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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 03/07/2016 à 02:06:32
MONDE/ ROYAUME-UNI- UNION EUROPEENNE/ CONSEQUENCES DU BREXIT : le Brexit, une bien mauvaise idée (incertitudes et instabilité économique à l’assaut de la City de Londres)



 

0.1 – « A Londres, des milliers de personnes défilent contre le Brexit : C’était un véritable défoulement d’amour, une incroyable rébellion dans un pays où le discours politique a fait de « EU », pour « European Union », un synonyme de « Titanic » et où aucun bâtiment public, aucune tribune officielle ne porte jamais le drapeau bleu étoilé de l’Union. Bien sûr, la colère côtoyait ces déclarations d’amour : on huait les «politiciens menteurs », on s’indignant que « le Brexit casse la Grande-Bretagne » ou on implorait: « Arrêtons cette folie collective! » Devant Downing Street, les « honte à vous! » pleuvaient sec. Mais il y avait aussi de si charmants British euphémismes: « Pouvons-nous rester? » ou « Je crains que le Brexit ne soit une erreur ». Sous le soleil, la foule évacuait sa colère… »

 

Afficher l'image d'origine Manifestation contre le Brexit à Londres, le 2 juillet.


0.2 – « Gibraltar et l'Ecosse opposés au Brexit comptent rester dans l'UE : Gibraltar a entamé des négociations avec l'Ecosse pour élaborer un plan d'action commun qui permettrait à ces composantes du Royaume-Uni de rester dans l'UE. Selon le ministre en chef de Gibraltar Fabian Picardo, il a discuté de cette question avec la première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Selon lui, ils ont discuté de différentes options. Il est également possible que l'Irlande du Nord, dont les habitants ont aussi voté contre le Brexit, se joigne aux négociations. "Je peux imaginer une situation dans laquelle certaines parties du Royaume-Uni sortiront de l'UE, tandis que les autres y resteront", a indiqué M. Picardo.

Selon lui, dans ce cas, les territoires voulant rester dans l'Union européenne ne devront pas présenter une nouvelle demande d'adhésion à l'Union. Lors du référendum le 23 juin dernier, 51,9% des Britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne, alors que 48,9% se sont prononcés contre, dont 95% des habitants de Gibraltar et 62% des Ecossais qui ont voté pour le maintien dans l'UE. Les Nord-Irlandais ont fait de même. »

 

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En images à Londres :  Les manifestants portaient de nombreux drapeaux de l'UE et des banderoles aux inscriptions «Bremain» et «We Love UE». Les Londoniens ont notamment voté à 60% en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

  

1 - « We love EU » : à Londres, des milliers de personnes défilent contre le Brexit

 

Jamais Londres n’avait arboré autant de drapeaux européens. Ce bleu de l’UE, avec ses étoiles dorées, les quelque 30 000 « Marcheurs pour l’Europe » qui ont défilé samedi 2 juillet entre Hyde Park et Westminster, en avaient mis partout : sur leurs joues, leurs casquettes et surtout sur d’innombrables pancartes confectionnées individuellement à la maison, dans la rage du Brexit, avec une grande créativité. Aucun des deux grands partis politiques – en crise ouverte depuis le référendum – n’avait appelé à ce défilé, issu d’un appel lancé sur les réseaux sociaux.

 

« Don’t go Brexit my heart » (« Ne me brise pas le coeur »), « Stoppons le nouveau rideau de fer », « Gardez votre calme mais restez indignés », « Fromage et non Farage [nom du leader du parti d’extrême droite UKIP]». Mais surtout, des dizaines de messages d’amour aux Européens, à l’Europe et même à l’Union européenne. Le « We love EU » prononcé « We love you » (« Nous t’aimons ») avait évidemment la cote, décliné sur tous les tons, juste pour le plaisir de faire rimer Europe (EU), avec « toi » (« you »).

 

« Je suis venu pour dire aux Français et aux Européens que nous sommes toujours avec eux, expliquait John Stobbs, un professeur de français, un drapeau de l’UE tatoué sur la joue. Que vont devenir nos élèves à qui nous répétons que leur avenir est en Europe? ». Plutôt jeune, enjoué, le cortège rassemblait à l’évidence le coeur de l’électorat londonien « Remain » du référendum du 23 juin : des gens éduqués, ouverts aux voyages et aux mélanges, inquiets pour leur avenir et celui de leurs enfant qu’ils avaient emmenés avec eux, sur leurs épaules ou dans de nombreuses poussettes. Le Londres à l’aise, cultivé et cosmopolite qui a voté à 60% pour rester dans l’UE.

