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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VIVRE SANS FAIRE DU MAL EST POSSIBLE (Religion et autres)


Publié le 12/09/2017 à 01:51:08
MONDE/ EGLISE CATHOLIQUE : le pape François en Colombie




« Après la guerre civile, le pape invite chaque Colombien à se mettre au service de la paix : Le souverain pontife achevait dimanche une visite de cinq jours dans ce pays meurtri par les guérillas, où il a également appelé à prier pour la situation au Venezuela. A Carthagène des Indes, au dernier jour de sa visite en Colombie, dimanche 10 septembre, un autre visage de la Colombie attendait avec ferveur le pape François. Après les villes andines et amazonienne de Bogota, Medellin et Villavicencio, la population de cette ancienne place forte espagnole, au bord de la mer des Caraïbes, laisse deviner un passé marqué par la traite et l’esclavage, dont elle était l’un des centres principaux. Dans ses traits métisses apparaît la composante « afro-colombienne » évoquée avec chaleur par le chef de l’Église catholique au début de son séjour. »

 

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1 - Le pape François en Colombie pour repousser « les épaisses ténèbres » de la soif de vengeance

 

En visite pendant cinq jours dans le pays, le chef des catholiques essaie de convaincre les Colombiens de s’impliquer dans la construction d’une paix durable. Le président colombien, Juan Manuel Santos (centre droit), n’a pas lâché d’une semelle le pape François après son arrivée, mercredi 6 septembre, pour une visite de cinq jours. Cette durée inhabituellement longue pour un séjour dans un même pays vient couronner la signature de l’accord de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche).

 

Le chef de l’Etat a mis les petits plats dans les grands – vaste tribune vibrante de mains agitant des mouchoirs blancs à l’aéroport, troupe de danseurs, escorte à cheval pour la papamobile à Bogota – afin de mettre la visite de François au service de cet accord, qui met fin à plus de cinquante ans de conflit armé, mais qui divise profondément le pays, avant l’élection présidentielle de 2018. A peine revenu de l’aéroport, M. Santos a convoqué la presse et fait connaître sa satisfaction « pour la merveilleuse visite du Saint-Père ».

 

Jeudi matin, lors de la rencontre officielle avec le chef de l’Eglise catholique, le président a mis en avant le « moment unique » que vit la Colombie, « seul pays au monde où aujourd’hui la guerre cède le pas à la parole, où on détruit des armes ». Mais il a aussi concédé à son invité que le plus difficile restait sans doute à faire : parvenir à une véritable réconciliation dans une nation déchirée par plus de cinquante ans de violences politiques et de guerre interne, et aujourd’hui divisé sur l’accord avec les FARC. « Le silence des fusils ne sert à rien si les cœurs demeurent armés », a-t-il dit.

 

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_ La paix, « un travail toujours inachevé »

De fait, le pape ne s’est pas rendu en Colombie pour délivrer un simple satisfecit au gouvernement pour la fin des combats, mais bien pour convaincre les Colombiens de s’impliquer dans la construction d’une paix durable, ce qui est à ses yeux une entreprise autrement ardue, « un travail toujours inachevé, une tâche sans répit et qui exige l’engagement de tous ». La paix, a déclaré François devant quelque 800 dirigeants politiques et économiques, suppose de « fuir toute tentation de vengeance et de recherche d’intérêts uniquement particuliers et à court terme » et de « reconnaître l’autre ». Ces propos s’adressent à la partie de l’opinion qui juge que les accords font la part trop belle aux FARC en leur permettant d’entrer dans le jeu politique.

 

Ils s’adressent aussi aux élites colombiennes, qui sont parmi les plus fermées et concentrées d’Amérique latine. A celles-ci, le pape François a demandé, pour construire la paix, de s’attaquer aux inégalités sociales et territoriales, de lutter prioritairement contre « l’iniquité, racine des maux sociaux » et terreau de violence. « Je vous encourage à poser le regard sur tous ceux qui, aujourd’hui, sont exclus et marginalisés par la société, leur a-t-il lancé. [La société] n’est pas constituée uniquement par quelques-uns de pur-sang”, mais par tous. (…) Je vous demande d’écouter les pauvres, ceux qui souffrent. Regardez-les dans les yeux et laissez-vous interroger à tout moment par leurs visages sillonnés de souffrance et par leurs mains suppliantes. »

