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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VIVRE SANS FAIRE DU MAL EST POSSIBLE (Religion et autres)


Publié le 12/07/2015 à 03:55:18
MONDE/ VATICAN/ EGLISE CATHOLIQUE : le pape François en Amérique latine pour revisiter le passé et dénoncer les pauvretés et les violences



 

0.1 – « Le pape François est arrivé en Amérique latine dimanche 5 juillet. Au cours d’un voyage d’une semaine sur le continent, il se rendra dans trois pays : l’Equateur, la Bolivie et le Paraguay. Depuis son élection à la tête de l’Eglise catholique en 2013, c’est la deuxième fois que le Saint-Père – de nationalité argentine – se rend sur le continent dont il vient, après son voyage au Brésil, en 2013, pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Pendant son vol, le souverain pontife a envoyé un télégramme à chacun des pays survolés avec sa bénédiction. Il a notamment souhaité au Venezuela et à la Colombie “une cohabitation pacifique” entre leurs peuples,rapporte El Tiempo, à Bogota

 


0.2 – « Le pape François a appelé jeudi en Bolivie à la fin du "génocide" des chrétiens au Moyen-Orient et ailleurs, en dénonçant une "troisième guerre mondiale" dans laquelle des tortures et des persécutions sont infligées aux chrétiens. "Aujourd'hui, nous voyons avec horreur comment au Moyen-Orient et ailleurs sont persécutés, torturés, beaucoup de frères chrétiens", a-t-il dénoncé.  "Dans cette troisième guerre mondiale par morceaux que nous vivons, il y a une forme de génocide en marche qui doit cesser", a ajouté le souverain pontife à Santa Cruz devant un auditoire comprenant des représentants de travailleurs précaires, de paysans sans terre, d'indigènes, de migrants et des militants antimondialisation. »

 

 


0.3 – « Le succès populaire de la visite du pape en Amérique latine ne se dément pas. Mardi, un million de personnes ont afflué à Quito, la capitale de l'Equateur, pour une messe géante où François a lancé un «cri urgent et pressant» pour l'évangélisation du continent latino américain «sans prosélytisme» et pour l'unité de l'Amérique latine. Pour François, l'unité du contient ne passe pas par l'économie mais par une solidarité nouvelle qu'il appelle «l'inclusion à tous les niveaux». En particulier des jeunes, victimes du chômage et surtout des plus pauvres, allant jusqu'à se fâcher, mardi après-midi en sortant de son texte devant un parterre universitaire, parce que «la mort d'un pauvre» ne scandalise personne alors que «la chute de 3 points de la bourse d'une capitale du monde affole tout le monde !» »


 


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1 - Vatican/ Nouvelle visite du pape François en Amérique latine

 

Le pape François est arrivé en Amérique latine dimanche 5 juillet. Au cours d’un voyage d’une semaine sur le continent, il se rendra dans trois pays : l’Equateur, la Bolivie et le Paraguay. Depuis son élection à la tête de l’Eglise catholique en 2013, c’est la deuxième fois que le Saint-Père – de nationalité argentine – se rend sur le continent dont il vient, après son voyage au Brésil, en 2013, pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Pendant son vol, le souverain pontife a envoyé un télégramme à chacun des pays survolés avec sa bénédiction. Il a notamment souhaité au Venezuela et à la Colombie “une cohabitation pacifique” entre leurs peuples,rapporte El Tiempo, à Bogota.

 

Dès son arrivée sur le sol équatorien, le pape “a exhorté les gens à promouvoir le dialogue et la participation sans aucune exclusion” et a plaidé pour davantage de solidarité et de redistribution des richesses, relève le journal, ajoutant que cette visite intervient dans un contexte “polémique qui a provoqué nombre de manifestations contre le gouvernement” de Rafael Correa. “Il faut porter une attention spéciale à nos frères si fragiles et aux minorités les plus vulnérables”. Il s’agit là, pour l’Amérique latine, d’un “devoir”, a-t-il déclaré.

 

Ivan Diaz DESSIN DE HACHFELD / Publié le 07/07/2015 - 09:56

 

http://www.courrierinternational.com/dessin/vatican-nouvelle-visite-du-pape-francois-en-amerique-latine



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2 - Bolivie : le Pape appelle au dialogue pour éviter les conflits entre les peuples

 

(RV) Devant les autorités civiles boliviennes, juste après son arrivée à la Paz dans la soirée de mercredi, le Pape François a appelé à œuvrer en faveur du « bien commun », à ne pas confondre, a t-il souligné, avec le « bien-être » qui « fait référence seulement à l’abondance matérielle, tend à être égoïste, à défendre les intérêts de parties, à ne pas penser aux autres, et à se laisser porter par la tentation du consumérisme. (…) Il engendre le mal de la corruption ». « Le bien commun, au contraire, a insisté le Saint-Père, est supérieur à la somme des intérêts particuliers (…) et il comprend tout ce qui donne cohésion à un peuple : objectifs communs, valeurs partagées, idéaux qui aident à élever le regard au-delà d’horizons individuels ».

 

Le Pape François a exhorté les nations à ne pas « se replier » sur elles-mêmes, et alors que certaines tensions ternissent actuellement les relations entre la Bolivie et le Chili, le Saint-Père a rappelé que « le développement de la diplomatie avec les pays voisins, dans le but d’éviter des conflits entre des peuples frères et de contribuer à un dialogue franc et ouvert sur les problèmes, est aujourd’hui indispensable ». « Je suis en train de penser à la mer », a-t-il déclaré, en sortant de son texte. « Le dialogue est indispensable (...) Il faut construire des ponts plutôt qu’ériger des murs. Tous les thèmes, aussi épineux soient-ils, ont des solutions communes, raisonnables, équitables et durables ».



