EVEIL


Publié le 28/08/2016 à 03:13:30
AFRIQUE/ LIBYE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ TERRORISME : une puissance politique et économique africaine incapable de surmonter ses crises (où sont-ils passés ces démocrates qui ont déstabilisé durablement la Libye ?)



 

0.1 – « Libye : Le Parlement libyen refuse d'accorder sa confiance au gouvernement d'union nationale : Les députés libyens ont refusé lundi d'accorder leur confiance au gouvernement d'union nationale (GNA). Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale, mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda, à l'est du pays. Il s'agit d'un coup dur pour le GNA, en quête depuis des mois d'une légitimité susceptible de l'aider à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays et mener à bien l'énorme chantier pour sortir la Libye du chaos dans lequel elle se trouve depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011. Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda (est). Issu d'un accord interlibyen parrainé par l'ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l'échelle de tout le pays, notamment en raison de l'opposition de cette autorité politique rivale.

Sur le plan de la sécurité, le GNA, basé à Tripoli, a toutefois réussi à rassembler des forces en vue de chasser de Syrte (450 km à l'est de Tripoli) l'organisation État islamique (EI). Depuis le début de cette offensive le 12 mai, les forces progouvernementales ont réussi à s'emparer d'une grande partie de la ville. »

 

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0.2 – « Libye/ aux abois, l’État islamique a mené neuf attentats suicide en une journée à Syrte : Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont indiqué mercredi que le groupe jihadiste État islamique (EI) avait mené, mardi, neuf attentats suicide pour tenter de maintenir ses positions dans un quartier qu'il a finalement perdu. Les kamikazes ont utilisé « cinq voitures, une moto et trois ceintures explosives » pour mener leurs attaques suicide, a indiqué le centre de presse des forces du gouvernement libyen d’union nationale GNA . Ces attaques du groupe État islamique avaient pour but de maintenir des positions dans le quartier n°2 de la ville de Syrte,  finalement perdu en fin de journée après des combats qui ont fait neuf morts et 82 blessés parmi les forces pro gouvernementales, selon un bilan communiqué par Rida Issa, porte-parole du centre de presse des forces pro gouvernementales. »

 

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0.3 – « Libye/ Une crise économique aux répercutions de long terme : Les perspectives économiques libyennes dépendent d’une reprise de la production pétrolière qui reste pénalisée depuis 2014 par l’aggravation de la crise sécuritaire et politique dont souffre le pays. La production d’hydrocarbures qui représentait 65 % du PIB en 2014 n’a cessé de se contracter depuis le début de la guerre civile passant de 1,7 Mb/j en 2010 à 0,4 Mb/j en 2015. En 2016, la croissance économique sera caractérisée par une forte volatilité induite par une production pétrolière fluctuante.  Le faible prix du baril de Brent en 2016 limiterait d’autant la contribution des exportations pétrolières à l’activité entrainant une baisse des recettes d’exportations. Les affrontements qui sévissent entre les différentes milices qui se partagent le territoire endommagent de manière durable les infrastructures pétrolières et éloignent les perspectives d’un retour de la production au niveau de 2010. Les difficultés d’approvisionnement et de circulation ainsi que la rareté entrainent un accroissement des pressions inflationnistes sur les biens alimentaires, le prix de l’immobilier ainsi que les transports. « 

 

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© Mahmud Turkia

  

1 - En Libye, le Parlement refuse de voter la confiance au gouvernement d’union

 

Le Parlement libyen, installé à Tobrouk, dans l’est du pays, a refusé lundi 22 août d’accorder sa confiance au gouvernement d’union nationale (GNA) formé sous l’égide de l’ONU, qui a été installé à Tripoli en mars. Sur les 101 membres du Parlement présents (sur un total de 198), 61 députés ainsi que le président de cette instance, Aguila Saleh, ont voté contre la motion de confiance, un seul en faveur et 39 se sont abstenus, selon un communiqué paru sur le site du Parlement.

 

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_ Rivalité entre les gouvernements de Tripoli et de Baïda

Le Parlement est reconnu par la communauté internationale, mais soutient un exécutif rival au GNA, également basé à Baïda, dans l’est du pays. Issu d’un accord interlibyen parrainé par l’ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l’échelle de tout le pays, notamment en raison de l’opposition de cette autorité politique rivale. Le parlement de Tobrouk, qui a fui la capitale en août 2014 lorsqu’elle est tombée aux mains des miliciens de l’Aube libyenne, avait déjà refusé une première fois en janvier d’approuver la composition du GNA.

 

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_ Offensive anti-djihadiste à Syrte

Sur le plan de la sécurité, le GNA, basé à Tripoli, a toutefois réussi à rassembler des forces en vue de chasser de Syrte, ville située à 450 km à l’est, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI). Depuis le début de cette offensive, le 12 mai, les forces progouvernementales ont réussi à s’emparer d’une grande partie de la ville, avec l’aide de forces internationales.

 

LE MONDE/ 22.08.2016 à 17h53/ Mis à jour le 23.08.2016 à 09h33

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/08/22/en-libye-le-parlement-refuse-de-voter-la-confiance-au-gouvernement-d-union_4986430_3218.html


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2 - Le Parlement libyen refuse d'accorder sa confiance au gouvernement d'union nationale

 

Les députés libyens ont refusé lundi d'accorder leur confiance au gouvernement d'union nationale (GNA). Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale, mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda, à l'est du pays. Le Parlement libyen n’a pas accordé sa confiance au gouvernement d'union nationale (GNA) lundi 22 août, selon un porte-parole de cette Assemblée basée dans l'est du pays et proche d'une autorité rivale au GNA, tout en donnant au Premier ministre Fayez al-Sarraj une "dernière chance" pour qu'il propose un nouveau cabinet.


