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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 26/02/2017 à 18:07:26
AFRIQUE/ ECONOMIE/ ENTREPRISES : financements, gestion, profits…




0.1 - « Afrique Sub-Saharienne/ la croissance passe aussi par le financement de logements abordables : Le développement de l’Afrique est indissociable du bon fonctionnement de divers secteurs. L’habitat, avec la construction de millions de logements abordables pour l’ensemble de la population africaine, représente à la fois un grand défi et une opportunité de développement durable, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Face à l’ampleur des besoins, il est indispensable de repenser les modèles commerciaux traditionnels afin d’apporter des solutions pertinentes. La spécificité du marché africain du logement abordable demande des innovations financières et opérationnelles. »

 

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0.2 – « Afrique/ PME/ ce que le terrain dit du financement des entreprises : Casa Finance City et Paris Europlace viennent de publier un rapport  sur la "désintermédiation du financement des entreprises en Afrique". Édifiant.

Dans la chaîne des éléments porteurs de la croissance sur laquelle le continent africain compte pour émerger, la question du financement des entreprises occupe une place primordiale. Un constat saute aux yeux et vient d'être mis en exergue dans la capitale économique du Maroc où Casablanca Finance City, présidé par Saïd Ibrahimi, et Paris Europlace ont rendu public un rapport sur la « désintermédiation du financement des entreprises en Afrique ». Le constat : pour plusieurs grands opérateurs financiers, pour que les besoins de financement des entreprises soient satisfaits, celles-ci se doivent d'atteindre une maturité à même de leur permettre d'accéder aux marchés de capitaux. »

 

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1 - AFRIQUE/ ÉCONOMIE : Les start-up africaines ne trouvent toujours pas de financements


La première édition du forum Sahelinnov se tient depuis hier à Niamey, la capitale du Niger. Il s'agit d'une rencontre pour mettre en valeur, les entreprises innovantes de la sous-région. Une quarantaine de start-ups, de secteurs divers allant de l'agronomie aux nouvelles technologies en passant par l'énergie, sont présentes. Au cœur des préoccupations de ces jeunes pousses : la question des financements, premier frein à leur développement.

  

L'innovation au cœur du développement. Aujourd'hui l'idée fait consensus en Afrique. Les Etats promettent fonds et investissements comme le Niger qui s'est fixé comme priorité d'améliorer sa couverture internet. Sani Maigochi, ministre des Postes, des Télécommunications et du Numérique : « En termes d'infrastructures, nous avons évalué nos besoins à environ 600 milliards de francs CFA, pour permettre la couverture nationale du pays qui est aujourd'hui de 40%, de passer à 100% à horizon 2021. Le taux de pénétration d'internet devrait aussi passer de 15 à 75%. Deuxièmement, nous voulons renforcer la création d'entreprises pour les jeunes, grâce aux incubateurs. Celui du Niger, le CIPMEN, est suffisamment bien implanté aujourd'hui pour bénéficier de notre soutien en termes de formation et de finances afin de permettre aux entreprises incubées de tenir debout. »
 

Un soutien financier, c'est aussi ce que promet l'Organisation internationale de la francophonie, qui multiplie les programmes. Eric Adja, directeur adjoint à l'économie et au numérique de l'OIF : « L'OIF s'est aussi doté d'un fonds francophone pour l'innovation numérique qui permet de financer des concours de jeunes pousses. Nous finançons aussi des incubateurs dans l'entrepreneuriat. Nous avons actuellement 12 pays pilotes. Nous avons aussi des financements pour la cyber sécurité. Nous renforçons les parlements pour qu'ils se dotent d'une cyber législation, c'est-à-dire aider les pays à se doter de codes de l'économie numérique qui soient favorables aux jeunes entrepreneurs dans ce domaine. »


 
De vastes programmes mais qui semblent loin des préoccupations premières des start-ups sahéliennes : trouver un financement de départ pour se lancer. Ibrahim Alio Sanda est le fondateur d'Itechcom, qui développe entre autres des réseaux wi-fi au Niger. C'est seul qu'il a trouvé les 15 millions de francs CFA qui lui ont permis de se lancer, après des années d'économies : « Il y a tout à construire en réalité. Les start-ups de la sous-région ont besoin de fonds d'amorçage pour démarrer leurs activités. Actuellement, le seul système de financement qui existe est à travers des banques qui demandent une forte garantie pour financer des projets à des taux très élevés. Ils sont à deux chiffres depuis des années dans nos pays. Dans les pays développés ou dans les pays africains anglophones, on entend beaucoup parlé de "business angels", de "capital venture" etc… Ces modes de financements alternatifs, n'existent pas chez nous au Sahel. »
 
Petit à petit des fonds d'investissement dédiés aux start-ups africaines voient le jour au Sahel. C'est le cas notamment de Teranga capital, au Sénégal qui s'adresse aux entreprises ayant des besoins de financements entre 50 et 200 millions de francs CFA.

