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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 17/08/2015 à 01:31:43
AFRIQUE/ FINANCES PUBLIQUES/ CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT/ REFORMES MONETAIRES : questions de fond




0.1 – « Les pays de l’Afrique au Sud du Sahara doivent procéder impérativement à des réformes pour fortifier leur économie et partager équitablement les fruits. C’est l’une des idées fortes qui ressort du 3ème Forum Africain sur les Finances Publiques tenues à Dakar les 17 et 18 mars 2015. Ce Forum sur les Finances Publiques en Afrique est conjointement organisé par le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, la Commission Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI). Il se fixe comme principal objectif « d’offrir aux Directeurs généraux et Secrétaires permanents des Ministères en charge des Finances des Pays africains, une occasion de se rencontrer pour échanger sur les défis budgétaires auxquels sont confrontés les pays de la région. En Afrique, les contraintes budgétaires demeurent importantes et l’accélération de la croissance économique reste une priorité pour la plupart des Etats.  En même temps, l’inégalité des revenus s’accentuent dans un grand nombre de pays et les gouvernements sont appelés de plus en plus à remédier à cette situation à travers des politiques fiscales et des dépenses. »


 


0.2 – « Réunis à Paris le 3 octobre 2014, les responsables africains de la zone franc ont confirmé leur attachement à ce lien monétaire. Pourtant, l’écart grandit avec les pays disposant de leur propre devise et connaissant des alternances politiques sans intervention de l’ancienne puissance coloniale. Il révèle les entraves au développement que représente une monnaie unique sans mécanisme de solidarité ni politique harmonisée. »



0.3 – Afrique/Zone franc/ Les clauses économiques entre la France et l’Afrique sont dépassées : Idriss Déby continue sur un ton austère, fustigeant des clauses économiques entre l’Afrique francophone et la France. Des clauses qu’il juge dépassées. « L’Afrique, la sous-région, les pays africains francophones aussi, ce que j’appelle la coopération monétaire avec la France, il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas, ces clauses ne permettront pas de se développer avec cette monnaie-là ». Convaincu par ses idées, Idriss Déby appelle les Africains à prendre leur courage à deux mains. « On n’a pas besoin de chercher midi à 14 heures. Nous allons continuer à cœur l’amitié avec la France. Mais il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper un cordon qui empêche l’Afrique de décoller ». »



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1 - FORUM AFRICAIN SUR LES FINANCES PUBLIQUES : De la nécessité de faire des réformes pour asseoir une croissance forte et solidaire

 

Les pays de l’Afrique au Sud du Sahara doivent procéder impérativement à des réformes pour fortifier leur économie et partager équitablement les fruits. C’est l’une des idées fortes qui ressort du 3ème Forum Africain sur les Finances Publiques tenues à Dakar les 17 et 18 mars 2015. Ce Forum sur les Finances Publiques en Afrique est conjointement organisé par le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, la Commission Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI). Il se fixe comme principal objectif « d’offrir aux Directeurs généraux et Secrétaires permanents des Ministères en charge des Finances des Pays africains, une occasion de se rencontrer pour échanger sur les défis budgétaires auxquels sont confrontés les pays de la région. En Afrique, les contraintes budgétaires demeurent importantes et l’accélération de la croissance économique reste une priorité pour la plupart des Etats.  En même temps, l’inégalité des revenus s’accentuent dans un grand nombre de pays et les gouvernements sont appelés de plus en plus à remédier à cette situation à travers des politiques fiscales et des dépenses.

 

« La question de la croissance solidaire est au centre des préoccupations de tous les acteurs de développement. Au Sénégal, la nouvelle stratégie économique et sociale est bâtie sur une vision de croissance forte, durable et inclusive » a déclaré M. Birima MANGARA, Ministre délégué, auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget qui présidait l’ouverture de ce 3ème Forum Africain sur les Finances Publiques.  Pour cela, « le Gouvernement entend engager les ruptures qui permettront d’inscrire notre pays sur une nouvelle trajectoire de croissance et de développement à travers le relèvement durable du potentiel de croissance, la stimulation de la créativité de manière à satisfaire la forte aspiration des populations à un mieux être » a- t-il ajouté grâce au PSE.



Pour arriver à cela, le Sénégal mise sur l’amélioration des infrastructures et sur la gestion des ressources naturelles pour promouvoir la croissance solidaire et diversifiée. En outre, le Sénégal compte aussi mettre l’accent sur l’enseignement et la formation afin de faire reculer la pauvreté. Pour le Ministre, « le Sénégal et l’ensemble des pays africains devraient renforcer la mise en œuvre des réformes structurelles afin de maintenir les taux de croissance moyens d’environ 5% de ces dernières années et de réduire sensiblement la pauvreté. Le forum constitue une tribune pour divers responsables des finances des pays africains de présenter les politiques économiques mises en œuvre en vue de partager leur expérience.

 

S’agissant du Sénégal, le Directeur Général des Finances, M. Moustapha BA déclare que notre pays mise sur une politique fiscale efficiente sans compromettre l’activité économique dans le respect du principe d’équité. Ce qui lui permettra selon de réduire l’extrême pauvreté, le déficit des infrastructures sociales entre autres. Mais il faut, au préalable, procéder à un renforcement des capacités des administrations financières et un encouragement du civisme fiscal.

 

Pour augmenter les marges de manœuvre budgétaire et répondre ainsi à la demande économique et sociale, « le Sénégal a choisi moins pour mieux dépenser » selon le Directeur Général des Finances. C’est dans ce sens que les conventions de logement au profit des fonctionnaires sont éliminées, de même que la suppression progressive des appuis institutionnels aux projets pour améliorer l’espace budgétaire en vue de pouvoir faire d’autres investissements.

 

L’Etat du Sénégal a aussi procédé à un audit du fichier de la Fonction publique. Ce qui lui a permis d’économiser 5,5 milliards de F CFA. Il veille également à la maîtrise de la masse salariale et au contrôle des imputations budgétaires auxquels il faut ajouter la rationalisation des dépenses d’investissements. Selon le Docteur Ali Mansoor, Chef de la mission du Fonds Monétaire International pour le Sénégal, l’investissement public est nécessaire. Mais il doit être accompagné d’investissement privé et les fruits doivent être partagés équitablement. Les deux étant complémentaires et permettent la diversification de l’économie.

 

http://www.finances.gouv.sn/index.php/actualites/151-forum-africain-sur-les-finances-publiques-de-la-necessite-de-faire-des-reformes-pour-asseoir-une-croissance-forte-et-solidaire



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2 - Croissance en Afrique : coup de mou en 2015, selon la Banque mondiale

 

La Banque mondiale prévoit une croissance en baisse pour le continent africain. En cause : le coup de mou enregistré par les "locomotives" internationales et le recul des prix des matières premières. Décryptage.

Après le Fonds monétaire international (FMI), c’est au tour de la Banque mondiale de publier, ce jeudi 11 juin, des prévisions de croissance revues à la baisse pour le continent africain comme pour le monde entier. Par exemple, l’Afrique subsaharienne dont le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,6 % en 2014 devrait ralentir à 4,2  % cette année. En avril dernier, dans son World Economic Outlook, le FMI avait ramené ses prévisions de croissance de la région à 4,5  % en 2015 – en recul par rapport au taux de 4,9  % annoncé par la même institution trois mois plus tôt.


 


Freins

Dans son étude publiée aujourd’hui, la Banque mondiale identifie deux freins qui handicapent l’économie de la planète et empêchent une accélération de l’activité et des échanges. Le premier est le coup de mou que connaissent des « locomotives » comme la Chine, le Brésil ou la Turquie qui importent nettement moins que par le passé. Le second est le recul des prix des matières premières qui fait, certes, l’affaire des pays non-producteurs d’hydrocarbures par exemple, mais qui tarissent une source importante de revenus et qui mettent en difficulté les budgets de nombreux États.

Tout le monde n’est donc pas à la même enseigne. En Afrique du nord, si l’Algérie subit de plein fouet l’effondrement du prix du pétrole et du gaz (croissance à +4,1  % en 2014, mais à +2,6  % en 2015), les autres pays tirent leur épingle du jeu comme l’Egypte (+3,2 % et 4,3 %), le Maroc (+2,6 % et 4,6 %) et, dans une moindre mesure la Tunisie toujours convalescente des séquelles de son « Printemps » (+2,3 % et +2,6 %).

