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Publié le 22/06/2017 à 23:46:28
MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : raccourcis démocratiques, violences antidémocratiques et clairvoyances économiques



 

« IDE/ les investissements chinois sont les plus pourvoyeurs d’emplois en Afrique : Les investissements chinois en Afrique ont généré près de 30 000 emplois, au cours des deux dernières années, ce qui fait de l’empire du Milieu le premier investisseur en Afrique, en matière de création d’emplois, a souligné Jeremy Stevens, économiste de Standard Bank Group. «La Chine se classe 7ème en matière de nombre de projets en Afrique, mais elle a créé le plus d’emplois», a déclaré M. Stevens à l’agence de presse chinoise Xinhua, en marge d’un forum économique organisé à Nairobi. Selon lui, la plupart des emplois créés par les entreprises chinoises en Afrique proviennent des investissements greenfield portés par des investisseurs privés. Lors de sa dernière tournée africaine qui l’a conduit dans cinq pays (Madagascar, Zambie, Tanzanie, République du Congo et Nigeria) en janvier dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a révélé que la valeur globale des accords de coopération et des contrats signés entre les entreprises chinoises et des pays africains entre décembre 2015 et juillet 2016, a dépassé 50 milliards de dollars américains, indiquant que ces contrats ont notamment porté sur des projets d’infrastructures , des zones économiques et des parcs industriels. »

 

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1 - Chine/ Les «nouvelles routes de la soie» de Xi Jinping

 

Le président chinois a lancé dimanche à Pékin un sommet international qui ambitionne de cimenter les relations commerciales de Pékin avec l'Eurasie et l'Afrique. 29 chefs d'Etat étrangers ont fait le déplacement.  «Un projet pour le siècle à venir et qui sera bénéfique pour le monde entier» : c’est en ces termes dithyrambiques que le président chinois Xi Jinping a qualifié, ce matin à Pékin dans un discours de quarante-cinq minutes prononcé devant 29 chefs d’Etat étrangers, les «nouvelles routes de la soie», la méga feuille de route qui guide sa politique étrangère et qu’il promeut sans relâche depuis 2013.

 

Cet ambitieux plan chinois visant à rapprocher la Chine de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie centrale, à coups de milliards d’investissements, notamment dans les infrastructures et l’énergie, est célébré en grande pompe depuis ce matin dans la capitale chinoise, à l’occasion d’un forum diplomatique de deux jours, le plus important que la Chine ait organisé depuis le G20 de Hangzhou, à l’été 2016.

 

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_ Trente accords de coopération 

Mais le président chinois ne s’est pas contenté de formules et de jolis mots, devant Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan, le Philippin Duterte, Christine Lagarde ou encore Aung San Suu Kyi, qui l’écoutaient au premier rang, assis dans de larges fauteuils beiges. Debout sur l’estrade, devant un fond bleu, le numéro un de la deuxième économie mondiale a promis qu’il débloquerait 780 milliards de yuans supplémentaires (soit 103 milliards d’euros) pour soutenir «l’initiative de la Ceinture et de la Route», son nom officiel.

Cet effort additionnel sera partagé entre les banques commerciales chinoises, des fonds ad hoc comme le Silk Road Fund (13 milliards d’euros en plus des 36 déjà accordés lors de sa fondation en 2015), et les deux traditionnelles banques publiques chinoises spécialisées dans les projets de développement, la China Development Bank et la Export-Import Bank of China. Trente accords de coopération doivent également être signés dans la foulée du forum avec des pays le long de ces nouvelles routes de la soie. Des efforts supplémentaires en matière de lutte contre le changement climatique et d’aide humanitaire ont également été dévoilés.


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_ «Nouvelle normalité»

Tout en donnant des exemples de réalisations concrètes, Xi Jinping a cherché à rassurer ceux qui voient derrière ce vaste dessein fourre-tout la volonté chinoise de remodeler la mondialisation au profit de Pékin. «Nous n’avons aucune intention d’interférer dans les affaires internes des autres pays, d’exporter notre propre système social ou notre modèle de développement. Et encore moins d’imposer notre propre volonté sur les autres, a-t-il affirmé. Nous devons forger des partenariats fondés sur le dialogue et l’amitié, plutôt que sur la confrontation et les alliances.» Comme lors de son discours de début 2017 au Forum économique mondial de Davos, Xi Jinping a évité de citer nommément le Parti communiste chinois, dont il est pourtant le secrétaire général depuis 2012, préférant à la place mentionner la «nouvelle normalité», l’euphémisme utilisé sous son mandat pour décrire le ralentissement de l’économie chinoise.

 

Pour autant, cette deuxième tribune internationale, quelques semaines après sa première rencontre avec Donald Trump en Floride, lui a aussi donné l’occasion d’adresser des messages à l’opinion chinoise. «Nous devons renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption, de sorte que les nouvelles routes de la soie reposent sur des bases éthiques élevées», a-t-il déclaré, provoquant une vive salve d’applaudissements à travers la salle. La menace «rampante» du terrorisme fut évoquée, à deux reprises. Preuve que, malgré les milliards, Pékin reconnaît officiellement que le projet est périlleux. Plus tard, en début de soirée, Xi Jinping et son épouse ont accueilli un à un les 29 chefs d’Etat étrangers pour un dîner officiel au Grand Palais du Peuple, place Tiananmen.

 

Par Raphaël Balenieri, correspondant à Pékin / 14 mai 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/14/les-nouvelles-routes-de-la-soie-de-xi-jinping_1569446


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2 - Nouvelles routes de la soie : le projet titanesque de la Chine qui inquiète l’Europe

 

La Chine a lancé un chantier pharaonique de 1.000 milliards d’euros pour relier l’Europe à l’Asie. Mais l’Union européenne est encore dubitative quant à l’intérêt du projet. Il y a plus de 2.000 ans, la curiosité réciproque des Chinois et des Romains pour leurs lointaines civilisations respectives aboutissait à la création de la célèbre "route de la soie". Un avant-goût de la mondialisation, où transitaient pierres précieuses, étoffes, épices, armes et matériaux, qui s’est progressivement éteinte au 15ème siècle à cause des trop nombreux dangers. Plus de 500 ans plus tard, le président chinois Xi Jinping rêve de redonner vie à ce corridor commercial à grands renfort de milliards d’investissements publics. Un projet titanesque qu'il a présenté dimanche et lundi lors d'un sommet à Pékin. Tandis que les États-Unis ont zappé, l'Europe veut faire entendre ses inquiétudes.

