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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 21/05/2014 à 13:40:27
AFRIQUE/ ECONOMIE ET ENERGIE/ FMI : l’Afrique peut faire mieux en matière de croissance




1 – « Les conseils du Fmi aux pays subsahariens : Le Fmi conseille aux pays subsahariens d’accroître leur capacité d’adaptation aux chocs, d’éviter une orientation budgétaire pro-cyclique afin d’atténuer les risques encourus. Les pays qui ont une rapide expansion devraient tirer profit de leur croissance pour conforter leurs finances publiques, recommandent les auteurs des Perspectives économiques mondiales. Par contre, il serait utile de procéder à un rééquilibrage budgétaire dans les quelques pays dont les déficits sont devenus importants ou le niveau d’endettement est élevé. Ceci afin d’assurer un maintien de la stabilité macroéconomique.

Le Fmi conseille à de nombreux pays subsahariens de mobiliser des ressources pour faire réaliser des dépenses de haute valeur. « Il est urgent, dans toute la région, notamment d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques, d’investir dans des projets stratégiques soigneusement sélectionnés pour développer l’approvisionnement en énergie et les infrastructures essentielles et de mettre en œuvre des réformes structurelles conçues pour promouvoir la diversification économique, l’investissement privé et la compétitivité », recommandent les auteurs du rapport. Il faudra aussi chercher à consolider les progrès accomplis concernant l’inflation. Car, avertit-on, la dépréciation systématique du taux de change pourrait se répercuter négativement sur l’inflation. »


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2 – « Économie : Sans aucun doute l’un des points faibles de l’Afrique francophone face à sa sœur anglophone, les pays francophones pèsent 19% du produit intérieur brut moyen de l’Afrique subsaharienne, quand les anglophones en représentent 47% (hors Afrique du Sud). À titre d’illustration, la BRVM, qui regroupe pourtant les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), compte 80 transactions par jour pour une valeur qui atteint à peine le million de dollars par jour (environ 765.000 euros). Par contre, côté anglophone, en nombre de transaction par jour, on en recense 150 à Accra et près de 3000 à Nairobi et 217 sociétés cotées à Lagos. »


 

  

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1 - AFRIQUE : 5,4 % de croissance attendue en 2014 en Afrique subsaharienne

 

L’économie mondiale continue à consolider sa croissance sous l’impulsion des pays avancés, selon le rapport Perspectives de l’économie mondiale publié hier par le Fonds monétaire international (Fmi), à Washington Dc, en prélude aux Assemblées annuelles du Fonds et de la Banque mondiale, prévues du 11 au 13 avril prochains. L’Afrique subsaharienne pourrait voir sa croissance chuter de 4,8 % en 2013 à 4,5 % en 2014. Seuls les pays émergents inquiètent les auteurs du rapport. La région d’Afrique subsaharienne devrait connaître une année 2014 sous de bons auspices, à en croire les dernières Perspectives de l'économie mondiale du Fmi. Présentant le rapport, Olivier Blanchard, conseiller économique et directeur du département recherche du Fmi, a noté les bonnes performances de la région qui se situent au-dessus du niveau mondial.


« Une note particulière, c’est la performance de l’Afrique subsaharienne où nous prévoyons une croissance de 5,4 % » en 2014, a-t-il dit. Cette croissance s’explique par une bonne évolution de l’offre intérieure et le raffermissement de la reprise mondiale. L’Afrique du Sud devrait connaître une accélération modérée de sa croissance grâce à une amélioration de la demande extérieure, bien que le pays demeure exposé à des risques de ralentissement. Le Nigéria pourrait voir sa croissance hausser de 0,8 point de pourcentage, suite à la réparation des principaux oléoducs et la poursuite de la hausse de la production des secteurs non pétroliers. La reprise pourrait aussi être importante pour les autres pays producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne et devrait connaître un coup d’accélérateur dans d’autres pays comme les Etats fragiles qui ont vu leur situation politique et sécuritaire améliorée (Mali).


