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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 24/10/2016 à 00:50:33
AFRIQUE/ ECONOMIE/ AFFAIRES/ GOUVERNANCE : avancées, perspectives et crises multiformes



 

0.1 - Coopération Maroc- Rwanda/ Le roi du Maroc au Rwanda : Nacer Bourita est le ministre marocain délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. « Le Maroc veut diversifier ses partenariats au sein du continent africain, le Maroc est présent en Afrique de l’Ouest, le Maroc est présent en Afrique centrale, aujourd’hui par cette visite et par cette tournée, le Maroc veut ouvrir un nouveau chapitre de présence également en Afrique l’est et le Rwanda pourrait constituer une plateforme, un pivot important de ce déploiement du Maroc dans ces régions d’Afrique qui paraissaient lointaines. »

21 accords et protocoles d’entente, essentiellement économiques, ont été signés entre les deux pays. Dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, du tourisme, des énergies renouvelables ou encore des transports. Dans le secteur bancaire, Attijariwafa Bank, une des plus importantes banques marocaines, a fait l’acquisition de 76% des parts de la banque rwandaise Cogebank, la troisième du pays. Un accord d’une valeur de 41 millions de dollars. Le groupe immobilier marocain Palmeraie Developpement s’est quant à lui engagé à construire 5 000 logements économiques dans la capitale rwandaise. »

 

Afficher l'image d'origine Le président rwandais Paul Kagamé et le roi du Maroc Mohammed VI, à Kigali, le 19 octobre, lors d’une visite d’Etat au Rwanda, première étape d’une tournée dans trois pays d’Afrique de l’Est.

 

0.2 – Croissance/ Afrique subsaharienne/ le FMI réduit de moitié sa prévision de croissance pour 2016 : Dans une nouvelle mise à jour de son rapport "Perspectives de l’économie mondiale", le Fonds monétaire international a drastiquement réduit sa prévision de croissance en Afrique subsaharienne ramenée à +1,6 % contre un taux de +3 % évoqué en avril. Le FMI a réduit de moitié sa prévision de croissance économique en Afrique subsaharienne cette année. L’institution dirigée par la Française Christine Lagarde ne parie désormais que sur une croissance de +1,6 % en 2016, contre 3 % annoncés en avril dernier, dans la précédente édition de son rapport « Perspectives de l’économie mondiale ». La première édition du rapport 2016, publiée en janvier, annonçait une croissance de +4 %. Selon les nouveaux chiffres dévoilés ce mardi 19 juillet par le FMI, l’année 2016 sera, de loin, la plus mauvaise pour la région depuis plus d’une décennie. Les prévisions du FMI sont encore plus pessimistes que celles, déjà alarmantes, de la Banque mondiale (+2,5 %). »

 

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0.3 – « L'Afrique de l'Ouest et ses guerres civiles : Le terme de «guerre nomade» a été forgé pour illustrer leurs lourdes conséquences dans la sous-région. Les guerres civiles du Liberia et de la Sierra Leone ont marqué durablement l’opinion publique africaine en général et ouest africaine en particulier parce que les atrocités et violences commises par les hordes sauvages de « combattants » drogués et ignorant tout des us et coutumes de la guerre dépassaient l’entendement humain. Ces orgies criminelles avec leurs éventrations, décapitations, sectionnement des membres, viol massif des femmes par des hommes ou avec des objets tranchants, ont bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle par les média à la recherche de « sensations fortes ». En raison de la banalisation des horreurs, des pillages, des enlèvements, on a assisté à des départs massifs de réfugiés Liberiens et Sierra Leonais vers les pays voisins.  Ces migrations forcées ont, à leur tour, failli déstabiliser les pays d’accueil comme la Côte d’Ivoire et la Guinée, en raisons des liens linguistiques, ethniques et familiaux que certaines de ces populations en détresse entretenaient avec les peuples frontaliers et la propension de certaines milices à exporter leur guerre chez les voisins qui en ont payé le prix fort avec des pertes en vies humaines. »

  

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1 - Afrique subsaharienne : le FMI réduit de moitié sa prévision de croissance pour 2016

 

Dans une nouvelle mise à jour de son rapport "Perspectives de l’économie mondiale", le Fonds monétaire international a drastiquement réduit sa prévision de croissance en Afrique subsaharienne ramenée à +1,6 % contre un taux de +3 % évoqué en avril. Le FMI a réduit de moitié sa prévision de croissance économique en Afrique subsaharienne cette année. L’institution dirigée par la Française Christine Lagarde ne parie désormais que sur une croissance de +1,6 % en 2016, contre 3 % annoncés en avril dernier, dans la précédente édition de son rapport « Perspectives de l’économie mondiale ». La première édition du rapport 2016, publiée en janvier, annonçait une croissance de +4 %. Selon les nouveaux chiffres dévoilés ce mardi 19 juillet par le FMI, l’année 2016 sera, de loin, la plus mauvaise pour la région depuis plus d’une décennie. Les prévisions du FMI sont encore plus pessimistes que celles, déjà alarmantes, de la Banque mondiale (+2,5 %).


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_ Conjoncture difficile pour les plus grands pays

Le FMI explique cette drastique révision à la baisse par « la conjoncture économique délicate que connaissent les plus grands pays [de la région], qui s’adaptent à la diminution des recettes tirées des produits de base ». Au Nigéria, le Fonds prévoit désormais une récession, avec un recul de -1,8 % de l’activité économique, contre un taux de croissance supérieur à +2 % évoqué il y a à peine trois mois. La plus grande économie du continent fait face « aux pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, à la faible production d’énergie électrique et à une perte de confiance des investisseurs », selon le FMI. Ces révisions apportées à la croissance du Nigeria sont « la principale raison de la rétrogradation des perspectives de croissance du groupe des pays en développement à faible revenu », ajoute la même source.

 

En Afrique du Sud, le PIB devrait rester inchangé en 2016 (+0,1 % contre +0,6 % évoqué en avril), seule une modeste reprise étant prévue pour l’année prochaine, estiment les économistes du FMI. Les perspectives sont moins alarmantes dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, où le FMI table sur une croissance de +3,4 % en 2016 (soit mieux que le taux d’environ 3 % estimé en avril), grâce notamment au « modeste rebond qu’ont récemment connu les cours pétroliers » et à la poursuite de l’assainissement budgétaire.