 

Par Gaëlle Laleix/ Diffusion : jeudi 23 février 2017/

 

http://www.rfi.fr/emission/20170223-start-up-africaines-trouvent-toujours-pas-financements


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2 - Afrique - PME : ce que le terrain dit du financement des entreprises

 

Casa Finance City et Paris Europlace viennent de publier un rapport  sur la "désintermédiation du financement des entreprises en Afrique". Édifiant. Dans la chaîne des éléments porteurs de la croissance sur laquelle le continent africain compte pour émerger, la question du financement des entreprises occupe une place primordiale. Un constat saute aux yeux et vient d'être mis en exergue dans la capitale économique du Maroc où Casablanca Finance City, présidé par Saïd Ibrahimi, et Paris Europlace ont rendu public un rapport sur la « désintermédiation du financement des entreprises en Afrique ». Le constat : pour plusieurs grands opérateurs financiers, pour que les besoins de financement des entreprises soient satisfaits, celles-ci se doivent d'atteindre une maturité à même de leur permettre d'accéder aux marchés de capitaux.

 

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_ Un marché du financement hors banques modeste

40,8 % des entreprises de taille moyenne considèrent l'accès au financement comme un obstacle majeur en Afrique, selon une étude de la BAD développée dans le rapport sur le développement de l'Afrique de 2011. En moyenne, seules 22,2 % d'entre elles obtiennent une ligne de crédit ou un prêt. Casablanca Finance City et Europlace veulent donc voir dans les marchés financiers hors banques une alternative au financement bancaire de l'économie.

 

Aujourd'hui, les marchés financiers africains dits « désintermédiés » restent pourtant très modestes. « Plus de 35 milliards de dollars de capitaux ont été levés au cours de ces 5 dernières années sur les marchés actions africains », a indiqué Karim Zine-Eddine, directeur des études et des relations avec l'Afrique à Paris Europlace, contre 13 milliards de dollars apportés par le capital-investissement entre 2008 et 2014, et 100 milliards de dollars empruntés par le biais des marchés du marché obligataire d'entreprise. En face, le secteur bancaire possède un encours de crédit aux entreprises de 750 milliards de dollars.

 

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_ Difficile pour les entreprises d'accéder aux marchés de capitaux

Si les entreprises africaines sont si peu nombreuses à se tourner vers les marchés de capitaux, c'est avant tout parce qu'elles n'en ont pas les moyens, et pourtant 90 % de l'économie africaine repose sur des PME, selon la BAD. « Les entreprises africaines sont des groupes familiaux qui craignent beaucoup la dilution du capital et la perte de contrôle. Elles sont réticentes à délivrer toutes les informations nécessaires et ont rarement la taille suffisante pour atteindre le montant minimal de levée de fonds sur les marchés actuels », a attesté Karim Zine-Eddine.

 

Le système bancaire est donc encore celui qui répond le mieux aux besoins de financement de l'immense majorité des entreprises africaines. « On a besoin de développer la désintermédiation, mais il faut partir du constat qu'aujourd'hui, l'essentiel du financement en Afrique est intermédié par les banques. Il y a véritablement toute une opportunité de développement du financement intermédié, mais il y a aussi une grande opportunité de développer le financement désintermédié » , a précisé Saïd Ibrahimi, PDG de Cacablanca Finance City. « Le taux de bancarisation oscille entre 5 et 10 % en Afrique subsaharienne, a rappelé Mohamed El Kettani, PDG d'Attijarwafa Bank.

 

Je pense qu'il va falloir une nouvelle élite au sein des banques panafricaines, une nouvelle élite qui comprenne les préoccupations des PME, car la problématique de l'informel est extrêmement importante. » Cette approche a sans doute conduit la banque marocaine et panafricaine Attijariwafa Bank a lancé début septembre l'opération « Ana Maak » en direction des TPME marocaines à travers 4 agences mobiles. Celles-ci ont sillonné le pays pendant plus d'un mois.

 

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_ Des tentatives de solutions sur le terrain

« À Attijariwafa Bank, au Maroc, nous avons développé un système de scores comportementaux qui permet d'accorder des prêts que l'on ne pourrait jamais offrir si l'on restait fixé sur le bilan », a expliqué Mohamed El Kettani. « Les prêts bancaires ont augmenté de 10 % par an depuis 2008, plus vite que la croissance africaine et plus vite que le bilan des banques », a reconnu Karim Zine-Eddine. Toutefois, lorsque ces PME veulent franchir un cap de croissance, envisager un développement à plus grande échelle, d'autres formes de financement sont alors envisageables et même cruciales.

« Je pense que pour parvenir à l'étape du financement désintermédié entendu comme l'entrée en Bourse, je pense qu'il faut passer par l'étape de la finance equity », a proposé Edoh Kossi Emenounve, directeur général de la BRVM. L'entrée en Bourse interviendrait alors pour permettre aux fonds d'investissement en capital de se sortir du capital des entreprises.

