populations avec pour objectif de nuire au chef de l’Etat. « La Côte d’Ivoire n’a jamais été aussi bien. Notre pays était malade, il était en soin et maintenant il sort de sa léthargie. Tous ceux qui intoxiquent les populations sont jaloux du président Ouattara. Alors ne les écoutez pas », a éclairé le ministre. Qui dit vrai… Finalement ?

 

Fofana Baba Idriss (FBI) / Publié le 4 juin 2013 par Fofana Baba Idriss

  

http://visavis.mondoblog.org/abidjan-braquages-assassinats-les-tueurs-ont-le-vent-en-poupe/


 


--------------------------------------------------

 

 

 

 

 


Avis des internautes

Articles recommandés

» EGLISE CATHOLIQUE/ JESUS CHRIST : qui est Jésus Christ ? (dieu, homme, populaire et méconnu)

» MONDE/ EGLISE CATHOLIQUE : le pape François en Colombie

» RELIGION CATHOLIQUE/ RELIGIONS CHRETIENNES : sectes chrétiennes et islamiques, argent et perversions religieuses, terrorisme et pouvoir du mal (entre le bien et le mal...)

» MONDE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS : visite du pape François dans le Caucase

» MONDE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS/ JMJ Cracovie 2016 : les messages des jeunes au pape François

» AMERIQUE LATINE/ RELIGION CHRETIENNE/ PAPE FRANCOIS : les chefs de file des deux Églises, le pape François et le Patriarche Kirill, se sont rencontrés pour la première fois à Cuba

» MONDE/ RELIGION CATHOLIQUE : Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme

» MONDE/ EGLISE CATHOLIQUE/ VATICAN : Le pape François ouvre la porte sainte et lance le Jubilé de la miséricorde

» AFRIQUE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS : Voyage pastoral du pape François en Afrique sur fond de montée en puissance des violences et du terrorisme islamique

» MONDE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS/ VOYAGE PASTORAL : le pape François en Amérique (Cuba, Etats-Unis d’Amérique)

» MONDE/ VATICAN/ EGLISE CATHOLIQUE : le pape François en Amérique latine pour revisiter le passé et dénoncer les pauvretés et les violences

» MONDE/ BOSNIE-HERZEGOVINE/ RELIGION CATHOLIQUE : Le Pape François à Sarajevo, une visite pastorale et historique

» VATICAN/ EGLISE CATHOLIQUE/ SYNODE SUR LA FAMILLE : vers quelles réformes ?

» VATICAN/ CANONISATION : de nouveaux saints de l’église catholique consacrés par le Pape François

» Viandes interdites dans les religions indiennes

» JESUS CHRIST/ SERMON SUR LA MONTAGNE/ PAROLES DE VIE : Jésus Christ 2014 ans après…

» RELIGION CATHOLIQUE/ PAPE FRANCOIS : renouveau et revitalisation de l'Eglise catholique

» RELIGION CATHOLIQUE/ RENOUVEAU CHARISMATIQUE : quelles attentes ?


Haut de page