 

Une partisane du «Remain» durant la Marche pour l'Europe. Beaucoup de participants de la manifestation espèrent pouvoir faire changer les choses tant que l'article 50 n'est pas activé.


_ « Aujourd’hui, on me vole une partie de mon identité »

« Na, na nananana, EU », ont entonné ces orphelins de l’Europe sur l’air de « Hey Jude » des Beatles. « Je suis ici pour mes enfants, disait Lizzie Hillier, venue avec son mari et leurs deux petits. Je me suis toujours considérée comme membre de la famille européenne. Ajourd’hui, on me vole une partie de mon identité. Je ne veux pas vivre sur une petite île. Je suis très en colère. J’essaie de croire que c’est un cauchemar et qu’on va se réveiller ».

 

C’était un véritable défoulement d’amour, une incroyable rébellion dans un pays où le discours politique a fait de « EU », pour « European Union », un synonyme de « Titanic » et où aucun bâtiment public, aucune tribune officielle ne porte jamais le drapeau bleu étoilé de l’Union. Bien sûr, la colère côtoyait ces déclarations d’amour : on huait les «politiciens menteurs », on s’indignant que « le Brexit casse la Grande-Bretagne » ou on implorait: « Arrêtons cette folie collective! » Devant Downing Street, les « honte à vous! » pleuvaient sec. Mais il y avait aussi de si charmants British euphémismes: « Pouvons-nous rester? » ou « Je crains que le Brexit ne soit une erreur ».

 

Sous le soleil, la foule évacuait sa colère, les marcheurs communiaient dans la joie de ne pas être seuls dans leur malheur. « J’étais anéanti, déprimé, en rage. Nous tenions pour acquis cette appartenance à une communauté plus large, témoignait Rupert Gara-Adams, un directeur de société. J’espère que de nouvelles élections vont pouvoir donner une nouvelle chance au Remain (partisans du maintien dans l’UE) ». Rares étaient les manifestants à croire en l’organisation d’un second référendum. Mais tous tentaient d’imaginer un moyen de revenir sur le Brexit.

 

Des manifestants dans les rues de Londres samedi. http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/rtx2jd5j/12663694-1-fre-FR/RTX2JD5J.jpg

 

_ « Les travaillistes ont été incapables de répondre à la colère de leurs électeurs »

Mais comment? Désarçonnés, certains demandaient que le prochain gouvernement ne déclenche pas la procédure de l’article 50 du traité de Lisbonne sur la sortie de l’UE. Le plus incroyable dans cette manifestation lancée sur les réseaux sociaux, était l’absence totale des partis politiques. Pas un slogan, pas une affiche à leur effigie, pas un élu. Seuls les chefs conservateurs de la campagne du Leave – Boris Johnson, Michael Gove et Nigel Farage – en prenaient pour leur grade, accusés de mensonges sur les pancartes.

 

Pour masquer leur profond désarroi, les marcheurs rappelaient juste que le Labour est au bord de l’implosion. « On n’a pas de leader pour le moment. Ils sont tous empêtrés dans leurs querelles d’ego, tempêtait Penny, électrice Labour venue tout spécialement du pays de Galles. Les travaillistes ont été incapables de répondre à la colère de leurs électeurs de toujours. Le UKIP et le Leave les ont récupérés » . Au même moment, Jeremy Corbyn, le leader travailliste désavoué par 81% des députés de son parti, participait à un rassemblement antiraciste au nord de Londres. Interrogé sur son avenir par des journalistes, il a refusé de s’exprimer et les a éconduits vertement. Angela Eagles, la députée qui souhaite lui succéder lui a demandé une nouvelle fois ce samedi, de démissionner, comme elle le fait depuis plusieurs jours en vain.

