EVEIL


Publié le 17/10/2017 à 10:30:38
ASIE/ DEFENSE ET SECURITE/ ECONOMIE : persistance des défis économiques et sécuritaires, risques de guerre majeure



 

« Asie/ Nucléaire : Dans la région ultramilitarisée abritant quatre des neuf puissances atomiques, la menace nord-coréenne pousse ses voisins à revoir à la hausse leur budget militaire et ravive le débat sur la dissuasion. Le poker nucléaire dans la péninsule coréenne va-t-il accélérer la course aux armements en Asie ? La région est déjà la plus militarisée et la plus nucléarisée au monde avec quatre des neuf puissances atomiques. Toutes sont lancées dans des programmes de modernisation qualitative ou quantitative de leurs arsenaux, rappelait en juillet le Sipri, institut de recherche basé en Suède qui fait autorité en matière d’armement et de prolifération.

Sur les 14 935 têtes nucléaires déployées sur la planète, au moins 400 sont aux mains de la Chine, du Pakistan, de l’Inde et de la Corée du Nord. La dynastie des Kim est le dernier Etat en date à avoir rejoint en 2006 le club très fermé de ceux dotés de la bombe. »

 

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1 - Kazakhstan/ Pétrole : le pays ouvre les vannes du gisement géant Kachagan

 

Au moment où les grands pays producteurs de pétrole se résignent à limiter leur offre pour faire remonter les prix, le Kazakhstan ouvre progressivement, avec des années de retard, les vannes des oléoducs du gisement géant de Kachagan. Seize ans après la découverte en mer Caspienne de ce champ d'or noir d'une richesse rare mais d'une complexité technique inédite, cette ex-république soviétique lance ce projet de plus de 50 milliards de dollars dans une relative discrétion, compréhensible vues les difficultés passées.

 

Le 14 octobre, le consortium international qui l'exploite, NCOC, a annoncé que le gisement, à l'arrêt depuis une tentative de lancement avortée en 2013, avait pu envoyer du pétrole à l'exportation pour la première fois. Le ministre de l'Energie Kanat Bozoumbaïev avait cependant prévenu: arriver à l'objectif de production "prendra un certain temps". NCOC, qui regroupe la compagnie kazakh KazmunaiGas, le français Total, l'américain ExxonMobil, l'italien Eni, l'anglo-néerlandais Shell, le chinois CNPC et le japonais Inpex, vise une production de 370.000 barils par jour d'ici à la fin 2017.


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A sa découverte en 2000, ce gisement était considéré comme l'un des plus vastes mis au jour en 40 ans et constituait donc un projet essentiel pour le secteur énergétique qui voyait venir le moment où la production d'hydrocarbures de la planète entamerait un déclin inéluctable faute de ressources. Le Kazakhstan et les entreprises impliquées ont ainsi investi 55 milliards de dollars pour mettre en route Kachagan, qui pose de nombreux défis technologiques: faible profondeur de l'eau, gelée en hiver, et réserves soumises à très hautes pressions. Le contexte est aujourd'hui bien différent, avec des nouvelles techniques et des investissements massifs permis par des années de pétrole cher ayant conduit à une offre surabondante. Affaiblis par l'effondrement des prix en résultant, les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) viennent d'arriver à un accord de principe pour baisser leur production.

 

La Russie, non membre du cartel, s'est dite prête se joindre à cette démarche en gelant le niveau de son offre, une démarche qui a permis au baril de revenir plus de 50 dollars, un niveau jugé cependant insuffisant pour couvrir les coûts des projets les plus complexes. A contre-courant, la remise en marche de Kachagan risque donc de repousser le rééquilibrage du marché espéré par les producteurs. En septembre, l'Opep a relevé ses prévisions d'offre pour les pays non membres, en particulier à cause du Kazakhstan.

 

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_ Effet 'négligeable'

"Il faut être très prudent et s'assurer que (le redémarrage) se déroule sans accroc", tempère Andrew Neff, analyste à la société de conseil IHS. En septembre 2013, Kachagan avait produit ses premiers barils mais des fuites à répétition sur l'oléoduc relié au gisement avaient conduit à sa mise à l'arrêt le 9 octobre suivant. Il aura fallu plus de trois ans pour relancer le projet. Les autorités locales n'avaient pas caché leur agacement et avaient imposé en 2014 une amende de plus de 700 millions de dollars à NCOC pour violations des normes environnementales. Elles comptent d'autant plus sur le projet que l'économie kazakhe a été frappée de plein fouet par la chute des prix du pétrole, sa monnaie perdant la moitié de sa valeur.

 

"Kachagan est important pour l'économie du Kazakhstan comme source de revenus qui peuvent l'aider à régler ses problèmes" liés à la dégradation de ses rentrées liées aux exportations, explique à l'AFP Kassymkhan Kapparov, directeur du Bureau pour la Recherche économique du Kazakhstan, centre de réflexion basé à Almaty. Mais vu le coût des réparations après les problèmes de 2013 et le niveau des prix, "l'effet sur le budget sera négligeable pendant les premières années", prévient l'expert. Le Kazakhstan ne compte pas se limiter à ce projet. En juillet, les entreprises exploitant le gisement de Tengiz, l'un des principaux du pays, menées par l'américain Chevron, ont annoncé un investissement spectaculaire de 36,8 milliards de dollars pour y porter la production d'environ 260.000 barils par jour à environ 1 million de barils. "Pour un pays dont l'économie pourrait se contracter cette année, la situation pourrait commencer enfin à s'éclaircir", constate M. Neff.

 

Publié le 24/10/2016/

 

http://www.capital.fr/entreprises-marches/le-kazakhstan-ouvre-les-vannes-du-gisement-geant-de-kachagan-1178257


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2 - La crise de la mondialisation pourrait bénéficier à l’Asie du Sud

 

Malgré la menace protectionniste, la région du monde qui affiche la croissance la plus forte peut augmenter ses exportations et créer des emplois…

Les mesures protectionnistes que les économies avancées sont susceptibles de prendre ne devraient pas nuire à la croissance de l’Asie du Sud (a). Un nouveau rapport de la Banque mondiale explique que cette région, dont l’essor est pourtant axé sur les exportations, pourrait même profiter de la crise de la mondialisation. Il confirme aussi que l’Asie du Sud reste la région du monde qui enregistre la croissance la plus rapide, creusant peu à peu l’écart avec l’Asie de l’Est. Son produit intérieur brut (PIB) devrait continuer de progresser, passant d’un taux de croissance de 6,7 % en 2016 à 6,8 % en 2017 et à 7,1 % en 2018.