Dans ce discours, le Saint-Père a insisté sur le défi de l’unité, de la « solidarité et de la responsabilité entre les personnes », de l’« unité et du développement de la société » et de l'« intégration ». « Dans cette terre où l’exploitation, l’avidité, les multiples égoïsmes et les perspectives sectaires ont jeté des pans d’obscurité sur son histoire, aujourd’hui, ce peut être le temps de l’intégration. Aujourd’hui, la Bolivie peut créer de nouvelles synthèses culturelles ». Et l’Église a là un rôle important à jouer. Les chrétiens sont ainsi « appelés à être levain au milieu du peuple », à apporter « leur propre message à la société ». « La lumière de l’Évangile du Christ n’est pas la propriété de l’Église ; celle-ci en est plutôt la servante, afin que cette lumière atteigne les confins du monde ». Le Saint-Père a donc appelé à « reconnaître le rôle spécifique des religions dans le développement de la culture et les bienfaits qu’elles peuvent apporter à la société ».

 

Lors de cette intervention, le Pape François a aussi évoqué la nécessité de poser « les bases d’une écologie intégrale, qui comprenne clairement toutes les dimensions humaines dans la résolution des graves problèmes socio-environnementaux de nos jours ». Pour cela, « puisque tout est lié, nous avons besoin l’un de l’autre ». « Si la politique se laisse dominer par la spéculation financière ou si l’économie s’aligne seulement sur le paradigme technocratique et utilitariste de la production maximale, on ne pourra même pas comprendre, et encore moins résoudre les grands problèmes qui affligent l’humanité ».

 

AFP/ 09/07/2015

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/07/09/bolivie__le_pape_appelle_au_dialogue_pour_%C3%A9viter_les_conflits_entre_les_peuples/1157082


 Pope Francis, right, greets the crowd as he arrives before giving his address to the second World Meeting of Popular Movements in Santa Cruz, Bolivia, Thursday, July 9, 2015. The Pope will give the keynote speech of the meeting and is expected to be one of the highlights of his trip to South America. Photo: Gregorio Borgia, AP / AP


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3 - Monde/ Science et Ethique : L'Équateur, pays pionnier dans sa volonté de sauvegarder sa biodiversité

 

(RV) Entretien - Le Pape a passé trois jours en Équateur, petit pays aux richesses naturelles immenses. Dès son arrivée à Quito, le 5 juillet, le Souverain Pontife avait rendu hommage à ce patrimoine, du mont Chinborazo, à la forêt amazonienne. L'Équateur est un pays pionnier dans sa volonté de sauvegarder sa biodiversité. Ainsi en 2007, le pays fait une proposition inédite à la communauté internationale : ne pas exploiter les réserves pétrolières du parc Yasuni, dans l'Est du pays, en échange d'un fonds de compensation des pays riches pour que l'Équateur investisse dans d'autres énergies.


Malgré la bonne volonté de Quito, le projet échouera sept ans plus tard. Il démontre néanmoins la politique originale d'un pays qui s'interroge réellement sur son avenir écologique et son modèle de développement. Pour en parler, Olivier Bonnel a rencontré à Quito Matthieu Le Quang, politologue et chercheur sur ces questions énergétiques, il travaille auprès du ministère équatorien de la planification et du développement. 

 

08/07/2015 19:43

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/07/08/l%C3%A9quateur,_pays_pionnier_dans_sa_volont%C3%A9_de_sauvegarder_sa_biodiversit%C3%A9/1157012


  


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4 - L'accueil du Pape en Amérique latine, plus important qu'attendu

 

(RV) L’accueil du Pape en Amérique latine, jusqu'à présent en Équateur et en Bolivie, a été « plus important qu’attendu », a affirmé jeudi le père Federico Lombardi, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. Le Souverain Pontife apprécie la construction, en Bolivie, d’une « société inclusive, multi-ethnique et multiculturelle », ainsi qu’une Église « capable de servir l’unité et promouvoir l’espoir face à tant de situations difficiles ». Le Saint-Père « vient de cette terre, observe le porte-parole du Vatican. Il est capable de parler avec cette terre de façon concrète et expressive, touchant profondément le cœur des gens et suscitant une réaction positive ». Le père Lombardi a aussi souligné l’invitation du Pape au dialogue.



Le Christ, une faucille, un marteau

Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège est enfin revenu sur le cadeau offert au Souverain Pontife par Evo Morales, un crucifix sur une faucille et un marteau : il s’agit d’un symbole dessiné par le père jésuite Luis Espinal, tué en 1980, pendant la dictature, pour son engagement pour la liberté et la justice. « Avec ce symbole, affirme le père Lombardi, ses confrères disent qu’il n’avait pas l’intention de manifester une quelconque idéologie, mais l’ouverture au dialogue qui devait se vivre alors avec toutes les personnes qui s’engageaient pour chercher la liberté et la justice dans le pays ». Il faut donc voir ce symbole « dans son origine, dans le contexte dans lequel il est né ».

 

10/07/2015 09:57

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/07/10/laccueil_du_pape_en_am%C3%A9rique_latine,_plus_important_quattendu/1157376


 


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5 - En Bolivie, le pape demande la fin du "génocide" des chrétiens au Moyen-Orient

 

Le pape François a appelé jeudi en Bolivie à la fin du "génocide" des chrétiens au Moyen-Orient et ailleurs, en dénonçant une "troisième guerre mondiale" dans laquelle des tortures et des persécutions sont infligées aux chrétiens. "Aujourd'hui, nous voyons avec horreur comment au Moyen-Orient et ailleurs sont persécutés, torturés, beaucoup de frères chrétiens", a-t-il dénoncé.  "Dans cette troisième guerre mondiale par morceaux que nous vivons, il y a une forme de génocide en marche qui doit cesser", a ajouté le souverain pontife à Santa Cruz devant un auditoire comprenant des représentants de travailleurs précaires, de paysans sans terre, d'indigènes, de migrants et des militants antimondialisation. Par le passé, le pape avait déjà fait état de son inquiétude à propos des violences dont sont victimes les chrétiens en Syrie et en Irak, où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a conquis de larges territoires dans une offensive marquée notamment par des décapitations et des conversions forcées à l'islam.

