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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 19/06/2016 à 01:43:26
AFRIQUE/ ECONOMIE/ INDUSTRIES/ INFRASTRUCTURES/ TECHNOLOGIES : nouvelles données, nouvelles approches et nouvelles réalités sur le développement du continent



 

0.1 – « L’Afrique/ destination de prédilection des investisseurs : En raison de la  hausse des coûts de production en Asie, nombreux sont les fabricants à se tourner vers l’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda. La Chine, la Turquie et l’Inde sont aujourd’hui les principaux employeurs du secteur manufacturier en Afrique. Mais le made in Ethiopia pourrait-il remplacer le made in China ? L’exemple de l’usine chinoise Huajian installée depuis 2012 dans la zone industrielle de la banlieue d’Addis-Abeba, semble en être la preuve. L’usine a généré des bénéfices dès sa première année de production et compte recruter davantage de main-d’œuvre pour atteindre trente mille employés dans le cadre d’un projet d’investissement de deux milliards de dollars. Mais si l’Afrique  souhaite se positionner comme la nouvelle usine du monde, elle devra cependant s’en donner les moyens. »

 

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0.2 – « L’Afrique a besoin d’industries agroalimentaires : Il faut stimuler la croissance dans les secteurs et zones dans lesquels les populations pauvres vivent et travaillent. L’agriculture emploie encore 60 à 70% de la population active mais ne représente que 20% de la valeur ajoutée totale. La productivité du secteur agricole reste largement insuffisante malgré l’engagement résolu des pays africains à changer la donne. Il est donc essentiel de soutenir les petits exploitants en leur donnant accès à des technologies modernes, des services financiers adaptés et un meilleur accès aux marchés. Le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire devrait représenter près de 1000 milliards de dollars d’ici 2030, un fait que le continent doit exploiter.

Le Kenya est désormais le troisième exportateur mondial de fleurs coupées et cette activité emploie plus de 500 000 personnes. Selon le Bureau national des statistiques du Kenya, la filière floricole a exporté 135 601 tonnes en 2014 et représente 1,3 point de PIB national. »

  

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0.3 – « Afrique/ Industrialisation/ Le frein énergétique : Parfois la transformation sur place de matières premières n’est pas la solution la plus adaptée, rappelle Henri-Bernard Solignac Lecomte, directeur de l’unité Europe, Moyen-Orient, Afrique du Centre de développement de l’OCDE. Il cite l’exemple du Chili, qui a fait le choix de vendre son cuivre brut mais « a réinvesti les revenus de cette rente dans les industries du bois et de la pâte à papier et l’élevage de saumon, au point de concurrencer la Norvège et l’Ecosse ». La transformation de minerai, forte consommatrice d’énergie, n’est pas partout un choix rationnel. Surtout dans les régions qui n’ont pas encore réalisé leur interconnexion électrique et souffrent d’un déficit énergétique chronique, qui force déjà les industries qui le peuvent à investir dans leurs propres capacités (construction de centrales). Luis Padilla, du Centre de développement de l’OCDE également, cite l’exemple du Botswana, « qui a besoin de multiplier par 600 ses capacités actuelles de production énergétique pour réaliser son potentiel de transformation industrielle ». »

 

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1 - L’Afrique : destination de prédilection des investisseurs

 

Fait exceptionnel pour un continent exportateur net de matières premières, la croissance est toujours au rendez-vous en Afrique. Au cours des deux dernières décennies, un bon nombre de pays africains ont démontré qu’ils pouvaient maintenir une trajectoire de croissance forte et surmonter  « la malédiction des ressources naturelles ». En dépit de facteurs externes défavorables, les pays africains entendent en effet bien prouver qu’ils sont capables de s’adapter à la chute des cours des matières premières et de générer une croissance économique pérenne et inclusive en diversifiant leur économie, en stimulant la productivité et en adoptant des politiques en faveur des pauvres. Tendance encourageante : dans le dernier rapport Doing Business, cinq pays africains occupaient les dix premières places du classement mondial 2013-14 des économies les plus réformatrices.

 

Aujourd’hui, l’Afrique est le continent qui attire le plus d’investisseurs après l’Amérique du Nord, ces derniers s’intéressant à d’autres marchés que le trio habituel constitué par l’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya. Or, la hausse des investissements et une plus forte industrialisation sont autant de facteurs qui permettront au continent de créer des emplois et faire reculer la pauvreté.

 

La région peut se targuer d’avoir attiré un montant record d’investissements directs étrangers (IDE), ces derniers représentant 60 milliards de dollars, soit cinq fois plus qu’en 2000. L’investissement direct étranger en provenance de Chine a par exemple augmenté de 3,5 milliards de dollars en 2013 et la plupart des pays africains en ont bénéficié.  Dans un pays comme l’Ethiopie, le montant total des IDE a représenté pas moins de 2% du PIB. Les investissements entre pays africains sont eux aussi  en hausse, créant un cercle vertueux permettant d’attirer davantage d’IDE. Au cours des dix dernières années, la part des investisseurs africains dans les projets financés par des IDE a ainsi presque triplé, passant de 8% en 2003 à 22,8% en 2013.

 

Pourquoi cet engouement ? La raison est simple : le monde entier a le regard tourné vers l’Afrique, son milliard d’habitants et sa classe moyenne émergente. Bonne nouvelle : les investisseurs s’intéressent à d’autres secteurs que celui des matières premières, les services financiers, la construction et l’industrie manufacturière représentant par exemple  aujourd’hui 50% des IDE en provenance de la Chine. Et les industriels prennent conscience que l’Afrique a le potentiel de devenir « l’usine du monde ».

 

En raison de la  hausse des coûts de production en Asie, nombreux sont les fabricants à se tourner vers l’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda. La Chine, la Turquie et l’Inde sont aujourd’hui les principaux employeurs du secteur manufacturier en Afrique. Mais le made in Ethiopia pourrait-il remplacer le made in China ? L’exemple de l’usine chinoise Huajian installée depuis 2012 dans la zone industrielle de la banlieue d’Addis-Abeba, semble en être la preuve. L’usine a généré des bénéfices dès sa première année de production et compte recruter davantage de main-d’œuvre pour atteindre trente mille employés dans le cadre d’un projet d’investissement de deux milliards de dollars. Mais si l’Afrique  souhaite se positionner comme la nouvelle usine du monde, elle devra cependant s’en donner les moyens.

 

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_ L’Afrique a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée. Dans les vingt prochaines années, l’Afrique subsaharienne comptera plus de main-d’œuvre que l’ensemble du reste du monde. Comment peut-elle tirer parti de ce dividende démographique ? Cette nouvelle population en âge de travailler devra pouvoir accéder à des emplois bien rémunérés. Il faudra pour cela investir davantage dans l’éducation afin d’offrir aux jeunes une formation adaptée aux attentes du marché.