 

Dans sa dernière édition, le rapport semestriel South Asia Economic Focus (a) se demande si les pays d’Asie du Sud doivent s’inquiéter de la montée du protectionnisme. Intitulée Globalization Backlash (a), cette publication affirme que l’intégration mondiale a des répercussions positives sur le développement économique et sur la lutte contre la pauvreté, mais que cette région ne pâtira pas des barrières commerciales toujours plus importantes que dressent les pays avancés. L’Asie du Sud pourrait même tirer son épingle du jeu si un protectionnisme sélectif entraînait une réorientation des échanges au profit de nouveaux fournisseurs. Les pays de la région devraient aussi profiter de la reprise observée dans les économies avancées, qui constituent leurs principaux marchés d’exportation.

 

« Les simulations de l’impact d’éventuelles nouvelles barrières commerciales montrent que l’Asie du Sud résistera non seulement au renforcement du protectionnisme, mais pourrait même en bénéficier dans certaines conditions, affirme Annette Dixon (a), vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Asie du Sud. Les économies avancées se rétablissent et sont susceptibles d’enregistrer une croissance plus vigoureuse, qui fera probablement augmenter la demande de produits venant d’Asie du Sud. La région devrait saisir cette opportunité afin de diversifier ses exportations et d’améliorer son offre, ce qui créerait de nombreux emplois pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail. »


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L’Inde, étant donné son importance, est la locomotive régionale. La croissance de son PIB devrait s’accélérer pour ressortir à 7,2 % en 2018, après une expansion plus modeste que prévu en 2016 (6,8 %) et la décision des autorités monétaires de retirer temporairement les plus gros billets de banque de la circulation. Au Pakistan, à la faveur d’une amélioration sensible de la situation sécuritaire, la croissance se poursuit et devrait dépasser les 5 % cette année. Le Népal et les Maldives se remettent de chocs économiques. Au Bangladesh, la production industrielle a récemment atteint un niveau record et la croissance reste solide.

 

D’après différents scénarios, l’Asie du Sud bénéficiera de la suspension d’accords commerciaux régionaux de premier plan, tels que le Partenariat transpacifique (TPP), ainsi que du renforcement des mesures protectionnistes à l’encontre de grands pays exportateurs comme la Chine et le Mexique. Des études indiquent que la croissance de l’Asie du Sud réagit fortement à l’amélioration de celle des économies avancées, ce qui est susceptible de compenser les éventuelles pertes imputables à l’évolution de la politique des échanges.

 

« Si les pays de la région veulent mettre à profit cette opportunité offerte par les exportations, ils doivent continuer de donner la priorité à des mesures encourageant la croissance économique, souligne Martin Rama (a), économiste en chef à la Banque mondiale pour la Région Asie du Sud. Une enquête menée auprès d’experts locaux pour les besoins du rapport révèle un vaste consensus sur la nécessité de promouvoir l’accumulation de capital humain, les investissements dans l’infrastructure et un environnement plus propice pour les entreprises. »

 

_ Factsheet: La croissance pourrait s’accélérer dans nombre de pays d’Asie du Sud

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Note : est. = estimation, f = prévision, * Bangladesh, taux de croissance réel en 2016


_ En Afghanistan (a), la reprise économique est lente, car l’insécurité continue de peser sur l’investissement privé et sur la consommation. Selon les projections, la croissance sera légèrement plus élevée, à 2,4 % en 2017, contre 1,2 % en 2016. Néanmoins, en raison d’un taux d’expansion démographique de près de 3 %, elle s’accompagnera d’une baisse du revenu par habitant. À long terme, une croissance forte et durable passera par une transformation structurelle de l’économie, via des investissements plus substantiels dans le capital humain, l’amélioration de la productivité agricole et le développement des industries extractives du pays.

  

_ Au Bangladesh (a), la hausse de l’investissement et une reprise des exportations ont assuré la résilience de l’économie dans un contexte mondial incertain. Le PIB devrait progresser de 6,8 % en 2017, contre 7,1 % en 2016, avec un recul de l’inflation et une réduction du déficit budgétaire public. Conjugués à des coûts élevés pour les entreprises, le manque d’infrastructures et l’inadéquation de l’approvisionnement énergétique restent les principaux freins à la croissance du pays.

  

_ Au Bhoutan (a), l’activité économique a permis au pays de connaître à nouveau une croissance forte, qui devrait ressortir à 6,8 % en 2017. Différents facteurs — grands projets hydroélectriques, politique budgétaire et monétaire favorable, inflation faible, cours de change stable et accumulation de réserves internationales — contribuent à cette croissance ainsi qu’au recul de la pauvreté. Il existe toutefois des risques, notamment des retards potentiels dans la construction des centrales hydroélectriques et le ralentissement de la croissance en Inde. Si la croissance se maintient, la pauvreté devrait continuer de se réduire.

  

_ En Inde (a), on attend une accélération de la croissance économique à 7,2 % en 2018, contre 6,8 % en 2016, après un léger fléchissement imputable à un niveau d’investissement plus faible que prévu et aux conséquences du retrait des plus grosses coupures de banque. La taxe sur les biens et services ayant été mise en place rapidement et sans incidents, elle pourrait avoir des répercussions bénéfiques sur l’activité économique. Cependant, le pays doit encore amplifier l’effet de la croissance sur le recul de la pauvreté.

  

_ Aux Maldives (a), d’après les estimations, la croissance du PIB a rebondi à 4,1 % en 2016. Elle devrait atteindre 4,5 % en 2017 grâce à d’importants investissements et au dynamisme du secteur de la construction. Il est essentiel que le pays préserve sa base fiscale et l’efficience de son régime d’imposition au moment où il s’apprête à constituer des zones économiques spéciales qui offriront des avantages fiscaux. Des opportunités s’offrent aux Maldives de promouvoir des activités économiques répondant aux aspirations de la jeunesse, de créer des emplois, d’améliorer la qualité des services publics tels que l’éducation et la santé, et de mieux faire face au changement climatique.

  

_ Le Népal (a) connaît une croissance économique généralisée, après de nombreux problèmes imputables, notamment, aux dégâts causés par les séismes qui ont dévasté le pays en 2015. L’activité repart, laissant espérer un rebond de la croissance à 6,0 % en 2017, contre seulement 0,6 % en 2016, grâce à la hausse de la production agricole, à la diminution des pannes d’électricité et à l’essor des investissements à mesure que s’accélère la reconstruction du pays.