 

Dans l’après-midi, au cours d’une messe célébrée devant un million de personnes, selon la municipalité, il mettra en garde contre les « épaisses ténèbres » planant sur la Colombie, celles de « l’injustice et de l’inégalité sociale », celles du mépris de la vie et celles de « la soif de vengeance et de la haine ». En fin de matinée, du balcon du palais cardinalice, place Bolivar à Bogota, le pape s’est adressé spécifiquement aux jeunes, en qui il voit les meilleurs artisans d’une éventuelle réconciliation en Colombie. Le premier visage de cette jeunesse, François l’avait rencontré dès sa descente de l’avion, la veille. Un jeune garçon lui avait remis une statuette en forme de colombe. Il s’agissait du fils de Clara Rojas, enlevée en février 2002 par les FARC, aux côtés d’Ingrid Betancourt, alors candidate à la présidentielle. Détenue pendant six ans, elle a conçu cet enfant en captivité avec l’un des guérilleros.

 

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_ Message à la jeunesse et à l’Eglise colombienne

Jeudi, place Bolivar, François s’est livré avec jubilation à cet auditoire qu’il affectionne par-dessus tout. « N’ayez pas peur de l’avenir ! Osez rêver grand !, a-t-il lancé aux jeunes Colombiens. Votre jeunesse vous rend capables de quelque chose de très difficile dans la vie : pardonner. (…) Vous nous aidez à regarder en avant sans le fardeau de la haine. » Pas plus que la société, l’Eglise colombienne n’est épargnée par les divisions face à la nouvelle donne politique et la place faite aux FARC. C’est l’une des raisons pour lesquelles elle n’a pas appelé à voter pour l’accord au référendum d’octobre 2016.

 

Rencontrant les 130 évêques du pays, François leur a demandé de se tenir à l’écart des enjeux de pouvoir et de surmonter leurs divisions pour soutenir la Colombie « dans le courage du premier pas vers la paix définitive, la réconciliation, vers le renoncement à la violence comme méthode, vers la suppression des inégalités qui sont la racine de nombreuses souffrances, la renonciation au chemin facile mais sans issue de la corruption, la patiente et persévérante consolidation de la respublica” qui demande l’éradication de la misère et de l’inégalité ».

 

LE MONDE/ 08.09.2017/ Mis à jour le 08.09.2017/ Par Cécile Chambraud (Bogota, envoyée spéciale)

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/09/08/le-pape-francois-en-colombie-pour-repousser-les-epaisses-tenebres-de-la-soif-de-vengeance_5182558_3222.html


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2 - La Colombie, une terre profondément catholique

 

Après Paul VI et Jean Paul II, François est le troisième pape à se rendre dans ce pays où près de 80 % de la population est catholique. Le pape François commence, mercredi 6 septembre, une visite de cinq jours en Colombie, où il portera un message de paix. Une visite qui intervient à un moment crucial, après l’accord de paix conclu en 2016 entre le gouvernement de Bogota et la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le cessez-le-feu temporaire annoncé lundi par l’autre guérilla, celle de l’Armée de libération nationale (ELN), non signataire de l’accord. Surnommée « le pays du Sacré Cœur », la Colombie est un pays où la foi catholique reste profondément ancrée. Le point en quatre chiffres.

 

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_ Pourcentage de la population colombienne catholique : 79 %

C’est le pourcentage de la population colombienne catholique, selon une étude de 2014 du Pew Research. 13 % des Colombiens seraient protestants. 78 % des catholiques colombiens disent que la religion est très importante dans leur vie, prient quotidiennement et assistent aux messes chaque semaine. Et le pape est vu favorablement par 93 % des Colombiens, toujours selon le Pew Research Center. Selon l’Atlas des religions du Monde datant de 2015, les catholiques représenteraient 83 % de la population, soit plus de 40 millions de personnes. Au total, ce pays du nord-ouest de l’Amérique du Sud est le septième comptant le plus de catholiques dans le monde, juste derrière la France et devant l’Espagne.