 

Conscients de cette carence, les institutions et les pays africains redoublent donc d’efforts afin de renforcer leurs capacités technologiques, d’orienter plus d’étudiants vers les filières scientifiques et technologiques et accorder plus d’importance à l’enseignement des sciences et des mathématiques de l’école à l’université. Le ratio de scientifiques et de chercheurs au sein de la population du continent subsaharien est de 79 pour un million d’habitants comparé à la moyenne mondiale de 1081 pour un million.  De même, seuls 22% des diplômés africains sortent aujourd’hui de l’université avec un diplôme en sciences, technologies, ingénierie ou en mathématiques (ce qu’on appelle les filières STEM) contre un ratio de 40% en Chine !

 

La Banque mondiale contribue par exemple à la création de 19 centres régionaux d’excellence pour la recherche et l’éducation supérieure en Afrique centrale et de l’Ouest, afin de doter les jeunes africains des compétences nécessaires au maintien de la croissance économique. Et d’autres projets de ce type sont en cours de préparation. Le Sénégal, le Rwanda et l’Ethiopie se sont par exemple associés ce mois-ci à des chefs d’entreprises pour lancer un fonds régional pour l’innovation qui va soutenir financièrement 10 000 scientifiques. La formation professionnelle doit, elle aussi, répondre aux exigences du secteur privé et on pourrait par exemple envisager de créer des usines pilotes pour la formation professionnelle et de mieux intégrer l’industrie dans les écoles.  

 

 

_ L’Afrique doit offrir un environnement plus propice à l’investissement. Cela impliquera  non seulement de réduire les coûts de transport et de distribution d’énergie mais aussi d’éliminer les barrières commerciales formelles et informelles ; de rendre le marché du travail plus souple et de faire marcher la concurrence. Au cours des cinq dernières années, le Rwanda, qui ne dispose pourtant pas d’importantes ressources naturelles, a réussi à tripler le montant des IDE à destination du pays en misant notamment sur une amélioration de son cadre règlementaire.   

Bien que les échanges commerciaux aient connu une croissance annuelle de 10% depuis 2000, l’activité économique de l’Afrique subsaharienne ne représente que 2% des échanges mondiaux. L’entrée en vigueur d’ici 2017 de l’accord général de libre-échange et d’un marché unique de transport aérien au sein des pays de l’Union africaine devrait placer l’intégration régionale et les échanges commerciaux au centre de la stratégie de développement du continent.

 

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_ L’Afrique a besoin d’infrastructures. Si l’Afrique est perçue comme la destination phare des investisseurs, elle devra cependant s’atteler à réduire son déficit en infrastructures : une tâche gigantesque ! Pour combler ce déficit, le continent devra débourser 93 milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie, selon les estimations. Sans routes, sans accès pour tous à l’électricité et aux technologies de l’information et de la communication, le continent ne pourra pas concurrencer les autres régions du monde. L’Afrique subsaharienne pâtit de son manque d’intégration au commerce mondial, ses camions de marchandises n’avançant parfois pas plus vite qu’un attelage tiré par des chevaux, et ses grands ports étant constamment embouteillés.

Or, avec la hausse des volumes d’échanges, le trafic de container devrait augmenter en moyenne de 6 à 8% au cours des trente prochaines années selon la Banque africaine de développement, un fait sur lequel l’Afrique devrait capitaliser.

 

Reste que le principal défi est le manque d’accès à l’électricité. Les coupures fréquentes d’électricité coûteraient à l’économie africaine entre 1 et 4 points de pourcentage de PIB. Et seul un Africain sur trois a accès à l’électricité (quant à ceux qui y ont accès, ils paient jusqu’à sept fois plus que les consommateurs des autres continents).  La comparaison avec la Chine est lourde d’enseignements : on estime ainsi que l’investissement de la Chine en capital fixe serait à l’origine de 50% de la croissance chinoise de ces dernières décennies. Deux tiers des routes en Chine sont aujourd’hui bitumées contre un tiers au Sénégal et seulement 7% au Kenya.

 

Autre facteur à prendre en compte : le fait que la concentration actuelle des investissements sur le court terme illustre la réticence des investisseurs à s’engager dans des secteurs comme les infrastructures dans lesquels le retour sur l’investissement est étalé sur de longues périodes. Paradoxalement, le retour sur investissement est plus élevé en Afrique que dans les autres pays en développement. À ce jour, les banques multilatérales de développement représentent 5 à 10% de l’ensemble des dépenses annuelles d’infrastructures.

 

 

_ L’Afrique a besoin d’industries agroalimentaires.  Il faut stimuler la croissance dans les secteurs et zones dans lesquels les populations pauvres vivent et travaillent. L’agriculture emploie encore 60 à 70% de la population active mais ne représente que 20% de la valeur ajoutée totale. La productivité du secteur agricole reste largement insuffisante malgré l’engagement résolu des pays africains à changer la donne. Il est donc essentiel de soutenir les petits exploitants en leur donnant accès à des technologies modernes, des services financiers adaptés et un meilleur accès aux marchés.

 

Le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire devrait représenter près de 1000 milliards de dollars d’ici 2030, un fait que le continent doit exploiter. Le Kenya est désormais le troisième exportateur mondial de fleurs coupées et cette activité emploie plus de 500 000 personnes. Selon le Bureau national des statistiques du Kenya, la filière floricole a exporté 135 601 tonnes en 2014 et représente 1,3 point de PIB national. Toutefois, plus d’un demi-million de Kenyans entrent chaque année sur le marché du travail, ce qui nécessite des créations d’emplois massives.

 

Les gouvernements éthiopiens et chinois, le Groupe de la Banque mondiale, la Banque chinoise de développement et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) se sont associés pour organiser le « Forum investir en Afrique » qui s’est tenu les 30 juin et 1er juillet à Addis-Abeba. Objectif ? Accroître et  promouvoir des investissements durables sur le continent. À cette occasion, décideurs politiques, partenaires au développement et investisseurs privés locaux et étrangers ont réfléchi ensemble à la stratégie à adopter pour booster les investissements.  

La solution n’est pas si compliquée que cela mais nécessite de bâtir de forts partenariats entre les États et le secteur privé,  les pays africains, leurs voisins et les autres régions du monde, et entre l’Afrique et ses partenaires au développement. Ensemble, nous pouvons faire de l’Afrique la destination de prédilection des investisseurs.  Il est temps de passer à l’action. 

 

30 juin 2015/ Makhtar Diop, Yuan Li, Li Yong, H.E. Ato Ahmed Shide China Daily

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/opinion/2015/06/30/africa-still-poised-to-become-the-next-great-investment-destination


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2 - Éthiopie/ Grands travaux : ce barrage pharaonique qui fâche

 

Il sera le plus grand barrage d'Afrique, mais "le barrage de la Renaissance" a longtemps dû compter avec la colère des descendants de Ramsès et de Thoutmôsis. Cette immense centrale de 6 000 MW est construite sur le Nil Bleu, un des deux affluents du fleuve qui fertilise depuis la nuit des temps les terres égyptiennes et garantit leur richesse. Addis-Abeba réalise ainsi un vieux rêve.

