EVEIL


Publié le 16/11/2017 à 22:25:56
AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ MAUVAISE GOUVERNANCE : le réveil tardif des juges et des militaires contre les crimes politiques, économiques et l’arbitraire





« ZIMBABWE/ POLITIQUE/ ARMEE : « Nous visons uniquement des criminels responsables des souffrances économiques et sociales dans le pays ». "Nous visons uniquement des criminels de son entourage (Mugabe), qui commettent des crimes à l'origine de souffrances économiques et sociales dans le pays, dans le but de les traduire en justice", a déclaré le général SB Moyo, chef d'état-major logistique, lors d'une allocation télévisée. "Dès que nous aurons accompli notre mission, nous pensons que la situation reviendra à la normalité", a-t-il ajouté. »

  

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1 - ZIMBABWE/ POLITIQUE/ ARMEE : « Nous visons uniquement des criminels responsables des souffrances économiques et sociales dans le pays »

 

_ L'armée prend le pouvoir au Zimbabwe, Robert Mugabe en sécurité

  

L'armée a pris le pouvoir au Zimbabwe aux premières heures de mercredi, disant viser les "criminels" dans l'entourage de Robert Mugabe, tout en assurant que le président de 93 ans au pouvoir depuis 37 ans, et sa famille, étaient "sains et saufs". Des soldats ainsi que des véhicules blindés bloquent les voies d'accès aux principaux ministères, au Parlement et aux tribunaux dans le centre de Harare, la capitale du pays, tandis que ceux qui doivent travailler dans les environs arrivent par taxi, a constaté un journaliste de Reuters. "Nous visons uniquement des criminels de son entourage (Mugabe), qui commettent des crimes à l'origine de souffrances économiques et sociales dans le pays, dans le but de les traduire en justice", a déclaré le général SB Moyo, chef d'état-major logistique, lors d'une allocation télévisée. "Dès que nous aurons accompli notre mission, nous pensons que la situation reviendra à la normalité", a-t-il ajouté.

 

Le sort de Robert Mugabe et de son épouse Grace, 52 ans, candidate à la succession de son mari à la présidence, reste inconnu. La principale formation d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a appelé à un retour pacifique à la démocratie constitutionnelle, disant espérer que l'intervention militaire débouche sur "l'établissement d'un Etat-nation stable, démocratique et progressiste". L'influent chef de file des anciens combattants de la guerre de libération, Chris Mutsvangwa, a appelé Etats de la région et notamment l'Afrique du Sud, ainsi que les pays occidentaux, à réinvestir au Zimbabwe, dont le déclin économique ces 20 dernières années a pesé sur l'ensemble de l'Afrique australe. "C'est la fin d'un chapitre très triste et très douloureux dans l'histoire d'un jeune pays, dans lequel un dictateur, en devenant vieux, s'en est remis à une bande de voleurs autour de sa femme", a déclaré à Reuters Chris Mutsvangwa.

 

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_ CONSIDERE COMME UN DESPOTE À L'ÉTRANGER

Le ministre des Finances Ignatius Chombo, un des dirigeants de la "Génération 40 (G40)", groupe formé au sein du parti au pouvoir Zanu-PF et dirigé par Grace Mugabe, est détenu par l'armée, apprend-on dans l'entourage du gouvernement. Robert Mugabe, considéré comme un "grand monsieur" de la politique africaine mais comme un despote à l'étranger, préside l'ancienne colonie britannique depuis la fin 1987, après en avoir été le Premier ministre de 1980 à 1987. Il est devenu très impopulaire en Occident pour sa gestion désastreuse de l'économie de son pays et pour sa volonté de se maintenir au pouvoir par la violence.

 

Avant le discours prononcé par l'armée à la télévision, des soldats s'étaient déployés dans les rues d'Harare puis s'étaient emparés du siège de la ZBC, la radio-télévision publique, porte-voix du président nonagénaire. Le Zimbabwe est sous haute tension depuis lundi, jour où le chef d'état-major de l'armée, le général Constantino Chiwenga, a adressé un avertissement sans précédent à la Zanu-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique), pour dénoncer l'éviction la semaine dernière du vice-président Emmerson Mnangagwa. Constantino Chiwenga avait prévenu que l'armée n'hésiterait pas à intervenir pour "protéger notre révolution".

 

Longtemps considéré comme le dauphin du président Mugabe et favori pour lui succéder, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a été démis de ses fonctions pour "déloyauté" le lundi 6 novembre. La veille, l'épouse du président, Grace Mugabe, l'avait traité de comploteur, des propos qui ont ravivé les tensions au sein de la Zanu-PF. Ancien ministre de la Défense, Emmerson Mnangagwa a aussi dirigé les services secrets du Zimbabwe. "La purge actuelle (...) qui vise les membres du parti ayant été engagés dans la guerre d'indépendance doit cesser sur le champ", avait dit lundi le général Chiwenga. Dans la nuit de mardi à mercredi, un journaliste de Reuters a vu des véhicules blindés de transport de troupes circuler dans les principales rues entourant la capitale. Des soldats agressifs ordonnaient aux voitures de continuer à circuler. "Ne tentez rien d'insensé, allez-vous en", a crié l'un de ces soldats à Reuters sur le Harare Drive, un axe de la ville.

 

(Avec Ed Cropley, James Macharia et Joe Brock à Johannesbourg; Jean Terzian, Benoît Van Overstraeten et Danielle Rouquié pour le service français)/ Par MacDonald Dzirutwe/ Reuters•15 novembre 2017/ HARARE (Reuters)

 

https://fr.news.yahoo.com/larm%C3%A9e-zimbabw%C3%A9enne-prend-le-pouvoir-dans-le-pays-060229777.html


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2 - Le Zimbabwe, un pays en crise après 37 ans de règne de Mugabe

 

Le Zimbabwe, en proie à une grave crise économique et financière depuis de nombreuses années, est dirigé par Robert Mugabe qui règne sans partage sur le pays depuis l’indépendance en 1980.

  

_ 'L’affaire rhodésienne

En 1890, arrivée de colons britanniques d’Afrique du Sud menés par Cecil Rhodes qui donne son nom au territoire. En 1923, la Rhodésie du Sud devient une colonie de la Couronne. En 1965, le Premier ministre de la minorité ségrégationniste blanche Ian Smith rompt avec la Grande-Bretagne, pouvoir colonial, et proclame une indépendance unilatérale pour prévenir une accession au pouvoir de la majorité noire. De 1972 à 1979, Ian Smith engage le pays dans une guerre meurtrière (au moins 27.000 morts) contre les nationalistes noirs, dirigés par Robert Mugabe et Joshua Nkomo.

 

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_ Le Zimbabwe naît dans l’euphorie

En avril 1980, suite aux accords de Lancaster House, la Rhodésie du Sud cède la place au Zimbabwe. Le pays est en liesse et le monde salue la naissance d’un modèle pour l’Afrique. Dans un stade d’Harare, des centaines de milliers de personnes viennent assister avec fierté et émotion à la levée du nouveau drapeau et entendre la star du reggae mondial, Bob Marley, chanter une de ses chansons célébrant l’indépendance. Canaan Banana devient président, une fonction honorifique. Robert Mugabe, Premier ministre, détient le pouvoir. En 1987, M. Mugabe devient chef de l’Etat, après une modification de la Constitution instituant un régime présidentiel.

 

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_ Plus de 37 ans de pouvoir

Dans les années qui suivent son arrivée au pouvoir, le président suscite beaucoup d’espoir. Il tend la main à la minorité blanche et met en place une politique sociale qui bénéficie à la majorité noire, jusque là méprisée. Tout bascule en février 2000 lorsque son pouvoir est ébranlé par le rejet, lors d’un référendum, d’un projet de nouvelle Constitution qu’il souhaite mettre en place. Robert Mugabe laisse les vétérans de la guerre d’indépendance envahir les fermes, pour la plupart dirigées par des Blancs. Plus de 4.000 exploitants blancs quittent leurs terres dans la précipitation et la violence. En 2002, le président est réélu lors d’un scrutin contesté sur fond de violences et d’intimidations.

