EVEIL


Publié le 08/10/2015 à 10:09:33
MONDE/ SYRIE/ GUERRE CONTRE LE TERRORISME : l’aide militaire décisive de la Russie à l'Etat syrien va contribuer à imposer la paix




0.1 - « Vladimir Poutine s’est félicité de la portée du tir aux missiles et de la destruction des cibles fixées. « Le fait que nous ayons effectué ces tirs depuis la mer Caspienne, à 1 500 km de distance, avec des armes de haute précision et que nous ayons touché tous les objectifs prévus prouve le bon niveau des entreprises du secteur militaro-industriel et une formation appropriée des effectifs », a-t-il constaté. »

 

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0.2 – « L'Observatoire syrien des droits de l'Homme assure que les bombardements menés par la Russie dans l'ouest de la Syrie sont coordonnés avec les troupes pro-Assad, qui en ont profité pour lancer une offensive terrestre. Les vagues d'intenses bombardements menées par la Russie dans l'ouest de la Syrie sont accompagnées, mercredi 7 octobre, par un assaut terrestre, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'ONG ne précise pas qui participe à cet assaut terrestre mais englobe généralement sous les "forces du régime" : l'armée syrienne et ses milices ainsi que ses alliés voisins tels que le Hezbollah libanais ou les Gardiens de la révolution iranienne (GRI). »

 

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1 - Moyen-Orient/ Une offensive des troupes pro-Assad accompagne les frappes russes en Syrie

 

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme assure que les bombardements menés par la Russie dans l'ouest de la Syrie sont coordonnés avec les troupes pro-Assad, qui en ont profité pour lancer une offensive terrestre. Les vagues d'intenses bombardements menées par la Russie dans l'ouest de la Syrie sont accompagnées, mercredi 7 octobre, par un assaut terrestre, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'ONG ne précise pas qui participe à cet assaut terrestre mais englobe généralement sous les "forces du régime" : l'armée syrienne et ses milices ainsi que ses alliés voisins tels que le Hezbollah libanais ou les Gardiens de la révolution iranienne (GRI).

 

Le 1er octobre, au deuxième jour de l'intervention militaire russe en Syrie, des sources libanaises affirmaient à Reuters que plusieurs centaines de soldats iraniens avaient pris position en Syrie en vue d'une offensive au sol en soutien aux forces gouvernementales de Bachar al Assad, dont l'Iran est, avec la Russie, l'un des deux principaux alliés. Selon des sources régionales, le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force d'élite Al Qods - la force spéciale extraterritoriale des GRI qui reçoit ses ordres directement du Guide suprême de la Révolution iranienne l'ayatollah Ali Khamenei -, a participé à la préparation de la campagne aérienne russe en Syrie.


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La Russie, fidèle alliée du régime de Bachar al-Assad, a débuté le 30 septembre une campagne de frappes aériennes en Syrie, disant viser les groupes "terroristes" dont celui de l'organisation de l'État islamique (EI), qui contrôle de vastes territoires dans le pays. Mercredi 7 octobre, des avions russes ont mené de nouvelles frappes aériennes "intenses" en Syrie, dans les provinces d'Idleb et de Hama, dans le nord-ouest et le centre, a ajouté l'OSDH.

Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part affirmé mercredi que l'aviation russe soutiendrait l'armée syrienne lors de son offensive terrestre contre l'EI. Les prochaines opérations militaires russes en Syrie "seront synchronisées avec les opérations terrestres de l'armée syrienne, et les forces de l'armée de l'air [russe] soutiendront de manière efficace l'offensive de l'armée syrienne", a-t-il déclaré, selon des propos retransmis à la télévision. Par ailleurs, quatre croiseurs russes ont tiré mercredi 26 missiles de croisière sur des cibles de l'EI en Syrie, a affirmé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

 

Avec Reuters/  Texte par FRANCE 24 / Dernière modification : 07/10/2015

 

http://www.france24.com/fr/20151007-frappes-russes-syrie-accompagnees-assaut-terrestre-hezbollah-iran


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2 - Syrie : une offensive terrestre du régime couverte par l'aviation russe

 

INFOGRAPHIE - Vladimir Poutine a annoncé à la télévision russe que ses forces soutiendraient l'offensive terrestre lancée par Assad dans le centre du pays contre les rebelles islamistes et modérés.