 

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_ Un ouvrage de 175 mètres de haut

L'emplacement actuel de la centrale hydroélectrique près de la frontière avec le Soudan avait en effet déjà été étudié par les États-Unis lors d'études publiées en 1956 et en 1964. Le manque de financement et les problèmes politiques en Éthiopie ont longtemps repoussé cette initiative aux calendes… grecques. En 2009, le gouvernement décide toutefois de relancer ce projet et deux ans plus tard la société italienne Salini Impregilo est chargée de la construction du plus grand barrage africain d'une longueur de 1 800 mètres et d'une hauteur de 175 mètres. Le groupe milanais dispose de 78 mois pour finir ce chantier. Les bailleurs de fonds internationaux ont refusé de financer les 4,8 milliards de dollars de ce projet en raison du refus d'Addis-Abeba d'étudier son impact environnemental. L'État a donc choisi de prendre à sa charge cette centrale.

 

 

_ Un financement diversifié

La Banque éthiopienne de développement a également émis des bons du Trésor pour encourager la population à soutenir ce programme ambitieux. La Chine aurait, pour sa part, fourni 1,8 milliard de dollars pour garantir l'achat des turbines et des systèmes électriques. Ce barrage va permettre au second pays le plus peuplé d'Afrique de ne plus souffrir des perpétuelles coupures d'électricité qui paralysent l'ensemble des villes et des villages. Les mégawatts produits permettront également de développer l'irrigation des terres arables.

L'État « pourra en outre exporter de l'électricité dans toute la région, car les besoins sont importants dans les pays proches », résume Lassina Touré, le directeur général de Total Éthiopie. Des experts ont calculé que la vente à l'étranger de l'énergie produite par le Nil Bleu pourrait rapporter 730 millions d'euros par an aux caisses publiques.

 

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_ Des garanties à l'Égypte

L'Égypte a toutefois toujours été opposée à ce projet. Pour justifier son opposition, Le Caire met en avant les deux traités qui lui donnent des droits sur le fleuve de 6 700 kilomètres de longueur. Le premier conclu avec la Grande-Bretagne en 1929 et le second paraphé par le Soudan trente ans plus tard attribuent à l'Égypte les deux tiers des ressources en eau ainsi qu'un droit de veto sur tous les projets concernant le cours d'eau. En 1999, dix pays riverains du Nil ont signé l'initiative du Bassin du Nil (IBN) afin de mettre en place une plateforme d'échange. Mais en 2010, six nations de l'amont du fleuve (l'Éthiopie, le Burundi, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda) décident de franchir le Rubicon en paraphant un nouvel accord qui met fin de facto au droit de veto du Caire. Longtemps silencieuse, l'Égypte a choisi de passer à l'offensive en apprenant la construction du barrage de la Renaissance.

 

En son temps, l'ancien président, Mohamed Morsi, avait déclaré que « toutes les options étaient ouvertes » pour défendre les intérêts de son pays. « Si une seule goutte du Nil est perdue, notre sang sera la seule alternative », avait menacé l'ex-leader des Frères musulmans. Son successeur, Abdel Fattah al-Sissi, semble être moins sur ce tempo depuis que l'Égypte a reçu des garanties selon lesquelles le barrage ne modifierait pas sa part des eaux du Nil. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Éthiopie est en passe de réussir un challenge que beaucoup pensaient irréalisable.

 

Le Point Afrique/ Publié le 25/05/2016/ Modifié le 25/05/2016 / Par notre envoyé spécial à Addis Abeba, Frédéric Therin

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/grands-travaux-ethiopie-ce-barrage-pharaonique-qui-fache-25-05-2016-2042029_2258.php


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3 - Algérie/ Infrastructure : L’Algérie lancera en 2016 “le plus grand projet depuis l’indépendance du pays”

 

C’est le Premier ministre, Abdelmalek Sellal qui l’a annoncé en personne : “l’Algérie lancera en 2016 le plus grand projet depuis l’indépendance du pays”. Il s’agit d’un nouveau Port commercial de la région centre du pays qui sera situé entre les villes de Cherchell (Tipaza) et de Ténès (Chlef).

 

“On va réaliser ce port, considéré comme l’un des plus grands projets de l’Algérie, en 2016”, a expliqué mercredi Sellal lors de 18ème tripartite (gouvernement-patronat-UGTA) organisée à Biskra, au sud-est du pays. Ce futur port devra sera équipé d’une immense zone industrielle qui permettra à l’Algérie de booster sa production nationale, annonce également le Premier ministre d’après lequel grâce à ce futur projet, l’Algérie pourra, entre autres, acheminer les marchandises “vers l’Afrique après son raccordement aux axes autoroutiers”.  


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Ce nouveau port du centre devrait s’étendre sur une superficie de plus de 1.000 hectares et sera accompagné d’une zone logistique s’étalant sur 300 hectares, précise Sellal  selon lequel  les travaux de réalisation nécessiteront un investissement de près de 200 milliards de DA, à savoir plus de deux milliards de dollars.

Les financements pour la réalisation de cette infrastructure d’envergure, qui devra être réalisée en 3 étapes dans un délai de 10 ans, ne seront pas supportés par l’Etat, promet le Premier ministre. Le ministère des Transports étudie actuellement les modes de financement possibles sans pour autant recourir au Trésor public, tente de rassurer le chef de l’exécutif qui n’a fourni aucune précision détaillée au sujet des sources de financement de ce nouveau méga-projet.

 

Eco-Business, Une octobre 14, 2015octobre 14, 2015Abdou Semmar

 

http://www.algerie-focus.com/2015/10/infrastructurelalgerie-lancera-le-plus-grand-projet-depuis-lindependance-du-pays/


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4 - Côte d’Ivoire : la Chine va construire un stade "olympique" de 60.000 places à Abidjan

 

Abidjan (Côte d’Ivoire) - Un stade "olympique" d’une capacité de 60.000 places, don de la Chine, sera construit à Abidjan à partir de 2016 en vue de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football de 2021, a-t-on appris jeudi de source officielle. "Don de la République populaire de Chine", le stade "olympique" d’Ebimpé, une enceinte "moderne de 60.000 places assises" permettra d’accueillir "des compétitions de haut niveau d’athlétisme, de football et de rugby", d’après un communiqué publié à l’issue du conseil des ministres mercredi.



Une cité "olympique" sera également construite autour du stade, bâti sur une superficie de 20 hectares dans la commune d’Anyama, au nord d’Abidjan, a indiqué à l’AFP le service de communication du ministère des Sport. Les travaux, d’une durée de 24 mois débuteront en janvier 2016, selon le communiqué du gouvernement. "Le stade olympique est un don de la Chine, la Côte d’Ivoire n’aura que l’espace à mettre à disposition", a réagi le service communication du ministère des Sports, se félicitant de "l’aboutissement d’un projet de développement du sport" à travers "la construction d’infrastructures de
qualité".



L’édification de ce stade est liée à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021 de football (CAN-2021), confiée à la Côte d’Ivoire. Abidjan, qui fait partie des sites retenus, ne dispose pour l’instant que d’un seul stade répondant aux normes internationales. Rustique, le stade Houphouët-Boigny, construit avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire (1960), comporte deux tribunes latérales couvertes et des virages sans toits. Il a une capacité de 35.000 places. Les autres sites sont San Pedro (sud-ouest), Korhogo (nord), où de nouveaux stades seront construits. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé par le gouvernement pour ces enceintes. Pour Bouaké (centre), dernier site choisi, "le stade de la paix", d’une capacité de 25.000 places, sera réhabilité. Il avait été construit pour la CAN-1984, disputée en Côte d’Ivoire.

