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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VIVRE SANS FAIRE DU MAL EST POSSIBLE (Religion et autres)


Publié le 26/11/2015 à 10:18:20
AFRIQUE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS : Voyage pastoral du pape François en Afrique sur fond de montée en puissance des violences et du terrorisme islamique




0.1 – « Au Kenya, le pape François dénonce la radicalisation des jeunes et la violence au nom de Dieu : Dénonçant la radicalisation des jeunes "rendus extrémistes au nom de Dieu" pour mener "des attaques barbares", il a rappelé l'importance du dialogue entre religions. "Le dialogue oecuménique et interreligieux n'est pas un luxe, n'est pas optionnel, c'est quelque chose dont notre monde, blessé par des conflits, a toujours plus besoin", a-t-il martelé. "Notre conviction commune est que le Dieu que nous cherchons à servir est un Dieu de paix! Son saint Nom ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence", a t-il répété. »

 

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0.2 – « Programme du Pape François en Afrique : Lors de son voyage pastoral en Afrique, du 25 au 30 novembre 2015, le Pape François se rendra au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Mercredi 25 novembre 2015, arrivée à 17h locales à Nairobi (Kenya). Après une rencontre privée avec le chef de l’Etat, le Pape François s’adressera aux corps constitués et au corps diplomatique. »


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1 - Au Kenya, le pape François dénonce la radicalisation des jeunes et la violence au nom de Dieu

 

Le pape François allait jeudi à Nairobi à la rencontre des catholiques kényans dans ce qui est présenté comme la plus grande messe de son voyage en Afrique, après avoir dénoncé l'extrémisme lors d'une rencontre interreligieuse et avant un discours très attendu sur le climat devant l'ONU. Le souverain pontife est arrivé vers 09H30 (06H30 GMT) en papamobile découverte à l'université de Nairobi, où doit se tenir la messe, accueilli par une foule d'une centaine de milliers de personnes, rassemblées debout sous des parapluies en raison d'une pluie fine, au son d'une chorale. Certains ont confié être arrivés dès 02H00 du matin, malgré les averses torrentielles qui se sont abattues toutes la nuit, pour être sûrs de pouvoir entrer. Plusieurs de ces fidèles ont évoqué "un moment historique" qu'ils ne "voulaient pas manquer".

 

Plus d'un million de Kényans au total sont attendus à l'université et à Uhuru Park, un vaste espace vert du centre-ville, où des écrans ont été installés, alors que le premier voyage en Afrique de Jorge Bergoglio se déroule au milieu d'un impressionnant déploiement sécuritaire. C'est à Uhuru Park que Jean Paul II avait rassemblé des foules imposantes pour des messes, lors de ses visites en 1980, 1985 et 1995. François, arrivé mercredi soir de Rome, a rencontré jeudi matin à la Nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège), les représentants des Eglises anglicanes, luthériennes, méthodistes, pentecôtistes, ainsi que des dignitaires de l'islam et des religions animistes.

 

Dénonçant la radicalisation des jeunes "rendus extrémistes au nom de Dieu" pour mener "des attaques barbares", il a rappelé l'importance du dialogue entre religions. "Le dialogue oecuménique et interreligieux n'est pas un luxe, n'est pas optionnel, c'est quelque chose dont notre monde, blessé par des conflits, a toujours plus besoin", a-t-il martelé. "Notre conviction commune est que le Dieu que nous cherchons à servir est un Dieu de paix! Son saint Nom ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence", a t-il répété.

 

Plus de 400 personnes ont été tuées depuis deux ans dans des attaques menées par les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, certaines d'ampleur comme celle contre le centre commercial Westgate (au moins 67 morts en 2013), contre des localités de la côte (une centaine de morts en 2014) et contre l'université de Garissa en avril (148 morts). La menace shebab est prise très au sérieux au Kenya, comme en Ouganda, prochaine étape vendredi du Pape. Les deux pays sont engagées militairement en Somalie contre les shebab.

 

Au Kenya, comme en Ouganda et en Centrafrique, la paix et la coexistence interreligieuse sont les priorités de cette tournée de six jours dans un continent marqué par les violences internes ou importées. Mercredi soir, dans son premier discours à la présidence kényane, François avait, en termes mesurés mais fermes, énoncé clairement à une classe politique accusée d'avoir laissé se développer la corruption, les priorités de son agenda social: justice sociale, distribution équitable des richesse, transparence et honnêteté, développement durable, respect et préservation des immenses ressources naturelles kényanes. Devant la foule des Kényans, jeudi, il devrait revenir sur les mêmes priorités avec plus de vivacité, et entendre des témoignages de fidèles. Des prières devraient être dites en swahili, ainsi qu'en masaï, kiborana et turkana, des langues locales.