 

19 juillet 2016 / Mis à jour le 19 juillet 2016/ Par Joël Té-Léssia / @ralphlessia

 

http://www.jeuneafrique.com/342906/economie/afrique-subsaharienne-fmi-reduit-de-moitie-prevision-de-croissance-2016/


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2 - Perspectives de croissance économique : Le Sénégal 3ème meilleur taux en Afrique pour 2016

 

Reprenant des statistiques sur les Perspectives économiques mondiales du Fonds monétaire international (Fmi), le World economic forum a indiqué, dans un document publié dans son site web, que le Sénégal, avec une prévision de croissance 6,6 %, fait partie des 3 pays qui vont, en 2016, enregistrer les meilleurs taux de croissance économique. Ces bons résultats du Sénégal sont le fruit des politiques publiques dans les infrastructures et les consommations de la classe moyenne émergente du pays. Les politiques mises en œuvre dans le Plan Sénégal émergent (Pse) commencent ainsi à porter leurs fruits. La Côte-d'Ivoire est le pays ayant la croissance économique la plus rapide de l'Afrique, selon les dernières perspectives économiques mondiales du Fmi, reprises par le World economic forum. Le Pib de ce pays de l'Afrique de l'Ouest devrait croître de 8,5% cette année.


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Le World economic forum qui cite la Banque mondiale, indique que l'économie de la Côte-d'Ivoire a tiré avantage des politiques gouvernementales et des réformes structurelles, lesquelles ont abouti à une croissance inclusive forte. L'activité économique forte a été maintenue grâce à une forte demande globale et l'augmentation des investissements tant publics que privés. A la seconde place de ces pays ayant de bonnes perspectives de croissance en Afrique, il y a la Tanzanie avec une prévision de croissance d'un peu moins de 7% cette année. Le Sénégal complète le trio de tête, avec une prévision de croissance de 6,6%, grâce notamment aux investissements dans les infrastructures et la forte demande de la classe moyenne émergente du pays. Tous ces pays d'Afrique figurant dans le top 10 tirent avantage des gains économiques qui commencent à se faire sentir sur le continent.

 

Selon le Fmi, la croissance économique est relativement élevée en Afrique par rapport à une grande partie du monde développé. Car le Pib dans de nombreux pays d'Afrique devrait croître de plus de 2% cette année. Il est toutefois important de reconnaître les défis auxquels font face de nombreuses économies africaines avec des risques de prix des matières premières, de dévaluation monétaire et les risques en termes de géo-sécurité. Autant de facteurs qui constituent des menaces pour la croissance.

 

Le dernier Forum économique mondial sur l'Afrique 2016, tenu à Kigali, au Rwanda, en mai dernier, a mis en évidence la nécessité d'une diversification des économies africaines afin d'assurer une croissance économique inclusive. La quatrième révolution industrielle a le potentiel de créer de nouvelles industries et de contribuer à réduire les inégalités à travers le continent. En mettant en œuvre les réformes adéquates et en établissement des partenariats, les pays africains peuvent tirer parti de ces progrès technologiques rapides.

 

11 Juil 2016 / Economie

 

http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/52153-perspectives-de-croissance-economique-le-senegal-3eme-meilleur-taux-en-afrique-pour-2016.html

 

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3 - La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine

 

La Cote d'Ivoire devrait connaître en 2016 une croissance de 8,5%. Les investisseurs saluent les multiples réformes engagées par le pays, dans une Afrique francophone qui réaffiche les meilleures performances.

Selon le dernier rapport semestriel « Perspectives économiques mondiales » de la Banque mondiale, la Côte d'Ivoire devrait connaître cette année une croissance de 8,5%, après une croissance annuelle de 9,3% sur la période 2012-2015. Il s'agirait de la plus forte croissance du continent, devant celle prévue pour la Tanzanie (7,2%) qui se classe deuxième. L’année 2016 serait ainsi la cinquième année consécutive de forte croissance. Sur cette période quinquennale, elle s’établerait à 9,2 % en moyenne et serait ainsi la plus élevée du continent, légèrement devant celle de l’Éthiopie (9,1 %) qui devrait ralentir à 7,1 % cette année. 

 

Toutefois, la performance réalisée par la Côte d’Ivoire revêt une ampleur plus importante, compte tenu de son niveau de développement déjà bien supérieur à celui de l’Éthiopie (le PIB par habitant était de de 1.400 dollars fin 2015, contre 620 dollars). Au passage, rappelons que la Côte d’Ivoire est un pays de 24 millions d’habitants, légèrement plus grand que l’Italie et un tiers plus vaste que le Royaume-Uni. Et ce, contrairement à ce qu’indique la majorité de cartes géographiques, basées sur la projection de Mercator qui le représente comme étant deux à trois fois plus petit.

 

 

_ Un pays réformateur et attractif

Dès la fin de la grave crise politique des années 2000, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans de profondes réformes économiques visant à mettre en place un environnement favorable à l’investissement. Avec pour objectif de devenir un pays émergent vers 2020, de nombreuses mesures ont été prises afin de faciliter, sécuriser et mieux encadrer les investissements, qu’ils soient étrangers ou non : mise en place d’un nouveau code des investissements dès 2012, d’un guichet unique de création d’entreprises, d’une plateforme d’échanges pour centraliser les appuis des partenaires au développement de l’environnement des affaires… Le tout, en veillant à maintenir une faible pression fiscale, de l’ordre de 16,7 % du PIB pour l’année 2016 (soit légèrement moindre que le minimum de 17 % prévu pour les pays de l’UEMOA). 

 

Entre ses éditions 2012 et 2016, la Côte d’Ivoire a ainsi fait un bond de 25 places au classement Doing Business de la Banque mondiale, passant de la 167e à la 142e place. À première vue, cela peut encore paraître insuffisant, mais il convient là de préciser que des pays comme le Nigéria (première économie africaine) et l’Angola (5e économie, et lusophone) se classent respectivement à la 169e et à la 181e place. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire vient d’être désignée économie subsaharienne la plus attractive pour les investissements, par le rapport 2015 du Nielsen Africa Prospects Indicateurs (API). Elle devance le Kenya et le Nigéria, qui passe de la première à la quatrième position. Les réformes accomplies par le pays, son économie diversifiée, les inquiétudes concernant un certain nombre de pays fortement dépendants de leurs ressources naturelles, ou encore sa monnaie particulièrement stable (à la différence de bon nombre de pays africains) expliquent ce regain manifeste d’attractivité. Enfin, le pays n’oublie pas d’investir massivement dans l’éducation et la formation, qui pèseront cette année pour près de 22 % du budget national (+18 % sur un an).

 

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_ L'Afrique francophone réaffirme son leadership

Toujours selon ce même rapport, cinq des dix meilleures performances continentales pour l’année 2016 devraient être réalisées par des pays francophones (5 sur 10 en 2015, et 6 sur 10 en 2014). Avec une prévision de 6,6 %, le Sénégal se classerait 5e, talonnant le Rwanda, anglophone (6,8 %), et devançant 3 autres pays francophones : Djibouti (6,5 %), la République démocratique du Congo (RDC, 6,3 %) et le Cameroun (6,0 %). À l’instar de la Côte d’Ivoire, les performances réalisées par le Cameroun (1 250 dollars/hab.) ou encore par le Sénégal (910 dollars) méritent davantage d’attention compte tenu de leur niveau de développement plus élevé que celui de la majorité de pays subsahariens, dont le Rwanda (700 dollars/hab.) et la Tanzanie (860 dollars). Enfin, cinq autres pays francophones devraient connaitre une croissance supérieure à 5 %, comme le Mali (5,3 %, après 5,5 % en 2015) et le Bénin (5,5 %, après 5,2 % l’année dernière).