La Chine est de plus en plus présente en Côte d’Ivoire, où ses entreprises construisent actuellement le plus grand barrage hydroélectrique du pays, à Soubré, ainsi qu’une autoroute reliant Abidjan à la frontière ghanéenne.

jlf/jf/gca/ Publié le jeudi 23 avril 2015/ AFP

 

http://news.abidjan.net/h/549856.html


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5 - Afrique : la montée en puissance de banques locales redistribue les cartes

 

Abidjan - En Afrique, dans un paysage bancaire en pleine ébullition, la fulgurante expansion de groupes issus du continent vient bousculer des acteurs européens implantés de longue date, alors que ce secteur s'apprête à décoller. Les analyses économiques estiment que la banque sera l'un des plus forts gisements de croissance de l'Afrique, aujourd'hui région la moins bancarisée du monde avec moins de 20% de la population disposant d'un compte en banque (Afrique subsaharienne hors Afrique du Sud).


"C'est un secteur qui s'est bien porté ces dernières années et qui a su dégager des marges intéressantes, avec des taux de croissance annuelle de 12% car l'industrie s'est concentrée sur des poches d'activités rentables comme les clients fortunés, les grandes entreprises et les Etats", explique Georges Ferré, du cabinet de conseil Roland Berger. "Pour continuer à créer de la croissance il va falloir aller plus loin et servir de nouveaux clients", PME et classe moyenne, prévient-il. A la clé : un doublement des revenus dans les cinq prochaines années pour le secteur, soit entre 15 et 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire, selon l'étude de Roland Berger sur l'industrie bancaire en Afrique.


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Qui profitera de cette manne ?
"Les banques françaises n'ont pas la même agilité sur le terrain pour aller chercher ces typologies de clients qu'elles connaissent moins bien que certains acteurs locaux", souligne Georges Ferré. Société Générale, très implantée en Afrique francophone, vient de dévoiler ses ambitions sur le continent: ouverture de 50 à 70 agences par an, acquisitions ciblées...


Autre groupe français à afficher des ambitions africaines mais avec une présence plus marginale, BPCE a réaffirmé récemment son intention d'y réaliser des acquisitions. BNP Paribas, discrète sur sa stratégie africaine, a quant à elle réorganisé son état-major africain et maintenu un rythme d'ouverture d'agences soutenu ces dernières années. Mais l'environnement est très compétitif: "en Afrique francophone, les banques marocaines aujourd'hui se substituent petit à petit aux banques françaises", indique Jean-Marc Velasque, du cabinet Nouvelles Donnes.


Ainsi trois banques marocaines, Attijariwafa, la BMCE et la Banque centrale populaire (BCP), détiennent près du tiers (30%) des agences de la zone, quand BNP Paribas et SocGen sont autour de 15%, selon Nouvelles Donnes. "C'est une stratégie du royaume d'étendre les banques et plus largement les entreprises marocaines vers l'Afrique. Entre 2007 et 2014, on est passé d'une présence de témoignage des acteurs marocains à une présence de leadership", estime M. Velasque. Cette expansion repose sur des rachats: Attijariwafa a acquis des filiales de Crédit Agricole, BMCE a repris Bank of Africa et BCP a mis la main sur la Banque Atlantique, sur laquelle s'était aussi positionnée la française BPCE.


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- Expansion au détriment de la rentabilité -
"Outre les rachats d'établissements, ces banques mènent des politiques d'expansion de leur parc d'agences plutôt agressives", note Jean-Marc Velasque. Attijariwafa, née d'une fusion en 2004, est ainsi devenue la première banque d'Afrique francophone en termes d'agences, et y talonne les banques françaises en termes de revenus, tirant 25% de son chiffre d'affaires hors du Maroc.


A l'est du continent, si la britannique Barclays et la sud-africaine Standard Chartered restent les plus grands réseaux, des acteurs nigérians, comme UBA, ou panafricains, comme le géant Ecobank, poussent les feux. Ecobank, fondé au Togo, et dont le premier actionnaire est depuis quelques mois une banque qatarienne, a triplé de taille ces sept dernières années, passant de 400 agences en 2007 à un peu plus de 1200 aujourd'hui. Sur les 350 banques africaines suivies par Nouvelles Donnes, la moitié a vu son actionnariat changer depuis 2007.

"En quelques années, il y a eu une consolidation des positions. En Afrique francophone, neuf établissements bancaires possèdent aujourd'hui à eux seuls les 3/4 des agences bancaires", relève Jean-Marc Velasque. Cette expansion se fait toutefois au détriment de la rentabilité, prévient-il. Un point que confirme George Ferré, qui estime que les banques devront trouver un modèle opérationnel efficace afin de préserver leurs marges.

sr/cb/els/jhd/ Publié le mardi 21 avril 2015/ AFP

 

http://news.abidjan.net/h/549611.html


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6 - Les travaux du plus grand projet d’énergie solaire d’Afrique de l’Est d’un coût de 19 millions de dollars lancés en Ouganda

 

Une représentation du ministère ougandais de l’énergie a rejoint les investisseurs et développeurs d’énergie durable (Eren) Renewable energy « Eren Re » et Access power pour marquer le lancement du plus grand projet d’énergie solaire d’Afrique de l’Est, à Soroti, en Ouganda. Ils ont été rejoints par des ambassadeurs de l’Union européenne et des Pays-Bas en Ouganda, des représentants des banques de développement allemande et néerlandaise KfW et Fmo, et des dignitaires locaux, indique starafrica.com.

 

La centrale photovoltaïque solaire de 10 mégawatts (Mw), d’un coût de 19 millions de dollars est détenue et exploitée par Access Uganda Solar Ltd, un partenariat entre Eren Re et Access power. Elle devrait être opérationnelle et reliée au réseau national en juillet 2016, et alimenter en électricité propre, sobre en carbone et durable 40 000 foyers et entreprises. C’est également la plus grande centrale solaire financée par des fonds privés en Afrique sub-saharienne, en dehors de l’Afrique du Sud. Pour Reda El Chaar, PDG d’Access : « la mise en route du projet aujourd’hui est un jalon important pour Access power et son actionnaire Eren Re, pour l’Ouganda et pour le développement en Afrique.

 

C’est uniquement en travaillant ensemble que nous pourrons imprimer un réel changement et répondre au besoin urgent d’électrification d’un nombre aussi élevé de personnes. Notre société apporte l’innovation, le savoir-faire et la détermination pour chacun des projets sur lesquels nous travaillons, et nous sommes particulièrement fiers de Soroti et de chaque participant à ce projet ». Christophe Fleurence, vice-président de la promotion des activités en Afrique chez Eren Re se réjouit en ces termes : « nous sommes heureux d’entamer la construction du premier projet coélaboré sur le continent africain avec notre partenaire Access power, en particulier dans le cadre d’un programme aussi prometteur et judicieux.