En Afrique subsaharienne, la situation est à la fois plus brillante et plus contrastée, selon les statistiques de la Banque mondiale. Des taux de croissance à la chinoise sont affichées par l’Éthiopie (+10,3 % en 2014 et 9,5 % en 2015), la RD Congo (+9 % et +8 %), la Côte d’Ivoire (+8 % et + 8 %), le Tchad (+7,3 % et +9 %), la Tanzanie (+7,2 % et +7,2 %) ou le Rwanda (+7 % et + 7 %). En revanche, des taux médiocres sont relevés en Gambie (-0,2 % et 3 %), en Guinée (+0,4 % et -0,3 %), en Afrique du Sud (+1,5 % et 2 %), en Érythrée (2 % et 1,5 %) et au Lesotho (2 % et 4 %). Épidémie d’Ebola ici, mauvaise gouvernance là, et manque d’investissements un peu partout expliquent ces mauvais résultats.


Geo-Political Unrest Increasing 'Real Estate Risk' in Some Emerging Markets


Optimisme

Dans une interview accordée à Jeune Afrique et parue dans l’édition n°2839 du magazine (actuellement en kiosques), Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, s’est montré résolument plus optimiste quant aux perspectives de croissance de la région. « En 2015, la croissance sera meilleure que prévu », a-t-il assuré. À ses yeux, « on surestime encore l’impact de la baisse des prix du pétrole sur les économies africaines, en ne tenant pas suffisamment compte de leur récente diversification et, surtout, de la capacité d’endettement des pays concernés. Les États les plus affectés par la chute des cours sont aussi ceux qui sont le plus en mesure de lever des fonds et donc de résister pendant une certaine durée – environ un an – à la dégradation de leurs finances publiques. »

 

Par Alain Faujas / 11 juin 2015/ Mis à jour le 11 juin 2015

 

http://www.jeuneafrique.com/234748/economie/croissance-en-afrique-coup-de-mou-en-2015-selon-la-banque-mondiale/


 


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3 - Côte d’Ivoire : vers une nouvelle ère pour les finances publiques ?

 

Pour plus de transparence, l'État privilégie les appels d'offres aux marchés passés de gré à gré et impose à ses entreprises de publier leur bilan annuel. L’enjeu est de taille pour la Côte d’Ivoire. Si le pays veut atteindre un taux de croissance à deux chiffres, le gouvernement doit parachever très rapidement les réformes en cours pour améliorer l’environnement des affaires, tout en assainissant les finances publiques. Des efforts ont déjà été réalisés ces dernières années. Les différents services budgétaires de l’État ont été centralisés, ce qui a fait disparaître les « caisses noires » alimentées par la parafiscalité de certains ministères.


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Orthodoxie 

Au premier trimestre 2015, l’orthodoxie budgétaire imposée par la puissance publique a amélioré les capacités d’emprunt de l’État ivoirien, comme l’a montré l’émission d’un nouvel eurobond en février. Dans le même temps, les procédures de passation des marchés publics ont été épurées. Un domaine important puisque la part du budget de l’État soumise aux procédures de passation des marchés publics est de 34 %. Fort de sa culture anglo-saxonne, Abdourahmane Cissé, ministre chargé du Budget auprès du Premier ministre, a réussi à introduire des pratiques concurrentielles en privilégiant les appels d’offres plutôt que les accords passés de gré à gré.

 

Selon les statistiques du gouvernement, les marchés passés par appel d’offres ouvert étaient au nombre de 31 au premier trimestre 2013, 59 au premier trimestre 2014 et 165 au premier trimestre 2015, ceux passés par appel d’offres restreint étant respectivement au nombre de 8, 10 puis 51. Malgré tout, les marchés approuvés de gré à gré étaient dans la même période au nombre de 55 en 2013, 7 en 2014 et 51 en 2015 – ce dernier chiffre élevé s’expliquant par le calendrier des grands travaux en cours de réalisation ainsi que par un nombre plus important cette année d’autorisations expresses du président de la République destinées à répondre à l’urgence de certaines situations.



Innovation

Le gouvernement a annoncé un nouveau programme de quinze privatisations, que doit mettre en œuvre un comité ad hoc. En attendant, la restructuration des entreprises publiques est un autre chantier important. Des objectifs de rendement ont été fixés, à l’exemple du secteur privé. Et les sociétés d’État sont dorénavant tenues de publier leur bilan annuel, une innovation fondamentale destinée à lutter contre l’opacité des comptes. Autant de bonnes pratiques qui devraient permettre de soutenir la relance économique en renforçant la confiance des investisseurs. Même si, comme le souligne le FMI dans son dernier rapport publié début juin, « des efforts restent à faire » en matière de transparence.

 

Publié le 22 juillet 2015

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/245639/economie/cote-divoire-une-nouvelle-ere-pour-les-finances-publiques/


 


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4 - Le Gabon fait le ménage dans ses finances publiques

 

Entreprises fantômes siphonnant les lignes budgétaires, marchés publics colossaux passés de gré à gré, budgets d'investissement évaporés: le Gabon a entrepris une remise à plat de ses finances publiques qui fait tousser à Libreville. Le gouvernement gabonais a lancé au 1er janvier un audit approfondi des finances publiques, mené par la nouvelle Direction générale du contrôle des ressources et des charges publiques (DGCRCP). « Il faut rompre totalement avec les pratiques du passé », lorsque « plus de la moitié du budget disparaissait dans la nature », explique à quelques journalistes, dont l’AFP, le patron de la DGCRCP, Jean-Fidèle Otandault. Créée en 2012 sur instruction du président Ali Bongo Ondima, élu après la mort de son père Omar qui avait dirigé le Gabon pendant 42 ans, cette direction dispose de larges pouvoirs d’investigation et peut s’opposer à des paiements ordonnés par les administrations.


Le budget 2014 s’élève à 3. 000 milliards francs CFA (4,57 milliards d’euros) pour une population de 1,6 million d’habitants. A titre de comparaison, celui de la Côte d’Ivoire (22 millions d’habitants) est de 4. 400 milliards FCFA. La Centrafrique émarge, elle, à 120 milliards FCFA pour 4,8 millions d’habitants. Pour mener à bien ses enquêtes, cette nouvelle direction a bloqué les paiements de l’Etat au 31 décembre, le temps d’éplucher pendant près de six mois les livres de compte du Trésor public, remontant parfois jusque 10 à 15 ans en arrière. Et il y avait beaucoup de cadavres dans les placards. « On ne peut pas continuer à détourner les fonds publics », alors que la production pétrolière, première ressource du pays, stagne, s’insurge le haut responsable. Et quand de surcroît un tiers des foyers gabonais survivent dans le dénuement et que les infrastructures de base (routes, eau, électricité,. . . ) nécessitent des investissements.

 


_ Surfacturations à grande échelle

Les enquêteurs ont ainsi découvert que le matériel informatique était parfois facturé trois à quatre fois le prix du marché aux administrations. Et que pendant dix ans, une ligne annuelle d’investissements de 50 milliards FCFA destinée aux provinces s’est massivement évaporée. « Sur les 500 milliards (762 millions EUR), plus de 400 milliards ont été détournés en dix ans », selon la DGCRCP.

Ou, encore, un marché colossal de travaux public de 300 milliards FCFA (457 millions EUR) passé de gré à gré, sans appel d’offres. L’audit a également mis au jour un système d’entreprises prête-nom, créées par des proches ou des parents de fonctionnaires qui leur attribuaient des marchés publics et les réglaient sans que les travaux soient exécutés, ou les prestations fournies. « L’audit a permis de voir les failles du système », selon les autorités. Face à ces « dysfonctionnements graves », des procédures disciplinaires vont viser des agents de l’Etat.

 

Mais le « nettoyage des comptes publics » a aussi provoqué la colère d’entreprises fournisseuses de l’Etat, qui ont vu leurs paiements bloqués plusieurs mois, entraînant l’arrêt de chantiers, et suscité l’inquiétude des milieux patronaux sur un risque d’insolvabilité de l’Etat. « Il fallait faire le ménage, nettoyer les comptes et accepter de traverser une période difficile », plaide M. Otandault, selon qui les créances en souffrance sont en cours de paiement: « nous nous faisons beaucoup d’ennemis, qui font courir la rumeur de l’insolvabilité simplement parce qu’ils n’en profitent plus ». Désormais, l’Etat paie uniquement « la bonne dépense, pas la mauvaise », assure-t-il. La DGCRCP a reçu 400 chefs d’entreprises ayant des marchés avec l’Etat après des enquêtes comptables, en demandant à certains de revoir à la baisse certaines factures. Afin d’éviter de telles dérives à l’avenir, le Gabon va se doter d’une autorité chargée de veiller sur les marchés publics et instaurer en 2015 des règles de contrôle budgétaire plus strictes.

