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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 15/02/2015 à 23:56:26
AFRIQUE/ POLITIQUE/ SOCIO-ECONOMIE/ REFORMES ET AVANCEES : vers quels nouveaux horizons ?




1 – « Une loi pour corriger les déséquilibres hérités de la colonisation et de l'apartheid en Afrique du Sud où les agriculteurs blancs cultivent toujours la majorité des terres, devrait être votée cette année, limitant la propriété et empêchant les étrangers d'acquérir du foncier. Annoncée jeudi soir par le président Jacob Zuma dans son discours annuel sur l'état de la Nation, la loi ne s'appliquera pas rétroactivement mais un droit de préemption notamment en faveur de l'Etat est prévu "si la terre est considérée comme stratégique", selon des détails divulgués samedi par la présidence. Éminemment sensible et réveillant chez une partie des Sud-Africains le spectre de la violente réforme agraire du début des années 2000 au Zimbabwe voisin, la loi doit répondre au "besoin de garantir la sécurité alimentaire limitée du pays et de palier l'injustice foncière de plus de 300 ans de colonialisme et d'apartheid", a souligné la présidence. D'où une réforme en trois temps. »

 Le 31 août 2011, sous la pression politique de Julius Malema, le jeune chef de la ligue de jeunesse de l'ANC, le ministre de la Réforme agraire présente un nouveau projet de redistribution des terres dont l'objectif est de restreindre la propriété foncière privée, de restreindre l’achat de terres par des étrangers mais aussi de transférer des terres appartenant aux Blancs à des agriculteurs noirs


2 – « Le dernier rapport de la Banque mondiale, publié en novembre 2013, met en évidence une performance dont le continent se serait passé, celle du record mondial d'imposition des PME. Celles-ci doivent en effet faire face à un taux d'imposition global de 52,9 % quand la moyenne mondiale est de 43,1 %. Or ce sont justement les PME qui ont vocation à peser le plus dans la création d'emplois et la formation en Afrique et dont le rôle est déterminant dans la réduction d'une pauvreté persistante, au moment où le continent affiche une croissance en constante accélération (4,8 % en 2014 et 5,7 % en 2015 selon la Banque africaine de développement). »

 

 


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1 - Afrique du Sud : Le président Zuma annonce la fin de la propriété foncière étrangère

 

Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé jeudi la fin de la possibilité pour des étrangers de détenir des territoires dans ce pays. Les ressortissants étrangers ne seront pas autorisés à posséder des terres en Afrique du Sud mais auront la possibilité de les louer à long terme, a déclaré le président Zuma dans son discours sur l’État de la Nation au Parlement. À cet égard, une loi portant réglementation sur la propriété foncière sera présentée au Parlement cette année, a déclaré M. Zuma.

 

Cette annonce a surpris un grand nombre d’investisseurs étrangers, même si le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir, avait suggéré avant ce discours de M. Zuma que les étrangers ne puissent plus détenir des terres dans ce pays. Concernant la réforme agraire, le gouvernement a rouvert une seconde fenêtre d’opportunité pour déposer des réclamations de terres l’année dernière. 

 

Actuellement, plus de 36.000 revendications de terres ont été déposées à l’échelle nationale, et la date limite est fixée à 2019. Concernant les nouvelles lois proposées, la superficie de terres arables que pourront détenir les habitants locaux sera plafonnée à 12.000 hectares, a déclaré M. Zuma. Le président a ajouté que 50 entreprises agricoles seraient identifiées pour former des projets pilote. Le Programme de réforme agraire a déjà affecté plus de 90.000 hectares de terres à des petits exploitants agricoles et à des habitants ruraux, a indiqué M. Zuma.

 

13 février 2015/

 

http://www.notreafrik.com/afrique-du-sud-le-president-zuma-annonce-la-fin-de-la-propriete-fonciere-etrangere/


 


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2 - Afrique du Sud : ni étranger, ni très grand propriétaire, l'avenir des terres se précise

 

Une loi pour corriger les déséquilibres hérités de la colonisation et de l'apartheid en Afrique du Sud où les agriculteurs blancs cultivent toujours la majorité des terres, devrait être votée cette année, limitant la propriété et empêchant les étrangers d'acquérir du foncier. Annoncée jeudi soir par le président Jacob Zuma dans son discours annuel sur l'état de la Nation, la loi ne s'appliquera pas rétroactivement mais un droit de préemption notamment en faveur de l'Etat est prévu "si la terre est considérée comme stratégique", selon des détails divulgués samedi par la présidence.

 

Éminemment sensible et réveillant chez une partie des Sud-Africains le spectre de la violente réforme agraire du début des années 2000 au Zimbabwe voisin, la loi doit répondre au "besoin de garantir la sécurité alimentaire limitée du pays et de palier l'injustice foncière de plus de 300 ans de colonialisme et d'apartheid", a souligné la présidence. D'où une réforme en trois temps. D'abord, un délai de cinq ans de plus déjà voté en 2014 pour que les familles de couleur expropriées sous la domination blanche puissent réclamer une restitution ou une compensation. Le délai court jusqu'au 30 juin 2019. Ensuite, le démembrement des très grands domaines. Et enfin, la possibilité à l'étude d'accorder 50% des droits de propriété d'une ferme aux ouvriers agricoles vivant et travaillant dessus.

 

Politiquement, le but de M. Zuma, ont souligné des commentateurs, est de couper l'herbe sous le pied à son plus bruyant adversaire du moment, le populiste radical Julius Malema qui a réussi une percée à l'Assemblée en 2014 en prônant des expropriations sans compensation. La nouvelle loi, "bientôt présentée au conseil des ministres" limitera la propriété des terres à 12.000 hectares par personne, soit "l'équivalent environ de deux fermes" et "si quelqu'un dépasse, le gouvernement achètera et redistribuera les terres excédant la limite", selon le communiqué.