  

_ Au Pakistan (a), l’activité économique a progressé de 4,7 % en 2016, et cette croissance devrait se poursuivre pour ressortir à 5,2 % en 2017. En effet, les perspectives sont de plus en plus favorables et l’inflation reste maîtrisée. L’activité du secteur de la construction est soutenue par les projets qui concernent le corridor économique entre la Chine et le Pakistan, ce qui devrait dynamiser la croissance industrielle. Ces projets devraient accélérer la croissance du secteur de la construction et permettre d’augmenter la production d’électricité. Pour parvenir à une croissance durable et inclusive, ainsi que pour lutter contre la pauvreté, le pays devra inciter le secteur privé à investir davantage, et, à plus long terme, développer son infrastructure.

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_ Au Sri Lanka (a), la croissance économique devrait s’établir à 4,7 % en 2017, contre 4,4 % en 2016. Elle bénéficiera, dans une large mesure, de la contribution du secteur de la construction, du commerce et des services financiers, mais pâtira des inondations et de la sécheresse qui touchent le pays. Les récentes mesures axées sur l’assainissement des comptes publics et sur l’austérité monétaire ont toutefois permis d’améliorer les perspectives. Le Sri Lanka doit impérativement accélérer ses réformes structurelles s’il veut devenir plus compétitif et disposer d’une meilleure gouvernance, tout en poursuivant l’assainissement de ses finances publiques afin d’enregistrer une croissance forte et de se développer.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ WASHINGTON, 16 avril 2017/ Banque Mondiale/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2017/04/16/south-asia-could-potentially-benefit-from-globalization-backlash


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3 - Le FMI prépare un nouveau programme d'urgence face aux fuites de capitaux

 

Le Fonds monétaire international (FMI) peaufine un nouveau programme d'urgence pour atténuer les éventuelles crises monétaires en assurant un accès facile aux dollars, rapporte mardi le quotidien japonais Nikkei, sans citer de source. La particularité de ce schéma sera de ne pas nécessiter de réformes structurelles onéreuses qui ont marqué les programmes de sauvetage passés, ajoute le journal. "Le Fonds devrait officiellement mettre en place ce nouveau cadre lors d'une réunion de son instance dirigeante d'ici à la fin du mois. Il a déjà entamé des discussions avec des pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-est (Asean)", détaille le Nikkei, d'après qui "le FMI n'a cependant pas l'intention d'approcher la Chine, qui dispose d'importantes réserves de change en dollars".

 

Le nouveau système envisagé vise principalement à faire face au risque d'effondrement d'une monnaie déclenché par une fuite de capitaux massive. L'argent va revenir aux États-Unis alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) a commencé à donner des tours de vis monétaires, renforçant ainsi l'attractivité du dollar. Le FMI craint que les sorties correspondantes des économies émergentes puissent dévaloriser leurs devises, explique le Nikkei. La chute de monnaies peut provoquer des crises financières à mesure que les charges de dettes étrangères augmentent, et la situation peut être amplifiée si des spéculateurs en profitent. Pour faire face, les pays affectés sont forcés d'intervenir directement sur les marchés des changes afin de soutenir leur monnaie en l'achetant et en vendant des dollars. Le nouveau mécanisme imaginé par le FMI est censé aider les pays tombés dans cette situation à emprunter des billets verts, principalement via des prêts à court terme (un an ou moins).


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Le Nikkei précise que "le FMI évaluera les emprunteurs potentiels dans des conditions normales" et que "les prêts seront limités en fonction de la contribution du capital de chaque pays au fonds, entre autres facteurs". Les pays d'Asie se souviennent de la crise des monnaies de la région en 1997. Le FMI avait alors soutenu l'Indonésie, mais imposé des conditions strictes en retour, comme l'exigence de laisser échouer des banques en difficulté, rappelle le journal. Selon le Nikkei, la crise a laissé un traumatisme qui a alimenté une antipathie envers le FMI parmi l'Asean. Malgré les progrès réalisés depuis la crise financière mondiale de 2008, il n'est pas exclu que les marchés puissent être déstabilisés si d'autres banques centrales, comme la Banque centrale européenne (BCE), débutaient une politique de resserrement. La Banque du japon (BoJ), elle, semble en être encore loin, si l'on en juge par le teneur du discours de son gouverneur.

 

Par La Voix Du Nord/ Publié le 20/06/2017/ mis à jour à 8h00

 

http://www.lavoixdunord.fr/180754/article/2017-06-20/le-fmi-prepare-un-nouveau-programme-d-urgence-face-aux-fuites-de-capitaux


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4 - Asie-Pacifique / L'explosion des dettes en Chine inquiète de plus en plus de monde

 

Cette fois-ci, c'est le FMI qui recommande à Pékin de réagir "de toute urgence". La Chine doit réagir "de toute urgence" à l'envolée des dettes de ses entreprises et cesser de se reposer sur le crédit pour doper l'activité, a averti le FMI vendredi, faute de quoi le pays subira une "croissance affaiblie de façon permanente". Si les perspectives de la deuxième économie mondiale restent encourageantes à court terme, soutenues par des "politiques macroéconomiques accommodantes", le Fonds monétaire international s'inquiète des fragilités financières grandissantes du pays.

 

Pékin s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers la consommation et les services, au détriment des industries lourdes et exportations à faible valeur ajoutée, ses moteurs de croissance traditionnels. Mais "la transition continuera d'être complexe, difficile, et potentiellement chaotique", a martelé le Fonds dans un rapport annuel. L'institution de Washington s'inquiète en particulier de la montée fulgurante des dettes des entreprises. Celles-ci, en excluant le secteur financier, s'établissaient en 2015 à environ 120% du PIB chinois, mais elles pourraient bondir à près de 140% d'ici 2019, selon des projections présentées par le Fonds. Avec le vif ralentissement de l'activité, les créances douteuses représentent désormais 5,5% du total des prêts, mais elles sont susceptibles de grimper à 15,5% --auquel cas, les pertes potentielles pourraient équivaloir à "environ 7%" du PIB, avertit le FMI.

 

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_ Réduction des surcapacités dans l'industrie

Certes, Pékin a promis de réduire drastiquement les surcapacités de production dans la sidérurgie et le secteur du charbon, très affectés par un endettement massif, mais "une solution plus complète" fait défaut et les réformes des groupes étatiques piétinent, poursuit le rapport. Or, les entreprises d'Etat, beaucoup plus endettées que les firmes du secteur privé, empruntent à bas coût grâce aux garanties apportées par les autorités, "ce qui fausse l'allocation des ressources et encourage l'inefficacité", tranche le FMI, enjoignant à des "mesures urgentes" nécessaires pour que ces difficultés "restent gérables". Faute de réformes structurelles rapides, et en cas de poursuite d'une politique de relance économique reposant sur un gonflement sans fin du crédit, "les vulnérabilités s'intensifieront" et conduiront le pays à "une croissance affaiblie de façon permanente", avertit le Fonds.

