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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 26/12/2016 à 17:52:36
AFRIQUE/ ECONOMIE ET PERSPECTIVES : leadership, morosité économique, crises monétaires, incertitudes…, à l’assaut d’un continent meurtri



 

0.1 - « F CFA/ Cémac/ pas de dévaluation du franc CFA, mais des aménagements nécessaires : La réunion avait été convoquée d'urgence dans la semaine par le président du Cameroun Paul Biya, qui s'est inquiété dans son discours d'ouverture d'une croissance en berne et du retour de l'inflation dans la sous-région. Un différentiel de croissance frappant avec l'Afrique de l'Ouest : Victime de la chute des cours du pétrole et des matières premières, l'Afrique centrale apparaît comme l'homme malade du continent par rapport au dynamisme de l'Afrique australe et de certains pays du Maghreb, d'Afrique de l'Est ou d'Afrique de l'Ouest. La croissance en 2016 ne sera que de 1 % dans la sous-région, contre 2,4 % en 2015, a indiqué cette semaine la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC), qui souligne « les effets dépressifs de la morosité du secteur pétrolier ». »

 

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0.2 – « Afrique subsaharienne/ La croissance économique devrait continuer de baisser en 2016 : Après avoir ralenti à 3 % en 2015, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser en 2016, pour atteindre son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans, et se situer en-dessous du taux de croissance démographique. Ce net recul s’explique par les difficultés des plus grandes économies et principaux exportateurs de matières premières de la région (Afrique du Sud, Angola et Nigéria) qui restent confrontés à la baisse des cours mondiaux, au durcissement des conditions de financement et à la sécheresse. Néanmoins, plus d’un quart des pays du continent résistent à cette conjoncture défavorable et connaissent un bon dynamisme économique. »

 

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1 - Cémac : pas de dévaluation du franc CFA, mais des aménagements nécessaires

 

En présence de Christine Lagarde (FMI) et de Michel Sapin (France), la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cémac) a tenu son sommet à Yaoundé. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le ministre français de l'Économie, Michel Sapin, ont participé aux travaux de la Communauté économique et monétaire des États d'Afrique centrale (Cémac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, Tchad). De fait, le FMI et la France ont ainsi été les invités-surprises vendredi à Yaoundé d'un sommet des chefs d'État de six pays d'Afrique centrale, pour la plupart frappés par la chute du pétrole sur fond de rumeur de dévaluation du franc CFA. La réunion avait été convoquée d'urgence dans la semaine par le président du Cameroun Paul Biya, qui s'est inquiété dans son discours d'ouverture d'une croissance en berne et du retour de l'inflation dans la sous-région.


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_ Un différentiel de croissance frappant avec l'Afrique de l'Ouest

Victime de la chute des cours du pétrole et des matières premières, l'Afrique centrale apparaît comme l'homme malade du continent par rapport au dynamisme de l'Afrique australe et de certains pays du Maghreb, d'Afrique de l'Est ou d'Afrique de l'Ouest. La croissance en 2016 ne sera que de 1 % dans la sous-région, contre 2,4 % en 2015, a indiqué cette semaine la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC), qui souligne « les effets dépressifs de la morosité du secteur pétrolier ».

En Afrique de l'Ouest, l'autre zone de prédilection de la France, la Côte d'Ivoire a enregistré une croissance de 8,5 % par an en moyenne entre 2012 et 2015 (Banque mondiale), et le Sénégal revendique une hausse de son PIB de l'ordre de 6 % pour 2016. « Il y a une très grande différence entre les deux zones, qui rendait nécessaire (...) une solidarité internationale plus forte », a indiqué à l'AFP Michel Sapin à l'issue du sommet. Paris s'inquiète aussi du « double choc » économique et sécuritaire que subissent au moins trois pays de la zone : le Tchad et le Cameroun, mobilisés contre les djihadistes nigérians de Boko Haram, et la Centrafrique, où l'État peine encore à s'affirmer face aux groupes armés après une violente guerre civile. Le sommet n'a mis que quelques heures pour étouffer la rumeur d'une dévaluation du franc CFA, la monnaie des six pays.