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_ Année 1508

C’est la date à laquelle le catholicisme a été introduit en Colombie. Aujourd’hui, l’Eglise est organisée en 78 circonscriptions ecclésiastiques, composées de près de 4 400 paroisses et 2 769 autres centres pastoraux. Le pays compte 128 évêques et quelque 9 560 prêtres. Sur les quatre cardinaux de nationalité colombienne, un seul est encore en poste et électeur : le cardinal Rubén Salazar Gómez, archevêque de Bogota. L’église colombienne a connu des figures célèbres. Jésuite lui-même, le pape François rendra ainsi hommage lors de son voyage à Carthagène au grand défenseur des esclaves, le saint jésuite Pedro Claver, figure emblématique du christianisme au XVIIe siècle.

 

Le catholicisme fut religion d’Etat jusqu’en 1991 mais la Constitution impose aujourd’hui « la liberté de culte et l’égalité de toutes les croyances devant la loi », et aucune religion n’est déclarée officielle. Si le catholicisme est implanté de longue date, les autres religions progressent, et notamment le protestantisme. En 1975, 95 % de la population s’estimait encore catholique. Concurrencée par cette croissance des églises protestantes, l’Eglise catholiquecherche donc à regagner du terrain à l’occasion de cette visite papale, qu’elle a souhaité joyeuse et positive.

 

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_ Année 1989

C’est le nombre de prêtres assassinés depuis 1984. Deux évêques ont également été tués et 23 autres religieux, dont cinq prélats, enlevés, selon la Conférence épiscopale de Colombie. L’Eglise catholique paye un lourd tribut dans les conflits intérieurs colombiens et dans la confrontation entre les forces de l’Etat, les guérillas de gauche, les milices paramilitaires d’extrême droite et les narcotrafiquants. Au cours de sa visite, le pape va reconnaître le martyre du curé Ramirez, tué en avril 1948 dans le conflit qui opposa conservateurs et libéraux, et celui de l’évêque Jaramillo, assassiné quatre décennies plus tard, en 1989, par des guérilleros de l’ELN. Tous deux seront béatifiés. Ces dernières années, les perspectives pour la liberté religieuse en Colombie se sont améliorées tandis que la violence, comme l’assassinat des prêtres, a diminué. Les attitudes envers l’Eglise en tant que médiatrice et facilitatrice des pourparlers de paix se sont aussi améliorées, selon l’Observatoire de la liberté religieuse.

  

_ Année 2010

C’est l’année au cours de laquelle la première femme latino-américaine, la Colombienne Olga Lucia, 75 ans, a été ordonnée prêtre. L’Association des femmes prêtres catholiques romaines (ARCWP) avait organisé la cérémonie. Après Olga Lucia, d’autres femmes ont été ordonnées prêtres dans le pays : Aida Soto en 2011, Marina Sanchez en janvier 2014 puis Judith Bautista en novembre 2014.

 

LE MONDE/ 06.09.2017/ Par Edouard Pflimlin

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/09/06/la-colombie-une-terre-profondement-catholique_5181891_3222.html


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3 - Après la guerre civile, le pape invite chaque Colombien à se mettre au service de la paix

 

Le souverain pontife achevait dimanche une visite de cinq jours dans ce pays meurtri par les guérillas, où il a également appelé à prier pour la situation au Venezuela. A Carthagène des Indes, au dernier jour de sa visite en Colombie, dimanche 10 septembre, un autre visage de la Colombie attendait avec ferveur le pape François. Après les villes andines et amazonienne de Bogota, Medellin et Villavicencio, la population de cette ancienne place forte espagnole, au bord de la mer des Caraïbes, laisse deviner un passé marqué par la traite et l’esclavage, dont elle était l’un des centres principaux. Dans ses traits métisses apparaît la composante « afro-colombienne » évoquée avec chaleur par le chef de l’Église catholique au début de son séjour.

 

Au début du XVIIe siècle, un jésuite, Pierre Claver, s’était engagé aux côtés des esclaves au point de se donner le titre d’« esclave des noirs ». Le pape argentin a puisé dans cette mémoire pour lancer un nouvel appel en faveur des pauvres, des marginalisés, des victimes de trafics en tous genres et des migrants. « Aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits », a-t-il dit à l’occasion de la prière de l’angélus, devant l’église où reposent les reliques de saint Pierre Claver.