 

Par AFP/ 17 juillet 2014

 

http://www.jeuneafrique.com/depeches/14411/politique/le-gabon-fait-le-menage-dans-ses-finances-publiques/



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5 - Des pays africains songent à financer leur croissance par des « Sukuk », selon S&P

 

De plus en plus de pays africains songent à émettre des obligations conformes à la loi islamique ("Sukuk") pour stimuler leur croissance et réduire leurs déficits, indique vendredi l'agence de notation américaine Standard & Poor's. Les pays africains vont-ils se tourner vers la finance islamique pour stimuler leur croissance ? » interroge S&P dans un document. L’Afrique du sud, la banque centrale du Nigeria, le Sénégal et la Mauritanie ont récemment fait part de leur intention d’émettre des obligations islamiques Sukuk, indique S&P.

 

Les émetteurs d’obligations islamiques s’engagent à ne pas spéculer avec les fonds reçus ou à les investir dans des secteurs du jeu ou de la pornographie. L’intérêt pour la finance islamique a été renforcé par le Printemps arabe, marqué par l’influence grandissante des partis politiques islamistes, explique l’agence de notation. Les soulèvements dans les pays arabes ont remis la finance islamique au centre des agendas des gouvernements, selon ce document. C’est le cas en Egypte où le gouvernement a présenté une loi autorisant des émissions d’obligations islamiques pour aider à financer les déficits du pays, selon S&P.




De même, le budget de la Tunisie pour 2013 prévoit le financement d’une partie du déficit public par des Sukuk. « Nous croyons que les obligations islamiques émises par les pays africains pourraient intéresser une base d’investisseurs du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ou de la Banque islamique de développement (BID), qui cherchent des opportunités d’investissements charia-compatibles », écrit l’analyste de S&P Christian Esters, auteur de l’étude. « Les pays membres du GCC disposent d’excédents budgétaires, lesquels, nous croyons, pourraient être investis éventuellement dans les Sukuk émises par d’autres régions », écrit M. Esters.

 

Pour des pays africains qui présentent d’énormes déficits et des finances publiques exsangues, attirer des investisseurs étrangers via des Sukuk pourrait leur permettre d’accéder à de nouvelles sources de financement, à une nouvelle classe d’investisseurs et de financer des projets dans les infrastructures, selon S&P. En optant pour les Sukuk, les pays africains pourraient aussi bénéficier des fonds de la BID, pionnière dans la finance islamique et dont le but est de financer des projets dans le domaine des infrastructures, de l’agriculture et de l’énergie.

 

Par AFP / 22 février 2013 

 

http://www.jeuneafrique.com/depeches/39557/politique/des-pays-africains-songent-a-financer-leur-croissance-par-des-sukuk-selon-sp/


 


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6 - La Banque mondiale aide la République centrafricaine à moderniser la gestion des finances publiques et le traitement de la paye des fonctionnaires

 

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau financement d’un montant de 10 millions de dollars pour aider la République centrafricaine (RCA) à rétablir les salaires des fonctionnaires et les systèmes de gestion des finances publiques connexes, mis à mal par plusieurs années de guerre civile. Ce financement additionnel, alloué au titre d’un don de l’Association internationale de développement (IDA)*, pour le Projet d’urgence de restauration des services publics, conçu pour apporter, dans un contexte de conflits et de violences, un appui rapide à la RCA.

 

Le projet initial a obtenu des résultats très positifs, en permettant une reprise du travail chez plus de 70 % des enseignants, agents de santé et fonctionnaires employés aux directions des recettes. « Si la situation de la RCA s’est relativement stabilisée, cet équilibre est fragile et doit être pérennisé jusqu’à la tenue des élections, au renforcement de la sécurité et au décollage de la reprise, affirme Gregor Binkert, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République centrafricaine. Pendant cette période de transition sensible, il est capital de garantir le versement des salaires des fonctionnaires pour pouvoir préserver les gains obtenus au niveau des fonctions essentielles de l’État, et d’assurer les services publics de base dans des secteurs tels que la santé et l’éducation, qui sont d’un grand secours aux nombreuses familles pauvres que compte le pays et contribuent à la paix. »


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Ce financement supplémentaire permettra de préserver et amplifier les réalisations du projet initial, dont notamment l’amélioration du contrôle des opérations de traitement des fonctionnaires grâce à la mise en place d’un système intégrant les listes des ressources humaines et les états de paie. Il contribuera à réduire le temps qui s’écoule entre le jour de paie prévu et le versement effectif du salaire, continuera de soutenir la reprise du travail chez les enseignants et les agents de santé dans les districts bénéficiant d’une amélioration de la situation sécuritaire, et permettra de supprimer du système de paie jusqu’à 1 400 « fonctionnaires fantômes », aujourd’hui décédés ou retraités.

 

Le projet continuera de fournir une assistance technique et des équipements aux structures essentielles des ministères des Finances et de la Fonction publique ; cette assistance donnera lieu à la fourniture de services de spécialistes auprès des directions des Douanes, du Fisc, du Trésor et de la Gestion des salaires, ainsi que de l’Inspection générale des finances et de la direction de la Fonction publique. Le nouveau financement viendra compléter les interventions en RCA d’autres partenaires de développement, dont en particulier celles de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union européenne, de la France, du FMI et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 

« Le projet initial s’est accompagné de progrès considérables sur le plan du contrôle des opérations de paye dans la fonction publique et des performances des experts techniques au sein des directions des finances clés, ce qui a contribué à améliorer l’économie nationale », explique Ousmane Kolie, l’un des chefs d’équipe du projet à la Banque mondiale. « Ce financement additionnel permettra d’accélérer la stabilisation de la RCA, dans la mesure où il contribuera à réduire les grèves et à assurer des services publics dont ont particulièrement besoin les millions de familles pauvres qui vivent dans des zones rurales et frappées par la crise, comme par exemple le maintien des enfants à l’école et l’offre de soins de santé », ajoute David Tchuinou, également chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

  

 

* L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, réduisent la pauvreté et améliorent les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 2,8 milliards de personnes, vivant pour la plupart avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.

 

WASHINGTON, 19 mai 2015/ 19 mai 2015

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/05/19/world-bank-brings-financial-management-and-civil-service-payroll-upgrades-to-central-african-republic


 


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7 - Les institutions financières internationales mobiliseront 400 milliards de dollars en appui aux Objectifs de développement durable

 

Les banques multilatérales de développement et le FMI ont annoncé aujourd’hui leur intention de porter leurs financements à plus de 400 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, s’engageant à améliorer leur concertation avec les partenaires, publics et privés, pour mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation du défi historique que constituent les futurs Objectifs de développement durable. Le FMI et six banques multilatérales de développement — la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale — ont ainsi dévoilé leurs plans à la veille de la Troisième conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Addis-Abeba (Éthiopie) du 13 au 16 juillet.

 

Intrinsèquement ambitieux, les Objectifs de développement durable exigent une mobilisation tout aussi ambitieuse des « milliards » de dollars que constituent notamment les actuels apports d’aide publique au développement, afin d’attirer, lever et réunir des « milliers de milliards » de dollars d’investissements de tous types — publics et privés, nationaux et internationaux.



L’aide publique au développement, estimée à 135 milliards de dollars par an, représente une source essentielle de financement, en particulier pour les pays les plus pauvres et les plus fragiles. Mais le compte n’y est pas : à eux seuls, les besoins annuels d’infrastructure dans les pays émergents et en développement s’élèvent à 1 500 milliards de dollars. Pour atteindre le niveau de financement — impressionnant mais accessible — découlant du programme de développement pour l’après-2015, chacun doit exploiter au mieux le moindre dollar disponible, quelle qu’en soit la source, pour déclencher et renforcer des investissements publics et privés. En tant que moteurs du financement du développement, les banques multilatérales étudient une palette d’options pour passer à la vitesse supérieure.

 

Entre 2001 et 2015, ces institutions ont porté leurs capacités de financement de 50 à 127 milliards de dollars. Pour chaque dollar investi par leurs actionnaires, elles engagent chaque année entre 2 à 5 dollars de nouveaux financements. En parallèle, les investissements qu’elles réalisent en direct ont été multipliés par quatre : chaque dollar investi directement dans les opérations du secteur privé permet de mobiliser 2 à 5 dollars supplémentaires d’investissements privés. Leur décision de porter leur contribution à plus de 400 milliards de dollars au cours des trois prochaines années traduit en partie les efforts consentis pour utiliser au mieux leurs bilans.

 

D’autres mesures sont nécessaires pour lever davantage de fonds, comme la mise au point de stratégies et d’instruments qui aideront les pays en développement à jouer un rôle plus important dans la mobilisation des ressources nationales. Ainsi, les banques multilatérales de développement et le FMI s’associent avec les gouvernements pour introduire une nouvelle panoplie d’outils d’évaluation et d’optimisation des politiques fiscales et renforcer les instruments existants, comme la dématérialisation des marchés publics pour mieux contrôler les dépenses.