 

Au cours de son déplacement en Bolivie, le premier pape jésuite et latino-américain de l'histoire a d'autre part demandé "humblement pardon, non seulement pour les offenses de l'Eglise même, mais pour les crimes contre les peuples autochtones durant ce que l'on appelle la conquête de l'Amérique". Auparavant, le pape dans une rencontre avec des prêtres, des religieux et des séminaristes, avait prévenu du danger de se convertir en une "caste", une élite déconnectée du peuple, mettant en garde ceux qui cessent d'être pasteurs pour devenir des "contremaîtres". Comme il l'avait fait auparavant en Equateur dans une rencontre avec des religieux, le pape argentin a mis ses interlocuteurs en garde contre le danger de tomber dans "l'indifférence ou de suivre les modes" sans "s'engager" dans la douleur des gens. "Il y a des prêtres qui ont honte de parler leur langue et oublient leur quechua, leur guarani, leur aymara, parce que maintenant ils parlent bien", a regretté le souverain pontife.

 

 


- "Changement réel" -

En Bolivie, l'un des pays les plus pauvres d'Amérique latine, le pape François a aussi demandé un "changement réel" au niveau mondial qui mette "l'économie au service des peuples". Lors de la IIe Rencontre mondiale des Mouvements populaires, où étaient rassemblées quelque 3.000 personnes, le souverain pontife a affirmé que "quand le capital dirige les choix des êtres humains et l'avidité pour l'argent régit les systèmes socioéconomiques", l'homme et la nature étaient condamnés. "Disons-le sans peur: nous voulons un changement réel, un changement de structures", a clamé le pape au deuxième jour de sa visite en Bolivie. "Reconnaissons-nous que les choses ne marchent pas bien dans un monde où il y a tant de paysans sans terre, tant de familles sans toit, de travailleurs sans droits, tant de personnes blessées dans leur dignité?" s'est notamment interrogé le pape.

Lors de cette rencontre, dont la première édition s'était déroulée à Rome en 2014, le pape a également recommandé de "prendre soin" et "défendre" la Mère Terre", "pillée, dévastée, bafouée impunément". Le souverain pontife avait également profité de la première étape de son voyage, en Equateur, pour lancer un appel pressant à ne plus "tourner le dos" à "notre mère la Terre".

 

 


- Contre la culture du "rejet" -

Réitérant son message d'intégration et de justice sociale dans une messe le matin à Santa Cruz face à un million de fidèles, le pape s'était par ailleurs insurgé, contre une culture du "rejet" qui "cherche à tout transformer en objet de consommation". "Jésus continue de nous dire sur cette place : cela suffit avec le rejet", a déclaré le souverain pontife, qui a dénoncé "la logique qui prétend s'imposer dans le monde d'aujourd'hui, une logique qui cherche à tout transformer en objet d'échange de consommation, qui rend tout négociable (...) en écartant tous ceux qui ne produisent pas". Dans son homélie, prononcée devant des milliers d'indigènes boliviens de diverses ethnies, quechua, guarani, aymara, dont le président Evo Morales au premier rang, le souverain pontife a évoqué les oubliés et les exclus dans le monde, en particulier les femmes "qui portent sur leurs épaules des déceptions, des tristesses et des chagrins, une injustice qui semble ne pas avoir de fin".

 

Le pape de 78 ans, était arrivé mercredi à La Paz, ne passant que quatre heures dans la capitale bolivienne, perchée à 3.600 mètres d'altitude, avant de rejoindre Santa Cruz, capitale économique de Bolivie. Depuis le début de son périple, le message du pape François repose très largement sur l'intégration et la justice sociale. Dès son arrivée, il a rappelé la "dette" de l'Amérique latine, région la plus inégalitaire de la planète, envers "les plus fragiles et les plus vulnérables". Mercredi, il a d'ailleurs salué les "pas importants" de la Bolivie, nation la plus pauvre d'Amérique du Sud, "pour inclure d'amples secteurs dans la vie économique, sociale et politique du pays". Avant de partir vendredi pour le Paraguay, où il conclura a son voyage, le pape visitera la prison Palmasola, parmi les plus surpeuplées et violentes de Bolivie.

 

Par Moises AVILA, Kelly VELASQUEZ / AFP

 

https://fr.news.yahoo.com/pape-demande-fin-g%C3%A9nocide-chr%C3%A9tiens-au-moyen-orient-060554047.html



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6 - Le Pape invite la société civile équatorienne au dialogue et à l'inclusion

 

 (RV) C'était un moment très attendu du voyage en Équateur : la rencontre du Pape François avec la société civile équatorienne, qui s'est tenue mardi soir dans la magnifique église San Francisco de Quito, l'édifice catholique le plus ancien d'Amérique latine. Dans cette église qui domine le centre-ville classé au patrimoine mondial de l'Unesco et qui fut un lieu de commandement militaire pour les peuples indigènes Inca et Caranqui, le Pape a développé une réflexion sur le modèle de société que chacun est appelé à construire, à commencer par ceux qui « dynamisent la vie sociale ».

 

Avant de prononcer son discours, le Saint-Père a écouté avec beaucoup d'attention plusieurs témoignages de différents acteurs de la société, en particulier celui très émouvant d'une vieille femme métis du peuple Montubio, une ethnie pauvre qui vit essentiellement sur la côte nord-ouest du pays, et depuis longtemps engagée dans la catéchèse. Symboliquement, le Pape avait reçu du maire de Quito les clés de la ville quelques minutes avant cette rencontre. Se sentant «  à la maison », comme il l’a souligné lui-même, François a à son tour livré les clés d’une coexistence sociale, en se basant sur la vie familiale .« Aimons-nous notre société, notre pays ? » s’est interrogé François, regrettant que l’adversaire politique ou le voisin ne soit pas vu du même œil que les membres de notre famille, parents, frères ou sœurs.

 

Les familles contribuent au bien commun et portent trois valeurs sociales essentielles, a expliqué le Souverain Pontife : la gratuité, la solidarité et la subsidiarité. La gratuité d’abord, qui n’est pas un complément mais une condition requise de la justice. Ce que nous sommes et ce que nous avons nous a été confié pour que nous le mettions au service des autres. Des mots qui ont un écho particulier en Équateur, où l’exploitation des ressources naturelles ne doit pas viser le bénéfice immédiat, a dénoncé François, qui a rendu hommage aux peuples autochtones d’Amazonie. « Être administrateurs de cette richesse que nous avons reçue nous engage envers la société dans son ensemble et envers les générations futures » a-t-il expliqué. L’Équateur, a-t-il d’ailleurs précisé, a une opportunité pour exercer la pédagogie d’une écologie intégrale. 