 

Le large appui politique international dont a bénéficié ce projet, qui est inédit en Ouganda et dans la région, qui a été manifesté lors de la cérémonie d’inauguration, souligne la ferme volonté de repousser les limites dans la production d’énergie. Eren Re, un investisseur dans les énergies renouvelables et un producteur d’énergie indépendant de longue date, entend bien éclairer de nombreux autres endroits en Afrique et des marchés émergents plus globalement, et ce aussi efficacement qu’il l’a fait à Soroti ».


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La société espagnole TSK group a remporté le marché d’ingénierie, achat et construction (EPC) et sous-traitera une partie des travaux à des entreprises locales. La main-d’œuvre locale sera recrutée pour la phase de construction, et les maîtres d’ouvrage recruteront et formeront également des ingénieurs pour exploiter la centrale. Ce projet a été financé aussi bien par un endettement que par des fonds propres, le prêt avec créance privilégiée ayant été consenti par Fmo, la banque néerlandaise de développement, et le fonds d’infrastructure de l’Afrique nouvelle (Eaif).

 

Le volet financier du projet a été conclu en un temps record, fournissant une étude de cas intéressante et facilement transposable pour la mise en œuvre rapide d’un projet de production d’énergie renouvelable mené par des promoteurs privés en Afrique. La cérémonie a eu lieu sur le site de la centrale solaire de Soroti, à 300 kilomètres au nord-est de la capitale ougandaise, Kampala. Elle a rassemblé les chefs de la communauté locale ainsi que des dignitaires nationaux, et elle s’est conclue symboliquement par le premier coup de pioche et la pose de la première pierre, suivis par des discours de clôture.

 

Après le discours d’ouverture de Stéphane Bontemps, directeur du conseil d’administration, le personnel d’Access power a reçu les dernières informations concernant le calendrier de construction de la centrale. Ensuite, les invités ont obtenu des informations concernant le programme Get Fit, un programme d’appui spécialisé pour des projets d’énergie renouvelable. Le projet de Soroti est la première centrale solaire qui est conçue dans le cadre du programme Get Fit, en partenariat avec le gouvernement ougandais par l’entremise de l’Electricity regulatory agency (Era), l’organisme national de réglementation de l’électricité. Il est financé par le fonds fiduciaire Ue-Afrique pour les infrastructures, et soutenu par les gouvernements allemand, norvégien et britannique.

 

L’ambassadeur Kristian Schmidt, chef de la représentation de l’Union européenne en Ouganda a soutenu que « l’Ouganda est un endroit idéal pour investir dans l’énergie solaire. Le cadre réglementaire est propice, et le gouvernement reconnaît à juste titre que l’avenir du pays passera par l’énergie renouvelable. Il faut se réjouir que cette prise de conscience suscite aujourd’hui l’intérêt du secteur privé pour la production d’énergie solaire. L’Union européenne est fière que sa subvention de 8,7 millions d’euros puisse garantir la réalisation de la centrale solaire de Soroti, et j’espère que ce n’est là que la première d’une très longue série ». De l’avis de Kathrin Kästle, directrice de projet (énergie) pour la KfW, « KfW est très heureuse d’assister au lancement du premier projet d’énergie solaire dans le cadre du programme Get Fit. Nous pensons que c’est là une évolution importante dans la diversification du bouquet énergétique en Ouganda, qui créera davantage de capacités de production dans un laps de temps très court ».

 

Des études sur les impacts environnementaux et sociaux (Esia) ont été menées conformément aux normes de performance de la société financière internationale (Sfi), les normes les plus complètes et les plus strictes au monde. Toutes les autorisations et tous les permis nécessaires ont été délivrés par les autorités locales, régionales et nationales en Ouganda. L’accord d’achat d’énergie (Aae) d’une durée de 20 ans a été signé en 2015. Cet accord a été passé avec Uganda electricity transmission company Ltd (Uetcl), le service public de distribution d’électricité.

 

Le volet financier du projet a été conclu le 20 janvier 2016. Selon la Banque mondiale, l’Ouganda dispose actuellement d’une capacité installée d’énergie électrique d’environ 800 Mw, provenant essentiellement de sources hydrauliques et thermiques, et il présente un taux d’électrification de 18,2%. Selon nos interlocuteurs, le site de la centrale solaire a été choisi en raison de la faible capacité de production d’énergie dans la région et de la nécessité de réduire les pertes de transmission. Première centrale solaire reliée au réseau en Ouganda, Soroti contribuera de façon significative aux taux d’électrification de la région, laquelle bénéficie des plus hauts niveaux de ressources solaires dans le pays. En outre, avec une durée de vie de 30 ans, la centrale pourra être élargie dès lors qu’à sa sous-station et sera capable de prendre en charge la fourniture de 20 Mw supplémentaires d’énergie solaire.

 

La production actuelle d’électricité dans la région est intermittente, surtout pendant les mois d’été, avec un délestage de consommation pouvant atteindre quatre heures par jour. Seuls les foyers et les entreprises qui se trouvent dans la ville de Soroti elle-même ont accès au réseau, mais plus de 80% dans la région n’ont pas accès à l’électricité. Cette situation a entravé le développement économique de la région et a des retombées sur la qualité de vie.

 

Moctar FICOU / VivAfrik/ by Moctar FICOU/ 18 mars 2016

 

http://www.vivafrik.com/2016/03/18/les-travaux-du-plus-grand-projet-denergie-solaire-dafrique-de-lest-dun-cout-de-19-millions-de-dollars-lances-en-ouganda-a4351.html


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7 - En Guinée, Ebola n’a pas altéré le rêve minier

 

Dans son uniforme de minier impeccable et bien repassé, Namory Condé n’a pas vraiment l’allure d’un gouverneur, ni d’un magnat du secteur minier qui génère 80 % d’entrée de devises de l’Etat guinéen et encore moins d’un acteur incontournable capable de peser sur le cours mondial de la bauxite. Depuis Kamsar, village côtier devenu ville minière de plus de 350 000 habitants à 250 km au nord de Conakry, cet ingénieur sage et facétieux de 62 ans est pourtant tout ça à la fois.

 

Son bureau au mur tapissé d’une carte du monde est un de ces centres névralgiques de l’économie globale et le poumon économique de la Guinée, pays parmi les plus pauvres de la planète malgré un trésor de ressources minières enterré dans son sous-sol. « Je suis une poche de richesse dans une zone de pauvreté où je fournis l’électricité, l’eau gratuitement, les soins médicaux et je règle les conflits », dit cet ancien de BHP Billiton devenu, en 2014, directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Cette société, parmi les plus vieilles d’Afrique, est détenue par l’Etat (49 %) et par le consortium international Halco Mining (l’américaine Alcoa et l’anglo-australienne Rio Tinto à hauteur de 23 % chacune et 5 % détenus par la société basée en Suisse Dadco).