 

LE MONDE/ 02.07.2016/ Mis à jour le 02.07.2016/ Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

 

http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/07/02/des-milliers-de-personnes-manifestent-a-londres-contre-le-brexit_4962581_4872498.html


Selon un sondage Ipsos Mori pour la BBC, 16% des Britanniques ayant voté au référendum pensent que la Grande-Bretagne restera dans l'UE, 22% ne sachant pas si le pays sortira du giron européen. 48% des votants par ailleurs estiment que des élections législatives doivent avoir lieu avant l'ouverture des négociations de sortie de l'UE.


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2 - Brexit : les conséquences économiques

 

Le monde a les yeux rivés sur l’Europe et plus particulièrement sur le Royaume-Uni. Durant la journée du jeudi 23 juin 2016, les Britanniques se sont exprimés par référendum et ont fait part de leur vœu de quitter l’Union Européenne. Un séisme politique, mais aussi économique, dont les conséquences sont pourtant difficiles à évaluer. La portée de l’impact économique du « Brexit » est difficile à évaluer avec certitude. A court terme, le choix exprimé par le Royaume Uni de la sortie de l’Union Européenne est extrêmement perturbateur: dès son ouverture, la place boursière de Londres a déjà perdu plus de 7 %. A plus long terme, ce choix pèsera aussi sur la croissance et l’emploi.

 

 

_ Le Brexit affecte les marchés financiers à court-terme

L’effet sur les marchés financiers est palpable en cette matinée du 24 juin. Les bourses se sont effondrées. Paris - 7 %, Tokyo - 6,67 % et bien sûr Londres - 7,5 %.
Voir notre actu : Le Brexit fait plonger les bourses mondiales. En cette matinée du vendredi 24 juin, la livre sterling enregistre sa plus forte baisse depuis 1985 : elle perd près de 11 % de sa valeur par rapport au dollar US. Selon l’OCDE , la chute s’atténuera et le taux de change effectif de la monnaie britannique sera inférieur à son niveau de référence de 6 % en 2017 et de 4 % en 2018. L’inquiétude plane sur l’Europe et rejaillit aussi sur le cours de l’euro, fragilisé compte tenu des doutes sur la cohésion de l’Union européenne, qui perd aussi 3 % de sa valeur face au dollar. Un dollar plus fort semble donc être une des conséquences directes du Brexit.

 

Par effet de balancier, les investisseurs se réfugient vers des actifs jugés plus sûrs : l’or, qui voit son cours augmenter de + 8 % et atteint ce vendredi 24 juin son plus haut niveau depuis juillet 2014 à 1 360 $. L’incertitude règne et les prévisions de croissance ont été revues à la baisse : au lieu d’une croissance de 1,8 % pour 2016 et 2 % pour 2017, les économistes tablent maintenant sur une croissance du PIB britannique de 1,3 % pour 2016 et 0,9 % pour 2017.

 

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_ Des effets à long terme négatifs pour l’économie britannique

C’est la première fois qu’un pays choisit de quitter l’Union européenne. Toutefois, le Brexit ne se matérialisera pas immédiatement puisque l’article 50 du Traité de l’Union prévoit un délai de deux années (renouvelable) entre la demande de retrait et son effectivité. Ainsi, pendant au moins 2 années, le Royaume-Uni continuera d’être membre de l’UE (et de contribuer à hauteur de 4 930 millions d’euro à son budget annuel !).

 

Dans ce laps de temps, les modalités de la sortie du Royaume britannique devront être négociées entre leaders européens. Seront ensuite renégociés les accords commerciaux, ce qui pourrait prendre jusqu’à 10 années a prévenu le gouvernement britannique. Ainsi, les conséquences économiques d’un Brexit sur l’économie britannique dépendront de l’issue de ces négociations. Certaines études ont cependant cherché à en mesurer les conséquences à long terme pour l’économie britannique. Dans leur ensemble, elles concluent à des impacts plutôt négatifs tant au niveau des échanges commerciaux que de la croissance du PIB ou du revenu par habitant.