 

 

_ Une route terrestre…

C’est en 2013 que le projet de nouvelles routes de la soie fait surface. L’idée est simple : relier plus rapidement la Chine et l’Europe par le biais de deux routes. La première, ferroviaire, partirait du centre de la Chine et passerait pas le Kazakhstan, la Russie, la Pologne, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Une partie des rails nécessaires existe déjà, notamment en Europe de l’Ouest et il suffirait de les relier à de nouvelles lignes. En sus des chemins de fer, un réseau routier tentaculaire doit venir en complément.

 

 

… et une route maritime.

L’autre route, maritime, partirait des ports européens (France, Grèce, Pays-Bas), traverserait la Méditerranée, le canal de Suez, la mer Rouge, l’Océan Indien jusqu’au Sri Lanka, descendrait jusqu’à Singapour puis remonterait vers Shanghai. Serait ainsi créée une ceinture commerciale (en anglais, le projet est nommé "One Belt, One Road") visant à mieux intégrer économiquement l’Eurasie.

 

 

_ Un projet à 1.000 milliards d’euros.

Sans faire de bruit, le gouvernement chinois a lancé ces deux dernières années les premiers travaux de ce chantier pharaonique. En 2015, la Banque de développement de Chine avait prévu, à elle seule, de débloquer plus de 800 milliards d'euros d'investissements sur 900 projets. Lors du sommet sur les nouvelles routes de la soie qui s’est tenu dimanche et lundi à Pékin, Xi Jinping a ajouté 113 milliards supplémentaires. Et il faut compter les contributions plus modestes d’une vingtaine d’autres pays d’Asie au "Fonds de la route de la soie". Une manne financière (l’équivalent du PIB de l’Indonésie, 16ème puissance mondiale) destinée à financer des milliers de kilomètres d’autoroutes, des ports, des chemins de fer, des gazoducs, etc. En retour, la Chine entend récupérer de la croissance, au moment où son marché intérieur arrive à saturation.

 

 

_ Autre gouvernance mondiale.

"Ce qui nouveau, c’est que le sens des routes de la soie s’est inversé", analyse Jean-François Di Meglio, président du think tank Asia Centre, interrogé par Europe1.fr. "La première route de la soie marchait avant tout dans l’intérêt de l’Occident. Cette fois, c’est la Chine qui prend l’initiative et compte en profiter." Lors du sommet, Xi Jinping a ainsi vanté les mérites de son projet devant une trentaine de responsables étrangers, parmi lesquels Vladimir Poutine, Recep Erdogan, Alexis Tsipras ou encore la présidente du FMI Christine Lagarde et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. "Cela ressemblait à un G20 réapproprié", souligne Jean-François Di Meglio, présent à Pékin. "C’est d’ailleurs l’idée sous-jacente de ce projet : montrer qu’une gouvernance mondiale alternative est possible." Xi Jinping a ainsi réitéré son discours de Davos, en janvier, présentant la Chine comme le moteur d’une nouvelle mondialisation.

 

 

_ L’Europe émet des doutes.

Les nouvelles routes de la soie ont beau englober une soixantaine de pays et 4,4 milliards d’habitants, les ambitions de Xi Jinping ne plaisent pas à tout le monde. Donald Trump n'a pas fait le déplacement à Pékin. "Les États-Unis ignorent complètement les nouvelles routes de la soie", assure Jean-François Di Meglio. A l'exception de l'Italien Paolo Gentiloni, aucun dirigeant du G7 n'a participé au sommet (la France a envoyé Jean-Pierre Raffarin), donnant l'impression que les Occidentaux craignent que la Chine ne cherche avant tout à tirer à elle la couverture du commerce international.

 

Plusieurs pays européens ont refusé de s'associer à un communiqué sur le commerce préparé par la Chine. Ces pays - parmi lesquels l'Allemagne, l'Estonie et la Hongrie - ont jugé que ce texte ne faisait pas suffisamment mention des préoccupations des Européens en matière de transparence des marchés publics ou de normes sociales et environnementales. "Les nouvelles routes de la soie posent deux problèmes à l’Union européenne. D’abord, elle ne partage pas la vision de la Chine de l’échec de la gouvernance mondiale actuelle. Ensuite, cette route ne contient que peu de projets qui bénéficieraient à l’Europe occidentale", explique Jean-François Di Meglio. L’absence d’implication des États-Unis, partenaire structurel et historique de l’Europe, déstabilise également le Vieux continent qui craint désormais de perdre son influence en Asie centrale au profit de la Chine.

 

 

_ L’Inde s’inquiète.

Autre pays soucieux : l’Inde. L’autre géant émergent n’a même pas envoyé de délégation à Pékin et critique vertement les nouvelles routes de la soie, un projet qui risque de créer un "fardeau de la dette insoutenable" et qui compromet sa "souveraineté". En effet, l’une des liaisons passe par le Cachemire, contrôlé par le Pakistan mais revendiqué par New Delhi. "L’Inde se sent cernée de toutes parts avec ce projet", précise Jean-François Di Meglio.

 

 

_ "Une vision de coopération".

D’autres pays, en revanche, ont salué la volonté de la Chine d’ouvrir le projet des routes de la soie à des acteurs nouveaux comme le Chili et l’Argentine. "En ces temps où la tentation est grande de répondre à la crise de la mondialisation par l'isolement et par les murs, cette initiative offre une vision de connectivité, de coopération et de dialogue", s'est félicité le chef du gouvernement grec, Alexis Tsipras. Il est particulièrement concerné puisque le port du Pirée, cédé à des capitaux chinois doit devenir "un pont entre l'Asie et l'Europe".

 

Quoi qu’il en soit, la Chine compte mettre en place son rêve de route de la soie moderne. Mais pour l’instant, le géant asiatique est un peu seul dès qu’il s’agit de parler financement. "La présence de pays investisseurs tiers aiderait vraiment la Chine. En réalité, les nouvelles routes de la soie ne pourront se faire dans le concours des États-Unis et de l’Europe. L’UE ne doit pas se braquer et analyser finement le projet car il y a de belles opportunités à saisir. Il faut simplement faire attention au risque de subordination", avertit Jean-François Di Meglio.

 

16 mai 2017 / Par Clément Lesaffre

 

Sur le même sujet :

. Certains de nos parasites intestinaux ont emprunté la route de la soie

. Un train chinois arrivé en Iran fait revivre la route de la soie

. Le premier train direct de marchandises partant de Londres est arrivé en Chine

 

http://www.europe1.fr/international/nouvelles-routes-de-la-soie-le-projet-titanesque-de-la-chine-qui-inquiete-leurope-3332300

 

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3 - IDE: les investissements chinois sont les plus pourvoyeurs d’emplois en Afrique

 

Les investissements chinois en Afrique ont généré près de 30 000 emplois, au cours des deux dernières années, ce qui fait de l’empire du Milieu le premier investisseur en Afrique, en matière de création d’emplois, a souligné Jeremy Stevens, économiste de Standard Bank Group. «La Chine se classe 7ème en matière de nombre de projets en Afrique, mais elle a créé le plus d’emplois», a déclaré M. Stevens à l’agence de presse chinoise Xinhua, en marge d’un forum économique organisé à Nairobi. Selon lui, la plupart des emplois créés par les entreprises chinoises en Afrique proviennent des investissements greenfield portés par des investisseurs privés.

