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Publié le 18/09/2016 à 04:07:19
MONDE/ DROGUES/ CRIMES ET NARCOTRAFIC : comment mettre fin à la puissance des cartels et des criminels de la drogue ?



 

0.1 – « Cocaïne : de plus en plus de saisies en Afrique de l’Ouest, zone majeure du trafic de drogue : Dans un rapport publié jeudi, un organe spécialisé des Nations unies a indiqué que l'Afrique reste une importante zone de transit de cocaïne à destination d'autres parties du monde. Sa région Ouest a connu une hausse des saisies de cette drogue ces dernières années. « Le trafic de cocaïne passant par l’Afrique semble se développer de nouveau et on note des indices d’augmentation du trafic à destination de l’Asie et du Moyen-Orient » notamment, a indiqué, le 23 juin, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2016 sur les drogues, présenté lors d’une conférence de presse à Dakar. Ce rapport confirme une « importance croissante de l’Afrique de l’Ouest comme zone de transit », indiquant par ailleurs que sur la période 2009-2014, « la proportion totale de saisies de cocaïne » dans cette région « a augmenté de 78 % ». »

 

Résultat de recherche d'images pour  Sept tonnes de cannabis saisies dans trois véhicules, le 18 octobre 2015, et rapportés au siège de la direction nationale du renseignement des douanes et enquêtes (DNRED) à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).


0.2 – « La liste noire du président philippin : Le président philippin Rodrigo Duterte accélère encore sa lutte contre la drogue. Dans un discours dimanche, il a dressé une liste de 160 personnes impliquées, selon lui, dans le trafic. Parmi ces coupables désignés, on trouve des juges, des parlementaires, en poste ou non, des maires et des élus locaux, mais aussi des militaires et des policiers, dont certains à la retraite. Personne n'y échappe, pas même les amis de celui qu'on surnomme le «Trump asiatique». Le président, peu enclin aux méthodes douces, a immédiatement exigé la suspension de leur permis de port d'armes et la suppression de leurs gardes du corps, les incitant fortement à se rendre. Et de préciser: «Si vous montrez le moindre signe de résistance, je dirai à la police «tuez-les!»». Ces menaces ne sont pas en l'air. Depuis l'intronisation de Duterte, plus de 800 personnes soupçonnées d'avoir fait partie du réseau ont été tuées, abattues par la police ou par de simples «citoyens» encouragés par la rhétorique incendiaire du nouvel homme fort de Manille. Ce dernier encourage la violence sans se cacher, quitte à ce que des innocents y perdent la vie. »

 

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1 - L’Afrique de l’Ouest, plaque tournante du trafic de drogue

 

Le trafic de drogue dans les pays sahéliens, dont le Mali, est un fléau qui ne cesse de proliférer et qui constitue une menace importante pour la paix, la sécurité ainsi que le développement du pays. Les Nations unies célèbraient, dimanche 26 juin, la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues. Le Mali et l’Afrique de l’Ouest, à mi-chemin sur l’axe majeur du trafic de drogue : entre l’Amérique Latine qui produit et l’Europe qui consomme, sont devenues une plaque tournante du trafic de drogue international.

 

La porosité des frontières maliennes, la corruption et la faiblesse du gouvernement à contrôler efficacement le territoire, ont permis aux trafiquants de se développer et de faire transiter, via des voix clandestines, les stupéfiants et en particulier la cocaïne. « Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites, l’héroïne dans l’Est de l’Afrique et la cocaïne dans l’Ouest, se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali », affirmait, déjà, en 2010, Antonio Maria Costa, l’ancien directeur exécutif de l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime).

 

Ce trafic entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et les villes européennes, est estimé à plus de 50 tonnes annuelles, pour la cocaïne, et sa revente en Europe génèrerait environ 2 milliards de dollars par an. De plus en plus, la drogue tend à être consommée sur le territoire de transit. La stratégie des trafiquants pour développer ce marché emergeant est de pratiquer des prix très bas pour « accrocher » cette nouvelle clientèle au produit.