_ L’épidémie n’a pas atteint l’industrie de la bauxite
Avec la mine de Sangarédi, à 132 km de l’usine et du port minéralier de Kamsar, où chargent des cargos de 229 mètres, la CBG fournit en bauxite l’Amérique du nord et l’Europe dont l’usine d’alumine de Gardanne en France, via le port de Fos-sur-Mer. Désormais, les géants des mers partent aussi vers la Chine dont la demande est estimée à plus de 29 millions de tonnes en 2015, en hausse de 8,7 % par rapport à 2014. A quelques mètres de là, des investisseurs d’Abou Dhabi construisent leur propre quai pour exporter le minerai vers les Emirats Arabes Unis. Des capitaux du monde entier affluent dans cette petite ville polluée pour satisfaire la demande des industries automobiles et aéronautiques notamment. Mais la population n’en voit que la poussière rouge dégagée par la bauxite – même si elle bénéficie de davantage d’emplois que dans le reste du pays.

« Si un problème survient à Sangarédi ou à Kamsar, l’industrie mondiale le ressent immédiatement », souligne un consultant minier français de passage. Depuis que l’Indonésie s’est interdit, en 2014, d’exporter sa bauxite brute pour mieux la transformer sur place, la Chine s’est tournée vers la Guinée qui devrait aussi profiter, à moyen terme, de l’amenuisement du minerai en Jamaïque, autre gros producteur.

 

Malgré l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’économie du pays, l’industrie de la bauxite n’a pas réduit son activité. Au contraire. Entre 2013 et 2014, la production de la CBG est passée de 13,5 à 15,2 millions de tonnes. Un record pour cette société dont les revenus irriguent les caisses de l’Etat, avec près de 13,6 millions d’euros d’impôts. Et la CBG prévoit d’investir un milliard de dollars dans l’extension de l’usine et de son quai pour atteindre une production de 22,5 millions de tonnes en 2018.

« Ebola a créé un certain marasme, certes, mais n’a pas vraiment eu de conséquences sur les sociétés qui sont déjà en phase de production », constate le libano-guinéen Fadi Wazni, directeur général de la société de logistique minière UMS. Lui vient de former un consortium avec le leader chinois de la production d’aluminium et un transporteur maritime de Singapour, Winning Shipping, pour exporter 5 millions de tonnes via le fleuve Rio Nunez à compter de cet été.

 

 

_ Peser sur les cours mondiaux de bauxite

Le ministère des mines, à Conakry, veut croire que l’heure est enfin venue de s’imposer sur ce marché aux perspectives encourageantes, toujours dominé par l’Australie, avec une production de prés de 77 millions de tonnes. « A partir de 2018, on prévoit de produire 60 millions de tonnes de bauxite. Notre objectif est d’atteindre 100 millions de tonnes sur les 250 millions produites dans le monde et ainsi pouvoir influer sur les cours », prédit un conseiller du ministre des mines. Et d’ajouter : « Sur le marché de la bauxite, la Guinée peut devenir ce que l’Arabie saoudite est au pétrole. »


A Miami, où s’est tenue en février la 21e conférence internationale de la bauxite et de l’alumine, Nava Touré, secrétaire général du ministère des mines, s’est retrouvé au centre de l’attention. « Tous parlaient de la Guinée comme réservoir et de la Chine comme centre de consommation. Le nouvel axe serait ainsi Conakry - Pékin », rapporte avec prudence cet ingénieur calme et discret. Toutefois, la bauxite n’est qu’un compartiment du coffre-fort minier guinéen qui renferme toujours la plus grande réserve de fer non exploitée au monde : Simandou. Le nom de ce massif montagneux proche des frontières de la Côte d’Ivoire et du Liberia est désormais connu dans le monde entier comme étant le décor d’une vaste affaire de corruption présumée.

 

 

_ Le mirage du fer de Simandou

A Conakry, on veut désormais oublier ce qu’on qualifie parfois de « tentative de hold-up » du diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz accusé par le gouvernement d’Alpha Condé d’avoir usé de corruption afin d’acquérir, en 2009, les droits sur la moitié de cette montagne, les blocs 1 et 2, pour 160 millions de dollars. Et ce avant de revendre la moitié de sa société quelques mois plus tard au géant minier brésilien, Vale, pour 2,5 milliards de dollars. Plusieurs tribunaux ont été saisis. Début mai, la justice britannique a contraint Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) à lui remettre des milliers de pages de documents internes sur cette transaction.

 

Sans attendre le résultat définitif de ces procès, les autorités guinéennes, pour qui la corruption ne fait aucun doute, s’apprêtent à lancer les appels d’offres pour les blocs 1 et 2 litigieux avant la fin de cette année. Tout en menant la bataille sur un autre front : les gigantesques travaux nécessaires à l’exploitation des blocs 3 et 4, attribués en 2014 à l’anglo-australien Rio Tinto. Ils piétinent. Le géant minier traîne des pieds et gère ses blocs comme un « réservoir », d’autant que la chute du cours du fer rend ce méga-projet risqué. « Rio Tinto souhaite un report préliminaire de six mois renouvelable pour cas de force majeur de par Ebola. Ce que nous n’avons pas encore accepté. Justifier tous les retards par Ebola ne suffit pas », explique Nava Touré.

 

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_ Dilemme logistique et travaux pharaoniques

Les investissements nécessaires pour l’exploitation du fer de Simandou sont colossaux : 20 milliards de dollars. Et les travaux pour permettre d’acheminer le fer de cette montagne reculée vers la côte se révèlent pharaoniques : 670 km de voie ferrée, dont plus de 25 km de tunnel à creuser, sans oublier les infrastructures portuaires. Pourtant, c’est bien là l’enjeu crucial pour la Guinée qui cherche par tous les moyens à désenclaver les zones minières et faire ainsi sauter le verrou logistique qui obère le secteur. Le gouvernement attend de ce projet 1,2 milliard de dollars de recettes fiscales et la création de 45 000 emplois, pour pouvoir ensuite franchir l’étape de la transformation de la bauxite en Guinée, puis diversifier l’économie.

Mais les analystes restent sceptiques. « Au regard du cours du fer, le projet Simandou n’est pas rentable et le lancement de ces grands travaux peut être compromis, souligne le consultant indépendant Michel Billard de la Motte. La relance de l’exploitation de la bauxite se révèle plus sûre. 2016-2017 correspond au redémarrage du secteur minier guinéen, à condition d’une stabilité politique et d’un développement des infrastructures. »

 

Ce ne sont pourtant pas les excuses qui manquent aux investisseurs pour temporiser. Outre Ebola et les perspectives économiques mondiales, il y a aussi les tensions politiques. Depuis le 23 mars, les partis d’opposition au président d’Alpha Condé multiplient les manifestations et les opérations « ville morte » à Conakry et partout dans le pays. L’activité risque d’être ralentie, voire gelée jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle fixée au 11 octobre. Tant que les investissements massifs resteront virtuels, les revenus miniers seront dérisoires : moins de 16 euros par habitant.

 

LE MONDE / Le 18.05.2015/ Mis à jour le 20.05.2015 /  Par Joan Tilouine (Kamsar et Conakry, envoyé spécial)

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/18/en-guinee-ebola-n-a-pas-altere-le-reve-minier_4635406_3212.html


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8 - L'Afrique sera la prochaine usine du monde et voici ce qu'elle produira

 

Répondre aux besoins de base sur les marchés régionaux, et construire des partenariats stratégiques autour de l’innovation technologique, voici deux opportunités d’investissement industriel en Afrique identifiées par la Coordination pour l’Afrique de demain (Cade) dans un rapport intitulé « Bâtir des industries modernes et compétitives en Afrique » à paraître aujourd'hui, que L’Usine Nouvelle a pu consulter en exclusivité.

