EVEIL


Publié le 06/06/2014 à 01:27:06
SYRIE/ UKRAINE/ REBELLION ET DEMOCRATIE : de nouveaux présidents élus dans des pays durablement déstabilisés par des forces démocratiques anachroniques





1 – « Le milliardaire pro-européen a gagné la présidentielle ukrainienne au premier tour avec 54% des suffrages, annonce la commission électorale. Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko a été officiellement élu président de l'Ukraine dès le premier tour de la présidentielle, a annoncé lundi le chef de la commission électorale, Mykhaïlo Okhendovski. "Il n'est pas nécessaire de convoquer un second tour, un nouveau président de l'Ukraine a été élu", a déclaré le chef de la commission. Petro Porochenko, deux fois ministre de précédents gouvernements, a recueilli plus de 54% des suffrages exprimés. Il avait été donné vainqueur dès dimanche soir, après la diffusion d'un sondage effectué à la sortie des urnes, le créditant de 55,9%, loin devant ses adversaires. »


    


2 – « Le président sortant de Syrie Bachar Al-Assad a remporté un troisième mandat de sept ans à l’élection présidentielle qui s’est tenue mardi 3 juin, a annoncé le président du Parlement syrien mercredi. Selon le président du Parlement, 1 319 723 personnes ont voté pour M. Al-Assad, soit environ 88,7% des électeurs. Plus tôt mercredi, le tribunal constitutionnel suprême de Syrie a indiqué que 11 634 412 des 15 845 575 électeurs admissibles ont participé à l’élection présidentielle, élevant le taux de participation à 73,42%. »


   

 

-----------------------------

 

   

  

1 - Bachar el-Assad réélu président de la Syrie

 

Ce n'est évidemment pas une surprise, puisque le vote n'a eu lieu que dans les régions sous contrôle du régime. Le président syrien Bachar el-Assad a été réélu pour un mandat de sept ans avec 88,7% des voix, a annoncé ce mercredi le président du Parlement, Mohammad al-Laham, au lendemain du scrutin. «Je proclame la victoire du Dr. Bachar el-Assad en tant que président de la République arabe syrienne qui a obtenu la majorité des suffrages exprimés lors du scrutin», a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée. La participation a, quant à elle, atteint 73,4%, selon la Cour constitutionnelle. Sur les 15,8 millions de personnes appelées à voter en pleine guerre civile, 11,6 millions ont ainsi participé au scrutin.

 

Fait inédit en Syrie, Bachar el-Assad affrontait deux autres prétendants - l'ancien membre du gouvernement Hassan al-Nouri, et le parlementaire Maher al-Hajjar. Depuis un demi-siècle en effet, un seul candidat était autorisé à se présenter et les sept derniers scrutins présidentiels se sont résumés à des plébiscites de l'actuel chef de l'État ou de son père, Hafez, qui n'a jamais obtenu moins de 99% des voix. Les deux adversaires de Bachar el-Assad n'étaient toutefois considérés que comme de simples faire-valoir. Hassan al-Nouri et Maher al-Hajjar ont obtenu respectivement 4,3% et 3,2% des voix.

 

Trois morts après des tirs de joie

L'annonce de la réélection d'Assad a été accompagnée par des tirs de joie qui ont fait trois morts à Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Dans un communiqué, le président avait pourtant demandé en vain de s'abstenir de ce type de manifestation.

 

«Face au complot, le peuple a choisi de reconduire ses dirigeants pour rétablir la sécurité, lutter contre le terrorisme et reconstruire le pays», a en tout cas affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid el-Mouallem, cité dans la presse avant même les résultats du scrutin. L'Occident, qui soutient l'opposition syrienne modérée, a dénoncé la tenue du scrutin dans un pays à feu et à sang, et l'OSDH a affirmé que le régime avait «forcé» des citoyens à voter sous peine d'arrestation.