 

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_ Accompagner 150 entreprises en 5 ans

« C'est effectivement ce que nous avons vécu en 2001, a expliqué Riad Laissaoui, directeur général adjoint du groupe marocain Label'Vie. Quand nous lui avons présenté un plan de développement ambitieux, notre banque nous a désigné les fonds d'investissement en capital développement. À l'époque, nous faisions moins de 100 millions de dirhams de chiffre d'affaires. De 2002 à 2007, on a alors non seulement pu trouver un financement pour ce plan, mais on a également été accompagné pour effectuer toute une restructuration interne. »

 

En 2007, l'exit du fonds s'est fait par l'introduction de Label'Vie à la Bourse de Casablanca. Celle-ci, structurellement petite et faiblement liquide, a décidé d'accompagner les PME dans ce processus, dans la perspective de les voir in fine s'introduire en bourse à leur tour. « Tous les ans, nous démarchons plus de 150 entreprises, mais nous n'en introduisons pas autant en Bourse, loin de là ! a reconnu Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca. C'est une réalité, les PME ne sont pas prêtes à être introduites en Bourse. On a donc décidé de mettre en place un programme d'accompagnement des entreprises les plus avancées parmi celles qui sont identifiées par Maroc PME. On vise uniquement les entreprises qui ont un management ouvert au changement avec un chiffre d'affaires de 50 à 500 millions de dirhams. Sur 500 PME identifiées, on pense en toucher 150 sur 3 à 5 ans. On leur offrira des formations et un écosystème adapté pour leur permettre d'accéder aux marchés de capitaux. » La preuve que, plus que jamais, un réaménagement global est nécessaire dans le sens d'une meilleure lisibilité de l'univers du financement des entreprises sur le continent africain.

  

PAR NOTRE CORRESPONDANTE À CASABLANCA, JULIE CHAUDIER/ Publié le 26/10/2015/ Modifié le 26/10/2015/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/afrique-pme-ce-que-le-terrain-dit-du-financement-des-entreprises-26-10-2015-1976854_2258.php


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3 - Quel financement pour les PME en Afrique ?

 

Le Cercle des économistes vient d’organiser les premières Rencontres Economiques de Dakar, au Sénégal. Pendant deux jours, les intervenants ont planché sur les leviers de croissance pour l’Afrique subsaharienne. Selon Christian de Boissieu, il est urgent d’avancer sur la question du financement des entreprises locales. En Afrique comme en Europe, l’activité et l’emploi sont étroitement et positivement indexés sur la santé des PME et ETI. C’est pourquoi la lutte contre le chômage en général, contre le chômage des jeunes en particulier, passe par un financement adéquat de ces entreprises.

 

Dans le nouveau contexte réglementaire, les banques vont devenir plus sélectives dans l’octroi  des crédits. Une nouvelle phase de désintermédiation s’ouvre au plan mondial, et l’Afrique ne sera pas à l’écart de ce mouvement, même si la plupart de ses marchés financiers y demeurent aujourd’hui dans une situation d’émergence, et même pour certains d’entre eux de non-émergence caractérisée…

Il est malgré tout plus que légitime d’avoir, à l’horizon des dix prochaines années, des ambitions pour l’essor des bourses en Afrique. Aujourd’hui, il faut saluer le rôle de places financières comme Johannesburg ou Nairobi, les ambitions de  Casablanca Finance City (CFC),  la relance de la bourse à vocation régionale d’Abidjan après les évènements que l’on sait, etc… La désintermédiation va forcément gagner du terrain en Afrique, mais les financements  bancaires vont rester prédominants  encore longtemps.

 

Partout, donc aussi en Afrique, se pose le problème de l’articulation entre les banques et la finance parallèle (« shadow banking »). Cette finance parallèle s’y est développée depuis longtemps, alimentée en grande partie par le secteur informel. Son existence et sa pérennité montrent qu’elle répond à certains  besoins de financement pour les emprunteurs et de placement pour les épargnants. En même temps, la finance parallèle pose partout des  défis. Car elle est susceptible de concentrer trop de risques  et donc d’être un « nid » à  crises systémiques. 


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En Afrique, il va falloir mobiliser toute une palette de nouveaux financements. Consolider l’émergence de marchés financiers va aider, mais cela n’y suffira pas : même sur les marchés les plus développés, les PME hésitent à venir, pour des tas de raisons, et les investisseurs répugnent  également à s’engager… En pratique, il faut dépasser le clivage banques/marchés et distinguer trois canaux de financement de l’économie réelle : les financements bancaires, les financements de marché et les financements via des fonds.

 

L’Afrique va devoir  compter aussi sur des financements par des fonds pour réaliser  sa croissance qui, heureusement, va rester vive. L’essor du « private equity », à condition de favoriser par la politique fiscale les stades amont que sont le capital-risque et le capital-développement, fait partie  des priorités de la politique financière des pays africains. Il faut combiner cet axe avec toutes les autres directions susceptibles d’encourager  le financement de l’économie réelle : la finance participative (« crowdfunding »), la micro-finance, la finance islamique…

Il s’agit là de canaux à soumettre, comme les autres, à des réglementations prudentielles, et impliquant souvent,  directement ou indirectement, les banques. Le clivage intermédiation/désintermédiation  doit donc  forcément être relativisé !