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Malgré un accroissement notable des saisies de drogue, le trafic est en perpétuelle augmentation, car beaucoup des pays manquent de moyens pour endiguer le problème. L’instabilité politique qui règne dans une partie des pays d’Afrique Subsaharienne pérénnise aussi cette situation. Selon l’ONU, une partie des bénéfices engendrés par le trafic de stupéfiant en Afrique de l’Ouest financerait des activités criminelles, les réseaux de recrutement djihadistes et la sphère politique et judiciaire. Ces liaisons, sulfureuses, entre le monde du narco-trafic et celui de la politique ou du judiciaire ont un impact dévastateur sur la gouvernance et l’État de droit, dans ces pays.

 

Tags : ONUDC/ Trafic de drogue/ Publié le 27.06.2016/ Par Olivier Dubois

 

http://www.journaldumali.com/2016/06/27/lafrique-de-louest-plaque-tournante-trafic-de-drogue/


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2 - La liste noire du président philippin

 

Le combat contre la drogue et la criminalité de Rodrigo Duterte prend un nouveau tournant. Après avoir lancé un appel à tuer les dealers, fin juin, le président des Philippines a livré dimanche en public le nom de 160 personnes, selon lui, mêlées au trafic de drogue.

Le président philippin Rodrigo Duterte accélère encore sa lutte contre la drogue. Dans un discours dimanche, il a dressé une liste de 160 personnes impliquées, selon lui, dans le trafic. Parmi ces coupables désignés, on trouve des juges, des parlementaires, en poste ou non, des maires et des élus locaux, mais aussi des militaires et des policiers, dont certains à la retraite. Personne n'y échappe, pas même les amis de celui qu'on surnomme le «Trump asiatique». Le président, peu enclin aux méthodes douces, a immédiatement exigé la suspension de leur permis de port d'armes et la suppression de leurs gardes du corps, les incitant fortement à se rendre. Et de préciser: «Si vous montrez le moindre signe de résistance, je dirai à la police «tuez-les!»».

 

Ces menaces ne sont pas en l'air. Depuis l'intronisation de Duterte, plus de 800 personnes soupçonnées d'avoir fait partie du réseau ont été tuées, abattues par la police ou par de simples «citoyens» encouragés par la rhétorique incendiaire du nouvel homme fort de Manille. Ce dernier encourage la violence sans se cacher, quitte à ce que des innocents y perdent la vie.


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_ Encourager des escadrons de la mort

Le chef de l'État a d'ailleurs concédé qu'il pouvait se «tromper» quant à la culpabilité de «coupables» dont il venait de jeter le nom en pâture. Ces derniers ont vite réagi. Alors que certains clamaient leur innocence, une soixantaine de policiers et de dirigeants municipaux se sont présentés à la police dès lundi. Rodrigo Duterte a emporté l'élection avec un programme ultrasécuritaire, un populisme assumé et un langage cru qui tranche avec les anciens hommes politiques du pays. Il promet d'anéantir la criminalité en six mois et invite la population à rejoindre le combat contre le trafic. Il s'est engagé à rétablir la peine de mort par pendaison - elle avait été abolie en 2006 pour les crimes tels que le viol, les meurtres, et le trafic de drogue - et annonce franchement faire peu cas des droits de l'homme.

 

Human Rights Watch (HRW) accuse Duterte d'encourager la formation d'escadrons de la mort. Selon l'organisation, plus de 1000 personnes ont été assassinées ces dernières années à Davao, la ville dont Duterte était maire. «Les escadrons de la mort ne sont pas un problème pour Duterte. C'est un programme politique», se désole Phelim Kine, directeur de l'ONG pour l'Asie. Le chef de la conférence épiscopale philippine a également lancé un vibrant appel à la population, pour qu'elle dénonce la vague d'homicides en cours.

 

Par Anne Charlotte Marill / Publié le 08/08/2016 /

 

http://www.lefigaro.fr/international/2016/08/08/01003-20160808ARTFIG00256-la-liste-noire-du-president-philippin.php


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3 - Guerre à la drogue/ Philippines : le président appelle à tuer les trafiquants de drogue

 

Le président philippin Rodrigo Duterte a encouragé vendredi les rebelles communistes à tuer les trafiquants de drogue, après avoir prévenu pendant sa campagne que des milliers trouveraient la mort dans la lutte qu'il entend mener contre la criminalité. L'avocat de 71 ans, qui a pris ses fonctions jeudi, avait mené une campagne populiste et promis d'éradiquer la criminalité en six mois en donnant carte blanche aux forces de sécurité pour tirer afin de tuer. Il a notamment affirmé que les dépouilles de 100.000 criminels iraient nourrir les poissons de la baie de Manille.