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Il s'agit d'un coup dur pour le GNA, en quête depuis des mois d'une légitimité susceptible de l'aider à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays et mener à bien l'énorme chantier pour sortir la Libye du chaos dans lequel elle se trouve depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011. "La majorité des députés présents à la séance du Parlement aujourd'hui ont refusé d'accorder leur confiance au gouvernement", a déclaré à l'AFP Adam Boussakhra, porte-parole du Parlement. Sur les 101 membres du Parlement présents (sur un total de 198), 61 députés ainsi que le président de cette instance, Aguila Saleh, ont voté contre la motion de confiance, un seul en faveur et 39 se sont abstenus, selon un communiqué paru sur le site du Parlement.

 

Le Parlement, basé à Tobrouk, est reconnu par la communauté internationale mais soutient un exécutif rival, basé à Baïda (est). Issu d'un accord interlibyen parrainé par l'ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le GNA gère les affaires courantes, mais peine à asseoir son autorité à l'échelle de tout le pays, notamment en raison de l'opposition de cette autorité politique rivale. Sur le plan de la sécurité, le GNA, basé à Tripoli, a toutefois réussi à rassembler des forces en vue de chasser de Syrte (450 km à l'est de Tripoli) l'organisation État islamique (EI). Depuis le début de cette offensive le 12 mai, les forces progouvernementales ont réussi à s'emparer d'une grande partie de la ville.

 

Première publication : 22/08/2016/ Texte par FRANCE 24/ Dernière modification : 23/08/2016

 

http://www.france24.com/fr/20160822-libye-parlement-tobrouk-refuse-confiance-gouvernement-union-nationale-gna


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3 - Les forces libyennes reprennent un site stratégique de l’EI à Syrte

 

Les forces libyennes ont annoncé, mercredi, avoir repris un centre de commandement de l’organisation État islamique à Syrte, bastion du groupe jihadiste. Elles se sont également emparées d’un hôpital et du campus universitaire. Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont repris, mercredi 10 août, le centre de commandement de l’organisation État islamique (EI), situé dans le centre de conférence Ouagadougou, à Syrte, fief du groupe jihadiste situé à 450 km à l'est de Tripoli. Elles avaient annoncé plus tôt dans la journée avoir repris le site de l'université ainsi que l'hôpital de la ville côtière. Elles avaient annoncé plus tôt dans la journée avoir repris le site de l'université ainsi que l'hôpital de la ville côtière. Le maire de Syrte, Mokhtar Khalifa, a affirmé jeudi que les forces du GNA avaient libéré 70% de la ville.

 

Les forces gouvernementales étaient entrées le 9 juin à Syrte et avaient réussi à cantonner les jihadistes au centre de Syrte. Pour les soutenir, les États-Unis effectuent depuis début août des frappes aériennes contre des cibles jihadistes de la ville. Selon le Washington Post, les troupes américaines travaillent de concert avec les Britanniques à Syrte, aident à coordonner les frappes aériennes et fournissent du renseignement à leurs partenaires. Le mois dernier, trois militaires français ont péri dans un accident d'hélicoptère en Libye où ils effectuaient une mission de renseignement, confirmant pour la première fois la présence de soldats français dans ce pays. La presse italienne évoque pour sa part depuis plusieurs mois la présence de quelques dizaines de soldats des forces spéciales italiennes, ce que les autorités démentent régulièrement.

 

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_ "Pas besoin de troupes étrangères sur le sol libyen"

Dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera, le Premier ministre du GNA, Fayez al-Sarraj, a cependant réaffirmé que son gouvernement n'avait "pas besoin de troupes étrangères sur son sol". "J'ai demandé seulement l'intervention avec des attaques aériennes américaines qui doivent être très chirurgicales et limitées dans le temps et dans les zones géographiques", a-t-il dit. La campagne pour la reprise de Syrte a été lancée en mai dernier par les forces qui soutiennent le gouvernement d'accord national (GNA) de Fayez Seraj, soutenu par les Nations unies.

 

Selon le porte-parole du centre de presse du GNA, la libération totale de Syrte sera annoncée une fois repris un certain nombre de secteurs de la ville encore aux mains des jihadistes. "Il reste les quartiers résidentiels 1, 2 et 3 ainsi qu'un complexe de villas près de la mer", a-t-il dit à l'AFP. Face au chaos dans lequel se trouve la Libye depuis la révolte ayant mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le GNA cherche à asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire et relancer le secteur pétrolier, vital pour l'économie.

 

Avec AFP et Reuters/ Première publication : 10/08/2016/ Vidéo par FRANCE 24 / Texte par FRANCE 24 / Dernière modification : 11/08/2016

 

http://www.france24.com/fr/20160810-forces-libyennes-reprennent-site-strategique-ei-syrte-etats-unis-frappes-aeriennes


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4 - Pacifier la Libye : le pari fou du Premier ministre Fayez al-Sarraj

 

Il a déjà convaincu les autorités libyennes non reconnues basées à Tripoli de lui céder la place. Mais le Premier ministre Fayez al-Sarraj ne compte pas s'arrêter là. Sa mission : pacifier la Libye. Nom : Fayez al-Sarraj. Âge : 56 ans. Profession : Premier ministre du gouvernement d'union libyen depuis fin 2015. Mission : pacifier la Libye en proie au chaos. Fait d’armes : est sorti de l'ombre en débarquant le 30 mars d'un navire militaire libyen à Tripoli, bravant l'hostilité des autorités qui faisaient la loi dans la capitale depuis août 2014. En une semaine, Fayez al-Sarraj a réussi à lancer les premiers pas de "la réconciliation et du règlement de la crise sécuritaire et économique", l'objectif qu'il s'était fixé en arrivant dans la capitale.