 


Risques exogènes importants
Les investissements massifs dans l’infrastructure et les activités minières pourraient profiter à la Rd Congo, au Mozambique et au Niger alors que l’arrivée de maturité d’investissements fera l’affaire du Mozambique. L’inflation pourrait ralentir, dans beaucoup de pays subsahariens, grâce à un niveau modéré des prix alimentaires et la poursuite de politiques monétaires prudentes. Le Fmi s’attend à une amélioration des positions budgétaires de l’ordre d’un demi-point du produit intérieur brut en moyenne.  Cependant, avertit le Fonds, des conditions de financement difficiles à l’échelle mondiale ou un ralentissement des pays émergents risqueraient d’exercer un effet de frein, principalement dans les pays à revenu intermédiaire qui ont d’importants liens avec l’extérieur. Les risques de ralentissement d’origine extérieurs sont là et restent importants pour les pays exportateurs de ressources naturelles.


Ces derniers pourraient pâtir d’un ralentissement des pays émergents et d’un changement de la structure de la croissance chinoise. Car, la croissance de la Chine pourrait être tirée par la consommation et non plus par l’investissement. Les pays pionniers que sont le Sénégal, le Ghana, le Kenya, Maurice, le Nigéria, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie, courent le même risque en cas d’inversion des flux financiers défavorables. Mais, cette fois, les plus grands risques sont d’origine intérieure et sont relatifs, dans différents pays subsahariens, à « la poursuite de politiques erronées, à des menaces sécuritaires et aux incertitudes qui caractérisent la situation politique intérieure à l’approche des élections ».

 

 


Une croissance de 4,8 % réalisée en 2013
L’Afrique subsaharienne a réalisé une croissance robuste en 2013 et qui devrait s’accélérer en 2014, annonce le Fonds monétaire international (Fmi) dans ses Perspectives de l'économie mondiale, publiées hier, à Washington Dc, en prélude aux Assemblées annuelles du Fonds et de la Banque mondiale prévues les 11 et 14 avril prochains. La région a affiché une croissance solide en 2013, établie à 4,8 %, au même rythme qu’en 2012. Les pays subsahariens doivent leurs bonnes performances à une amélioration de la production agricole et aux investissements dans les ressources naturelles et dans les infrastructures.

 

Cette croissance a été plus robuste dans les pays à faible revenu et dans les Etats fragiles (Burundi, Comores, Côte d’Ivoire, Erythrée, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Centrafrique, Rd Congo, Sao Tomé-et-Principe, Togo et Zimbabwe). On note aussi une croissance demeurée solide au Nigéria, due à un niveau relativement élevé des cours du pétrole. Par contre, l’Afrique du Sud a vu sa croissance continuer à ralentir à cause des relations difficiles entre le patronat et les salariés dans le secteur minier, les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité, la faiblesse de l’investissement privé et le manque de confiance des investisseurs et des consommateurs.

En Afrique subsaharienne, l’inflation a connu un ralentissement sauf dans quelques pays. Le Fmi note aussi un affermissement des monnaies de l’Afrique du Sud et des pays pionniers suite au resserrement des conditions monétaires mondiales, mais aussi, dans certains cas, à la faiblesse des positions extérieures ou budgétaires (c’est le cas de l’Afrique du Sud, du Nigéria, du Ghana et de la Zambie).


 


Les conseils du Fmi aux pays subsahariens
Le Fmi conseille aux pays subsahariens d’accroître leur capacité d’adaptation aux chocs, d’éviter une orientation budgétaire pro-cyclique afin d’atténuer les risques encourus. Les pays qui ont une rapide expansion devraient tirer profit de leur croissance pour conforter leurs finances publiques, recommandent les auteurs des Perspectives économiques mondiales. Par contre, il serait utile de procéder à un rééquilibrage budgétaire dans les quelques pays dont les déficits sont devenus importants ou le niveau d’endettement est élevé. Ceci afin d’assurer un maintien de la stabilité macroéconomique.


Le Fmi conseille à de nombreux pays subsahariens de mobiliser des ressources pour faire réaliser des dépenses de haute valeur. « Il est urgent, dans toute la région, notamment d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques, d’investir dans des projets stratégiques soigneusement sélectionnés pour développer l’approvisionnement en énergie et les infrastructures essentielles et de mettre en œuvre des réformes structurelles conçues pour promouvoir la diversification économique, l’investissement privé et la compétitivité », recommandent les auteurs du rapport.
Il faudra aussi chercher à consolider les progrès accomplis concernant l’inflation. Car, avertit-on, la dépréciation systématique du taux de change pourrait se répercuter négativement sur l’inflation.