 

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_ Relance par la dépense

Pékin se dit certes prêt à restructurer ses entreprises d'Etat obsolètes en réduisant leurs colossaux effectifs, mais les autorités locales freinent des quatre fers, soucieuses ne pas alimenter l'instabilité sociale. Par ailleurs, le gouvernement central n'a cessé depuis deux ans de multiplier les assouplissements monétaires, puis les accroissements de dépenses publiques afin de stimuler une activité à la peine... au prix d'une nouvelle embardée de l'endettement privé. La croissance économique de la Chine était tombée l'an dernier à 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle, avant de s'essouffler à nouveau au premier semestre 2016.

 

(Avec AFP)/ Par Challenges.fr le 12.08.2016/ Mis à jour le 12.08.2016 /

 

https://www.challenges.fr/monde/asie-pacifique/l-explosion-des-dettes-en-chine-alarme-de-plus-en-plus-de-monde_415093


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5 - Rohingyas : un mois de crise et une longue liste d'horreurs

 

Nettoyage ethnique, incendies volontaires, chaos humanitaire, viols, mines, charnier : «Libération» dresse le bilan de la situation dans l'Etat Rakhine, en Birmanie, et au Bangladesh. Cela fait un mois que l’Etat Rakhine (ou d’Arakan), une région pauvre située à l’extrême ouest de la Birmanie, s’est enflammé. Depuis le 25 août, lutte armée, répression, incendies volontaires ont poussé environ 436 000 de ses habitants à fuir, plongeant aussi le sud du Bangladesh voisin dans le chaos.

 

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_ Que se passe-t-il en Birmanie ?

La Birmanie, mosaïque de 135 ethnies, connaît de multiples conflits internes, notamment dans les Etats limitrophes. La crise des Rohingyas ne concerne que l’Arakan. Ce petit Etat est peuplé d’environ 2 millions d’habitants issus de la minorité bouddhiste arakanaise et d’1 million de musulmans appelés Rohingyas, auxquels s’ajoutent d’autres petites communautés musulmanes, hindoues ou bouddhistes. La région étant interdite aux journalistes, les informations proviennent des centaines de témoignages recueillis et recoupés par la presse et les ONG, des déclarations des autorités birmanes elles-mêmes et d’images satellites. Depuis plusieurs décennies, les Rohingyas sont victimes d’apartheid. Déchus de leur citoyenneté, privés de liberté, ils sont victimes de persécutions et d’une propagande haineuse qui détériorent leurs relations avec les bouddhistes, souvent aussi démunis qu’eux.

 

Le 25 août, l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (Arsa), un groupe rebelle, a attaqué 30 postes de police, tuant une douzaine de policiers avant d’être abattus. Les rebelles s’en seraient aussi pris à des civils bouddhistes et hindous. A la suite de ces attaques, l’armée birmane, toujours très influente malgré la transition démocratique de 2011, a lancé une campagne extrêmement violente de représailles sur la population civile rohingya. Des commandos de militaires, de policiers garde-frontière et de miliciens extrémistes bouddhistes font des descentes dans les villages, terrorisent, parfois blessent, violent ou tuent les habitants, puis incendient les maisons. «50% des villages sont intacts», a voulu rassurer la semaine dernière Aung San Suu Kyi, qui dirige le gouvernement civil birman.

 

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_ «Nettoyage ethnique» ou «génocide» ?

En quatre semaines, plus de 200 villages ont été totalement détruits, et 436 000 habitants de l’Arakan ont quitté le pays. Malgré les dénégations des autorités, des maisons continuent à être incendiées. Les Nations unies ont dénoncé un «nettoyage ethnique», défini par l’encyclopédie Universalis comme «une tentative de créer des zones géographiques se caractérisant par leur homogénéité ethnique, au moyen de la déportation ou du déplacement forcé de personnes appartenant à des groupes ethniques définis». On estime pour l’instant que 430 personnes ont été tuées, «peut-être un millier» a avancé le 8 septembre la rapporteuse de l’ONU pour la Birmanie.

 

Aussi dramatiques que soient ces chiffres, l’objectif ne semble pas d’exterminer mais de chasser une population considérée comme «étrangère». On ne serait donc pas en présence d’un «génocide» comme l’a dit Emmanuel Macron la semaine dernière. Par ailleurs, cette opération ne peut être réduite à la vision «musulmans contre bouddhistes». Même si elle se cristallise aujourd’hui sur les questions de religion, elle est aussi motivée par de vieux conflits ethniques liés à l’histoire de l’Arakan et sans doute désormais par des objectifs économiques. L’Etat Rakhine, qui offre un accès à l’océan Indien, est devenu crucial pour l’Inde, la Chine et le gouvernement birman, et l’armée a tout à gagner à libérer de force des terres pour de grands et juteux projets industriels et commerciaux.


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_ Au Bangladesh, la plus grande concentration de réfugiés au monde

En un mois, le pays de 160 millions d’habitants, très majoritairement musulmans, a dû gérer un afflux de 436 000 réfugiés de Birmanie. Ces nouveaux venus se sont ajoutés aux 212 000 Rohingyas qui avaient fui des violences antérieures et vivaient dans deux camps officiels et dans des camps de fortune près de la frontière birmane, dans la région de Cox’s Bazar. Ce qui est aujourd’hui la plus grande concentration de réfugiés au monde affronte des problèmes humanitaires, sanitaires et logistiques immenses qui pourraient déstabiliser le pays.

 

La Première ministre Sheikh Hasina, qui a laissé les frontières ouvertes, a demandé l’aide de la communauté internationale pour gérer la crise et préparer le retour des réfugiés en Birmanie. Des barrages policiers ont été mis en place pour empêcher les réfugiés de gagner d’autres régions du Bangladesh, et les opérateurs téléphoniques ont interdiction de leur vendre des forfaits et des puces téléphoniques au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, ce qui accentue leur isolement.

 

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_ Le viol comme arme pour les militaires ?

De très nombreux témoignages de victimes et de comptes rendus médicaux font état de viols en réunion commis par des militaires birmans sur des musulmanes d’Arakan depuis le 25 août. En raison du chaos ambiant et de la honte que subissent les victimes dans une société conservatrice et patriarcale, il sera difficile de mesurer l’ampleur de ces crimes, qui semblent, selon les observateurs, utilisés comme un autre moyen de terroriser la population.