 

_ Une offensive terrestre de l'armée syrienne

L'armée syrienne a lancé mercredi une vaste opération terrestre dans le centre du pays avec l'appui de l'aviation russe. «L'armée syrienne et ses alliés ont commencé une vaste opération terrestre dans le nord de la province de Hama avec la couverture aérienne russe», a précisé une source militaire syrienne. L'offensive dans la province de Hama visera «les abords des villages de Latmine, l'ouest de Morek, pour pouvoir se diriger ensuite vers Kafr Zeita». Selon cette source, l'armée combat dans ce secteur un groupe de forces d'opposition, dont des rebelles modérés et islamistes, ainsi que la branche d'al-Qaida en Syrie, le Front Al-Nosra.

 

«Dans ses dernières opérations, l'armée syrienne cherche à couper les parties sud d'Idleb des secteurs nord de Hama», selon la source. La province d'Idleb est contrôlée par l'Armée de la Conquête, une coalition rebelle composée notamment du Front Al-Nosra, qui cherche à renforcer sa présence dans la province voisine de Hama. La source militaire a également affirmé que l'opération terrestre visait à sécuriser un tronçon d'une autoroute proche qui relie Damas à Alep via Hama, dont la moitié est contrôlée par le régime. Les prochaines opérations militaires russes en Syrie «seront synchronisées avec les opérations terrestres de l'armée syrienne, et les forces de l'armée de l'air (russe) soutiendront de manière efficace l'offensive de l'armée syrienne», a déclaré Vladimir Poutine, selon des propos retransmis à la télévision.


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_ Une semaine de frappes russes

Depuis une semaine, les Russes mènent des frappes aériennes en Syrie contre les groupes «terroristes», dont l'EI. Vladimir Poutine a également annoncé que quatre navires de guerre russes en mer Caspienne avaient tiré 26 roquettes sur des positions de l'Etat islamique en Syrie. Mais la Russie ne se contente pas de frapper Daech, et considère comme «terroriste» tout groupe opposé à Bachar el-Assad. «Depuis le 30 septembre jusqu'à ce jour, les frappes ont touché 112 cibles. L'intensité des frappes augmente», s'est félicité le ministre de la défense russe ministre de la Défense, Sergueï Choïgou.

 

Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences / Mis à jour le 07/10/2015 / Publié le 07/10/2015 à 16:21

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/10/07/01003-20151007ARTFIG00245-syrie-une-offensive-terrestre-du-regime-couverte-par-l-aviation-russe.php


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3 - Syrie : Poutine s’impose comme un acteur incontournable

 

Le président russe Vladimir Poutine s’est imposé à l’ONU comme un acteur incontournable pour trouver une sortie de crise en Syrie, son homologue américain Barack Obama admettant qu’il fallait dorénavant coopérer avec Moscou. Pour son premier discours depuis dix ans à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le maître du Kremlin, allié du président syrien Bachar al-Assad, a proposé lundi une «large coalition antiterroriste» qui permettrait de terrasser les jihadistes de l’Etat islamique (EI). Il a évoqué une alliance internationale qui ressemblerait à «celle contre Hitler» durant la Seconde guerre mondiale. Puis, à l’issue d’un entretien d’une heure et demie lundi soir avec le président Obama au siège de l’ONU à New York, Vladimir Poutine s’est montré presque magnanime, qualifiant cette première rencontre officielle depuis plus de deux ans de «constructive et étonnamment ouverte». «Selon moi, il existe une base de coopération sur nos problèmes communs», a-t-il dit devant la presse. A la tribune de l’ONU quelques heures plus tôt, Barack Obama lui avait entrouvert la porte.

 

Le président américain avait reconnu que «les Etats-Unis (étaient) prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l’Iran», alliés indéfectibles du régime de Damas, dans l’espoir de trouver une porte de sortie à la guerre qui a détruit le pays et fait plus de 240 000 morts en quatre ans et demi. Une forme d’aveu de Washington du rôle essentiel de Moscou au Moyen-Orient pour régler le casse-tête syrien.

 

Un responsable de l’administration américaine a lui aussi parlé d’une rencontre «constructive» entre les deux présidents, admettant qu’il y avait des deux côtés «un désir commun de réfléchir aux moyens de pouvoir traiter ce qui se passe en Syrie». «Je crois que les Russes ont compris l’importance d’avoir une solution politique», a fait valoir ce responsable américain, tout en soulignant que les deux puissances étaient «en profond désaccord sur le rôle que jouera le président syrien dans le règlement de la guerre civile». De fait, aux yeux des Russes, M. Assad est un rempart contre les jihadistes de l’EI. Pour les Américains, il est au contraire un «tyran» qui continue de souffler sur les braises du conflit confessionnel qui a ravagé son pays. Pour Washington, le chef de l’Etat syrien devra partir dans le cadre d’une transition politique, même si le calendrier de sa sortie est négociable.