 

La réalisation des Objectifs de développement durable passe par une augmentation des apports financiers extérieurs aux pays en développement à des fins d’investissement, à condition que ces pays se soient dotés de stratégies cohérentes de développement visant à préserver la stabilité macroéconomique tout en garantissant la délivrance des services publics essentiels et la mise en place d’un climat des affaires porteur de croissance.

À travers leurs conseils stratégiques et leur assistance technique, les banques multilatérales et le FMI aident les pays à élaborer des politiques économiques au service de ces objectifs ; par ailleurs, les prêts consentis par ces banques à l’appui des politiques de développement et les programmes soutenus par le FMI apportent un appui financier général pour satisfaire les besoins budgétaires et de balance des paiements.

 

De plus en plus, le secteur privé participe au financement des biens, des services et des infrastructures. Les banques multilatérales de développement s’engagent à faire évoluer leurs relations avec ces partenaires pour un large éventail d’interventions, y compris dans le but de rapprocher les investisseurs des possibilités d’investissement, aider les pays à rendre les investissements plus attrayants et créer des marchés financiers locaux. Par ailleurs, les banques multilatérales s’associent à d’autres acteurs pour inventer des approches de financement novatrices en appui aux besoins planétaires, à l’image de la santé et du climat, en s’inspirant des nombreuses recherches en cours sur ces questions.

 

WASHINGTON, 10 juillet 2015/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/07/10/international-financial-institutions-400-billion-sustainable-development-goals


 


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8 - Pour devenir un pays à revenu intermédiaire, le Sénégal s’inspire de l’expérience de ses pairs

 

L’expérience d’autres pays laisse à penser que l’ambition du Sénégal est réalisable. Entre 1990 et 2013, environ 40 pays ont affiché des taux de croissance moyen du PIB réel par habitant de 5 %, voire plus (à parité de pouvoir d’achat). L’expérience de ces pays montre que le Sénégal peut être encore plus ambitieux et porter son taux de croissance à 7 % à moyen terme, en s’appuyant sur les réformes intérieures et les exportations rendues possibles par les investissements étrangers. Bien que tous les pays ne réussissent pas toutes leurs réformes, le Sénégal pourrait suivre l’exemple de certains, dont l’Inde, le Guyana et Sri Lanka. Les «lions» africains, c’est-à-dire les pays émergents que sont le Cap-Vert, Maurice et l’Ouganda, se sont aussi engagés sur la voie déjà empruntée par les «tigres» asiatiques pour passer du statut de pays à faible revenu à celui de pays émergent à revenu intermédiaire.


 


Khoudijah Boodoo, Board of Investment, Maurice «La voie des réformes est semée d’embûches pendant la phase de mise en œuvre. Les problèmes qui se posent sont les mêmes, quel que soit le pays considéré et son niveau de développement, même s’ils n’ont pas tous la même ampleur : capacité d’exécuter les projets, suivi, évaluation, budgétisation. L’apprentissage avec les pairs est une bonne formule pour comprendre le «comment». En écoutant ceux qui ont déjà suivi la même voie, on saisit mieux les difficultés, on tire les leçons de leurs échecs et on peut connaître différents point de vue».Khoudijah Boodoo, Board of Investment, Maurice «La voie des réformes est semée d’embûches pendant la phase de mise en œuvre.

 

Les problèmes qui se posent sont les mêmes, quel que soit le pays considéré et son niveau de développement, même s’ils n’ont pas tous la même ampleur : capacité d’exécuter les projets, suivi, évaluation, budgétisation. L’apprentissage avec les pairs est une bonne formule pour comprendre le «comment». En écoutant ceux qui ont déjà suivi la même voie, on saisit mieux les difficultés, on tire les leçons de leurs échecs et on peut connaître différents point de vue».


 


Accent sur le «comment»

D’emblée, la délégation sénégalaise a précisé que, plutôt que d’examiner ce qu’il faut faire, la réflexion devrait porter sur comment le faire, car toutes les réformes prioritaires du Sénégal étaient déjà définies dans le Plan Sénégal Émergent. Sur la base des sujets choisis par les autorités, l’expérience concrète partagée par les pays pairs et les experts a permis de dégager les priorités suivantes :

_ Il est indispensable de mobiliser des recettes afin de créer un espace budgétaire solide pour financer les réformes. La principale idée à retenir est celle de la création d’une unité chargée de faire le lien entre la collecte d’informations, le contrôle fiscal et le recouvrement des impôts.

 

_ La qualité des dépenses publiques doit être fondamentalement améliorée. L’identification de zones spécifiques d’efficience serait le point de départ pour incorporer une procédure de sélection des projets en huit étapes suggérée par la Banque mondiale et déjà utilisée par certains pays pairs. Une assistance technique et une évaluation externe périodique aideraient à garantir l’intégrité de cette procédure.

 

_ Dans le domaine de la gestion des finances publiques, des systèmes d’information fiables sont indispensables. Le Système intégré de gestion des finances publiques et le système de gestion des informations douanières utilisés au Sénégal se sont révélés assez fiables dans l’ensemble pour permettre une gestion efficiente et transparente du budget et des douanes. Les pays pairs et les experts internationaux ont présenté les avantages respectifs de divers systèmes de gestion des douanes et des finances publiques.

 

_ Les orientations données par les pays pairs pour la réforme du secteur énergétique du Sénégal étaient d’ordre stratégique : assurer en priorité l’accès universel à l’électricité, même si la qualité des services peut encore être améliorée; prendre ensuite des mesures pour améliorer la qualité des services; et envisager un relèvement des tarifs en dernier ressort, et seulement après amélioration des services.

 

_ En ce qui concerne le renforcement des capacités, l’expérience de Maurice, qui a attiré les membres de la diaspora par des programmes destinés aux jeunes diplômés, par exemple au moyen de projets de partenariats public-privé, est particulièrement importante pour le Sénégal. Une approche allant dans ce sens renforcerait les capacités de la fonction publique et rehausserait le prestige du service public.

 

_ Pour réussir, toute réforme doit être accompagnée de mesures de protection sociale. Un ciblage et une gestion adaptés des transferts publics permettraient d’en faire une source fiable de revenu pour les familles dans le besoin. Un registre des pauvres, établi et tenu de façon appropriée, permettrait aux autorités et aux bailleurs de fonds d’acheminer leur aide de façon efficace.

 

_ Enfin, un suivi rigoureux des réformes est important.

 

Alexei Kireyev/ Département Afrique FMI

 

http://www.imf.org/external/French/pubs/ft/survey/so/2015/CAR020215AF.htm



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Vue sur la capitale éthiopienne Addis-Abeba. Le gouvernement du pays a annoncé son intention d’investir un milliard de dollars sur les dix prochaines années dans un parc industriel spécialisé. (Reuters)

  

9 - En Afrique, la croissance est toujours à l’Est

 

L’Ouganda et l’Ethiopie sont moins exposés à la baisse du prix des matières premières

L’Afrique subsaharienne affiche depuis 2008 une croissance de 5% par an, en moyenne, sur laquelle la crise n’a pas eu de prise. L’horizon s’est toutefois assombri depuis un an avec la baisse des cours des matières premières (pétrole, métaux, minéraux, produits agricoles et alimentaires), qui représentent en moyenne 82% des exportations de biens de la région. Après les records atteints en 2011, le repli des prix s’est accéléré au second semestre 2014: -35% pour les métaux de base et -40% pour le pétrole entre janvier 2013 et mai 2015; -20% pour les produits alimentaires et -5% pour les matières premières agricoles. De quoi redouter des lendemains qui déchantent. Et pourtant, l’étude que le groupe Coface a consacrée à l’Afrique subsaharienne dans son Panorama de juin 2015 ne prête pas à la morosité.

 

Il en ressort que les pays de la région sont très inégaux face à la baisse des cours selon qu’ils sont exportateurs de matières premières non renouvelables (pétrole, métaux, minéraux) ou renouvelables (produits agricoles et alimentaires), et selon la plus ou moins grande diversification de leur économie. Certains tirent même remarquablement leur épingle du jeu. L’assureur-crédit a ainsi identifié trois catégories de pays. Les plus vulnérables sont des exportateurs nets de matières premières non renouvelables, pétrole en tête, comme le Gabon, le Nigeria, le Congo ou l’Angola, qui importent aussi des produits agricoles et alimentaires. Leurs soldes de l’échange se dégradent fortement, ce qui devrait conduire à une détérioration accrue de leurs comptes extérieurs.

 

D’autres pays sont «modérément» ou «relativement peu affectés» par la baisse des prix: les premiers sont doublement exportateurs, comme le Mozambique ou le Ghana. Les seconds, exportateurs de produits agricoles et alimentaires, sont importateurs nets de pétrole, à l’image de la Tanzanie. La baisse du prix de leurs importations est supérieure à celle de leurs exportations.