 

A cette même occasion, il a prononcé la seule parole publique de son voyage consacrée à la situation au Venezuela voisin, ajouté à ses intentions de prières. « Je prie pour chacun des pays latino-américains, et de manière spéciale pour le Venezuela voisin, a-t-il dit. J’exprime ma proximité à chacun des fils et des filles de cette nation bien-aimée, ainsi qu’à ceux qui ont trouvé en cette terre colombienne un lieu d’accueil. De cette ville, siège des droits humains, je lance un appel pour que tout genre de violence soit rejeté dans la vie politique et qu’on trouve une solution à la grave crise en cours et qui touche tout le monde, surtout les plus pauvres et les plus démunis de la société. »

 

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_ Homélie « politique »

La dernière messe de sa visite en Colombie, organisée dans la zone portuaire de Carthagène, a donné lieu à une homélie très « politique », dans laquelle François est revenu sur le sujet placé au cœur de son voyage : la construction d’une paix durable, passant par la réconciliation entre les ennemis d’hier, après l’accord intervenu en 2016 entre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) et le gouvernement de Juan Manuel Santos (centre-droit). Le pape a insisté sur l’idée que des institutions seules ne sont pas en mesure d’assurer une réconciliation. Celle-ci doit être le fait des personnes, victimes et auteurs de violences, et donc impliquer l’ensemble de la société colombienne, y compris et d’abord les « secteurs qui, en de nombreuses occasions, ont été rendus invisibles » car marginalisés ou pauvres. Autrement dit, pas de paix durable sans une prise en compte politique de tous. « Nous avons appris que ces chemins de pacification, de primauté de la raison sur la vengeance, de délicate harmonie entre la politique et le droit, ne peuvent pas ignorer les cheminements des gens. On n’y arrive pas avec l’élaboration de cadres juridiques et d’arrangements institutionnels entre groupes politiques ou économiques de bonne volonté », a-t-il affirmé.

 

« L’auteur principal, le sujet historique de ce processus, a-t-il dit en citant son exhortation apostolique Evangelii Gaudium, c’est le peuple et sa culture, et non une classe, une fraction, un groupe, une élite. Nous n’avons pas besoin d’un projet de quelques-uns destiné à quelques-uns, ou d’une minorité éclairée ou qui témoigne et s’approprie un sentiment collectif. Il s’agit d’un accord pour vivre ensemble, d’un pacte social et culturel. » Et ce processus doit nécessairement passer par un dialogue entre victimes et persécuteurs : « Aucun processus collectif ne nous dispense du défi de nous rencontrer, de clarifier, de pardonner. »

 

Le pape est revenu à l’exemple de Pierre Claver pour répéter un autre leitmotiv de son voyage : le devoir, pour les chrétiens, de s’engager, d’agir, ne pas se contenter de paroles. « Qu’avons-nous fait en faveur de la rencontre et de la paix ? Qu’avons-nous omis, en permettant que la barbarie se fasse chair dans la vie de notre peuple ? », a-t-il interrogé en rappelant que seule « une poignée » de chrétiens avaient suivi le jésuite du XVIIe siècle dans son combat pour la défense des esclaves. « Que de fois les processus de violence, d’exclusion sociale sont « normalisés », sans que notre voix se lève ni que nos mains accusent prophétiquement ! », a-t-il regretté.

 

LE MONDE/ 11.09.2017/ Mis à jour le 11.09.2017/ Par Cécile Chambraud (Carthagène des Indes (Colombie) envoyée spéciale)

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/09/11/en-colombie-le-pape-lance-un-appel-a-la-reconciliation_5183707_3222.html

 

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4 - Colombie : les Farc en congrès, des combats armés à la lutte politique

 

Les Farc ont franchi le pas vers la politique sans armes, en ouvrant dimanche un congrès chargé de définir la ligne du parti dans lequel doit se convertir la plus ancienne guérilla des Amériques, après avoir signé la paix en novembre. "Les Farc se transforment en une nouvelle organisation exclusivement politique, qui exercera son activité par des moyens légaux", a lancé leur chef suprême, Rodrigo Londoño, devant 1.200 délégués venus des anciens fiefs de la rébellion, qui a fini de déposer les armes le 15 août. "Nous continuerons à lutter pour un régime démocratique qui garantisse la paix dans la justice sociale", a-t-il ajouté sous les applaudissements de ses troupes, réunies pour la première fois publiquement dans Bogota. Le président Juan Manuel Santos a salué l'événement: "Qui aurait pu croire cela possible il y a quelques années?", a-t-il lancé. "Ce que nous devons faire maintenant, c'est nous réconcilier". Se tenant la plupart du temps à huis clos jusqu'à jeudi, le congrès va définir la ligne et le nom du nouveau mouvement de gauche.