 

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_ Perpétuer la tradition familiale

Cet homme de haute stature, élégant et moustachu, n'est pas inconnu à Tripoli même s'il n'a rejoint la politique qu'en juin 2014. Il y est en effet né en 1960 au sein d'une grande famille aisée, propriétaire de commerces et de vastes terrains. Son père, Mostafa al-Sarraj, a notamment été l'un des pères fondateurs de l'État, au lendemain de l'indépendance en 1951. C'est son élection en 2014 au Parlement qui lui a permis de perpétuer la tradition d'une famille impliquée de longue date dans la vie sociale et politique du pays. Mais deux mois après son élection, une coalition de milices, Fajr Libya (Aube de la Libye), prend le contrôle de Tripoli. Le gouvernement et le Parlement nouvellement élu sont contraints de prendre la fuite pour se réfugier dans l'est du pays. Fayez al-Sarraj s'exile ainsi à Tobrouk, où siège depuis le Parlement, et, dans un contexte très tendu, il envoie son épouse et ses trois filles résider à l'étranger.


En décembre 2015, cet architecte de formation est désigné chef d'un cabinet d'union nationale, dont la formation a été appuyée par la communauté internationale effrayée par la progression de l'organisation État islamique (EI) dans le pays. Et ce, en vertu d'un accord signé au Maroc sous l'égide de l'ONU par certains députés des deux Parlements rivaux.

 

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_ Un leadership en gestation

Coincé à Tunis, il force le destin en débarquant à Tripoli et réussit à obtenir le ralliement successif des autorités économiques et politiques, comme la Banque centrale et la compagnie nationale pétrolière, ainsi que celui de municipalités de villes de l'Ouest et du Sud libyens, tout en espérant convaincre le "gouvernement" rival implanté dans l'Est, à Tobrouk. Jusqu’ici en vain, puisque le gouvernement d'union dirigé par Fayez al-Sarraj a été approuvé par une courte majorité des députés du Parlement non reconnu par la communauté internationale, mais il faut encore un vote solennel pour qu'il soit pleinement légitimé.

 

Il est "encore trop tôt pour dire si cette phase de consolidation va durer, mais Fayez al-Sarraj, un peu à la surprise générale, a lancé un signal très fort [...] en débarquant à Tripoli depuis la Tunisie", explique Silvia Colombo, spécialiste de la Libye auprès de l'Institut des Affaires internationales à Rome. "Ce geste semblait impossible compte tenu de la situation sécuritaire mais aussi de la part d'un homme qui, jusqu'à présent, n'a jamais vraiment été un leader", précise-t-elle.

 

Son leadership politique "est encore toutefois très fragile", avertit l'experte, tant que son gouvernement n'aura pas obtenu le vote de confiance de Tobrouk. Avant de se lancer en politique, Fayez al-Sarraj avait réussi dans le commerce, poursuivant là encore une tradition familiale. Il avait auparavant passé plusieurs années dans le secteur public, dans les secteurs de la sécurité sociale et des projets publics du BTP. Salim Ben Hemeda, architecte et ami de jeunesse du Premier ministre, le décrit comme "un homme d'une gentillesse extrême, doux, poli et toujours à l'écoute des autres avec patience et respect". "Cela dit, sa bonté ne l'empêche pas d'être ferme et de dire ce qu'il pense", témoigne-t-il.

 

Avec AFP/ Première publication : 08/04/2016/ Texte par FRANCE 24 / Dernière modification : 08/04/2016

 

http://www.france24.com/fr/20160408-libye-premier-ministre-fayez-al-sarraj-gouvernement-tripoli-tobrouk


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5 - Frappes américaines en Libye, une opération à durée illimitée et potentiellement illégale ?

 

Après l'annonce par le gouvernement libyen soutenu par l'ONU du lancement de frappes aériennes militaires sur les positions de Daesh en Libye, les médias américains s'inquiètent d'une escalade qui pourrait étendre le conflit à d'autres régions. Alors que l'Italie a annoncé mettre à disposition des Etats-Unis sa base aérienne de Sigonella en Sicile afin que ces derniers puissent lancer leurs raids aériens vers la Libye, les américains s'engagent dans une opération dont on ne sait pas encore l'envergure qu'elle prendra.

 

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_ Une intervention à durée illimitée

Le lundi 1er août, le chef du gouvernement libyen d'Union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj a annoncé que les Etats-Unis avaient, à la demande de son gouvernement, commencé à mener des frappes aériennes contre des positions de l'Etat islamique dans son fief de Syrte. Il précise que ces bombardements «interviennent dans un cadre limité dans le temps», soulignant qu'ils n'iront pas au-delà de «Syrte et sa banlieue». Pourtant, un membre de l'administration américaine a affirmé aux médias que le Pentagone se préparait à une campagne de longue durée.

 

Ainsi, l'attaché de presse du Pentagone Peter Cook a déclaré : «Nous voulons frapper l'Etat islamique partout où il sera et la Libye est l'un de ces endroits», ajoutant que les frappes aériennes «continueront aussi longtemps que [le gouvernement libyen] le souhaite» et que «à cet instant précis, il n'y a pas de date de fin prévue». 

 

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_ Une guerre potentiellement illégale...