 

Plus globalement, l’Afrique subsaharienne francophone devrait à nouveau arriver en tête de la croissance africaine pour la troisième année consécutive et la quatrième fois en cinq ans. Cet ensemble avait réalisé une croissance globale annuelle de 5,1 % en moyenne sur la période 2012-2015 (et même de 5,6 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale). La moyenne avait été de 3,7 % pour l’Afrique subsaharienne anglophone (Rwanda et Éthiopie inclus). Grâce aux différents programmes de diversification en cours ("Plan stratégique Gabon émergent", "Cameroun émergence 2035"…), la majorité des pays francophones producteurs de pétrole et de minerais devraient continuer à mieux résister à l’effondrement des cours des matières premières. Après une croissance de 4 % en 2015 pour le Gabon, de 6,2 % pour le Cameroun et de 7,7 % pour la RDC, ces pays devraient atteindre respectivement des taux de 3,9 %, 6,0 % et 6,3 %.

Pour sa part, le Congo devrait afficher 3,8 %. Cela est également valable pour l’Algérie, plus au nord (3,4 %). Ailleurs sur le continent, la croissance devrait se situer à 0,8 % pour le Nigéria (2,7 % en 2015), 0,9 % pour l’Angola (2,8 % en 2015) et à 3,4 % pour la Zambie (3,6 % en 2015). L’Afrique du Sud, encore assez dépendante de ses industries minières, devrait afficher 0,6 % (1,3 % en 2015).

 

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_ Une France insuffisamment présente

Avec cette Afrique francophone en pleine croissance, s’étendant sur 14 millions de km2 (3,1 fois l’Union européenne) et regroupant 370 millions d’habitants, la France n’a réalisé que 3,7 % de son commerce extérieur en 2014, et seulement 1,1 % avec sa partie subsaharienne. Pour cette dernière, qui ne s’arrête pas à la zone CFA, la Chine est désormais le premier fournisseur, devant la France (part de marché de 13,6 % contre 9,7 %). Notre pays brille par ailleurs par son absence dans le désormais plus grand pays francophone du monde, la RDC (74 millions d’habitants, part de marché de 3 %) et vient d’être dépassé par le Maroc en tant que premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire en 2015…

 

Ilyes Zouari / Secrétaire général adjoint de la revue Population & Avenir / Le 02/08/2016 / @i_Zouari

 

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-159328-la-cote-divoire-championne-de-la-croissance-africaine-2018315.php


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4 - Abidjan trouve des moyens pour financer son expansion

 

La Côte d'Ivoire, qui espère devenir une nation émergente en 2020, a obtenu à Paris 15,4 milliards de dollars pour financer ses investissements publics. C'est aujourd'hui l'économie la plus dynamique d'Afrique de l'Ouest et les grands bailleurs de fonds ne s'y trompent pas. Mardi, à l'issue de la réunion du groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement 2016-2020, la Côte d'Ivoire a sécurisé 15,4 milliards de dollars pour ses investissements publics, mieux que l'objectif initial. Ce mercredi, on connaîtra le montant accordé pour les investissements privés.

 

 

_ Forte croissance

La croissance de la Côte d'Ivoire a dépassé 8,6 % l'an dernier, d'après le FMI, voire 10,5 % selon des estimations récentes du président Alassane Ouattara. Un taux comparable à celui des trois millésimes précédents. Certes, une partie de cette croissance spectaculaire s'explique par un effet de rattrapage après la guerre civile achevée en 2011. Une autre partie tient aussi, coup de chance, à des facteurs de conjoncture internationale : la hausse des cours du cacao, dont Abidjan est le premier producteur mondial, ou la chute des prix du pétrole importé. Le pays profite aussi de sa stabilité monétaire, via l'arrimage du franc CFA à l'euro.

Mais il tire également les dividendes d'une situation macroéconomique assainie et de quelques réformes structurelles. L'inflation est quasi nulle, la dette publique équivalente à seulement 40 % du PIB et le déficit des paiements courants évalué à 1,7 % du PIB l'an dernier. Le budget est bien tenu, malgré les pressions en cette année électorale (les législatives doivent être organisées d'ici à fin novembre) et les défis sécuritaires illustrés par l'attaque djihadiste sanglante du 13 mars dernier.

 

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_ Parmi les deux pays les plus réformateurs d'Afrique

Quant aux réformes structurelles, elles ont permis à la Côte d'Ivoire de figurer parmi les deux pays les plus réformateurs d'Afrique, derrière le Sénégal, dansle classement « Doing Business » de la Banque mondiale. Abidjan a facilité la création d'entreprise en réduisant les fonds propres requis, en baissant les frais de notaire, en accélérant les démarches via le guichet unique d'inscription, sans oublier la numérisation du cadastre. La Côte d'Ivoire ambitionne de devenir le grand hub économique d'Afrique occidentale francophone, grâce notamment à des chantiers d'infrastructures comme la modernisation de l'aéroport d'Abidjan et l'extension de ses sites portuaires.

 

 

_ Du chemin reste à faire

Pour autant, bien du chemin reste à faire dans un pays où le taux de pauvreté a peu baissé. Si la classe moyenne ivoirienne attire les opérateurs de téléphonie mobile ou les enseignes françaises de distribution, Carrefour et Fnac en tête, le FMI estime que la proportion des 23 millions d'Ivoiriens vivant avec moins de 1,25 dollar par jour n'a reculé que de trois points au cours du premier mandat d'Alassane Ouattara (2011-2015). Tandis que le chômage frappe un actif sur quatre.

Le classement de la Côte d'Ivoire reste médiocre, au total, pour la facilité d'y faire des affaires, selon la Banque mondiale, au 140e rang. La fiscalité des petites entreprises demeure lourde, décourageant l'investissement privé : « On n'attire pas les mouches avec du vinaigre », souligne le président du patronat ivoirien, Jean Kacou Diagou. La grève, le mois dernier, des étudiants et enseignants souligne les impatiences de la population. Si le premier mandat d'ADO, ainsi que les Ivoiriens surnomment leur président, a été celui de la remise sur pied de l'économie du pays, le second doit être celui de la progression du pouvoir d'achat.

 

Yves Bourdillon - YVES BOURDILLON/ le 17/05/16 / @yvesbourdillon

 

http://www.lesechos.fr/17/05/2016/lesechos.fr/021938455278_abidjan-trouve-des-moyens-pour-financer-son-expansion.htm


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(Petronia City Takoradi/ Project)


 5 - Perspectives économiques au Ghana

 

_ Après s’être ralentie, de 4.0 % en 2014 à 3.7 % en 2015, la croissance économique du Ghana devrait repartir à la hausse pour atteindre 5.8 % en 2016 et 8.7 % en 2017, grâce au renforcement de la stabilité macro-économique et aux mesures prises pour résoudre la crise énergétique qui paralyse le pays.