 

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_ Le dilemme du nom du parti

Autre symbole de leur intégration à la vie civile, les Farc ont lancé leurs travaux par l'hymne national colombien avant le leur, entonnés par les représentants des quelque 7.000 combattants de l'ex-guérilla, et de pays garants de l'accord de paix, dont Cuba. Le congrès doit désigner les candidats aux élections de 2018. Puis le parti sera publiquement lancé vendredi sur la place Bolivar, où se trouve le Parlement et, à deux pas, le palais présidentiel. Un vif débat est attendu sur le nom du parti. Ivan Marquez, négociateur de la guérilla aux pourparlers de paix, a proposé "Force alternative révolutionnaire de Colombie". Dimanche, dans un discours de plus de 50 mn, il a insisté sur le fait que les Farc deviennent "un parti révolutionnaire".

 

Mais dans une consultation lancée mardi sur Twitter par Rodrigo Londoño, c'est "Nueva Colombia" (Nouvelle Colombie) qui l'a emporté avec 36% des 10.387 votes. Pour l'analyste Frédéric Massé de l'université Externado, ce débat reflète le "dilemme" des Farc: "certains veulent garder le mot de +révolutionnaire+, d'autres voudraient changer pour montrer que c'est un nouveau départ".

 

Pendant le congrès, les délégués désigneront dix représentants au Parlement, qui compte 268 sièges. Nommés pour deux mandats, ces cinq députés et cinq sénateurs devront symboliquement se présenter aux prochaines élections. L'ex-guérilla espère alors "élargir cette représentation". L'éventualité d'un candidat présidentiel a été écartée en décembre par Rodrigo Londoño selon lequel les Farc soutiendront la personne qui garantira le respect de l'accord. L'ex-guérilla marxiste, fondée en 1964, appelle aujourd'hui à "une grande convergence politique qui dépasse les frontières de la gauche", selon Pastor Alape, autre membre de sa direction.


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_ Poids d'une image négative

"C'est un grand apport à la politique et à la démocratie en Colombie", a estimé le sénateur de gauche Ivan Cepeda; le chef du Parti communiste, Carlos Lozano, voyant lui d'un bon oeil une alliance "pour un front élargi qui parte de l'accord de La Havane". Mais les Farc vont affronter plusieurs défis. Pour M. Massé, elles doivent montrer "qu'elles sont capables (...) de faire de la politique autrement", sans se faire absorber par les "pratiques clientélistes, mafieuses, politiciennes traditionnelles". Tandis que l'opposition de droite brandit le spectre du "castro-chavisme", l'ex- commandant guérillero Carlos Antonio Lozada a assuré à l'AFP que le futur parti n'aura "rien à voir avec des modèles étrangers" comme les régimes cubain de Fidel Castro ou vénézuélien de Hugo Chavez.

 

L'ex-rébellion pâtit d'une image négative, supérieure à 80% dans les sondages. Les Colombiens restent marqués par les massacres et les enlèvements qu'elle a commis. Au fil des décennies, le conflit a impliqué les forces de l'ordre, des paramilitaires et d'autres guérillas, dont l'Armée de libération nationale (ELN) --dernière rébellion active en pourparlers de paix, qui a envoyé dimanche son "salut fraternel" aux Farc.

 

"Nous allons initier, sans armes, le projet de société pour lequel nous avons lutté tant d'années", a déclaré à l'AFP un ex-guérillero, José Edwin Arias, 36 ans, qui a perdu ses deux mains "en manipulant des explosifs" pendant cette guerre fratricide qui a fait plus de 260.000 morts, quelque 60.000 disparus et au moins 7,1 millions de déplacés. Mais l'optimisme n'est pas général: "Nous avons peur (...) que nos leaders soient assassinés", a ajouté Efren Romaña, 53 ans dont 30 de guérilla, en référence aux meurtres d'ex-Farc répertoriés depuis l'accord de paix.