 

Lors de sa dernière tournée africaine qui l’a conduit dans cinq pays (Madagascar, Zambie, Tanzanie, République du Congo et Nigeria) en janvier dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a révélé que la valeur globale des accords de coopération et des contrats signés entre les entreprises chinoises et des pays africains entre décembre 2015 et juillet 2016, a dépassé 50 milliards de dollars américains, indiquant que ces contrats ont notamment porté sur des projets d’infrastructures , des zones économiques et des parcs industriels.

 

Le président chinois Xi Jinping avait annoncé, lors du 6ème forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) tenu en décembre 2015 à Johannesburg, que son pays allait investir 60 milliards de dollars, sur trois ans, dans le développement du continent africain, indiquant que cette enveloppe servira notamment à financer des projets d’infrastructures.

 

Ecofin/ Par Rédaction AE - 21 mars 2017/

 

http://www.algerie-eco.com/2017/03/21/ide-investissements-chinois-plus-pourvoyeurs-demplois-afrique/

 

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4 - Les investissements chinois en Afrique en hausse de 31% en 2016

 

2016 a été pour la Chine une année florissante en matière d’investissements sur le continent africain. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Sun Jiwen, a fait savoir que les investissements directs non financiers en Afrique ont affiché une hausse de 31% durant les 10 premiers mois de 2016 en comparaison avec la même période en 2015. Plus de 2,5 milliards de dollars, c’est la somme qui a injectée – investissements directs non financiers – par les opérateurs chinois sur le continent africain au cours des 10 premiers mois de 2016, a indiqué le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Sun Jiwen, cité par l’agence de presse officielle chinoise, Xinhua.

 

Pour Pékin, l’heure est à la diversification des échanges avec l’Afrique. Il s’agit maintenant d’aller au-delà des secteurs traditionnels tels que la construction d’infrastructures, le développement industriel et l’exploitation d’énergies. Le Chine voit grand et loin. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce a déclaré que le domaine manufacturier (notamment l’industrie du textile, l’automobile et les équipements) est monté en flèche dans le volume global des investissements des entreprises chinoises en Afrique en 2016, jusqu’à 10%. Les Chinois vont disputer ces niches aux Japonnais, qui montrent les crocs sur le continent.

 

 

. 300 milliards $ d’échanges commerciaux en 2015 !

D’après les évaluations du Forum sino-africain industriel livrées fin 2015, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont été « multipliés par dix environ » en 10 ans pour s’établir à 300 milliards de dollars en 2015. La Chine ne s’est pas arrêtée là, en décembre 2015, elle avait fait sensation au sommet sino-africain à Johannesburg (Afrique du Sud) en promettant 60 milliards de dollars de soutien au continent. Ce pactole sera affecté au financement de 10 programmes de coopération, sur trois ans, dans les secteurs notamment de l’agriculture, de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature ou encore du développement vert, rapporte Jeune Afrique…

 

Afrique/ par African Manager - 02/01/2017/

 

https://africanmanager.com/07_les-investissements-chinois-en-afrique-en-hausse-de-31-en-2016/

 

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5 - "L'Europe n'est pas un supermarché" : Macron détaille sa vision de l'avenir de l'UE

 

Ce qu'il faut retenir de l'interview que le président donne à sept journaux sur sa politique étrangère. Sur la Syrie, il affirme que si une ligne rouge est franchie, la France frappera, même seule. Juste avant le sommet européen qui a lieu les 22 et 23 juin à Bruxelles, Emmanuel Macron a donné une interview à sept quotidiens européens, dont "Le Figaro". Pour lui, les incertitudes et les troubles à travers le monde "sont issues pour partie des inégalités profondes engendrées par l'ordre mondial et le terrorisme islamiste. A ces déséquilibres s'ajoutent celui du climat." La bataille pour la liberté, la justice et la préservation de la planète est une bataille "dont l'Europe, j'en suis convaincu, porte la responsabilité", parce que la démocratie y est née.

 

Ayant pour méthode "une alliance de confiance" pour le couple franco-allemand, le président "souhaite que nous revenions à l'esprit de coopération qui existait jadis entre François Mitterrand et Helmut Kohl". "Il faut créer une Europe qui se protège en se dotant d'une vraie politique de défense et de sécurité commune." Emmanuel Macron croit "à une Europe qui se dote de moyens pour protéger ses frontières extérieures, assurer sa sécurité à travers la coopération policière et judiciaire dans sa lutte contre le terrorisme, déployer une organisation commune en matière de droit d'asile et d'immigration, une Europe qui protège contre les dérèglements de la mondialisation."

 

 

_ "L'Europe n'est pas un supermarché"

A propos des pays qui ne respectent pas les règles communes de l'Union, Emmanuel Macron affirme : "L'Europe n'est pas un supermarché", "les pays d'Europe qui ne respectent pas les règles doivent en tirer toutes les conséquences politiques. Et ce n'est pas uniquement un débat Est-Ouest. Je parlerai avec tout le monde et avec respect, mais je ne transigerai pas sur les principes de l'Europe, sur la solidarité et sur les valeurs démocratiques." Le président mentionne le dossier des travailleurs détachés : "Les grands défenseurs de cette Europe ultralibérale et déséquilibrée, au Royaume-Uni, se sont fracassés dessus" –, estimant que le Brexit s'est joué "sur les travailleurs d'Europe de l'Est qui venaient occuper les emplois britanniques".

 

"Le travail détaché conduit à des situations ridicules. Vous pensez que je peux expliquer aux classes moyennes françaises que des entreprises ferment en France pour aller en Pologne car c'est moins cher et que chez nous les entreprises de BTP embauchent des Polonais car ils sont payés moins cher ? Ce système ne marche pas droit." En matière militaire, Emmanuel Macron n'est "pas pour la politique du rabot. Dans le domaine de la défense, ma stratégie est très claire : des dépenses équivalentes à 2% du PIB à l'horizon 2025", et des objectifs pluriannuels.