 


Le respect de l'autre s'apprend en famille

En évoquant la solidarité, le Pape est revenu sur les profonds changements sociaux et culturels qui ont bouleversé la société équatorienne : migration, concentration urbaine, consumérisme, crise de la famille, manque de travail, et n'a pas hésité à sortir de son texte pour déplorer une nouvelle fois la précarité de nombreux jeunes, qui les conduit à la dépression, parfois au suicide. « Les normes et les lois, ainsi que les projets de la communauté civile, doivent rechercher l’inclusion », a expliqué le Saint-Père.  Enfin, le respect de l’autre qui s’apprend en famille se traduit dans le domaine social par la subsidiarité. « C’est en reconnaissant ce qui est bon dans les autres, même dans leurs limites, que nous voyons la richesse que renferme la diversité et la valeur de la complémentarité ». François a ainsi plaidé pour que toutes les composantes de la société équatorienne, des indigènes aux femmes, en passant par les regroupements de citoyens et tous ceux qui travaillent pour la communauté dans les services publics, soient des protagonistes indispensables d'une société où l'on dialogue. Dans ce contexte, a-t-il conclu, l’Église veut collaborer dans la recherche du bien commun en étant « un signe prophétique qui apporte un rayon de lumière et d’espérance à tous, spécialement à ceux qui sont le plus dans le besoin ». 

 

08/07/2015

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/07/08/le_pape_invite_la_soci%C3%A9t%C3%A9_civile_%C3%A9quatorienne_au_dialogue_et_%C3%A0_linclusion/1156796



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7 - Le Pape « content d'être à la maison » en Amérique latine

 

(RV) Entretien – Le Pape François est en Équateur pour la première étape de son voyage apostolique en Amérique Latine. Le Souverain Pontife est arrivé dimanche à Quito, la capitale du pays où il a reçu une chaleureuse accolade de la part du président Rafael Correa. Un accueil dans la joie dans un pays que le Saint-Père connaît bien pour y avoir effectué plusieurs visites pastorales en tant qu'archevêque. 

 

Olivier Bonnel, l’envoyé spécial de Radio Vatican en Équateur, en a parlé avec le père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, à son arrivée. François qui après avoir passé la nuit à la nonciature apostolique, se rend ce lundi à Guayaquil, la capitale commerciale de l'Équateur, située sur l'océan Pacifique. Il y célèbrera une grande messe avant de déjeuner avec la communauté jésuite de la ville. À son retour à Quito, le Pape rendra visite au palais présidentiel du Carondelet avant d'effectuer un arrêt dans la cathédrale de la ville où doit lui être symboliquement remise la clé de la ville.

 

06/07/2015 12:11

 

http://fr.radiovaticana.va/news/2015/07/06/le_pape_%C2%AB_content_%C3%A0_la_maison_%C2%BB_en_am%C3%A9rique_latine/1156300


 


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Gustavo Gutierrez (au premier plan à droite), récompensé du prix Prince des Asturies communicatio...

  

8 - En Amérique latine, le pape François rappelle que «la foi est révolutionnaire»

 

Le succès populaire de la visite du pape en Amérique latine ne se dément pas. Mardi, un million de personnes ont afflué à Quito, la capitale de l'Equateur, pour une messe géante où François a lancé un «cri urgent et pressant» pour l'évangélisation du continent latino américain «sans prosélytisme» et pour l'unité de l'Amérique latine. Pour François, l'unité du contient ne passe pas par l'économie mais par une solidarité nouvelle qu'il appelle «l'inclusion à tous les niveaux». En particulier des jeunes, victimes du chômage et surtout des plus pauvres, allant jusqu'à se fâcher, mardi après-midi en sortant de son texte devant un parterre universitaire, parce que «la mort d'un pauvre» ne scandalise personne alors que «la chute de 3 points de la bourse d'une capitale du monde affole tout le monde !»

 

Cette inclusion de tous s'attaque donc à «l'individualisme», à la «volonté de leadership unique», à «la dictature», aux «idéologies» et aux «sectarismes». François insiste: «il est indispensable que brille l'unité si la mondanité spirituelle fait que nous sommes en guerre entre nous, ou dans un recherche stérile de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique». Dans son esprit, cette unité est sociale et politique, et doit être portée par les catholiques qui forment les deux tiers de la population du continent. Elle est en effet fondée sur une «communion fraternelle» qui «devient resplendissante» pour l'ensemble de la société dès lors que les chrétiens communiquent «la joie de l'Evangile».  Mais à une condition toutefois: «ne pas donner des choses» mais «se donner soi-même». Dans «la vie concrète» de tous les jours et non sur un mode éthéré. L'exemplarité et la cohérence des croyants sont l'un des marqueurs de la spiritualité de François «C'est cela évangéliser, c'est cela notre révolution, parce que notre foi est toujours révolutionnaire».


Le pape François s’est fait le chantre d’une « globalisation de l’espérance » contre celle « de l... 


Cette «révolution» que François veut porter à son continent, il faudra attendre jeudi en fin d'après-midi pour en saisir toute la mesure dans un long discours qu'il adressera aux «mouvements populaires», les associations catholiques engagées dans l'action sociale en Amérique latine.  Ce sera à Santa Cruz, au centre de la Bolivie qu'il doit rejoindre mercredi dans la journée après avoir marqué une étape de quatre heures seulement à La Paz, la capitale. François ne peut rester plus longtemps en raison de l'altitude, 3600 mètres, car cela peut lui occasionner une gêne respiratoire.