_ Les politiques de rigueur monétaire et budgétaire mises en place en 2015 devraient être maintenues en 2016, conformément aux réformes d’assainissement engagées par le Ghana en prévision des élections nationales de la fin 2016.

_ Le pays continue d’être confronté à une urbanisation rapide qui a créé un certain nombre de contraintes pour le développement durable, en particulier dans le domaine des infrastructures d’assainissement et de transport.

  

En 2015, la croissance de l’économie ghanéenne est ressortie à 3.7 %(estimation), en recul par rapport aux 4 % de 2014. Ce ralentissement est imputable à divers problèmes économiques, pour l’essentiel déjà présents en 2014 : trois ans de crise énergétique, accroissement du déficit budgétaire et de la dette publique, important déficit du secteur extérieur et baisse imprévisible des cours mondiaux pour les exportations de pétrole et d’or du pays. Le secteur des services a été le principal moteur de la croissance. Le secteur industriel a, lui aussi, affiché un taux de croissance positif, à 9.1 %. À moyen terme, on prévoit une reprise de l’activité, avec un taux de croissance de 5.8 % en 2016 et de 8.7 % en 2017. La reprise de la croissance économique prévue pour 2016/17 dépend de la poursuite des mesures d’assainissement budgétaire, de la résolution rapide de la crise énergétique, de l’entrée en production de deux nouveaux puits de pétrole et de l’amélioration des productions de cacao et d’or.

 

En 2015, le Ghana a maintenu sa politique de rigueur monétaire et budgétaire. Le programme d’assainissement des finances publiques avait pour objectif de faire face aux pressions de la demande principalement exacerbées par la masse salariale et le service de la dette publique, qui absorbent l’essentiel des recettes non affectées. La politique monétaire de 2015 a été encore durcie par des mesures visant à contenir la hausse de l’inflation et la dépréciation de la monnaie nationale. Pour remédier à ces problèmes, le Ghana a conclu en avril 2015 un accord triennal avec le Fonds monétaire international (FMI) reposant sur une Facilité élargie de crédit (FEC), passant avec succès deux revues conduites au titre du programme.


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Grâce à l’assainissement des finances publiques, les conclusions des revues devraient également être satisfaisantes en 2016. Les élections nationales auront lieu fin 2016. Il est essentiel que le scrutin se déroule de façon paisible et transparente pour garantir la continuité de l’action publique et conforter la réputation de modèle démocratique du pays, en particulier après les élections présidentielles de 2012, dont le résultat avait été vivement contesté par l’opposition qui avait déposé un recours devant la justice.

 

En 2010, plus de la moitié des Ghanéens vivaient dans des zones urbaines (agglomérations d’au moins 5 000 habitants), contre 30 % à l’indépendance, en 1957. Le taux d’urbanisation devrait passer à 72 % en 2035. Si les disparités entre zones rurales et urbaines sont encore importantes, certains signes indiquent que les villes sont confrontées à d’énormes problèmes liés à l’occupation des sols, aux infrastructures et aux prestations de services (plus particulièrement dans les domaines du logement, de l’assainissement et des transports), ainsi qu’à l’absence d’emplois rémunérateurs et productifs, surtout pour les jeunes. Le principal défi a été de garantir un aménagement, une coordination et une planification de l’espace ordonnés et durables et de faire en sorte que les autorités métropolitaines et municipales puissent s’assurer des ressources suffisantes pour financer les infrastructures et les services.

 

Source : Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2016

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/ghana/ghana-economic-outlook/


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6 - Perspectives économiques au Nigéria

 

_ Le Nigéria affiche un faible taux de croissance économique depuis la fin de 2015. D’après les estimations, ce taux est tombé à 3 % en décembre 2015, ce qui a poussé les autorités à adopter un budget expansionniste pour 2016, dans l’espoir de stimuler l’économie nationale.

_ La politique de développement du nouveau gouvernement, en place depuis le 29 mai 2015, est axée sur la sécurité, la lutte contre la corruption et l’amélioration de la protection sociale.

_ Le pays s’urbanise à un rythme soutenu et les villes en expansion rapide, telles que Lagos et Kano, sont confrontées à la montée du chômage et au creusement des inégalités de revenus, sous l’effet d’un développement urbain anarchique et d’un manque d’interactions entre la transformation structurelle et l’urbanisation.

 

L’économie nigériane pâtit des chocs externes, en particulier de la baisse du cours mondial du pétrole brut. La croissance a nettement ralenti, refluant de 6.2 % en 2014 à 3.0 % (estimation) en 2015, tandis que l’inflation est passée de 7.8 % à 9.0 % (estimation). Cette tendance est principalement due à l’essoufflement de l’activité économique, en raison du manque de recettes en devises, et elle est aggravée par les restrictions ciblées qui pèsent sur 41 produits importés, dont certains sont des facteurs de production pour l’industrie manufacturière et l’agroalimentaire. Il en résulte des baisses de production et des réductions d’effectifs dans certains secteurs. Cependant, étant donné les inquiétudes de plus en plus grandes que suscite le recul de la croissance, la Banque centrale a abaissé le coût de l’emprunt, pour le secteur public et pour le secteur privé, afin de stimuler l’économie.

 

En 2016, le Nigéria devrait connaître une lente reprise économique, car certaines des réformes commencent à produire des effets et les mesures destinées à insuffler un élan à l’économie, notamment l’augmentation des dépenses d’infrastructure, sont mises en œuvre. Plusieurs réformes spécifiques que le nouveau gouvernement a engagées en vue de permettre le retour de la croissance sont salutaires. Les plus importantes visent à rationaliser le secteur public pour réduire le coût de la gouvernance, à instaurer un compte de trésorerie unique pour empêcher les fuites de capitaux, à renforcer la lutte contre l’évasion fiscale, à préparer l’introduction de la méthode du budget base zéro en 2016 et à porter le ratio dépenses en capital/dépenses récurrentes à 30/70.


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L’insécurité reste un problème majeur, surtout dans le nord-est du pays. Malgré le renforcement des interventions contre le groupe Boko Haram, la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. On estime que plus de deux millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison de ce conflit. Néanmoins, ces populations déplacées se retrouvent principalement dans les villes, où les conditions de sécurité sont meilleures. Tant les pouvoirs publics que les partenaires au développement continuent d’explorer des solutions pour remédier à la situation.