 


_ Le FMI appelé à la rescousse pour la nécessaire restructuration

Dès son premier point, le communiqué final affirme « que le renforcement de la stabilité macro-économique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle ». Bref, le franc de la Coopération financière en Afrique (CFA) va continuer de bénéficier de sa parité fixe avec l'euro, garantie par Paris (1 euro pour 655,957 FCFA). Rappelons que l'Afrique francophone avait subi en janvier 1994 une dévaluation de 50 % de sa monnaie, créée en 1945 et utilisée par les 6 pays de la Cémac et les 8 membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

 

Autre point du sommet de Yaoundé, justifiant la présence de Christine Lagarde : l'ouverture de négociations entre les six pays de la Cémac et le FMI. « Les chefs d'État ont décidé d'ouvrir et de conclure à brève échéance des négociations bilatérales avec le Fonds monétaire international pour mieux structurer les efforts d'ajustement de leurs États », indique ainsi le communiqué final de la rencontre. « Ajustements », le mot fait peur : les États d'Afrique centrale refusaient jusqu'à présent de passer sous les fourches caudines du FMI, dont les exigences étaient jugées trop contraignantes.

 

« Le FMI n'est pas le même que celui des années 1990 », veut rassurer Michel Sapin, allusion à cette époque où les réformes se traduisaient par des coupes dans les dépenses publiques et sociales de pays déjà souvent très pauvres. « On a tous souligné la nécessité de préserver les programmes sociaux et les investissements qui permettent de soutenir la croissance et diversifier les économies », selon le ministre français, qui a éludé la question sur les tensions politiques dans la zone. En effet, rien qu'en 2016, la réélection contestée des présidents du Congo (Denis Sassou N'Guesso), du Tchad (Idriss Déby) et du Gabon (Ali Bongo) ont exacerbé la colère d'une partie de la population, en plus de la crise économique. Des événements et des chocs que les chefs d'État se doivent de prendre en compte pour faire revenir la confiance et baisser la tension autour des risques politiques.

 

James Barma (avec AFP) / Publié le 24/12/2016/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/cemac-pas-de-devaluation-du-franc-cfa-mais-des-amenagements-necessaires-24-12-2016-2092761_2258.php


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Sommet extraordinaire de la CEMAC : tête-à-tête entre la patronne du FMI et le président camerounais

  

2 - Réunion de la CEMAC : pas de dévaluation du CFA mais …

 

Le gel des avances statuaires de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) au profit des États est la décision lourde sortie le 23 décembre du sommet de Yaoundé. Cette mesure indexée sur les recettes budgétaires de 2014 devrait ralentir la chute rapide des réserves en devises, base fondamentale de calcul de la parité entre le Franc de l’Afrique Centrale et l’euro. Le taux de couverture extérieure de la monnaie ne dépasse plus 50% alors que l’inflation menace de décoller du plafond de 3% où le consignait un cadre macroéconomique régional peu respecté en temps d’euphorie. Il convient de souligner que si, techniquement, tout appelait à la dévaluation, aucune partie, à commencer par le hôte du sommet, ou encore la France, ne souhaitait de dévaluation ouverte.

 

A l’appel de Paul Biya, les 6 États de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), éreintés par une chute drastique des recettes des exportations de matières premières, secoués par d’énormes déficits budgétaires (conséquences de dépenses d’investissements mal calibrés) et confrontés à un ralentissement économique persistant (la croissance ne devrait pas dépasser 1% selon le FMI) , ont plutôt décidé d’apporter une réponse commune aux chocs exogènes en à acceptant à se soumettre à une discipline qui a fait l’objet d’un huis clos de 4 heures.


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En présence des Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et de Michel Sapin, ministre français des Finances, les États ont décidé de faire la promotion du développement du marché des capitaux pour apporter les moyens de financer l’économie. Va-t-on enfin opter pour le développement intégral de la BVMAC (Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale), fragilisée par l’option camerounaise, principale économie de la région,  de privilégier la Douala Stock Exchange? Les deux places financières se sont plutôt neutralisées comme le montre leurs faibles capitalisations boursières.