 

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Poutine a remporté la mise

Mais à l’ONU, c’est le président russe qui a remporté la mise et fait avancer ses pions. Il a proposé une résolution au Conseil de sécurité pour la mise sur pied d’une coalition politique et militaire internationale «élargie», qui inclurait Damas et Téhéran, pour combattre l’EI. Une manière pour Moscou de critiquer la coalition d’une soixantaine de pays, notamment européens et arabes, pilotée depuis un an par les Etats-Unis et qui a effectué des milliers de frappes en Syrie et en Irak. «Nos militaires ont compté qu’en une journée, l’Amérique réalise 43 frappes. Mais avec quel résultat ?», s’est interrogé M. Poutine.

 

Détaillant sa propre stratégie militaire, le chef du Kremlin n’a pas «exclu» la possibilité de frappes russes contre l’EI en Syrie, mais il a écarté l’envoi de troupes combattantes au sol. Il a en revanche dit envisager un renforcement de son soutien militaire à Damas. Les Russes consolident leur présence dans le port syrien de Tartous et construisent une base aérienne près de Lattaquié, le fief du clan Assad dans le nord-ouest du pays. Les satellites américains observent une augmentation de l’activité militaire russe: chars, avions, hélicoptères et jusqu’à 2.000 soldats selon la presse russe. Quant aux livraisons d’armes et d’équipements de défense à Damas, elles s’intensifient. Et avant de quitter l’ONU, M. Poutine ne s’est pas privé d’un dernier tacle à ses homologues américain et français qui réclament le départ de M. Assad: ce n’est ni à Barack Obama ni à François Hollande de décider qui doit diriger la Syrie, a prévenu le président russe.

 

AFP/M.R. Dans International 29/09/2015 0

 

http://www.lequotidien.lu/international/syrie-poutine-simpose-comme-acteur-incontournable/


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4 - Opérations russes en Syrie : aucune violation du Traité FNI, selon les experts

 

Des bâtiments des forces navales de Russie ont tiré des missiles de croisière contre les positions de l’organisation extrémiste Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Les cibles ont été soumises aux frappes depuis des navires dans la mer Caspienne. « Quatre bâtiments ont tiré 26 missiles de croisière Kalibr contre 11 cibles. Selon les données du contrôle objectif du tir, toutes les cibles ont été détruites. Les ouvrages civils n’ont pas souffert », a déclaré Sergueï Choïgou lors d’un entretien avec le président Vladimir Poutine.

 

D’après le ministre, les frappes ont atteint des postes de commande, douze entrepôts de munitions, des  secteurs de concentration de matériels militaires et des camps d’entraînement de terroristes. Sergueï Choïgou a ajouté que l’intensité des tirs russes contre les islamistes allait croissant. Depuis le début de l’opération militaire, l’armée russe a porté des frappes contre 112 ouvrages appartenant aux extrémistes.

 

Vladimir Poutine s’est félicité de la portée du tir aux missiles et de la destruction des cibles fixées. « Le fait que nous ayons effectué ces tirs depuis la mer Caspienne, à 1 500 km de distance, avec des armes de haute précision et que nous ayons touché tous les objectifs prévus prouve le bon niveau des entreprises du secteur militaro-industriel et une formation appropriée des effectifs », a-t-il constaté. Le général de division Andreï Kartapolov, représentant de l’état-major général russe, a indiqué que les frappes aux missiles de croisière avaient visé les islamistes dans les gouvernorats de Racca, d’Idleb et d’Alep. Il a souligné que les erreurs de tirs n’avaient pas constitué plus de deux mètres et que les lancements avaient été réalisés depuis les bâtiments Daguestan, Grad Sviyajsk, Ouglitch et Veliki Oustioug.

 

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Aucune violation

Selon l’expert militaire Viktor Mourakhovski, rédacteur en chef du magazine Arsenal otetchestva (L’Arsenal de la patrie), les Kalibr font partie des missiles à portée moyenne et intermédiaire. « Avec une charge conventionnelle, ils ont une portée de 1 600 km et avec une tête nucléaire d’environ 2 600 km », a-t-il déclaré à RBTH. Il a fait remarquer que les tirs des missiles russes n’étaient en rien contraires au Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) qui prévoit le démantèlement des missiles de moyenne et de plus courte portée (de 500 à 5 500 km), étant donné que l’accord signé en 1987 par les leaders de l’Union Soviétique et des Etats-Unis ne concerne que les missiles basés au sol et ne touche pas ceux qui sont installés à bord de navires de surface et de sous-marins. 