 

 


_ Transformation "radicale"

Concernant les étrangers, ils ne pourront plus que louer la terre pour 30 à 50 ans. Une mesure plus symbolique qu'autre chose puisque seulement 5% à 7% des terres sont aux mains d'étrangers, a critiqué Lew Geffen, dirigeant du réseau immobilier de luxe Sotheby International Realty. "C'est un très mauvais calcul susceptible d'avoir de sérieuses répercussions sur la confiance des investisseurs dans le pays", a-t-il ajouté. "Ce ne sont pas tous les immigrants en Afrique du Sud qui seront exclus de la propriété", a indiqué la présidence, soulignant que cela concernait ceux qui n'ont pas la citoyenneté sud-africaine ou les personnes juridiques sous contrôle majoritaire étranger.

 

Autre précision inattendue mais de taille, "ceux qui sont déjà propriétaires ne verront pas leurs titres modifiés par la loi. Cependant, dans ces cas-là, un droit de préemption s'appliquera en faveur d'un autre citoyen sud-africain et de l'Etat si le terrain est considéré comme stratégique", selon la présidence. "En outre, les terres sensibles pour l'environnement et la sécurité, ou ayant une signification culturelle, historique, ou stratégique (pour la réforme agraire et le développement socio-économique) seront classifiées par la loi et leur propriété par des étrangers dans ces zones sera découragée", ajoute la présidence. Une "Commission aux terres" sera instaurée auprès de laquelle les propriétaires auront obligation de se déclarer en termes de race, de nationalité, de genre, de superficie et d'usage de la terre possédée.

 

L'ANC, toujours parti de coeur de la majorité noire mais en perte de vitesse après plus de vingt ans au pouvoir, a promis une transformation socio-économique "radicale" du pays. Or, aujourd'hui encore, les agriculteurs blancs descendants de colons cultivent toujours la grande majorité des meilleures terres et possèdent 80% du foncier. Ignorant la majorité noire du pays, l'Afrique du Sud s'était dotée en 1913, du temps de la domination anglaise et afrikaner, d'une législation interdisant aux Noirs d'acheter des terres sauf sur une portion réduite du territoire (de 10% puis 13% maximum). Ce texte, conforté ensuite par d'autres sous l'apartheid à partir de 1948, a "permis qu'on puisse prendre en toute légalité les terres aux Africains indigènes", rappelait début 2014 M. Zuma.

 

Par Claudine RENAUD / Publié le 14/02/2015 

 

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/France-monde/Actualite/Monde/Afrique-du-Sud-ni-etranger-ni-tres-grand-proprietaire-l-avenir-des-terres-se-precise



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3 - Maroc, le royaume émergent à l’avant-garde de l’EurAfrique 

 

Vu d'Europe, le Maroc, cinquième puissance économique d'Afrique, paraît certes un pays relativement modeste, avec un PIB de seulement 113 milliards de dollars en 2013 (source FMI), tandis que celui de son voisin algérien atteint plus du double (228 Mds $) et pour une population d'importance comparable (33 millions au Maroc, 39 millions en Algérie).

Mais, on le sait bien, le Maroc ne dispose pas de la colossale rente d'hydrocarbures de l'Algérie - même en baisse, celle-ci représente encore 63 milliards de dollars de recettes en 2013, soit 98 % des exportations du pays -, et, si le PIB dit le présent, il n'énonce pas l'avenir, en ce sens que l'accomplissement du potentiel d'un pays relève aujourd'hui de bien d'autres paramètres : capacité à en réformer les structures, à améliorer la gouvernance publique et le climat des affaires, à inspirer la confiance aux investisseurs, à réaliser des infrastructures, à faire progresser les droits universels et à faire accepter des réformes sociétales avec un consensus suffisamment large pour préserver la paix sociale et la stabilité du pays...



Le grand chantier des réformes et des infrastructures

Tout cela, le Maroc l'a accompli ou engagé depuis une quinzaine d'années. Que l'on se rappelle par exemple la réforme du statut de la famille (Mudawana, 2004) qui a fortement atténué la possibilité de polygamie sans toutefois l'interdire formellement - le candidat polygame doit prouver devant un tribunal qu'il a les moyens matériels de faire vivre dignement sa deuxième femme, alors qu'avant la polygamie allait de soi. Une avancée renforcée par la Constitution de 2011, qui affirme l'« égalité civile et sociale entre l'homme et la femme ». Adoptée par voie de référendum - et même plébiscitée, avec 97,58 % de oui et un taux de participation de 75,50 % -, cette Constitution, lancée au moment même où d'autres pays s'embrasaient sous l'effet du « printemps arabe », marque aussi une avancée certaine vers la monarchie parlementaire, le roi ayant accepté de se défaire de certaines prérogatives.

 

Par exemple, la Constitution énonce formellement que le chef du gouvernement doit être issu du parti majoritaire à l'Assemblée, alors que le choix du roi n'était soumis jusque-là à aucune obligation ; de même, c'est au chef de gouvernement qu'est désormais dévolu le droit de dissoudre la Chambre basse du Parlement. Qu'on se rappelle enfin la mise en chantier, par cette même Constitution de 2011, d'une organisation territoriale modernisée, l'article premier stipulant que « l'organisation territoriale du royaume est décentralisée, fondée sur une régionalisation avancée », réforme dont l'entrée en vigueur est programmée pour 2015.

 

« Le pays a franchi d'importantes étapes en ce qui concerne son développement économique et social », lit-on dans le rapport 2013 du Femise, le Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques. En fait, la capacité du pays à accélérer sa modernisation est devenue l'un des indicateurs majeurs du royaume, voire un élément constitutif de son image de marque. Dix ans après le lancement, en 2004, du plan Émergence - il rassemble plusieurs plans sectoriels de long terme - piloté par Mounir Majidi, le dirigeant, depuis 2002, de la holding royale Siger et secrétaire particulier du roi, les résultats sont patents.