Dans son discours d'intronisation jeudi, Rodrigo Duterte a affirmé qu'il respecterait l'État de droit, apparemment pour apaiser les organisations de défense des droits de l'homme qui craignent des exécutions extrajudiciaires de masse. Mais vendredi, le nouveau président a appelé la rébellion communiste, l'une des plus anciennes insurrections d'Asie, à mener leur propre guérilla. "La drogue a atteint l'arrière pays... Pourquoi ne pas utiliser vos tribunaux bidons pour nous aider à résoudre le problème", a déclaré M. Duterte lors d'un discours devant de hauts responsables militaires à Manille.


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La Nouvelle armée du peuple (NAP), bras armé de la rébellion communiste qui compte environ 4.000 membres, assassine des civils qu'elle accuse d'avoir commis des "crimes contre le peuple", ses tribunaux et exécutions sommaires étant illégales. "Si vous connaissez le moindre drogué, allez-y et tuez le", a déclaré M. Duterte devant une foule de près de 500 personnes. "Ces fils de pute détruisent nos enfants. Je vous préviens, ne plongez pas là-dedans, même si vous êtes policier, car je vous tuerai", a déclaré M. Duterte, alors que le nouveau chef de la police a récemment accusé des officiers d'avoir revendu de la drogue confisquée. Vendredi à l'aube, un corps criblé de balles a été retrouvé dans un bidonville de Manille, avec l'inscription "Je suis un baron de la drogue chinois", selon la police locale.



Le meurtre porte toutes les marques d'une exécution extrajudiciaire, a affirmé à l'AFP un responsable de police locale, Marcelino Pedroso, ce qui en ferait la première sous la présidence de Rodrigo Duterte. Encouragés par Rodrigo Duterte, la police a déjà tué des dizaines de trafiquants de drogue présumés entre l'élection présidentielle du 9 mai et l'intronisation de jeudi.

Dernière modification par Mascarpone (04-07-2016 11:02)

 

https://www.psychoactif.org/forum/t19515-p1-Philippines-president-appelle-tuer-les-trafiquants-drogue.html

 

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4 - Les outils de l’Etat pour lutter contre le trafic de drogue

 

D’après une enquête publiée dimanche 22 mai par le quotidien Libération, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry aurait laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années. En cause : sa proximité avec le trafiquant de drogue Stéphane V., un des « indics » de l’Office. Pour démanteler un réseau, jusqu’où les relations entre policiers et trafiquants peuvent-elles aller ? L’affaire interroge la porosité entre les administrations policières et les milieux criminels.


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_ Qui dirige la lutte contre le trafic de drogue ?

La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Midelca) est au sommet de la pyramide politique en matière de stupéfiants. Depuis 1982, date de sa création, cette mission gouvernementale est directement placée sous l’autorité du premier ministre. Elle est dirigée depuis septembre 2012 par Danièle Jourdain-Menninger, femme politique et ancienne conseillère municipale PS de Granville (Manche). La mission de la Midelca est principalement de coordonner l’ensemble des acteurs en matière de lutte antidrogue. Qu’il s’agisse de prévention, de lutte contre la toxicomanie ou de lutte contre les trafics, cette mission interministérielle se veut être le lien entre l’ensemble des acteurs en métropole et en outre-mer.

 

D’autres administrations sont impliquées. En matière de lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants, c’est évidemment auprès du ministère de l’intérieur qu’il faut se tourner. En son sein, l’Ocrtis dirige les différentes administrations (police, gendarmerie et douane) chargées de combattre les business illégaux sur le terrain. L’Ocrtis, dont François Thierry était directeur jusqu’au début de mars, a donc d’abord une mission de coordination.

 

Mais c’est également un service de police judiciaire à compétence nationale. L’Ocrtis centralise ainsi les renseignements sur les filières de trafic et procède également à des enquêtes sur l’ensemble du territoire. L’administration est aussi le représentant français auprès d’organes internationaux de lutte contre la criminalité : c’est un des correspondants d’Interpol en France. La brigade des stupéfiants, mais aussi les services des douanes sont les principaux bras armés de l’Ocrtis. Sur le terrain, les brigades des stupéfiants sont les acteurs de la lutte contre les trafics. A Paris, les « stups » sont d’ailleurs le seul interlocuteur de l’Ocrtis en matière de démantèlement des trafics.