 

Sinon, a indiqué Alexandre Khramtchikhine, adjoint au directeur de l’Institut de l’analyse politique et militaire, les Etats-Unis auraient eu de gros problèmes pour l’emploi des missiles Tomahawk auxquels ils ont largement recours dans leurs campagnes militaires des vingt dernières années. Les informations sur les bombardements des positions islamistes par des missiles de croisière russes sont relayées par des nouvelles sur une offensive d’envergure lancée par l’armée syrienne. Les journalistes russes en Syrie précisent que des attaques ont été déclenchées dans le gouvernorat de Hama : les troupes syriennes avancent dans le Nord, vers Idleb.

 

Droits réservés/ 7 octobre 2015/ Alexeï Timofeïtchev

 

http://fr.rbth.com/international/2015/10/07/operations-ruses-en-syrie-aucune-violation-du-traite-fni-selon-les-experts_480693


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5 - Syrie : les technologies militaires russes en action

 

Le ministère russe de la Défense a publié mercredi une vidéo montrant la première utilisation en combat de ses missiles de croisière Kalibr, concurrents des Tomahawk américains. Quatre navires de guerre russes ont tiré mercredi 26 missiles de haute précision Kalibr-NK, concurrents des Tomahawk américains, contre les sites du groupe terroriste Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou au président Vladimir Poutine.

"La Flottille de la Caspienne a rejoint mercredi l'aviation russe qui lutte contre les terroristes. Quatre navires ont tiré 26 missiles de croisière embarqués Kalibr qui ont détruit 11 cibles" à une distance de 1.500 kilomètres, a indiqué M.Choïgou. Les missiles ont notamment frappé des usines de production d'obus et d'explosifs, des postes de commandements, des dépôts de munitions, de combustible et d'armes, ainsi que des camps d'entraînement des terroristes.  La mission a été accomplie par la frégate Daghestan (projet 11661K) et les corvettes lance-missiles Grad Sviajsk, Ouglitch et Veliki Oustioug (projet 21631). La frégate Daghestan, le premier navire russe à s'être doté des Kalibr-NK, a été aussi la première à tirer ces missiles contre les terroristes de l'EI.


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Selon un responsable de l'industrie de défense russe, "il s'agit de la première utilisation de ces missiles en combat réel. Les tirs précédents de missiles Kalibr ont eu lieu dans le cadre d'exercices et de tirs d'entraînement". "Les Kalibr ressemblent à peu près aux missiles de croisière embarqués américains Tomahawk. Mais le système russe est plus récent, il comprend des missiles plus variés, y compris supersoniques, antinavires et autres. Les missiles russes ont en outre une plus grande portée", a ajouté le responsable.

 

Le missile de croisière à haute précision Kalibr-NK est destiné aux navires de surface. Selon les militaires, il a une portée d'au moins 2.600 km pour les cibles terrestres et de 350 km pour les cibles navales. La famille des missiles Kalibr (code Otan: SS-N-27 Sizzler) comprend en outre une version pour sous-marins, Kalibr-PL, qui équipent notamment le sous-marin nucléaire K-560 Severodvinsk (projet 885 Iassen). Les forces aériennes russes effectuent, depuis le 30 septembre, des frappes ciblées contre les sites de l'EI en Syrie à la demande du président Bachar el-Assad. Le groupe aérien comprend une cinquantaine d'avions dont des Su-24M, des Su-25 et des nouveaux Su-34 polyvalents.

 

07.10.2015

 

http://fr.sputniknews.com/international/20151007/1018667655/syrie-kalibr-missiles-ei.html


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Vendredi, à Paris, l'entretien bilatéral entre Vladimir Poutine et François Hollande a duré plus d'une heure avant l'ouverture du sommet. Afficher l'image d'origine

  

6 - À Paris, l'ombre de la guerre en Syrie sur la paix en Ukraine

 

Dirigeants français, russe, allemand et ukrainien ont repoussé au-delà de 2015 l'application concrète des accords de Minsk. Depuis plusieurs mois, le dossier russo-ukrainien est régulièrement éclipsé par la guerre en Syrie. Ce fut le cas à la tribune des Nations unies en début de semaine. Ce fut aussi le cas vendredi à Paris où s'est tenu un sommet entre Vladimir Poutine, son homologue ukrainien Petro Porochenko, François Hollande et Angela Merkel. Les deux dossiers, dont les responsables occidentaux assurent qu'ils ne sont pas «directement liés», se sont pourtant fait écho pendant toute la journée. La réunion de l'Élysée, au format dit «de Normandie», avait pour but de dynamiser le processus de paix en Ukraine afin de permettre l'application concrète des accords de Minsk d'ici à la fin de l'année et la levée des sanctions contre la Russie dans la foulée.