Il existe deux approches de l’Afrique. Celle qui regrette sa difficulté à valoriser les matières énergétiques, minérales, agricoles – qu’elle tire de son sol, et celle qui célèbre sa capacité à devenir l’atelier du monde. Dans une génération, 25% de la population active sera regroupée sur ce continent, alors que les pays les plus développés tentent vainement d’enrayer le vieillissement de leur population.

 

Ce « dividende démographique » fera du continent africain le lieu où produire les biens destinés à la grande exportation. « Des prémices existent par quelques industries exportatrices de pointe du Maroc, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie, une industrialisation rapide de l’Ethiopie », rappelait Lionel Zinsou, président de PAI Partners, lors du forum organisé l’an dernier par la Coordination pour l’Afrique de demain, qui édite aujourd’hui un livre résumant les pistes et bonnes pratiques qui ont émergé de son troisième cycle économique intitulé « Valoriser et transformer le potentiel de l’Afrique en richesses réelles », et transmis en avant-première à L’Usine Nouvelle.

 

En attendant, des opportunités existent aujourd’hui pour répondre aux besoins de base d’une population en pleine croissance démographique et économique. Outre ces rares industries résolument tournées vers l’export – usines aéronautiques (moteurs et montage d’avions Bombardier et cockpits Airbus en Tunisie), automobiles (Renault au Maroc et bientôt au Nigeria, où Peugeot compte également rouvrir une ligne) ou textiles (fournisseurs pour H&M en Ethiopie), Lionel Zinsou distingue deux autres types d’industries porteurs sur le continent africain.


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_ Partenariats stratégiques et restructuration

Tout d’abord celles qui produisent des biens adaptés à la demande des classes moyennes, en substitution de l’importation. C’est le cas des matériaux de construction, comme le ciment qui a fait la fortune du Nigérian Aliko Dangote. L’Afrique a encore besoin de prestataires et d’industriels dans la nutrition animale, la chaîne de froid, mais également d’abattoirs, de médicaments…

Ensuite, des industries vieillissantes à restructurer, souvent en introduisant une innovation, comme les industries textiles qui cherchent des partenaires stratégiques pour faire revivre leurs installations en répondant à une nouvelle demande, comme les protections périodiques, compresses, pansements ou les tissus techniques à même d’utiliser le coton produit localement et souvent exporté brut.

 

 

_ Le frein énergétique

Parfois la transformation sur place de matières premières n’est pas la solution la plus adaptée, rappelle Henri-Bernard Solignac Lecomte, directeur de l’unité Europe, Moyen-Orient, Afrique du Centre de développement de l’OCDE. Il cite l’exemple du Chili, qui a fait le choix de vendre son cuivre brut mais « a réinvesti les revenus de cette rente dans les industries du bois et de la pâte à papier et l’élevage de saumon, au point de concurrencer la Norvège et l’Ecosse ».

La transformation de minerai, forte consommatrice d’énergie, n’est pas partout un choix rationnel. Surtout dans les régions qui n’ont pas encore réalisé leur interconnexion électrique et souffrent d’un déficit énergétique chronique, qui force déjà les industries qui le peuvent à investir dans leurs propres capacités (construction de centrales). Luis Padilla, du Centre de développement de l’OCDE également, cite l’exemple du Botswana, « qui a besoin de multiplier par 600 ses capacités actuelles de production énergétique pour réaliser son potentiel de transformation industrielle ».

 

Autre sujet de débat, l’agro-industrie : au Ghana, l’entreprise Blue Skies a innové tout au long de sa supply chain pour, en 48 heures, récolter, emballer et affréter des ananas vers les supermarchés européens. Un modèle exemplaire, mais pas systématiquement réplicable. Car le marché international n’est pas toujours accessible aux unités industrielles locales, qui n’ont pas forcément au niveau national le cadre nécessaire pour prouver qu’elles satisfont aux normes d’hygiène et de sécurité.

 

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_ Innover pour accompagner les sauts technologiques

Parmi les autres pistes identifiées par la Cade, les services aux industries (ingénierie, maintenance, télécommunications) sont des marchés encore immatures à fort potentiel de croissance. Sur ce créneau, comme partout et peut-être plus qu’ailleurs, l’Afrique a besoin d’innovation. Après être passée directement aux communications mobiles sans développer de réseau filaire dans les zones rurales, l’Afrique cherche logiquement des alternatives à la fibre optique qui ne pourra pas être tirée partout, en raison de son coût. KA Technologies a, dans ce cadre, développé la technologie PWCS, pour Polyvalent Wireless Communication System. « Ce système innovant de télécommunications sans fil et sans infrastructure de câblage », breveté au niveau mondial, utilise les hyperfréquences, « comme une fibre optique à travers les airs ». Ce n’est qu’un exemple des innovations qui pourraient trouver leur place dans un paysage qui offre autant d’opportunités que de défis aux investisseurs.

 

Myrtille Delamarche/ Publié le 30/03/2015 / Mis à jour le 30/03/2015/

 

http://www.usinenouvelle.com/article/l-afrique-sera-la-prochaine-usine-du-monde-et-voici-ce-qu-elle-produira.N321881


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9 - Gains records pour les investisseurs en Afrique

 

Investir en Afrique, c’est rentable. C’est en quelques mots la conclusion d’une étude très détaillée du numéro trois mondial du conseil et de l’audit financier (après Price Waterhouse et Deloitte), le cabinet américain EY (anciennement Ernst & Young). Publiée en juin 2015, l’étude porte sur l’évolution du capital-investissement en Afrique entre 2007 et 2014. Ce document recense les opérations de « réalisation » ou de « sortie » d’investissements, c’est-à-dire de revente avec bénéfices de participations en capital, pour en retirer du cash.

 

EY relève que les fonds privés d’investissement ont ainsi pu procéder à 40 opérations de revente en 2014, contre 29 en 2013, soit une hausse de 38 % d’une année sur l’autre. Leur nombre a quasiment doublé depuis la grande crise financière (voir infographie).

 


Les prises de bénéfices (ventes) de 2007 à 2014 Les investisseurs ont procédé à 40 reventes en 2014
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Parallèlement, la durée moyenne de détention dans le capital des entreprises africaines tend à se réduire : les fonds restaient présents en moyenne 6 ans dans les années 2012-2013 et seulement 4 ans et 11 mois en 2014. « L’intérêt pour l’Afrique étant plus vif, il est plus aisé de revendre », commente Ferid El Ketroussi, manager des transactions africaines chez EY. Selon les chiffres de l’AVCA (African Venture Capital Association), 22 milliards de dollars ont été levés sur le continent sur la période 2007-2014. Au final, les investisseurs en ont retiré 34,5 milliards de dollars sur la même période.