 

 

_ Demandes d'asile : réduire par deux le temps de traitement

A propos de l'espace Schengen : pour garantir la libre circulation des personnes au sein de l'UE, "un des éléments constitutifs de notre citoyenneté européenne". "Il faut renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l'Union européenne. Je souhaite que nous donnions rapidement tous les moyens nécessaires à l'Agence européenne des gardes-frontières et des garde-côtes pour gérer notamment les crises à ces frontières."

 

Quant aux réfugiés, "nous leur devons hospitalité et humanité", mais le problème est le temps excessif de l'instruction de la demande d'asile. "J'ai donc demandé une réforme en profondeur du système d'asile en France, pour le déconcentrer et pour accélérer considérablement les délais d'instruction des demandes d'asile. L'objectif est que nous divisions ces délais moyens par deux, en passant à six mois toutes procédures comprises."

 

 

_ Syrie : "Deux lignes rouges"

Emmanuel Macron l'affirme : "Quand vous fixez des lignes rouges, si vous ne savez pas les faire respecter, vous décidez d'être faible. Ce n'est pas mon choix. S'il est avéré que des armes chimiques sont utilisées sur le terrain et que nous savons en retracer la provenance, alors la France procédera à des frappes pour détruire les stocks d'armes chimiques identifiés." Le dispositif militaire ne suffira pas à régler la question syrienne : "Le vrai aggiornamento que j'ai fait sur ce sujet, c'est que je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m'a présenté son successeur légitime !"

 

Estimant que la France a eu raison de ne pas faire la guerre en Irak, et "tort de faire la guerre de cette manière en Libye", Emmanuel Macron a "deux lignes rouges, les armes chimiques et l'accès humanitaire. Je l'ai dit très clairement à Vladimir Poutine, je serai intraitable sur ces sujets. Et donc l'utilisation d'armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule."

 

T.N./ Journaliste/ L'Obs/ Publié le 22 juin 2017/

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170622.OBS1075/l-europe-n-est-pas-un-supermarche-macron-detaille-sa-vision-de-l-avenir-de-l-ue.html

 

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6 - Syrie : Emmanuel Macron ne fait pas du départ de Bachar el-Assad une priorité

 

Le président français Emmanuel Macron a énoncé la politique française à l’égard du conflit syrien dans un long entretien accordé à huit journaux européens, publié ce jeudi. Et s’il y a bien un élément à retenir, c’est que le départ du président syrien Bachar el-Assad n'est désormais plus une priorité pour la France, dont l'objectif numéro un est de lutter contre les groupes terroristes en Syrie. Dans cet entretien, Emmanuel Macron évoque également les relations avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du conflit syrien. « Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Voilà comment Emmanuel Macron officialise pour la première fois une position qui avait déjà été esquissée par son prédécesseur depuis novembre 2015, suite aux attentats qui avaient frappé Paris.

 

Bachar el-Assad ne représente pas pour autant l’avenir pour la Syrie, mais comme le précise le président français « ma conviction profonde est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique ». Emmanuel Macron définit donc dans cet entretien les lignes de la politique française à l’égard de la Syrie. Son premier objectif est la lutte contre le terrorisme, « ce sont eux nos ennemis », précise-t-il. Le deuxième objectif est d’obtenir une stabilité en Syrie, sans pour autant imposer la démocratie, car elle ne se fait pas à l’insu du peuple précise Emmanuel Macron qui cite en exemple les échecs libyen ou irakien.

 

Troisièmement, il faut respecter les lignes rouges prédéfinies, en l’occurrence les armes chimiques et l’accès humanitaire. Emmanuel Macron a déjà prévenu Vladimir Poutine : la France, tout comme les Etats-Unis, interviendra en cas d’utilisation d’armes chimiques. Enfin, il espère parvenir à une stabilité à moyen terme ce qui signifie selon lui un respect des minorités. Un entretien riche en enseignement dans lequel le président ne mentionne étonnamment jamais le rôle des Nations Unies dans le règlement de ce conflit.

Par RFI / Publié le 22-06-2017/ Modifié le 22-06-2017/

 

http://www.rfi.fr/france/20170622-syrie-emmanuel-macron-fait-pas-depart-bachar-el-assad-une-priorite

 

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7 - Tunisie/ Finances : La chute (relative) du dinar a rendu la Tunisie plus compétitive (Abdelkefi)

 

Fadhel Abdelkefi, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale et ministre des Finances par intérim, est passé sur CAP FM ce mercredi 21 juin 2017 pour donner son sentiment sur le décaissement de la deuxième tranche du prêt du FMI, la plongée du dinar face aux principales monnaies étrangères et le combat contre la corruption entamé par les autorités. Le ministre a commencé par croiser le fer avec les détracteurs de l’endettement croissant du pays. Il a déclaré que quand on multiplie par deux son budget – les dépenses publiques – en 5 ans, comme c’est le cas pour la Tunisie depuis la révolution, et qu’à côté de ça les recettes baissent, s’endetter “devient un mal nécessaire. Nous avons néanmoins la volonté de créer de la croissance avec cet argent».

 

Abdelkefi a affirmé dans la foulée : «nous connaissons bien les maux dont nous souffrons mais aussi leurs remèdes». Il a ajouté que malgré les difficultés actuelles, il demeure convaincu que la Tunisie a un gros potentiel. La «décision de débloquer la deuxième tranche est politique», a-t-il indiqué. Le ministre a aussi évoqué la crise de confiance qui frappe le pays et a argué que si on remonte à la seconde guerre mondiale, les nations qui ont pu redécoller sont celles qui ont eu confiance en elles et en leurs dirigeants.

 

S’agissant du glissement du dinar,  Abdelkefi a affirme ceci : «La chute du dinar a fait que nous sommes devenus plus compétitifs que nos concurrents. Il convient donc de qualifier la dévaluation de compétitive !». A propos de la lutte contre la corruption, il a dit que «ce n’est pas un simple slogan(…), c’est une guerre sur le moyen terme que nous avons entamée mais que d’autres après nous termineront !». Pour finir, le ministre a déclaré que la Tunisie d’aujourd’hui a pu traverser les mers et se trouve présentement devant un petit lac, celui de la relance économique. «La balle est dans notre camp. Il nous faut jeter les bases des projets futurs !».

 

Presse locale/ par African Manager - 21/06/2017/

 

https://africanmanager.com/07_abdelkefi-la-chute-du-dinar-a-rendu-la-tunisie-plus-competitive/

 

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8 - En Chine, dernière « grand-messe de printemps » avant le 19e congrès du Parti communiste

 

L’Assemblée nationale populaire s’ouvre dimanche. L’enjeu du congrès sera, lui, la composition du prochain bureau politique et de son comité permanent. La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (APN) – le Parlement chinois – s’est ouverte dimanche 5 mars au matin avec le rapport d’activité du gouvernement, présenté par le premier ministre, Li Keqiang. Cette grand-messe de printemps de la démocratie socialiste chinoise, qui se tient jusqu’au 15 mars, est la dernière avant le 19e congrès du Parti communiste chinois (PCC) à l’automne prochain, au terme duquel celui-ci renouvellera ses instances dirigeantes.