Lors de la conférence de presse du Pentagone le 1er août, lorsque Nancy Youssef du Daily Beast a demandé à Peter Cook si la guerre en Libye était «légale», ce dernier a répondu en citant un décret controversé du Congrès, vieux de 15 ans, autorisant l'utilisation de la force militaire, adopté dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001. Cette résolution, prénommée AUMF [Authorization for Use of Military Force Against Terrorists] autorise l'usage de la force militaire contre les organisations qui ont «prévu, autorisé, commis ou aidé les attaques terroristes du 11 septembre». D'abord invoquée par George Bush, puis par Barack Obama, la résolution a permis de justifier des actions militaires en Irak, au Yémen, en Somalie, en Syrie, et dans de nombreux autres pays.

 

L'administration a fait valoir que la résolution AUMF 2001 s'appliquait également à la guerre contre l'Etat islamique. Plusieurs membres du Congrès, y compris le colistier de Hillary Clinton, le sénateur Tim Kaine, ont fait valoir que l'administration devait demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre sa guerre contre Daesh. Le sujet a fortement divisé les parlementaires américains. Selon le magazine d'investigation en ligne The Intercept, connu notamment pour servir de plateforme à la présentation des documents sur la NSA révélés par Edward Snowden, les Etats-Unis auraient ignoré tous les obstacles juridiques possibles empêchant un bombardement de la Libye.

 

En effet, en 2011, Washington a lancé sa campagne en Libye même après que son autorisation a été rejetée par le Congrès. La Maison Blanche a même remis un rapport au Congrès faisant valoir que la campagne de bombardement américaine en Libye n'était pas officiellement une opération «hostile», mais «nécessaire» en vertu de la Loi sur les pouvoirs de guerre. Cette résolution étend la limite des conflits non autorisés à 180 jours au lieu de 60.

 

2 août 2016, 19:11 /

 

https://francais.rt.com/international/24679-libye-medias-americains-reconnaissent-guerre-interminable 


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6 - Le Canada n'écarte pas une intervention en Libye contre l'État islamique

 

Le Canada pourrait intervenir militairement en Libye si la menace que fait planer le groupe armé État islamique (EI) sur la région continue à grandir. C'est ce que le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a réitéré mercredi lors de la période de questions au Sénat. Il a signalé que le Canada participait aux discussions visant à « déterminer l'ampleur de la menace » et que « des décisions seront ensuite prises en ce qui a trait à la contribution que nous ferons ».

 

Le ministre Sajjan n'a pas précisé quelle forme pourrait prendre la contribution canadienne, citant des raisons de « sécurité opérationnelle ». Il a toutefois insisté sur le fait que la coalition devait ébaucher un plan à long terme, et qu'il fallait aussi travailler sur le front diplomatique pour régler le problème. Car le groupe armé État islamique a profité du chaos dans lequel la Libye a été plongée après la chute du régime de Mouammar Kadhafi pour étendre ses tentacules, a soutenu M. Sajjan.

 

Des membres de la branche libyenne du groupe armé État islamique ont décapité mercredi 12 policiers après avoir brièvement pris le contrôle du quartier général des forces de l'ordre dans la ville de Sabratha, dans l'ouest du pays. La semaine dernière, les États-Unis ont mené des frappes aériennes en territoire libyen, tuant des dizaines de militants à Sabratha en plus de deux otages serbes enlevés l'an dernier.

 

Publié le mercredi 24 février 2016/ La Presse Canadienne

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2016/02/24/008-canada-intervention-militaire-libye-etat-islamique.shtml


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7 - Libye : économie, perspectives politique et sociale  

 

_ Population 6,2 millions

_ PIB par habitant 6671 $US

 

_ Principaux Indicateurs économiques

 

 

2013

 2014

2015 (p)

2016 (p)

Croissance PIB (%)

-13,6

-24,0

-6,4

-6,0

Inflation (moyenne annuelle) (%)

2,6

2,8

8,0

9,2

Solde budgétaire / PIB (%)

-4,0

-43,5

-79,1

-63,4

Solde courant / PIB (%)

-0,2

-26,5

-69,4

-56,6

Dette publique / PIB (%)

3,3

39,3

50,5

46,5

 

(p) Prévisions

 

 

_ POINTS FORTS

. Importance des réserves de pétrole et de gaz (estimées respectivement à 76 et 94 années de production « normale »).

 

 

_ POINTS FAIBLES

. Economie très peu diversifiée, essentiellement tributaire du secteur des hydrocarbures.

. Transition politique très incertaine et problèmes sécuritaires critiques. 

. Environnement des affaires très difficile.

. Insuffisante modernisation de l’économie et du secteur bancaire.

 

 

_ Appréciation du risque

_ Le pays tombe progressivement dans le chaos malgré un accord le 6 décembre

Depuis la chute, fin août 2011, du régime du colonel Kadhafi, la situation politique en Libye est instable. Le chaos sécuritaire s’est récemment doublé d’une crise institutionnelle suite à l’invalidation par la Cour suprême de Libye de l’élection de la Chambre des représentants. La Libye est depuis régie par deux gouvernements et deux parlements. D’une part, la Chambre des Représentants (CDR), reconnue par la communauté internationale siège à Tobrouk, dans l’extrême est du pays.