 

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_ Quelle est la politique du pays en matière de lutte contre les réseaux de drogue ?

En septembre 2013, la Midelca a dévoilé le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives qui s’étendra jusqu’à la fin du quinquennat de François Hollande. Ce plan, qui comporte également un pendant lié à la santé et à la prévention, s’attache surtout à apporter des solutions à la lutte contre les réseaux.

 

Pour « intensifier la lutte contre les trafics », le gouvernement veut d’abord « agir en amont », c’est-à-dire prévenir l’entrée de la drogue en France. Parmi les mesures, on peut noter la volonté d’accroître les collaborations avec des services de police étrangers, ou la volonté de contrôler les nouveaux « vecteurs ». Internet est de ceux-ci, évidemment, puisqu’en 2012, 693 boutiques de « vente de drogue en ligne » étaient répertoriées dans l’Union européenne. Le « vecteur aérien » est aussi mis en avant : les trafiquants utiliseraient les aérodromes secondaires pour introduire du cannabis dans le pays.

 

La Midelca souhaite également lutter contre le trafic de drogue dans les villes, en fonction des différents « tissus urbains ». L’organisme veut ainsi coordonner les actions vers les « zones de sécurité prioritaire » pour lutter contre le trafic local. « Cette réponse doit être conçue en lien avec l’ensemble des administrations, des partenariats locaux (notamment associatifs), des collectivités territoriales et des habitants concernés », est-il expliqué dans le plan.

 

Le plan entend également poursuivre la lutte contre les grands réseaux disposant de « ramifications internationales » : au sein de l’UE, il existerait actuellement 3 600 groupes criminels actifs, dont la moitié serait impliquée dans le trafic de drogues, d’après Europol. Deux derniers axes sont mis en avant par la Midelca. Le premier concerne les « grandes tendances émergentes en matière de production et d’offre », c’est-à-dire intensifier la lutte contre la « cannabiculture » : 4,6 millions de plants de cannabis ont été saisis en Europe en 2011. La dernière priorité concerne une « action ciblée » dans les outre-mer, notamment aux Antilles, où le trafic de cocaïne est particulièrement intense.

 

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_ Peut-on quantifier l’intensité du trafic en France ?

Commandée par la Midelca, une « estimation des marchés des drogues illicites en France » a été réalisée par trois chercheurs et publiée en octobre 2015. Plusieurs grandes tendances émergent du rapport 

_ Le cannabis génère près de la moitié (48 %) du chiffre d’affaires de l’ensemble des drogues en France, soit entre 810 et 1 425 millions d’euros. D’après l’étude, la consommation de cannabis en France n’a pas significativement évolué entre 2005 et 2010, mais le chiffre d’affaires a augmenté de 33 % en raison de prix plus élevés.

 

_ Le marché de la cocaïne est en constante augmentation. En 2010, il atteindrait un chiffre d’affaires de 902 millions d’euros, soit 15 tonnes consommées. Pour les chercheurs, cette augmentation est due à la division par trois du prix de la cocaïne entre 1990 et le milieu des années 2000.

 

_ Pour les chercheurs, le marché de l’héroïne effectuerait également son « retour » avec entre 5,1 et 8,2 tonnes consommées en 2010, soit entre 204 et 329 millions d’euros de chiffre d’affaires.

 

_ Le marché des « drogues de synthèses » (MDMA, ecstasy) est également estimé pour la première fois dans l’étude. Cependant, les fourchettes sont extrêmement larges : le chiffre d’affaires des ventes serait compris, en 2010, entre 13,2 millions d’euros et 71,6 millions d’euros.

 

 

_ Comment mesure-t-on l’importance d’une saisie de drogue ?

Régulièrement, la presse met en avant les quantités de drogues saisies grâce à une interpellation ou à l’interception d’un convoi de drogue. Il est difficile de mesurer l’importance d’une saisie, tant celles-ci peuvent sembler importantes.