 

Christian de BOISSIEU/ 14 mars 2016

 

http://lecercledeseconomistes.fr/financement-pme-afrique/


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4 - Innovation - Afrique : start-up cherche financement

 

La récente levée exceptionnelle de fonds d'Africa Internet Group ne saurait cacher la difficulté pour les start-up africaines de trouver des financements. Récit.

Le géant nigérian du e-commerce Africa Internet Group (AIG) n'en finit pas de séduire. Après les capitalisations en mars de Goldman Sachs, du sud-africain MTN et de l'allemand Rocket Internet (225 millions d'euros en tout), c'est au tour d'Orange de miser sur ce groupe. L'opérateur français vient d'y investir 75 millions d'euros. Le même montant qu'Axa en février.

 

Cette opération consacrait alors AIG « première licorne africaine » en le valorisant à plus de 1 milliard d'euros. Un cas isolé ? Pas tout à fait. En début d'année, une autre entreprise implantée au Nigeria, Interswitch, spécialisée dans les transactions financières électroniques, était pressentie pour accéder à ce statut envié, « un signe du développement extraordinaire de l'écosystème des TIC (technologies de l'information et de la communication) en Afrique », comme l'observe Tom Jackson, cofondateur du portail d'information sur les start-up africainesDisrupt Africa.

 

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_ Le fort impact du « saute-mouton » technologique

Disrupt Africa est à l'origine du premier rapport sur les levées de fonds des start-up africaines. Les 125 start-up suivies - considérées comme innovantes, datant de moins de 5 ans et comptant moins de 20 employés - ont totalisé près de 163 millions d'euros de financements en 2015. Le rapport souligne les hausses du nombre et du montant des levées de fonds. « Les start-up font aujourd'hui l'objet d'acquisitions ou d'investissements de certains grands acteurs mondiaux du capital-risque. Dans certains secteurs, comme le solaire, une véritable industrie s'est développée », précise Tom Jackson. Captant près d'un tiers des investissements, le secteur solaire est porté par les projets kenyanM-Kopa et tanzanienOff-Grid Electric, des solutions simples et à bas coût qui permettent déjà d'alimenter des centaines de milliers de foyers d'Afrique de l'Est en électricité.

 

Le fintech (terme qui combine finance et technologie) attire, quant à lui, 30 % des investissements. Le potentiel est fort sur le continent, où 80 % des adultes n'ont pas de comptes en banque ; le mobile banking est en train d'y révolutionner les pratiques. Viennent ensuite le e-commerce et la e-santé. Ce dernier domaine illustre particulièrement, selon Tom Jackson, la capacité de « leapfrogging » de l'Afrique. Le terme, qui signifie « saute-mouton », renvoie à l'adoption d'une technologie en sautant une étape intermédiaire. « Les Africains sont passés directement à la téléphonie mobile (sans avoir vraiment connu le téléphone fixe), ils sont passés à la 3G en sautant la 2G et ils vont passer directement à l'énergie solaire », résume Tom Jackson.

 

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_ Les start-up d'Afrique anglophone plus attractives

Si cet attrait pour les start-up innovantes est plus que bienvenu sur un continent exportateur de matières premières, la tendance masque cependant des disparités. À commencer par les disparités géographiques. Afrique du Sud, Nigeria et Kenya concentrent plus de 80 % de ces investissements. L'Égypte, le Ghana et la Tanzanie se partagent ensuite une très large part des quelque 18 % restants.

 

Outre le fait que ces pays sont majoritairement anglophones, tout comme la plupart des investisseurs, ils bénéficient d'un écosystème favorable au développement de start-up (infrastructures, formation, politiques publiques). « L'intérêt pour les start-up commence à se répandre largement au-delà de ces pays », nuance toutefois Tom Jackson. Et de citer le Cameroun, avec le premier studio de jeux vidéo d'Afrique centraleKiro'o Games ou la plateforme de e-santé GiftedMom, le Rwanda, avec l'appli de transfert d'argent Mergims ou Safemotos et le Sénégal.


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_ Le Sénégal fer de lance de l'innovation en Afrique francophone

Pour Geek Nation, start-up togolaise qui a lancé en novembre 2015 sa première appli,Nkeleo (« quoi de neuf » en ewe), sorte d'agenda culturel à visée interactive, Dakar fait figure de place à conquérir. Si le taux de pénétration d'Internet y est presque dix fois plus élevé qu'au Togo selon Internet World Stats, le Sénégal offre surtout des possibilités d'accompagnement aux jeunes talents numériques, avec l'espace de coworking Jokkolabs, l'incubateur CTIC ou l'accélérateur Jambar Tech Lab. « C'est la plaque tournante de la tech et de l'innovation en Afrique de l'Ouest, et si on maîtrise ce marché-là, on sera plus visible », assure Israël Agbotse.