 

En 2008, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition de Morgan Tsvangirai, gagne le contrôle du Parlement aux mains de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) depuis l’indépendance. Mais Robert Mugabe reste président, Norman Tsvangirai, pourtant arrivé en tête au 1er tour, s’étant retiré après une vague de répression contre l’opposition. En 2013, il remporte à nouveau la présidentielle (61%) et son parti une majorité des deux tiers à l’Assemblée.

 

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_ Une économie exangue

Le pays, bien que doté d’abondantes ressources minières (platine, or, diamant, nickel), souffre d’une situation économique et financière sinistrée. Ancien grenier à céréales de l’Afrique australe, le Zimbabwe a vu sa production agricole chuter drastiquement après le lancement de la réforme agraire. En 2009, le gouvernement est forcé d’adopter le dollar américain et le rand sud-africain, après l’effondrement de la monnaie nationale qui a causé une hausse vertigineuse des prix atteignant jusqu’à 500 milliards pour cent. Fin 2016, le gouvernement lance une nouvelle devise indexée sur le cours du billet vert pour tenter de ralentir la fuite des dollars américains vers l’étranger. Mais l’introduction de ces «billets d’obligation» n’a pas produit les effets espérés.

La crise se traduit actuellement par un chômage de masse (près de 90% de la population active), l’effondrement de nombreux services publics et la raréfaction des liquidités. En octobre 2017, le Zimbabwe interdit même les importations de fruits et légumes pour économiser ses devises.

 

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_ Pays enclavé d’Afrique australe

Le Zimbabwe, pays enclavé d’Afrique australe, est limitrophe du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Botswana et de la Zambie. Sa population s’élevait à 16,15 millions d’habitants en 2016, selon la Banque mondiale. Le pays compte 50% de chrétiens, en majorité anglicans, et 40% d’animistes. Les chutes Victoria, sur le Zambèze, à la frontière entre le Zimbabwe et la Zambie, sont une destination phare pour les touristes étrangers.

 

AFP / Par AFP/ 15 novembre 2017 / (mis à jour à 08:55)

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/11/15/le-zimbabwe-un-pays-en-crise-apres-37-ans-de-regne-de-mugabe_1610170


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3 - Libéria : Processus électoral suspendu, la NEC sommée de s’expliquer

Ce jeudi 2 novembre, la Cour suprême devait entendre la NEC, la commission électorale sur le rejet du recours introduit par le Parti de la liberté, du candidat Charles Brumskine. L’audience vient d’être reportée à demain vendredi. 


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_ La Cour suprême reporte à demain l’audition de la NEC

La NEC, la commission électorale libérienne aura jusqu’à demain vendredi 3 novembre pour justifier le rejet du recours du candidat Charles Brumskinesur les allégations d'irrégularités lors du premier tour de l'élection présidentielle du 10 octobre.

 

Ainsi en a décidé la Cour suprême après le report de l’audience prévu ce jeudi 2 novembre. Alors que le pays est à moins d’une semaine du second tour de la présidentielle qui doit opposer le vice-président sortant Joseph Boakai et l’ancienne gloire de football Georges Weah, le Liberia semble être dans une impasse. Cela se justifie d’autant plus que la Cour suprême vient d’autoriser l’arrêt du processus électoral avant de statuer sur ce problème.

 

Le parti au pouvoir du candidat Joseph Boakay et un autre parti se sont joints dimanche au parti de la liberté pour évoquer " des fraudes massives et systématiques" et une ingérence de la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Mercredi le président de l’Union africaineAlpha Condé et celui de la CEDEAO, Faure Gnassingbé ont rencontré dans la capitale Monrovia les deux candidats du second tour.

 

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_ Georges Weah appelle au calme

Un appel au calme a été lancé par les deux chefs d’État pour un retour à la normale de la situation. Georges Weah, qui avait demandé à ses partisans de ne pas se laisser distraire par ses adversaires, en appelant tous les électeurs à se rendre aux urnes le 7 novembre, a finalement lancé un appel au calme. "Je vous demande à tous de rester calmes. Nous avons rencontré les dirigeants de l'Union africaine et de la CEDEAO et je peux vous assurer que tout va bien ».

Toutefois, il reste à la Cour suprême de statuer sur la question des irrégularités après l’audience de la NEC. Invalidera-t-elle le scrutin du 10 octobre? Pas si sûr, selon plusieurs observateurs, mais un report du second tour se précise de plus en plus.

 

Auteur : Julien D / Publié le : 03 novembre 2017

https://www.afrique-sur7.fr/375983-liberia-processus-electoral-suspendu-la-nec-sommee-de-sexpliquer


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4 - Liberia: après la suspension du processus électoral, les candidats dans l'attente

 

Au Liberia, la Cour suprême a suspendu lundi 6 novembre le processus électoral. Elle a enjoint à la Commission électorale (NEC) d'examiner les recours déposés par Charles Brumskine, arrivé troisième à l'élection du 10 octobre. Selon la Constitution, la NEC a jusqu'au 22 novembre pour répondre à la plainte déposée par ce candidat. Celui-ci dénonce des fraudes massives et de nombreuses irrégularités et demande l'annulation du scrutin. Dans les états-majors des partis en lice, on reste dans l'attente des recommandations de la Commission électorale.

Pour l'équipe de Charles Brumskine, « la Cour suprême a dit le droit ». « Nous sommes maintenant assurés que la NEC, la Commission électorale, va conduire une enquête crédible sur les fraudes massives », indique Abraham Darius Dillon, le porte-parole du parti de la Liberté. Cet examen devrait permettre de rendre les résultats « crédibles » aux yeux de ce parti.

 

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_ Weah toujours « confiant »

Même état d'esprit chez les militants de Joseph Boakai, arrivé deuxième de la présidentielle et solidaire des démarches entamées par Brumskine. « Le processus doit être libre, équitable et transparent », insiste Robert Kpadeh, membre de l'équipe de campagne de Joseph Boakai. Malgré l'incertitude autour de l'issue et de la durée de ces recours, George Weah, arrivé en tête du premier tour, « reste confiant », commente son entourage. Notre candidat « prend contact avec des chefs d'Etat de la sous-région qui souhaitent que le processus aille jusqu'au bout », indique-t-on au sein de la Coalition démocratique pour le changement (CDC). Dans l'entourage de George Weah, on en a toutefois bien conscience : « Une éventuelle annulation du scrutin pourrait bien créer des débordements parmi les partisans de l'ancien footballeur », commente un membre de son équipe.


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_ La NEC a jusqu'au 22 novembre pour examiner les recours

Lundi, la Cour suprême a ordonné à la Commission électorale libérienne (NEC) d'examiner les recours du parti de la Liberté. Cet arrêt d'une trentaine de pages « interdit » à la Commission électorale d'organiser un second tour tant que ces recours n'ont pas été examinés. En clair, la Cour reproche à la NEC d'avoir « fixé une date et préparé la tenue du second tour sans avoir au préalable examiné les plaintes faisant état d'irrégularités », lit-on dans son arrêt. Concrètement, cela ne fait qu'allonger le processus électoral puisque la Commission électorale a jusqu'au 22 novembre pour examiner les recours. En cas de désaccord, le parti de la Liberté de Charles Brumskine dispose d'un délai de sept jours pour saisir de nouveau la Cour suprême, et la Cour aura une semaine pour trancher. A vue d'œil, tout ce processus pourrait ainsi se prolonger jusqu'au 6 décembre.

 

Par RFI Publié le 07-11-2017 / Modifié le 07-11-2017

 

http://www.rfi.fr/afrique/20171107-liberia-suspension-processus-electoral-candidats-attente-brumskine-weah


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5 - Kenya : la Cour suprême annule l’élection présidentielle

 

Saisie par l’opposition, la justice a invalidé la victoire d’Uhuru Kenyatta en raison d’« irrégularités » lors de l’élection du 8 août. Un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours. Coup de tonnerre à Nairobi. La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême. Le président de la Cour suprême, David Maraga, a déclaré que les élections n’avaient « pas été conduites en accord avec la Constitution ». « A la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité de l’élection, la Cour est d’avis que c’est le cas », a-t-il ajouté. Par conséquent, il a déclaré les résultats « invalides et nuls ».