 

Plein d'élan et d'énergie et comme marqué par la conscience de l'enjeu de ce voyage, François veut vraiment laisser en Amérique latine un fort message civil et religieux à ses concitoyens. Ainsi est-il encore revenu sur ce concept social «d'inclusion», mardi soir. Il recevait, dans la magnifique église baroque Saint François de Quito, les membres de la société civile: «Les normes et les lois, ainsi que les projets de la communauté civile, a-t-il plaidé, doivent rechercher l'inclusion, ouvrir des espaces de dialogue, de rencontre et ainsi abandonner comme un douloureux souvenir toute forme de répression, le contrôle démesuré et la restriction des libertés».

 

Se tournant vers l'avenir, il avait d'ailleurs posé cette redoutable question, une heure plus tôt, aux représentants du monde universitaire équatorien: «Il y a une réflexion qui nous concerne tous: les familles, les centres éducatifs, les enseignants: comment aidons-nous nos jeunes à ne pas considérer un diplôme universitaire comme synonyme d'un statut supérieur, comme synonyme de plus d'argent, de prestige social? Comment aidons-nous à considérer cette préparation comme signe de plus grande responsabilité face aux problèmes de nos jours, face à la protection du plus pauvre, face à la sauvegarde de l'environnement?»

 

Par Jean-Marie Guénois/ Service infographie du Figaro / Mis à jour le 08/07/2015 / Publié le 08/07/2015 à 07:33

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/08/01003-20150708ARTFIG00022-en-amerique-latine-le-pape-francois-rappelle-que-la-foi-est-revolutionnaire.php


 


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 9 - En Equateur, le pape rend hommage à la famille, "l'hôpital le plus proche"

 

Le pape François a rendu lundi hommage à la famille, "l'hôpital le plus proche" pour les âmes en peine, lors d'une messe en plein air sous une chaleur écrasante en Equateur, première étape de son voyage en Amérique latine. "Combien de personnes âgées se sentent écartées de la fête", "combien de femmes seules", a déclaré le souverain pontife de 78 ans, premier pape jésuite et latino-américain de l'Histoire, dans son homélie. "La famille est l'hôpital le plus proche, la première école des enfants", a-t-il plaidé face aux plus de 600.000 fidèles - selon les estimations du ministère de l'Intérieur et de l'Eglise - venus l'écouter dans le parc Los Samanes, à Guayaquil, dans le sud-ouest du pays. Les organisateurs espéraient la venue d'un million et demi d'Equatoriens, Péruviens et Colombiens, mais la chaleur, autour de 30 degrés, et l'humidité en ont peut-être découragé certains. Se protégeant la tête avec des chapeaux, des parapluies ou des foulards, le public écoutait avec ferveur lundi le pape argentin, arrivé dimanche dans cette Amérique latine qui l'a vu naître et qui compte la majorité des 1,2 milliard de catholiques de la planète.

 

"Cela ne me dérange pas, le soleil, car je sais que c'est l'opportunité que me donne Dieu de le voir", racontait à l'AFP Irma Guaita, 49 ans, s'abritant tant bien que mal sous un bout de carton. "Vraiment, il ressemble à Jésus. Je veux le voir car en le voyant, je vais voir Jésus", disait aussi Rosa Elena Lata qui, malgré ses 82 ans, n'a pas hésité à faire un voyage de 16 heures, depuis le sud du pays, pour réaliser "le miracle céleste" d'apercevoir le pape. Après avoir placé dès son arrivée son périple de huit jours, qui le mènera aussi en Bolivie et au Paraguay, sous le signe de l'aide aux plus pauvres, "envers lesquels l'Amérique latine a une dette", le pape François a célébré lundi le socle familial.

 


- Une "dette sociale' envers la famille -

"Au sein de la famille, personne n'est mis à l'écart", a-t-il plaidé, car on y apprend à "dominer l'agressivité et la voracité", à "demander pardon quand on fait du mal". "La famille constitue la "grande richesse sociale" que d'autres institutions ne peuvent remplacer, qui doit être aidée et soutenue", a-t-il affirmé, insistant sur la "dette sociale envers l'institution familiale". La crise de la famille sera un des thèmes débattu en octobre au Vatican, à l'occasion du Synode des évêques qui se penchera sur les changements de société comme les familles monoparentales, le mariage homosexuel et les divorces. Le pape François tiendra mardi une deuxième messe en plein air, cette fois dans le parc Bicentenario de Quito.

 

A Guayaquil, il doit se rendre, à l'issue de la cérémonie, au collège jésuite Javier, pour y déjeuner avec d'autres religieux et retrouver une vieille connaissance : le prêtre Francisco Cortés, dit padre Paquito. Les deux hommes se sont vus pour la dernière fois il y a trente ans à Buenos Aires, et le pape lui a fait savoir qu'il souhaitait le revoir. "Pour moi, c'est une preuve de l'humilité de cet homme, de se rappeler de quelqu'un sans aucun mérite ni rien de spécial. Il a insisté, il veut me voir", racontait récemment, dans un entretien à l'AFP, le religieux déjà nonagénaire. "On dit qu'il veut me parler, je ne sais pas de quoi", mais "je m'adapterai, s'il veut une longue conversation, (elle sera) longue, ou s'il veut qu'elle soit courte, (elle sera) courte", disait-il simplement.

 

Puis le pape rentrera à Quito pour se réunir avec le président Rafael Correa et visiter la cathédrale, dans le coeur historique de la capitale. Dès son arrivée en Equateur dimanche, le pape François a encore une fois fait preuve de sa légendaire simplicité, acceptant de poser pour des "selfies" à l'aéroport et laissant un journaliste lui embrasser la main. Lundi dans un sanctuaire de Guayaquil, face à 2.000 invités, dont des personnes malades et handicapées, il s'est aussi montré facétieux, bénissant les fidèles avant d'ajouter : "Non, je ne vais rien vous faire payer pour ça".