  

_ Des mines antipersonnel à la frontière ?

L’ONG Human Rights Watch, l’AFP et les autorités bangladaises ont recueilli plusieurs témoignages faisant état de l’usage de mines antipersonnel contre les habitants de l’Arakan fuyant les violences. Des réfugiés disent avoir vu des militaires poser des mines sur les principaux points de passage vers le Bangladesh. En septembre 2016, le vice-ministre de la Défense birman avait informé le Parlement que l’armée continuait à utiliser ces mines antipersonnel dans sa lutte contre les groupes armés de minorités ethniques. Les mines antipersonnel sont interdites depuis 1997 par une convention internationale, non signée par la Birmanie. Selon les gardes-frontières bangladais, 5 personnes seraient mortes sur ces mines et 12 blessées depuis le 25 août.

 

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_ Un charnier en Birmanie ?

Environ 30 000 réfugiés arrivés au Bangladesh seraient de confession hindoue ou bouddhiste. Certains d’entre eux font état de violences commises par l’armée, d’autres d’exactions de militants rohingyas. Sur la base de témoignages d’habitants hindous de l’Arakan (les hindous représentent environ 0,28% de la population arakanaise), qui disent avoir été victimes d’attaques de militants musulmans le 25 août, l’armée birmane a annoncé dimanche la découverte d’une fosse commune de 28 corps près de Kha Maung Seik, dans le district de Maungdaw. Un drame qui vient nourrir la très forte animosité de l’opinion publique birmane qui refuse aux Rohingyas le statut de victimes et les considère comme des immigrés illégaux et fauteurs de troubles. Environ 90% des 55 millions d’habitants de la Birmanie sont bouddhistes, 6% chrétiens et 4% musulmans, dont un peu plus du tiers sont Rohingyas. Les autres communautés musulmanes du pays sont peu ou pas inquiétées.

 

Par Laurence Defranoux, Infographie BiG/ 25 septembre 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/09/25/rohingyas-un-mois-de-crise-et-une-longue-liste-d-horreurs_1598740


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6 - Combats entre Rohingyas et l'armée en Birmanie: 400 morts

 

Les combats qui opposent des rebelles musulmans rohingyas et l'armée dans le nord-ouest de la Birmanie ont fait au moins 400 morts en une semaine et poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir vers le Bangladesh. Environ 20.000 personnes seraient bloquées à la frontière entre les deux pays, dont certaines tentaient de traverser une rivière, à la nage ou sur des rafiots de pêche, pour se réfugier dans le pays voisin, au péril de leur vie. Dix-huit corps ont été retrouvés vendredi sur la rive bangladaise.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a appelé les forces de sécurité birmanes à la "retenue" contre la minorité musulmane. "Le secrétaire général s'inquiète fortement des informations sur les débordements durant les opérations conduites par les forces de sécurité de Birmanie dans l'Etat de Rakhine et il appelle à la retenue et au calme pour éviter une catastrophe humanitaire", a indiqué vendredi un porte-parole. L'armée birmane avait annoncé plus tôt dans la journée sur sa page Facebook que "les corps de 370 terroristes avaient été retrouvés" et que 15 soldats et 14 civils avaient également été tués dans ces opérations. Le dernier bilan il y a deux jours faisait état de 110 morts.

 

Les violences ont commencé après l'attaque vendredi dernier (25 août) d'une trentaine de postes de police par la rébellion naissante, l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA). Depuis ce jour là, l'armée birmane a lancé une vaste opération dans cette région très pauvre et reculée. Des dizaines de milliers de Rohingyas ont pris la route. Selon les derniers chiffres de l'ONU vendredi, 38.000 personnes sont arrivées au Bangladesh depuis une semaine. Ces réfugiés sont quasiment tous des Rohingyas. Et comme lors de la dernière explosion de violence en octobre dernier, l'armée est accusée d'exactions.

 

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Originaire du village de Kyet Yoe Pyin, une jeune Rohingya a raconté que le cauchemar qu'a vécu son village quand l'armée est arrivée. "L'armée et des complices bouddhistes sont venus dans notre village et ont cruellement assassiné les hommes, les femmes et les enfants", a confié par téléphone à l'AFP, cette jeune Rohingya de 23 ans, tout juste réfugiée à Cox's Bazar au Bangladesh. L'AFP n'a pas vu vérifier ces informations.

 

La région est bouclée depuis octobre par l'armée et aucun journaliste ne peut s'y rendre de façon indépendante. Des survivants ont raconté à l'ONG locale Fortify Rights que pendant près de cinq heures l'armée avait semé le chaos dans le village de Chut Pyin. "Mon frère est mort brûlé. Nous avons trouvé les autres membres de ma famille dans les champs. Ils avaient des marques d'impact de balles et certains des blessures par arme blanche", a raconté Abdul Rahman, 41 ans.

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié de "génocide" les violences perpétrées. "Ceux qui ferment les yeux sur ce génocide perpétré sous couvert de démocratie en sont les collaborateurs", a-t-il dit lors d'un discours célébrant la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) à Istanbul. M. Erdogan a réitéré sa volonté d'aborder le sujet lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, plus tard ce mois-ci.

 

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_ Frontière fermée

Une partie de ceux qui ont réussi à fuir les combats se retrouvent bloqués à la frontière avec le Bangladesh, sans aucune ressource, une situation humanitaire jugée sérieusement préoccupante par l'ONU. Son envoyée spéciale pour les Nations unies en Birmanie, Yanghee Lee, a réclamé que le cycle de la violence soit "rompu de manière urgente". Plus de 400.000 réfugiés rohingyas se trouvent déjà au Bangladesh après avoir fui lors de vagues de violences précédentes. Et le pays, qui ne veut plus en accueillir davantage, a fermé sa frontière. Désespérés, nombre de Rohingyas tentent donc leur chance à la nage ou sur des petites embarcations à travers la rivière Naf, qui marque une frontière naturelle entre la Birmanie et la pointe sud-est du Bangladesh. Les flots de ce cours d'eau peuvent être particulièrement capricieux en cette période de mousson en Asie du Sud.