 

En effet, côté infrastructures, plusieurs initiatives à caractère exemplaire témoignent de la considérable avancée marocaine. C'est le cas du port de Tanger Med, inauguré en 2007. Son succès dépasse les meilleurs pronostics de trafic (+ 30 % dès 2009, d'où la création de Tanger Med II, livrable en 2015) et la vaste zone industrielle adjacente (935 hectares), réalisée en partenariat public-privé (une première au Maroc), a déjà permis de créer plus de 30 000 emplois, dans le sillage de l'installation de l'usine Renault - bel exemple de coproduction réussie -, qui a déjà généré à elle seule « 6 000 emplois directs et quelque 30 000 emplois indirects », nous confiait en juillet 2013 Fouad El Omari, député et maire de Tanger.

 

C'est aussi le cas du TGV Casablanca-Rabat-Tanger, en cours de réalisation : son inauguration est prévue pour 2016 - il sera alors le premier TGV de tout le continent africain. Troisième exemple d'importance, la réalisation du site phare du plan solaire marocain, plus vaste parc photovoltaïque d'Afrique (33 km2), en construction à Ouarazate, dans la région de Souss-Massa-Draâ, au sud-est de Marrakech. Livrable en 2015, la centrale est conçue pour produire 500 MW, soit l'équivalent de la demande d'une ville de 250 000 habitants.

 

À tout cela, il faut encore ajouter la construction des autoroutes - 2 000 km aujourd'hui, contre... 70 en 1999 - et les performances remarquables du pays dans des activités de haute technologie, comme c'est le cas de la jeune industrie aéronautique. Née au début des années 2000 d'un processus de coproduction avec Safran, elle compte à ce jour une centaine d'entreprises générant 10 000 emplois, et ses exportations ont progressé de plus de 12 % en 2013.

Cerise sur le gâteau : en 2013, les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc se sont élevés à quelque 3,5 milliards de dollars, un record qui fait du royaume alaouite le leader des récipiendaires de la région MENA (Afrique du Nord et Proche-Orient) durant cette période. C'est que « le processus démocratique au Maroc renforce son attractivité économique », estime le député européen Gilles Pargneaux, président du groupe d'amitié Maroc-UE.

 


Création d'un fonds national d'investissement

Aujourd'hui, le Maroc veut se donner les moyens d'avancer encore. C'est le sens de la toute récente réorientation stratégique de la holding royale Siger, dont la structure et les objectifs ont été totalement revus. L'homme porteur de ces changements, Mounir Majidi, en a donné la feuille de route en octobre dernier : la SNI (Société nationale d'investissement) se positionne désormais comme un fonds d'investissement de long terme, en soutien à de nouvelles activités de développement, et tourné vers un essor national et régional.

 

Ainsi la SNI va-t-elle déployer pleinement son soutien au développement économique international du Maroc, et d'abord en Afrique. Côté finances, le groupe Attijariwafa Bank, filiale du groupe SNI, incarne à lui seul le rêve africain du royaume, puisqu'il apporte déjà son expertise et sa contribution dans 13 pays du continent. Mais d'autres champions nationaux sont aussi « portés » par la holding royale : Maroc Télécom, Alliances (1er groupe immobilier et touristique intégré), ONE et ONEP (offices nationaux de l'eau et de l'électricité), Addoha (n° 1 de l'immobilier), l'OCP (l'Office chérifien des phosphates, dont il est l'un des premiers exportateurs mondiaux)... accompagnaient le roi Mohammed VI lors de sa tournée diplomatique de trois semaines en Afrique subsaharienne (en Côte d'Ivoire, Guinée Conakry, Gabon et Mali), en février-mars. Une tournée au cours de laquelle le Maroc a engrangé pas moins de quelque 80 conventions et accords dans les secteurs les plus divers : agriculture, santé, habitat, formation professionnelle, banque et finance, mines, TIC, transport, tourisme...

 

Si autant d'accords ont pu être signés dans des secteurs aussi divers, c'est bien parce que depuis des années le Maroc a pu capitaliser expertises et savoir-faire (aéronautique, automobile, banques, tourisme, télécoms...) acquis notamment grâce à son ouverture économique et à sa coopération avec l'Europe - et la France en particulier, son premier partenaire. Ces atouts expliquent l'attractivité et le rayonnement d'un pays dont le monarque porte une vision africaine. La « crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques (...) accompagnés par une action crédible et un engagement constant », déclarait-il dans son discours d'ouverture du Forum économique d'Abidjan.

Dans cette perspective africaine, la marge de progression du Maroc est immense, car à ce jour le royaume ne réalise que 2,5 % de son commerce extérieur avec l'Afrique, alors même que 85 % des investissements marocains à l'étranger se font déjà sur ce continent où le royaume se place au deuxième rang, après l'Afrique du Sud.(…)

 

http://www.latribune.fr/blogs/euromed/20141209trib7bdaf2f3d/maroc-le-royaume-emergent-a-l-avant-garde-de-l-eurafrique.html



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4 - Économie mondiale : Réformes et grands travaux pour sauver le monde ?

 

Alors que la reprise économique mondiale est annoncée « médiocre » par la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, les grandes institutions financières mondiales voient dans les réformes structurelles et les grands travaux le moyen d’éviter le pire. Mais les États suivront-ils les conseils énoncés ?

Durant quatre jours la semaine dernière, Washington fut le point de jonction des grandes organisations économiques planétaires alors que les réunions d’automne du FMI, de la Banque mondiale, de l’IIF (lobby bancaire américain) et du G20-Finances s’y tenaient simultanément. Une grande messe qui a vu ministres et banquiers venir soupeser les risques économiques qui guettent les différentes régions de la planète. La menace est réelle, Christine Lagarde parlant de « période de croissance médiocre, alors que la zone euro a été identifiée comme région au fort risque en raison de sa stagnation économique et de sa faible inflation. Le reste du monde évite pour l’ensemble les critiques. Les États-Unis sont en plein redémarrage, l’Asie, hormis le Japon, va relativement bien, alors que les grands émergents, Brésil et Russie mis de côté, reprennent lentement de la vigueur.