 La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, a qualifié l'élection d' «illégitime» et estimé qu'elle minait «les efforts politiques pour trouver une solution à cet horrible conflit». En visite chez le voisin libanais, le secrétaire d'État américain, John Kerry, a qualifié le scrutin de «non-élection», et appelé les alliés du régime à œuvrer pour mettre fin à la guerre qui a fait en trois ans plus de 162.000 morts.

 

Par lefigaro.fr, AFP, AP, Reuters Agences/ Mis à jour le 05/06/2014 / Publié le 04/06/2014 

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/06/04/01003-20140604ARTFIG00415-bachar-el-assad-reelu-president-de-la-syrie.php?pagination=2


 


---------------------------

 

 

 

2 - Syrie : Bachar Al-Assad élu président pour un 3ème mandat

 

Le président sortant de Syrie Bachar Al-Assad a remporté un troisième mandat de sept ans à l’élection présidentielle qui s’est tenue mardi 3 juin, a annoncé le président du Parlement syrien mercredi. Selon le président du Parlement, 1 319 723 personnes ont voté pour M. Al-Assad, soit environ 88,7% des électeurs. Plus tôt mercredi, le tribunal constitutionnel suprême de Syrie a indiqué que 11 634 412 des 15 845 575 électeurs admissibles ont participé à l’élection présidentielle, élevant le taux de participation à 73,42%. Le scrutin a commencé mardi matin à 07h00, heure locale (0400 GMT) et devait s’achever à 19h00 du soir (1600 GMT) le même jour, mais le comité judiciaire suprême chargé de la supervision du processus électoral a plus tard annoncé la prolongation du vote pendant cinq heures supplémentaires jusqu’à minuit mardi, invoquant l’ »énorme taux de participation. »


   


 Tirs de joie et trois morts à Damas

Les deux autres concurrents, qui faisaient figure de faire-valoir, ont obtenu respectivement 4,3% pour Hassan al-Nouri et 3,2% pour Maher al-Hajjar.  La presse de Damas affirme jeudi que la tâche principale est désormais la reconstruction du pays en ruines. L’élection s’est déroulée dans les zones contrôlées par le régime, soit 40% du territoire où vit 60% de la population. Le scrutin a eu lieu dans toutes les grandes villes, y compris celles divisées entre régime et rebelles, comme Alep ou Deraa. Seule exception Raqa, dans le nord tenu par les ultra-radicaux de l’Etat islamique en Irak et Levant. Dans un pays ravagé depuis trois ans par la guerre, 11,6 millions de personnes ont participé au scrutin, sur les 15,8 millions appelées à voter, selon le président du Parlement.

 

L’annonce de la réélection attendue de Bachar al-Assad, a été accompagnée par des tirs de joie qui ont fait trois morts à Damas et une vingtaine de blessés à Alep (nord), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme ( OSDH ). Une source de sécurité a ajouté que des dizaines d’autres personnes avaient été blessées dans plusieurs quartiers de la capitale en raison des tirs intenses d’armes automatiques pour célébrer la réélection pour sept ans de Bachar al-Assad.  Dans les rues de la capitale, des voitures klaxonnaient à tue-tête, les passagers scandant «Dieu, la Syrie, Assad, c’est tout». Il s’agit de la première élection avec plusieurs candidats dans l’histoire moderne de la Syrie, élection rejetée comme « farce » par l’opposition en exil et son soutien de l’Occident.

 

International, Méditerranée, Politique on 05/06/2014 13:57 /  1 851 clic

 

http://www.tunisiefocus.com/politique/syrie-bachar-al-assad-elu-president-pour-un-3eme-mandat-91672/


   


----------------------------

  

 

 

3 - L'économie syrienne transformée par la guerre, soutenue par les alliés

 

La Syrie s'est installée dans une économie de guerre, où la priorité est d'assurer le pain et la nourriture, avec une industrie en miettes et une monnaie effondrée, malgré le soutien financier de la Russie et de l'Iran. Le PIB a été presque divisé par deux depuis 2010, la dernière année avant le conflit, et le régime a été touché par des sanctions internationales et la perte de champs pétroliers pris par les rebelles. Mais l'économie a jusqu'à présent évité l'effondrement complet, grâce à un soutien financier crucial des principaux alliés de Damas, la Russie et l'Iran. "L'économie syrienne s'est radicalement transformée (...). L'économie que nous connaissions a été en grande partie détruite", explique l'économiste Jihad Yazigi, auteur du site d'information économique The Syria Report.