 

Par Paola LÓPEZ, Kelly VELASQUEZ | AFP – lun. 6 juil. 2015

 

https://fr.news.yahoo.com/pape-atterri-equateur-voyage-huit-jours-am%C3%A9rique-sud-202333446.html


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Le pae François en compagnie du président du Paraguay, Horacio Cartes. Le pape a invité le Paraguay à consolider la démocratie et à mettre fin à la corruption et au trafic de drogue, après avoir reçu un accueil chaleureux dans ce pays, vendredi, dernière étape de son déplacement de huit jours en Amérique du Sud. /Photo prise le 10 juillet 2015/ REUTERS/Andres Stapff 

 

10 - Le pape au Paraguay, ultime étape de son périple sud-américain

 

Le pape François a entamé vendredi au Paraguay l'ultime étape de son périple en Amérique du sud, en rendant hommage aux femmes paraguayennes et en appelant une nouvelle fois à lutter contre les inégalités. "Je veux reconnaître avec émotion et admiration le rôle joué par la femme paraguayenne pendant ces moments dramatiques de l'Histoire", a-t-il déclaré faisant référence à la guerre de la Triple alliance (1865-1870), quand les armées du Brésil, d'Argentine et d'Uruguay avaient pratiquement décimé la population masculine.  "Sur leurs épaules de mères, de femmes et de veuves, a-t-il fait remarquer, elles ont porté un lourd fardeau, elles ont réussi à s'en sortir et le pays avec elles, insufflant un sentiment d'espoir aux générations futures".

 

C'est la deuxième visite d'un pape à Asuncion après celle de Jean Paul II en 1988. L'année suivante, la dictature d'Alfredo Stroessner (1954-1989) poussait son dernier soupir, laissant la voie à un processus démocratique.  François a salué la démocratisation "solide et stable" et sommé les dirigeants paraguayens de réduire les inégalités et de prendre en compte les besoins des "pauvres et les nécessiteux". "Un développement économique qui ne prend pas en compte les plus faibles et malchanceux, n'est pas un véritable développement", a sermonné le pape alors que le pays affiche un des plus beaux taux de croissance de la région.


 

 

- Efforts de tous -

"Que les efforts de tous ne cessent pas tant qu'il y aura des enfants sans accès à l'éducation, des familles sans maison, des ouvriers sans travail digne, des paysans sans terres à cultiver et que tant de personnes seront obligées à émigrer vers un futur incertain". François entretient une relation particulière avec les Paraguayens: dans sa ville de Buenos Aires dont il était l'archevêque, Jorge Bergoglio a beaucoup côtoyé la communauté paraguayenne, environ 2 millions de personnes. Fuyant la pauvreté du Paraguay, les hommes vont souvent y travailler comme maçons, et les femmes comme femmes de ménage. Une immense ferveur s'est emparée du Paraguay, pays enclavé entre le Brésil et l'Argentine, où trois millions de fidèles brésiliens et argentins sont attendus ce week-end. Le souverain pontife de 78 ans est arrivé à Asuncion vendredi après-midi en provenance de Santa Cruz, en Bolivie.

 

Il est descendu de l'avion sous la pluie avant de gagner en papamobile le centre de la capitale, saluant les dizaines de milliers de personnes massées sur le bord de la route. Avant d'atterrir à Asuncion, François a envoyé à la présidente argentine Cristina Kirchner un message disant "son affection à ce cher pays" alors que son Airbus survolait le nord de l'Argentine. Le pape n'est pas retourné dans son pays depuis son élection en mars 2013. Il pourrait s'y rendre en visite officielle en 2016. "Il n'est pas difficile de se sentir bien sur cette terre si accueillante, a-t-il dit. Le Paraguay est connu comme le coeur de l'Amérique, et pas seulement pour sa position géographique, mais du fait de la chaleur et de l'hospitalité de ses gens".

 

Un prélat chef d'Etat, cela n'existe pas qu'au Vatican. Le poids de l'Eglise est tel au Paraguay qu'un évêque a été élu président: Fernando Lugo (2008-2012), finalement destitué par un coup de force parlementaire à un an de la fin de son mandat. Vendredi matin en Bolivie, le pape avait visité la prison de Palmasola, la plus peuplée et violente du pays, où il a défendu la "réinsertion dans la société", confiant aux prisonniers qu'ils avaient devant eux "un homme à qui on a pardonné", "un homme qui a été sauvé de ses nombreux péchés".

 

Pour son neuvième voyage à l'étranger, il aura visité d'ici dimanche trois pays à forte majorité catholique - l'Amérique latine héberge la majorité des 1,2 milliard de catholiques de la planète -, marqués par une longue histoire de pauvreté et d'inégalités touchant en premier lieu les populations indigènes. Au Paraguay, un des pays les plus pauvres d'Amérique du sud, le pape argentin poursuivait samedi sa visite en se rendant au sanctuaire de la Vierge de Caacupé, adorée par les Paraguayens. Dimanche, il visitera un quartier pauvre d'Asuncion avant de dire une messe devant plus d'un million de fidèles, et de quitter dans l'après-midi le Paraguay pour rentrer au Vatican. Il reviendra en septembre en Amérique latine, cette fois à Cuba.

 

Par Kelly VELASQUEZ, Paula Bustamante | AFP – il y a 13 heures

 

https://fr.news.yahoo.com/pape-visite-prison-dangereuse-bolivie-140736382.html



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11 - A La Paz, le pape François épaule Evo Morales

 

La dimension politique et régionale de la première visite du pape argentin en Amérique hispanophone s’est confirmée, mercredi 8 juillet, au troisième jour d’un périple qui l’a conduit à La Paz, en Bolivie, après deux jours passés en Equateur. Au cours d’une rencontre avec les « autorités politiques et civiles » du pays dans la cathédrale, François s’est exprimé sur un différend régional plus que séculaire, à savoir la revendication par la Bolivie d’un accès à la mer dont l’a privé le Chili à l’issue d’une guerre au XIXe siècle. « Le développement de la diplomatie avec les pays voisins, dans le but d’éviter des conflits entre des peuples frères et de contribuer à un dialogue franc et ouvert sur les problèmes est aujourd’hui indispensable. Dialogue ! Dialogue ! Je pense à la mer », a lancé le pape, déclenchant les applaudissements de l’assistance. « Tous les thèmes, aussi épineux soient-ils, a-t-il insisté, ont des solutions communes, raisonnables, équitables et durables. Et (…) ils ne doivent jamais être des motifs d’agressivité, de rancœur ou d’inimitié qui aggravent encore plus la situation et en rendent plus difficile la résolution. »

 

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Saisie de la Cour internationale de justice

Le sujet n’était pas facile à aborder pour le pontife argentin, tant il empoisonne les relations entre les deux pays. Face au refus chilien, Evo Morales, le président bolivien, qui était assis au premier rang, a saisi la Cour internationale de justice pour essayer d’obtenir gain de cause. La formulation a été choisie par son hôte pour être comprise favorablement par son auditoire bolivien, qui, derrière le mot « mer », a entendu « accès à la mer », sans pour autant sembler prendre partie contre le Chili dans cette querelle. Mercredi, le président bolivien a offert au pape un livre sur ce sujet toujours brûlant à ses yeux.