  

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Depuis 2007, on peut observer une baisse des quantités de cannabis saisies en France. Selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), cela est dû à « l’importance croissante du marché de l’herbe en France », dont 158 000 plants ont été saisis en 2014 sur le territoire, le « plus haut niveau jamais observé ». Les saisies de résine de cannabis (36,9 tonnes) sont en baisse de près de 50 %, d’après l’OFDT, selon les données fournies par l’Ocrtis.

 

L’apparition de nouvelles routes empruntées par les trafiquants, dont le passage par la Libye, et de nouvelles techniques reposant, notamment à partir de l’Espagne, sur « des convoyages de résine (…) plus discret » : les go slow.

 

Ainsi, en 2014, les services de police et des douanes ont, en moyenne, collecté 128 kilogrammes de cannabis par jour en France. Les saisies de cocaïnes sont, en revanche, beaucoup moins nombreuses : 6,8 tonnes ont été interceptées en 2014, un chiffre en « nette augmentation », note l’Observatoire. La saisie de 1,4 tonne de cocaïne au Havre (Seine-Maritime) en février 2014 fait donc figure d’exception.

 

LE MONDE/ 23.05.2016/ Mis à jour le 23.05.2016/ Par Benjamin Bruel

 

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/05/23/les-outils-de-l-etat-pour-lutter-contre-le-trafic-de-drogue_4924981_4832693.html


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5 - Le "El Chapo" péruvien arrêté en Colombie

Considéré comme le "nouveau El Chapo (le Courtaud, le Petit, le Trapu) d’Amérique latine", le principal baron de la drogue au Pérou Gerson Galvez, surnommé "Caracol" (Escargot), a été arrêté dans le nord-ouest de la Colombie. Les policiers colombiens ont arrêté samedi dans un restaurant de Medellin un certain Gerson Galvez, ressortissant péruvien, surnommé "Caracol" (Escargot) et recherché dans son pays ainsi que par Interpol pour "homicides, association de malfaiteurs et trafic de drogue", rapporte le ministère de la Défense de Colombie. Dans son communiqué, le ministère qualifie Gerson Galvez, qui est le principal baron de la drogue péruvien, de "nouveau El Chapo (le Courtaud) Guzmán d’Amérique latine", en référence au célèbre narcotrafiquant mexicain arrêté en janvier dernier. 

 

"Le ministre péruvien de l'Intérieur José Perez Guadalupe m'a appelé pour remercier notre police de son travail", a indiqué le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas, cité dans le communiqué. 


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Les autorités péruviennes offraient 500.000 sols (132.930 euros) de récompense pour la capture de Gerson Galvez, recherché également par Interpol. Surnommé à cause de sa taille de 1,67 m "le Courtaud Guzmán" ou "le Petit Guzmán", Joaquín "El Chapo" Guzmán, leader du cartel de Sinaloa, est connu comme le narcotrafiquant le plus important du Mexique. Il a été attrapé par la police pour la troisième fois début janvier dernier.

Auparavant, lors de son arrestation en février 2014, "le Courtaud Guzmán", était considéré comme le "plus puissant narcotrafiquant au monde". Il est parvenu à s'échapper de la prison de haute sécurité d'Altiplano, à 90 kilomètres à l'ouest de la capitale Mexico, où il était incarcéré depuis un peu plus d'un an, redevenant ainsi l'homme le plus recherché du Mexique. Le cartel de Sinaloa a mené une guerre sanglante contre les forces armées et contre les cartels rivaux, dont le cartel des Zetas. Depuis 2006, plus de 80.000 personnes ont été tuées dans les violences liées au trafic de drogue au Mexique.

International / 01.05.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201605011024666221-galvez-arrestation-baron-drogue-perou-colombie/


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6 - Afghanistan: la production de drogue multipliée par 50

Depuis le début de l'opération militaire en Afghanistan la production de drogue y a été multipliée par 50. Selon le Service fédéral de contrôle des stupéfiants de la Fédération de Russie, l'étendue des cultures de pavot à opium en Afghanistan a atteint le chiffre record de 224.000 hectares. "Pour l'Eurasie et l'Asie centrale, la production de drogue, qui a été multipliée par 50 depuis le début de l'opération militaire "Liberté Immuable" lancée par les Etats-Unis le 7 octobre 2001, représente le problème majeur", estime le directeur du Service Viktor Ivanov.