"De vastes segments de l'économie syrienne ont cessé de produire et de nombreux acteurs économiques ont quitté le pays", ajoute-t-il. Parallèlement, "les vols, les enlèvements, les barrages sur les routes et contrôle des champs pétroliers (...) sont devenus sources de revenus", explique-t-il. "L'économie informelle comme l'économie de guerre se développent. Certains hommes d'affaires ont bénéficié de la guerre, de nouvelles institutions et de nouveaux réseaux se sont développés avec elle", insiste-t-il. La révolte, au départ pacifique, a débuté en mars 2011, avant de se militariser face à une répression brutale, plongeant la Syrie dans un conflit complexe qui a fait, selon une ONG, plus de 140.000 morts et poussé près de la moitié des habitants hors de leur foyer, voire hors du pays.


 


- "Pauvreté extrême" -
"La Syrie est un champ de bataille avec des fronts multiples et complexes", estime Mazen Irsheid, de la Jordan's United Financial Investment Company. Selon l'Economist Intelligence Unit, le PIB syrien atteindra 34 milliards de dollars en 2014, bien loin des 60 milliards enregistrés en 2010. En octobre, l'ONU a estimé que l'économie syrienne avait perdu 103 milliards de dollars entre le début du conflit et la mi-2013, dont 49 milliards pour la seule année 2012. Le taux de chômage approche les 50% et la moitié des 23 millions de Syriens vivent à présent sous le seuil de pauvreté, dont 4,4 millions survivent dans une "pauvreté extrême", selon l'ONU. Dans ces conditions, les Syriens cherchent avant tout à assurer leurs besoins les plus essentiels: pain, thé, sucre, carburant.

Or, la production pétrolière s'est effondrée, passant de 385.000 barils par jour à 14.000. Pour faire face à sa consommation domestique estimée à 150.000 barils par jour, la Syrie doit désormais importer du pétrole iranien, pour une valeur de 400 millions de dollars par mois.




 

- Aides russe et iranienne -
L'Iran apparaît désormais comme une vraie planche de salut pour l'économie et le régime syrien, auquel il a ouvert en juillet 2013 une ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars.
Et la Russie, l'autre allié du régime, a joué un rôle de soutien essentiel pour l'économie du pays. En décembre, Damas a signé un accord autorisant une compagnie russe à rechercher des hydrocarbures dans ses fonds sous-marins.  "La Syrie tient encore debout sur le plan économique grâce au soutien de ses alliés", assure M. Irsheid. "Par conséquent, on ne peut pas s'attendre à un effondrement pour le moment".


D'autres facteurs ont permis à la Syrie de ne pas sombrer, en particulier l'exode de quelque 2,5 millions d'habitants réfugiés dans les pays limitrophes, la baisse des dépenses publiques et l'aide internationale, selon les experts. Pour M. Irsheid, les avancées de l'armée sur le terrain, avec le soutien du Hezbollah libanais, ont aussi aidé à stabiliser certains indicateurs économiques: "Ces derniers mois, le statut de la livre syrienne s'est amélioré, même au marché noir, grâce à ces avancées". Selon les prévisions 2014-2018 de The Economist, l'économie de la Syrie devrait "toucher le fond" cette année, et les perspectives à long terme restent sombres. "En fait, cela pourrait être pire qu'à présent. La Syrie est entrée dans un long tunnel et n'en sortira pas à la fin de la crise", estime M. Irsheid.