 

De l’autre, le Congrès Général National (CGN), sous la coupe de la coalition des Forces Aube de la Libye « Fajr Libya », garde le contrôle de Tripoli. Le pays est également traversé par la menace djihadiste suite à la prise de position de Daech dans la province de Syrte. Ce dernier, qui entend faire de la Libye sa zone de repli à mesure que les frappes s’intensifient en Irak et en Syrie, contrôle près de 25 % du territoire et constitue une menace pour l’unité du pays. Après plusieurs tentatives de dialogue avortées sous l’égide des Nation Unies, les deux gouvernements sont parvenus à un accord le 6 décembre à Tunis.

 

Cet accord devrait permettre la création d’un gouvernement de transition. La désignation d’un premier ministre serait à la charge d’un comité de dix personnes, dont cinq seraient issues du CGN et cinq autres de la CDR. De mêmes deux vice-présidents issus des deux formations devrait accompagner la formation du gouvernement de transition. Bien que cet accord semble être un premier pas vers une solution à la crise libyenne, la Libye reste un territoire morcelé entre des zones de non droit, des parties sous influence tribale et la multiplication des milices.

 

 

 

_ Une crise économique aux répercutions de long terme

Les perspectives économiques libyennes dépendent d’une reprise de la production pétrolière qui reste pénalisée depuis 2014 par l’aggravation de la crise sécuritaire et politique dont souffre le pays. La production d’hydrocarbures qui représentait 65 % du PIB en 2014 n’a cessé de se contracter depuis le début de la guerre civile passant de 1,7 Mb/j en 2010 à 0,4 Mb/j en 2015. En 2016, la croissance économique sera caractérisée par une forte volatilité induite par une production pétrolière fluctuante.

 

 Le faible prix du baril de Brent en 2016 limiterait d’autant la contribution des exportations pétrolières à l’activité entrainant une baisse des recettes d’exportations. Les affrontements qui sévissent entre les différentes milices qui se partagent le territoire endommagent de manière durable les infrastructures pétrolières et éloignent les perspectives d’un retour de la production au niveau de 2010. Les difficultés d’approvisionnement et de circulation ainsi que la rareté entrainent un accroissement des pressions inflationnistes sur les biens alimentaires, le prix de l’immobilier ainsi que les transports.

 

Ces pressions généralement atténuées par les subventions gouvernementales élevées sur la nourriture, le carburant et l'électricité pourraient voir leur poids s’accroitre si la réforme des subventions envisagée par la banque centrale venait à être appliquée.

 

 

 

_ Déficits jumeaux abyssaux et renforcement du risque souverain

Après avoir cumulé d’importantes réserves financières, la Libye fait désormais face à de graves déficits budgétaires. L’extrême dépendance des finances publiques à l’égard du secteur des hydrocarbures a entrainé un effondrement des recettes budgétaires à mesure que la production de pétrole diminuait. Dans un contexte de bipolarisation politique, la banque centrale est restée en charge de la politique budgétaire et monétaire du pays allouant à chacun des gouvernements une partie des ressources financières disponibles.

 

Face à la baisse des recettes, la banque centrale continue de financer ce qui reste des institutions et services publics en puisant dans les importantes réserves de change accumulées sous le régime de Kadhafi. Cependant les réserves libyennes s’amenuisent rapidement passant de 111 Mds en 2012 à moins de 40 Mds en 2016 d’après les projections du FMI. Des mesures seraient envisagées par la banque centrale dans le but de réduire le poids des dépenses budgétaires dont une réforme du système de subventions en 2016. Mais ces mesures ne seront pas sans conséquences sur le niveau de vie des ménages fortement éprouvé par la crise politique et sécuritaire.

 

Le recours à l’endettement auprès des banques commerciales a conduit à une augmentation significative du niveau de dette publique. Le risque souverain est d’autant plus important que l’endettement croît alors que les réserves s’effondrent. Les fonds de la Libyan Investment Authority, estimés à 67 milliards de dollars en 2015 ont quant eux été gelés par le conseil de sécurité de l’ONU dans l’attente d’une solution à la crise politique.

 

La baisse de la production de pétrole, le faible prix du baril de Brent et la difficulté d’accès aux zones portuaires ont entrainé une baisse des recettes d’exportation de 60 Mds USD en 2012 à 5 Mds USD en 2015 alors même que les besoins en biens importés restaient inchangés. Les dommages causés aux installations pétrolières ne devraient pas permettre une reprise des exportations à moyen terme. Aussi, on s’attend à ce que le déficit du compte courant se prolonge dans les années à venir.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Libye

 

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8 - Libye : Données Générales, économie et perspectives

 

_ Données générales :

. Capitale : Tripoli

. Prévision de croissance du PIB : 2,0% en 2016

. Stocks d'IDE : 17 762 millions USD en 2015



 

_ Présentation

_ Conjoncture économique

La Libye est un pays riche en ressources pétrolières et gazières, mais secoué par des tensions politiques et une insécurité accrue. La guerre civile, puis la transition politique chaotique pèsent lourdement sur la croissance. Après s'être très fortement contracté en 2011, le PIB a enregistré en 2014 une nouvelle baisse d'environ 10%. Alors que les prévisions du FMI étaient optimistes, le PIB a continué sa dégringolade (-6%) en 2015.

 

En effet, la situation sécuritaire s’est largement détériorée, l’Etat islamique a progressé et s’est installé à Syrte. En outre, la Libye est le point de départ des migrants d’Afrique subsaharienne qui cherche à rejoindre l’Europe, au prix de fréquentes tragédies. Le FMI prévoit une nouvelle contraction de l'économie libyenne en 2016, mais à un rythme moins marqué qu'en 2015.