 

 Kampala Skyline


Diversification et montée en gamme

Trois, voire quatre pays d’Afrique de l’Est s’en sortent particulièrement bien: il s’agit du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya et de l’Ethiopie, qui se sont engagés, il y a parfois plusieurs années, sur le chemin de la diver­sification, via leur secteur manu­­facturier ou les services. A côté d’économies diversifiées de longue date comme l’Afrique du Sud, très intégrée dans la chaîne de valeur mondiale grâce à ses usines d’assemblage automobile, ou le Kenya (floriculture, textile, industrie du cuir…), l’assureur-crédit a identifié de nouveaux venus dont le nombre de produits exportés a augmenté très rapidement au cours des dix à quinze dernières années.

 

Ainsi, l’Ouganda (+6,3% de croissance en 2015, selon l’OCDE) fabrique et exporte des produits agroalimentaires, notamment des boissons et en particulier des bières produites à partir de sorgho, et des produits agricoles. Le Rwanda (+7,5% de croissance), dont un tiers du PIB provient du secteur agricole, fabrique des liqueurs de café et de citron dans les zones économiques spéciales mises en place par le gouvernement. Elles sont destinées à moyen terme au marché de l’Afrique de l’Est. «L’agro-industrie permet de valoriser les ressources agricoles des pays dans lesquels le secteur primaire est très développé», observe Coface. Cette stratégie permet à la fois d’augmenter la production locale de biens agricoles et de soutenir l’emploi dans l’agriculture, mais aussi dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

 

Le textile, la transformation du cuir ou les chaussures sont d’autres activités qui permettent à une économie de se diversifier, avec souvent à la clé un traitement de faveur fait aux investissements directs étrangers, notamment en provenance d’autres pays africains et, bien sûr, de la Chine. L’entreprise chinoise C & H Garment Company a par exemple choisi récemment de s’implanter dans une zone économique spéciale au Rwanda, où le climat des affaires est plutôt bon et le coût de la main-d’œuvre bas. En Ethiopie (+8,5% de croissance), le gouvernement a annoncé son intention d’investir un milliard de dollars sur les dix prochaines années dans un parc industriel spécialisé (textile, cuir, agro-industrie…), après l’installation dans le pays de la société chinoise Huajian Shoes en 2012 et du Suédois H&M en 2013.

 

L’Ouganda et l’Ethiopie, suivis par le Rwanda, semblent sur la voie d’une montée en gamme de leur production industrielle et de leurs exportations. Avec le Kenya (+6,5% de croissance), estime l’assureur-crédit, ils disposent des atouts nécessaires pour enregistrer une progression dynamique de son activité à long terme sans être pénalisés à court terme par le repli des matières premières.

 

Claire Guélaud Le Monde / Conjoncture mardi 23 juin 2015

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f2c84fac-1907-11e5-9d4e-1dfb5906ea79/En_Afrique_la_croissance_est_toujours_%C3%A0_lEst

 



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10 - L’Afrique devrait croître de 4,5% en 2015

 

La baisse spectaculaire des cours de pétrole n’impactera pas la croissance africaine qui devrait se situer à 4,5% en 2015 et 4,8% en 2016. Selon le rapport annuel 2015 de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), cette croissance est portée par la progression de la demande intérieure. La consommation privée et l’investissement, qui ont augmenté respectivement de 3,3% et 1,6% en 2014 demeurent les principaux moteurs de la croissance du PIB africain, indique le rapport.


 


Si l’augmentation des dépenses publiques en infrastructures a contribué puissamment à la croissance du PIB continental en 2014, sa part devrait tomber néanmoins à 0,9 point de pourcentage en 2015, à cause, indique le rapport, des mesures d’assainissement des finances publiques, principalement en Afrique Centrale, australe et de l’Ouest. Les pays exportateurs de pétrole hors Libye verront leur croissance atteindre 5,2% en 2015 grâce à la reprise de la consommation et de l’investissement. Quant aux pays importateurs de pétrole, ils progresseront de 3,8% après avoir stagné à 3,3% en 2014.

 

27 mars, 2015/ by Rédaction

 

http://www.financialafrik.com/2015/03/27/lafrique-devrait-croitre-de-45-en-2015/



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11 - Bénin : gérer les finances publiques pour faire face aux défis du développement

 

Le contexte économique du Bénin est marqué par l’ambition du gouvernement de mettre en œuvre un programme d’investissements structurants (PIS) dans plusieurs secteurs (transports, énergie, santé, tourisme, agriculture, etc.). D’un montant global de 6 529 milliards de FCFA pour la période 2014-2018 (soit 13,8 milliards de dollars EU), ce programme a reçu le soutien de la communauté financière internationale au cours d’une table ronde, à Paris, en juin 2014. Il ambitionne de porter le taux d’investissement à près de 27 % du PIB en 2018, contre 19 % en 2013. A quoi s’ajoute un contexte marqué par la baisse des cours du pétrole et par l’entrée en vigueur, depuis le 1er janvier 2015, du tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO – dont l’impact sur les finances publiques mérite une analyse approfondie.

 

Ce contexte implique de nouveaux défis en matière de mobilisation de recettes et de gestion des dépenses publiques. J’ai récemment traité cette question dans une étude de la Banque africaine de développement. En dépit des progrès notables que le Bénin a enregistrés en matière de gestion des finances publiques au cours de la dernière décennie, l’analyse de la structure des finances publiques fait ressortir des points de vulnérabilité : (i) les revenus de l’Etat dépendent fortement du commerce de réexportation vers le Nigeria ; (ii) la base fiscale est faible, marquée par la prédominance du secteur informel, notamment dans le secteur des hydrocarbures ; (iii) les dépenses publiques sont orientées vers les dépenses de fonctionnement, notamment salariales ; (iv) les ressources intérieures contribuent peu aux dépenses d’investissement et l’exécution des projets s’avère lente. 



Pour réduire cette vulnérabilité et permettre au pays de faire face aux enjeux liés à la mise en œuvre du PIS et à l’entrée en vigueur du TEC, un certain nombre d’actions doivent faire l’objet d’une attention particulière, tel qu’étayé dans l’étude précitée :

_ Élargir la base fiscale permettrait au gouvernement d’accroître ses ressources et de réduire sa vulnérabilité au commerce de réexportation (laquelle pourrait s’aggraver avec l’entrée en vigueur du TEC). Augmenter les recettes intérieures est d’autant plus nécessaire qu’il faut dégager une marge de manœuvre fiscale pour soutenir les programmes d’investissement et stimuler la mobilisation des ressources en provenance de l’extérieur. En effet, malgré la volonté d’élever le niveau de l’investissement, la contribution des ressources internes à l’investissement reste inchangée en perspective, à 3,5 % du PIB entre 2015 et 2017, – toujours en dessous de la moyenne de l’UEMOA. Face à ce défi, l’Etat doit continuer d’étendre l’identifiant fiscal unique (IFU), d’intensifier la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et moderniser les régies financières.

 

_ Lutter contre la vente de l’essence « kpayo » devrait aussi aider à accroitre les recettes fiscales. Tel qu’étudié dans un récent billet de ce blog, la baisse des prix du pétrole et les changements de la structure des subventions au Nigeria ouvrent une fenêtre conjoncturelle favorable au développement de nouvelles solutions qui iraient au-delà de la simple lutte contre un commerce illicite. Il s’agirait ainsi de développer un programme exhaustif, planifié dans le temps (incluant la révision de la fiscalité des produits pétroliers, des incitations à l’installation des stations et la réinsertion des vendeurs de kpayo), qui soit in fine profitable à toutes les parties concernées. Celui-ci devrait susciter moins de résistance de la part des populations, en comparaison avec les tentatives précédentes de lutte contre le kpayo. D’abord parce qu’il s’inscrirait dans un programme structuré ; et parce que l’impact (a priori négatif) d’une baisse du commerce illicite de l’essence sur les prix du transport et l’inflation serait contrebalancé par une baisse des prix à la pompe dans les stations.

 

_ Rationnaliser les dépenses courantes (notamment salariales) et supprimer les goulets d’étranglements pesant sur la chaine de la dépense publique. Au-delà de la pratique de “Budget-Programme” (BP) qui est la nouvelle approche budgétaire adoptée en 2015, l’amélioration de la chaine de dépenses requiert un système de passation des marchés public plus efficace. Il faudrait appliquer rigoureusement le dispositif du nouveau Code des marchés public ainsi que le décret fixant les délais impartis aux organes de passation des marchés publics et des délégations de service public – outre celui relatif à la délégation partielle du pouvoir d'approbation des marchés publics aux ministres, crucial. Il en est de même pour la modernisation du système de passation des marchés publics et le renforcement des capacités au niveau des autorités contractantes. Par ailleurs, dans l’objectif de maîtriser la masse salariale, priorité doit être donnée à l’opérationnalisation de la stratégie globale des réformes de la fonction publique.