"Tous les experts mondiaux sont d'accord sur le fait que si la communauté internationale ne change pas d'attitude, la production de drogues en Afghanistan ne cessera de croître", a poursuivi M. Ivanov. Effectivement, la présence des contingents étrangers et l'intensification des conflits armés déstabilisent la région. Privés de la possibilité de développer l'agriculture, les paysans en sont réduits à se lancer dans la culture du pavot.


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Aujourd'hui, la mafia transnationale présente en Afghanistan produit près de 90% du volume mondial des opiates. Selon les données de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, l'intensification du trafic de drogues cause la mort de près de 100.000 personnes chaque année. En outre, le trafic de drogues finance le terrorisme, ce qui aboutit à l'élargissement des réseaux extrémistes dans le monde entier en menaçant la sécurité et la paix. Dans ces conditions, la consolidation des efforts de la communauté internationale est le seul moyen de lutter contre la production et le trafic de drogues en provenance d'Afghanistan. L'opération militaire "Liberté Immuable" a été lancée par les Etats-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

International / 29.05.2015/ Mis à jour 16:05 05.10.2015/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201505291016325496/


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7 - Cocaïne : de plus en plus de saisies en Afrique de l’Ouest, zone majeure du trafic de drogue

 

Dans un rapport publié jeudi, un organe spécialisé des Nations unies a indiqué que l'Afrique reste une importante zone de transit de cocaïne à destination d'autres parties du monde. Sa région Ouest a connu une hausse des saisies de cette drogue ces dernières années. « Le trafic de cocaïne passant par l’Afrique semble se développer de nouveau et on note des indices d’augmentation du trafic à destination de l’Asie et du Moyen-Orient » notamment, a indiqué, le 23 juin, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2016 sur les drogues, présenté lors d’une conférence de presse à Dakar.

Ce rapport confirme une « importance croissante de l’Afrique de l’Ouest comme zone de transit », indiquant par ailleurs que sur la période 2009-2014, « la proportion totale de saisies de cocaïne » dans cette région « a augmenté de 78 % ».

 

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_ Guinée-Bissau, point d’attraction de la cocaïne

« Le Cap-Vert arrive en tête, suivi de la Gambie, du Nigeria et du Ghana » tandis que « la Guinée-Bissau est encore un point d’attraction de la cocaïne dans la sous-région », a détaillé Pierre Lapaque, représentant régional de l’ONUDC. « Les marchés habituels [Europe et Amérique du Nord] des drogues sont saturés. Les groupes criminels cherchent des marchés émergents. » L’Afrique, et en particulier l’Afrique de l’Ouest, « pourrait devenir un point d’attraction de ces groupes criminels qui veulent développer leurs niches criminelles et leur agrobusiness », a ajouté Pierre Lapaque.

 

« Les narco-trafiquants ont compris que pour développer leur commerce, ils sont obligés de se positionner dans ces pays émergents ». Avec une importante frange de population constituée « de moins de 25 ans », l’Afrique de l’Ouest « a une classe moyenne et répond à ces critères », a-t-il affirmé, soulignant que « les criminels cassent les prix pour attirer de nouveaux clients : on est dans une démarche commerciale. » Le représentant régional de l’ONUDC a également jugé inquiétant le lien entre narco-trafiquants et terroristes. « On s’aperçoit qu’il y a des connexions même s’il est difficile de donner des chiffres ».

 

Par Jeune Afrique avec AFP/ 23 juin 2016/ Mis à jour le 24 juin 2016

 

http://www.jeuneafrique.com/336312/politique/cocaine-de-plus-plus-de-saisies-afrique-de-louest-zone-majeure-trafic-de-drogue/


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8 - «La Colombie reste le pays numéro 1 en ce qui concerne la cocaïne»

 

C’est probablement l’Etat auquel on pense en premier lorsque l’on évoque le cas des drogues illicites… La Colombie a quelque chose de mythique sur le sujet, en témoignent les grands cartels et leurs leaders charismatiques tels Pablo Escobar ou les frères Orejuela qui ont fait sa mauvaise réputation dans les années 1980.