 

 

_ La fin du passeport financier

Pour les acteurs financiers, le Brexit constitue un véritable défi. En effet, la City, première place boursière mondiale interagit principalement avec l’Union Européenne, laquelle concentre 41 % des exportations de services financiers contre 26 % pour les Etats Unis, 2 % pour la Chine et Hong Kong. Cela représentait en 2013 19,4 milliards de livres ; un montant, qui, d’après Capital Economics, pourrait être divisé par deux suite à la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

 

De plus, le Brexit pourrait obliger les banques britanniques proposant leurs services dans toute l’Union européenne à délocaliser de nombreux emplois sur le continent afin de continuer à y exercer leurs activités puisqu’elles ne pourront plus bénéficier des avantages du passeport européen qui leur assurait jusqu’à présent l’accès direct aux marchés des pays membres . En effet, à l’heure actuelle, une grande partie des institutions financières utilise la City comme base arrière pour accéder au marché européen de la finance, un marché très interconnecté au sein duquel ne subsiste plus de barrières. Le Brexit ôte donc à Londres son rôle de porte d’entrée vers l’Union Européenne.

 

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_ Impacts sur le commerce

Sortir de l’Union Européenne, c’est quitter le marché unique et un accès privilégié à ses 450 millions d’habitants. A l’heure actuelle, le Royaume-Uni réalise 45 % de ses exportations au sein de l’Union Européenne ; cette dernière étant son plus important partenaire commercial. Du fait de la mise en place de tarifs douaniers, les exportations pourraient baisser de -8,8 % et les importations de -9,4 % par rapport à une situation dans laquelle le Royaume-Uni resterait membre de l’UE.

 

Renégocier des accords commerciaux prendra du temps et rien ne dit que Bruxelles sera aussi complaisante avec le Royaume-Uni qu’elle a pu l’être par le passé. Or maintenir des relations commerciales préférentielles avec l’Union Européenne, malgré des normes jugées souvent trop contraignantes, est vital selon l’étude d’Oxford Economics. En effet, l’impact sur l’attractivité des entreprises britanniques d’une possible restriction de la circulation de biens, de services (et de personnes), par la remise en place de tarifs douaniers par exemple, peut être important et peut se traduire par une baisse importante des investissements (- £21,1 milliards d’ici à 2030).

 

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_ Des perspectives de croissance négatives à horizon 2030

La majorité des études qui ont été menées sur les conséquences économiques du Brexit concluent à un impact négatif sur le PIB britannique. Ainsi, Open Europe (un think thank historiquement eurosceptique) estime que le manque à gagner total sur la période 2015 - 2030 du PIB se situerait entre 0,5 % et 1,5 %. L’étude du Trésor britannique est la plus pessimiste et prévoit un manque à gagner d’ici 15 ans de – 9,5 % de PIB. L’étude du cabinet Pwc est plus modérée : elle estime que la croissance cumulée du PIB britannique dans le cas d’un Brexit sera, en 2030, inférieure d’entre 2 % et 5 % à ce qu’elle aurait été si le Royaume-Uni était resté membre de l’UE. Les économistes de l’OCDE estiment à 5 % l'impact négatif sur le PIB du Royaume-Uni à horizon 2030.

 

Morgan Stanley voit deux principales causes à une croissance ralentie : des investissements différés (- 10 % de l’investissement productif en 2017 et 2018 selon l’OCDE) et la réduction de la consommation des ménages qui augmenteront leur épargne de précaution. Le thème de l’immigration ayant été un argument central à cette campagne de référendum, il se pourrait que le choix de la sortie de l’UE soit aussi le choix d’une économie plus fermée, limitant les flux de travail par des contrôles migratoires renforcés et de capital par la réduction de l’attractivité du Royaume-Uni n’ayant plus un accès direct au marché unique.

 

De plus, la défiance des investisseurs étrangers vis-à-vis de la zone euro après le Bexit pourrait entrainer un ralentissement des entrées de capitaux et baisse des investissements venus de l’étranger. Cela aurait pour effet de limiter la croissance à long terme. Enfin, une étude conduite par la London School of Economics estime par exemple que la baisse du revenu par tête sur la période 2015-2030 pourrait atteindre £ 1 700 par personne (il se situe à £ 14 000/an actuellement). Ainsi, les études les plus pessimistes, comme celle de l’UBP, parlent d’un risque de récession pour le Royaume-Uni, risque renforcé du fait que la Grande Bretagne accuse d’un important déficit budgétaire (7% du PIB).