 

AFP / Publié le 12.03.2014

 

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/l-economie-syrienne-transformee-par-la-guerre-soutenue-par-les-allies-12-03-2014-3665819.php


  


----------------------------

  

  

 

4 – UKRAINE : Piotr Porochenko élu président


C’est officiel ; le milliardaire Piotr Porochenko a été élu président avec 54,7% des voix, d’après les déclarations du président de la Commission électorale centrale d’Ukraine, Mikhaïl Okhendovski. Il devance ainsi l’ex-première ministre Ioulia Timochenko qui atteint 12,86% des voix, ainsi que « le chef du Parti radical Oleg Liachko (8,32%), le député et ancien ministre de la Défense Anatoli Gritsenko (5,48%), le candidat indépendant Sergueï Tiguipko (5,23%) et le candidat du Parti des régions, Mikhaïl Dobkine (3,03%) », selon la Voix de la Russie.


Mais après des mois de conflits armés et de crise politique minant tout le pays, l’élection présidentielle anticipée n’a pas rassemblé les « républiques populaires » de Donetsk et de Lougansk, lesquelles avaient en effet déjà prononcé leur indépendance vis-à-vis de Kiev le 11 mai dernier.


lundi 2 juin 2014

http://www.lerougeetlenoir.org/les-breves/ukraine-piotr-porochenko-elu-president


 

 

-----------------------------

 

  


5 – Ukraine : Porochenko officiellement élu président

 

Le milliardaire pro-européen a gagné la présidentielle ukrainienne au premier tour avec 54% des suffrages, annonce la commission électorale. Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko a été officiellement élu président de l'Ukraine dès le premier tour de la présidentielle, a annoncé lundi le chef de la commission électorale, Mykhaïlo Okhendovski. "Il n'est pas nécessaire de convoquer un second tour, un nouveau président de l'Ukraine a été élu", a déclaré le chef de la commission. Petro Porochenko, deux fois ministre de précédents gouvernements, a recueilli plus de 54% des suffrages exprimés. Il avait été donné vainqueur dès dimanche soir, après la diffusion d'un sondage effectué à la sortie des urnes, le créditant de 55,9%, loin devant ses adversaires.


  Kiev, capital city of Ukraine


"Ramener la paix en Ukraine"

Ce lundi, avant même la publication des résultats définitifs, Petro Porochenko avait indiqué vouloir conserver l'actuel Premier ministre de transition, Arseni Iatseniouk, à ce poste. Il avait également annoncé se rendre en visite à Varsovie, en Pologne, "très probablement" le 4 juin prochain.  Concernant l'insurrection armée des séparatistes pro-russes dans l'Est du pays, l'oligarque avait indiqué qu'il ne les laisserait pas transformer cette région en "Somalie". Dès dimanche soir, il avait détaillé les premières mesures qu'il prendrait en tant que chef de l'Etat: se rendre dans les régions du Donbass en proie à une insurrection armée prorusse, "ramener la paix en Ukraine" et convoquer dès cette année des élections législatives anticipées.

  

La Russie "prête au dialogue"

Réagissant à l'élection du nouveau président, la Russie, par la voix de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, s'est dite ce lundi "prête au dialogue" avec les nouvelles autorités ukrainiennes. "Nous sommes prêts au dialogue avec les représentants de Kiev, avec Petro Porochenko", a ainsi déclaré Sergueï Lavrov, qui a par ailleurs estimé que la poursuite de l'opération des autorités de Kiev contre les séparatistes prorusses dans l'Est du pays serait une "erreur colossale".