 

Le juge a soutenu que la Commission électorale (IEBC) a « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Un nouveau scrutin doit donc être organisé sous soixante jours. La décision n’a pas été consensuelle : celle-ci a été prise à la majorité et deux des sept juges de la Cour suprême ont annoncé publiquement leur opposition au verdict. Le jugement complet et détaillé, pointant l’ensemble des irrégularités et désignant les éventuels responsables, doit être rendu sous vingt-et-un jours.


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_ « Un jour historique »

« C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré M. Odinga, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent. M. Odinga a ajouté qu’il n’avait « plus confiance » dans la Commission électorale actuelle. Le président de l’IEBC, Wafula Chebukati, a refusé de démissionner et a annoncé son intention « de procéder à des changements internes de personnel » et « d’enquêter et poursuivre » ceux qui auraient commis des fautes. De leur côté, les avocats du président sortant ont qualifié cette annulation par la Cour suprême de décision « très politique », mais disent aussi qu’il « pourront vivre avec ses conséquences. » Pour un député du camp de Kenyatta, Ahmednasir Abdullahi, la Commission électorale n’a rien à se reprocher, ajoutant que la décision de la Cour suprême devait néanmoins être respectée.

 

Uhuru Kenyatta, lors d’une adresse en direct sur les chaînes de télévision, s’est dit « en désaccord » avec la décision de la Cour suprême, tout en affirmant la « respecter ». « Nous sommes prêts à retourner devant le peuple, avec le même programme : l’unification de ce pays, la construction d’un parti politique national et le développement de la nation. [...] Nous ne sommes pas en guerre [...] votre voisin reste votre voisin », a-t-il déclaré, appelant tous les Kényans à se « serrer la main »

 

A l’extérieur de la Cour suprême, autour de laquelle un important dispositif policier avait été déployé, l’annonce a été accueillie par des cris de joie des partisans de Raila Odinga et de sa coalition, la Super Alliance Nationale (NASA). Depuis le 8 août, celui-ci dénonçait des fraudes massives, et, le 18 août, la NASA avait déposé un recours devant la Cour suprême pour contester les résultats. De nombreuses voix s’étaient élevées pour demander à Raila Odinga de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, et non dans la rue, afin d’éviter une répétition des violences interethniques de 2007 consécutives à un autre vote présidentiel et qui avaient fait plus de 1 200 morts et 600 000 déplacés.

 

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_ « Maturité démocratique »

« Ce jugement de la Cour suprême est une excellente décision, commente Nic Cheeseman, professeur à l’université de Birmingham et spécialiste du système électoral kényan. Elle montre qu’en Afrique, on ne se satisfait pas seulement de savoir qui est le vainqueur d’un scrutin, mais aussi de savoir si la Constitution et la loi électorale ont bien été respectées. Cela pose néanmoins de nombreuses questions. Comment faire pour que le prochain scrutin soit plus équitable ? Comment l’organiser en seulement soixante jours ? Faudra-t-il changer tous les membres de la Commission électorale, comme le demande Odinga ? Peut-être faudra-t-il que Kenyatta et lui se réunissent pour revoir tout le calendrier du scrutin. »

 

« C’est une décision historique, une première en Afrique », continent traversé de crises électorales plus ou moins violentes, abonde Murithi Mutiga, du centre d’analyse International Crisis Group, rappelant que M. Odinga avait été débouté par cette même Cour suprême – alors composée d’autres juges – lors d’une précédente défaite à l’élection présidentielle, en 2013 : « Cela veut dire que le Kenya, une des sociétés les plus ouvertes d’Afrique, gagne en maturité démocratique. Cela veut aussi dire que, désormais, l’opposition peut se tourner vers la justice et partir du principe qu’elle sera équitable. »

 

Pour Amnesty International, cette décision prise dans un pays où les accusations de fraudes électorales accompagnent chaque scrutin « démontre l’indépendance du système judiciaire kényan et montre l’exemple au reste du monde ». Le jugement « renforce la Constitution » progressiste adoptée en 2010, mais « va aussi soulever de nombreuses questions au sujet des observateurs électoraux étrangers, qui avaient massivement salué la bonne tenue du scrutin », relève par ailleurs un diplomate africain, sous couvert de l’anonymat.

 

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_ Procès-verbaux non signés

Devant la Cour suprême, les avocats de l’opposition avaient estimé que le processus de compilation et de vérification des résultats avait été marqué par des erreurs et incohérences « délibérées et calculées », destinées à gonfler le nombre de voix de M. Kenyatta et à diminuer celui de M. Odinga. Ils avaient notamment reproché à l’IEBC d’avoir trop tardé à publier de nombreux procès-verbaux de bureaux de vote et circonscriptions, les seuls à faire légalement foi. Ce laps de temps avait pu, selon eux, permettre leur falsification.

 

L’opposition avait obtenu d’accéder à certains documents originaux de l’IEBC, dont les procès-verbaux, ses serveurs informatiques et les données GPS des kits de reconnaissance biométrique des électeurs. Cela avait permis à ses avocats de pointer du doigt des procès-verbaux non signés ou d’autres ne présentant pas les signes d’authentification prévus par l’IEBC, autant d’irrégularités portant selon eux sur plus de 5 millions de votes.

 

L’IEBC avait reconnu avoir décelé quelques « erreurs humaines commises par inadvertance ». Mais elle avait assuré les avoir corrigées et les considérait comme trop marginales pour avoir influé sur le résultat global. Elle avait appelé la Cour suprême à ne pas remettre en cause la souveraineté du peuple. Les avocats de M. Kenyatta avaient quant à eux estimé que le large écart de voix entre le président et son rival (plus de 1,4 million de voix) et les gains significatifs obtenus par le parti au pouvoir Jubilee lors des élections des gouverneurs, sénateurs et députés, le même jour, ne laissaient planer aucun doute sur sa victoire.

 

Par Bruno Meyerfeld (Nairobi, correspondance) / Le Monde.fr avec AFP / Le 01.09.2017/ Mis à jour le 01.09.2017 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/01/kenya-la-cour-supreme-ordonne-la-tenue-d-un-nouveau-scrutin-presidentiel_5179494_3212.html


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6 - Présidentielle au Kenya : la fête électorale gâchée par les accusations de fraude

 

Le président sortant, Uhuru Kenyatta, est crédité de 54,28 % des suffrages. Son rival Raila Odinga parle de « fraudes monumentales ». La fête est gâchée. Le Kenya s’était rendu paisiblement aux urnes, mardi 8 août, pour les élections générales. Une journée de vote jugée réussie, à laquelle a pris part une large majorité des 19 millions d’électeurs kényans. Mais alors que le comptage des voix progresse à grands pas, l’opposition, menée par le candidat à la présidentielle, Raila Odinga, conteste ouvertement les premiers résultats donnant M. Odinga largement perdant face au président sortant, Uhuru Kenyatta.

 

« Ce sont des fraudes d’une gravité monumentale. Il n’y a pas eu d’élections hier ! (…) C’est une attaque contre notre démocratie ! », a dénoncé, mercredi matin, M. Odinga, le ton grave et la mine des mauvais jours lors d’une conférence de presse à Nairobi. Selon le chef de l’opposition, les premiers résultats partiels diffusés en ligne seraient en effet « fictifs et faux » car « manipulés » le jour même du vote par de mystérieux pirates informatiques. Ces derniers auraient réussi à infiltrer la base de données de la commission électorale (IEBC) grâce à des codes de Chris Msando, ancien responsable de la logistique informatique du scrutin, retrouvé assassiné fin juillet.