 

L’APN regroupe quelque 3 000 députés, pour près de 70 % d’entre eux bureaucrates et membres du parti. Elle est complétée par une chambre « consultative », la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), forte de 2 000 délégués, pour leur part en majorité non communistes, et issus des élites traditionnelles et nouvelles – comme les entrepreneurs privés ou les célébrités du spectacle.

 

 

_ Que retenir du rapport d’activité du premier ministre Li Keqiang ?

Le rapport d’activité est un exercice très balisé, dans la mesure où il s’agit pour le chef du gouvernement de passer en revue l’ensemble des actions de l’année écoulée, et les défis à venir. M. Li a donné comme cible de croissance 6,5 % pour l’année 2017 – contre une fourchette comprise entre 6,5 et 7 % l’an dernier. La croissance s’est finalement établie à 6,7 % en 2016. Dans son rapport, le gouvernement veut montrer qu’il a en tête tous les dossiers économiques ou sociaux pouvant poser problème : la dette, les retraites, l’embauche des diplômés, la réforme du permis de résidence pour les paysans souhaitant s’installer en ville ou encore la lutte contre la pollution.

 

Cette année, M. Li a insisté pour la première fois sur le cas des vétérans de l’armée populaire, promettant que le gouvernement ne les laissera pas tomber : ce nouveau souci répond à plusieurs manifestations d’anciens cadres de l’armée à Pékin depuis que le président Xi Jinping a annoncé une grande réforme des forces armées chinoises en septembre 2015. L’augmentation du budget de l’armée, annoncée vendredi, sera de 7 % en 2017, comme en 2016. Li Keqiang s’est peu exprimé sur la lutte anti-corruption, qui fut le grand chantier des quatre dernières années, signalant que celui-ci est aujourd’hui moins prioritaire.

 

Par ailleurs, le premier ministre chinois a pris soin d’afficher l’intransigeance de la Chine vis-à-vis de toute activité séparatiste ou indépendantiste à Hongkong et Taïwan. Hongkong, qui fêtera le 1er juillet les vingt ans de sa rétrocession à la Chine, doit nommer un nouveau chef de l’exécutif en mars. Toute une partie du discours de Li Keqiang a été consacrée à réaffirmer l’ardente obligation de « suivre la direction du comité central avec pour noyau dur le camarade Xi Jinping » – M. Xi étant désormais officiellement désigné ainsi depuis le plénum du parti de l’automne 2016. Les rapports d’activité présentés dans différents domaines tout au long de la session parlementaire, ainsi que le budget de l’Etat et de l’armée, seront soumis le dernier jour de la session à l’approbation des parlementaires. Aucun n’est jamais rejeté, mais un taux relativement élevé d’avis négatifs peut indiquer des divergences. La plupart des lois en Chine sont approuvées à d’autres moments de l’année par le seul comité permanent de l’APN.

 

 

_ Quels sont les enjeux de la session parlementaire chinoise 2017 ?

Avec le 19e congrès en ligne de mire, les médias et pékinologues sont à l’affût de signes de force ou de faiblesse parmi les vétérans et les figures montantes de la politique chinoise. L’enjeu du 19e Congrès, lors duquel Xi Jinping doit se succéder à lui-même pour un nouveau mandat de cinq ans, est la composition du prochain bureau politique (dont onze des actuels 25 membres doivent partir à la retraite), et de son comité permanent (cinq des membres en dehors de Xi Jinping, 63 ans, et de son premier ministre Li Keqiang, sont appelés à prendre leur retraite). La limite d’âge est de 68 ans, en vertu de règles non écrites qui ont pu par le passé être ajustées selon les enjeux politiques.

 

L’un des dossiers examinés de près est le chantier de la réforme du système de lutte contre la corruption : le PCC a annoncé en janvier dernier la création prochaine d’une nouvelle commission de supervision nationale qui combinera les fonctions de la redoutable police anti-corruption du parti (la commission centrale de discipline du parti), ainsi que celles du ministère de la supervision (chargé de la corruption parmi les fonctionnaires) et le parquet anti-corruption. La direction de cette super-agence pourrait être confiée au tsar anti-corruption Wang Qishan, lui permettant de continuer à jouer un rôle majeur dans la direction du pays au-delà du 19e congrès, qui doit en principe le voir prendre sa retraite (il aura alors 69 ans).

 

Lors de cette session parlementaire, les regards vont également se porter sur les dirigeants de provinces, appelés à présenter en conférence de presse un bilan de leurs politiques. C’est parmi eux que figurent plusieurs candidats à l’accession au bureau politique (25 membres) ou à son comité permanent, le saint des saints, lors du 19e congrès. Ainsi de Hu Chunhua et Sun Zhengcai, premiers secrétaires respectivement de la province du Guangdong et de la municipalité géante de Chongqing, déjà membres du bureau politique mais susceptibles d’être promus au comité permanent, même s’ils ne sont pas considérés comme des protégés de Xi Jinping. Ou encore de Chen Min’er, le chef du parti dans la province reculée du Guizhou, considéré comme l’un des hommes clés de la « nouvelle armée du Zhijiang », l’expression que les politologues utilisent désormais pour désigner les protégés de Xi Jinping. « Zhijiang » est un jeu de mot sur la province du Zhejiang, autour de Shanghai, où la plupart ont fait leurs preuves lorsque Xi Jinping y a fait carrière au début des années 2000. Chen Min’er est au comité central, et certains pronostiquent qu’il pourrait passer directement au comité permanent fin 2017.

 

 

_ Quels débats ont lieu durant la session parlementaire ?

Ce sont les débats au sein de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) qui présentent souvent le plus d’intérêt pour la population chinoise. La CCPPC, qui n’a aucun pouvoir, sert de caisse de résonance aux préoccupations du moment et est une rare occasion pour des voix non officielles, mais influentes, de faire entendre un avis divergent sur certaines questions de gouvernance, sans toutefois franchir la ligne rouge que constitue toute critique du Parti communiste et de son monopole sur le pouvoir. Lors de son ouverture le 3 mars, l’un de ses vice-présidents, Luo Fuhe, venu du milieu universitaire, s’est ainsi longuement exprimé sur les difficultés que posent pour la recherche les restrictions d’accès pour les Chinois aux sites internet étrangers. Il a jugé cette situation contraire au principe de « l’ouverture » de la Chine et désavantageuse pour les universités chinoises.