 

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_ Leçon attendue sur la protection de la planète

Dans l'après-midi, François devait se rendre dans une école, la Saint-Mary'School, pour y rencontrer prêtres, religieux, religieuses et séminaristes. Un tiers des Kényans (13,8 millions) sont catholiques, et 2.744 prêtres, 800 religieux et 5.500 religieuses les encadrent, sans compter des milliers de catéchistes. Autre rendez-vous très attendu, un discours au siège de l'ONU (UNON) en fin d'après-midi. A quelques jours de la conférence internationale sur le climat (COP21) qui s'ouvrira le 30 novembre à Paris, le pape, auteur d'une encyclique sur ce thème au printemps, prendra la parole sur la protection de l'environnement devant deux agences spécialisées qui ont leur siège à Nairobi, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'ONU-Habitat.

 

Manière pour lui de lier une nouvelle fois la dégradation de l'environnement à celle des conditions de vie, dans ce qu'il appelle "la culture du déchet" dans la mondialisation capitaliste. La directrice générale de l'UNON, Mme Sahle-Work Zewde doit accompagner le pape dans le parc du siège de l'ONU à bord d'une voiture électrique, et François plantera un arbre, marquant symboliquement son attachement à la défense de "la création de Dieu". Mercredi, près du palais présidentiel, François a déjà planté un olivier, pour les mêmes raisons. Ces gestes visent à défendre une nature qui est particulièrement affectée en Afrique par les désastres naturels et la pollution de l'homme.

 

Par Jean-Louis DE LA VAISSIERE/ 2015 AFP / 26/11/2015 09:11

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/11/26/Au-Kenya-le-pape-Francois-denonce-la-radicalisation-des-jeunes-et-la-violence-au-nom-de-Dieu-2545141


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2 - Le pape François au Kenya : "Le désespoir et la pauvreté nourrissent le terrorisme"

 

Arrivé ce mercredi au Kenya, au premier jour de sa tournée en Afrique, le Pape François a déclaré que le désespoir et la pauvreté nourrissent le terrorisme. Le pape François est arrivé, ce mercredi 25 novembre 2015, à Nairobi, la capitale la kényane, où il a entamé sa tournée en Afrique. A son arrivée, le souverain pontife a mis en garde contre le « désespoir et la pauvreté » qui, selon, lui nourrissent le terrorisme et la violence. « L’expérience montre que la violence, le conflit et le terrorisme se nourrissent de la peur, de la méfiance ainsi que du désespoir provenant de la pauvreté et de la frustration », a-t-il affirmé, appelant les dirigeants du Kenya, à « travailler avec intégrité et transparence pour le bien commun ».


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C’est en effet dans un contexte très tendu suite à la multiplication des attentats terroristes partout dans le monde que le pape François va se rendre, après le Kenya, en Ouganda, puis en Centrafrique. Il a tenu à maintenir ce périple même s’il s’agit de son voyage le plus risqué de son pontificat, notamment en Centrafrique, où la situation est toujours tendue. C’est un message de paix, de justice sociale et de dialogue entre islam et christianisme que Jorge Bergoglio, 78 ans, veut apporter en cinq jours, pour son premier séjour sur le continent africain, du 25 au 30 novembre. L’occasion aussi pour le pape de faire connaître ou de rappeler la foi chrétienne à des individus souvent perdus dans la misère, ou encore victime de crimes, de violences, de dictatures, de guerres, de famine et autre maux qui gangrènent ce monde.

 

Assanatou Baldé/ Mercredi 25 novembre 2015 /

 

http://www.afrik.com/le-pape-francois-au-kenya-le-desespoir-et-la-pauvrete-nourrissent-le-terrorisme


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3 - Le pape François accueilli chaleureusement dans le bidonville kényan de Kangemi

 

Rues bondées, atmosphère festive et cérémonie émouvante dans l'église locale : le bidonville de Kangemi à Nairobi a réservé vendredi un accueil des plus chaleureux au pape, dont le message en faveur des pauvres a trouvé résonance auprès de ses fidèles. Tout au long de son parcours dans les quelques rues de Kangemi gravillonnées pour l'occasion, des centaines de personnes se sont massées pour acclamer le souverain pontife, au passage de sa papamobile découverte. A son arrivée dans l'Eglise Saint-Joseph Travailleur, où se serraient environ 1.500 personnes venues de Kangemi et d'autres bidonvilles de la capitale, ce sont des cris de liesse qui l'accueillent, la foule enchaînant sur des chants et des danses. Avant de gagner l'autel, Jorge Bergoglio commence à serrer des mains et bénir des gens dans une ambiance joyeuse témoignant de l'affection que portent les plus démunis à ce "pape des pauvres".