 

afp / afp, le 27/08/2017 / Mis à jour le 27/08/2017/

 

http://www.la-croix.com/Monde/Colombie-Farc-congres-combats-armes-lutte-politique-2017-08-27-1300872229


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5 - En Colombie, la mafia veut elle aussi négocier la paix

 

Le chef du Clan du golfe, le plus puissant et sanguinaire cartel colombien, a annoncé dans une vidéo vouloir «se soumettre à la justice» et «cesser ses activités illégales». Comme pour monter lui aussi dans le train de la discussion…Le plus important cartel de drogue colombien, responsable d’au moins 40 % du trafic de cocaïne du pays, vient d’annoncer qu’il voulait se «soumettre à la justice». La nouvelle est pour le moins notable. En l’espace d’une semaine, ce sont en effet les trois organisations illégales qui n’ont cessé de menacer la sécurité du pays depuis plusieurs années qui ont déclaré vouloir faire un pas vers la légalité. La guérilla des Farc, après 52 ans de guerre, a signé un accord de paix en 2016 et vient de se transformer en un parti politique ayant pignon sur rue.

 

La seconde guérilla, l’Armée de libération nationale, a accepté lundi un cessez-le-feu avec le gouvernement, avec qui elle mène des pourparlers de paix depuis sept mois. Et enfin le chef du sinistre Clan du golfe, Dario Antonio Úsuga, alias Otoniel – qui depuis la démobilisation des Farc contrôle de plus en plus de régions –, a annoncé cette semaine dans une vidéo postée sur YouTube que lui et ses hommes étaient «disposés à suspendre toutes leurs activités illégales». Le président colombien Juan Manuel Santos a confirmé cette annonce et souligné qu’il s’agirait d’une «reddition à la justice» et non d’une négociation politique comme avec les guérillas, puisqu’il s’agit de «délinquants, de trafiquants de drogues et non d’acteurs politiques». En attendant, les ministères de la Justice et de la Défense planchent sur le devenir de cette reddition collective. Si elle s’avère effective, elle marquerait un moment majeur dans l’histoire de corruption et de violence du pays.

  

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_ «Organisation criminelle de nouvelle génération»

Otoniel, dont la tête est mise à prix pour 5 millions de dollars (environ 4,1 millions d’euros), est un personnage au parcours criminel hors du commun : ancien combattant de l’Armée populaire de libération, une guérilla maoïste, il s’était engagé, suite à la démobilisation de celle-ci en 1991, dans les groupes paramilitaires fondés par les propriétaires terriens et des cartels de drogue pour lutter contre les guérillas de gauche. Il deviendra ainsi un des hommes de confiance de Carlos Castaño, un des chefs des Autodéfenses unies de Colombies (AUC), ces milices d’extrême droite responsables des heures les plus violentes de la Colombie avant leur démobilisation polémique entre 2002 et 2006. Depuis, il a mis en place une organisation connue sous le nom des Urabeños (ou encore des Autodefensas Gaitanistas de Colombia, les AGC), devenue une des principales structures criminelles du pays et spécialisée dans la culture, la production et la distribution de stupéfiants, l’extorsion, l’exploitation minière illégale et les réseaux de prostitution, avec plus de 3 000 hommes répartis dans treize départements et plus de cent cinquante municipalités.

 

«Le Clan du golfe est une organisation criminelle de nouvelle génération, dont la structure n’est pas pyramidale comme l’étaient celles des cartels traditionnels, par exemple celui de Pablo Escobar à Medellín ou celui du Sinaloa au Mexique», explique Ariel Avila, sociologue et directeur de la Fondation Paz y Reconciliación. L’organisation serait ainsi dirigée par 51 chefs qui forment une sorte de confédération, protégée par une force d’élite d’environ 1 500 hommes. Ce sont les fameuses AGC, qui tentent depuis plusieurs années d’avoir une façade politique, avec un site internet, un hymne, des uniformes militaires, et qui sont responsables de l’assassinat de militants des droits de l’homme ou de leaders sociaux.