 

LE MONDE / 05.03.2017/ Mis à jour le 05.03.2017/ Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)/

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/03/05/en-chine-derniere-grande-messe-de-printemps-avant-le-19e-congres-du-parti_5089531_3216.html

 

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9 - Grande-Bretagne : Le pari perdu de Theresa May

 

La Première ministre conservatrice Theresa May a perdu sa majorité absolue au Parlement britannique, selon les résultats quasi-finaux des législatives, un résultat choc qui plonge le pays dans l'incertitude à quelques jours de l'ouverture des négociations du Brexit. C'est un échec personnel pour Theresa May, qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne. Les Tories décrochent 314 sièges, contre 330 dans l'assemblée sortante, tandis que les travaillistes de Jeremy Corbyn gagnent 37 sièges, à 266 mandats, selon une estimation Ipsos/MORI à la fermeture des bureaux de vote jeudi à 23 h (heure française). 

 

Theresa May disposait d'une majorité de 17 sièges dans le Parlement sortant. Moins d'un an après le référendum pour la sortie de l'Union européenne, cette tenante d'un Brexit "dur" avait convoqué ces élections anticipées afin d'avoir les coudées franches pour négocier le Brexit avec les 27 à partir du 19 juin. Mais les travaillistes de Jeremy Corbyn, tenant de l'aile gauche et qui a mené une campagne jugée réussie, ont contrarié ces plans. Cette projection a aussitôt provoqué une chute de la livre sterling à New York. Elle baissait face à la monnaie européenne, à 87,94 pence pour un euro, contre 86,90 la veille. Elle reculait également face au dollar, à 1,2745 dollar pour une livre contre 1,2962 la veille. "Il semble qu'il va y avoir de l'instabilité et qu'il sera plus difficile pour le gouvernement britannique de négocier le Brexit avec une position ferme", relève Tony Travers, de la London School of Economics (LSE). 

 

 

_ Appel à la démission de May

Si ces projections se confirment, les conservateurs auront le choix de composer un gouvernement minoritaire ou d'essayer de former une coalition avec un ou plusieurs autres partis. Dans les deux cas, les négociations pourraient durer jusqu'à plusieurs semaines, ce qui porterait un coup dur au calendrier du Brexit.  Pour Mike Finn, de l'université de Warwick, le Royaume-Uni s'expose "à une période de coalition ou à de nouvelles élections". Résultat: "toute l'approche du Brexit est remise en question." 

 

Jeremy Corbyn, largement réélu dans sa circonscription d'Islington, au nord de Londres, a estimé que sa campagne électorale "positive" avait "changé la politique, pour le meilleur", et appelé Theresa May à la démission. "Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C'est assez pour qu'elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif", a-t-il déclaré.  Theresa May, reconduite à Maidenhead (ouest), s'est contentée d'affirmer que "quels que soient les résultats", son parti "assurer(ait) la stabilité" dont "le pays a besoin". 

 

A gauche, les indépendantistes écossais du SNP essuieraient de lourdes pertes, à 34 sièges contre 54 précédemment, selon les projections. Leur numéro 2, Angus Robertson, est battu. Les Libéraux-Démocrates, seul parti résolument europhile, gagneraient six sièges à 14 mandats. Les Lib-Dem ont prévenu ce jeudi soir qu'il n'y aurait "pas de coalition. Pas d'accord" avec les autres partis. Le parti europhobe Ukip perd son unique siège.

 

 

_ Campagne réussie de Corbyn

"C'est un désastre pour Theresa May. Son leadership est remis en question et elle sera sous pression pour démissionner si les résultats se confirment", a souligné Iain Begg, professeur à la LSE, à l'AFP. Quant au SNP, son net recul est "une très mauvaise nouvelle" pour "sa revendication d'un deuxième référendum" sur l'indépendance de l'Ecosse, selon l'expert. "Le grand pari de May échoue", résumait le quotidien conservateur Times dans un titre barrant sa une. "C'est mon pire cauchemar qui devient réalité", affirme pour sa part Hélène Thomas, 36 ans, qui a suivi la soirée électorale dans un bar de Londres, où elle espérait célébrer la victoire de Theresa May. Après les surprises du Brexit et de l'élection de Donald Trump, "c'est la leçon des deux dernières années", estime Brian Klaas, de la London School of Economics. "Les électeurs n'aiment pas qu'on prenne leur vote pour acquis".

 

Theresa May avait convoqué le scrutin en avril, contrairement à ses propres engagements, en espérant surfer sur des sondages créditant son parti d'une avance de 20 points sur le Labour. Mais Jeremy Corbyn a mené une campagne plus réussie qu'attendu, multipliant les meetings au contact des électeurs et exploitant plusieurs faux-pas de Theresa May, notamment sur la protection sociale. Le Brexit a été paradoxalement éclipsé durant la campagne par les questions de la protection sociale et de la sécurité, dans ce pays frappé par trois attentats en moins de trois mois. La question de la sortie de l'UE a cependant été à l'esprit de nombreux électeurs au moment de voter. "J'ai fait mon choix sur ces deux questions: avoir un bon accord sur le Brexit, et la sécurité", soulignait à l'AFP Angus Ditmas, 25 ans, à Londres.

 

Publié le 09 juin 2017 /

 

http://www.letelegramme.fr/monde/theresa-may-une-victoire-au-parfum-de-defaite-09-06-2017-11548098.php#closePopUp

 

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10 - Législatives : Macron obtient la majorité absolue à l'Assemblée

 

La République en marche et le MoDem dominent l'Assemblée avec 359 sièges, selon les dernières projections. Le PS et Les Républicains reconnaissent leur échec historique. Les derniers sondages avant le second tour avaient anticipé une déferlante  ; c'est finalement une vague orange qui est sortie des urnes dimanche. Une lame cependant suffisante pour submerger l'Assemblée, avec l'élection de 359 députés de La République en marche et du MoDem, selon la dernière projection Kantar Sofres-OnePoint.

 

L'explication de cet écart avec les sondages, qui donnaient plus de 400 sièges à la majorité présidentielle la semaine dernière, est probablement à trouver dans la faiblesse de la participation. La lassitude créée par une longue séquence électorale - entamée il y a presque un an avec les campagnes des primaires -, la perspective d'une victoire écrasante pour les forces d'En marche!, le climat estival de ce week-end n'ont probablement pas contribué à mobiliser les Français, qui ont massivement boudé les urnes pour ce second tour. Cette démission des électeurs semble cependant avoir touché plus fortement les supporteurs du président de la République, qui ne lui ont pas accordé les résultats que les études d'opinion lui prédisaient depuis une semaine.