 

"C'est un honneur pour nous que d'être ici en tant que catholiques", confie Edward Mwaniki, un paroissien de Kangemi arrivé dès 04h00 du matin avec sa femme Margaret et ses fils James, Peter et Karl. "Etre ici est extrêmement important pour moi. C'est quelque chose qui n'arrive qu'une fois dans sa vie". Son épouse connaît bien cette église, sorte de grand hangar en dur et au toit en tuiles, bâti au milieu des maisons en bois et tôle du bidonville. Elle y a été baptisée et y a fait sa première communion et sa confirmation. "Je suis très excitée", avoue-t-elle. "J'ai hâte de voir le pape. Son message de paix et de responsabilisation des jeunes est le message dont nous avons besoin."  Les mots de bienvenue et de remerciements adressés au pape sont nombreux. "L'école secondaire technique de Saint-Joseph vous souhaite la bienvenue à Kangemi - Karibu papa (bienvenue au pape en swahili, ndlr)", peut-on lire sur une banderole tenue par des écolières, habillées d'un tee-shirt rose orné de la photo du pape.

 

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_ Echo au message papal

Au micro de l'autel, une sœur décrit toutes les misères qui accablent les bidonvilles: insécurité, drogues, abus sexuels, maladies, corruption ou encore accaparement des terres. "Vous nous donnez du courage. Le fait que vous veniez nous rencontrer nous rend notre dignité. Vous nous incluez quand nous sommes normalement tenus à l'écart", dit-elle, résumant le sentiment général. Ses propos font écho au message du pape qui, dans un long discours, dénonce "l'atroce injustice de la marginalisation urbaine" et pointe du doigt les "minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse". James est un ancien enfant des rues. Il a commencé à y errer dès l'âge de huit ans quand ses parents sont décédés et n'en a été sorti que 15 ans plus tard par le père Vittorio, un prêtre d'origine maltaise qui officie dans le bidonville de Mathare à Nairobi. "Je suis venu pour voir le Saint-Père, pour recevoir sa bénédiction", raconte James, expliquant que le père Vittorio a "changé (sa) vie" en lui enseignant "les paroles de Dieu".

 

Une douzaine d'enfants des rues accompagnent le père Vittorio, dont Kelvin Mutwiri, un garçon de 14 ans habitué à vivre au milieu des ordures, qui a dessiné un portrait en blanc et or du pape, lequel a été encadré. Dans un autre cadre, on aperçoit des prières écrites par ses camarades à l'attention du pape: "Pape François, je ne veux pas être un enfant des rues, priez pour moi", "Pape François, priez pour ce monde", "Pape François, priez pour moi, je suis malade"...

La remise de ces cadeaux - et d'autres - est l'un des moments d'émotion de cette cérémonie. Comme lorsque le pape va s'immerger, tout sourire, au milieu d'un groupe de très jeunes enfants rassemblés au fond de la nef, pour les bénir. Au sortir de l'église, les visages sont radieux et les paroles reconnaissantes. "Je suis très heureuse parce que j'ai vu le pape, qui est venu nous rendre visite et nous aider", glisse Mary Wanjiru, qui a surtout retenu la manière dont ce dernier avait dit qu'il "aimait et aidait les pauvres".

 

Par Cyril BELAUD/ AFP/ 2015 AFP/ Mise à jour 27.11.2015 à 15:30

 

http://information.tv5monde.com/en-continu/le-pape-francois-accueilli-chaleureusement-dans-le-bidonville-kenyan-de-kangemi-70467


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4 - Kenya : le pape dénonce les minorités qui concentrent les richesses

 

Le pape François visite ce vendredi matin un grand bidonville de Nairobi, le bidonville de Kangemi. Il a dénoncé, à cette occasion, les périphéries abandonnées des villes africaines, mais il a aussi eu des mots très durs pour évoquer la pauvreté sur le continent. Des pays victimes selon lui d'une nouvelle forme de colonialisme. Le pape François a profité d’une tribune exceptionnelle, le bidonville de Kangemi qui abrite dans des conditions misérables plus de 100 000 personnes à Nairobi, pour lancer un appel une nouvelle fois contre le capitalisme ultra-libéral. Au niveau des Etats, il a dénoncé de nouvelles formes de « colonialisme à l’égard des pays africains qui les cantonnent à être les pièces d’un gigantesque engrenage ».

La visite de ce bidonville, au dernier jour de son séjour au Kenya, constitue pour le pape un symbole qui concrétise un peu tous les maux qu’il a dénoncés depuis son arrivée dans le pays. Après les rapports entre les Etats, il s’en est pris cette fois-ci aux rapports à l’intérieur de ces pays africains. Il a parlé de l’atroce injustice, de la marginalisation urbaine, en pointant du doigt les minorités qui « concentrent le pouvoir à la richesse et gaspillent de façon égoïste, a-t-il dit, alors que des majorités toujours croissantes sont obligées de se réfugier dans des périphéries abandonnées, contaminées et marginalisées ».