 


Vers un raffermissement de la reprise mondiale sous l’impulsion des pays avancés
L’activité mondiale devrait poursuivre son raffermissement en 2014-2015, sous l’impulsion des pays avancés principalement, note le Fonds monétaire international (Fmi) dans ses Perspectives de l’économie mondiale. La croissance mondiale devrait hausser légèrement, en passant de 3 % en 2013 à 3,6 % en 2014 et à 3,9 % en 2015, prévoit le Fmi dont les prévisions restent inchangées par rapport à celles d’octobre 2013. Ce qui constitue un léger repli de 0,1 point par rapport aux prévisions de janvier dernier. Malgré cette hausse légère de la croissance, la reprise de l’économie mondiale reste fragile, avec des risques réels sur les perspectives.

 

« Les risques n’ont pas disparu », avertit Olivier Blanchard, conseiller économique et directeur du département recherche du Fmi. Pire, ajoute-t-il, « les risques géopolitiques ont augmenté, même s’ils n’ont pas eu de répercussions macroéconomiques mondiales ». Il cite, en exemple, la crise actuelle en Ukraine et en Russie qui pourrait augmenter les risques et faire fuir les investisseurs dans ce dernier pays. Quant aux Etats-Unis, les prévisions sont rassurantes, le Fmi annonçant 2,8 % de croissance en 2014. La Zone euro fait moins peur avec des prévisions qui ont été relevées cette fois-ci de de 0,1 point de pourcentage en 2014, donnant une croissance de 1,2 % et, en 2015 de 1,5 %.

 

L’Allemagne demeure le principal moteur de cette sortie de récession de la Zone euro. De l’avis de M. Blanchard, la Zone euro doit assainir son secteur bancaire, il espère que la Banque centrale européenne (Bce) mettra en œuvre les mesures nécessaires.
Alors que le reste du monde rassure, les pays émergents inquiètent du côté de Washington. Selon les auteurs des Perspectives de l'économie mondiale, il y a des risques de voir les capitaux quitter ces pays comme cela a été le cas en 2013. Selon Thomas Helbling, chef de la division des Etudes économiques mondiales au Fmi, « les perspectives sont meilleures dans les économies avancées, l’environnement est plus difficile pour les marchés émergents, parce que les investisseurs sont moins tolérants vis-à-vis des risques ». La Chine pourrait être une exception, avec une perspective de croissance attendue à 7,5 % en 2014 contre 7,7 % en 2013.

 

Last Updated on Wednesday, 09 April 2014 18:05 Wednesday, 09 April 2014 16:31

Written by ama

  

http://lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=38242:perspectives-de-leconomie-mondiale-du-fmi-54-de-croissance-attendue-en-2014-en-afrique-subsaharienne&catid=51:economy&Itemid=63

 

 


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  (Abu Dhabi)/


2 – LIBYE/ Instabilité politique et terrorisme : le curieux choix libyen du désordre et de la pauvreté 

 



_ L'économie libyenne en repli de 5,1% (FMI)

 

L'économie libyenne devrait se contracter de 5,1 % cette année en raison des perturbations entraînées par les mouvements de protestation dans les terminaux pétroliers, a averti le Fonds Monétaire International mardi. Le budget libyen devrait en outre être déficitaire, en raison de la baisse des revenus pétroliers, a indiqué Masood Ahmed, directeur du FMI pour le Moyen Orient et l'Asie Centrale, lors d'une conférence à Dubaï au cours de laquelle il a lancé le rapport économique régional de cette instance. 