 

François et Evo Morales se sont chaleureusement salués à l’aéroport de La Paz, situé à plus de 4 000 mètres d’altitude. Le président bolivien, reçu à Rome en octobre 2014, l’a appelé « hermano papa » (frère pape) et l’a tutoyé. Le pape, qui avait bu dans l’avion un maté de feuilles de coca pour prévenir le mal de l’altitude, a affirmé que « la Bolivie a fait des pas importants pour inclure d’amples secteurs dans la vie économique, sociale et politique du pays » et « dispose d’une constitution qui reconnaît les droits des individus, des minorités, de l’environnement et elle a des institutions sensibles à ces réalités ». Il a aussi rappelé la place et l’enracinement de l’Eglise dans le pays, face à un chef de l’Etat qui, pendant longtemps, a dénoncé en elle une institution coloniale. Parmi d’autres cadeaux, le président bolivien lui a remis un crucifix de bois en forme de faucille et de marteau. Le voyage pontifical devait se poursuivre jeudi dans la ville bolivienne de Santa Cruz, avec, notamment, un discours du pape lors de la deuxième rencontre internationale des mouvements populaires.

 

Le Monde.fr | 09.07.2015/ Mis à jour le 09.07.2015/ Cécile Chambraud (La Paz, envoyée spéciale)

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/07/09/a-la-paz-le-pape-francois-epaule-evo-morales_4676659_3222.html



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13 - De l’Equateur au Paraguay, les trois messages du pape François

 

Le pape François se rend vendredi 10 juillet au Paraguay, troisième et dernière étape de son voyage en Amérique latine, après l’Équateur et la Bolivie. Partout, il défend la protection de l’environnement, une cohésion sociale en collaboration avec l’Église et il incite les communautés chrétiennes à retrouver leur élan missionnaire. Son voyage fait aussi ressortir les racines communes aux « pays frères » visités. Visiter trois petits pays parmi les plus pauvres d’Amérique latine plutôt que les géants du continent fait déjà du voyage du pape François, qui se poursuit jusqu’à dimanche 12 juillet, constitue un message évangélique en soi. S’y ajoutent, à travers les discours, homélies et autres interventions publiques, des thèmes récurrents, que le pape les prononce en Équateur, en Bolivie ou au Paraguay, où il est attendu à partir de ce soir.

 

Ecologie intégrale

La défense de l’environnement ou plus largement celle d’une « écologie intégrale » sert de premier fil conducteur aux allocutions du pape François. De quoi donner à ce voyage des allures de tournée promotionnelle ou plutôt d’explication de texte de sa toute récente encyclique sur le sujet, Laudato si’.  À son arrivée aux aéroports de Quito comme de La Paz, il a commencé par s’émerveiller de la variété de la physionomie des pays traversés. C’est devant le monde éducatif de la capitale équatorienne, le 7 juillet, qu’il est entré dans le vif du sujet. « L’exploitation des ressources naturelles, si abondantes en Équateur, ne doit pas viser le bénéfice immédiat », a-t-il recommandé alors que le Vatican réunit de nouveau ce mois-ci des dirigeants d’entreprises extractives sur le sujet.  « Il est urgent que nous posions les bases d’une écologie intégrale, qui comprenne clairement toutes les dimensions humaines dans la résolution des graves problèmes socio-environnementaux de nos jours », a-t-il repris le lendemain à la cathédrale de La Paz, où il a dénoncé la tendance à chercher le « bien-être » plutôt que le « bien commun ». Dans la droite ligne de son encyclique, il lie la sauvegarde de la planète à la lutte contre la misère.


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Cohabitation citoyenne

Des défis inséparables qui appellent « un esprit de collaboration citoyenne, de dialogue et de participation des individus et des acteurs sociaux dans les questions qui intéressent tous », comme le pape l’a résumé à son arrivée dans la capitale bolivienne avant-hier. Destiné à la planète entière, le message écologique de son voyage est ainsi assorti d’une leçon de « cohabitation citoyenne », selon son expression, qu’il donne à la lumière de la doctrine sociale de l’Église. « De la fraternité vécue en famille naît la solidarité dans la société, qui ne consiste pas uniquement à donner à qui est dans le besoin, mais à être responsable les uns des autres », a-t-il souhaité, devant la société civile à Quito.

 

Cette solidarité s’annonçait au cœur de la deuxième édition de la « rencontre de mouvements populaires », que le pape François devait clôturer hier soir par une longue intervention très attendue, dénonciatrice des excès du système économique mondial, en présence du président bolivien, Evo Morales, à Santa Cruz (Lire La Croix d’hier). Le rendez-vous réunit des organisations, catholiques ou non, qui militent ensemble en faveur de l’économie sociale et solidaire et pour aider les plus vulnérables, comme les victimes des trafics d’êtres humains.


 


Evangélisation

L’implication de l’Église catholique dans ces rencontres illustre la volonté du pape François de l’associer davantage concrètement à la recherche de solutions créatives aux problèmes de société. Valable partout, le message a visé en particulier l’Équateur et la Bolivie, où le pouvoir présidentiel connaît une dérive autoritaire. Le pape n’a pas manqué de glisser quelques piques à ce sujet dans ses interventions en Équateur. À La Paz, il s’est posé en défenseur d’un dialogue non agressif entre la Bolivie et le Chili, à qui Evo Morales réclame un accès à la mer.