 

La transformation structurelle ne pourra permettre de créer des villes durables que si l’urbanisme repose sur une approche intégrée. Il est prévu que le ministère fédéral de l’Énergie, des Travaux publics et du Logement réexamine la politique de développement urbain et travaille avec d’autres ministères pour améliorer les services publics et pour définir une trajectoire qui mettra à profit les opportunités liées à l’expansion urbaine au Nigéria. La ville de Lagos, l’une des sept mégapoles d’Afrique, offre de grandes opportunités pour l’innovation et la création d’emplois dans différents secteurs : construction, technologies de l’information et de la communication (TIC) et commerce de détail, notamment.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2016

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/nigeria/nigeria-economic-outlook/


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7 - Perspectives économiques au Cap-Vert

 

_ Le Cabo Verde a enregistré une augmentation de la croissance de son PIB réel à 3.6 % en 2015, contre 1.8 % en 2014 et 0.8 % en 2013, sous l’effet de l’augmentation des recettes touristiques, de l’amélioration de la demande intérieure et de la persistance de prix faibles dans le secteur de l’énergie. Cependant, les performances économiques du pays restent insuffisantes à cause de la déflation et d’un taux de chômage élevé.

_ Même si le déficit public a été sensiblement réduit, l’assainissement budgétaire demeure une priorité pour atténuer le risque de surendettement du pays, rassurer les investisseurs et préserver la stabilité macroéconomique.

_ Malgré l’insularité et une population inégalement répartie, le renouvellement urbain peut favoriser la transformation structurelle en apportant aux entrepreneurs informels et aux microentrepreneurs des opportunités d’améliorer leurs activités et d’élargir leurs marchés.

  

L’économie du Cabo Verde peine à se redresser en raison de vulnérabilités intérieures et du manque de vigueur de l’économie mondiale. Le tourisme et les investissements étrangers liés à ce secteur, notamment la construction, sont toujours les principaux moteurs de la croissance. Celle-ci a avoisiné 3.6 % en 2015 (contre 1.8 % en 2014 et 0.8 % en 2013) à la faveur de la reprise des investissements directs étrangers (IDE), en hausse de 13 % en 2014, surtout dans le tourisme. Néanmoins, l’activité économique n’a pas encore atteint son potentiel. À long terme, la croissance dépendra non seulement de l’efficience du secteur public, mais aussi des gains de productivité. En 2016 et en 2017, elle devrait ressortir, en moyenne, à 4 %, soit un taux inférieur à celui de la période d’expansion qui a précédé la crise financière mondiale.


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En 2015, la situation budgétaire s’est légèrement améliorée avec le retrait progressif du programme d’investissements publics, mais elle demeure fragile. Le déficit global des comptes de l’État central devrait tomber à 4.5 % (contre 7.4% en 2014), puis à 4 % en 2016. Pour que sa dette reste soutenable et étant donné la nécessité de dynamiser sa croissance économique, le Cabo Verde doit aussi s’attacher à définir une politique publique appropriée. En 2015, la dette publique devrait s’alourdir et représenter 118 % du PIB, contre 94.7 % en 2013. Bien qu’élevée (76.2 % de l’endettement total en 2015), la dette publique extérieure demeure principalement concessionnelle et, d’après les indicateurs, le pays pourra continuer de faire face à ses obligations de remboursement.

 

Le Cabo Verde compte actuellement 514 000 habitants, dont 65 % vivent en zone urbaine. Cette forte urbanisation s’explique principalement par l’exode rural et, malgré les problèmes sociaux dont elle s’accompagne, elle offre aux entrepreneurs informels et aux microentrepreneurs des opportunités d’améliorer leurs activités et d’élargir leurs marchés. Le taux d’alphabétisation remarquablement élevé (supérieur à 85 %) a permis au Cabo Verde de créer les conditions nécessaires à un décollage de son économie tiré par une population urbaine nombreuse et dotée de qualifications qui répondent aux besoins d’un secteur privé compétitif. Le renouvellement urbain pourrait donc être un important moteur de la transformation structurelle dans les années à venir.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2016

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/cape-verde/cape-verde-economic-outlook/


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8 - Botswana : situation économique et financière

_ Une croissance qui fléchit du fait d’une demande externe atone et de la baisse des prix du gemme

 

Alors que la croissance avait frôlé les 10 % en 2013, conséquence des très bonnes performances du secteur minier et diamantifère en particulier, l’activité a sensiblement décéléré ces deux dernières années, s’établissant à 3,2 % en 2014, avant de s’inscrire en territoire négatif en 2015 à -0,3 %, première année de récession depuis 2009 (-7,8 %). L’an dernier, le pays a fortement pâti de la baisse de la demande externe en diamants, notamment américaine, 1er marché mondial avec 40 % de la demande, à l’origine d’une accumulation de stocks pesant in fine sur les prix du gemme brut. La morosité du marché, liée en partie également au ralentissement de la demande des pays émergents, s’est soldée par un recul de -20 % des ventes annuelles de De Beers et de Botswana’s Okavango Diamond Company.

 

A cela se sont ajoutés la baisse de la demande pour les autres minerais exportés et l’impact sur le secteur agricole de la pire sécheresse connue par le pays depuis 1992, résultat du phénomène El Nino. Le ralentissement de l’activité renvoie toutefois aussi à des causes internes parmi lesquelles la faiblesse du crédit domestique et les pénuries d’eau et d’électricité de plus en plus fréquentes qui pèsent sur le coût de production, affectant d’autant la compétitivité déjà très faible de l’économie botswanaise (71ème sur 140 pays s’agissant du Global Competitivness Report du Forum économique mondial).

 

Alors que les pressions inflationnistes s’inscrivent à la hausse dans la quasi-totalité des pays de la région, le taux d’inflation enregistré par le Botswana reste très contenu, dans la partie basse de la fourchette de 3-6 % suivie par la Banque centrale. Cette bonne maîtrise de l’inflation, en partie liée à la faiblesse de la consommation intérieure, est facilitée par le système de taux de change à parité ajustable et la composition équilibrée du panier de devises de référence du pula, qui renvoient aux principaux pays partenaires, à commencer par l’Afrique du Sud, ainsi que par la faiblesse des cours des hydrocarbures. Sur l’année, le taux d’inflation s’élèverait à +3,4 % après +3 % en 2015. Au plan externe, le pays a vu son excédent courant se réduire rapidement, en lien avec la baisse des ventes de diamants, en se maintenant toutefois à des niveaux très confortables (9,3 % du PIB en 2015 contre un pic de 15,7 % en 2014). Les réserves de change restent très élevées, à 7,5 Mds USD fin 2015, soit 65 % du PIB, bien au-delà du niveau adéquat de 20 à 30 % estimé par le FMI.