 

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_ Disputes internes et pression militaire

Chacun des chefs de la confédération contrôle de manière assez autonome ses réseaux de trafiquants locaux. «Ils ont une expérience criminelle et militaire brutale», souligne Ariel Avila. Le gouvernement a lancé depuis deux ans plusieurs opérations militaires contre cette structure à la capacité de corruption immense et complexe. Depuis mai, le Clan du golfe avait pour sa part déployé son «plan pistola», destiné à tuer le plus de policiers possible. La semaine dernière, dans le cadre d’une opération, les autorités ont confisqué des biens pour un montant de 130 millions de dollars (108 millions d’euros environ) et abattu le numéro 2, Roberto Vargas, alias el Gavilán, dont l’extradition était réclamée par la justice américaine. Les disputes internes, la pression militaire, les négociations de paix achevées et en cours sont autant de facteurs qui poussent aujourd’hui Otoniel à vouloir négocier avec le gouvernement, estime le politologue Carlos Montoya. Ce n’est pas le premier à avoir tenté de négocier un acte de paix. En son temps, Pablo Escobar avait proposé de rembourser la dette extérieure de la Colombie pour ne pas être extradé aux Etats-Unis…

 

Reste à savoir sous quelles conditions l’Etat peut accepter la reddition du Clan du golfe. Et si «on le laissera faire», s’inquiète Ariel Avila. En effet, nombreux sont ceux qui sont prêts à tout pour empêcher l’organisation criminelle de se mettre à table et de révéler ses secrets : les cartels mexicains qui achètent sa production et utilisent ses routes, les agents de l’Etat qu’elle a corrompus, les hommes politiques ou les hommes d’affaires qui ont été achetés… La partie n’est pas encore jouée.

 

Par Anne Proenza, correspondante à Bogota/ 8 septembre 2017

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/09/08/en-colombie-la-mafia-veut-elle-aussi-negocier-la-paix_1594970

 

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6 - La Colombie produit plus de cocaïne que jamais

 

La surface des plantations de coca en Colombie a progressé de 52% en 2016 par rapport à l'année précédente, et la production de cocaïne de 34%, alerte l'ONU. Depuis des années, la Colombie tente de changer son image de plaque tournante du trafic de cocaïne dans le monde. Cependant, un rapport des Nations Unies dévoile que le pays n'a jamais produit autant de drogue. La surface des plantations de coca en Colombie a progressé de 52% en 2016 par rapport à l'année précédente, et la production de cocaïne de 34%, indique le rapport annuel de 2017. Les cultures de coca sont passées de 96 000 hectares en 2015 à 146 000 en 2016, a expliqué Bo Mathiasen, le représentant en Colombie du Bureau des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC), lors d'une conférence de presse donnée vendredi. 

 

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_ Une hausse significative

De son côté, la production de cocaïne a atteint 866 tonnes en 2016, contre 646 en 2015, a-t-il ajouté. "Le rapport montre un panorama complexe, les chiffres traduisent une hausse" significative, a déclaré Bo Mathiasen, qui estime néanmoins qu'il y a de l'"espoir" pour une "solution viable" au problème de la culture de la coca et la production de cocaïne en Colombie. "La hausse se concentre dans des zones qui produisaient déjà de la coca par le passé, nous ne sommes pas face à un phénomène d'expansion", a tenu à préciser Leonardo Correa, coordinateur du Système intégré de surveillance des cultures illicites (SIMCI), l'organisme de l'ONUDC qui a réalisé le rapport annuel. 

 

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_ Se tourner vers d'autres cultures

Le Conseil de sécurité de l'ONU vient de décider à l'unanimité la création d'une nouvelle mission en Colombie pour aider les rebelles de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à réintégrer la société et ainsi favoriser le processus de paix. Les Farc ont contrôlé pendant des décennies des zones dans lesquelles la culture des feuilles de coca, ingrédient de base de la cocaïne, étaient florissantes. Les fermiers recevront des subventions pour se tourner vers d'autres cultures. La mission de l'ONU actuellement dans le pays a annoncé avoir commencé à détruire l'arsenal remis par les combattants des Farc, qui ont rendu une partie de leurs armes le 27 juin, dans le cadre de l'accord de paix historique signé avec le gouvernement. La Colombie est le principal producteur de cocaïne d'Amérique latine, suivi par le Pérou et la Bolivie, selon le rapport. 

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 15/07/2017 à 12:18

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/la-colombie-produit-plus-de-cocaine-que-jamais_1927615.html


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