 

L’autre mesure forte parmi les 21 résolutions donne force à la Banque Centrale de ramener le déficit budgétaire à moins de trois pour cent dans un délai de 5 ans. En clair, Il s’agit d’un  programme d’austérité encadrant étroitement les dépenses publiques. Problème, la plupart des États sont asphyxiés par des services de la dette reconstitués trop rapidement durant la décennie de l’abondance. Cette crise aiguë devrait selon les observateurs accélérer l’intégration régionale puisqu’elle donne mandat aux instances régulatrices (La Banque Centrale en premier) de veiller à l’harmonisation des politiques économiques communes par le contrôle renforcé des déficits budgétaires. Cela ne sera pas, sans conteste, la moindre difficulté de la BEAC

 

Par Rédaction / 23 décembre, 2016

 

http://www.financialafrik.com/2016/12/23/reunion-de-la-cemac-pas-de-devaluation-du-cfa-mais/#.WGE3731VIy4 


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3 - Monnaie - Zone franc : l'interchangeabilité du franc CFA programmée

 

Deux instituts d'émission du franc CFA, la BCEAO et la BEAC, envisagent l'utilisation indifférente de cette monnaie en Afrique de l'Ouest et du Centre. Parmi les questions importantes abordées lors de la réunion semestrielle des ministres des Finances de la zone franc qui vient de se tenir (9 avril) à Yaoundé, il y a celle de l'interchangeabilité du franc CFA.

  

_ De quoi s'agit-il ?

Le franc CFA est émis par deux instituts monétaires : la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC). Jusqu'à présent, même si son appellation est la même dans les deux zones, les monnaies émises respectivement par l'une et l'autre banque centrale n'ont cours que dans leur zone d'émission. De fait, le franc CFA de la zone franc d'Afrique de l'Ouest n'est pas valable dans celle d'Afrique centrale, et vice versa.


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_ Ce qui est en voie de changement

Si l'on en croit les gouverneurs de la BCEAO et de la BEAC, respectivement Tiemoko Koné et Lucas Abaga Nchama qui en ont donné l'assurance le 9 avril dernier à Yaoundé, la capitale camerounaise, lors de la conférence de presse de clôture de la réunion semestrielle des ministres des Finances de la zone franc, le franc CFA en vigueur dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à savoir le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, la Guinée-Bissau, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Togo et le Niger, devrait bientôt être librement utilisé dans les six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), soit le Cameroun, le Gabon, le Congo, la Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad. 

 

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_ Ce que les gouverneurs ont dit

« Je ne donnerai pas de date exacte (de l'interchangeabilité effective), mais c'est pour bientôt », a indiqué Lucas Abaga Nchama (BEAC), qui a placé cette démarche dans la logique d'une consolidation de l'intégration des deux régions. « Nous avons beaucoup travaillé sur la question », a renchéri Tiemoko Koné (BCEAO), qui a cependant émis un bémol : « Malheureusement, l'évolution de la conjoncture nous amène à prendre des mesures plus rigoureuses. Les risques sont devenus beaucoup plus importants du fait de la montée du terrorisme dans ces deux parties de l'Afrique et des risques de blanchiment d'argent ». Cela dit, « bientôt, nous mettrons en place le dispositif », a rassuré Tiemoko Koné.


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_ Les dispositions supplémentaires prises pour sécuriser l'interchangeabilité

Chantier majeur des deux banques centrales pour éviter que l'interchangeabilité à l'intérieur de la zone franc Afrique (UEMOA + CEMAC) n'ait une faille à même de permettre le financement du terrorisme et le blanchiment d'argent : l'interconnexion des systèmes de paiement des deux régions.

 

Par Malick Diawara/ Publié le 13/04/2016/ Modifié le 13/04/2016/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/monnaie-zone-franc-l-interchangeabilite-du-franc-cfa-programmee-13-04-2016-2031913_2258.php


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4 - L’Afrique face à la crise financière chinoise

 

Baisse des exportations, faiblesse de la demande intérieure, dévaluation du Yuan et recul de l’indice Shanghai composite* de plus de 30% en un mois, la Chine fait face à une importante crise. Sur le continent africain où la Chine est devenue omniprésente, sa méforme économique inquiète. Quels impacts de la crise chinoise sur les économies de pays d’Afrique ?