 

Ce sont des mots très forts qui ont donc été prononcés dans l’église Saint-Joseph de Kangemi. Un bidonville qui symbolise pleinement la réalité que le pape dénonce dans ce pays miné par la corruption et où 75% des richesses sont concentrées entre les mains de 1% de la population. Et c’est sans doute dans ce quartier, sans aucune infrastructure pratiquement, pratiquement pas d’écoles, pas d’électricité, pas de toilettes, au milieu des pauvres dont il se sent plus proche, que le pape a eu le meilleur accueil, le plus enthousiaste, depuis qu’il est arrivé au Kenya.

 

Par RFI/ Publié le 27-11-2015/ Modifié le 27-11-2015/ Kenya/ Pape François/ Pauvreté

 

http://www.rfi.fr/afrique/20151127-kenya-pape-francois-denonce-minorites-kangemi-richesses-pauvrete-afrique


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5 - Le pape en Ouganda après avoir dénoncé "l'injustice atroce" faite aux pauvres

 

Le pape François est arrivé vendredi en Ouganda, deuxième étape de sa tournée en Afrique après le Kenya où il a dénoncé "l'injustice atroce" faites aux habitants des bidonvilles par des minorités qui concentrent le "pouvoir et la richesse". Arrivé peu après 17H00 (14H00 GMT) à Entebbe, le souverain pontife a été accueilli par le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de 30 ans, en présence de dignitaires politiques et religieux. De nombreux Ougandais étaient massés le long du trajet menant au palais présidentiel à Kampala, où le pape doit prononcer le premier discours de son séjour d'un jour et demi dans ce pays au passé tragique de guerres, de violences et de dictatures, particulièrement touché par le sida. Il terminera cette journée chargée à Munyonyo, près de la capitale, où en 1886 le roi ougandais Mwanga avait condamné à mort de jeunes pages chrétiens qui avaient refusé d'adjurer leur foi et de devenir ses esclaves sexuels.

 

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_ Loi controversée

Sa visite intervient alors que le Parlement ougandais a adopté vendredi une loi controversée sur les ONG, un texte qui selon des militants associatifs restreint sévèrement leurs activités. Les forces de sécurité ougandaises, qui ont déjoué récemment plusieurs attentats des islamistes shebab somaliens, ont été déployées en nombre. Comme le Kenya, l'Ouganda fournit un contingent militaire à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et reste sous la menace des shebab, liés à Al-Qaïda, qui ont revendiqué en 2010 un double attentat à la bombe ayant tué 76 personnes à Kampala. Quelque 47% des Ougandais (soit plus de 17 millions) sont catholiques. L'Ouganda est un des pays d'Afrique où les institutions sociales de l'Eglise sont les plus actives. Dimanche, le pape s'envolera pour Bangui, capitale de la Centrafrique, déchirée depuis 2013 par des affrontements violents entre milices chrétiennes et musulmanes. Cette dernière étape est la plus risquée de la première tournée en Afrique de son pontificat. 


Dans la matinée, pour sa dernière journée à Nairobi, François s'était rendu dans l'immense bidonville pollué de Kangemi, où s'entassent plus de 100.000 personnes et où se concentrent les dégradations environnementales et humaines qu'il a dénoncées la veille devant l'ONU. Il a condamné "l'atroce injustice de la marginalisation urbaine", attribuable aux "minorités qui concentrent le pouvoir, la richesse et gaspillent de façon égoïste". Devant une foule qui lui a réservé un accueil ému, le pape a aussi dénoncé "de nouvelles formes de colonialisme" qui font des pays africains "les pièces d'un mécanisme (...) d'un engrenage gigantesque" et les forcent à "adopter des politiques de marginalisation, comme celle de la réduction de la natalité".

 

Des politiques visant, selon lui, à "légitimer le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser". François a fustigé "le manque d’accès aux infrastructures et aux services de base" des populations des bidonvilles, condamné "l’injuste distribution de la terre qui conduit des familles entières à payer des loyers exorbitants" et "l’accaparement de terres par des "promoteurs privés" sans visage". "L'hostilité que subissent les quartiers populaires s’aggrave lorsque les organisations criminelles, au service d’intérêts économiques ou politiques, utilisent des enfants et des jeunes comme "chair à canon" pour leurs affaires entachées de sang", a-t-il poursuivi.

 

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_ « La route de la mort »

"La visite au bidonville de Kangemi a été pour le pape une manière d'illustrer de manière concrète les maux d'une mégalopole africaine qu'il a évoqués devant les institutions de l'ONU", a expliqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. François a ensuite appelé la jeunesse à résister à la corruption, au tribalisme et à la radicalisation, alors que des dizaines de milliers de jeunes Kényans lui avaient réservé un accueil festif au grand stade de Kasarani. "Je vous invite, vous tous, à vous prendre par la main contre le tribalisme et à dire: "Nous sommes une Nation"!", a-t-il lancé, les appelant à "écouter les autres" et à "tendre la main", alors que le Kenya connaît aussi des tensions ethniques.