 



18juin2015/ Par Daniel Ndoye, économiste-pays pour le Bénin

 

http://www.afdb.org/fr/blogs/measuring-the-pulse-of-economic-transformation-in-west-africa/post/addressing-public-finance-management-and-development-challenges-in-benin-14440/



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12 - Mozambique : Assainissement budgétaire, pour soutenir la croissance en 2015  

 

Après avoir passé en revue les performances économiques du Mozambique,  le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI), conseille à ce pays de prendre des mesures d’assainissement budgétaire pour cette année 2015. L’objectif étant de conforter l’économie mozambicaine et de relever le défi de maintenir à court terme, sa dynamique de croissance, tout en préservant sa viabilité budgétaire et celle de sa dette.

Il est nécessaire de prendre des mesures d’assainissement budgétaire en 2015 afin de rétablir une gestion financière prudente, a indiqué le conseil tout en relevant que les performances macro-économiques de ce pays d’Afrique australe restent solides. « Même si la baisse des prix à l’importation a diminué l’inflation, la Banque du Mozambique doit rester vigilante et maintenir ses objectifs de réduction de l’inflation à moyen terme », a suggéré  le FMI.

 

Selon le Fonds Monétaire International, les principales priorités de la réforme structurelle au Mozambique doivent être l’amélioration de la TVA et de l’ensemble de l’administration fiscale. La poursuite des réformes de la gestion des finances publiques, le renforcement des capacités institutionnelles pour garantir une gestion transparente de l’investissement public et de l’emprunt sont proposés pour être les piliers de cette réforme du Mozambique. Autres points que le pays doit prendre en compte sont  le renforcement de l’environnement des affaires et du développement du secteur financier a précisé le conseil.


 


Le FMI se dit confiant sur les perspectives du Mozambique en affirmant que la croissance devrait rester forte et s’élargir à moyen terme, entretenue par le boom des ressources naturelles et l’investissement dans les infrastructures. « Un ajustement fiscal à moyen terme sera essentiel pour préserver la viabilité de la dette et la stabilité macro-économique. Ce qui nécessite des mesures pour contenir les pressions actuelles en matière de dépense tout en ramenant l’investissement à un niveau plus supportable », a recommandé le Fonds. La croissance du Mozambique est prévue à 7,5% en 2015 avec une baisse de l’inflation.

 

Posté Par : Kayi Lawson / 09 janvier 2015

 

http://www.lemagazinedumanager.com/9712-mozambique-assainissement-budgetaire-pour-soutenir-la-croissance-en-2015.html



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13 - Ile Maurice : Situation socio-économique et finances publiques

 

Maurice continue d’afficher une croissance positive en dépit d’une conjoncture internationale incertaine. Mais le ralentissement de la zone euro a rejailli sur ses performances, l’économie nationale dépendant du tourisme, des échanges et des investissements directs étrangers (IDE). La croissance s’est établie à 3,5 % en 2014, en deçà des prévisions initiales (entre 3,7 et 4,0 %), fragilisée par les résultats médiocres du secteur de la construction, en repli de 6,4 %, et par une certaine atonie du secteur textile, qui n’a progressé que de 1,5 % environ. Mais grâce aux évolutions structurelles engagées depuis 10 ans, le secteur tertiaire continue de soutenir la croissance, notamment les services financiers, le commerce et les TIC, qui ont respectivement progressé de 5,4, 3,2 et 6,4 % en 2014. Le tourisme s’est également redressé, à 4,1 % en 2014.

 

Le ralentissement de 2014 a entraîné une baisse des rentrées fiscales et une aggravation de la dette publique. Le recouvrement des impôts a ralenti, à 20,6 % du PIB au lieu des 22,2 % attendus. Le phénomène est particulièrement marqué pour l’impôt sur les revenus et sur les sociétés (ressorti à 4,2 % du PIB au lieu de 4,4 %) et la TVA (11%,3 contre 12,5 %). Les dons ont eux aussi été inférieurs aux attentes (0,1 % contre 0,6 %). En réaction, le gouvernement a retardé l’établissement du Bureau de recherche sur les traitements (PRB) et a réduit ses dépenses de biens et de services.

 

Le déficit primaire est cependant ressorti à 0,6 % du PIB (soit plus que les 0,4 % prévus) mais l’endettement net du secteur public (plafond statutaire) s’est aggravé, passant de 54 % du PIB en 2013 à 54,2 % en 2014. Le budget 2015 ne devrait pas consolider la dette publique et le gouvernement devra renforcer les mesures d’assainissement budgétaire pour tenir son objectif de ratio dette/PIB d’ici 2018. Conformément au plafond fixé, ce dernier devrait être ramené à 54,2 % en 2015, sous réserve que la croissance économique reste soutenue et les conditions de financement favorables. Globalement, la dette publique devrait reculer à 58,6 % du PIB, contre 61,5 % en 2014.



La Banque de Maurice a poursuivi sa politique monétaire accommodante, maintenant les mesures d’assouplissement face au ralentissement de l’économie nationale et la persistance d’incertitudes au niveau mondial. Depuis juin 2013, le taux de prises en pension est fixé à 4,65 %, une politique favorisée par le recul de l’inflation en glissement annuel, qui est passée de 3,6 à 2,6 % entre décembre 2013 et décembre 2014, grâce en partie à l’évolution des cours du pétrole et aux subventions des denrées alimentaires. La banque centrale continue d’intervenir sur les marchés des changes pour renforcer ses réserves et  stériliser la masse monétaire additionnelle afin de protéger le pays contre un éventuel coup de frein de l’économie. En 2014, la banque centrale a accumulé environ 4 milliards de dollars de réserves en devises, ce qui représentait, fin 2014, l’équivalent de six mois d’importations (contre 3,3 milliards de dollars, soit 4,8 mois d’importations, en 2013).

 

Le déficit du compte courant, qui tourne autour de 8 à 9 % du PIB depuis quelques années, est inférieur à son niveau des années 2010-2011, le déficit de la balance des biens et des services s’étant amélioré tandis que les revenus des investissements de portefeuille ont reculé. Les exportations sont restées stables, s’établissant depuis plusieurs années autour de 52 à 55 % du PIB. Des raisons structurelles expliquent le déficit courant, notamment le recul de l’épargne privée, la hausse des importations de biens d’équipement, la décélération dans les principaux pays partenaires commerciaux de Maurice et des termes de l’échange peu favorables. Une part grandissante de ce déficit continue d’être financée par les IDE et les apports financiers de multinationales.

 

Situation sociale

Les inégalités s’aggravent et le taux de pauvreté relative est en hausse, passant  de 8,5 % en 2007 à 9,8 % en 2012. Résultat, la classe moyenne s’érode depuis 5 ans augmentant ainsi les risques de basculer dans la pauvreté. Les autorités doivent s’efforcer d’améliorer la qualité du système éducatif, y compris les filières professionnelles, pour répondre aux attentes du secteur privé et remédier au problème d’adéquation des compétences. Une meilleure coordination entre des secteurs comme l’éducation et la santé ainsi que des politiques dynamiques en faveur de l’emploi pourraient contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et faciliter la réinsertion professionnelle des laissés-pour-compte.


 


Enjeux de développement

L’essor économique de Maurice se heurte à plusieurs obstacles : la faiblesse de certaines infrastructures, notamment pour améliorer la circulation routière et l’approvisionnement en eau ; un manque de main-d’œuvre qualifiée, à cause de difficultés à réformer le système éducatif traditionnel ; la fuite des cerveaux et l’incapacité à exploiter pleinement les talents d’une vaste diaspora ; et des entreprises publiques et parapubliques trop grandes et pas assez performantes. 

Maurice doit accélérer le rythme des réformes pour diversifier son économie, autant sur le plan vertical (progression dans la chaîne de valeur) que géographique (en réorientant ses exportations vers les marchés émergents). Cela passe impérativement par une réforme des barrières commerciales, de l’éducation et des infrastructures. En outre, un assainissement budgétaire s’impose pour améliorer l’efficience des finances publiques et assurer des dépenses efficaces dans les domaines prioritaires, comme le renforcement des systèmes de protection sociale pour pallier l’impact d’un éventuel ralentissement économique.