 

En Afrique, le pronostic serait normalement très bon, mais le continent voit ses perspectives assombries par la menace sanitaire et économique que représente le virus Ebola qui compromet déjà l’essor africain. L’épidémie a déjà coûté près de 40 milliards de dollars à l’économie africaine et devant le manque de solution à très court terme, ce montant pourrait bien grossir de façon exponentielle dans les prochaines semaines ou mois.

Reste que devant cette morosité annoncée, tous s’entendent pour dire que les réformes économiques structurelles et les grands travaux d’infrastructures constituent un antidote certain. Mais selon les différents participants aux assemblées internationales, c’est maintenant aux États d’agir, aux politiciens et gouvernements bien plus qu’aux banquiers et grands financiers de ce monde.



Oser politiquement

« Tout le monde était concentré sur les vrais défis, qui sont les réformes structurelles bien plus que les politiques macro-économiques, a expliqué Tharman Shanmugaratnam, président du CMFI, l’organe politique du FMI, et ministre des Finances de Singapour. Il faudra du courage politique, mais cela peut être fait. » Il cite notamment comme réformes souhaitées la libéralisation des services en Europe, la réforme des retraites aux États-Unis ou de l’éducation dans les pays émergents. 

Reste que certains pays y parviennent plutôt bien et que l’Afrique, dans ce domaine, n’a pas à rougir. Christine Lagarde ne s’est d’ailleurs pas gênée pour saluer les réformes menées au Rwanda et en Côte d’Ivoire qui propulsent la croissance de ces deux États, tout comme les efforts du Mexique dans les secteurs du pétrole et des télécommunications.

 

Devant les bonnes performances des émergents et futures économies en développement, on réalise que le problème planétaire est ailleurs. Encore une fois, les réformes et leur contenu précis sont particulièrement sensibles en zone euro. « La questions des réformes de structures ne fait débat chez personne. Il faut faire des réformes de structures », a martelé le ministre français de l’Économie Michel Sapin, dont le pays est sous la loupe en attendant la libéralisation de son économie, tout comme l’Italie.



Les grands travaux, solution miracle ?

Autre tendance lourde au sein du gratin financier mondial, l’appel à lancer de grands travaux d’infrastructures pour stimuler la croissance et favoriser l’investissement. Et de ce côté, l’Afrique a encore beaucoup à faire. « Le manque d’infrastructures représente un obstacle majeur à la croissance », a averti Jacob Lew, secrétaire américain au Trésor. Et à ce sujet, les grands leaders économiques mondiaux ne sont pas en reste. L’Allemagne a été appelé à ouvrir la bourse pour stimuler la lente reprise, tout comme l’Italie qui se fait tirer l’oreille pour confirmer son retour à un statut plus normal qu’au cours des dernières années.

 

Comme pour donner l’exemple, la Banque mondiale a même annoncé le lancement d’un fonds spécial dédié à ce type d’investissements. Il s’agit là d’un des chevaux de bataille de la présidence australienne du G20 qui prendra fin sous peu à l’occasion du sommet des chefs d’États de Brisbane au mois de novembre prochain. Comme quoi le temps presse non seulement en Afrique, mais pour tout le monde.

Dans la foulée des grandes rencontres internationales tenues à Washington la semaine dernière, l’équipe d’Afrique Expansion Magazine se penchera donc sur les solutions proposées avec une attention particulière portée sur le continent africain. Que peut-on faire concrètement en Afrique, qui le fait réellement ou comment le continent peut-il tirer profit de la morosité mondiale ? Voilà le genre de questions que nous tenterons d’élucider tout au long de la semaine.

 

Mardi, 14 Octobre 2014 / Jean-Nicolas Saucier

 

http://www.afriqueexpansion.com/economie-mondiale/17690-economie-mondiale--reformes-et-grands-travaux-pour-sauver-le-monde.html


 


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5 - Emplois : Des compétences inadaptées

 

Selon le magazine  The Economist, 800.000 offres d’emploi dans le secteur privé ont été recensées en Afrique du Sud en 2012. [13] Curieusement, la même année, l’on a enregistré 600.000 demandeurs d’emploi diplômés de l’enseignement supérieur  et qui avaient du mal à trouver du travail. Des situations similaires peuvent être retrouvées à travers toute l’Afrique. Ce magazine explique que ce paradoxe apparent est le reflet de l’inadéquation entre les compétences acquises à l’université et celles recherchées par les employeurs.


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A mesure que les pays s’enrichissent, l’on s’attend à ce que les politiques et les lois qui mettent en place les structures économiques et industrielles modernes qui forment la main-d’œuvre requise pour gérer des tâches complexes dans un milieu professionnel en mutation, mais le monde universitaire a besoin de temps pour répondre à la demande de nouvelles compétences. Cela expliquerait en partie le constat surprenant selon lequel le développement économique et la richesse ne sont pas des garanties contre de tels décalages.  Les études montrent que les économies plus prospères ont encore plus de mal que les pays pauvres à trouver des diplômés du supérieur ayant le profil recherché sur le marché de l’emploi. [12]

 

http://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/education/article-de-fond/r-former-l-enseignement-sup-rieur-en-afrique-faits-et-chiffres.html



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6 - La France en 2020 : mauvaises perspectives pour l'emploi

 

L'emploi en France en 2020 s'annonce relativement mauvais, selon une enquête menée par le cabinet de conseil McKinsey. Des compétences inadaptées aux besoins des entreprises seraient la première cause de ce déséquilibre… Une cause qui pourrait être pourtant supprimée, du moins rectifiée.