 

Ce jeune mordu de TIC de 22 ans a rassemblé autour de lui une équipe de sept développeurs et designers, tous bénévoles. L'appli Nkeleo, sur laquelle ils ont planché durant deux ans, a été téléchargée 1 000 fois et compte 400 utilisateurs réguliers, essentiellement au Togo. « On a réussi à se positionner », se félicite Israël Agbotse, désormais confronté à une nouvelle étape : séduire de nouveaux utilisateurs hors du Togo et promouvoir la nouvelle version de Nkeleo, qui doit sortir en juin.

 

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_ Du capital-risque pour les petites entreprises

Pour ce jeune diplômé en droit des affaires et autodidacte en informatique, entreprendre dans les TIC semblait « plus facile » que dans l'agriculture. « On a besoin de moins de fonds au départ. Mais c'est avec le temps que c'est compliqué », avoue-t-il. Un constat amplement partagé. La société de capital Teranga Capital, inaugurée le mois dernier à Dakar, s'intéresse au segment délaissé des petites entreprises qui peinent à capter des financements. « D'un côté, elles n'intéressent pas les fonds d'investissement qui visent des projets à fort potentiel d'expansion et injectent rarement moins d'un million d'euros et, de l'autre, elles n'accèdent pas au crédit bancaire, car on leur demande un niveau de garantie trop élevé », résume son cofondateur, Olivier Furdelle. Dotée d'un fonds initial de 4,9 millions d'euros, Teranga Capital intervient tout d'abord en renforçant les fonds propres des entreprises (entre 75 000 et 300 000 euros), dont elle devient actionnaire minoritaire.

 

Mais surtout, dans ce paysage économique « peu formalisé » où « on est entrepreneur par nécessité », Olivier Furdelle et son partenaire Omar Cissé proposent des solutions d'accompagnement sur mesure et innovantes en matière de structuration, de gestion ou de formation. Le binôme a déjà rencontré 220 entrepreneurs au Sénégal. Et s'ils ne se limitent pas au secteur des TIC, car « il y a des pépites dans chaque secteur », selon Olivier Furdelle, ils relèvent que ce secteur fait l'objet d'un « très fort engouement » en Afrique, où « la technologie est accessible » et la concurrence moindre.

 

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_ Le concours, piste « la plus accessible »

Les pistes de financements restent cependant restreintes en Afrique de l'Ouest, où « la banque n'est pas une option », selon Israël Agbotse. Alors qu'émerge un réseau de Business Angels en Côte d'Ivoire (IBAN), sa petite start-up lorgne des investisseurs à l'étranger et s'intéresse notamment au tremplin proposé par l'homme d'affaires nigérian Tony Emelulu. La piste des concours est également privilégiée par le Tchadien Patrick Guirbaye. Cet ingénieur en génie civil diplômé de l'Institut d'ingénierie de l'eau et de l'environnement de Ouagadougou (I2E) a créé BioPanneaux en 2012, un projet très ambitieux.

 

Il s'agit de commercialiser des panneaux isolants thermiques à bas coût et fabriqués à base de déchets de coton et de papier. Si le prototype et les essais de performance ont été réalisés, le projet repose aussi sur la collecte et le tri de déchets, activité qui doit être créée. En matière de financements, quatre pistes sont étudiées : incubateur, investisseurs privés, crowdfunding, compétition internationale. Cette dernière option est  « celle qui nous sourit, car c'est la plus accessible », note Patrick Guirbaye. Ce n'est pas peu dire. Son projet s'est hissé à la finale francophone de la Global Social Venture Competition(GSCV) 2015, a été finaliste du concours innovation de l'African Business Club (ABC) en juin 2015 et lauréat de l'édition 2016 du concours Startupper par Total. Une belle vitrine qui attend de séduire des fonds. 

 

PAR AGNÈS FAIVRE/ Publié le 12/04/2016/ Modifié le 12/04/2016/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/innovation-afrique-start-up-cherche-financement-12-04-2016-2031733_2258.php


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5 - Côte d’Ivoire : des sociétés d’agrobusiness dans le collimateur des autorités

 

Arnaque nationale, simple grivèlerie financière ou système économique ultra-rentable ? Difficile de se faire une idée pour le moment, mais ce qui est certain, c'est que l'agrobusiness en Côte d'Ivoire fait couler beaucoup d'encre en ce moment. Au cœur de la tourmente, des sociétés commerciales qui proposent à des souscripteurs un confortable retour sur investissement dans l'exploitation agricole. Avec des taux d'intérêt de 100 % ou 200 % de retour sur investissement, les sociétés d'agrobusiness se sont fait très vite une clientèle d'initiés. Sur le papier, le système est assez simple : le particulier prête son épargne pour exploiter des surfaces en culture maraichère ou en plantations d'hévéas, par exemple. Faisant valoir des techniques modernes et des ventes de récolte financièrement plus rentables à l'export, les sociétés d'agrobusiness promettent à leurs préteurs des retours sur investissement juteux.


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Tellement juteux que les autorités ivoiriennes sont interpellées et qu'un rapport diligenté par le ministère de l'Economie et des finances affirme qu'il ne s'agirait ni plus ni moins que d'un système dit de « cavalerie » où la société rembourse les prêts des premiers souscripteurs avec l'argent des suivants. Mais pour les associations de souscripteurs, l'Etat en décidant de geler les comptes des structures d'agrobusiness outrepasse ses droits et surtout bloque une mécanique dont, jusqu'ici, aucun souscripteur n’avait eu à se plaindre.