 

Emmanuel Macron et Édouard Philippe disposent malgré tout d'une majorité très confortable pour conduire leurs réformes - environ 62 % des sièges -, même si elle est loin d'atteindre les records de la Ve République. En marche! dispose même de la majorité absolue à lui seul, sans dépendre des 45 députés MoDem. Pour parfaire la victoire, les six ministres en lice (Bruno Le Maire, Richard Ferrand, Christophe Castaner, Marielle de Sarnez, Mounir Mahjoubi et Annick Girardin) ont été élus.

 

 

_ La droite et le centre droit perdent 95 sièges

Bien qu'il demeure la deuxième force à l'Assemblée et sauve plus de sièges qu'ils ne l'imaginaient, Les Républicains et leurs alliés UDI accusent une défaite sans précédent pour la droite et le centre droit. Avec 131 élus, ils perdent 95 sièges par rapport à l'Assemblée sortante où ils alignaient 226 députés, dont 27 UDI. Beaucoup des personnalités qui semblaient menacées à l'issue du premier tour retrouvent les bancs de l'Assemblée, comme Christian Jacob, Éric Woerth, Daniel Fasquelle ou Éric Ciotti. En revanche, les fillonistes Jérôme Chartier, Hervé Novelli, Jean-François Lamour et Serge Grouard, les sarkozystes David Douillet et Georges Fenech, les juppéistes Maël de Calan et Gilles Boyer, comme Nathalie Kosciusko-Morizet ou Jean-Frédéric Poisson sont battus. «En dépit de la très forte abstention, les Français ont voulu donner une nette majorité. Je m'incline avec respect devant le choix des électeurs», a commenté François Baroin.

 

 

Trente socialistes, treize divers gauche et un écologiste siégeront à l'Assemblée. Mais pas Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Myriam El Khomri ou Najat Vallaud-Belkacem

 

 

Le Parti socialiste et ses alliés (PRG, EELV et DVG) avaient déjà accusé la défaite la semaine dernière en ne qualifiant, au total, que 88 candidats pour le second tour. En passant de 302 élus à 44, la gauche de gouvernement est décimée. Trente socialistes (dont Stéphane Le Foll, Delphine Batho et Olivier Faure), treize divers gauche et un écologiste siégeront à l'Assemblée. Mais pas Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Myriam El Khomri, Najat Vallaud-Belkacem ou le frondeur Christian Paul. «La gauche et la droite subissent une défaite», a expliqué Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, en annonçant qu'il cédait sa place à une «direction collective». La France insoumise, de son côté, est en mesure de constituer un groupe en alignant 18 élus tandis que les communistes auront besoin de renfort pour compléter ses 10  sièges sur les quinze nécessaires.

 

Pour le Front national, également, la déconvenue est au rendez-vous. Les espoirs de l'arrivée de députés par dizaines derrière Marine Le Pen se sont évanouis au fur et à mesure que la campagne avançait. Dimanche, le parti a remporté huit sièges, insuffisant pour former un groupe. «Ce sera toujours mieux que dans la précédente Assemblée», a expliqué Nicolas Bay, le secrétaire général du FN. Consolations: la présidente du parti fait son entrée au Palais Bourbon, tout comme Louis Aliot et Emmanuelle Ménard. À noter enfin que des dizaines d'élections se sont jouées à quelques centaines de voix, parfois beaucoup moins. Ce qui augure de contestations en cascade qui conduiraient à des législatives partielles. Les sièges des socialistes Manuel Valls (139 voix d'avance), Régis Juanico (23 voix), Joël Avigaret (91 voix), des Républicains Jean-Pierre Door (8 voix), Dino Cinieri (99 voix), Marianne Dubois (88 voix), de la candidate LFI Bénédicte Taurine (143 voix), du FN Gilbert Collard (123) comptent parmi les plus menacés par un recours.

 

Par Jean-Baptiste Garat , Service infographie du Figaro / Mis à jour le 19/06/2017/ Publié le 19/06/2017 /

 

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/06/19/38001-20170619ARTFIG00013-le-parti-presidentiel-decroche-la-majorite-absolue-a-l-assemblee.php

 

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11 - Au Mali, l’« attaque djihadiste » a fait au moins cinq victimes

 

Selon le dernier bilan, quatre assaillants ont aussi été tués. L’attentat a ciblé un établissement hôtelier en périphérie de Bamako. Dimanche 18 juin, une salve de balles traçantes illumine le ciel de Yirimadio, à une quinzaine de kilomètres de Bamako. Les restes du Campement, un espace hôtelier prisé des expatriés, des Occidentaux et de la bourgeoisie malienne, brûlent encore ardemment.

 

Selon le dernier bilan de l’attaque terroriste – revendiquée lundi par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », alliance djihadiste liée à Al-Qaida – survenue sur le site, quatre civils ont été tués, dont une Franco-Gabonaise. Un membre des forces de sécurité maliennes a, par ailleurs, succombé à ses blessures. Une dizaine de personnes ont été blessées. Au total, 32 personnes ont été secourues mais, selon une bonne source, des clients manqueraient encore à l’appel dont un Français. Enfin, quatre terroristes ont été tués dans cette « attaque djihadiste » et cinq suspects ont été arrêtés, a indiqué le ministre de la sécurité publique du Mali, le général Salif Traoré.

 

Plus tôt dans l’après-midi, deux petits groupes d’assaillants, selon des témoignages concordants, ont attaqué l’établissement. « Les premiers assaillants sont arrivés très bien armés à la porte principale, a raconté Karim, un employé. Ils ont tiré en l’air alors avant de grimper vers les piscines. » « Ils cherchaient en réalité des Blancs », précise Sory Ibrahim, un journaliste interrogé par Radio France internationale (RFI), présent sur les lieux au moment de l’attaque. Un autre employé de l’hôtel, Boubacar Konta, raconte avoir vu les assaillants brandir « leurs armes en l’air, crier “Allah Akhbar”, avant de tirer des rafales dans le ciel ».

 

 

_ Intenses échanges de tirs

Un autre groupe s’est approché par le haut de l’établissement, ouvrant le feu sur les clients. « Par chance, poursuit Karim, il y avait des militaires en permission. » Les soldats présents auraient alors aussitôt saisi leurs armes pour répliquer, parvenant à repousser les assaillants. Les Forces spéciales antiterroristes du Mali (Forsat) sont ensuite arrivées sur les lieux pour exfiltrer les clients, certains, vêtus de leur seul short de bain, équipés à la hâte par les soldats d’un gilet pare-balles. En fin d’après-midi, les Forsat, appuyées par l’armée, des soldats européens et des éléments de sécurité de l’ONU, ont lancé un assaut sur la colline où les terroristes s’étaient retranchés. D’intenses échanges de tirs et des explosions se sont fait entendre alors que la consigne d’éteindre toute source de lumière avait été donnée afin que les djihadistes ne disposent pas de cibles.