 

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_ La Chine, premier partenaire économique du continent

Depuis 2009, la Chine est le premier partenaire commercial du continent africain. Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont représenté 222 milliards USD en 2014 (contre 200 milliards l’année précédente)** et pourraient doubler d’ici à 2020. Une comparaison avec le volume des échanges entre l’Afrique et les pays occidentaux permet de mesurer l’avance prise par la Chine. Le volume des échanges Union-Européenne – Afrique n’atteint pas 200 milliards USD tandis que le commerce Etats-Unis – Afrique stagne à 110 milliards USD. Même s’il faut noter que l’Afrique du Sud et l’Angola concentrent à eux seuls près de la moitié des échanges africains avec la Chine, il n’en demeure pas moins que la Chine est omniprésente dans une cinquantaine de pays du continent. On les retrouve aussi bien dans le BTP, dans les mines ou dans l’import-export.

 

La Chine est ainsi présente dans 1 046 projets sur le continent et ses entreprises construisent actuellement 2 233 Km de chemin de fer et 3 530 Km de routes. Dans la plupart des cas, les projets dont la réalisation est confiée par les pays africains à des compagnies chinoises bénéficient d’un financement intégral ou partiel des banques de l’empire du milieu, notamment de la puissante Exim Bank. Les difficultés économiques de la Chine si elles devaient perdurer font cependant craindre des tensions sur les projets africains auxquels elle participe.

 

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_ Vers une dépréciation de certaines monnaies africaines

Les matières premières représentent encore 80% des exportations africaines vers la Chine. La demande chinoise a contribuée à la bonne tenue des cours des matières premières observées ces dernières années. La panne de croissance de la Chine, n’est pas étrangère à la baisse des cours des matières premières et pourrait même l’amplifier, une situation qui ne serait pas sans conséquence pour les économies africaines qui tirent l’essentiel de leurs revenus de la vente des matières premières. La dévaluation de la monnaie chinoise quant à elle impactera le volume des réserves de change des pays africains qui ont adopté le Yuan comme monnaie de réserves et de règlement. C’est le cas notamment de l’Afrique du Sud, du Ghana, de Maurice, du Nigeria, de la Zambie et du Zimbabwe. Ces pays voient déjà s’amoindrir leur réserves extérieures à mesure que la monnaie chinoise se déprécient. Il faudra dès lors s’attendre à une dépréciation des devises de ces pays.

 

* Les indices Shangai stock exhange composite (SSE composite) sont les indices de référence du marché boursier chinois. Il s’agit de deux indices, SSE 50 et SSE 180 qui regroupent respectivement les 50 et 180 plus grandes entreprises chinoises.

 

* * Source : Données de la Chambre chinoise de commerce international

 

Par Mays Mouissi/ 31 août 2015

 

http://www.mays-mouissi.com/2015/08/31/lafrique-face-a-la-crise-financiere-chinoise/


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5 – Economie numérique : Le numérique, incubateur d’innovations en Afrique

 

Depuis quelques années, l’Afrique présente un potentiel incontesté dans le domaine du numérique. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) se sont considérablement développées sur le continent. On compte environ 85% de la population africaine détentrice d’un téléphone mobile et 195 millions d’utilisateurs internet.

 

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_ La part du numérique sur le continent Africain

La prolifération des téléphones portables ainsi que l’accès de plus en plus accru à internet sur le continent sont les signaux d’une transformation économique et sociale mais aussi d’une révolution numérique que sont en train de vivre les sociétés africaines. Le continent est le deuxième marché mondial en terme de téléphonie mobile, considéré d’ailleurs comme la terre promise des télécoms. On compte en effet 160 opérateurs de téléphonie mobile en Afrique, avec pas moins de 900 millions d’usagers. Si les téléphones portables ont autant de succès sur le continent c’est en raison du fort taux de déplacements, spécifiques à ce continent, de surcroît dans des lieux où les infrastructures ne permettent pas facilement d’avoir recours à un accès de télécommunication fixe. Le coût d’un téléphone mobile, nettement plus avantageux et moderne qu’un fixe, explique ainsi l’attrait des jeunes africains pour cette nouvelle technologie.

 

Ce sont enfin les services particulièrement adaptés aux besoins et particularités du contient que les opérateurs télécoms ont su offrir, qui ont attiré la convoitise des populations africaines. Ce secteur a d’ailleurs été l’instigateur d’une pénétration fulgurante d’internet à travers le continent. En effet, plus de la moitié des connexions internet en Afrique se font grâce aux mobiles, considérés donc comme outils incontournables afin de rester connecté au monde et particulièrement à la diaspora. L’accroissement constaté de l’utilisation des Smartphones en est la preuve, notamment avec l’apparition de Smartphones low-cost venant de Chine. L’ampleur du phénomène se mesure par la position que prend le numérique en comparaison aux autres services de base du continent. Selon une étude réalisée par le magazine économique américain Forbes, « les africains ont presque autant accès à l’électricité qu’à un téléphone mobile».