 

A.S. avec AFP / Le 26/05/2014 / Mis à jour le 26/05/2014 

 

http://www.bfmtv.com/international/ukraine-porochenko-elu-president-54pour-cent-suffrages-781393.html


  

 

----------------------------------


    

 

6 - Le géant russe Gazprom menace l'Ukraine d'interrompre ses livraisons de gaz

 

Le géant public russe Gazprom a menacé vendredi l'Ukraine d'interrompre ses exportations de gaz en raison d'impayés de 1,89 milliard de dollars, comme ce fut le cas pendant l'hiver 2009. Le géant public russe Gazprom a menacé, vendredi, l'Ukraine d'interrompre ses exportations de gaz en raison d'impayés de 1,89 milliard de dollars, comme ce fut le cas en 2009. A ce moment là, des coupures avaient perturbé l'approvisionnement de pays européens. « Soit l'Ukraine règle ses arriérés, soit il y a un risque de revenir à la situation de début 2009», a mis en garde le patron de Gazprom, Alexeï Miller, cité par les agences russes. Il a précisé que le 7 mars, ce vendredi,  était la date limite fixée à l'Ukraine pour régler les livraisons du mois de février.


Cet avertissement intervient en pleine crise politique russo-ukrainienne. Les autorités de la péninsule ukrainienne pro-russe de Crimée se sont prononcées pour un rattachement à la Russie, une décision vivement critiquée par Kiev et les capitales occidentales. Le commissaire européen à l'Energie, Gunther Oettinger, avait déclaré mardi que l'Union européenne allait aider l'Ukraine à régler sa dette gazière vis-à-vis de la Russie.


 


L'Europe dispose d'un stock important en raison de l'hiver doux

Une coupure de gaz punirait le nouveau gouvernement ukrainien pro-occidental arrivé au pouvoir à Kiev après la destitution fin février du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, qui demeure pour Moscou le chef de l'Etat «légitime». Cependant, alors que des tractations diplomatiques se poursuivent pour éviter la séparation de la Crimée du nouveau régime de Kiev, Moscou joue avec le gaz et menace. Une éventuelle rupture des exportations russes vers l'Ukraine, pays par lequel transite encore la moitié des achats de l'UE (65 milliards de mètres cubes), aurait des conséquences directes sur les livraisons de gaz à l'Europe.



Le 1er janvier 2009, Gazprom avait suspendu l'approvisionnement de l'Ukraine en raison d'un différend commercial. Des pays de l'Union européenne avaient été les premières victimes de ces représailles en pleine vague de froid, certains pays comme la Slovaquie dépendant à 100 % du gaz russe. Mais des pays comme la Bulgarie récuse ces menaces. Sofia, qui dépend à 92% de livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine, dispose de réserves de gaz d'un mois et demi en cas de coupure des livraisons de Moscou, a indiqué mercredi le Premier ministre bulgare. De plus, le continent européen, dans son ensemble, serait moins exposé : avec un hiver doux, les stockages européens de gaz sont pleins à 48,8% de leur capacité, contre environ 37% au même moment l'an passé, a indiqué le groupement d'opérateurs de gazoducs Gas Infrastructure Europe (GIE).

Quoi qu'il en soit, les difficultés de paiement de l'Ukraine risquent de s'accroître dans les prochains mois. Le géant russe Gazprom a décidé de mettre fin en avril à la ristourne sur le prix du gaz dont bénéficiait le pays, désormais dirigé par un gouvernement pro-européen. Ce qui déplaît fortement à Poutine.

LeParisien.fr avec l’AFP/  Publié le 07.03.2014/| AFP/Yuri Kadobnov

 

http://www.leparisien.fr/international/le-geant-russe-gazprom-menace-l-ukraine-d-interrompre-ses-livraisons-de-gaz-07-03-2014-3652465.php


   


---------------------------


     

 

7 - La situation économique est plus que catastrophique en Ukraine

 

La seule bonne nouvelle sur le front du gaz, c’est que l’hiver est fini et que, au moins pour les mois qui viennent, l’Ukraine peut se passer de chauffage. Pour le reste, le ministre de l’énergie, Iouri Prodan, devait dresser un tableau assez apocalyptique de la situation de son pays devant les responsables de l’Union européenne à Bruxelles, où il était attendu, mardi 8 avril. Il s’agissait de discuter des moyens d’aider Kiev à subvenir aux besoins énergétiques de l’Ukraine, en lui revendant du gaz européen, après la décision de Gazprom de porter à 485 dollars (quelque 350 euros) les 1 000 m3 de gaz vendus à l’Ukraine, une augmentation de 80 %.