 

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_ La police fait feu

Autant d’accusations énormes, démenties par l’IEBC – qui a reconnu que des tentatives de piratage de son système informatique avaient bien eu lieu, mais qu’elles avaient toutes échoué – et en totale contradiction avec l’avis de la quasi-totalité des experts présents dans le pays, qui ont jugé le scrutin de mardi plutôt transparent et de bonne tenue. Mais qu’importent les détails pour M. Odinga. Sur l’identité des « hackers », de même que sur leur mode opératoire ou sur l’origine de ses informations, le candidat à la présidentielle est resté mystérieux.

 

« La force du peuple est impossible à arrêter et Uhuru doit rentrer à la maison », a répété, comme pour s’en convaincre, le chef de l’opposition, devant ses lieutenants de campagne un peu mal à l’aise. Tel son colistier, Kalonzo Musyoka, fixant les coins de la pièce d’un regard gêné. Ou son directeur de campagne, Musalia Mudavadi, au physique de colosse et au naturel enjoué, gardant prudemment les mains derrière son dos. Comme pour s’excuser de ne plus y croire. Comme pour ne pas se salir les mains. Mais le peuple est-il toujours du côté de M. Odinga ? Jeudi matin, les résultats provisoires portant sur 97 % des bureaux de vote, donnaient Uhuru Kenyatta, à la tête du parti Jubilee, largement vainqueur avec plus de 2 millions de voix d’avance et 54,28 % des voix contre 44,83 % à son adversaire Raila Odinga et sa coalition de la Super Alliance Nationale (NASA).

 

Le chef de l’Etat, d’ethnie Kikuyu, aurait largement dominé sur ses terres du Kenya central, où son score a dépassé les 95 %. Il aurait également conservé l’appui de l’immense majorité de la tribu Kalenjin du Rift, menée par le vice-président William Ruto, et progressé dans plusieurs bastions de l’opposition, comme les terres des Masaï (Sud), des Somalis (Nord-Est) et obtenu une victoire symbolique pour son parti Jubilee, qui décrocherait le poste de gouverneur de la capitale Nairobi.

 

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_ On se dévisage

Une victoire nette et un carton plein pour le président sortant. Mais une défaite humiliante pour Raila Odinga, 72 ans, entré en politique il y a plus de trois décennies et qui menait cette année sa quatrième et probablement dernière campagne présidentielle. Depuis des mois, le vétéran croyait à son triomphe final et promettait à ses troupes « la victoire ou la victoire. » Sortir par la petite porte de l’histoire n’avait jamais été une option. « Je demande aux Kényans de rester calme. Mais je ne contrôle pas le peuple », a enfin lancé M. Odinga. Il n’en fallait pas plus pour enflammer ses supporters et les quartiers du pays peuplés par les Luos – sa tribu d’origine.

 

Dans les bidonvilles de Nairobi et à Kisumu (Ouest), plusieurs centaines de manifestants sont descendues dans la rue mercredi. Des barricades ont été érigées. Des pneus ont été brûlés. Des Kikuyus auraient été attaqués ou menacés. Face aux manifestants, la police a ouvert le feu et fait au moins quatre victimes. Dix ans après les massacres post-électoraux de 2007, le spectre des violences interethniques ressurgit donc au Kenya, en particulier à Kibera, plus grand bidonville de la capitale, accueillant toutes les tribus du pays. Pour le moment, malgré la température qui monte dangereusement, le « chaudron nairobien » n’a pas encore explosé. Mais dans les rues du « slum », les visages sont inquiets. Les regards fuyants. On se dévisage. On parle à voix basse. Pas une voiture. Le silence est pesant.

 

Devant les commerces encore ouverts, des groupes d’hommes se rassemblent le regard braqué vers les téléviseurs. Parmi eux, trois jeunes supporters d’Odinga – Martin Ogolo, Vincent Onyango et Samuel Ayuyo – évoquent les événements du jour. « Les élections ont été truquées, c’est clair ! On ne peut pas accepter d’être volés indéfiniment », soutient le premier. « On va suivre les ordres d’Odinga ! Tout ce qu’il dit, on le fera ! On est prêt pour des actions de masse, des barricades ! », enchaîne le deuxième. « Si Kenyatta est déclaré vainqueur, Kibera prendra feu à nouveau, c’est inévitable », résume le dernier.

 

Dix ans de travail des ONG à prêcher la paix et la réconciliation d’un bout à l’autre du Kenya vont-ils être réduits en cendres par l’entêtement du chef de l’opposition ? « Beaucoup de supporters d’Odinga sont dans la bravade, tempère Muriti Muthiga, chercheur à l’International Crisis Group à Nairobi. Les gens sont à chaud. Mais la marge de victoire de Kenyatta et le bon déroulement général du scrutin font qu’une contestation de grande ampleur type 2007reste peu probable. Il y aura sans doute encore des manifestations et des morts. Mais en l’état, le pays n’est pas prêt à exploser. Ces violences restent encore contrôlables. »

 

Les regards se tournent donc maintenant vers les « Bomas du Kenya » : une sorte de centre culturel et récréatif où est installée la commission électorale et transformé en véritable camp retranché. Là, à l’écart de Nairobi, on défriche les procès-verbaux de chacun des 41 000 bureaux de vote du pays. Un travail éreintant qui devrait bientôt arriver à sa conclusion : le résultat définitif pourrait être annoncé jeudi en fin de journée.

 

Par Bruno Meyerfeld / LE MONDE Le 09.08.2017/ Mis à jour le 10.08.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/09/kenya-l-opposition-rejette-les-resultats-provisoires_5170220_3212.html


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7 - Lutte contre la corruption au Nigéria : Muhammadu Buhari frappe fort

 

Il avait promis, lors de la campagne présidentielle, lutter contre la corruption. Depuis son élection, le président nigérian multiplie les initiatives afin d'assainir les finances publiques. Mais quand la corruption frappe dans son propre camp, il est obligé d'agir.

 

Ce lundi on apprenait le limogeage de deux importants personnages de la sphère Buhari : Ayo Oke, directeur général de l’Agence nationale du renseignement (NIA) et Babachir Lawal, secrétaire du gouvernement fédéral suspendus depuis plusieurs ont été finalement limogés par le président nigérian. Le très puissant directeur général de l’Agence du renseignement était accusé d’un détournement de 37 millions (finalement retrouvés). Quant au second il est impliqué dans une affaire de marchés publics.

 

Sam Boton/ ="" 31 octobre 2017/  

 

https://lanouvelletribune.info/2017/10/nigeria-buhari-frappe-fort/


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8 - Les cinq procès symboliques de la lutte, sans conviction, du Nigeria contre la corruption

 

Militaires, juges, anciens ministres et autres personnalités sont pris dans les mailles de la politique anticorruption menée par le gouvernement du président Muhammadu Buhari. Lors de son élection, en 2015, le président nigérian, Muhammadu Buhari, avait annoncé une guerre féroce contre la corruption dans son pays. Le voilà bientôt arrivé à la moitié de son mandat présidentiel, et de nombreuses personnalités de haut rang se sont retrouvées au cœur d’enquêtes judiciaires très médiatisées. Soupçonnées de corruption par le gouvernement actuel, traquées par les multiples agences anticorruption, ces notables qui ont marqué les années de la présidence de Goodluck Jonathan (2010-2015) doivent désormais rendre des comptes à la justice.

 

Mais les Nigérians doutent, tant ces procès s’éternisent et s’embourbent parfois dans des ajournements sans fin. La guerre « sans pitié » et « acharnée » que le président Buhari avait promise se révèle sur le terrain en « combat sans conviction » pour bon nombre de Nigérians, soulignent les éditorialistes du quotidien Vanguard dans un bilan amer en début d’année. Lorsqu’on interroge le gouvernement nigérian sur ses résultats en matière de lutte contre la corruption, il mentionne évasivement 200 condamnations prononcées en 2016, sans donner plus de détail. La communication est compliquée, paralysée par une bureaucratie peu transparente. Seuls les cas les plus médiatisés donnent un aperçu des avancées.