 

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_ Les TIC en Afrique : des perspectives prometteuses

Grâce à l’émergence des TIC en Afrique, de nombreuses perspectives se dessinent. C’est tout d’abord un accès révolutionnaire à l’information qui est offert aux populations, qui peuvent, en outre, être mises en relation bien plus aisément, notamment avec la diaspora. Les réseaux sociaux ont accentué cet échange d’informations et de contacts entre usagers.

Les services que les TIC offrent constituent, par ailleurs, un second levier d’innovation pour le continent.  Parmi les plus marquants on peut citer le mobile banking, le mobile money et l’e-banque, qui ont démocratisé l’accès aux services bancaires, accessibles à peu de personnes en Afrique, et faciliter le transfert d’argent. Le service M-Pesa développé au Kenya en est un exemple. Ces services permettent enfin à leur détenteur d’obtenir un portefeuille de crédits permettant de faire des achats, effectuer des transactions et avoir accès aux micro-crédits pour certains. MTN, Orange et Vodafone sont parmi les opérateurs qui ont développé des services de mobile money sur le continent. Cette évolution est allée de pair avec le développement de l’e-commerce. Le site nigérian de commerce électronique Jumia est leader sur le continent.

 

Les gouvernements ont saisi l’importance des TIC pour le progrès économique et social du continent et développent-bien que toujours timidement- des services d’e-gouvernement (système de gouvernement électronique), notamment avec l’instauration de sites internet institutionnels mais aussi avec le recensement électronique, les cartes d’identités et passeports biométriques. L’émergence du numérique a également favorisé le développement de la cartographie et de la géolocalisation en temps réel. La plateforme Ushahidi créée au Kenya en 2008 connaît aujourd’hui un succès fulgurant à travers le monde. Celle-ci permet grâce au crowdsourcing de réaliser une cartographie en temps réel de situations particulières (situations sécuritaires, aide humanitaire…).

 

Le crowdsourcing au même titre que le crowdfunding sont également des services qui se développent sur le continent grâce à l’émergence des TIC. Ceux-ci permettent de récolter et diffuser des données efficientes, dont l’objectif est la meilleure gestion du développement. Ces services innovants, essentiels pour le développement du continent le sont également à travers leur impact sur l’économie africaine.

 

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_ L’impact du numérique sur l’économie africaine

L’impact fulgurant du numérique se retrouve dans les activités économiques qui y sont liées, plus communément qualifiées d’économie numérique. L’essor de la sphère digitale et les autres services liés à la téléphonie mobile ont permis de développer une économie numérique non négligeable. Le secteur du mobile emploie à lui tout seul 3,5 millions de personnes avec des recettes estimées à environ 5% du PIB des pays africains. De même, l’accroissement du nombre de téléphone et de l’accès à internet a permis de dynamiser plusieurs secteurs de l’économie, tels que l’agriculture, les services financiers, l’éducation, la santé, le commerce mais aussi les services de gouvernements. Les gains de productivité de ces différents secteurs, grâce à leur interaction avec les TIC, sont estimés à des dizaines de milliards de dollars selon l’étude produite par le cabinet McKinsey.

 

L’impact positif du numérique dans l’économie africaine se retrouve également dans le secteur de l’emploi. Celui-ci offre la possibilité à la jeunesse africaine de développer sa créativité, en faire usage pour s’auto-employer et créer des produits, services et techniques innovantes, adaptées à la demande du continent. Les services du numérique représentent également une manne financière importante pour les gouvernements qui en retirent des recettes fiscales considérables. 7% des recettes de l’Afrique proviennent du marché du numérique, soit 71 milliards de dollars. Ce dynamisme a enfin permis d’accroitre considérablement la part des investissements étrangers. Google, Microsoft et Facebook ont ouvert plusieurs bureaux en Afrique. Le développement du numérique modifie considérablement le fonctionnement des économies africaines et est incubateur d’innovations. Toutefois, des défis sont encore à relever afin d’optimiser au maximum cette révolution.