 

Au total, ces derniers jours 41 se sont échoués, a indiqué un officiel de la région de Cox's Bazar, sous le couvert de l'anonymat. Des centaines d'autres villageois de l'ethnie Rakhine, bouddhistes, ont également fui leurs habitations pour rejoindre les villes birmanes hors de la zone des troubles. Une commission internationale dirigée par l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a récemment appelé la Birmanie à donner plus de droits à sa minorité musulmane des Rohingyas, qui compte environ un million de personnes, faute de quoi elle risque de "se radicaliser". Mais le pouvoir birman, emmené par l'ex-dissidente Aung San Suu Kyi, est jusqu'ici sur une ligne dure, dans le sillage de l'armée. La lauréate du prix Nobel de la paix a accusé lundi les "terroristes" rohingyas, qui mènent ces attaques meurtrières dans l'ouest du pays, d'utiliser des enfants soldats et de mettre le feu à des villages.

 

AFP / Modifié le 02/09/2017/ Publié le 01/09/2017/ Cox's Bazar (Bangladesh)/ © 2017 AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/en-birmanie-une-guerilla-rohingya-sommaire-mais-determinee-01-09-2017-2153760_24.php


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7 - Indonésie : Daech revendique le double attentat-suicide de Jakarta

 

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué la responsabilité d'un double attentat suicide perpétré près d'un terminal d'autobus de Jakarta dans lequel ont été tués trois policiers. Deux kamikazes ont fait exploser leurs bombes mercredi soir à Jakarta, dans un quartier populaire de la capitale, devant le terminal routier de Kampung Melayu. Les explosions ont semé la panique, les gens fuyant les lieux tandis que d'énormes nuages de fumée s'élevaient vers le ciel. Des morceaux de corps ont été éparpillés dans la rue qui était jonchée de débris de verre. Trois policiers ont été tués. Cinq autres policiers et cinq civils ont été blessés. Jeudi, les enquêteurs ont fouillé les domiciles des suspects, retrouvant des documents relatifs à l'enseignement de l'islam et deux armes blanches. La police a déclaré qu'elle estimait que le groupe Etat islamique, ou Daech, était derrière le double attentat, sans autre précision. Le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, a relevé un communiqué de l'agence de propagande Amaq de l'EI assurant qu'une «attaque contre la police indonésienne rassemblée dans la ville de Jakarta a été menée par l'un des combattants de l'EI». 


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_ Une revendication jugée crédible

Des analystes ont jugé que cette revendication était crédible, estimant que Jamaah Ansharut Daulah (JAD), un groupe ayant prêté allégeance à Daech, était derrière cette attaque. Sidney Jones, qui dirige l'Institut pour l'analyse des conflits, présente cette revendication comme étant «très crédible». L'attaque a vraisemblablement été perpétrée par la branche du JAD de Bandung, localité située sur l'île de Java, a-t-elle ajouté. En janvier, les Etats-Unis avaient qualifié le JAD d'organisation terroriste, ajoutant que cette organisation recouvrait un réseau constitué d'environ 25 groupes. L'Indonésie est confrontée depuis les 12 derniers mois à une montée en puissance des complots et attaques en relation avec Daech. Le JAD a été mis en cause dans des attentats suicide et attaques armées à Jakarta qui avaient coûté la vie à quatre civils en janvier 2016, également revendiqués par Daech. Des centaines d'extrémistes d'Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, sont partis à l'étranger combattre dans les rangs du groupe djihadiste.

 

International/ 26 mai 2017/ MAJ : 26 mai 2017/

 

http://www.leparisien.fr/international/indonesie-daech-revendique-le-double-attentat-de-jakarta-26-05-2017-6985314.php


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8 - Face à Pyongyang, l’Asie sur le pied de guerre nucléaire

 

Dans la région ultramilitarisée abritant quatre des neuf puissances atomiques, la menace nord-coréenne pousse ses voisins à revoir à la hausse leur budget militaire et ravive le débat sur la dissuasion. Le poker nucléaire dans la péninsule coréenne va-t-il accélérer la course aux armements en Asie ? La région est déjà la plus militarisée et la plus nucléarisée au monde avec quatre des neuf puissances atomiques. Toutes sont lancées dans des programmes de modernisation qualitative ou quantitative de leurs arsenaux, rappelait en juillet le Sipri, institut de recherche basé en Suède qui fait autorité en matière d’armement et de prolifération.

 

Sur les 14 935 têtes nucléaires déployées sur la planète, au moins 400 sont aux mains de la Chine, du Pakistan, de l’Inde et de la Corée du Nord. La dynastie des Kim est le dernier Etat en date à avoir rejoint en 2006 le club très fermé de ceux dotés de la bombe. Depuis, elle a procédé à plusieurs dizaines de tirs de missiles et à cinq essais nucléaires, dont trois exécutés sous la férule de Kim Jong-un. Dans cette région sous tension, le Japon et la Corée du Sud sont les seules grandes puissances économiques à ne pas être dotées de la bombe atomique. Elles doivent s’en remettre à l’allié américain qui leur offre son parapluie nucléaire. Depuis 1951 (pour le Japon) et 1953 (pour la Corée du Sud), Tokyo et Séoul sont protégés par la dissuasion américaine qui reste donc plus que jamais d’actualité.

 

Mais avec le feu d’artifice à répétition de la Corée du Nord et la probabilité d’un désengagement de l’armée américaine en Asie évoquée par Donald Trump pendant la présidentielle, les Japonais et les Sud-Coréens redoutent de se retrouver privés de bouclier. Ces dernières années, ils ont investi dans la modernisation de leurs armées. Si l’effort déployé n’est plus comparable à celui des années 90, le budget sud-coréen augmentera tout de même de 4 % cette année par rapport à celui de 2016. Il sera consacré en partie au perfectionnement des systèmes de missiles pour tenter de faire face à la menace du Nord.


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_ Un danger «majeur et imminent»

De son côté, le Japon multiplie également les dépenses, en hausse pour la cinquième année consécutive en 2017. S’il déplore un «nouveau degré de menace» causé par le programme balistique nord-coréen, Tokyo s’alarme aussi des ambitions militaires de Pékin en mer de Chine méridionale et près de l’archipel des Senkaku. Dans un livre blanc publié mardi, le nouveau ministre de la Défense japonais, Itsunori Onodera, qualifie la Corée du Nord de danger «majeur et imminent». «Il est probable qu’au fil du temps augmente le risque du déploiement de missiles balistiques dotés d’ogives nucléaires capables d’atteindre notre pays», insiste le document.

 

Publié tous les ans par le ministère japonais de la Défense, ce texte s’alarme pour la première fois de l’amélioration et de la précision des capacités opérationnelles de la Corée du Nord. Il évoque le scénario d’«attaque de saturation», au cours de laquelle un grand nombre de missiles seraient lancés simultanément pour traverser un bouclier de défense d’un pays ou d’une zone ciblée. Ces derniers mois, les autorités japonaises ont entrepris des exercices de simulation pour évacuer les populations et envisagent de construire des abris antinucléaires.