 

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_ Le juge de la Cour suprême Sylvester Ngwuta

Sept magistrats ont été arrêtés à leur domicile en octobre 2016 dans une opération menée par le DSS (Department of State Services – « département des services d’Etat »), la police secrète nigériane. Parmi eux, Sylvester Ngwuta, 65 ans, qui exerçait ses fonctions de juge à Abuja au sein de la juridiction la plus élevée du pays, la Cour suprême. Son arrestation, la première du genre, fut un signal fort lancé par les autorités. Cette nuit-là, la DSS explique avoir découvert « une fortune en liquide, en devises multiples, locales et internationales, ainsi que des biens immobiliers d’une valeur de plusieurs millions de nairas et des documents compromettants ». Avec 16 chefs d’accusation qui pèsent contre lui, le magistrat Sylvester Ngwuta se retrouve en tête de liste dans cette affaire. Son procès a débuté le 21 novembre 2016 à la Haute Cour fédérale d’Abuja. L’ancien juge doit répondre des accusations de blanchissement d’argent, de possession de faux passeports et de fausse déclaration de patrimoine.

 

Après quelques ajournements, le procès a pu réellement débuter à la fin de janvier 2017, avec l’audition du premier témoin, Nwaba Linus, entrepreneur en bâtiment. Ce dernier a révélé avoir reçu de la part du juge Ngwuta 313 millions de nairas (soit plus de 900 000 euros) afin de construire des propriétés. Les autorités gouvernementales affirment que les fonds proviennent de pots-de-vin. L’accusé, de son côté, maintient qu’il ne s’agit que de ses revenus personnels perçus en tant que juge et conférencier occasionnel. L’affaire a ensuite été renvoyée au 9 mars 2017 pour l’audition d’un autre témoin.

 

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_ Le colonel Sambo Dasuki

Arrêté le 1er décembre 2015, l’ancien colonel de l’armée nigériane Sambo Dasuki, 62 ans, est soupçonné d’avoir détourné plus de 2 milliards de dollars originellement destinés à financer la lutte contre Boko Haram. Il aurait falsifié des commandes de matériels militaires. Du fait des sommes colossales qu’il engage, le dossier de ce militaire retraité et ex-conseiller à la sécurité nationale sous Goodluck Jonathan est devenu le cas le plus emblématique de la lutte contre la corruption. L’argent détourné aurait servi à financer la dernière campagne électorale de l’ancien président Jonathan alors que le pays subissait les actes terroristes menés par le groupe djihadiste Boko Haram. L’enquête porte sur des contrats conclus entre 2007 et 2015. Sur 513 contrats étudiés par l’Economic and Financial Crimes Commission (EFCC – « Commission des crimes économiques et financiers »), 53 se sont révélés « frauduleux » et Sambo Dasuki aurait « conclu des contrats fictifs et fantômes » pour 2,1 milliards de dollars. Ces derniers « n’ont pas été exécutés, les équipements ne sont jamais parvenus à l’armée de l’air nigériane et ne figurent pas à son inventaire », explique l’EFCC.

 

Depuis son arrestation il y a plus d’un an le colonel retraité est maintenu en détention, malgré une ordonnance de libération du tribunal de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en octobre 2016. Mais les ordres sont ignorés par le gouvernement nigérian, qui souhaite garder le militaire en détention « pour des raisons de sécurité ». Sambo Dasuki se dit « prêt pour un procès sur toutes ces allégations », afin de prouver aux Nigérians qu’il n’a « rien fait d’inapproprié ». Il se défend en invoquant le caractère secret de certains contrats. Sa dernière audience, le 24 janvier, a été ajournée sans qu’il y ait eu une quelconque avancée. Les audiences doivent reprendre le 16 mars. Officiellement pour des raisons de sécurité, il est question que les témoins soient désormais protégés et le procès donc tenu « secret » à l’avenir. Les révélations potentielles au cours de ce procès pourraient salir bon nombre de personnes politiquement exposées.

 

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L’épouse de l’ancien président Jonathan est soupçonnée d’avoir blanchi de l’argent

 

 

_ Le président du Sénat Bukola Saraki

L’affaire Saraki a connu plusieurs retards depuis que le procureur général a déposé l’accusation, le 14 septembre 2015. Bukola Saraki, 54 ans, président du Sénat depuis juin 2015, doit répondre de 18 chefs d’accusations pour fausses déclarations de patrimoine et évasion fiscale. « Les constatations montrent que l’accusé a abusé de ses fonctions alors qu’il était le gouverneur de l’Etat de Kwara. Il est impliqué dans divers actes de corruption en tant que gouverneur de l’Etat », a expliqué Peter Danladi, responsable au Bureau du code de conduite (CCB), une des agences nigérianes anticorruption.


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Lorsqu’il était gouverneur de Kwara, entre 2004 et 2011, M. Saraki aurait acquis plusieurs propriétés foncières à Lagos, Abuja et Londres, estimées au-delà de ses revenus légitimes. Il posséderait de nombreux comptes à l’étranger non déclarés. Quatre témoins sont attendus dans cette affaire, mais il a fallu une année entière pour interroger et contre-interroger le premier témoin, Michael Wetkas. Membre de l’équipe d’enquête de l’EFCC, ce dernier a fait l’inventaire des transactions suspectes effectuées par Bukola Saraki dans le cadre de l’achat de propriétés. Le deuxième témoin à charge, le banquier Amazu Nwachukwu, a pu être entendu pour la première fois le 17 janvier 2017. M. Nwachukwu a confirmé des transferts de plusieurs millions de dollars vers un compte à l’étranger.

 

Bukola Saraki, qui est membre de la coalition du Congrès progressiste qui a porté Muhammadu Buhari au pouvoir, pourrait être la preuve que la lutte contre la corruption ne connaît pas de frontière politique. Mais les Nigérians n’ont pas oublié qu’il était encore membre du Parti démocratique populaire (PDP) il y a quelques années et ils se demandent si son changement de parti n’est pas purement stratégique.

 

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_ L’ancienne ministre du pétrole Diezani Alison Madueke

Son arrestation à Londres en octobre 2015 avait marqué les esprits. Diezani Alison Madueke, 56 ans, ministre des ressources pétrolières entre 2010 et 2015, est accusée d’avoir siphonné la Société nationale du pétrole du Nigeria (NNPC) de plus de 153 millions de dollars. La majeure partie du butin – 115 millions de dollars – aurait été versée à la Commission électorale du Nigeria (INEC) pour tenter d’influencer le résultat de la présidentielle de 2015 en faveur du président sortant, Goodluck Jonathan.

 

Dans sa chute, Diezani Alison Madueke a entraîné de hauts responsables, dont Gesila Khan qui est chargée de la Commission nationale électorale indépendante (INEC, Independent National Electoral Commission) dans l’Etat de Rivers, des cadres d’une compagnie pétrolière locale ainsi que le patron d’une banque commerciale, par qui ces pots-de-vin auraient transité. Les suspects ont été arrêtés, leurs comptes bancaires ont été gelés, a précisé l’EFCC. A la fin de janvier 2017, la Haute Cour fédérale de Lagos a donné quatorze jours à la défense de Diezani Alison Madueke pour prouver la légitimité de ces transactions, faute de quoi les fonds devront être restitués au gouvernement. La décision est attendue le 16 février 2017.

 

Ce n’est pas la première fois que Diezani Alison Madueke, internationalement connue comme la première femme à avoir été nommée à la tête de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), est visée par des accusations de corruption. Elle figure notamment aux côtés de l’ancien président Goodluck Jonathan dans le dossier d’une enquête italienne. Tous deux sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin afin de conclure un contrat de 1,3 milliard de dollars entre Eni, le géant pétrolier italien, et Shell, l’anglo-néerlandais, en avril 2011.