 

Le marché du travail français a résisté à la crise… mais il pourrait ne plus tenir bien pas longtemps ! Selon une enquête menée par le cabinet de conseil McKinsey, les perspectives pour 2020 sont peu encourageantes. Le marché souffre en effet de "déséquilibres structurels", ce qui dégrade l'emploi et la croissance du pays. Conséquence : en 2020, plus de 2,2 millions d'emplois qualifiés pourraient ne pas trouver preneurs, tandis que 2,3 millions d'employés peu qualifiés seraient au chômage. Mais ce destin peut bien être changé…


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Le diplôme n'est plus une protection

Longtemps perçu comme un rempart face au chômage, le diplôme a perdu de son pouvoir protecteur. En effet, de plus en plus de chômeurs sont diplômés. Le problème de ces jeunes : leur diplôme ne correspond pas aux attentes des entreprises. D'une part, certains préparent à des emplois sans avenir (sociologue,…) et, d'autre part, ils peuvent être en surnombre dans certains domaines (communication,…). D'autres métiers éprouvent en revanche un manque de compétences, comme c'est le cas dans l'ingénierie ou dans la santé.



Adapter les compétences… et leur mise en pratique

Le principal enjeu de ces prochains mois et de redresser la barre pour éviter le "skill mismatch", selon le cabinet de conseil. L'inadéquation des compétences peut en effet être atténuée en proposant des formations adaptées aux besoins des entreprises. En effet, celles-ci préfèrent différer une embauche plutôt que de faire face à des coûts élevés de recrutement ratés, comme l'indiquait l'enquête "Besoins en main d'œuvre" de Pôle emploi. Mais adapter les compétences n'est qu'une chose : encore faut-il pousser la pratique au maximum lors des formations. Le cabinet de conseil préconise ainsi la mise en place des stages dès le lycée et l'université, alors qu'ils ne sont obligatoires qu'en BTS, IUT et grandes écoles.

 

Mis en ligne le Mercredi 25 Septembre 2013

 

http://www.e-orientations.com/actualites/la-france-en-2020-mauvaises-perspectives-pour-l-emploi-13681



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7 - Afrique de l’Est : la BAD octroie 98,22 millions $ de prêt pour l’enseignement des sciences biomédicales

 

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, vendredi 3 octobre, plusieurs prêts, d’un montant total de 98,22 millions de dollars EU, destinés à financer la première phase du programme de Centres d’excellence de l’Afrique de l’Est pour les compétences et l’enseignement supérieur en sciences biomédicales, dans quatre pays de la région : Kenya, Rwanda, Ouganda et Tanzanie.

Le projet vise à permettre l’émergence d’une main-d’œuvre adaptée et hautement qualifiée en sciences biomédicales, pour répondre aux besoins immédiats du marché du travail que représente la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et encourager la mise en œuvre des protocoles de la CAE en faveur d’un marché du travail « libre ». La première phase du projet appuiera la création d’un réseau de centres d’excellence spécialisés en sciences et ingénierie biomédicales – néphrologie et urologie au Kenya, oncologie en Ouganda, médecine cardiovasculaire en Tanzanie, ingénierie biomédicale et e-santé au Rwanda.

 

Pour assurer le développement de compétences, une recherche et des prestations de services adaptées et de qualité, ces centres d’excellence proposeront des programmes d’enseignement supérieur et collaboreront avec des établissements d’envergure internationale à l’élaboration des programmes d’études, à l’échange inter-universitaire, au mentorat et à l’accès aux ressources documentaires ; seront également menés des travaux thématiques conjoints de recherche biomédicale , qui seront publiés.

En formant une main-d’œuvre hautement qualifiée en sciences biomédicales, ce projet devrait améliorer la compétitivité de la CAE, un marché commun qui profitera également du développement de l’enseignement supérieur et de l’offre de services spécialisés que recquiert le développement économique rapide de l’Afrique de l’Est. Entre autres avantages, le projet, qui pourrait déboucher sur des créations d’emplois pour les spécialistes et les services d’appui à travers le tourisme médical − avec une clientèle au sein de la CAE, mais aussi en provenance d’autres régions d’Afrique −, s’inscrit dans la droite ligne des stratégies respectives et des objectifs de développement des différents pays cibles, en matière de développement de compétences adaptées au marché du travail.

 

Il est également dans la lignée des stratégies régionales de la CAE en matière de développement des ressources humaines et sur du Document de stratégie d’intégration régionale (DSIR) pour l’Afrique de l’Est de la BAD pour 2011-2015. Et il répond aux grandes priorités opérationnelles de la Stratégie 2013-2022 de la Banque, en mettant l’accent notamment sur le développement des compétences, de l’intégration régionale et des technologies, ainsi que sur les questions de genre et les États fragiles.

Le projet répond en outre à la Stratégie de la BAD 2014-2018 en matière de capital humain, puisque axé sur le développement des compétences pour la compétitivité et l’emploi. Il se fonde ainsi sur le Nouveau modèle éducatif en Afrique (NMEA) que promeut cette stratégie, qui vise à remédier à l’inadéquation entre besoins et compétences sur le marché du travail, à mettre en place l’utilisation des TIC et à encourager la recherche et l’intégration régionale en créant des centres d’excellence régionaux.

 

Conjuguée au développement de compétences adaptées, l’approche régionale permet d’accroître les économies d’échelle et contribue à renforcer l’intégration régionale. La deuxième phase du programme prévoit l’ouverture d’un centre d’excellence en sciences nutritionnelles dans un cinquième pays, le Burundi. Les centres d’excellence ciblent 150 étudiants en troisième cycle (140 masters et 10 doctorats), ainsi que 300 stagiaires pour de courtes durées en phase 1.

Ce projet bénéficiera directement aux 150 millions de citoyens que compterait la CAE, en donnant naissance à une qualité abordable ainsi qu’à des compétences biomédicales et des services et établissements d’enseignement supérieur accrédités. Les centres d’excellence offriront aux étudiants de la région de la CAE − mais aussi à ceux d’Afrique centrale qui se forment en son sein − la possibilité d’accéder à un enseignement de troisième cycle en sciences biomédicales de qualité, augmentant ainsi leur disponibilité et leur employabilité sur le marché du travail régional.