 

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_ Politique économique : un policy-mix de plus en plus accommodant

Du point de vue budgétaire, la politique botswanaise, contrairement aux orientations de plus en plus prudentes voire restrictives des politiques menées par les pays voisins, a pris dans la période récente un tournant expansionniste. Alors que le pays avait enregistré des excédents budgétaires de 2012/13 à 2014/15, le pays a affiché en 2015/16 un déficit public de -3 % du PIB, dû aux conséquences du ralentissement de l’activité sur les entrées de recettes, au déclin des revenus de la SACU (en lien notamment avec la faiblesse de la croissance sud-africaine), ainsi qu’à un surcroît de dépenses à la fois courantes (salaires, l’enveloppe des dépenses en personnel comptant toujours pour 12-13 % du PIB et 33 % du Budget, sachant que l’Etat demeure de loin le 1er employeur) et en capital, dont la progression rapide s’explique par la mise en place au 2nd semestre 2015 d’un programme triennal de relance économique (Economic Stimulus Program) initié par la présidence en réponse au fléchissement de l’activité.

 

Ce plan contra cyclique, d’un montant global de 240 M €, se concentre, dans un souci de diversification, sur les secteurs du tourisme, des transports et de l’agriculture via des dépenses d’investissement, financées en large partie par les dépôts du gouvernement constitués lors des exercices budgétaires excédentaires précédents. En dépit de la volonté des autorités de contenir les dépenses courantes et plus spécifiquement les dépenses de personnel, via notamment un meilleur contrôle des dépenses de déplacements, le déficit public pour 2016/17 s’élèverait à 4 % du PIB. Malgré cette détérioration récente, la soutenabilité des finances publiques reste largement assurée, la dette publique au sens large, intégrant les garanties souveraines, s’élevant à 23 % du PIB seulement. L’Etat utilise enfin le fonds souverain (Pula Fund), dont la capitalisation atteindrait près de 7 Mds USD (45 % du PIB), comme outil de politique contra-cyclique.

 

Au plan monétaire, la Banque centrale suit depuis 2009 une politique accommodante qui s’est traduite par une baisse cumulée du taux directeur de 900 pdb, désormais à 6 % (dernière baisse de 50 pdb en août 2015). Bien que les autorités se déclarent indépendantes de l’Afrique du Sud dans la conduite de la politique monétaire, la baisse du taux directeur s’est initialement opérée dans la lignée de la réduction du taux repo sud-africain, le pula étant ancré depuis 1976 (date de sortie du pays de la zone rand) sur un panier de devises dans lequel le rand occupe une place prépondérante (revue à la baisse en 2015 à 50 % contre 55 %) à côté de l’euro, du yen, de la livre sterling, des DTS et de l’USD. Le panier devrait s’ouvrir au renminbi en octobre prochain.

 

Publié le 02/05/2016

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/13615_botswana-situation-economique-et-financiere-avril-2016


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9 - Le roi du Maroc au Rwanda

 

Mohammed VI, le roi du Maroc, a entamé cette semaine au Rwanda une visite en Afrique de l’Est qui devrait aussi l’emmener en fin de semaine en Tanzanie puis en Ethiopie. C’est la première fois que le souverain et chef d’Etat chérifien se rend dans la région. Cette visite est très politique : le Maroc prépare en effet son retour au sein de l’Union africaine (UA) et est donc en quête de soutiens. Mais cette tournée a aussi un aspect économique non négligeable. Rabat souhaite en effet renforcer son implantation économique dans cette région jusque-là délaissée et promouvoir une coopération sud-sud.

 

Mohamed Benchaaboun, PDG du groupe Banque populaire, ou encore le directeur de l’agence marocaine de l’énergie, le roi Mohammed VI est arrivé à Kigali avec, dans ses valises, des diplomates, mais aussi des hommes d’affaires. Le royaume chérifien entend bien élargir ses relations économiques à une région dynamique. Les pays d’Afrique de l’Est affichent en effet de belles performances, avec des taux de croissance autour de 7 à 8%.

 

Nacer Bourita est le ministre marocain délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. « Le Maroc veut diversifier ses partenariats au sein du continent africain, le Maroc est présent en Afrique de l’Ouest, le Maroc est présent en Afrique centrale, aujourd’hui par cette visite et par cette tournée, le Maroc veut ouvrir un nouveau chapitre de présence également en Afrique l’est et le Rwanda pourrait constituer une plateforme, un pivot important de ce déploiement du Maroc dans ces régions d’Afrique qui paraissaient lointaines. »


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21 accords et protocoles d’entente, essentiellement économiques, ont été signés entre les deux pays. Dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, du tourisme, des énergies renouvelables ou encore des transports. Dans le secteur bancaire, Attijariwafa Bank, une des plus importantes banques marocaines, a fait l’acquisition de 76% des parts de la banque rwandaise Cogebank, la troisième du pays. Un accord d’une valeur de 41 millions de dollars. Le groupe immobilier marocain Palmeraie Developpement s’est quant à lui engagé à construire 5 000 logements économiques dans la capitale rwandaise. Une aubaine pour le Rwanda qui tente d’attirer les investisseurs étrangers. Les responsables des deux pays l’ont martelé : cette visite à Kigali et les accords bilatéraux qui l’accompagnent, concrétisent leur volonté de promouvoir une coopération sud-sud entamée en juin dernier lors de la visite du président rwandais Paul Kagame à Casablanca.

 

Louise Mushikiwabo est la ministre rwandaise des Affaires étrangères : « Cette visite pour nous signifie, je me permets aussi de parler pour la partie marocaine, elle signifie un bon en avant. Je n’ai pas honte de dire que l’Afrique, d’une manière générale, devrait aller beaucoup plus vite et devrait être beaucoup plus unie, l’Afrique aujourd’hui n’a pas à quémander. » Après le Rwanda, Mohammed VI doit se rendre en Tanzanie et en Ethiopie, où d’autres accords bilatéraux devraient être annoncés.

 

Par Stéphanie Aglietti / Diffusion : samedi 22 octobre 2016

 

http://www.rfi.fr/emission/20161022-le-roi-maroc-rwanda?ref=tw_i


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10 - Rapport économique sur l'Afrique 2015 : le commerce au service de l’Industrialisation

_ Industrialisation, commerce, transformation structurelle

 

La croissance de l’Afrique a continué d’augmenter, passant de 3,7 % en 2013 à 3,9 % en 2014. Ce résultat s’explique notamment par l’amélioration de la gestion macroéconomique, mais aussi par la diversification des échanges commerciaux et par les liens d’investissement tissés avec les économies émergentes. Les indicateurs de développement social de l’Afrique révèlent néanmoins le paradoxe de cette croissance: le taux de chômage élevé et de la pauvreté, coexistant avec une croissance robuste. L’industrialisation devrait résoudre ce paradoxe en stimulant la diversification économique, en assurant un partage plus équitable des fruits de la croissance et en rendant plus efficace l’utilisation des abondantes ressources matérielles, minérales et humaines du continent, et ainsi favoriser l’élimination de la pauvreté et la transformation structurelle des économies africaines.