 

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_ L’ex-première dame Patience Jonathan

Dans cette guerre contre la corruption, Patience Jonathan, 59 ans, incarne la résistance. L’épouse de l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan est soupçonnée d’avoir blanchi de l’argent dans une affaire impliquant Waripamowei Dudafa, l’ancien conseiller spécial du président Jonathan, chargé des affaires intérieures. Quatre des comptes bancaires de Patience Jonathan ont été gelés en juillet 2016, soit 15 millions de dollars. Il ne s’agit-là que de la partie visible de l’iceberg pour l’EFCC, qui aurait découvert plusieurs autres comptes suspects liés à l’ex-première dame, engageant cette fois-ci 175 millions de dollars.

 

Ce ne sont cependant pas les soupçons de corruption qui pèsent sur l’ex-première dame qui font le plus de bruit, mais plutôt sa défense tenace. Du statut d’accusée, Patience Jonathan est passée à celui de victime, et a attaqué l’EFCC en justice, réclamant 200 millions de dollars de dommages et intérêts pour le préjudice subi lors du gel de ses comptes. Ce procès, qui a commencé le 7 décembre 2016, a été ajourné jusqu’au 6 mars. Pendant ce temps-là, l’autre procès, celui dans lequel elle est l’accusée, reste en suspens.

 

Par Mélanie Gonzalez (contributrice Le Monde Afrique, Abuja) / LE MONDE/ Le 15.02.2017/ Mis à jour le 15.02.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/15/les-cinq-proces-symboliques-de-la-lutte-sans-conviction-du-nigeria-contre-la-corruption_5080088_3212.html


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9 - Perception de la corruption : le nouveau classement 2016 des pays africains selon Transparency international

 

Transparency International vient de publier l'édition 2016 de son célèbre rapport sur la corruption dans le monde. Le document qui a établi le classement de 176 pays met en exergue cette année la relation entre la corruption et les inégalités qui se nourrissent mutuellement pour créer un cercle vicieux entre la corruption, l'inégale répartition du pouvoir dans la société, et la répartition inégale de la richesse. « Dans beaucoup de pays, les populations ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et vont se coucher affamées chaque nuit à cause de la corruption, pendant que les puissants et les corrompus mènent un train de vie somptueux », constate José Ugaz, président de Transparency International.

 

(Voir le classement des pays africains ci-dessous)

 

L'organisation indique également que la corruption et les inégalités alimentent le populisme. L'échec de la classe politique traditionnelle à lutter contre la corruption fait grandir le cynisme au sein des populations qui se tournent vers les leaders populistes qui ont beau jeu de promettre la fin de la corruption et l'abolition des privilèges. Un discours très actuel au vu des grandes tendances de l'année 2016 dans le monde politique. En ce qui concerne le classement, le Danemark et la Nouvelle-Zelande se partagent la première place mondiale suivis de la Finlande, la Suède et la Suisse. 

En Afrique subsaharienne, le Botswana se classe premier pays le moins corrompu, suivi du Cap vert (38ème), de Maurice (50ème) qui est à égalité avec le Rwanda tandis que la Namibie (53ème) ferme la marche du Top 5. A l'autre extrémité du classement on retrouve le Soudan (170è), le Soudan du Sud (175è) et la Somalie (176è), également bon dernier mondial.

 

Sur une échelle de 1 à 100, la moyenne globale est de 43, signe que la plupart des pays a encore des efforts à faire pour endiguer le phénomène.


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Classement index Transparency International 2016

 

Classement Africain

Pays

Classement mondial

1er

Botswana 

35ème

2ème

Cap Vert 

38ème

3ème

Maurice

50ème

3ème

Rwanda

50ème

5ème

Namibie

53ème

6ème

Sao Tomé & Principe

62ème

7ème

Senégal

64ème

7ème

Afrique du Sud

64ème

9ème

Ghana

70ème

10ème

Burkina Faso

72ème

11ème

Tunisie

75ème

12ème

Lesotho

83ème

13ème

Zambie

87ème

14ème

Libéria

90ème

14ème

Maroc

90ème 

16ème

Bénin

95ème

17ème

Gabon

101ème

17ème

Niger

101ème

19ème

Côte d'Ivoire

108ème

19ème

Ethiopie

108ème

19ème

Algérie

108ème

19ème

Egypte

108ème

23ème

Mali

116ème

23ème

Tanzanie

116ème

23ème

Togo

116ème

26ème

Malawi

120ème

27ème

Djibouti

123ème

27ème

Sierra Leone

123ème

28ème

Nigeria

136ème

29ème

Guinée

142ème

29ème

Mauritanie

142ème

29ème

Mozambique

142ème 

32ème

Cameroun

145ème

32ème

Gambie

145ème

32ème

Kenya

145ème

32ème

Madagascar

145ème

36ème

Ouganda

151ème

37ème

Comores

153ème

38ème

Zimbabwe

154ème

39ème

RD Congo

156ème

40ème

Burundi

159ème

40ème

Republique centrafricaine

159ème

40ème

Tchad

159ème 

40ème

Congo

159ème

44ème

Angola

164ème

44ème

Erythrée

164ème

46ème

Guinée Bissau

168ème

47ème

Libye

170ème

47ème

Soudan

170ème

49ème

Soudan du Sud

175ème

50ème

Somalie

176ème

 

Aaron Akinocho/ mercredi, 25 janvier 2017 / (Agence Ecofin) -

 

https://www.agenceecofin.com/gouvernance/2501-44241-perception-de-la-corruption-le-nouveau-classement-2016-des-pays-africains-selon-transparency-international

 

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10 - Jacques Diouf, l’ex-Dg de la Fao, conseille aux Etats de cesser de céder leurs terres agricoles aux multinationales

 

Dans une interview accordée à La Tribune Afrique, Jacques Diouf (photo), qui fut le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) de 1994 à 2011, réagit au phénomène des accaparements de terres agricoles. Pour lui, les Etats devraient prioriser, dans l’intérêt d’un développement agricole durable, les locations de terres aux cessions.

 

« Les Etats sont souverains. Quand j’étais directeur de la FAO, j’ai toujours recommandé aux Etats membres qui me consultaient, d’éviter de vendre des terres et de privilégier les baux emphytéotiques dont les conditions seraient établies sur une base nationale, selon la nature de l’activité agricole et le montant de l’investissement. Une consultation devrait être organisée avec les communautés locales concernées pour les assister dans la préparation des contrats garantis par l’Etat, avec les investisseurs, afin de sauvegarder leurs intérêts », confie notamment le fonctionnaire international à La Tribune Afrique.

 

De nombreux rapports ne cessent en effet de révéler l’étendue du phénomène des accaparements de terres depuis les années 2000. Un phénomène au cœur duquel se retrouve le continent africain, réputé pour abriter de larges étendues de terres arables riches et inexploitées.

 

jeudi, 09 novembre 2017/ (Agence Ecofin) -

 

https://www.agenceecofin.com/gouvernance-economique/0911-51929-jacques-diouf-l-ex-dg-de-la-fao-conseille-aux-etats-de-cesser-de-ceder-leurs-terres-agricoles-aux-multinationales


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 11 - Corruption : les 10 pays les moins touchés d’Afrique

 

La Banque africaine de développement avait déjà tiré la sonnette d'alarme. L'institution panafricaine chiffrait à 148 milliards de dollars par an, les pertes pour l'Afrique liées à la corruption. Un constat confirmé par le rapport 2016 de l'ONG Transparency international qui brosse un sombre portrait du fardeau de la corruption en Afrique. L'indice annuel de Transparency International passe au crible la perception de la corruption dans le secteur public dans 176 pays à travers le monde que classe avec une moyenne comprise entre 0 (pays les plus corrompus) à 100 (pays les plus vertueux).

 

Selon l'ONG, la corruption aurait globalement régressé dans le monde. Même si elle n'échappe pas à cette tendance à la faveur des efforts gouvernementaux sur les instruments juridiques, l'Afrique reste le contient le plus gangrené par la corruption. Preuve en est que la plupart des pays africains n'ont pas réussi à dépasser ou stagnent à une moyenne inférieure à 50/100.