 

Il a aussi appelé les jeunes à lutter eux-mêmes contre la corruption, "une route qui (...) conduit à la mort", et "à ne pas prendre goût à ce sucre doux" mais "qui vous mange de l'intérieur". Le pape a attribué la radicalisation de certains jeunes à "un système international injuste, une économie qui ne met pas la personne au centre mais le Dieu argent". "La première chose à faire pour empêcher un jeune d'être recruté" par des groupes extrémistes est de lui donner de "l'éducation et (du) travail", a-il martelé.

 

Par Jean-Louis DE LA VAISSIERE/ AFP/ 27-11-2015

 

https://fr.news.yahoo.com/au-kenya-pape-fran%C3%A7ois-bidonville-nairobi-avant-gagner-063127476.html


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6 - Le pape François dénonce les violences commises au nom de Dieu

 

Le Saint-Père, qui a placé les divisions entre chrétiens et musulmans au centre de sa visite sur le continent africain, s’exprimait à Nairobi, capitale du Kenya qui a été le théâtre de plusieurs attaques islamistes meurtrières ces dernières années. Au cours de son voyage, le pape doit se rendre ensuite en Ouganda et en République centrafricaine, deux autres pays touchés par les conflits religieux. « Trop souvent, la jeunesse est radicalisée au nom de la religion pour semer le désordre et la peur et pour déchirer le tissu même de nos sociétés », a déclaré François s’adressant à vingt-cinq dirigeants musulmans et d’autres cultes religieux réunis à la nonciature apostolique de Nairobi.

« Le dialogue oecuménique et interreligieux n’est pas un luxe. Ce n’est pas quelque chose d’optionnel, c’est essentiel », a-t-il poursuivi. Le nom de Dieu « ne doit jamais être employé pour justifier la haine et la violence », a-t-il rappelé. Le pape a évoqué l’attaque commise en septembre 2013 par des combattants du groupe islamiste somalien Al-Chabab contre le centre commercial de Westgate dans la capitale kényane ainsi que l’assaut qui a visé l’université de Marissa cette année.


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_ « Résister aux pratiques qui nourrissent l’arrogance chez l’homme »

Plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans des violences à caractère religieux au cours des deux dernières années au Kenya, les chrétiens étant parfois visés pour leur appartenance religieuse. Le président du conseil suprême des musulmans du Kenya, Abdulghafur El Busaidy, a lui aussi appelé à la coopération et à la tolérance entre les cultes. « En tant que peuple d’un Dieu et de ce monde, nous devons nous lever et à l’unisson nous tenir la main pour toutes ces choses qui sont essentielles pour notre progrès collectif », a-t-il dit, ajoutant que les divergences doctrinales doivent être écartées. Plusieurs dizaines de milliers de fidèles, dont le président Uhuru Kenyatta, se sont rassemblés dans le stade de l’université de Nairobi pour assister à une messe en plein air célébrée par le pape.


Dans son homélie, François a appelé à « résister aux pratiques qui nourrissent l’arrogance chez l’homme ». Le président Kenyatta a remanié son gouvernement cette semaine après la démission de plusieurs ministres visés par des accusations de corruption. Le pape a également appelé la jeunesse africaine à résister « aux nouveaux déserts créés par la culture du matérialisme et par l’indifférence » et à construire une société plus juste. François doit visiter dans la journée l’antenne locale des Nations unies dans la capitale kényane et devrait à cette occasion s’exprimer sur la question du réchauffement climatique.


Le Monde.fr / Le 26.11.2015 à 11h08

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/26/le-pape-francois-denonce-les-violences-commises-au-nom-de-dieu_4818027_3212.html


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7 - En Ouganda le pape François commémore un martyre de chrétiens

 

Le pape François est arrivé, samedi 28 novembre, au sanctuaire ougandais de Namugongo, où il devait célébrer « l’œcuménisme du sang » qui a lié 45 martyrs de l’Ouganda, anglicans et catholiques, brûlés vifs au XIXe siècle, et qui lie encore, selon lui, les martyrs chrétiens, aujourd’hui, de la Syrie au Nigeria. Le souverain pontife s’est d’abord rendu pour un moment de prière au sanctuaire des martyrs anglicans, en présence d’une quarantaine d’évêques de cette confession, avant de rejoindre la basilique moderne du sanctuaire catholique, où il a rendu hommage à saint Charles Lwanga, chef des pages chrétiens martyrisés sur ordre de Mwanga II, roi des Baganda, en 1887.