 

Une Église profondément ancrée dans la société civile exige aussi qu’elle se mette « en état de mission », le troisième message du pape en Amérique latine. L’évangélisation a été au cœur de son homélie à Quito le 7 juillet. Elle sert de devise aux visites dans les trois pays. Le pape veut « promouvoir l’épanouissement de la spiritualité et de l’engagement chrétien en œuvres sociales », comme il l’a expliqué à La Paz. Le voyage souligne à cette fin l’œuvre sociale historique et actuelle des jésuites, comme attendu au Paraguay. Cette mémoire commune, un même patrimoine de foi, participe aussi à forger l’esprit de « grande patrie » entre pays latino-américains. Un esprit de « pays frères » que le pape argentin développe par ce déplacement en trois étapes à travers son continent. En somme, un rappel des racines chrétiennes de l’Amérique latine.

 

Sébastien Maillard, à SANTA CRUZ (Bolivie)/ 9/7/15

 

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/De-l-Equateur-au-Paraguay-les-trois-messages-du-pape-Francois-2015-07-09-1332911



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14 - Le pape rend hommage aux femmes du Paraguay

 

Évoquant l’histoire du Paraguay, dernière étape de son voyage en Amérique latine, le pape François a rappelé le rôle héroïque tenu par les femmes pour sauver le pays, où son accueil fait mémoire du passé. « Que Dieu bénisse la femme paraguayenne, la plus glorieuse de l’Amérique ! » Le pape François n’a pas tari d’éloges à l’égard des femmes au Paraguay dans son discours aux autorités et corps diplomatique, vendredi 10 juillet au soir à Asuncion. Il est revenu sur le sujet plus longuement encore, samedi 11 juillet, à la messe au sanctuaire marial de Caacupé qui s'est achevée par une danse aux accents de sévillane exécutée par un groupe de femmes paraguayennes toutes de blanc vêtues.

 

La capitale de ce petit pays d’Amérique latine, où il a été accueilli plus tôt par le président Horacio Cartes, est sa troisième et dernière étape dans la région, après l’Équateur et la Bolivie. Le rôle historique des femmes dans ce pays a marqué l’éducation du pape argentin, qui aime l’évoquer. Il s’agit de l’épisode tragique de la guerre appelée de la Triple Alliance (1865-1870), opposant le Paraguay à une coalition réunissant l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay. Ce conflit déséquilibré a décimé la population masculine, faisant du Paraguay un pays comptant huit femmes pour un homme.


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 « La femme la plus glorieuse d’Amérique latine » 

 « Sur leurs épaules de mères, d’épouses et de veuves, elles ont porté la plus grande charge, ont su faire avancer leurs familles et leur pays, en insufflant aux nouvelles générations l’espérance d’un lendemain meilleur », a décrit Jorge Bergoglio, déclenchant des applaudissements après avoir reconnu « avec émotion et admiration le rôle joué par la femme paraguayenne en ces moments dramatiques de l’histoire ». Le pape avait relaté ce fait historique lors de sa première conférence de presse, dans le vol retour de Rio il y a deux ans, en réponse à une question sur la place de la femme dans l’Église. « Pour moi, la femme du Paraguay est la femme la plus glorieuse de l’Amérique Latine », s’était-il alors déjà exclamé : « Dans l’Église, on doit penser à la femme dans cette perspective ». En arrivant à Asuncion, où la foule comme ailleurs a acclamé son passage en papamobile, il a marqué un arrêt devant une prison pour femmes, témoignant de sa proximité avec une autre réalité actuelle du pays.

 

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« Plus jamais de guerres entre frères ! »

Au-delà de cet hommage aux femmes, le discours du pape François au palais présidentiel de la capitale paraguayenne s’est voulu aussi un message de paix. Sans évoquer la guerre du Chaco, autre conflit armé du Paraguay avec un pays voisin – la Bolivie, de 1932 à 1935 –, le pape argentin s’est écrié : « Plus jamais de guerres entre frères ! » Son voyage dans trois pays d’Amérique latine cherche à resserrer les liens entre les peuples d’Amérique latine qui forment une « Grande Patrie », selon une expression régionale reprise par Jorge Bergoglio au cours de ce voyage. Alors que le Paraguay est décrié pour avoir longtemps été un État clientéliste lié au parti Colorado (droite) de retour au pouvoir, le pape a soutenu les efforts de lutte contre la corruption, déclenchant d’autres applaudissements dans une salle réunissant l’élite de ce pays de 6,8 millions d’habitants. Il a prononcé au total trois fois le mot corruption, indiquant que son éradication requerrait une ferme volonté. Plus largement, il a encouragé les efforts de démocratisation du pays.


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Réductions jésuites

Comme dans les deux autres pays visités précédemment, il a appuyé « la collaboration de l’Église catholique dans l’effort commun pour construire une société juste et inclusive ».  Comme pour rappeler un âge d’or de cette collaboration en son expression la plus originale, la rencontre au palais présidentiel s’est poursuivie dans les jardins bordant le fleuve Paraguay par un bref concert de musique des réductions jésuites, ces villages composés de plusieurs centaines de milliers d’Indiens sédentarisés et encadrés par un nombre réduit de religieux qui, au XVII et XVIIIe siècles, ont marqué l’histoire du pays avant son indépendance. Assis face à l’orchestre aux côtés du président Cartes, le pape jésuite pouvait admirer une projection des ruines de ces missions. Plus tôt, à l’aéroport d’Asuncion, malgré un ciel menaçant, il a assisté sur le tarmac à une chorégraphie d’accueil qui représentait l’histoire du Paraguay, où la dernière visite papale remonte à Jean-Paul II en 1988. Le pape François a un programme dense dans la capitale et ses environs jusqu’à son départ le 12 en soirée. Sa venue est très attendue ici par la population entière de ce pays réputé le plus catholique d’Amérique latine et où il se sent « à la maison ». L’Argentine se situe toute juste de l’autre côte du fleuve bordant Asuncion.

 

Sébastien Maillard (à Asuncion)/ 11/7/15/ Mis à jour le 11/7/

 

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-rend-hommage-aux-femmes-du-Paraguay-2015-07-11-1333594


Le sanctuaire est dédié à la Vierge miraculeuse de Caacupé.


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