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_ Botswana, pays le moins corrompu d'Afrique

Pourtant, certains pays d'Afrique subsaharienne se hissent en haut du classement continental. Le Botswana confirme sa réputation de pays le moins corrompu d'Afrique. La République d'Afrique australe applique une tolérance zéro pour les actes de corruption dans ses administrations publiques. Des mesures fortes qui la hissent à la 35ème place du classement mondial avec un score certes en baisse (60/100 en 2016 contre 63 une année auparavant) mais qui lui permettent aussi d'occuper la première marche du podium. Le Cabo-Verde vient derrière avec un score amélioré (59/100 en 2016 contre 55/100 en 2015) pour occuper la deuxième place sur la liste des pays les plus vertueux en Afrique. L'archipel souvent cité en exemple démocratique, fait de la guerre contre la corruption, un des leviers de réduction des inégalités dans le pays. Résultat : avec son 38ème rang, le pays occupe la première place en Afrique de l'Ouest.

 

En troisième position sur le podium continental et en ex-aequo, le Rwanda et l'Ile-Maurice se partagent la 50ème place mondiale, respectivement avec des scores de 54/100. Si le Rwanda stagne avec le même score pour les deux derniers classements de Transparency, L'île-Maurice a sensiblement amélioré son score (54/100 en 2016 contre 53/100 en 2015). De sa 53ème place mondiale, la Namibie est le cinquième pays africain le moins corrompu avec un score (52/100) en baisse d'un point. La République diamantifère d'Afrique centrale subit les soubresauts de ses richesses qui attirent des entreprises occidentales et chinoises qui se mènent une lutte souvent constituée de coups bas et de corruption de hauts responsables. La réputation du pays en pâtit au point de dégringoler.

 

Les pays qui complètent le top 10 africain sont en dessous de la moyenne. Sao-Tomé-Et-Principe avec sa 62ème place (avec un score 46/100 en 2016 contre 42/100 en 2015) occupe la 6ème place sur le continent. La 7ème place revient au Sénégal (45/100 en 2016 contre 44 en 2015) tandis que l'Afrique du Sud avec sa 64ème place mondiale se retrouve au 8ème rang africain. Le Ghana (70ème mondial avec un score de 43/100 en baisse de 4 points) et le Burkina (72ème avec 42/100 avec un bond de 4 points) ferment la marche du top10.

 

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_ L'espoir d'une lutte plus efficace contre la corruption

Fait notable relevé par ce ranking, les deux premières économies du continent, le Nigéria et l'Afrique du Sud, n'ont pas réussi à améliorer leur score anti-corruption, creusant ainsi les inégalités dans des domaines prioritaires pour les populations vulnérables. Le Nigéria est secoué ces dernières années par des scandales de corruption liés à la manne pétrolière et dans lesquels sont impliqués plusieurs hauts responsables. Pour contrer le phénomène, la première économie africaine a lancé une prime pour les lanceurs d'alerte sur les actes anti-corruption.

 

L'Afrique du Sud n'est pas mieux loti. Le président Jacob Zuma, épinglé par le rapport de la Médiatrice de la République pour des connivences avec la richissime famille Gupta au point d'alimenter des soupçons de corruption de son administration, avait reconnu lors du congrès anniversaire de l'ANC, qu'il fallait lutter plus efficacement contre la corruption dans son pays. Le pays de Nelson Mandela devrait sans doute se référer au guide édité par la Banque africaine de développement pour lutter contre la corruption.

 

Ces deux cas illustratifs semblent confirmer l'idée d'un continent où la corruption a durablement pris pied. Mais l'espoir renaît avec les mesures prises ces dernières années par les pays africains. Au Togo, les autorités ont décidé de réactiver la Haute autorité de lutte contre la corruption. Au même moment, le Tchad annonçait la création d'une Cour spéciale chargée de réprimer les actes de corruption dans le pays. Il faudrait désormais prendre en plus de ces mesures, d'autres stratégies pour réprimer les corrupteurs, pays ou multinationales. Pour cela, il faudrait peut-être un autre rapport pour saisir l'ampleur.

 

Par Ibrahima Bayo Jr./ 27/01/2017/ Ibrahima Bayo Jr. / @ibbayo_Jr

 

http://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2017-01-27/corruption-les-10-pays-les-moins-touches-d-afrique.html


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12 - Corruption : une prime pour les lanceurs d’alertes au Nigéria !

 

Afin de renforcer la lutte contre la corruption, le gouvernement fédéral du Nigéria envisage d’accorder une prime de 2,5 à 5% aux dénonciateurs sur les montants recouvrés par l’Etat. L’initiative n’est pas sans risques au regard des tentatives de diffamation. Mais l’ampleur du phénomène dans la première économie du continent, impose de mesures drastiques.

 

Le président du Nigéria ne recule devant rien pour combattre la corruption, un phénomène qui gangrène la première économie du continent depuis des années. Face à l'ampleur de la situation et en dépit des mesures déjà prises depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement fédéral envisage désormais de miser sur les dénonciations afin de couper l'herbe sous les pieds des corrompus. En ce sens, les autorités fédérales envisagent de récompenser les dénonciateurs de cas de corruption avérés en leur accordant une prime de 2,5 à 5% des montants recouvrés. Une mesure qui concernerait tout lanceur d'alerte qui permettrait à l'Etat de rentrer dans ses droits.

 

La décision a été approuvée, mercredi dernier, à l'issue d'un conseil de ministre fédéral tenue sous la présidence de Buhari. Le conseil a statué sur cette nouvelle politique de lutte contre la fraude et les infractions connexes dans les secteurs public et privé. Selon la ministre des Finances, Kemi Adeosun, il s'agit à travers cette décision, d'encourager les nigérians à intégrer le système de dénonciations afin de renforcer les actions du gouvernement visant à éradiquer le fléau de la corruption dans le pays. «S'il y a un retour volontaire des fonds ou des actifs publics volés ou dissimulés sur la base des informations fournies, le dénonciateur peut avoir droit à une prime comprise entre 2,5%  et 5%  du montant total recouvré ». Kemi Adeosun, ministre nigériane des Finances.


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_ Transparence et lutte contre la mauvaise gouvernance

La ministre Kemi Adeosun qui s'est exprimée à l'issue du conseil fédéral a expliqué qu'une loi qui a été adoptée dans ce cadre par son département sera bientôt transmise au Parlement pour adoption, afin d'encourager les personnes qui signaleront au gouvernement  des informations sur une violation, une mauvaise conduite ou quelconque activité inappropriée qui aurait un impact négatif sur les caisses de l'Etat.

 

A travers cette initiative qui a été plébiscité au delà du pays, l'objectif du gouvernement nigérian est également d'améliorer le niveau de confiance des nigérians dans les services publics. Parallèlement, les autorités comptent améliorer la transparence et la responsabilisation dans la gestion des fonds publics et in fine, accroître la récupération des fonds publics détournés afin de les déployer dans d'autres secteurs notamment pour combler le déficit d'infrastructures que connait le pays.

 

D'après la définition donnée par le texte approuvé par le gouvernement nigérian, le lanceur d'alerte ou dénonciateur est toute personne qui « divulgue volontairement des renseignements de bonne foi sur une éventuelle faute ou violation qui est survenue, est en cours ou est sur le point de se produire ». Une plate-forme en ligne ainsi qu'un numéro vert seront mis en service afin de recueillir les renseignements ainsi que de permettre aux lanceurs d'alertes de suivre l'évolution des dossiers qu'ils ont soumis.

 

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_ Protection pour les lanceurs d'alertes

Afin d'éviter tout dérapage, la ministre a indiqué que la politique de dénonciation ne s'appliquerait pas aux questions personnelles concernant les contrats ou les accords privés et pour savoir si un dénonciateur a droit à une rétribution financière, il faudrait qu'il y ait « un retour volontaire de fonds ou d'actifs publics volés ou cachés à cause des renseignements fournis ». « Vous devez avoir fourni au gouvernement des renseignements qu'il n'a pas déjà obtenus et qu'il n'a pas pu obtenir d'une autre source accessible au public», a ajouté également Kemi Adeosun avant de prévenir que la loi prévoit une protection contre les fausses déclarations ainsi que les dénonciations malveillantes.