"L'économie libyenne devrait se contracter cette année, plutôt que se développer", a déclaré Masood Ahmed. Le rapport a prédit une contraction de 5,1% en 2013. La croissance économique dans ce pays d'Afrique du nord avait fait un bond de 104,5 % l'an dernier, compensant une contraction massive de 62,1 % en 2011, année qui avait vu le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi. Des gardes des installations pétrolières bloquent depuis fin juillet les principaux terminaux pétroliers du pays de Zoueitina, Ras Lanouf et al-Sedra, dans l'est du pays. Les mouvements de protestation dans les installations pétrolières ont provoqué une chute de la production de pétrole à 250.000 barils/jour, contre près de 1,5 million b/j avant le déclenchement de la crise fin juillet, selon la Compagnie nationale de pétrole (NOC).

Ces troubles dans l'industrie pétrolière, qui fournit 96% des revenus de l'Etat, ont provoqué des pertes estimées jusqu'à présent à quelque 13 milliards de dollars. Des partisans d'un système fédéral en Libye qui bloquent les sites pétroliers dans l'est du pays, ont annoncé dimanche soir la création d'une compagnie pour commercialiser le pétrole libyen, défiant les autorités de Tripoli.

 

SlateAfrique/ Mis à jour le

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/12/97002-20131112FILWWW00282-l-economie-libyenne-en-repli-de-51-fmi.php


 


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_ Le budget libyen est déficitaire à cause de la baisse des revenus pétroliers

 

Selon un rapport rendu public, aujourd’hui, mardi  12 novembre, les analystes du Fonds monétaire international (FMI) prévoient une contraction de 5,1%, cette année, de l’économie libyenne, notamment à cause des perturbations provoquées par les milices séparatistes armées dans les terminaux pétroliers. D’autre part, lors d’une conférence à Dubaï, le directeur du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie Centrale a indiqué que le  budget libyen devrait être déficitaire, en raison de la baisse des revenus pétroliers. Pourtant, la croissance économique avait fait un bond de 104,5 % l’an dernier, compensant une contraction massive de 62,1 % en 2011, année où le  régime du colonel Mouammar Kadhafi avait été balayé.




Notons que les perturbations dans le secteur pétrolier libyen, qui fournit  à lui seul 96% des revenus de la Libye, ont provoqué des pertes colossales estimées à quelque 13 milliards de dollars. Rien que ces derniers jours, des milices armées partisanes d’un système fédéral en Libye- stipulant que chaque région bénéficierait de ses propres ressources pétrolières- bloquent les sites pétroliers au port de Toubrouk, dans l’est du pays et annoncent la création d’une compagnie pour commercialiser le pétrole libyen, défiant ainsi l’Etat et mettant en cause l’unité et l’intégrité territoriale du pays.

 

Par B L // 12/11/2013

 

http://www.leconomistemaghrebin.com/2013/11/12/le-budget-libyen-deficitaire-a-cause-de-la-baisse-des-revenus-petroliers/

 

 


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3 – AFRIQUE : quelles perspectives énergétiques ?

 

 


_ L'ONU lance l'arrimage de l'Afrique à l'économie verte

 

Considérée comme le meilleur élève de gouvernance en Afrique par l'Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) 2013, l'île Maurice a été retenue comme pays pilote pour le Partenariat pour l'action en faveur d'une économie verte (PAGE), le 7 avril 2014. Le nouveau programme a été lancé par Simon Springett, Coordonnateur résident des Nations Unies et représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Le PAGE est une plateforme qui a pour objectif d'aider les pays à investir dans des stratégies créatrices d'emplois dits "verts", à promouvoir des technologies propres et des infrastructures peu gourmandes en ressources et à réduire considérablement les risques qui se posent à l'environnement.

 

Dans les 7 prochaines années, PAGE compte soutenir 30 pays dans l'élaboration de stratégies d'économie verte nationales. Aujourd'hui, selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le Kenya est en train de faire preuve de leadership en Afrique dans l'adoption des approches portées à l'économie verte dans les secteurs de l'énergie, de l'urbanisme et des ressources naturelles. En rappel, cette plateforme économique qui est une réponse au document final de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio 20), intitulé "L'avenir que nous voulons". 