 

Le secteur privé de la CAE bénéficiera à son tour d’une main-d’œuvre qualifiée, aux compétences adaptées et validées, au lieu de devoir recourir à des spécialistes étrangers. Une fois abouti, le projet influera par ailleurs directement sur la qualité et l’accessibilité financière de la prestation de soins pour les citoyens de la CAE, qui recherchent des services de néphrologie, de cardiologie et de cancérologie. Au moins 100 000 citoyens de la CAE se faire soigner à l’étranger chaque année. Le financement de la BAD représente 91,05 % du coût total du projet, estimé à 107,81 millions de dollars EU. En contrepartie, les quatre gouvernements des pays concernés le financeront à hauteur de 8,97 millions de dollars EU.

03/10/2014

 

http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/afdb-approves-us-98-22-million-loan-for-biomedical-sciences-education-in-east-africa-13570/


  


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8 - Fiscalité : la réforme dont l'Afrique a besoin

 

Le dernier rapport de la Banque mondiale, publié en novembre 2013, met en évidence une performance dont le continent se serait passé, celle du record mondial d'imposition des PME. Celles-ci doivent en effet faire face à un taux d'imposition global de 52,9 % quand la moyenne mondiale est de 43,1 %. Or ce sont justement les PME qui ont vocation à peser le plus dans la création d'emplois et la formation en Afrique et dont le rôle est déterminant dans la réduction d'une pauvreté persistante, au moment où le continent affiche une croissance en constante accélération (4,8 % en 2014 et 5,7 % en 2015 selon la Banque africaine de développement).


En baissant leurs taux d'imposition, souvent confiscatoires, les États encourageront les investisseurs.

 

C'est donc cette catégorie d'entreprises qui favorisera l'élévation progressive des populations les moins favorisées vers la classe moyenne, ciblée par les multinationales de la planète. Sous la pression de leurs populations, les gouvernants africains oeuvrent, à marche plus ou moins forcée, pour plus de démocratie et une meilleure gouvernance. La corruption et l'instabilité politique sont aujourd'hui en régression et les attentes des citoyens de plus en plus audibles. Dans ce contexte, une amorce de réforme fiscale dans les différents pays du continent serait le "coup de pouce" additionnel et déterminant pour améliorer le climat des affaires en Afrique et achever de convaincre les entreprises internationales d'accroître, elles aussi, leur présence locale, permettant ainsi un développement durable.

 

Bon nombre d'observateurs, comme l'OCDE, plaident en faveur d'un régime fiscal simplifié, dans lequel les entreprises seraient quasi exclusivement assujetties à l'impôt sur la base de leur chiffre d'affaires et de leurs flux de trésorerie. Une plus grande généralisation des retenues à la source, en contrepartie d'une diminution substantielle des taux de l'impôt sur les sociétés, devrait aboutir à une fiscalité continentale plus douce. Cette approche serait simple à contrôler pour les administrations africaines et moins exposée aux évaporations fiscales, dont les multinationales ont le secret. La création du Forum sur l'administration fiscale africaine offre une belle opportunité pour l'apprentissage mutuel de telles pratiques et ouvre le dialogue sur ces questions techniques de portée nationale et internationale. Revenir à une fiscalité plus simple permettrait aux principaux acteurs économiques de consolider leur présence en Afrique.

 

En effet, les entreprises occidentales sont généralement confrontées à un ralentissement sur leurs marchés traditionnels, et l'Afrique leur offre, outre de nouveaux marchés, la possibilité de retrouver des coûts de production et de fonctionnement bien plus compétitifs que dans leur État d'origine. En baissant leurs taux d'imposition trop souvent confiscatoires, les États africains encourageront les investisseurs.

Déjà, selon la Banque africaine de développement, les flux de capitaux vers l'Afrique devraient dépasser, en 2014, 200 milliards de dollars (147 milliards d'euros), ce qui est quatre fois supérieur à ceux de l'année 2000. Le moment est donc particulièrement propice pour enclencher cette réforme qui permettra aux États d'élargir leurs assiettes imposables, et donc les recettes fiscales. C'est à ce prix qu'ils se donneront les moyens de leur politique, permettant ainsi la redistribution des fruits du développement qu'attendent leurs populations.

 

Nombre de sociétés sont convaincues qu'une présence africaine plus affirmée est indispensable à leur réussite à long terme sur le continent. Elles n'attendent plus qu'une inflexion des dirigeants africains en faveur d'une fiscalité moins "répulsive" pour reconsidérer leur stratégie d'implantation.

 

Mardi 17 juin 2014 

  

Par François de Senneville (Responsable du desk Afrique du cabinet Lazareff Le Bars)

 

http://economie.jeuneafrique.com/tribune/330-tribune-finance/22380-fiscalite-la-reforme-dont-lafrique-a-besoin.html



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9 - L’Afrique subsaharienne enregistre le plus grand nombre de réformes portant sur la réglementation des affaires à travers le monde

 

Un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale révèle que l'Afrique subsaharienne a enregistré le plus grand nombre de réformes de la réglementation des affaires en 2013/14. Au cours de la dernière année, 74 pour cent des économies de la région ont amélioré la réglementation de leur environnement des affaires pour les entrepreneurs locaux. Publié aujourd'hui, Doing Business 2015: au-delà de l’efficience constate que le Bénin, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo sont parmi les 10 premiers pays ayant le plus amélioré leur réglementation des affaires parmi les 189 économies couvertes par le rapport. Depuis 2005, tous les pays de la région[1] ont amélioré l'environnement réglementaire des affaires pour les petites et moyennes entreprises -  le Rwanda en tête, suivi par Maurice et la Sierra Leone.

La série de rapports montre qu'au cours des cinq dernières années, 11 différent pays en Afrique Subsaharienne sont apparus sur la liste annuelle des 10 économies qui ont fait le plus de progrès, selon les indicateurs de mesure de Doing Business. Certains l'ont même été à plusieurs reprises - le Burundi, la République de Cabo Verde, la Côte d'Ivoire et le Rwanda.