Kiev a rejeté cette augmentation. Moscou exige le paiement d’une facture de 2,2 milliards de dollars de gaz que lui doit l’Ukraine et une troisième guerre du gaz se profile. Le président de l’Institut de recherche sur l’énergie, Oleksandr Narbut, indiquait, il y a dix jours, à Kiev, que, si Gazprom fermait le robinet de gaz, les réserves de l’Ukraine seraient épuisées entre le 10 et le 15 avril.

 

 


« LES CAISSES DU PAYS SONT VIDES »

Le premier ministre du gouvernement provisoire, Arseni Iatseniouk, l’avait annoncé dès sa prise de fonctions, fin février : « Les caisses du pays sont vides. » Ce « gouvernement de kamikazes », comme il l’appelle, se doutait qu’il trouverait une situation économique catastrophique. Il ignorait que ce serait pire que cela. Il se doutait que la Russie ne lui ferait pas de cadeaux. Il ignorait qu’elle ferait tout pour le faire échouer.

 

Face à l’instabilité politique dans l’est industriel du pays, aux incertitudes économiques et à la baisse des réserves de change, l’agence de notation Moody’s a encore dégradé la note de l’Ukraine, le 4 avril. Le premier ministre a annoncé une croissance négative du produit intérieur brut (PIB) de 3 % cette année dans le meilleur des cas, de 10 % si la situation s’aggrave. Les comptes publics, artificiellement gonflés par l’administration de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, qui pillait les ressources des collectivités locales ou les fonds sociaux et avançait la collecte d’impôts auprès des entreprises pour couvrir le déficit budgétaire, sont désastreux. Avec le règne de la corruption, le pays avait été mis en coupe réglée. La dette, intérieure et extérieure, se monte à près de 53 % du PIB et le service de la dette à 10 % du budget du pays.

 

Pour redresser la situation, des mesures impopulaires vont devoir être prises, défendables auprès de la majorité des Ukrainiens qui ont soutenu la révolution, mais très risquées à l’égard de la minorité russophone dans l’est du pays.Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles, cependant. Le Parlement européen vient de  voter la suppression des droits de douane pour les produits ukrainiens exportés vers l’Union européenne. Et surtout, au terme d’une mission de trois semaines en Ukraine, le Fonds monétaire international a annoncé, fin mars, qu’il était prêt à accorder un crédit de 14 milliards à 18 milliards de dollars, mais à condition que le pays fasse des réformes.

 

Le Monde | 08.04.2014 • Mis à jour le 08.04.2014 à | Par Sylvie Kauffmann

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/08/la-situation-economique-est-plus-que-catastrophique-en-ukraine_4397522_3234.html

  



------------------------------

  

 

 








Avis des internautes

Articles recommandés

» AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ MAUVAISE GOUVERNANCE : le réveil tardif des juges et des militaires contre les crimes politiques, économiques et l’arbitraire

» ASIE/ DEFENSE ET SECURITE/ ECONOMIE : persistance des défis économiques et sécuritaires, risques de guerre majeure

» MONDE/ NOBEL 2017 : les lauréats du Prix Nobel 2017

» MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : raccourcis démocratiques, violences antidémocratiques et clairvoyances économiques

» AFRIQUE/ FONDS DORMANTS/ FONDS ILLICITES/ CORRUPTION ET FRAUDES : ces capitaux qui ne profitent pas au continent

» AFRIQUE/ RENOUVEAU : perspectives politiques, perspectives économique et sociale

» FRANCE/ TERRITOIRES/ Ex-Colonies : attentes de renouveau, de leadership éclairé et de développement véritable

» AFRIQUE/ ECONOMIE/ POLITIQUE : réformes importantes, gouvernance et perspectives

» SANTE/ ALIMENTATION ET HYGIENE/ ALIMENTS DANGEREUX : ces aliments qui ne sont pas des nutriments

» MONDE/ DROGUES/ CRIMES ET NARCOTRAFIC : comment mettre fin à la puissance des cartels et des criminels de la drogue ?