 

Comment interpréter ce boom de prises de bénéfices ? Selon Ferid El Ketroussi, « on est en train d’assister à une professionnalisation du monde du capital investissement en Afrique, avec des reventes d’actifs plus nombreuses dans les secteurs de la banque, de l’assurance, de la santé et de la distribution. » Ce dernier ajoute : « En 2014, près du quart de ces transactions s’est fait avec d’autres fonds d’investissement. Un fait nouveau qui est un signe de maturité. » Le cabinet américain précise également dans son étude que 56 % des opérations de revente ont été conclues avec d’autres entreprises, notamment dans des secteurs d’activité en voie de concentration.

Les grands acteurs du capital-investissement sur le continent sont des géants (Carlyle, Blackstone), mais aussi des entités plus modestes dédiées à l’Afrique (Amethis, Actis, Ethos, Abraaj), ainsi que des fonds souverains. 77 % des opérations de revente visent des participations minoritaires prises dans le capital d’entreprises africaines ou opérant en Afrique.

 

Les investissements des fonds se sont concentrés majoritairement dans trois régions sur la période 2011-2014 : bien sûr, l’Afrique du Sud (24 %), l’Afrique de l’Est (18 %) et, fait nouveau, l’Afrique de l’Ouest (25 %). Mais c’est en Afrique de l’Ouest et du Sud que les opérations de revente ont été les plus nombreuses. La plus grosse transaction de ce type jamais enregistrée sur ce continent a été celle conclue en 2014 entre le capital investisseur Brait et le conglomérat Steinhoff (qui contrôle aussi le français Conforama) pour l’acquisition de l’un des plus gros groupes de distribution africain, le sud-africain Pepkor. Brait a revendu sa participation pour 5,7 milliards de dollars.

 

« La fourchette de retour sur investissement en Afrique est comprise entre 20 et 30 %, bien supérieure à celle observée en Amérique du Nord, note Ferid El Ketroussi. Cela indique clairement le pari positif que font les investisseurs sur l’économie africaine. »

Reste à savoir si un retour sur investissement aussi élevé, très profitable pour les fonds, l’est autant pour les Africains et leurs entreprises.

 

Par Gilles Naudy/ LE MONDE / Le 08.07.2015/ 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/07/08/gains-records-pour-les-investisseurs-en-afrique_4675476_3212.html


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 10 - Les start-up africaines ont levé 185 millions de dollars en 2015

 

Les start-up africaines commencent  doucement à émerger. Pour preuve, elles ont levé près de 200 millions de dollars en 2015. Et d'ores et déjà plus début 2016. Les investisseurs misent (timidement) sur l'Afrique. En 2015, 125 start-up du continent sont parvenues à lever 185 millions de dollars. Soit un peu plus de 1% des sommes levées au niveau mondial…

En avril 2016, ce montant a d'ores et déjà été dépassé, preuve de l'essor des jeunes pousses de la tech. Orange a récemment investi dans Africa Internet Group, sorte de Rocket Internet africain.

 

 

_ Solaire et paiement au firmament

En 2015, plus d'un tiers des investissements ont concerné des entreprises sud-africaines. Le Nigeria suit (24%) puis le Kenya (14%). Un tiers des sommes levées concernebt des projets liés à l'énergie solaire, 29% au paiement et 9% au e-commerce.

 

Sylvain Arnulf @SRNLF / Sylvain Arnulf / Publié le 20 avril 2016/  

 

http://www.usine-digitale.fr/article/les-start-up-africaines-ont-leve-185-millions-de-dollars-en-2015.N387968


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 11 - Hong Kong, Abidjan, Le Cap, Montréal, Londres, Barcelone... la French Tech est partout et le montre

 

Le réseau des French Tech Hubs s'étoffe. Ces écosystèmes fédérés par des entrepreneurs français à l'étranger doivent à la fois être des facilitateurs pour des start-up de la French Tech voulant se lancer à l'international et des étendards pour attirer les talents étrangers en France. Emmanuel Macron a annoncé ce 29 janvier que six nouveaux pôles mondiaux de l'innovation rejoignaient les cinq premières communautés déjà labellisées.

 

La French Tech, ce sont des métropoles et écosystèmes labellisés en France… mais aussi des têtes de réseau dans de grands pôles d'innovation à l'étranger. Des entrepreneurs et investisseurs français exilés animent ces communautés, en lien avec les acteurs économiques et services français présents sur place. Leur mission : promouvoir l'excellence française en matière d'entrepreneuriat et d'innovation dans leur pays, et accueillir les start-up hexagonales qui veulent tenter l'aventure à international.

 

San Francisco avait gagné son macaron dès la visite de François Hollande en février 2014. En juin 2015, à l'occasion de la French Touch Conference, New York fut la première ville étrangère labellisée. Tokyo et Tel Aviv ont suivi. Puis, le 24 janvier dernier, à l'occasion d'une visite à Moscou, Emmanuel Macron faisait entrer à son tour la capitale russe dans le réseau. Ce 29 janvier, à l'occasion de ses vœux à la French Tech à Bercy, le ministre de l'Economie a officialisé la labellisation de six nouvelles communautés, en Europe, en Afrique et en Asie.

 

 

_ Premier hubs en Afrique...

Deux villes africaines rejoignent la French Tech : Abidjan, en Côte d'Ivoire, et Le Cap, en Afrique du sud. Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, s'était rendue dans la première en septembre 2015 pour en découvrir la dynamique entrepreunariale tricolore. "Le pays enregistre un taux de croissance de 10%, et de 15% dans le numérique", souligne Philippe Batreau, fondateur d'Epistrophe, chef de file du French Tech Hub local. Quant au Cap, "c'est un peu le San Francisco africain, avec le soleil, le surf et la tech", plaisante Christophe Viarnaud, du groupe Methys, installé dans la ville sud-africaine.

 

 

... en Europe...

Deux métropoles européennes où l'on parle beaucoup français rejoignent le réseau : Barcelone, qui compte 30 à 60 000 français expatriés selon les sources, et Londres, souvent présentée comme la sixième plus grande ville française ou le ving-et-unième arrondissement parisien.

 

 ... et en Asie

Hong Kong, de plus en plus plébiscitée par les Français (en raison notamment de sa proximité avec Shenzhen, grand marché mondial de l'électronique et où sont fabriqués de nombreux objets connectés), hisse aussi l'étendard rose de la French Tech.

  

 

_ Montréal, et bientôt d'autres hubs

Montréal devient enfin le troisième hub nord-américain. Là encore, les liens avec la France sont évidents. D'autres communautés de français à l'étranger sont candidates pour rejoindre officiellement le club des villes French Tech. Séoul, Pékin, Taipei devraient être les prochaines labellisées. Seoul est aussi en lice. Des entrepreneurs français portent aussi une belle dynamique en Amérique du sud, en particulier à Santiago du Chili et Sao Paulo. Ils pourraient être les prochains à rejoindre le mouvement.

 

Sylvain Arnulf @SRNLF / Sylvain Arnulf / Publié le 30 janvier 2016/  

 

http://www.usine-digitale.fr/editorial/hong-kong-abidjan-le-cap-montreal-londres-barcelone-la-french-tech-est-partout-et-le-montre.N376634


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