 

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(The Martyrs of Uganda, 1886)


_ Le pape en Centrafrique dimanche

Plus de 100 000 personnes avaient afflué tôt vers le grand espace verdoyant où devait être célébrée une messe, moment fort de la visite de François en Ouganda, deuxième étape de sa tournée africaine, après le Kenya et avant la Centrafrique dimanche. Le pape a fait un grand tour dans la foule en papamobile découverte, acclamé avec ferveur et exubérance. Plus de 40 % des Ougandais sont catholiques, 35 % anglicans, 6 % pentecôtistes et adventistes. Environ 10 % sont de religion musulmane. Les martyrs de l’Ouganda, béatifiés par le pape Benoît XV en 1920 et que Paul VI était venu canoniser en 1969, sont un symbole de l’unité entre religions en Ouganda. Le sanctuaire de Namugongo est le premier lieu de pèlerinage pour les Ougandais, mais aussi pour des catholiques des pays frontaliers comme la Tanzanie.


Le Monde.fr/ Le 28.11.2015/ Mis à jour le 28.11.2015


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/28/en-ouganda-le-pape-francois-commemore-un-martyre-de-chretiens_4819612_3212.html


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8 - En Ouganda, le pape François a exalté l'oecuménisme

 

Le pape a exhorté toutes les paroisses d'Afrique à s'ouvrir aux pauvres, à rejeter la culture du "déchet", au deuxième jour de son séjour en Ouganda. Le pape François a exalté samedi, au sanctuaire ougandais de Namugongo, l'oecuménisme entre catholiques et anglicans. Jorge Bergoglio a d'abord célébré une grande messe le matin, en présence de 200 000 à 300 000 personnes, dans un grand parc verdoyant, sur le site même où de jeunes chrétiens catholiques et anglicans avaient été brûlés vifs à la fin du XIXe siècle.

 

Il s'était d'abord rendu au sanctuaire des martyrs anglicans, en présence d'une quarantaine d'évêques de cette confession, avant de rejoindre la basilique moderne du sanctuaire catholique. Il s'est ensuite agenouillé en prière devant l'autel qui contient les reliques de saint Charles Lwanga, chef des pages chrétiens martyrisés sur ordre de Mwanga II, roi des Baganda (1884-1888), un des peuples de l'actuel Ouganda. Ce sanctuaire est un lieu phare de pèlerinage pour les Ougandais. Plus de 40 % des Ougandais sont catholiques, 35 % anglicans, 6 % pentecôtistes et adventistes. Environ 10 % sont de religion musulmane.

 

C'est sur ce lieu du sanctuaire anglican que 25 jeunes chrétiens – catholiques et anglicans – âgés de 12 à 30 ans, furent brûlés vifs ensemble, le 3 juin 1887. Mwanga II s'en était pris aux jeunes convertis par les Pères blancs. Il considérait que l'influence de ces prêtres européens affaiblissait son pouvoir et détruisait les traditions de son peuple. En outre, il ne pardonnait pas que ses jeunes pages, influencés par leur catéchisme, lui refusent leurs faveurs sexuelles. Les martyrs de l'Ouganda, béatifiés par le pape Benoît XV en 1920 et que Paul VI était venu canoniser en 1969, sont un symbole de l'unité entre religions dans ce pays.

 

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_ L'attente du "vicaire du Christ"

Dans l'après-midi, le pape François a aussi rencontré sur une ancienne piste d'aérodrome transformée en parc 150 000 jeunes Ougandais qui lui ont réservé un accueil enthousiaste et désordonné. Des centaines de jeunes couraient de-ci de-là pour l'apercevoir au milieu des services de sécurité débordés, et plusieurs fidèles affirmaient, le regard brillant, attendre impatiemment l'arrivée du "vicaire du Christ", venu les "conforter dans leur combat pour la famille, pour la vie". Après les témoignages d'un ancien séminariste enlevé par la cruelle "Armée de résistance du Seigneur" (LRA), qui avait sévi au nord de l'Ouganda, et d'une femme née avec le sida et aujourd'hui intégrée dans la société, le pape a recommandé aux jeunes Ougandais de ne jamais perdre l'espérance dans les multiples difficultés quotidiennes.

François a souligné que tous deux s'en étaient sortis grâce à la foi qu'ils avaient su conserver. "Pensez-vous vraiment que Jésus aime chacun ? Il vous aide à mener la lutte avec toutes sortes de problèmes. Mais il faut toujours lutter avec l'aide de la prière. Êtes-vous prêts à combattre, à demander à Jésus de vous aider dans ce combat ?" a-t-il demandé dans un prêche alternant questions et réponses qui rappelait celui de certains pasteurs évangélistes.

 

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_ Culture du "déchet"

Visitant ensuite une maison d'accueil des pauvres dans le quartier de Nalukolongo, au sud de Kampala, le pape a demandé aux paroisses de toute l'Afrique de ne pas "fermer les portes et les oreilles aux cris des pauvres". "Aujourd'hui, je voudrais adresser un appel à toutes les paroisses et communautés présentes en Ouganda – et dans le reste de l'Afrique – à ne pas oublier les pauvres", a affirmé le chef de l'Église catholique. "Il est triste que nos sociétés permettent que les personnes âgées soient rejetées ou oubliées" et "déplorable que les jeunes soient exploités par l'esclavage actuel du trafic d'êtres humains", a-t-il dit dans cette "maison de la charité" catholique, qui accueille des déshérités de tous âges et de différentes religions.