 

Seule issue pour le Royaume-Uni selon Patrick Minford, professeur à l’université de Cardiff : se tourner vers l’international et entrer en concurrence directe avec les pays émergents comme la Chine en éliminant toutes les barrières douanières au sein du Royaume. C’est ce que prône également le think thank Economists for Brexit qui prédit un gain de + 4 % de PIB en 2030 grâce au renforcement du secteur des services, notamment de la finance. (voir «  Brexit and Trade : What are the options » par Patrick Minford dans The Economy after Brexit)

 

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_ L’impact économique et politique du Brexit sur l’Union européenne

Les coûts économiques du Brexit seront sans doute plus importants pour le Royaume-Uni que pour les pays de l’Union Européenne. La croissance pour la zone euro a été revue à la baisse : + 1,5 % en 2016 contre +1,8 % précédemment prévus, et +1,3 % en 2017 au lieu des +1,7 % prévus. Ainsi, selon le groupe Amundi l’impact du Brexit serait de 1,4 % sur la croissance au Royaume-Uni contre 0,3 % sur celle de la zone euro. Le FMI estime que le Brexit pourrait coûter entre 0,2 % et 0,4 % de croissance à l’économie française d’ici 2019, le Royaume-Uni étant le 5e client de la France.

 

Si l’impact économique du Brexit sur la zone euro devrait rester limité, l’impact politique est quant à lui beaucoup plus important. Les anti-euro ou eurosceptiques gagnent des voix alors que la crédibilité et la confiance dans les institutions européenne s’affaiblissent. La montée des souverainismes se voit encouragée par la décision de la sortie de l’UE du Royaume-Uni et les partis populistes multiplient leurs appels à l’organisation de référendum. Le plus grand risque est donc la fragmentation voire l’implosion de l’Union européenne, et la fin d’une construction qui a commencé en 1951 avec la création de la CECA.

 

Créé le 30 juin 2016/ © IEFP - la finance pour tous

 

http://www.lafinancepourtous.com/Actualites/Brexit-les-consequences-economiques


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3 - Plus de trois millions de signatures pour une pétition demandant un 2e référendum sur le Brexit

 

BREXIT - Entre ceux qui se plaignent de la disparité des votes en fonction des régions, ceux qui en profitent pour demander l'indépendance et ceux qui regrettent déjà d'avoir voté pour la sortie de l'UE, la victoire du Brexit déchaîne les passions outre Manche. Les mécontents sont nombreux. Tellement qu'une pétition disponible sur le site du parlement, pour exiger la tenue d'un second référendum à cause d'une participation inférieure à 75% au vote de jeudi, a fait planter la plateforme le 24 juin. Vendredi, le site a en effet reçu un nombre "exceptionnellement élevé" de visites et est en conséquence devenu indisponible. Une porte-parole a précisé au Guardian que "le nombre d'internautes votant sur une seule et même pétition n'avait jamais été aussi important", d'où cette défaillance.


Un problème technique qui était résolu samedi dans la matinée et qui n'a pas découragé des centaines de milliers de Britanniques de participer. Alors que l'on comptait environ 150.000 signataires vendredi après midi avant le crash, la pétition a atteint 1 million de soutiens peu avant midi samedi 25 juin, avant d'atteindre la barre des 2 millions dans la soirée. Dimanche vers 11h, elle rassemblait 3 millions de signatures.




_ Pétition lancée par un partisan du Brexit

Le document ayant dépassé les 100.000 signatures, il devra obligatoirement être amené devant la Chambre des communes, la chambre basse du Parlement du Royaume-Uni, pour un éventuel débat. Le comité en charge des pétitions devrait aborder le dossier ce mardi. Fait insolite, la pétition n'a non pas été lancée par un déçu du Brexit mais par un de ses partisans avant que le vote n'ait lieu de peur que le camp du "remain" l'emporte. Comme le raconte nos collègues britanniques du HuffPost, William Oliver Healey tente maintenant de prendre ses distances avec son initiative qui a attiré un nombre inédit de signatures. "A l'époque, le 'leave' était mal parti pour gagner. La pétition est maintenant prise en otage", par le camp adverse regrette-t-il

 

Le HuffPost/ Par Maxime Bourdeau / Publication : 25/06/2016/ Mis à jour : 27/06/2016/

  

http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/25/referendum-brexit-petition-royaume-uni-_n_10669710.html


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L'ex-maire de Londres Boris Johnson à la sortie de son domicile, le 30 juin 2016 dans la capitale britannique

 