 

« Un examen de premier niveau sera toujours effectué pour déterminer la crédibilité et la suffisance de l'information reçue. Si vous signalez des informations fausses ou trompeuses, elles seront renvoyées aux agents d'exécution pour enquête et poursuite éventuelle ». La loi a également prévue des dispositions pour les lanceurs d'alertes victimes de harcèlement ou d'intimidation à la suite des informations qu'elles auront donné au gouvernement.

 

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_ Fléau endémique

Le président Buhari a été élu, en 2015, sur la base d'un programme qui fait de la lutte contre la corruption, son cheval de bataille. Selon l'ONG Transparency International, le Nigeria occupe le 136è rang sur 168 pays classés dans la dernière édition de son rapport sur la corruption au niveau mondial. En dépit de certains coups d'éclats de la de la Commission contre les crimes financiers et économiques (EFCC), la corruption reste encore endémique au Nigéria qui traverse actuellement une grave crise financière, conséquence de la chute des cours du pétrole mais aussi de la fuite des centaines de milliards de nairas. Plusieurs affaires dévoilées récemment ont mis en évidence l'ampleur du fléau surtout qu'elles impliquent de hauts responsables de l'Etat notamment les membres de l'équipe de l'ancien président GoodLuck Jonathan.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma / 22/12/2016/

 

http://afrique.latribune.fr/afrique-de-l-ouest/2016-12-22/corruption-une-prime-pour-les-lanceurs-d-alertes-au-nigeria.html


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13 - Nigeria : l’économie en récession, Buhari recrute 500.000 diplômés-chômeurs

 

Alors que l’économie du pays traverse une mauvaise passe depuis quelques mois, le gouvernement nigérian vient d’acter le recrutement de 200.000 diplômés chômeurs, dans un premier temps. Il s’agit de la première phase du programme du président Buhari qui vise à intégrer sur le marché du travail du travail, un demi-million de jeunes. Une promesse électorale que le président nigérian entend concrétiser en dépit de la conjoncture difficile que traverse la première économie d’Afrique.

 

La récession de l'économie nigériane, entamée au second trimestre de l'année, vire à la débâcle économique. Selon les chiffres publiés ce lundi par le Bureau national des statistiques (BNS), le PIB s'est contracté de 2,24% au troisième trimestre, ce qui tend à confirmer le mauvais cru de la croissance attendu cette année. Selon les prévisions du FMI, le rythme de croissance de la première économie du continent va enregistrer un recul de 1,6% en 2016, un record depuis une vingtaine d'année. Cette mauvaise passe est la conséquence de la situation difficile que traverse l'économie du pays, lourdement impactée par le ralentissement du secteur pétrolier, qui subit les contrecoups de la baisse des cours sur les marchés internationaux, mais aussi le sabotage dont est régulièrement victime cette industrie.

 

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_ Promesses électorales

La crise économique s'installe donc progressivement car en dépit des mesures prises par le gouvernement, la croissance peine à répartir. Cette morosité et les perspectives peu reluisantes n'entament pourtant pas l'engagement du président Muhammadu Buhari à vouloir concrétiser certaines de ses promesses électorales. A l'opposé de certains pays que la conjoncture a poussé à réduire la voilure en suspendant les recrutements dans la fonction publique en vue d'atténuer le poids de la masse salariale dans leur budget, le gouvernement nigérian vient de lancer la première phase du recrutement de 500.000 diplômés-chômeurs.

 

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_ Développement du capital humain

L'initiative s'inscrit dans le cadre du programme « N-Power » qui consiste à recruter des volontaires pour servir dans divers domaines considérés comme prioritaires par le gouvernement. Ainsi, sur les 200.000 diplômés déjà recrutés, 150.000 seront affectés à l'enseignement, 30.000 dans le secteur agricole et 20.000 dans les services de santé. Selon les explications fournies par la présidence nigériane, ce programme est « l'expression de l'engagement du président Muhammadu Buhari à investir dans le développement du capital humain des citoyens nigérians, en particulier les jeunes ». Il permettra également d'améliorer les services publics  notamment les prestations dans le domaine de l'éducation de base et des soins de santé primaires. Dans le secteur agricole, il vise à atteindre l'autosuffisance en donnant à nos agriculteurs des services consultatifs pertinents.

 

Selon le gouvernement, ce programme est « l'expression de l'engagement du président Muhammadu Buhari à investir dans le développement du capital humain des citoyens nigérians, en particulier les jeunes »

 

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_ 500.000 bénéficiaires

A terme, ce sont  500.000 diplômés qui bénéficieront du programme « N-Power »  qui n'est qu'une étape à l'issue de laquelle, les volontaires sélectionnés auront la possibilité de se mettre à leur compte en fonction de leurs compétences. Les auditeurs du programme bénéficieront de formations et d'accompagnement et recevront une allocation mensuelle de 30.000 nairas durant la durée du programme qui est de deux années.

 

A travers ces initiatives, le gouvernement nigérian attend apporter une réponse à la problématique du chômage, notamment chez les jeunes. D'autres sous-composantes du programme seront également déployées dans les prochains mois notamment pour les étudiants du premier cycle et pour les non diplômés qui devraient bénéficier respectivement à 25.000 et 75.000 auditeurs selon les mêmes procédés.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma / 21/11/2016/

 

http://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2016-11-21/nigeria-l-economie-en-recession-buhari-recrute-500-000-diplomes-chomeurs.html


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14 - AFRIQUE/ Corruption : La corruption en Afrique est soutenue par les hommes d'affaires

 

_ "La corruption en Afrique est soutenue par les hommes d'affaires européens, chinois et américains" - Mo Ibrahim

 

Imputer la corruption en Afrique aux seuls Africains, serait une mauvaise analyse de la situation. L’homme d’affaires soudanais Mo Ibrahim a partagé cette réflexion alors qu’il accordait une interview exclusive à Armelle Nga, notre envoyée spéciale au forum Africa Convergence qui se tenait au Maroc la semaine dernière. Le philanthrope qui s’est fait le chantre de l’anti-corruption sur le continent, est convaincu que les mauvaises pratiques commerciales sont pour beaucoup dans l’appauvrissement de l’Afrique. “L’Afrique n’est pas plus corrompue que n’importe quel autre endroit autour de nous. Pour chaque leader africain corrompu, nous avons 1000 hommes d’affaires européens, américains et chinois corrompus, où sont ces personnes ?”, a questionné l’homme d’affaires.


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Pour chaque leader africain corrompu, nous avons 1000 hommes d'affaires européens, américains et chinois corrompus...“Pourquoi parler seulement de la corruption africaine ? Qu’en est-il de la corruption chinoise, de la corruption américaine et de la corruption européenne ? Nous devons être vraiment justes en ce qui concerne la corruption. Qu’en est-il des entreprises qui ne paient pas d’impôt en Afrique ? Qu’en est-il de la réduction des profits, des mauvais prix ? Il y a beaucoup de corruption autour de nous. Qu’en est-il des sociétés anonymes ?”, a-t-il poursuivi.

 

Mo Ibrahim est catégorique, s’il est vrai que la corruption est une réalité sur le continent, il est aussi vrai que “les dirigeants africains n’ont pas le monopole de la corruption” dans le monde. C’est pourquoi, selon lui, il est important que la question soit débattue en profondeur afin de soigner le mal à la racine. Depuis de longues années, Mo Ibrahim a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, à travers notamment l’attribution d’un prix récompensant le leadership africain, que décerne sa fondation.

 

Lors des éditions de 2009, 2010, 2012, 2013, 2015 et 2016, cependant, aucun dirigeant africain n’a reçu le prix de la bonne gouvernance en raison des critères élevés que requiert le prix.

 

Carole KOUASSI avec Armelle Nga / 04/10/2017

 

 

http://fr.africanews.com/2017/10/04/la-corruption-en-afrique-est-soutenue-par-les-hommes-d-affaires-europeens//


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