 

Les sommes en jeu sont conséquentes. Le rapport évoque un total de 25 milliards de francs CFA (38 millions d'euros) avancés par les souscripteurs. Ces derniers exigent le dégel des comptes des entreprises et la relaxe des dirigeants arrêtés. Des demandes pour le moment restées sans effet. Demeurent aussi quelques interrogations : comment des sociétés ayant pignon sur rue - si elles sont réellement véreuses - ont-elles pu prospérer pendant près de dix ans en Côte d'Ivoire sans que les autorités ne s'en soucient jusqu'ici ?

 

Par RFI/ Publié le 07-02-2017/ Modifié le 07-02-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170207-cote-ivoire-societes-agrobusiness-le-collimateur-autorites


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6 - Parfum d’arnaque à Abidjan, où les rendements de l’agrobusiness étaient trop beaux pour être vrais

 

Près de 40 000 Ivoiriens auraient investi dans des schémas pyramidaux et craignent de perdre leur argent. Le président de Monhevea.com, la plus connue des entreprises incriminées, a quitté le pays pour la France. « L’Etat veut nous brigander ! », hurlent les quelque 200 manifestants réunis, ce mercredi 25 janvier, non loin de la Banque des dépôts du Trésor, à Abidjan. Ici, pas de mutins ni de fonctionnaires grévistes, mais une myriade de particuliers qui craignent de perdre l’argent qu’ils ont investi dans des sociétés dites d’agrobusiness. La veille, une manifestation similaire s’est tenue à Bouaké.

 

Ces investisseurs particuliers ne décolèrent pas depuis que le procureur de la République Richard Adou a ordonné, mi-janvier, le gel des comptes bancaires de 27 de ces structures, afin « de cerner tous les contours de ces opérations financières », selon un communiqué publié par le Trésor public le 23 janvier. Trois dirigeants de ces entreprises ont également été incarcérés. Officiellement, certaines sociétés d’agrobusiness proposent aux particuliers d’acheter des parts dans des plantations « clefs en main », en échange d’un retour sur investissement (RSI) compris entre 300 % et 1000 % après 3 à 6 mois. Ces taux, que même Bernard Madoff n’a pas osé proposer, éveillent les suspicions de schéma de Ponzi, un montage financier illégal qui consiste àrémunérer les investissements des clients grâce aux dépôts des nouveaux épargnants.

 

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_ Aubaine financière

« J’ai investi 40 millions de francs CFA dans ces structures depuis 2013 et jusqu’ici, j’ai touché mes RSI à chaque fois ! », fulmine Christian Libra, membre du bureau exécutif de l’association des souscripteurs d’agrobusiness en Côte d’Ivoire (ASA). Comme lui, elles sont très exactement 36 699 personnes, selon l’enquête menée par les autorités, à avoir placé leurs économies dans ces entreprises et à avoir touché – un temps – leurs RSI. Pour profiter de cette aubaine financière, certains ont emprunté aux banques, d’autres ont hypothéqué leur maison, ou collecté les économies de leurs familles et amis. « Plus de 12 000 corps habillés [personnes en uniforme] ont souscrit à ces agrobusiness. Ils vont sortir les armes s’ils perdent leur argent », prétend un souscripteur en colère.

 

A l’aide d’un rapide calcul, Christian Libra veut balayer l’hypothèse d’un schéma de Ponzi. « Prenons la tomate : sur un hectare, on peut en obtenir 20 tonnes, tous les trois mois, grâce aux nouvelles techniques agricoles. Le kilo de tomates valant 400 francs CFA, cela fait 8 millions de francs CFA derecettes par hectare par trimestre, contre un investissement de 1,8 million ! ». La présence de ces sociétés dans de nombreux pays européens apporte, selon lui, un autre gage de sérieux. Mais une première étude, démarrée en septembre 2016 par les autorités suite à un signalement du Conseil national du crédit, parvient à des conclusions différentes : « Les comptes des structures enquêtées ne fonctionnent pas comme des comptes ordinaires d’entreprises », peut-on y lire. « Bien que certaines structures aient créé des plantations insignifiantes, les autres n’ont que des plantations virtuelles », a renchérit le procureur, lundi 23 janvier.

 

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_ Promesses de rendement effarant

De fait, l’étude souligne que Monhevea.com, la plus connue des entreprises incriminées, « comptabilisait, entre 2015 et 2016, seulement 51 millions de francs CFA de marchandises exportées » ; un chiffre dérisoire comparé aux RSI que l’entreprise reverse. Et de conclure : « Ces structures utilisent le système de vente pyramidal dans la mesure où leurs chiffres d’affaires sont principalement composés des versements des souscripteurs ». Ce rapport a été jugé « faux, calomnieux et sans aucun fondement » par le SIIABCI, autre syndicat de souscripteurs d’agrobusiness.