 

« Les économies d'Afrique subsaharienne ont fait des progrès notables ces 10 dernières années en réduisant les contraintes réglementaires relatives à l’environnement des affaires », a déclaré Melissa Johns, Conseillère, Group des indicateurs mondiaux, Économie du développement, Groupe de la Banque mondiale. « Nos données montrent que l'Afrique subsaharienne a enregistré le plus grand nombre de réformes sur 2013/14 ayant facilité le climat des affaires, avec 75 réformes sur les 230 recensées à travers le monde. Pourtant, malgré ces réformes, des défis persistent dans la région. Par exemple, l'incorporation d’entreprises continue d’être plus coûteuse et complexe en moyenne que dans toute autre région ».

 

Le rapport constate que le Sénégal a mis en œuvre des réformes dans six des 10 domaines suivis par Doing Business – soit le plus grand total cette année. Grâce à ces réformes, le Sénégal réduit progressivement l'écart avec les meilleures pratiques observées ailleurs. En 2005, par exemple, l’importation des marchandises provenant d’outremer prenait 27 jours. Aujourd'hui, il faut 14 jours, soit autant qu’en Pologne. Pour la première fois cette année, Doing Business a recueilli les données pour la deuxième ville commerciale dans les 11 économies où la population est de plus de 100 millions d’habitants. Au Nigeria, le rapport analyse donc maintenant la réglementation des affaires à Kano ainsi qu’à Lagos.

 

Le rapport de cette année élargit l’étendue des données de trois des 10 thèmes abordés, et il est prévu d’en élargir cinq autres l'année prochaine. En outre, le classement de la facilité à faire des affaires est désormais basé sur l’index de la distance de la frontière. Cette mesure montre à quel niveau chaque économie se situe par rapport aux meilleures pratiques mondiales en matière de réglementation des affaires. Un score plus élevé indique un environnement d'affaires plus efficace et des institutions juridiques plus solides.

 

Le rapport constate que Singapour est en tête du classement mondial sur la facilité à faire des affaires. La Nouvelle-Zélande; la Région Administrative Spéciale de Hong Kong (Chine); le Danemark; la République de Corée; la Norvège; les États-Unis; le Royaume-Uni; la Finlande; et l’Australie suivent dans la liste des 10 premières économies où l’environnement est les plus favorable aux affaires.


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A propos du rapport Doing Business

Doing Business, rapport annuel phare de la Banque mondiale, examine les réglementations qui affectent les différentes étapes de la vie d’une entreprise, allant de la création d’entreprise, au commerce transfrontalier, en passant par le paiement des taxes et la résolution de l’insolvabilité. Le classement global sur la facilité à faire des affaires est le résultat de l’analyse de 10 indicateurs dans les 189 économies. Doing Business ne mesure pas l’ensemble des facteurs liés à l’environnement des affaires qui sont importants pour les entreprises ou les investisseurs. Par exemple, le rapport ne tient pas compte de la qualité de la gestion du système fiscal, de certains facteurs de stabilité macroéconomiques, de la qualification de la main-d’œuvre ou de la résilience des marchés financiers.

 

Les résultats du rapport ont encouragé des débats sur la législation des affaires à travers le monde et de nombreuses études ont été faites sur la corrélation entre les régulations qui répondent aux besoins des entreprises et le développement économique dans les  économies. Chaque année, l’équipe Doing Business s’efforce d’affiner la méthodologie et améliorer la collecte, l’analyse et la sortie des données. Au fil des ans, le projet a bénéficié de commentaires et avis de nombreux intervenants. Avec pour objectif principal de fournir une base objective à la compréhension et l’amélioration de l’environnement règlementaire local pour les entreprises à travers le monde, le projet est soumis à des examens rigoureux permettant d’assurer sa qualité et son efficacité. Le rapport de cette année marque la 12ème édition de la série de rapports Doing Business. Pour plus d’informations sur les rapports Doing Business, vous pouvez visiter notre site doingbusiness.org et nous rejoindre sur Facebook : doingbusiness.org/Facebook.

 

A propos de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle central dans l’effort mené à l’échelle internationale pour éradiquer l’extrême pauvreté et stimuler une prospérité commune. Le groupe comprend 5 institutions étroitement associées : la Banque mondiale, qui comprend la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développent (BIRD) et de l’Association Internationale pour le Développement (AID), la Société Financière Internationale (SFI), l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI), et le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI).

Ces institutions travaillent main dans la main dans plus de 100 pays pour fournir des financements, des conseils et autres solutions afin d’aider les pays à faire face aux enjeux de développement les plus urgents. Pour de plus amples informations vous pouvez visiter nos sites www.worldbank.org, www.miga.org, et www.ifc.org.


[1] Exclut le Soudan du Sud, qui a été ajouté en 2013 à la liste des économies couvertes par Doing Business.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ Banque mondiale/ WASHINGTON, le 29 Octobre, 2014

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2014/10/29/sub-saharan-africa-business-regulatory-reforms-worldwide



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10 - Doing Business 2015 : Maurice, 1er État des pays africains ayant le plus engagé de réformes au niveau international

 

2015 : au-delà de l’efficience» rendu public le 29 octobre 2014, l’Île Maurice est le 1er État qui fait partie des pays africains ayant le plus engagé de réformes au niveau international. Singapour occupe le premier rang sur l’échiquier international. Dans le classement le top 5 des États africains, l’Afrique du Sud (43ème mondial), le Rwanda (43ème mondial), la Tunisie (60ème mondial) et le Ghana (70ème) viennent respectivement en 2ème, 3ème, 4ème et 5ème positions.

 

Il est à relever qu’entre les mois de juin 2013 et juin 2014, la 12ème édition du rapport qui couvre 189 économies à travers le monde, a recensé 230 réformes relatives aux affaires, dont 145 visant à réduire la complexité et les coûts liés à la règlementation des entreprises, et 85 autres visant à renforcer les institutions juridiques. Et l’Afrique subsaharienne s’en tire avec le plus grand nombre de réformes. En rappel, depuis sa création 2003, Doing Business a recensé plus de 2400 réformes réglementaires facilitant la pratique des affaires.