 

Ce livre blanc est dans la droite lignée d’un rapport d’experts et de parlementaires japonais, qui amorçait un tournant dans la politique sécuritaire de l’archipel. En mars, un groupe d’anciens ministres et d’élus du puissant Parti libéral-démocrate (PLD) avait remis au Premier ministre, Shinzo Abe, une série de «propositions urgentes» visant à renforcer la défense antimissile du pays et à muscler sa politique sécuritaire en passant clairement à l’offensive. Ils recommandaient au gouvernement de se procurer des missiles de croisière à longue portée, capables de frapper les engins et les sites nord-coréens. «La première attaque [de l’ennemi] peut être contrée avec notre défense antimissile [actuelle]. Pour ce qui est des frappes répétitives, il est important de mettre hors d’état de nuire les sites de lancement de l’adversaire et d’éviter d’autres tirs», expliquait en début d’année Itsunori Onodera.

 

Si cette recommandation ne fait pas franchement débat, il en va autrement de la question de l’arme nucléaire qui relève quasiment du tabou. A Séoul, et dans une moindre mesure à Tokyo, l’idée a refait surface ces derniers mois. Elle n’a jamais été absente des débats politiques. Les conservateurs sud-coréens, comme l’ancien candidat à la présidentielle Chung Mong-joon ou l’ex-leader du parti Saenuri Won Yoo-chul, martèlent depuis plusieurs années cette possibilité pour contrer la menace nord-coréenne. A en croire le Miami Herald, plusieurs dizaines d’élus du Liberty Korea Party soutiendraient le projet d’une Corée du Sud dotée de l’arme nucléaire.

 

En septembre 2016, après le cinquième essai de Pyongyang, un sondage indiquait que le scénario du réarmement nucléaire était soutenu par 58 % des Sud-Coréens. Mais en 1975, sous pression américaine, Séoul a signé le Traité de non-prolifération (TNP). La ratification n’a pas empêché le dictateur Park Chung-hee de poursuivre un programme clandestin jusqu’à son assassinat, en 1979. Depuis, le président élu en mai, Moon Jae-in, s’est positionné sans ambiguïté comme un antinucléaire civil et militaire. Mais avec ses 25 réacteurs nucléaires, la Corée du Sud peut assez facilement s’engager dans un programme militaire.


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_ Ballon d’essai ou maladresse ?

C’est du reste l’argument que les Etats-Unis avaient avancé l’année dernière au sujet de leur allié japonais, qui a pourtant subi leur feu nucléaire à deux reprises en août 1945. «Que se passerait-il si le Japon devenait une puissance nucléaire demain ? Ils ont la capacité de le faire pratiquement du jour au lendemain», avait dit l’ex-vice-président Joe Biden, lors d’une rencontre avec le président chinois, Xi Jinping, en juin 2016. Tokyo, qui n’a jamais ratifié le Traité de non-prolifération, avait répondu que «le Japon ne pourra jamais détenir des armes nucléaires».

 

Mais les Américains n’ont cessé d’alimenter ce débat tabou. Durant sa campagne, Trump avait soupesé l’idée que le Japon et la Corée du Sud se dotent de l’arme atomique. Surtout si les 80 000 GI présents dans la péninsule coréenne et l’archipel nippon devaient plier bagage. En mars, lors d’une de ses visites en Asie, c’est le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, qui est revenu à la charge (ballon d’essai ou maladresse ?) pour évoquer la possibilité d’un Japon armé de l’atome. «Nous disons que toutes les options sont sur la table, expliquait-il alors que la crise avec Pyongyang s’envenimait, mais nous ne pouvons pas prédire l’avenir. Nous pensons donc qu’il est important que chacun dans la région comprenne bien que les circonstances pourraient évoluer jusqu’au point où, pour des raisons de dissuasion mutuelle, nous pourrions envisager cela.» «Cela» ne serait certainement pas en phase avec la très pacifiste Constitution japonaise.

 

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_ Trump fait dans la surenchère

Alors que les appels au calme se multiplient à travers le monde, Donald Trump a de nouveau menacé vendredi d’intervenir contre la Corée du Nord. «Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l’emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment», a tweeté le président américain. Un peu plus tôt, la Chine avait enjoint Washington et Pyongyang à «faire preuve de prudence dans leurs mots et leurs actions, et à agir davantage pour apaiser les tensions». La Russie s’est dite, elle, «très inquiète». «Les risques sont très élevés, surtout en prenant en compte la rhétorique employée», a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

 

Par Arnaud Vaulerin/ 1 août 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/08/11/face-a-pyongyang-l-asie-sur-le-pied-de-guerre-nucleaire_1589563


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9 - Corée du Nord, la nouvelle réalité nucléaire

 

Le sixième essai nord-coréen confirme l’appartenance du pays au club des puissances nucléaires, au sein duquel d’autres membres procèdent à la modernisation de leur arsenal. Les équilibres nucléaires reviennent en force au cœur des rapports entre États.


Corée du Nord, la nouvelle réalité nucléaire

 

Avec six essais nucléaires depuis 2006, la Corée du Nord confirme son appartenance au club des puissances nucléaires. Membre du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) depuis 1985, Pyongyang avait déclaré s’en retirer en 2003, avant de s’affirmer, deux ans plus tard, comme État possesseur de l’armée nucléaire. À la suite des révélations sur les programmes nord-coréens de séparation du plutonium, les efforts diplomatiques engagés dans les années 1990 en vue d’un accord de dénucléarisation ont échoué. Le régime de Kim Jong-un voit dans l’arme nucléaire sa garantie de survie, le meilleur instrument pour se défendre « contre la volonté américaine de le renverser », en citant l’Irak et la Libye comme contre-exemples justifiant ses choix.

 

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_ Un traité de non-prolifération nucléaire signé en 1968

Seul pays au monde depuis 1998 à avoir mené des essais nucléaires, la Corée du Nord a rejoint Israël, l’Inde et le Pakistan, ces puissances nucléaires non officielles, non-signataires du TNP. Signé en 1968 et entré en vigueur en 1970, ce traité consacre le monopole de cinq États sur les armes nucléaires (les États dits dotés d’armes nucléaires – les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – qui ont effectué un essai avant le 1er janvier 1967) et leur engagement à ne pas les transférer, directement ou indirectement. De leur côté, les États dit non dotés s’engagent à ne pas fabriquer ou acquérir des armes nucléaires. Depuis, un certain nombre de pays, en particulier le Brésil, l’Argentine et l’Afrique du Sud, ont renoncé à leurs programmes nucléaires militaires et adhéré au TNP. À l’inverse, d’autres, comme l’Iran, la Corée du Nord, l’Irak, la Libye et la Syrie, ont tenté, avec des résultats différents, de développer un programme nucléaire militaire, comme une forme de sanctuarisation du régime.