 

Le commerce conserve un rôle majeur dans la croissance économique de l’Afrique ; il a le potentiel de stimuler l’industrialisation qu’il a induite, pour autant qu’on en fasse un de ses objectifs déclarés. Pour ce faire, il faut concevoir des politiques commerciales efficaces, les mettre activement en oeuvre, et les assortir régulièrement de contrôles et d’évaluations. Ces politiques doivent tenir compte des évolutions survenues dans le système de production mondial, notamment l’internationalisation des systèmes de production, et s’y adapter aux fins de promouvoir la valeur ajoutée par la transformation et la fabrication. Enfin, il faut que l’industrialisation fondée sur le commerce serve à orienter la conduite, les négociations et la mise en oeuvre des diverses formes d’accord sur le commerce et l’investissement.

 

Afin de permettre aux parties intéressées du gouvernement, des entreprises, de la société civile et du milieu universitaire de mieux comprendre la façon dont le commerce peut servir d'instrument d'industrialisation accélérée et de transformation structurelle en Afrique, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) en collaboration avec son bras de formation qui est l'Institut Africain de développement économique et de planification des Nations Unies (UN-IDEP), a établi un partenariat avec l'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) pour offrir cette formation en ligne basée sur le rapport économique pour l'Afrique 2015 de la CEA (ERA 2015) .

 

Lundi, Septembre 26, 2016 -/ Vendredi, Novembre 4, 2016

 

http://www.uneca.org/fr/idep-10

   

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11 - L'Afrique de l'Ouest et ses guerres civiles

 

Le concept de "guerres nomades" a été avancé pour évoquer les conflits en Afrique de l'Ouest depuis les années 1990. De la crise du Biafra en 1967 à la guerre au Mali aujourd'hui, questions à Kouassi Yao, maître de conférence en histoire à l'Université Félix Houphouët-Boigny et auteur d'un doctorat d’État sur les guerres civiles en Afrique de 1955 à 2002.

 

_ La crise du Biafra (1967-1970) peut-elle être considérée comme la première grande guerre civile d’Afrique de l’Ouest au lendemain des indépendances ?

La guerre de sécession de la Province orientale du Nigeria qui s’est déroulée entre 1967 et 1970 n’est pas la première guerre civile d’Afrique. En effet, avant qu’elle n’éclate à partir de juin 1967, l’Afrique avait connu déjà des guerres civiles. Il s’agit de la rébellion armée des Noirs du Sud Soudan contre les Arabo-musulmans du Nord qui a éclaté en août 1955, soit cinq mois avant la proclamation de l’indépendance intervenue le 1er janvier 1956. Les Noirs du Sud qui ont souffert des razzias des marchands d’esclaves du Nord et des atermoiements de la politique britannique qui n’a profité qu’aux élites arabo-musulmanes du Nord, ne veulent plus de cette domination après la fin annoncée de la colonisation britannique. Cette guerre civile opposant le Nord au Sud s’achève après 17 ans de combats par les accords d’Addis-Abeba de mars 1972.

 

Nous avons ensuite la sécession du Katanga (1960-1963) dans l’ex-Congo belge qui est lié aux conditions de naissance de l’État. Le désordre et le chaos qui s’installent dès la proclamation de l’indépendance précipitent la sécession du Katanga soutenue par les milieux coloniaux belges et la Belgique officielle. Dans la Corne de l’Afrique, le refus de l’ONU d’accorder l’indépendance immédiate à l’ancienne colonie italienne de l’Érythrée, pour satisfaire les intérêts géopolitiques de l’Éthiopie et des États-Unis, précipite le déclenchement de la guerre civile (1960) par les nationalistes après l’annexion de l’Érythrée par l’Éthiopie.

 

Enfin, le Tchad où la politique inégale de mise en valeur du territoire par la France a donné à l’État une coloration Sara, les populations islamisées du Nord se soulèvent du contre « l’État Sara ». Pendant ces sept premières années « d’indépendance », où l’instabilité s’installe progressivement en Afrique, l’Afrique de l’Ouest ressemble à une « oasis de paix », troublée de temps à autre par la guérilla du parti africain pour l’indépendance de la Guinée Bissau et des îles du Cap-Vert (PAIGC) contre la domination portugaise. Aussi, quand éclate la guerre civile du Nigeria, c’est la stupéfaction en Afrique, surtout qu’elle survient dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

 

Du point de vue des caractéristiques, la tentative de sécession de la Province orientale du Nigeria peut être considérée comme la plus grande guerre civile d’Afrique de l’Ouest depuis cinquante ans. En effet, du point de vue militaire, ce fut un affrontement de type conventionnel tant au niveau des forces que des combats et du matériel utilisé. Alors que l’armée fédérale aligne 120000 hommes, 180 officiers, trois divisions, plusieurs bataillons, des blindés de fabrication britannique, des Mig soviétiques et des canons d’origine américaine, le Biafra lui oppose 50000 hommes, 60 officiers, plusieurs bataillons (au moins 8) et brigades, et des avions bombardiers.

 

Sur le plan des combats, les deux belligérants mettent en œuvre des techniques et stratégies militaires éprouvées comme le blocus, les bombardements aériens, l’encerclement, les opérations commandos, les attaques terrestres simultanées, offensives et contre-offensives…

 

Du point des acteurs, outre les soldats nigérians et biafrais (au total 170000 soldats), on a noté la participation de conseillers militaires britanniques, soviétiques, de mercenaires originaires de plusieurs pays, de marchands d’armes occidentaux… Pendant la guerre, les Fédéraux ont reçu, pour des raisons différentes, le soutien des États-Unis, de l’URSS et de la quasi-totalité des pays du monde contre de modestes soutiens pour le Biafra de la part de la Côte d’Ivoire, de la Tanzanie du Gabon, de la Zambie, du Portugal. Du point de vue de la variété des acteurs, la guerre du Biafra, est un modèle de guerre civile internationalisée.

 

Du point de vue des pertes humaines, ce fut une vraie « boucherie ». Pour deux ans de guerre, on a enregistré près de 2 à 3 millions de morts dus en grande partie aux massacres commis par les soldats fédéraux, les effets du blocus de la Marine nigériane et de la famine qui en a résulté (le chiffre d’un million de morts biafrais tient lieu d’horizon traditionnel de cette crise ndlr). En additionnant le nombre de morts de toutes les guerres civiles que l’Afrique de l’Ouest a connu de 1982 à 2002, elle reste éloignée de la « boucherie » biafraise dont le vrai équivalent reste les guerres du Congo-Zaïre de 1996 à 2000 avec ses 5 à 6 millions de morts !

 

Enfin, du point de vue de la propagande, l’opposition entre Enugu et Lagos donna lieu à une véritable guerre de communication avant « l’ère de la communication). En effet, le Biafra et ses puissants réseaux médiatiques, politiques, religieux et humanitaires jouaient la carte du « génocide Ibo » tandis que les Fédéraux défendaient la légalité, la souveraineté et l’intégrité du Nigéria et dénonçaient les soutiens biafrais. Cinquante ans après le déclenchement de la sécession biafraise, il est difficile de trouver de trouver en Afrique de l’Ouest, une guerre civile avec de telles caractéristiques…

 

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_ Quelles places occupent les guerres du Liberia et du Sierra Leone, marquées notamment par les Blood Diamonds ? Le terme de «guerre nomade» a été forgé pour illustrer leurs lourdes conséquences dans la sous-région.