 

La configuration des lieux, parfaite pour la détente dominicale, a toutefois rendu extrêmement difficile la progression des forces de l’ordre ; la zone est vaste et verdoyante et le Campement ressemble à un petit village dont les maisons sont éparpillées dans les collines. On y trouve une multitude de lieux de détente, trois piscines. La nuit venue, sans aucun moyen de vision nocturne, les forces spéciales ont traqué les assaillants.  Dans une tribune publiée dans le Monde Afrique en janvier, lors du sommet Afrique-France à Bamako, son propriétaire, Hervé Depardieu, s’était insurgé contre les alertes de sécurité des chancelleries occidentales. « Les consignes de sécurité alarmantes émises par le consulat et les “conseils aux voyageurs” dissuasifs du site du ministère (français) des affaires étrangères entament sérieusement notre joie de vivre et nos libertés », déplorait-il. Moins de dix jours avant ce nouvel attentat, l’ambassade américaine avait lancé une alerte pour informer ses concitoyens d’une « menace d’attaques accrue » sur les chancelleries occidentales, les lieux de culte et les sites fréquentés par les Occidentaux.

 

Selon une source proche du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, jointe par Le Monde, des signaux laissaient présager une attaque djihadiste imminente. « Nous avions eu des alertes récentes, a précisé cette source. Il y a deux jours, en prélude à la marche de l’opposition [qui s’est tenue samedi à Bamako], nous avions découvert une voiture avec des armes. » Une enquête a été ouverte par le pôle judiciaire antiterroriste. Une arme et un téléphone portable ont été récupérés sur les lieux de l’attaque, a indiqué le ministre de la sécurité publique.

 

 

_ Etat d’urgence

Lundi matin, cet attentat n’avait pas encore été revendiqué. Celui-ci rappelle cependant plusieurs attaques perpétrées dans la capitale malienne, au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire. Toutes portaient la signature d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ou de mouvements qui lui sont proches. La dernière attaque djihadiste visant des Occidentaux dans la capitale malienne remonte à mars 2016 ; elle avait visé l’hôtel Nord-Sud de Bamako, abritant la mission de l’Union européenne qui entraîne l’armée malienne (EUTM Mali). Un assaillant avait été tué. Le 20 novembre 2015, un attentat contre l’hôtel Radisson Blu avait fait vingt morts, outre ses deux auteurs. Il avait été revendiqué par AQMI, en coordination avec le groupe djihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui avait scellé à cette occasion son ralliement à AQMI.

 

L’état d’urgence est en vigueur dans le pays quasiment sans interruption depuis cette attaque. En mars 2015, l’attaque contre le restaurant-bar La Terrasse avait également fait cinq morts, dont deux Occidentaux. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ils ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement. Mais des zones échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature, en mai-juin 2015, d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont la mise en application accumule les retards.

 

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, est attendu le 2 juillet à Bamako pour un sommet du G5 Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Alors que Paris pousse actuellement aux Nations unies pour le financement d’une force antiterroriste africaine composée de soldats de ces cinq pays, le président français avait déclaré, lors de son déplacement à Gao, le 19 mai, vouloir « poursuivre et accroître » l’investissement français dans l’opération « Barkhane ».

 

Par Cyril Bensimon et Anthony Fouchard (contributeur Le Monde Afrique, Bamako) / Le Monde.fr avec AFP/ Le 18.06.2017 / Mis à jour le 19.06.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/18/mali-attaque-contre-un-lieu-de-villegiature-pres-de-bamako_5146713_3212.html

 

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12 - C'est comment ailleurs ? Les violences électorales en Afrique

 

Alors que François Fillon dénonce "un climat de guerre civile" dans la campagne présidentielle, franceinfo s’intéresse aux violences dans plusieurs élections en Afrique. Côte d'Ivoire, Sénégal ou Kenya. Pour n’évoquer que les quinze dernières années, le continent africain a été secoué par des crises et parfois des guerres civiles au moment d'élections présidentielles. Ces violences ont fait des milliers de victimes.

 

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. Côte d’Ivoire 2010-2011

La plus spectaculaire de ces crises est celle qui éclate au moment de l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire en novembre 2010. Les violences débutent entre le premier et le second tour de l'élection qui oppose le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. On assiste à des combats de rue entre jeunes et des manifestations de l'opposition. Il y a des victimes. Le couvre-feu est instauré la veille du second tour.    

 

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. Après l'élection, la guerre civile

Chacun des candidats revendique la victoire, même si la commission électorale donne vainqueur Alassane Ouattara. Les violences éclatent quelques jours après l'élection et se propagent dans tout le pays début 2011. La France intervient avec l'opération Licorne. Laurent Gbagbo est arrêté et Alassane Ouattara investi. La guerre civile aura fait 3.000 morts et 700.000 ivoiriens déplacés, car ils ont fui les combats.

 

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. Sénégal 2012  

Le Sénégal a connu également des violences en 2012, juste avant l'élection présidentielle. La campagne est très tendue. Le président sortant Abdoulaye Wade se présente pour un troisième mandat, ce qui déclenche des vagues de manifestations de l'opposition. De 6 et 15 personnes sont tuées et environ 150 autres sont blessées. Le premier tour se tient finalement sans incident. Les organisations internationales appellent au calme.  Finalement Wade est battu, et Macky Sall est élu au second tour.

 

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. Kenya 2007

Au Kenya les violences éclatent au moment de l’élection présidentielle entre le président sortant Mwai Kibaki face à son challenger, appelé Raila Odinga. Déjà, la campagne électorale est très violente verbalement, marquée par des intimidations dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme. Au moment de la proclamation des résultats en décembre 2007, tout dégénère. Car l'opposition rejette l'élection du président sortant Kibaki. Là encore, on peut parler de guerre civile. Exécutions,  pillages, lynchages, viols pendant deux mois. Bilan, 1.100 morts et 350.000 déplacés. Les troubles se calment quand le président sortant accepte de partager le pouvoir avec son adversaire.

 

franceinfoGérald RouxRadio France / Mis à jour le 27/02/2017/ publié le 27/02/2017

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-comment-ailleurs/c-est-comment-ailleurs-les-violences-electorales-en-afrique_2059561.html


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