Depuis 2014, la Libye est écartelée entre deux parlements rivaux qui ne se reconnaissent pas mutuellement. Cela a débouché sur un affrontement armé. Le parlement issu d’élections reconnues par la communauté internationale est installé à Tobrouk. Il est majoritairement constitué de libéraux, de nationalistes et d’anciens cadres de Kadhafi. Pour l’autre parlement, installé à Misrata et où les islamistes sont majoritaires, un retour au régime précédent est inenvisageable. La Libye connaît également des fractures ethniques et les ingérences internationales compliquent une sortie de crise.

 

Début 2016, l'ONU a négocié un accord de paix entre les factions rivales, qui a ouvert la voie à un gouvernement d'unité, le «gouvernement d'entente nationale (GNA)». Reste à voir à quel point la GNA sera en mesure d’exercer le contrôle effectif sur le terrain dans l'environnement politique et sécuritaire actuellement fracturé. La Libye est fortement dépendante des hydrocarbures, qui représentent l'essentiel des exportations. Ses capacités ont fortement diminué, la production journalière de 2015 représentant le quart de celle de 2011. Auparavant, la Libye disposait d’importantes réserves financières, mais elles s’amenuisent. Ainsi, le déficit budgétaire a dépassé 60% du PIB en 2015.

 

Les projets d’investissements ont donc été gelés, les subventions ont diminué et les salaires sont payés en retard. L’inflation a augmenté notablement en 2015. Si la banque centrale poursuit les réformes limitant les subventions, la hausse des prix des produits courants risque d’être difficilement soutenable pour la population. Parmi les défis auxquels fait face le pays, figurent son unité politique, sa diversification économique, la lutte contre la corruption, le développement du secteur bancaire et le renforcement de ses institutions.

L'insécurité rend les conditions de vie en Libye difficiles et pousse à l'émigration. De nombreuses infrastructures déjà déficientes sont détruites, compliquant l'accès à l'eau et à l'électricité. Un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, et le taux de chômage est très élevé.

 

 

_ Principaux secteurs d'activité

L'économie de la Libye dépend principalement des revenus du secteur pétrolier, qui compose la quasi-totalité des exportations et environ 70% du PIB. Avant la guerre civile de 2011 le pays était le quatrième producteur de pétrole du continent africain. Il est doté en effet de plus de 40% des réserves africaines et de 3% des réserves mondiales. La Libye qui était le deuxième exportateur d'or noir d'Afrique jusqu’en 2011, voit sa production chuter de plus en plus. Selon des estimations, entre 2013 et début 2016, le pays a subi une baisse de 68 milliards de dollars de ses revenus pétroliers, suite à une hausse de l'instabilité politique et sécuritaire qui a quasiment paralysé son industrie pétrolière.

 

Le secteur de la construction, du fait de la guerre civile, est un secteur en plein essor. Les autres industries du pays sont la transformation des aliments, le textile, les travaux d'artisanat et le ciment. Le secteur secondaire dans son ensemble contribue à 78,2% du PIB et emploie environ un tiers de la population active.

L'agriculture emploie environ 15% de la population active et représente 2% du PIB. Le pays produit principalement du blé, de l'orge, des olives, des dattes, des agrumes, des légumes, des arachides, du soja et pratique l'élevage de bétail. Cependant, des conditions climatiques arides et des sols pauvres limitent sévèrement la production. La croissance de la population a causé ces dernières années une hausse importante de la consommation alimentaire. Ainsi, 75% des produits alimentaires consommés en Libye sont importés.

 

 

 

_ Commerce extérieur

La Libye a stoppé son développement en 2011 sous l'effet de la guerre civile. Le conflit a donné un coup d'arrêt aux exportations, notamment de pétrole. De plus, les sanctions économiques et commerciales imposées par les pays occidentaux à la Libye avant la chute du colonel Kadhafi ont considérablement freiné les échanges. Le pays a progressivement redémarré mais la confusion politique et les tensions sur le terrain empêchent la reprise économique et l'accroissement des échanges commerciaux.

La production d’hydrocarbures a fortement chuté ces dernières années, ce qui pénalise les exportations. Ce problème est renforcé par la chute des cours mondiaux du pétrole qui s’est accélérée en 2015. Les exportations d’hydrocarbures mettront probablement du temps à repartir, les conflits ayant endommagées les infrastructures de production. Les recettes d’exportations seraient passées de 60 milliards USD en 2012 à 5 milliards en 2015. En outre, la Libye doit juguler les exportations illégales d’hydrocarbures.

La Libye est traditonnellement un membre actif de l'UMA (Union du Maghreb Arabe). Le panier des exportations de la Libye n'est pas du tout diversifié puisqu'il s'agit à 95% d'exportations liées à l'industrie pétrolière. Les trois principaux clients sont l'Italie, la France et la Chine. Les trois principaux fournisseurs de la Libye sont la Turquie, la Chine et l'Italie. Les produits principalement importés sont le fer et l'acier, les machines industrielles, les véhicules, les céréales, ainsi que d'autres produits alimentaires.

 

Plus d'informations sur la page "How to Export to Libya" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

http://www.lemoci.com/fiche-pays/libye/

 

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9 - Trois membres de la DGSE tués en Libye, le gouvernement libyen proteste

 

Le ministère de la défense a annoncé, mercredi 20 juillet, que trois militaires français avaient été tués en « service commandé » en Libye. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a salué « le courage et le dévouement de ces militaires engagés au service de la France, qui accomplissent, tous les jours, des missions dangereuses contre le terrorisme ». Le gouvernement libyen d’union nationale a accusé Paris de « violation » de son territoire, mercredi soir. Rien ne « justifie une intervention » sans que le pouvoir libyen en soit informé, a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook. Le GNA s’est dit « mécontent de l’annonce du gouvernement français concernant la présence française dans l’est de la Libye ».