 

Dernière mise à jour: 23 juin 2015

 

http://www.banquemondiale.org/fr/country/mauritius/overview


 


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14 - L’Angola fait du yuan chinois sa deuxième monnaie légale

 

L’Angola a noué un accord monétaire avec la Chine qui fait du yuan la deuxième monnaie ayant cours légal dans le deuxième pays producteur de brut en Afrique, a annoncé la ministre angolaise du Commerce, Rosa Paca, le 3 août. Le kwanza sera aussi accepté en Chine, selon cet accord qui va permettre à l’Angola d’importer davantage de biens chinois et d’être moins dépendant du dollar. Le nouvel accord témoigne par ailleurs des efforts déployés par Pékin pour accélérer l’internationalisation de sa monnaie. Le billet rouge est déjà utilisé comme monnaie de règlement et de réserve dans plusieurs pays africains: Ghana, Nigeria, Maurice, Zimbabwe, et Afrique du Sud. La Chine a aussi noué des accords d’échange de devises (swaps) avec d’autres banques centrales (Afrique du Sud, Russie, Qatar, Hong Kong, Canada…) en vue de tisser un réseau monétaire international dans la perspective de la libre convertibilité et circulation du yuan hors de ses frontières.

 

Mais le Fonds monétaire international vient d’émettre des réserves sur la possibilité pour le yuan d’être intégré d’ici cinq ans dans le panier de monnaies qui constitue les droits de tirages spéciaux. Selon l’institution, la devise chinoise « doit effectuer encore des progrès » pour prétendre intégrer le saint des saints des actifs de réserves mondiaux, composé du dollar, euro, livre sterling et yen.

 

(Agence Ecofin)

 

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0708-31241-l-angola-fait-du-yuan-chinois-sa-deuxieme-monnaie-legale



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15 - L’Afrique du Sud et la Chine signent un accord sur la compensation et le règlement en yuan

 

La Banque centrale sud-africaine et la Banque populaire de Chine (PBOC) ont annoncé, dans un communiqué publié le 7 juillet, avoir signé un mémorandum d’entente portant sur la compensation et le règlement en yuan. L’accord prévoit notamment l’ouverture d’une chambre de compensation pour la devise chinoise à Johannesburg ainsi qu’une coopération entre les deux institutions en matière de supervision et d’échange d’informations afin de consolider le commerce bilatéral. La compensation et le règlement en yuan contribuera en effet à fluidifier et à réduire les coûts du commerce des biens et services entre le pays le plus industrialisé du continent et l’empire du milieu. La Reserve Bank sud-africaine avait donné en avril dernier son feu vert à l’utilisation du billet rouge comme monnaie de règlement et de réserve.

 

(Agence Ecofin)/

 

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0807-30455-l-afrique-du-sud-et-la-chine-signent-un-accord-sur-la-compensation-et-le-reglement-en-yuan


 


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16 - Afrique : l'activité économique des pays de la Zone Franc s'accélère en 2014

 

L'activité économique s'est accélérée au sein de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA), de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), souligne un communiqué publié à l'issue de la réunion annuelle des ministres des Finances de la zone franc, vendredi à Bamako. Dans la zone UEMOA qui regroupe huit pays, la croissance a été consolidée avec un taux de 6,8 % contre 5,8 % en 2013. Il est attendu cette année une croissance de 7,2 %, la CEMAC ( six pays) affiche un taux de 4,7 % contre 1,4 % en 2013, indique le communiqué. "En dépit des perspectives de croissance favorable, une vigilance particulière doit être exercée quant à l'évolution de la solde budgétaire et de l'endettement des Etats membres affectés par la chute des cours des matières premières et la dégradation de l'environnement sécuritaire", a souligné devant la presse le ministre malien de l'Economie et des Finances, M. Mamadou Igor Diarra.

 

L'insécurité, notamment dans la bande sahélo-saharienne, fait que des régions entières sont actuellement désertées par les investisseurs. Une situation qui, selon de nombreux experts, fait que des usines de production tournent au ralenti si elles ne sont pas fermées, entraînant un manque à gagner certain pour plusieurs pays. Dans leur communiqué final, les ministres, gouverneurs et présidents d'institutions régionales rappellent que leur présence au Mali, "en dépit des événements dramatiques qui y sont survenus", témoigne de "leur volonté de ne pas fléchir face au terrorisme". La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme sont, entre autres, les autres grands thèmes abordés au cours de la rencontre de Bamako où il a aussi été question "de solidarité, d'intégration économique".


 


Selon des experts, la France, principal partenaire économique de plusieurs pays présents à la réunion de Bamako, a donné des " assurances" sur l'avenir du franc CFA. Les participants ont examiné la problématique de la croissance durable, sous l'angle "des enjeux environnementaux et de la viabilité du financement du développement", dans la perspective de la "Conférence des parties" (COP21) prévue à Paris (France) du 30 novembre au 15 décembre 2015.

 

Les participants ont mis l'accent sur la nécessité pour l'Afrique subsaharienne de se présenter à ce rendez-vous avec "une ambition forte et partagée" en termes d'engagement contre les changements climatiques et d'obtention de financements pour l'atténuation et l'adaptation aux effets de ces perturbations environnementales. La question de l'endettement des pays de la zone a été aussi abordée à travers des critères de convergence et la réforme des dispositifs de surveillance multilatérale. En marge de la rencontre, la France a annulé 43 milliards de F CFA (86 millions USD) de dette monétaire à l'égard du Mali.

 

(Source : Xinhua )/ 11.04.2015

 

http://french.peopledaily.com.cn/n/2015/0411/c96852-8876890.html


 


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17 - L’Afrique francophone piégée par sa monnaie unique

 

Réunis à Paris le 3 octobre 2014, les responsables africains de la zone franc ont confirmé leur attachement à ce lien monétaire. Pourtant, l’écart grandit avec les pays disposant de leur propre devise et connaissant des alternances politiques sans intervention de l’ancienne puissance coloniale. Il révèle les entraves au développement que représente une monnaie unique sans mécanisme de solidarité ni politique harmonisée.

 

Par Sanou Mbaye, novembre 2014

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/MBAYE/50931



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18 - L’étrange zone CFA

 

Introduction/ Si vous êtes un entrepreneur désirant travailler avec les pays de la zone franc, ou opérer à partir d’un pays de la zone franc, vous devez savoir que le fonctionnement des échanges entre ces pays et la France a des particularités dont vous pouvez éventuellement tirer parti ou subir en fonction de votre situation. C’est par ailleurs un fonctionnement à connaitre car la plupart des pays d’Afrique subsaharienne francophone appartiennent à la zone franc.

 

Des particularités étranges

Naïvement, j’avais toujours pensé, que la zone du franc CFA était une zone monétaire comme celle de l’Euro par exemple, avec une banque centrale par pays et une super banque centrale qui chapeautait le tout, comme la Banque Européenne vis-à-vis de la Banque de France et des autres banques centrales des pays membres de la zone Euro. Mais, dès qu’on zoome sur la zone CFA, on remarque plusieurs curiosités et on comprend, qu’il s’agit d’un modèle différent.

 

 

UNE zone CFA ? Non DEUX !

 

Déjà, en fait il n’y a pas une zone CFA mais deux :

 

Carte Zones CFA

 

1- L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) avec :  Sénégal, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Cote d’Ivoire, Burkina Faso, Togo, Bénin qui relève de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO à Dakar) et qui utilise le franc de la Communauté Financière Africaine (XOF)

 

2- la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) avec : Tchad, RCA, Guinée Equatoriale, Cameroun, Gabon, Congo qui relève de la Banque centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC à Yaoundé) et qui utilise le franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale (XAF)

 

On note que le sigle CFA ne signifie pas la même chose partout et qu’en fait nous sommes face à des monnaies distinctes, CFA n’est pas le sigle qui désigne la monnaie de façon universelle, c’est un simple surnom, une sorte d’enseigne commerciale en quelque sorte, et bien qu’elles apparaissent comme une seule monnaie vu de la France, qu’elles aient la même parité, elles ne peuvent être utilisées  que dans leur zone propre. Par exemple un tchadien qui voyage chez ses voisins au Niger devra convertir ses FCFA XOF en FCFA XAF, et paiera une commission de change (in fine à la Banque de France en fait)

Enfin, il faut noter qu’au sein des zones CFA, les différents pays posent des barrières douanières, le fait d’appartenir à une même zone monétaire n’implique pas d’appartenir à une zone de libre échange à l’image de l’Europe, ce sont 2 concepts distincts.