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_ Les défis liés au boom des TIC en Afrique

La révolution numérique que vit actuellement l’Afrique est révélatrice de la profonde mutation que connaît le continent. Les modes de circulation de l’information, de l’argent, des biens et des services en sont bouleversés. Toutefois, afin d’optimiser cette situation, l’Afrique doit encore progresser dans le développement d’une véritable industrie des TIC, dans la mise en place d’infrastructures adéquates et résoudre certains problèmes majeurs tels que l’instabilité politique, l’insécurité, la corruption, ou encore les vides juridiques. Sans cet effort, il semble peu probable que des entreprises souhaitent investir durablement sur le continent, incertaines quant à la survie de leur entreprise. En effet, la réglementation dans le domaine du numérique est encore très imparfaite voire inexistante, empêchant ainsi l’assurance d’une sécurité numérique.

 

Il faudrait enfin que les pays africains assurent l’accès de la majorité de la population à ces services numériques. Afin de relever ces défis, la mobilisation doit être tous azimuts : les Etats doivent investir dans le déploiement d’infrastructures numérique et du e-gouvernement, doivent s’engager à garantir la stabilité et la sécurité sur leur territoire, et lutter contre la corruption. Le secteur des télécommunications doit être réglementé et sécurisé, le secteur privé doit investir aux cotés de l’Etat, et la jeunesse africaine doit continuer de prendre part à cette révolution riche en opportunités. C’est à cette condition que la révolution numérique africaine sera inclusive et permettra d’accélérer le développement.

 

Le 30 mars 2016 par Isabelle Simon

 

https://portail-ie.fr/analysis/1398/le-numerique-incubateur-dinnovations-en-afrique


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6 - Perspectives économiques de l’Afrique : certains pays poursuivent leur croissance dans une conjoncture morose

 

Après avoir ralenti à 3 % en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6 % en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région (le Nigéria et l’Afrique du Sud en particulier), qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, expliquent ce ralentissement. Ces pays doivent de surcroît s’adapter à des conditions de financement moins favorables et faire face aux incertitudes pesant sur leurs politiques économiques. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance.

 

Telles sont les conclusions de la dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques du continent. Le rapport constate des taux de croissance très hétérogènes à travers le continent et révèle des disparités entre les pays. Alors que la croissance s’est effondrée dans de nombreux pays, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie affichent toujours en moyenne des taux annuels supérieurs à 6 %. Enfin, d’autres pays tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent. « Il ressort de notre analyse que les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces », a souligné Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

 

Malgré un léger rebond, les cours des matières premières devraient rester bien en deçà des niveaux record enregistrés entre 2011 et 2014, du fait d’une reprise mondiale fragile. Pour faire face à leurs besoins croissants de financement, les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses, mais de manière inégale et encore insuffisante. Dans un tel contexte, la reprise devrait être modeste, avec une croissance réelle du PIB prévue à 2,9% en 2017, et 3,6 % en 2018.

 

Africa’s Pulse indique, qu’en 2017, les performances économiques des pays du continent continueront d’être contrastées. Si les plus grandes économies de la région et les autres pays exportateurs de matières premières devraient enregistrer une légère hausse de leur croissance, au fur et à mesure que les cours se stabiliseront, le reste de l’Afrique progressera à un rythme soutenu, notamment grâce aux investissements dans les infrastructures. Du fait de la conjoncture internationale encore fragile, certains pays devront procéder à des ajustements structurels plus importants pour réduire leurs déficits budgétaires et extérieurs et mieux résister aux chocs économiques. Pour améliorer leurs perspectives de croissance à moyen terme, ces pays devront également réorienter leur politique macroéconomique et accélérer les réformes structurelles.

 

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_ Augmenter la productivité agricole et réduire la pauvreté 

La chute des prix du pétrole et des matières premières a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent impérativement diversifier leur économie, en améliorant notamment leur productivité agricole, l’Afrique étant à la traîne en la matière. Alors que la productivité a augmenté ailleurs dans le monde, grâce à l’optimisation des intrants agricoles et à l’adoption de nouvelles techniques, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne se sont contentés d’augmenter leur surface agricole. Contrairement aux autres régions en développement, l’Afrique n’a pas accru ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente pourtant un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active. Davantage d’investissements et des politiques plus adaptées permettraient de développer l’économie rurale, de réduire plus rapidement la pauvreté et de promouvoir une croissance plus équitable. L’amélioration de la productivité agricole est indispensable pour réussir une transformation structurelle de l’économie et assurer le développement économique des villes. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi dans les secteurs non agricoles et d’augmenter leurs revenus.