 

Le porte-parole du gouvernement a pourtant enfoncé le clou fin janvier, affirmant que les 27 entreprises mises en cause disposaient, en tout, de 22,7 milliards de francs CFA sur leurs comptes, et devaient en verser660 milliards à leurs souscripteurs qui ont investi 66 milliards de francs CFA. L’affaire aurait pu en rester là si les souscripteurs avaient été victimes de leur seule naïveté. « L’Etat nous a laissés investir pendants des années, ces entreprises étaient connues ! », s’étrangle Olivier Yaraba Silue, membre du bureau de l’ASA. De fait, certaines sociétés comme Monhevea.com opèrent au grand jour depuis 2008. Depuis deux ans au moins, l’entreprise exhibe sur des panneaux géants ses promesses de rendement effarant et diffuse des spots sur la chaîne de télévision nationale. « D’où la question de savoir si l’Etat a été complice », conclu Christian Libra.

 

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_ Une cabale

Parmi les manifestants devant la Banque des dépôts du Trésor, dans le quartier du Plateau à Abidjan, la thèse du complot est vivace. Ils suspectent une alliance entre les autorités et les banques pour confisquer la manne de l’agrobusiness, afin, disent-ils, de payer les soldats mutins. L’incarcération à la prison de la MACA, mi-janvier, du frère du directeur de Monhevea.com leur donne du grain à moudre. « Ils ont voulu le calomnier pour que les clients se retournent contre lui, mais nous on le soutient ! », explique un manifestant qui évoque aussi les banques qui ont abrité les comptes de ces structures et qui ne sont pas inquiétées.

 

« L’Etat est fautif d’avoir été trop laxiste », reconnaît un bon connaisseur du dossier qui a voulu rester anonyme. « Les rumeurs de complot excitent la colère de la foule et font pression sur l’Etat. Mais si les autorités dégèlent les comptes, l’argent et les preuves vont disparaître », poursuit-il. Dans un communiqué paru le 25 janvier, le gouvernement, sous pression, « invite les autorités judiciaires à accélérer les procédures en vue du remboursement des souscripteurs ». « C’est un phénomène qui revient tous les cinq ans sous une forme différente et qui fait du mal aux populations », explique le directeur d’une grande banque de la place.

Si le scandale des agrobusiness vient à peine d’éclater, d’autres arnaqueurs prospèrent déjà, à l’instar de la société MMM, déjà épinglée par la justice au Nigeria et en Afrique du Sud. MMM propose à Abidjan un retour sur investissement mensuel de 100 %, grâce à un schéma de Ponzi… en bitcoin, la crypto-monnaie ayant cours sur Internet. De quoicompliquer les prochaines enquêtes.

 

De son côté, dans une vidéo postée le 28 janvier sur YouTube et déjà visionnée des milliers de fois, Christophe Yapi, directeur général du groupe Agronomix SA, qui détient Monhevea.com, a dénoncé une cabale contre son entreprise. Il laisse entendre que la population est de son côté et qu’il pourrait se présenter à la prochaine élection présidentielle. Cinq jours plus tard, le 2 février, les locaux de Monhevea.com ont été perquisitionné à Abidjan. Les Ivoiriens ont appris à cette occasion que Christophe Yapi avait quitté le pays et se trouvait en France.

 

Charles Bouessel (contributeur Le Monde Afrique, Abidjan)/ Par Charles Bouessel (contributeur Le Monde Afrique, Abidjan)/ LE MONDE Le 07.02.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/07/parfum-d-arnaque-a-abidjan-ou-les-rendements-de-l-agrobusiness-etaient-trop-beaux-pour-etre-vrais_5076009_3212.html



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7 - ÉCONOMIE : L’Uemoa se dotera cette année d’une monnaie numérique, le e-cfa

 

Une monnaie numérique pour faciliter les échanges et l’intégration économique. C’est ce qui justifie l’idée d’avoir une version numérique du Fcfa. L’e-cfa sera disponible avant la fin de cette année 2017 et le Sénégal sera le premier pays à le tester. L’e-Cfa sera émis par la Banque régionale de marché (Brm) conformément à la réglementation sur la monnaie électronique. Elle sera éditée par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) avec pour ambition de faciliter les échanges et l’intégration économique dans un monde de plus en plus soumis à la révolution des Tics. « Il s’agit d’un billet numérique qui peut s’échanger comme un billet physique émis par une Banque centrale, » explique Jonathan Dharmapalan, Fondateur d’E-currently Mint Ltd qui exécutera la tâche.

 

« Pour réaliser une transaction, vous pouvez débiter un compte bancaire et en créditer un autre, ou bien vous pouvez échanger physiquement un billet de 10 dollars ou 10 euros qui passera de votre main à la mienne. Nous avons créé une technologie qui permet cet échange-là de manière numérique, » détaille-t-il. L’e-Cfa sera d’abord testé au Sénégal (siège de la Bceao). Si son succès se confirme, les autres pays de la zone Uemoa pourront en bénéficier. La nouvelle version du Fcfa dépendra de la zone économique et monétaire.