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14 935 ogives nucléaires

Au début de l’année 2017, neuf États – les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord – possédaient un total d’environ 14 935 ogives nucléaires, selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri). Pyongyang disposerait, pour sa part, d’une soixantaine de têtes nucléaires selon le dernier rapport de la DIA, l’agence américaine du renseignement militaire, un chiffre contesté par d’autres experts qui évaluent l’arsenal nord-coréen à une vingtaine d’ogives. Après la réduction des arsenaux nucléaires, conséquence des traités de désarmement conclus entre les États-Unis et la Russie après la fin de la guerre froide, ainsi que de réductions unilatérales, l’heure est à la modernisation des arsenaux nucléaires en Russie, en Chine et aux États-Unis. L’Inde et le Pakistan augmentent leurs stocks. Israël teste un missile balistique à longue portée.

 

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_ Une source d’instabilité nucléaire

« La Russie et l’Asie sont les principaux acteurs dans une course aux armements, notamment nucléaire », souligne l’expert Nicolas Roche (1). « Dans la dynamique sino-russe, tout indique que les armes nucléaires seront plus importantes à l’avenir pour ces États et qu’ils sont prêts à l’assumer. La réémergence de logiques de forces et de puissances dans plusieurs régions du monde remet les équilibres nucléaires au cœur des rapports entre États. » Les crises en Ukraine, au Moyen-Orient et en Asie montrent que certains pays jouent le rapport de force, y compris nucléaire, au mépris des règles de droit. Dans le cas nord-coréen, l’échec de la diplomatie a un impact : « La Corée du Nord n’est plus un problème de prolifération mais un problème stratégique nucléaire », souligne Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). « Il n’existe aucune perspective de dénucléarisation de ce pays à court ou moyen terme. »

Face à cette nouvelle réalité nucléaire et à la volonté de Pyongyang de rendre ses forces nucléaires opérationnelles, les intérêts stratégiques divergents des principaux acteurs, en particulier de la Chine et des États-Unis, compliquent une sortie de crise. « L’enjeu n’est plus d’empêcher la prolifération nord-coréenne mais de faire face aux efforts de sanctuarisation agressive nord-coréenne et de définir une stratégie de défense et de dissuasion » ajoute Nicolas Roche. « Le problème stratégique nord-coréen est appelé à durer et à être une source d’instabilité nucléaire dans la région. »

 

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_ Vers de nouvelles sanctions

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le 4 septembre pour s’accorder sur une réponse au sixième essai nucléaire nord-coréen. Le Japon a réclamé de nouvelles sanctions contre le régime qui a déjà fait l’objet d’une série de sept trains de mesures punitives. Les dernières sanctions datant du 5 août ciblaient le charbon, le fer et la pêche, visant à priver la Corée du Nord d’un milliard de recettes par an. « L’heure est venue de cesser les demi-mesures » a affirmé l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, en soulignant que l’approche des Nations unies depuis plus de vingt ans « n’avait pas fonctionné ».

 

François d’Alançon , le 04/09/2017 /

 

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Coree-Nord-nouvelle-realite-nucleaire-2017-09-04-1200874264


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10 - Nucléaire/ Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011. Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

 

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain. Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

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_ Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

 

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur. Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs. En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

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_ Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.  

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

Par Arnaud Vaulerin, correspondant au Japon/ 3 février 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/02/03/japon-pic-de-radiation-et-trou-beant-dans-les-entrailles-de-fukushima_1546005


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11 - Japon: Barack Obama à Hiroshima, 71 ans après la bombe atomique

 

Cette visite sans précédent doit permettre, espère Barack Obama, au monde entier à ne pas perdre «le sens de l'urgence»...

Une visite pour l'Histoire, sur un lieu de mémoire douloureux: Barack Obama, qui se rend vendredi à Hiroshima, est le premier président américain en exercice à visiter la ville japonaise, anéantie par une bombe atomique américaine en 1945. Lorsqu'il foulera, en fin d'après-midi (fin de matinée, heure française), la vaste esplanade du Parc du mémorial de la paix, le président américain rendra hommage aux plus de 210.000 victimes japonaises du feu nucléaire, mais aussi, plus largement, à «tous les morts» de la Seconde guerre mondiale.

 

Né 16 ans après le recours à cette «bombe cruelle» selon les termes de l'empereur Hirohito, Barack Obama devrait aussi évoquer sa vision, déclinée dès sa première année au pouvoir, d'un monde sans armes nucléaires. «Reposez en paix, nous ne répéterons pas cette tragédie»: cette phrase, inscrite sur le cénotaphe qui contient des dizaines de volumes où sont consignés les noms des victimes de la fournaise nucléaire, pourrait servir de trame à ses remarques.

 

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_ Ne pas perdre «le sens de l'urgence»

Le 44e président des Etats-Unis l'a clairement annoncé: il ne se rend pas sur place pour porter un jugement sur la décision prise par son lointain prédécesseur Harry Truman ou présenter des excuses sous une forme ou une autre. «C'est le rôle des historiens de poser des questions (...) mais je sais, étant moi-même président depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre», a-t-il expliqué lors d'un entretien accordé à la chaîne publique japonaise NHK.

 

Truman a expliqué n'avoir pas eu «le moindre regret». Tous ceux qui lui ont succédé se sont gardés, lorsqu'ils étaient au pouvoir, de mettre en doute son choix (Dwight Eisenhower a, lui, fait part de ses réserves dans ses mémoires, des années plus tard). Cette visite sans précédent doit permettre, espère Barack Obama, aux monde entier à ne pas perdre «le sens de l'urgence» à mesure que l'on s'éloigne du traumatisme de Hiroshima et Nagasaki.

 

Au-delà des mots, les gestes, les émotions, les réactions du président américain seront scrutés à la loupe sur l'archipel lorsqu'il se rendra dans ce lieu de mémoire avec, en toile de fond, le squelette du «Dôme de la bombe atomique» (Genbaku domu), seul bâtiment resté debout dans ce périmètre malgré la puissance dévastatrice de la bombe A.

 

M.C. avec AFP/ Twitter / Publié le 27/05/16 / Mis à jour le 27/05/16/

 

http://www.20minutes.fr/monde/1853451-20160527-japon-barack-obama-hiroshima-71-ans-apres-bombe-atomique


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