 

Le déclenchement des frappes aériennes russes en Syrie, qui a pris de court les Occidentaux, l'a en partie écrasé. Le chaos syrien a été au cœur de l'entretien bilatéral entre Vladimir Poutine et François Hollande, qui a duré plus d'une heure avant l'ouverture du sommet. Officiellement, les deux présidents ont tenté de rapprocher leurs points de vue sur la transition politique en Syrie. La France pose trois conditions à une éventuelle coopération avec la Russie au Levant: que les cibles russes se concentrent sur Daech et non sur les opposants au régime de Bachar el-Assad, que tout soit fait pour assurer la protection des civils et que la transition politique mentionne clairement le départ du président syrien.


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Des critiques contre le choix des cibles russes en Syrie

Il y a huit jours, certaines capitales occidentales comme Berlin se disaient tentées de tendre la main aux Russes pour progresser sur le dossier syrien, où Moscou avait renforcé sa présence militaire, bouleversant ainsi le statu quo. Quitte à faire passer le dossier ukrainien au second rang… L'entrée en action des bombardiers russes en Syrie, qui prennent essentiellement pour cible les opposants à Bachar el-Assad, sous couvert de lutte contre le terrorisme, a, depuis, refroidi leurs ardeurs.

Les grands pays occidentaux et leurs alliés sunnites (Arabie saoudite, Qatar et Turquie) ont durci le ton contre l'opération militaire russe, qualifiée de «nouvelle escalade» qui risque «d'attiser l'extrémisme et la radicalisation» en Syrie. «Nous demandons instamment à la Fédération de Russie de mettre immédiatement fin à ses attaques contre l'opposition et la population civile syrienne et de concentrer ses efforts sur le combat contre Daech», ont écrit les gouvernements de ces pays. Tous s'opposent au maintien au pouvoir de Bachar el-Assad, qualifié de «bourreau» ou de «tyran» et considéré comme le principal responsable de la guerre qui ensanglante le pays.

 

L'Élysée a réitéré vendredi ses critiques contre le choix des cibles russes en Syrie, même si, pour la première fois jeudi, c'est-à-dire à la veille du sommet de Paris sur l'Ukraine, les chasseurs de Moscou ont aussi bombardé Raqa, la capitale de Daech. L'inquiétude des Occidentaux sur le nouveau tournant de la guerre en Syrie est d'autant plus vive que la campagne aérienne russe, annonce le Kremlin, va durer trois ou quatre mois et «s'intensifier».


 


Détourner l'attention

Jusqu'à quel point ce contexte international très lourd a-t-il perturbé le sommet de l'Élysée consacré à l'Ukraine? Désirant capitaliser sur le cessez-le-feu, qui pour la première fois depuis la signature des accords de Minsk en février, est globalement respecté, les parrains français et allemand du processus de paix espéraient faire franchir une étape supplémentaire à la «normalisation» de la situation en Ukraine. Au final, si un accord a été trouvé vendredi soir pour procéder, à partir de ce samedi, à un retrait des armes légères des zones de conflit, la question du retrait des armes lourdes et de la présence des forces russes stationnées en Ukraine reste entière. Le contrôle de la frontière russo-ukrainienne par les autorités de Kiev n'est toujours pas effectif.

 

En outre, l'organisation des élections locales en Ukraine, qui oppose Kiev aux séparatistes, a été reportée au-delà de 2015, ont annoncé vendredi soir les dirigeants français et allemands. «Il est probable, même certain maintenant, que nous irons au-delà de la date prévue du 31 décembre 2015» pour un règlement du conflit, a estimé François Hollande à l'issue du sommet. Quant au président Porochenko, il s'est déclaré vendredi soir «prudemment optimiste». «Il est probable, même certain maintenant, que nous irons au-delà de la date prévue du 31 décembre 2015.»

 

François Hollande :

Les autorités ukrainiennes redoutent que Moscou utilise ce temps et la crise syrienne pour détourner l'attention de l'Ukraine. Elles craignent que les Occidentaux échangent la coopération de Moscou en Syrie contre une levée des sanctions. Encore faudrait-il d'ici là que Vladimir Poutine clarifie ses intentions en Syrie et que les objectifs affichés par le Kremlin dans la région correspondent à ceux des Occidentaux…

 

Par Isabelle Lasserre , Service infographie du Figaro / Mis à jour le 02/10/2015/ Publié le 02/10/2015

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/10/02/01003-20151002ARTFIG00288--paris-un-sommet-pour-parler-paix-en-ukraine-et-guerre-en-syrie.php


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Avis des internautes

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