 

"La culture actuelle du déchet génère le mépris, surtout vis-à-vis des enfants qui ne sont pas encore nés, des jeunes et des personnes âgées ! En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas simplement rester à regarder. Quelque chose doit changer", a martelé le pape. François doit s'envoler dimanche matin pour la troisième étape, la plus risquée de son voyage, à Bangui, capitale de la Centrafrique en proie aux violences inter-religieuses. Le pape tient à porter un message de paix et de réconciliation dans ce pays, où s'affrontent depuis fin 2013 des milices Séléka, à majorité musulmane, et anti-balaka, à dominante chrétienne.

 

Source AFP / Publié le 28/11/2015/ Modifié le 30/11/2015 à 09:07/ Le Point.fr

 

http://www.lepoint.fr/monde/en-ouganda-le-pape-francois-a-exalte-l-oecumenisme-28-11-2015-1985622_24.php


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9 - Le pape aux Centrafricains : résistez à la "peur de l'autre"

 

Le pape François, accueilli triomphalement dimanche à Bangui, a demandé aux Centrafricains de déposer les armes et refuser "la peur de l'autre", ouvrant dans la cathédrale une "porte sainte" en signe de repentance et de réconciliation. Ce séjour de 26 heures de François à Bangui répond à son désir de peser de tout son poids pour obtenir la fin des violences intercommunautaires qui ensanglantent le pays depuis 2013. Tous les conseils, y compris de la France et de certains conseillers, au Vatican, à ne pas effectuer ce voyage risqué, n'ont pu faire reculer Jorge Bergoglio. Des dizaines de milliers de fidèles sur les routes ont répondu présent, malgré l'insécurité, comme si le pape pouvait apporter avec lui un remède miracle. Certains agitaient sur les talus des branches d'arbre en signe de paix. Forces de l'ONU et police étaient déployées en force sur son itinéraire, mais sans nervosité particulière.

 

Dans la soirée, au moment le plus solennel de sa visite, François a ouvert la "porte sainte" de la cathédrale de Bangui, pour le pardon des fautes en Centrafrique, à dix jours de l'ouverture à Rome du Jubilé de la Miséricorde qu'il a proclamé. Des milliers de personnes étaient massées sur les pelouses devant la cathédrale en brique rouge. Dans la foule, Alban Boris Nganga regrettait de ne pouvoir entendre le pape: "on est venu écouter son message, mais il n'y pas le son!".  Ferveur et youyous ont accompagné l'ouverture de la porte, alors qu'un hélicoptère surveillait le quartier. Un gendarme français confiait à l'AFP son inquiétude: "on a surtout peur de petits groupes isolés qui viendraient armés" aux abords de la cathédrale.


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_ "Capitale spirituelle du monde"

"Ouvre-nous la porte de Ta miséricorde", a prié François, avant de pousser les deux battants de la porte, décorés de palmes et de fleurs. "Bangui devient la capitale spirituelle du monde. L'Année de la miséricorde est pour cette terre et tous les autres pays qui passent par l'épreuve de la guerre". Devant des jeunes, plus tard, il a évoqué les bananiers qui "donnent la vie et sont résistants. Vous devez aussi résister comme les bananiers. Vous ne devez pas fuir, vous devez être courageux dans le pardon et la paix". A la fin de la messe, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, un des artisans de la plateforme interconfessionnelle pour la paix avec le pasteur protestant Nicolas Guérékoyamé-Gbangou et l'imam Oumar Kabine, a remercié le pape, en lui offrant une crosse en ébène: "Vous avez posé un geste fort, historique. Cette porte sainte, c'est la porte de l'espérance et du pardon!".

 

Le pape a salué chaleureusement les trois hommes, appuyant leur démarche minoritaire. François a aussi appelé tous ceux qui "utilisent injustement" des armes dans le pays à "déposer ces instruments de mort".  Faisant allusion aux divisions ethniques fréquemment instrumentalisées en Afrique par les hommes politiques, le chef de l'Eglise catholique a aussi affirmé qu'il était nécessaire de savoir "se libérer des conceptions de la famille et du sang qui divisent".