 

 

Récapitulatif des zones CFA

 

Zone

Institut
d’émission

Code
Monnaie

Parité
Pour un Euro :

UEMOA

BCEAO

XOF

655,957

CEMAC

BEAC

XAF

655,957

 

 

Les relations avec la Banque de France

La BCEAO et la BEAC ne sont pas vraiment les équivalents d’une Banque Centrale gérant un espace monétaire comme l’est la Banque Européenne vis-à-vis de l’Euro par exemple. En réalité, ces 2 banques dites “Centrales” n’ont pas toute la souveraineté habituelle d’une banque centrale. En fait, elles relèvent toutes 2 de la Banque de France, elles ont un compte à la banque de France et chaque état membre des unions a un compte ouvert par le Trésor Public français auprès de la banque de France. (On verra plus loin comment ces comptes fonctionnent)

 

 

Les principes de fonctionnement

Depuis sa création en 1945, quatre principes sont supposés régir le fonctionnement de la zone CFA :

1- Fixité des changes FCFA Euro

2- Libre convertibilité entre XOF/XAF et Euro

3- Libre transférabilité des capitaux de la zone CFA vers la France

4- Principe des comptes d’opérations (Centralisation des changes)

 

 

Les CFA arrimés à l’Euro

On note déjà que la fixité des taux avec l’Euro est inhabituelle, une monnaie d’un espace monétaire standard fluctue vis-à-vis des autres monnaies en fonction des échanges (de biens, de services, de capitaux) qui s’opèrent entre elle et des pays d’autres zones monétaires. Ici ce n’est pas le cas, le CFA est arrimé à l’Euro et il suit donc les fluctuations de l’Euro vis-à-vis des autres monnaies, si l’Euro s’apprécie par rapport au Dollar, le CFA s’apprécie de même et les produits exportés par les pays des zones CFA vers les USA deviennent plus coûteux pour les américains etc.

 

On déduit donc que ces pays sont par ricochet accrochés à la zone Euro en termes de la valeur relative de leur monnaie, ce qui est peu réaliste compte tenu de la différence de niveau de développement. En effet une communauté monétaire se fonde sur une relative homogénéité, ou au moins complémentarité des économies de cette communauté.

Les principes 2 & 3 signifient qu’en termes d’échange monétaire, il n’y a pas de contrôle de change entre un pays d’une quelconque zone CFA et la France ni entre les pays d’une même zone CFA.

 

Il faut toutefois noter que la convertibilité est limitée aux transferts bancaires entre la France et l’un quelconque des pays d’une des zones CFA. Par contre, les billets ne sont pas convertibles et il n’y a pas de convertibilité entre les zones UMEOA et CEMAC.

 

Ainsi, une entreprise française aura beaucoup de facilités pour travailler avec des pays de la zone franc : pas besoin de devises, transfert de capitaux sans entrave entre le pays d’une zone CFA et la France (notamment rapatriement aisé des bénéfices). Les mêmes règles s’appliquent pour les échanges entre les pays de l’UEMOA d’une part et pour les échanges entre les pays de la CEMAC d’autre part, mais encore une fois, pas entre un pays de l’UEMOA et un pays de la CEMAC.

 

 

Architecture des zones

 

Schema_Changes_CFA

 

Donnez moi votre montre, je vous dirai l’heure

Le principe 4 est le plus technique. D’abord, il faut préciser que la banque de France ouvre d’une part un compte pour chaque banque centrale (Un pour la BCEAO et un pour la BEAC), d’autre part un compte pour chacun des états membres des zones.

 

Voila comment cela fonctionne : lorsqu’un pays de la zone CFA exporte vers un autre pays que la France, il récolte des devises qui alimentent la Banque Centrale considérée. Et cette banque Centrale a alors obligation de transférer sur son compte ouvert à la Banque de France au moins 50 % de ses rentrées de devises. (A la création des zones CFA, la règle était 100 %, puis une première réforme en 1973 a ramené l’obligation à 65 %, puis 50 % depuis 2005).

 

A ce jour donc, c’est la Banque de France qui gère 50 % des devises des pays des zones franc. Si par exemple, vous exportez des vêtements vers les USA à partir du Cameroun, pour un montant de 50000 USD, 25000 USD devront être transférés par la BEAC à la Banque de France.

Pourquoi cela me demandez-vous ?  Et bien officiellement, en échange d’une garantie par la France, de convertibilité du CFA en Euro !

 

En pratique, la Banque de France place les devises présentent sur les comptes principalement en obligations d’état émises par la France et d’autre part ces devises sont utilisées pour racheter du CFA qui en vertu du principe de libre transférabilité vu plus haut a tendance à revenir vers la France … On voit alors les banques centrales africaines, racheter leur propre monnaie avec leurs propres devises afin de maintenir le taux de parité vis-à-vis de l’Euro …

 

Enfin, il faut préciser que les instances de gouvernance et d’exécution de tout ce système (Conseil d’Administration, de surveillance, …) incluent des représentants de l’état français qui possèdent un droit de veto et qui sont payés pour préserver les intérêts de leur pays (Ce qu’on ne saurait leur reprocher par ailleurs).

 

 

Conclusion & conséquences

L’observation du fonctionnement des zones francs montre que les pays qui y participent auront tendance à avoir moins de capitaux disponibles sur le marché financier local, en clair, qu’il sera plus difficile à l’entrepreneur local de trouver des crédits sur le marché bancaire de son pays. Ensuite l’exportation des produits locaux sera handicapée à cause de l’arrimage de la monnaie à l’Euro.

Donc si votre business demande des capitaux et ou si vous envisagez d’exporter, vous devrez prendre soin d’anticiper les difficultés très soigneusement. Éventuellement, tournez-vous vers le financement participatif (ou crowdfunding). Par contre si vous avez développé un business local rentable, et que vous voulez jouir de votre argent en Europe, pas de problème, vous aurez toute facilité pour y rapatrier votre argent !

 

Billet publié dans Economie Financement Marché et taggé avec BCEAO BEAC CEMAC

 

http://business-en-afrique.net/etrange-zone-cfa/


 


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19 - Idriss Déby appelle les pays africains à se débarrasser du Franc CFA

 

Le Président tchadien, Idriss Déby, a fait parler de lui en faisant une proposition pour le moins inattendue. Il demande aux pays africains de quitter la zone Franc CFA pour créer leur propre monnaie unique. Lors de la célébration du 55ème anniversaire de l’indépendance du Tchad, ce mardi, le Président tchadien a fait parler de lui, en prenant à bras le corps des sujets sensibles. Après une sortie très médiatisée sur sa stratégie de guerre contre Boko Haram, Idriss Déby a abordé un sujet économique jusque-là évité par plusieurs dirigeants du continent : celui du Franc CFA.

 

S’exprimant sur le FCFA, le Président tchadien ne mâche pas ses mots. « Il y a aujourd’hui le FCFA qui est garanti par le trésor français. Mais cette monnaie, elle est africaine. C’est notre monnaie à nous. Il faut maintenant que réellement dans les faits cette monnaie soit la nôtre pour que nous puissions, le moment venu, faire de cette monnaie une monnaie convertible et une monnaie qui permet à tous ces pays qui utilisent encore le FCFA de se développer. Je crois que c’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre ».

 


« Les clauses économiques entre la France et l’Afrique sont dépassées »

Idriss Déby continue sur un ton austère, fustigeant des clauses économiques entre l’Afrique francophone et la France. Des clauses qu’il juge dépassées. « L’Afrique, la sous-région, les pays africains francophones aussi, ce que j’appelle la coopération monétaire avec la France, il y a des clauses qui sont dépassées. Ces clauses-là, il faudra les revoir dans l’intérêt de l’Afrique et dans l’intérêt aussi de la France. Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas, ces clauses ne permettront pas de se développer avec cette monnaie-là ». Convaincu par ses idées, Idriss Déby appelle les Africains à prendre leur courage à deux mains. « On n’a pas besoin de chercher midi à 14 heures. Nous allons continuer à cœur l’amitié avec la France. Mais il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper un cordon qui empêche l’Afrique de décoller ».

 

Selon le Président tchadien « ce n’est pas une question cadeau. Aucun chef d’Etat, aucun ministre, aucun Africain ne doit faire de cette question une question cadeau. On se pose pas la question, c’est notre monnaie ». Et à Idriss Déby de s’interroger : « Pourquoi cette monnaie n’est pas convertible ? Pourquoi tous les échanges passent par la banque centrale de la France ? Qu’est-ce que nous gagnons en mettant nos ressources dans des comptes d’opérations ? Quel est le taux d’intérêt que nous gagnons ? Le Président tchadien ne s’arrête pas là. Il adopte un ton satirique, frisant même le ridicule. « Le Franc CFA c’est aujourd’hui du papier. En deux ans, ça devient du chiffon. On ne peut même pas l’utiliser ». Les propos d’Idriss Déby Itno plairont-ils à la France et aux puissances occidentales ? Soulignons que cette même question avait coûté très cher à Mouammar Kadhafi, ex président de la Libye, dans son obsession de doter de l’Afrique d’une monnaie unique.

 

vendredi 14 août 2015 / par Cheikh DIENG

 

http://www.afrik.com/idriss-deby-appelle-les-pays-africains-a-se-debarrasser-du-franc-cfa


 


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Avis des internautes

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