Les guerres civiles du Liberia et de la Sierra Leone ont marqué durablement l’opinion publique africaine en général et ouest africaine en particulier parce que les atrocités et violences commises par les hordes sauvages de « combattants » drogués et ignorant tout des us et coutumes de la guerre dépassaient l’entendement humain. Ces orgies criminelles avec leurs éventrations, décapitations, sectionnement des membres, viol massif des femmes par des hommes ou avec des objets tranchants, ont bénéficié d’une couverture médiatique exceptionnelle par les média à la recherche de « sensations fortes ». En raison de la banalisation des horreurs, des pillages, des enlèvements, on a assisté à des départs massifs de réfugiés Liberiens et Sierra Leonais vers les pays voisins.

 

Ces migrations forcées ont, à leur tour, failli déstabiliser les pays d’accueil comme la Côte d’Ivoire et la Guinée, en raisons des liens linguistiques, ethniques et familiaux que certaines de ces populations en détresse entretenaient avec les peuples frontaliers et la propension de certaines milices à exporter leur guerre chez les voisins qui en ont payé le prix fort avec des pertes en vies humaines. Si on ajoute à ces caractéristiques macabres, le recrutement d’enfant-soldats et les différents trafics auxquels ces « guerres nomades » ont donné lieu, elles méritent bien leur appellation de « guerres civiles modèles » africaines des années 1990.

 

Le problème est qu’en surmédiatisant ces guerres civiles, on a fini par leur donner une autre image en faisant croire qu’il s’agissait de guerres de prédation dont la finalité était l’enrichissement au moyen des ressources naturelles monnayables comme le fer, le bois pour le Liberia et le diamant pour la Sierra Leone. Il est vrai que les trafics et réseaux mafieux de toutes sortes ont permis à des mouvements rebelles armés, des individus, des combattants, des multinationales, des mercenaires et des États de s’enrichir des « Blood Diamonds ».

 

Mais la conquête des zones diamantifères n’était pas la finalité du combat du RUF (Revolutionary United Front) ou du NPFL (National Patriotic Front of Liberia) parce qu’elles servaient en premier lieu de moyen de financement de la guerre. La preuve, après six mois de combats, le NPFL était sur le point de s’emparer du Palais présidentiel, « l’Eexcutive Mansion » n’eût été l’intervention énergique de l’Ecomog ! De même, en Sierra Leone, Le RUF après avoir conquis les mines de diamant, a tenté à deux reprises de s’emparer de Freetown, siège du pouvoir politique, n’eût été la réaction désespérée du gouvernement qui a fait appel aux mercenaires d’Executive Outcomes (mars 1995) et l’Ecomog qui a chassé le RUF de Freetown en janvier 1999 ! Réduire donc les motivations des groupes armés à des préoccupations essentiellement mercantiles comme le contrôle des Blood Diamonds, n’est pas juste car il évacue maladroitement les causes véritables de certaines guerres civiles.

 

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_ Comment interpréter les conflits armés survenus depuis les années 2000 (crises ivoiriennes depuis 2002, guerre au Mali depuis 2013) : participent-ils de crises internes de régime ou de crises internationalisées ?

Comme facteurs explicatifs des crises ivoiriennes et maliennes, on peut retenir les deux à savoir, la crise interne de régime et l’influence de l’extérieur. Concernant le premier point une constante dans l’analyse des guerres civiles en Afrique est à souligner : il s’agit de la place et du rôle de l’État dans le la formation des guerres civiles. Avant 1990, l’État africain contrôlé par des dictateurs comme Siad Barré, Idi Amin, Gaafar Nimeiry, François Tombalbaye, Mobutu Sese Seko, Jean-Bedel Bokassa, Samuel Doe ou Mengistu Hailé Mariam utilisaient la toute puissance de l’État pour écraser, tuer et réduire au silence les peuples et les « déstabilisateurs ». Ils bénéficiaient du soutien de Paris, de Washington, de Londres ou de Moscou qui avaient besoin de ces « hommes forts » pour ancrer solidement leurs pays dans le « bon camp » ! Guerre froide oblige. La politique de ces dictatures qui violaient massivement les droits de l’homme finit par entraîner le déclenchement de rébellions armées contre ce qu’on pourrait appeler le « trop d’État ».

 

Après 1990, c’est le phénomène inverse. Les États laminés par la crise économique sont déliquescents et ne peuvent plus assumer leurs missions régaliennes à savoir assurer la sécurité, faciliter l’accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé. Gangrénés par la corruption d’État qui permet l’évasion fiscale et le détournement des ressources nationales au profit de quelques privilégiés. Les États s’enfoncent dans la pauvreté généralisée et ne sont plus que des coquilles vides à l’image du Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire ou du Mali, méritant bien l’appellation de « Failed states ». Cette situation favorise la naissance de groupes hostiles à l’État (bandes armées du RUF) qui croient trouver dans la violence, le moyen d’imposer une nouvelle donne politique et sociale à même de relever leur pays.

 

D’autres croient trouver la solution dans l’affirmation de leur identité qui doit précéder une réforme profonde de l’État et une nouvelle approche de la citoyenneté (rébellions armées touarègues du Mali et du Niger). Enfin, des États croient trouver la solution à la crise dans une sorte de repli nationaliste aux contours flous (Côte d’Ivoire). La réponse est maladroite car, elle ne fait qu’exacerber les passions ethniques et religieuses. Ici, c’est « l’absence d’État » qui explique la violence.

Ainsi, que ce soit avant ou après 1990, l’État africain se présente come un facteur structurel de conflictualité. Cette situation, et c’est le deuxième point, est aggravée par l’incapacité de l’Etat à prévenir ou à gérer les conséquences de certaines crises politiques et sécuritaires qui se déroulent à ses portes.

 

C’est le cas de l’État du Mali dont la faiblesse ne lui a pas permis d’empêcher l’installation progressive de jihadistes dans le Nord Mali (Aqmi, Mujao et Ansar-dine), des circuits mafieux de la drogue organisés par les cartels colombiens, le retour en force des mouvements rebelles touarègues et l’entrée massive des armes au Nord Mali, suite à l’implosion de la Lybie en 2011. Plutôt que de parler de crises internationalisées, il serait plus juste de parler de crises de régime, de crise de l’État dont les facteurs explicatifs se déclinent en facteurs endogènes et exogènes.

 

Jean-Pierre Bat 11 mai 2015 / Mis à jour : 12 mai 2015/  

 

http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2015/05/11/lafrique-de-louest-et-ses-guerres-civiles/


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