4 - Coup de théâtre : Boris Johnson renonce à la succession de David Cameron

 

Grande-Bretagne : Boris Johnson, chef de file du camp de la sortie de l'UE, renonce à briguer la succession du Premier ministre David Cameron.  A peine lancée, la course à la succession de David Cameron a viré au drame shakespearien jeudi au Royaume-Uni avec la décision de Boris Johnson, le leader du camp du Brexit, de ne pas briguer le poste de Premier ministre. Ce coup de théâtre redistribue complètement les cartes au sein du parti conservateur et laisse entier le suspense sur la façon dont les négociations de sortie de l'Union européenne vont être menées. "Je dois vous dire mes amis, vous qui attendez la +phrase choc+ de ce discours, que je ne peux pas être cette personne", a lancé l'imprévisible Johnson à une assistance médusée.

 

La stupeur était totale. Car même si l'ex-maire de Londres suscitait une grogne croissante depuis la victoire des pro-Brexit, personne ne s'attendait à ce qu'il abandonne seulement une semaine plus tard. La ministre de l'Intérieur Theresa May, et le ministre de la Justice Michael Gove, dont la candidature surprise jeudi matin a été perçue comme une trahison par "BoJo", sont désormais les favoris pour s'installer au 10, Downing Street le 9 septembre. "Brexit signifie Brexit", a martelé Theresa May, qui a le profil pour ressouder le parti même si elle s'était ralliée à David Cameron pour défendre un maintien dans l'UE.

 

"La campagne a été menée, le vote a eu lieu, le taux de participation a été élevé et le peuple a prononcé son verdict", a-t-elle ajouté comme pour dire aux Brexiters qu'elle comptait respecter leur choix. "Notre pays a besoin d'un dirigeant qui soit fort et reconnu pour traverser cette période d'incertitude économique et politique", a-t-elle aussi déclaré. Si elle est élue, elle ne compte pas activer l'article 50, qui régit le divorce avec l'UE, "avant la fin de l'année".

 

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 - 'Méprisable et irresponsable' -

Michael Gove jouit, lui, d'une excellente réputation auprès du parti. Reste à savoir comment sera perçue sa volte-face, alors que le député écossais Alex Salmond l'a comparé jeudi à Lord Macbeth, le général qui, dans la tragédie de Shakespeare, commet un régicide pour s'emparer du pouvoir. Le ministre du Travail Stephen Crabb, l'ancien secrétaire d'État à la Défense Liam Fox et la secrétaire d'Etat à l'Energie Andrea Leadsom ont également déposé leurs candidatures.

 

Les députés conservateurs doivent désormais se mettre d'accord pendant l'été pour désigner deux finalistes, et les 150.000 membres du parti choisiront l'élu, qui sera intronisé le 9 septembre. L'abandon de Boris Johnson est le dernier épisode d'une saga qui l'a vu remporter le pari du Brexit et ouvre des interrogations sur son avenir politique. L'ancien vice-Premier ministre conservateur Michael Heseltine s'est dit "consterné". Boris Johnson "est comme un général qui fait avancer son armée au son des canons et qui abandonne au moment où il découvre le champ de bataille. Je n'avais jamais rien vu d'aussi méprisable et irresponsable. Il devra vivre avec cette honte", a-t-il déclaré.

 

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- Brutus et César -

Réfugié dans un quasi mutisme depuis le référendum, comme sonné, Johnson avait commencé à susciter l'inquiétude chez les Tories. Le coup fatal est venu de son plus proche allié pendant la campagne, Michael Gove, qui a pris tout le monde par surprise en annonçant sa propre candidature. Le revirement du ministre de la Justice a aussitôt été interprété comme un coup de poignard dans le dos de Johnson, qui a fait allusion dans son discours à l'assassinat par Brutus de Jules César. Personne n'avait vu venir Michael Gove, qui avait déjà rompu avec un autre grand ami, David Cameron, en se prononçant en faveur d'un Brexit au printemps. Il a enfoncé le couteau dans la plaie en disant être arrivé "à la conclusion que Boris ne pouvait pas assumer le leadership ou construire une équipe pour la tâche qui attendait".