 

http://www.mediaterre.org/afrique/actu,20140423101616.html


 


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_ Énergie : "L'Afrique vit un apartheid"

 

Ces mots sont du président de la Banque mondiale. Pour Jim Yong Kim, les Africains sont "privés de l'accès généralisé à l'électricité dont jouissent les pays du Nord". "Aujourd'hui, la consommation d'énergie du milliard de personnes vivant sur l'ensemble du continent africain équivaut à ce que la Belgique offre à ses onze millions d'habitants", a déclaré Jim Yong Kim dans un discours à Washington. "C'est une forme d'apartheid énergétique", a-t-il affirmé. Quelle est la situation aujourd'hui ? Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2013, 1,2 milliard d'individus vivent sans électricité dans le monde. Un tiers d'entre eux sont concentrés dans vingt pays asiatiques et africains.

 

Afin de tenter de réduire ce fossé, M. Kim a défendu ce mardi un vaste projet de centrale hydroélectrique en République démocratique du Congo pour lequel la Banque mondiale vient de débloquer une aide de 73 millions de dollars. Son coût total est évalué à environ 12 milliards de dollars. Il s'agit d'Inga III. "Ce site pourrait contribuer à faire naître la plus grande centrale hydroélectrique au monde d'une capacité totale de 40 gigawatts", a déclaré M. Kim. "Ce serait l'équivalent de la moitié de la capacité de production de l'ensemble de l'Afrique subsaharienne aujourd'hui", a-t-il assuré, ajoutant qu'il permettra d'"éviter l'émission de huit milliards de tonnes de carbone sur trente ans qu'un projet similaire au charbon aurait provoquée".


 


Cela dit, le projet de barrage Inga III, dont la construction doit commencer fin 2016, a toutefois suscité des craintes dans la société civile congolaise, inquiète de son impact sur les populations locales. Lors d'une séance de questions-réponses, M. Kim a assuré que l'impact environnemental de ce projet et les déplacements de population qu'il provoquera seraient "relativement faibles". "Il n'y aucun doute sur le fait que cela va être difficile. (...) Il y a beaucoup d'instabilité dans la région", a toutefois souligné M. Kim. Une référence à la situation de la RDC où le gouvernement fait face à un mouvement de rébellion dans l'est du pays.

 

Par Clémence Njanjo / Le Point.fr - Publié le

 

http://www.lepoint.fr/afrique/economie/energie-l-afrique-vit-un-apartheid-04-04-2014-1808995_2033.php

 

 


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4 - Économie numérique en Afrique: les francophones à la traine

 

(Africa Diligence) Le boom des nouvelles technologies en Afrique a permis l’émergence d’une économie numérique forte, portée par de nombreuses startups et entreprises du net. Le magazine américain Forbes a publié une liste des « 10 millionnaires du net africains à surveiller de près ».

 

En parcourant cette liste, on est frappé par un fait inhabituel, l’omniprésence des anglophones avec des représentants majoritairement originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya. Ce qui fait dire à Jean-Patrick Ehouman Directeur d’AllDenY et Président de la Tech Lab Akendewa : « Qu’en ce moment il n’y a pas vraiment d’économie du web et de l’internet dans les pays francophones. En Côte d’Ivoire par exemple, à part Abidjan.net, il n’y a pas de grand succès commercial du web. Tout en sachant que abidjan.net est même bien loin derrière les ventures présentés par Forbes ». Comment peut-on expliquer cette hégémonie anglophone ? Petit décryptage vu sous l’angle, culturel, éducatif, économique et linguistique de l’avance prise par ces pays dans la révolution technologique en Afrique.

 

 


Culture et éducation

Les pays de culture anglo-saxonne sont plus orientés vers les affaires et l’esprit d’entreprise ; leurs habitants ont moins envie de devenir fonctionnaires que les Africains de culture française. Serge Michailof, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, abonde dans ce sens : « la formation des élites dans les pays anglophones, en particulier des élites administratives, y est pour quelque chose, puisqu’on y inculque la conviction que le business privé est essentiel pour le processus de développement». Ce qui est tout le contraire des pays francophones où on inculque plutôt les idéaux de l’État providentiel.

 

 


Économie

Sans aucun doute l’un des points faibles de l’Afrique francophone face à sa sœur anglophone, les pays francophones pèsent 19% du produit intérieur brut moyen de l’Afrique subsaharienne, quand les anglophones en représentent 47% (hors Afrique du Sud). À titre d’illustration, la BRVM, qui regroupe pourtant les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), compte 80 transactions par jour pour une valeur qui atteint à peine le million de dollars par jour (environ 765.000 euros). Par contre, côté anglophone, en nombre de transaction par jour, on en recense 150 à Accra et près de 3000 à Nairobi et 217 sociétés cotées à Lagos.