L’Histoire veut que la chute de ces puissants cartels dans le courant des années 1990 ait entraîné une restructuration du trafic de drogue colombien. Un bouleversement que nous explique Bo Mathiasen, représentant de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Colombie.

 

 

_ Quels sont les cartels qui ont repris le flambeau de Medellín et Calí?

Les plus gros se nomment Usuga Clan (également dénommés Los Urabeños) et le groupe paramilitaire Los Rastrojoros. Ces deux-là ne se contentent pas de trafiquer de la drogue, ils sont aussi engagés dans diverses activités illégales comme l’extorsion de fond. L’Ejército Popular de Liberación (EPL) a aussi pris de l’ampleur ces dernières années. Ils agissent au nord du pays, à la frontière vénézuélienne qu’ils franchissent pour acheter de l’essence vraiment peu chère. Ils s’en servent pour produire et raffiner la cocaïne avant de l’exporter via le Venezuela.

 

 

_ Sont-ils aussi puissants que leurs prédécesseurs?

C’est différent. Après des années d’un intense et difficile combat de la part du gouvernement colombien contre les cartels de la drogue, ces derniers ne sont plus aussi forts qu’ils ont pu l’être. Le trafic de la production colombienne hors de ses frontières est majoritairement géré par les cartels mexicains, qui se chargent de faire passer la drogue aux USA par exemple. Quant à l’Europe, c’est la mafia italienne qui est très impliquée. Depuis le démantèlement du cartel de Pablo Escobar et du cartel de Calí, les trafiquants colombiens n’ont plus autant de puissance à l’international que par le passé.

 

 

_ Les liens aussi bien gouvernementaux qu’illégaux entre la Colombie et les Etats-Unis sont-il toujours d’actualité?

Ils sont très forts. Et le partenariat entre autorités est tout à fait stratégique pour les Etats-Unis, surtout du fait de sa position géographique. L’Etat américain aide la police, la cour et les juges colombiens. Il existe d’ailleurs une coopération judiciaire entre les deux pays qui permet de gérer l’extradition des malfrats de la Colombie vers les Etats-Unis depuis des années. Les Américains soutiennent également des projets de développement, dans le milieu de l’agriculture par exemple pour inciter les producteurs de coca à s’orienter vers d’autres cultures.

 

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_  Justement, il semblerait que la Colombie soit passée seconde au classement des plus gros producteurs de cocaïne…

Je ne le crois pas. C’est la première, et de loin. Entre 2013 et 2014, la Bolivie est passé de 23.000 à 20.400 hectares quant à la production de la coca. Cette feuille, qui permet ensuite de fabriquer de la cocaïne est également moins cultivée au Pérou qui, dans le même temps que la Bolivie, est passé de 49.800 à 42.900 hectares. De son côté, la Colombie est passée de 48.000 à 69.000 hectares! Ce qui a augmenté de presque 53% la quantité de cocaïne produite sur le territoire. 

 

On est passé de 290 à 442 tonnes. Cela s’explique par le fait que les cultivateurs utilisent plus de fertilisants, qu’il y a moins de maladies infestant les plantes mais également par le fait que cette période a bénéficié d’une superbe météo. Les trafiquants investissent aussi les terres des indigènes pour cultiver de la coca sans leur demander leur avis, ils s’implantent dans les parcs nationaux ainsi que dans la forêt amazonienne qu’ils rasent pour ce faire. Il est très difficile de faire cesser cela car ils minent les pourtours des champs et postent des soldats chargés de tuer les indésirables.

 

 

_ Cette nouvelle dynamique de production a-t-elle pour but de conquérir de nouveaux marchés?

Depuis plus de dix ans, la consommation de cocaïne ne fait que baisser aux Etats-Unis et en Europe. Et comme il y a plus de disponibilité, elle se vend moins cher. Le trafic s’est donc tourné vers l’Amérique du Sud, plus particulièrement au Brésil, en Argentine et au Chili. On note également une expansion du marché vers l’Asie avec des pays comme la Chine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. L’Afrique est également une des «nouvelles» destinations de la drogue illégale.

 

Petunia James/ Créé le 27.août.2015 /

 

http://www.20minutes.fr/magazine/narcos/plongee-colombie/bo-mathiasen-la-colombie-reste-le-pays-numero-1-en-ce-qui-concerne-la-cocaine-9942/


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