Theresa May a, elle aussi, mis en doute la compétence de Boris Johnson. "La dernière fois que Boris a noué un accord avec les Allemands, il est revenu avec trois canons à eau", a-t-elle lancé moqueuse. "Seul Shakespeare aurait réussi à retranscrire la magnitude de toutes ces trahisons. On est devant un nid de vipères déguisé en parti politique", a tranché Nick Turnbull, maître de conférence à l'Université de Manchester.

 

A Bruxelles, les dirigeants européens, réunis mercredi pour la première fois en plus de 40 ans sans le Royaume-Uni, ont édicté leurs lignes rouges pour le divorce, assurant qu'il n'y aurait "pas de marché unique à la carte", selon les termes du président du Conseil européen, Donald Tusk. "L'effet traumatisant" du vote sera ressenti "pendant très longtemps", a estimé jeudi le président russe Vladimir Poutine, qui "suivra attentivement jusqu'où iront les négociations entre Londres et Bruxelles" et ses "conséquences".

Sur le front économique, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a annoncé qu'il envisageait un assouplissement monétaire à lété pour faire face à des perspectives "détériorées". La livre britannique est aussitôt tombée à un nouveau plus bas en plus de deux ans face à l'euro, les investisseurs tablant sur une baisse des taux d'intérêt et de l'attractivité de la livre. L'incertitude générée par le vote britannique constitue le "principal risque" qui pèse sur l'économie mondiale, a indiqué de son côté le Fonds monétaire international.

 

AFP, publié le jeudi 30 juin 2016/

 

http://actu.orange.fr/monde/coup-de-theatre-boris-johnson-renonce-a-la-succession-de-david-cameron-CNT000000qFup4/photos/l-ex-maire-de-londres-boris-johnson-a-la-sortie-de-son-domicile-le-30-juin-2016-dans-la-capitale-britannique-d8a0f42bfb5384b51a8897f98132fd5e.html


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5 - Gibraltar et l'Ecosse opposés au Brexit comptent rester dans l'UE

 

Gibraltar a entamé des négociations avec l'Ecosse pour élaborer un plan d'action commun qui permettrait à ces composantes du Royaume-Uni de rester dans l'UE. Selon le ministre en chef de Gibraltar Fabian Picardo, il a discuté de cette question avec la première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Selon lui, ils ont discuté de différentes options. Il est également possible que l'Irlande du Nord, dont les habitants ont aussi voté contre le Brexit, se joigne aux négociations. "Je peux imaginer une situation dans laquelle certaines parties du Royaume-Uni sortiront de l'UE, tandis que les autres y resteront", a indiqué M. Picardo.

Selon lui, dans ce cas, les territoires voulant rester dans l'Union européenne ne devront pas présenter une nouvelle demande d'adhésion à l'Union. Lors du référendum le 23 juin dernier, 51,9% des Britanniques ont voté pour la sortie de l'Union européenne, alors que 48,9% se sont prononcés contre, dont 95% des habitants de Gibraltar et 62% des Ecossais qui ont voté pour le maintien dans l'UE. Les Nord-Irlandais ont fait de même.

 

Ainsi, la première ministre écossaise Nicola Sturgeon a appelé sans équivoque le parlement écossais à voter contre le Brexit en soulignant que l'Ecosse avait voté pour rester dans l'UE. Elle a évoqué la possibilité pour l'Ecosse d'opposer son véto aux résultats du référendum sur le Brexit. En outre, les Ecossais n'excluent pas la possibilité de tenir un nouveau referendum d'indépendance.

 

A Gibraltar, la grande majorité de la population ne veut pas se retirer du Royaume-Uni. Toutefois, selon M.Picardo, le fait que Gibraltar a un statut de territoire d'outre-mer britannique ne doit pas signifier son refus de faire partie de l'UE. En 1967 et en 2002, il y a eu deux référendums à Gibraltar, lors desquels la majorité de la population a rejeté la proposition de se joindre à l'Espagne qui avait des revendications territoriales historiques. Juste après l'annonce des résultats du référendum britannique, le ministre espagnol des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia-Margallo a proposé le 24 juin une souveraineté partagée entre l'Espagne et le Royaume-Uni pour lui conserver l'accès à l'UE.

 

28.06.2016/ Mis à jour 28.06.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201606281026227137-gibraltar-ecosse-rester-ue/


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En images à Londres :  

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Let’s brexit together








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