 

« Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne », adéclaré Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport. « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles ». Augmenter la production et la productivité agricoles permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains, qui devraient représenter près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030. Or, à ce jour les pays d’Afrique subsaharienne n’investissent pas suffisamment dans des projets à haut rendement. Ils devront donc mieux calibrer leurs dépenses publiques dans ce secteur afin de générer des retombées plus positives sur l’économie dans son ensemble.


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Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.  

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ WASHINGTON, le 29 septembre 2016/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2016/09/29/africas-economic-growth-continues-to-falter-yet-some-countries-show-signs-of-resilience


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 7 - Afrique subsaharienne : La croissance économique devrait continuer de baisser en 2016

 

Après avoir ralenti à 3 % en 2015, la croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser en 2016, pour atteindre son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans, et se situer en-dessous du taux de croissance démographique. Ce net recul s’explique par les difficultés des plus grandes économies et principaux exportateurs de matières premières de la région (Afrique du Sud, Angola et Nigéria) qui restent confrontés à la baisse des cours mondiaux, au durcissement des conditions de financement et à la sécheresse. Néanmoins, plus d’un quart des pays du continent résistent à cette conjoncture défavorable et connaissent un bon dynamisme économique. Si l’on observe des écarts d’un pays à l’autre (tout particulièrement entre les pays riches en ressources naturelles et les autres), la croissance de l’Afrique est, dans l’ensemble, encore inférieure à son niveau d’avant la crise financière de 2008. Ce ralentissement freine la lutte contre la pauvreté. Bien qu’elle ait reculé de 57 % à 43 % entre 1990 et 2012, l’incidence de l’extrême pauvreté demeure élevée.

 

En Afrique, la croissance a un impact plus limité sur la pauvreté que partout ailleurs dans le monde. Malgré un léger rebond, les cours des matières premières devraient rester largement inférieurs à leur pic de 2011-14 à cause de la faiblesse de la reprise mondiale. Face à des besoins financiers croissants, les exportateurs de produits de base ont commencé à s’adapter, mais leurs efforts sont encore insuffisants. L’Afrique subsaharienne devrait toutefois enregistrer une légère reprise en 2017 et 2018.


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Le continent est par ailleurs confronté à une hausse de la violence et des conflits armés, qui obligent de plus en plus d’Africains à fuir leur foyer. En outre, les trafics en tout genre, la piraterie et l’extrémisme religieux sont autant de nouvelles sources de fragilités persistantes dans de nombreuses régions du continent. Les leçons tirées de l’épidémie d’Ebola montrent le besoin urgent de renforcer les systèmes de santé et de veille sanitaire pour prévenir les pandémies et coordonner une action régionale pour y faire face. Le changement climatique constitue un autre risque pour l’Afrique. Alors que cette région du monde émet le moins de carbone, c’est elle qui souffre le plus des effets de l’évolution du climat : sécheresse, érosion des côtes et inondations.

 

Cette vulnérabilité aux chocs accroît l’incertitude, coûte cher à l’économie africaine et nuit à la productivité. Il faut impérativement s’attaquer à ces facteurs de fragilité et rendre l’économie plus résiliente pour maintenir une croissance vigoureuse, pérenniser les avancées en matière de lutte contre la pauvreté et atteindre les objectifs de développement. Si l’Afrique veut atteindre ses objectifs de développement et parvenir à une transformation structurelle, elle doit saisir son potentiel de croissance.

 

Dernière mise à jour: 07 oct. 2016

 

http://www.banquemondiale.org/fr/region/afr/overview#1


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8 - Afrique/ Santé publique/ Ebola : un premier vaccin "jusqu'à 100 %" efficace

 

6 000 personnes ont reçu ce vaccin en Guinée l'année dernière, au plus fort de l'épidémie. Aucun d'entre eux n'a développé la maladie. Un vaccin d'origine canadienne contre Ebola, qui a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest, est efficace « jusqu'à 100 % » contre ce virus mortel, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé. Il n'y a eu aucun cas d'Ebola parmi les quelque 6 000 personnes qui ont reçu ce vaccin l'an dernier, en Guinée, contre 23 cas dans le groupe des non-vaccinés, selon les résultats de l'essai conduit par l'OMS avec le ministère de ce pays et des partenaires internationaux.