 

Devant la présidente de transition Catherine Samba-Panza, il a invité les Centrafricains à éviter l'isolement communautaire: "il faut éviter la tentation de la peur de l'autre, de ce qui n'appartient pas à notre ethnie, à nos options politiques ou à notre confession religieuse". "Mon souhait le plus ardent, a-t-il ajouté, est que les différentes consultations nationales qui vont se tenir dans quelques semaines permettent au pays d'entamer sereinement une nouvelle étape". Des élections présidentielles et législatives sont prévues le 27 décembre en Centrafrique. Dans un centre de réfugiés, à la paroisse du Saint-Sauveur, une immense joie se lisait sur les visages quand le pape est venu saluer un à un des centaines d'enfants et leurs mères, au milieu de baraques et de tentes. Parmi eux, Fidèle Nodjindorom assurait: "le pape est venu pour demander à Dieu de nous sauver !"

 

Dans une étape non annoncée de son programme, François a apporté dans un hôpital pédiatrique des colis de médicaments fourni par un hôpital catholique de Rome. Auparavant, la présidente Samba-Panza avait demandé "pardon" pour "tout le mal" commis par les Centrafricains depuis 2013. "Nous avons absolument besoin de ce pardon parce que les dernières évolutions de la crise sont apparues comme des abominations commises au nom de la religion par des gens qui se disent des croyants", avait lancé la présidente devant le pape. Inépuisable, à 78 ans, le pape a confessé des jeunes dans la cathédrale, tard dans la soirée.

 

Les Casques bleus (10.900 hommes) et le contingent militaire français (900) comme la police centrafricaine quadrilleront aussi Bangui lundi, quand le pape se rendra dans l'enclave musulmane du PK-5 où se trouve la mosquée centrale, et dont les abords sont l'objet d'affrontements armés avec les miliciens chrétiens et animistes, les anti-balaka. Puis François regagnera dans la journée Rome après ses trois étapes au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique.

 

Par Jean-Louis DE LA VAISSIERE, Celia LEBUR | AFP – dim. 29 nov. 2015

 

https://fr.news.yahoo.com/pape-ouganda-visite-honorer-martyrs-afrique-065622006.html


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10 - RCA : le pape François à la grande mosquée de Bangui

 

En RCA, le pape François s'est rendu lundi 30 novembre au matin à la mosquée du PK5. Il s'agit d'un geste symbolique. Des centaines de personnes se sont massées pour l'écouter, l’applaudir et même le toucher. Un rassemblement dans une ambiance ahurissante pour Bangui. Il y a cinq jours, l'avenue Boganda, qui relie le centre-ville au PK5, était un no man's land. Ce lundi, des centaines de personnes, musulmans comme chrétiens, l'empruntent pour se rendre au stade où le pape va officier sa dernière messe. Un peu plus tôt, le pape François s'était rendu à la mosquée, il a pris un bain de foule depuis sa papamobile, acclamé par les fidèles chrétiens comme musulmans. Dans la foule, Vianney a couru après le pape pour pouvoir effleurer du doigt le souverain pontife : « Il est allé dans la mosquée, il a prié. Nous avons déjà la paix. J’ai touché le pape et le pape a déjà béni le Kilomètre 5, il a déjà béni la Centrafrique. Le linge sale se lave en famille, c’est fini. Dieu, c’est le nom de la paix ».

 

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_ Des jeunes aux côtés du pape

Beaucoup de personnes craignaient pour la sécurité du Saint-Père, au final aucun problème. Les groupes d'autodéfense du quartier du PK5 ont été associés à la sécurisation des lieux aux côtés des casques bleus. Ensuite, ils ont même escorté le pape jusqu'au stade, alors que ces mêmes jeunes, hier encore, ne se risquaient pas en dehors du PK5. Ibrahim est un de ceux-là, il n'avait aucun doute, tout se passerait bien. « Personne n’aura une mauvaise intention envers le pape, dit-il. Le pape, il est venu de chez lui pour nous faire comprendre qu’il ne faut pas mélanger la politique et la religion. Donc, il n’y a personne pour faire quoi que ce soit au pape ». Le pape n'a pas prononcé un long discours au PK5, il a surtout tenu à saluer tout le monde, à montrer qu'il était, selon ses propres mots, un « pèlerin de la paix ».

 

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_ Trois heures de messe à Bangui

Le pape François a ensuite célébré une messe géante au stade de Bangui, dernier temps fort de son déplacement sur le continent. Plus de 20 000 personnes y ont assisté attendant le pape parfois pendant des heures. Ils ont pu voir pendant ce temps les officiels arriver les uns après les autres. Le plus applaudi d’ailleurs aura été le président de la communauté musulmane de Centrafrique, l’imam Kobine Layama, entré à pied dans le stade. Mais la plus grande clameur a été pour le pape François quand le stade a été survolé par des colombes et qu’il est entré debout dans son pick-up blanc, ouvert. Il fait un tour du stade sous les vivats de la foule avant d’entamer une messe de trois heures ponctuée de chants.

 

Par RFI / Publié le 30-11-2015 / Modifié le 30-11-2015

 

http://www.rfi.fr/afrique/20151130-rca-pape-francois-grande-mosquee-bangui-pk5-centrafrique

  

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