 

Les trois sous-officiers, membres du service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) selon une source française haut placée, sont morts dans un « accident d’hélicoptère » en Libye, a déclaré mercredi matin François Hollande. La France mène « des opérations périlleuses de renseignement », a-t-il ajouté, après l’annonce de la mort de ces trois soldats par le ministère de la défense. « La Libye connaît également une instabilité dangereuse. C’est à quelques centaines de kilomètres seulement des côtes européennes. (…) Trois de nos soldats qui étaient justement dans ces opérations viennent de perdre la vie dans le cadre d’un accident d’hélicoptère. Je leur rends hommage aujourd’hui devant vous », a déclaré le chef de l’Etat depuis le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

 

Les militaires auraient été tués dimanche 17 juillet près de Benghazi, quand une milice qui se fait appeler « brigade de défense de Benghazi », une milice islamiste; a annoncé avoir abattu l’hélicoptère dans lequel les militaires se trouvaient.

 

 

_ Hélicoptère de fabrication russe

La Chambre des opérations pour la libération d’Ajdabya, un groupe armé lié à la Brigade de défense de Benghazi, avait affirmé, dès dimanche, avoir abattu l’appareil et a mis en ligne lundi, sur les réseaux sociaux, des images du crash, en évoquant la présence à bord de deux Français, un Jordanien et un Libyen. L’appareil filmé, un hélicoptère d’attaque de fabrication russe, appartient aux forces du général Khalifa Haftar, les seules à en disposer dans ce secteur. Ce que confirment une source officielle française et un officier proche du général Haftar joints par Le Monde. En revanche, si la première évoque un crash, « au regard des images de l’hélicoptère, certainement causé par un tir de SA-7 (missile sol-air) », la seconde assure : « Notre hélicoptère a eu une panne technique. Il y avait à bord trois Français qui viennent pour nous aider avec des renseignements sur les djihadistes et trois soldats de l’armée libyenne. »

 

Cet incident confirme en tout cas la très discrète coopération militaire occidentale avec les forces dirigées par Khalifa Haftar, à la tête d’une coalition anti-islamiste qui s’oppose aux milices islamistes et djihadistes dans l’est du pays ainsi qu’au gouvernement d’union nationale, installé à Tripoli. Bien qu’officiellement la communauté internationale ne reconnaisse que le gouvernement d’union nationale, « depuis environ six mois, des soldats sont avec les forces du général Haftar pour y effectuer du renseignement de proximité, précise la source française précédemment citée. L’objectif est de comprendre ce qui se passe sur le terrain et de réduire l’Etat islamique et ses alliés à Benghazi et Derna. Ils sont au plus près du théâtre des opérations, mais ils ne participent pas aux combats. »

 

« L’Armée nationale libyenne (ANL) commandée par Haftar est l’embryon le plus sérieux de la future armée réunifiée. Il est normal de commencer à la cultiver », ajoute une source une source militaire française. Nous n’étions ni les seuls ni les premiers à arriver à Benghazi. Les Américains étaient là avant nous ». Enfin, ce contact conteste l’idée que seule la présence française explique les soudaines percées militaires en février de Haftar à Benghazi contre les fiefs islamistes de Benghazi. Des percées qui ont contribué à durcir l’attitude d’obstruction de Haftar à l’égard du gouvernement d’union nationale de Faïez Sarraj (qu’il refuse de reconnaître). Selon cette source, ces avancées militaires s’expliquent aussi par un actif soutien militaire de l’Egypte et des Emirats arabes unis.

 

 

_ Tensions

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a d’ailleurs confirmé, tôt mercredi matin sur France Info, la présence de ces forces spéciales en Libye. Sans préciser auprès de qui elles combattent. Le Quai d’Orsay préconisant un soutien à l’armée loyaliste, dont Haftar réclame la direction mais qu’il n’a pour l’instant pas obtenue. « Les forces spéciales sont là, bien sûr, pour aider et faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes. » La présence de forces spéciales françaises à Benghazi a suscité des tensions avec certains partenaires européens. Ceux-ci estiment qu’un tel soutien au général Haftar compromet le processus politique de réconciliation nationale.

 

Homme fort de la Cyrénaïque (Est libyen), nommé chef de l’armée nationale libyenne (ANL) par le gouvernement replié à El-Baïda et Tobrouk (Est) après avoir été expulsé de Tripoli lors de l’éclatement de la guerre civile de l’été 2014, le général Haftar bloque de facto la mise en place du gouvernement d’union nationale de Faïez Sarraj, activement soutenu par les Occidentaux et les Nations unies. Sous pression de ses amis, le Parlement de Tobrouk a en effet échoué à se réunir pour voter l’investiture au gouvernement de M. Sarraj.

 

 

_ Intransigeance du général Haftar

Cette absence de vote a fragilisé l’assise juridique du gouvernement de M. Sarraj. L’obstruction du général Haftar s’explique par le fait que l’accord du 17 décembre 2015, signé à Skhirat, au Maroc, sous les auspices de l’ONU, et dont est issu le gouvernement de Sarraj, comporte une clause rendant possible l’éviction du général de son haut-commandement militaire. Les Nations unies avaient introduit cette disposition pour arracher le ralliement à l’accord du camp de l’Ouest – l’ex-bloc politico-militaire de Fajr Libya (Aube de la Libye) –, engagé depuis l’été 2014 dans une guerre ouverte contre le général Haftar.