  

La langue

Doit-on supprimer le français au profit de l’anglais dans les pays africains francophones ? Le Rwanda a fait déjà le pas, en supprimant le français comme langue d’enseignement. Le Sénégal et le Gabon envisageraient le faire aussi. Cela devra, semble-t-il,  leur permettre d’être plus compétitif et pourrait accélérer le développement des pays africains francophones.

  

Comparatif linguistique des sites sur internet

Pour conclure, il est bon de noter que même sur Internet, lorsqu’on prend 634 millions de sites Web, 54% du contenu est en anglais et seulement 4% en français. Le français est assez marginal sur le web. Cette réalité se reflète ainsi donc en Afrique, ce qui forcément impacte la nouvelle économie numérique qui y prend de l’ampleur ces dernières années.

 

 

Le classement Forbes des millionnaires du net africain

Abasiama Idaresit (Nigéria) est le fondateur et directeur exécutif de Wild Fusion, une agence de marketing numérique. Créé en 2010, cette entreprise présente au Nigéria, au Ghana et au Kenya, a enregistré un chiffre d’affaires de 6 millions de dollars en 2012. Adii Pienaar (Afrique du Sud) dirige Woothemes, une société spécialisée dans la production de thèmes et de plugins pour les plateformes WordPress et Tumblr. Woothemes affiche des revenus annuels supérieurs à 3 millions de dollars.

Ayisi Makatiani (Kenya) a créé Africa Online, l’un des premiers fournisseurs de services internet du continent, en 1994. Il dirige désormais Fanisi Venture Capital Fund, un fonds d’investissement doté de 50 millions de dollars qui finance des projets en Afrique de l’Est. Gary Levitt (Afrique du Sud) est le fondateur et actionnaire principal de Mad Mimi, un service de mailing créé en 2008. Avec près de 150 000 utilisateurs professionnels et 1 milliard de messages par mois envoyés, elle enregistre 6 millions de dollars de revenus annuels.

Herman Heunis (Namibie) est le fondateur de MXit, le plus important réseau social et le premier service de messagerie instantanée en Afrique. MXit, qui compte près de 10 millions d’utilisateurs réguliers, a été cédé en 2011 au fonds d’investissement sud-africain World Of Avatar pour plus de 50 millions de dollars.

 

Jason Njoku (Nigeria) est le fondateur d’iRokoTV, le plus important distributeur de films nigérians au monde. IrokoTV permet à ses abonner d’accéder en ligne aux nouveaux films nigérians et ghanéens pour un abonnement mensuel de 5 dollars. L’entreprise, qui compte plus de 500 000 abonnés, a pu lever près de 12 millions de dollars auprès d’investisseurs privés. Justin Clarke (Afrique du Sud) & Carey Eaton (Kenya) sont les cofondateurs et principaux actionnaires de One Africa Media (OAM). Évalué à 80 millions de dollars, OAM est le plus important fournisseur africain de petites annonces en ligne à travers plusieurs sites spécialisés. Njeri Rionge (Kenya) a fait fortune en co-fondant Wananchi Online, l’un des principaux fournisseurs de services internet et de téléphonie en ligne, en Afrique de l’Est. En 2011, l’entreprise a cédé 50% de ses parts au groupe américain Emerging Capital Partners (ECP) pour 26 millions de dollars.

 

Ronnie Apteker (Afrique du Sud) a fondé Internet Solutions, le premier fournisseur de service internet d’Afrique du Sud, en 1993. Après avoir revendu, quatre ans plus tard, son entreprise pour un montant de 65 millions de dollars, Ronnie Apteker, continue d’investir dans de nombreuses entreprises en ligne et a également participé à la production et à l’écriture d’une dizaine de films.

 

5 sept, 2013/ Pierre-Yves KOTY

 

http://www.africadiligence.com/economie-numerique-en-afrique-789-les-francophones-a-la-traine/

 

 


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Avis des internautes

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