« Ce qui suggère fortement que le vaccin est très efficace et pourrait avoir une efficacité jusqu'à 100 % », a déclaré à l'Agence France-Presse le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale à l'OMS. Son équipe de chercheurs a calculé qu'en cas de pleine épidémie, il y a 90 % de chances que le vaccin, baptisé rVSV-ZEBOV, soit à plus de 80 % efficace.

 

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_ Efficacité de 100 %

« Finalement, au bout de 40 ans, il semble que nous ayons maintenant a priori un vaccin efficace contre la maladie Ebola », commente un scientifique américain indépendant, Thomas Beisbert, dans la revue médicale The Lancet qui publie vendredi les résultats finaux de l'essai. Ces derniers confirment que le vaccin rVSV-ZEBOV présente une efficacité de 100 % au cours des 10 jours suivant son administration par l'injection intramusculaire d'une dose chez une personne non infectée mais en contact avec des malades. Des résultats préliminaires allant déjà dans le sens d'une forte efficacité étaient parus en 2015.

 

Le vaccin, dont la firme américaine Merck a acquis les droits de commercialisation, pourrait être enregistré en 2018, après soumission du dossier aux autorités américaines (FDA) et européennes (EMA). Le processus d'approbation standard est habituellement d'une décennie, voire plus, a rappelé Marie-Paule Kieny. « S'il y avait un cas d'Ebola et une nouvelle épidémie, nous sommes maintenant prêts à y répondre », a-t-elle commenté. L'essai a été conduit dans la région côtière de Basse-Guinée, qui enregistrait encore des cas d'Ebola quand il a commencé en 2015.

 

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_ 300 000 doses d'urgence

« Avec le vaccin Merck, la protection intervient très tôt après la vaccination, mais nous ne savons pas si la protection durera encore six mois après », a relevé Mme Kieny. L'essai a été fait selon une méthode dite de vaccination en anneaux – c'est-à-dire de cercles ou groupes de gens en contact avec un malade, d'abord des proches, puis des sujets qui ont été en contact avec eux, et ainsi de suite – qui a été utilisée pour éradiquer la variole. Après la fin de l'essai, il y a eu quelques cas en Guinée, ainsi qu'en Sierra Leone, et l'équipe a utilisé la même stratégie : la vaccination des contacts de contacts, avec l'autorisation de la FDA d'utiliser le vaccin en dehors d'un essai clinique, a expliqué Marie-Paule Kieny. En cas de flambée d'Ebola, avant la commercialisation du vaccin, 300 000 doses d'urgence, grâce à un accord entre l'Alliance pour les vaccins-GAVI et Merck, pourraient être livrées, et le nombre de doses pourrait atteindre assez rapidement le million.

 

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_ Plus de 11 000 décès

Deux effets indésirables « graves » ont été liés à la vaccination (une réaction fébrile et une réaction allergique) et un troisième qualifié de possible (syndrome grippal), mais avec une rétablissement dans les trois cas, sans effet à long terme. Initialement exclus de l'essai, les enfants de plus de 6 ans en ont ensuite bénéficié. Mais reste à déterminer sa sécurité pour les femmes enceintes et les plus petits. C'est le premier vaccin anti-Ebola démontrant une telle efficacité sur le terrain, mais d'autres vaccins sont nécessaires, notamment pour les soignants, en s'assurant qu'ils offriront une protection de longue durée. Plusieurs sont en développement. Un vaccin est également en cours de développement contre la souche Soudan, une autre que celle dite Zaïre qui sévissait en Afrique de l'Ouest. Partie du sud de la Guinée fin 2013, la récente épidémie en Afrique de l'Ouest a été la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, avec plus de 28 000 cas recensés, dont plus de 11 300 décès.

 

Source AFP / Modifié le 23/12/2016/ Publié le 23/12/2016/ Le Point.fr

 

http://www.lepoint.fr/sante/ebola-un-premier-vaccin-jusqu-a-100-efficace-23-12-2016-2092517_40.php


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