 

Selon les observateurs de la scène politico-militaire libyenne, l’intransigeance du général Haftar à l’égard du processus initié par les Nations unies – il refuse de rencontrer Martin Kobler, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye – a été renforcée par ses percées militaires à Benghazi, son principal champ de bataille. Fin février, il a en effet délogé de certains quartiers de la ville les combattants du Conseil de la choura révolutionnaire de Benghazi, soutenu par les factions anti-Haftar de Misrata et de Tripoli. La coïncidence entre l’arrivée des forces spéciales françaises et les gains militaires du général Haftar a été jugée problématique par certains diplomates.

 

Si le général affirme mener le combat contre les « terroristes et les extrémistes », il tend en effet à ranger sous ce label l’ensemble de ses adversaires, dont certains ne sont pas spécialement liés à la mouvance djihadiste. « L’aide des forces spéciales françaises à Haftar renforce les obstacles entravant le processus politique », se plaignait en mars un diplomate européen. Car, en réaction, les milices de l’Ouest anti-Haftar ayant rallié le gouvernement Sarraj tendent à renforcer leur influence sur une équation politique visant pourtant officiellement a faire émerger un pouvoir civil au détriment des brigades armées. « Le résultat, c’est le renforcement des milices », regrettait ce diplomate. Selon ce dernier, M. Sarraj aurait exprimé son irritation à l’égard du jeu français à Benghazi auprès du général Haftar.

 

 

_ Les forces américaines également présentes à Benghazi

En fait, les Français ne sont pas les seuls Occidentaux à aider le général Haftar contre les réseaux djihadistes de la métropole de l’Est libyen. Le Washington Post avait révélé, le 12 mai, que les forces spéciales américaines étaient également présentes à Benghazi. Tout comme elles opèrent à Misrata dans l’ouest de la Libye, une région dominée par les factions anti-Haftar. Là, elles ont été rejointes par des éléments britanniques pour aider la coalition de milices de l’Ouest, ralliées au gouvernement de M. Sarraj, dans leur offensive déclenchée le 12 mai contre Syrte (225 km à l’est), où l’EI a établi sa place forte en Afrique du Nord.

 

Une quinzaine de membres de forces spéciales britanniques et américaines sont à l’œuvre pour « aider dans la surveillance et l’identification des cibles », avait confié à la mi-juin au Monde Mohamed ­Al-Gasri, le porte-parole de l’offensive anti-EI, dont le quartier général est à Misrata. Les forces américano-britanniques jouent notamment un rôle important dans la destruction des voitures suicide fonçant vers les forces assaillantes qui font le siège de la ville.

 

En étant déployées à Misrata comme à Benghazi, les forces spéciales occidentales contribuent à n’en pas douter à saper le potentiel de l’EI dans ces zones. Mais elles consolident simultanément deux blocs rivaux (les milices de l’ouest gravitant autour de Misrata d’un côté, les forces du général Haftar à l’est de l’autre) qui, une fois la menace de l’EI affaiblie, risquent de reprendre un combat qui les avait déjà opposés il y a deux ans. Soit précisément l’objectif inverse à celui recherché par le processus des Nations unies engagé au Maroc fin décembre 2015.

 

LE MONDE/ 20.07.2016/ Mis à jour le 21.07.2016/ Par Cyril Bensimon, Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) et Madjid Zerrouky

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/07/20/trois-militaires-francais-tues-en-libye_4972142_3210.html

 

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10 - Libye : aux abois, l’État islamique a mené neuf attentats suicide en une journée à Syrte

 

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont indiqué mercredi que le groupe jihadiste État islamique (EI) avait mené, mardi, neuf attentats suicide pour tenter de maintenir ses positions dans un quartier qu'il a finalement perdu. Les kamikazes ont utilisé « cinq voitures, une moto et trois ceintures explosives » pour mener leurs attaques suicide, a indiqué le centre de presse des forces du gouvernement libyen d’union nationale GNA . Ces attaques du groupe État islamique avaient pour but de maintenir des positions dans le quartier n°2 de la ville de Syrte,  finalement perdu en fin de journée après des combats qui ont fait neuf morts et 82 blessés parmi les forces pro gouvernementales, selon un bilan communiqué par Rida Issa, porte-parole du centre de presse des forces pro gouvernementales. Alors que les forces pro-GNA avançaient vers un des derniers quartiers où sont retranchés les jihadistes, un homme a fait exploser son véhicule à une dizaine de mètres d’un rassemblement de soldats et de journalistes. Plusieurs personnes ont été blessées, selon un photographe de l’AFP.

 

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_ Les jihadistes abandonnent plusieurs positions

Les forces du GNA, qui tentent au travers de cette opération militaire déclenchée le 12 mai de reprendre Syrte, fief du groupe État islamique, avaient annoncé mardi avoir repris l’un des derniers secteurs tenus par les jihadistes. La semaine dernière, elles avaient repris le quartier général de l’EI situé dans le centre Ouagadougou, un imposant bâtiment érigé par l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi pour accueillir des sommets et conférences. Aidées par les bombardements aériens des États-Unis – 48 frappes depuis le 1er août selon le commandement américain en Afrique -, les forces du GNA ont enregistré plusieurs victoires majeures ayant permis de chasser les jihadistes de leur QG, au centre-ville, de l’université puis du bâtiment de la radio.

 

17 août 2016 à 17h44 / Par Jeune Afrique avec AFP

 

http://www.jeuneafrique.com/349894/politique/libye-aux-abois-letat-islamique-a-mene-neuf-attentats-suicide-journee-a-syrte/


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