» AFRIQUE/ LIBYE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ TERRORISME : une puissance politique et économique africaine incapable de surmonter ses crises (où sont-ils passés ces démocrates qui ont déstabilisé durablement la Libye ?)

» MONDE/ SPORT/ BOXE/ MUHAMMAD ALI : décès d’un champion de la boxe et d’une légende du sport (j’ai aimé la boxe avec Muhammad Ali, j’ai cessé de m’intéresser à la boxe après Ali)

» MONDE / ALLEMAGNE/ GENOCIDE ARMENIEN : la nouvelle Allemagne reconnait le génocide arménien (condamnation du passé hitlérien de l’ancienne Turquie/Empire ottoman)

» MONDE/ USA/ ARMES A FEU ET VIOLENCES/ TUERIES MASSIVES D’INNOCENTS : Barack Obama présente ses mesures contre les armes à feu

» AFRIQUE/ BURKINA FASO/ THOMAS SANKARA : le Burkina Faso redécouvre son ancien leader, 28 ans après (mieux vaut tard que jamais)

» MONDE/ SYRIE/ GUERRE CONTRE LE TERRORISME : l’aide militaire décisive de la Russie à l'Etat syrien va contribuer à imposer la paix

» MONDE/ RUSSIE/ CONFLIT SYRIEN : le Président Vladimir Poutine à propos du conflit syrien et du monde multipolaire actuel

» AFRIQUE/ TCHAD : Le Tchad exécute 10 membres présumés de Boko Haram, dès le lendemain de leur condamnation

» AFRIQUE/BURUNDI/ VIOLENCES POLITIQUES/ CRISE ET DESTABILISATION : savoir mener les bons combats qui garantissent la démocratie, la paix et la stabilité du pays

» AFRIQUE/ OBSTACLES AU DEVELOPPEMENT : Corruption et développement en Afrique…

» EVEIL (Page noire d’Afrique)

» MONDE/ UE-FRANCE/ TERRORISME : les ennemis de l’islam ont attaqué la liberté d’expression et tué une douzaine de personnes au nom de leur conception religieuse haineuse

» AFRIQUE/ NIGERIA/ DEVELOPPEMENT LOCAL : Le président Alassane Ouattara à l’inauguration du stade international d’Akwa Ibom à Uyo (Nigéria)

» Etat fédéral et Etat unitaire en Afrique : forces et faiblesses en matière de développement

» AFRIQUE/ ETAT ET DEVELOPPEMENT : quel type d’Etat pour impulser efficacement le développement ?

» AFRIQUE/ POLLUTION ET ENVIRONNEMENT/ SANTE PUBLIQUE : crise environnementale et menaces

» AFRIQUE/ COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : le sous-développement socioéconomique et scientifique et l’extrême pauvreté peuvent perdre l’Afrique

» AFRIQUE/ AGRICULTURE/ PAIX ET SECURITE : l’émergence d’un continent freinée par des guerres nouvelles et des campagnes orchestrées d’insécurité

» SCIENCE/ MEDECINE/ ALERTE MEDICALE : les maladies cardio-vasculaires

» AFRIQUE/ NIGERIA/ PREMIERE PUISSANCE ECONOMIQUE ET TERRORISME : regain d’activités terroristes intempestives et barbares

» SCIENCE ET TECHNOLOGIE/ INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : vers quel futur ?

» AFRIQUE/ POLITIQUE ET VIOLENCES : ces guerres sales qui détruisent l’Afrique

» INTOLERANCES POLITIQUES ET RELIGIEUSES : peut-on mettre fin à la haine dans les rapports entre les humains?

» APARTHEID : L'apartheid vaincu par l’Afrique du Sud et la communauté internationale


Haut de page