 

Source : www.doingbusiness.org

 

http://www.mediaterre.org/climat/actu,20141104085146,11.html




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11 - Union africaine : La femme au cœur des priorités du développement

 

Le thème "2015, année de l'autonomisation de la femme et développement de l'Afrique pour la concrétisation de l'Agenda 2063" retenu pour la 24e session ordinaire de la conférence de l'Union africaine (UA) qui se tient du 23 au 31 janvier à Addis Abéba (Ethiopie), vient réaffirmer la volonté des Africains d'associer la femme en tant qu'acteur principal au développement escompté.

 

Le thème "2015, année de l'autonomisation de la femme  et développement de l'Afrique pour la concrétisation de l'Agenda 2063" retenu  pour la 24e session ordinaire de la conférence de l'Union africaine (UA) qui  se tient du 23 au 31 janvier à Addis Abéba (Ethiopie), vient réaffirmer la volonté  des Africains d'associer la femme en tant qu'acteur principal au développement  escompté. Cette volonté s'inspire de la conviction des politiques africains selon  laquelle l'autonomisation de la feme constitue un facteur essentiel dans la  réalisation du développement, la lutte contre la pauvreté et la prévention contre  les maladies d'autant plus que la femme représente le pivot des sociétés africaines.  Sa sensibilisation et son autonomisation contribueront indubitablement à accélérer  le rythme de la croissance à tous les niveaux.        

 
Selon la Déclaration universelle des droits de l'homme et le pacte international des droits économiques, sociaux et culturels qui soulignent le droit de tout individu à l'enseignement, la situation de la femme est tout autre en Afrique où l'analphabétisme demeure au centre de la question d'autonomisation dans les pays africains. La majorité des femmes et des jeunes filles accusent un déficit  flagrant en matière d'alphabétisation. Le rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le taux d'alphabétisation en Afrique est de 41% chez les femmes, et celui des femmes africaines analphabètes est estimé à 57%, contre 34 seulement chez les hommes. Les 15 pays d'Afrique de l'Ouest sont classés parmi ceux enregistrant les taux les plus bas en matière d'acquisition de la lecture et de l'écriture chez les adultes au niveau mondial. Dans le continent noir, le taux d'analphabétisme chez les jeunes de 15 ans et plus s'élevait à 62,4% en 2001, alors qu'il était pour les personnes âgées de 15 à 24 ans de 77,9% pour la même année.



 Entre 2001 et 2002, le total des taux de scolarisation en cycles primaire, secondaire et supérieur avoisinait les 45%, la femme étant celle ayant le moins bénéficié de l'enseignement, révèlent les rapports sur le développement humain. D'autre part, la réalisation des huit Objectifs du Millénaire du Développement (OMD) passe incontestablement par la concrétisation du premier objectif, à savoir l'éradication de la pauvreté et du troisième lié à l'égalité hommes-femmes, sachant que le rapport entre l'égalité entre les sexes et la croissance économique repose sur un nombre de considérations. Entre autres considérations, figure l'impossibilité de parvenir à un  développement réel sans l'implication de la femme qui, souvent, représente  près de la moitié des sociétés africaines et, parfois même, plus de 60%, comme dans le sud du Soudan. Et, donc, sa faible représentation politique génère fatalement une mauvaise prise en charge de ses besoins et préoccupations. Ainsi, l'Union africaine a appelé à redoubler d'efforts pour consolider la place de la femme en garantissant un climat stable, une meilleure gestion des administrations et une participation plus conséquente du secteur, privé tout en accordant un intérêt particulier à la participation de la femme et à l'investissement dans le domaine de la recherche et de la technologie pour renforcer la productivité des agriculteurs.



Il est tout aussi important de faire face à la récession économique actuelle et aux perturbations des prix des produits alimentaires qui ont entravé de manière directe la cadence du développement. Le rapport mondial sur les disparités entre les sexes pour 2013 issu du Forum économique mondial souligne que le continent africain a connu une évolution pour ce qui est de la participation de la femme sur le marché du travail et sa participation politique, grâce à l'amélioration des chances d'acquisition d'un meilleur revenu ou de prise de décision. Toutefois, cette participation est restée dans certains pays restreinte à des secteurs économiques à faible  revenu et à rendement limité. Des observateurs estiment, quant à eux, que plusieurs indicateurs affirment que l'autonomisation de la femme bénéficiera d'une impulsion sérieuse dans un  proche avenir dans les pays d'Afrique où 13 pays ont d'ores et déjà inscrit  les questions liées au genre social dans leurs plans nationaux de développement.

 

 D'autres pays africains ont concentré leurs efforts sur le renforcement des cadres juridiques et politiques pour associer la femme à la vie politique et économique. Et plusieurs verront ainsi l'accroissement du taux de représentation de la femme au Parlement. Ainsi, la femme est au centre de l'agenda du développement africain pour 2063. Partant de la réalité de la femme africaine, les responsables de l'Union africaine (UA) s'emploient à renforcer le rôle de la femme dans le développement et l'élimination des disparités hommes-femmes dans le but de mieux appréhender la construction socioculturelle des relations entre les deux sexes dans la vie privée et publique dans les pays africains, et d'adopter des politiques de  réformes qui garantissent l'égalité en matière de participation au développement.

 

Dans ce sens, l'agenda africain pour 2063 exhorte les partis, les syndicats et les associations dans les pays africains à intégrer l'élément féminin dans leurs hautes instances et améliorer l'image de la femme dans les méthodes d'enseignement, tout en mettant en exergue son rôle au sein de la société et sa participation à l'élaboration de programmes et projets de développement, outre sa contribution à leur exécution et évaluation.

 

PUBLIE LE 26 JANVIER 2015

 

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/72555



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