Pour éviter les faux, les billets physiques seront marqués d’un filigrane et d’un numéro de série. « Cette technologie est une révolution contre la fraude. La monnaie électronique nous aidera à mieux maîtriser les transactions financières pour lutter contre la corruption, » laisse entendre sur Rfi, Serigne Diakhoumpa du Fonds souverain des investissements stratégiques du Sénégal. « Je prends toujours l’exemple du Rwanda, où même la petite vendeuse du coin a un terminal électronique. Plus besoin aujourd’hui d’avoir des billets et des pièces dans votre poche, vous faites la transaction avec des machines, or les machines ne peuvent pas vous demander de payer des choses qui ne sont pas dues. Bien sûr, l’informatique peut se pirater, mais toutes les transactions sont quand même tracées, » ajoute-t-il.

La zone Uemoa n’est pas pionnier en la matière. La Tunisie a lancé l’e-dinar en 2016.

 

Publié le dimanche 15 janvier 2017 / Agence Ecofin

 

http://news.abidjan.net/h/607858.html


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8 - Afrique / Digital Africa 2017 : dix startups africaines et françaises mises en orbite par l’AFD et Bpifrance

 

L’Agence française de développement (AFD) et Bpifrance veulent montrer leur engagement pour l'innovation numérique en Afrique. À l’occasion du 27ème Sommet Afrique-France, qui s'est tenu à Bamako les 13 et 14 janvier, l'AFD et la banque publique d'investissement ont ainsi dévoilé les noms des dix startups africaines et françaises dans la Fintech, la santé, l'environnement-énergie et l'agriculture, lauréates de leur concours d’innovation numérique « Digital Africa 2017 », dont les projets innovants « font émerger de nouvelles opportunités pour dynamiser le développement en Afrique ».

 

L’appel à candidature, lancé par l’AFD et Bpifrance le 11 octobre dernier, auprès des startups africaines et françaises du numérique, avait permis de sélectionner 463 startups innovantes (64 françaises et 399 africaines) sur plus de 800 dossiers de candidatures reçus. La sélection finale est constituée de 4 startups africaines et 4 startups françaises, toutes sélectionnées par le jury. Auxquelles s'ajoutent 2 startups sélectionnées par un vote du public organisé en ligne.


Les dix pépites retenues sont : Citizen Doc (France) ; CityTaps (France) ; e-Tumba (France) ; FarmDrive (Kenya) ;  GiftedMom (Cameroun) ; Leea (Côte d'Ivoire) ; Mo’Go (Ghana) ; OTRAC (Nigeria) ; Studely (France) ; Weebi (Sénégal).


Dans le cadre du concours, l’AFD soutient 5 startups africaines et Bpifrance 5 jeunes pousses françaises. Elles bénéficieront d’un programme d’accompagnement et de soutien personnalisés apporté par les deux institutions financières tricolores.

 

« Le nombre de candidatures – près de 500 ! – illustre les défis à relever dans ce continent en plein renouveau. L’Afrique change à une vitesse enthousiasmante. Ce développement amène un lot de problématiques sociétales et environnementales nouvelles. Les entreprises doivent se saisir de cette transformation et travailler ensemble pour relever ces défis », a déclaré Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, cité dans un dossier de presse commun de l'AFD et Bpifrance. « Leurs solutions apportent des réponses concrètes aux questions de santé, d’agriculture, d’énergie et de financement. L’enjeu numérique est au cœur de la croissance durable de l’Afrique et l’AFD mobilise ses expertises pour accélérer la transformation du continent », a signalé Rémy Rioux, directeur général de l'AFD.

 

Les 5 startups africaines lauréates bénéficieront ainsi d'un accompagnement professionnel (mentoring, incubation, networking...) via le pack accélération AFD (valeur maximale : 30 000 euros par lauréat) pour développer leur projet. Les 5 startups françaises bénéficieront elles du pack accompagnement Bpifrance (valeur maximale : 10 000 euros par lauréat). Celui-ci comprend une formation à choisir parmi le catalogue Bpifrance université. Les jeunes pousses participeront à un voyage de découverte des écosystèmes en Côte d'Ivoire et en Afrique du Sud organisé par la French Tech Abidjan et la French Tech Cape Town.


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Des innovations au service du développement durable en Afrique

Si les secteurs de l'énergie et de la Fintech rassemblent une majorité de projets, l’agriculture et la santé représentent un intérêt majeur pour les entrepreneurs africains. Parmi les innovations primées, des outils numériques à destination des petits agriculteurs qui leur apportent conseils, aide à la décision, prévisions et simulations de rendement, ou encore analyse du risque afin de leur ouvrir les portes des institutions financières. Dans le secteur de la santé, plusieurs innovations facilitent l’accès aux soins, orientent vers la prise en charge appropriée et accompagnent le patient. D’autres innovations proposent des solutions durables de mobilité ou des solutions de prépaiement pour l’accès à l’eau potable.

 

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_ Dans l'agriculture :

. e-Tumba : plateforme d’aide à la décision pour les agriculteurs. À partir de données comme le climat, le sol, la météo, les variétés, e-Tumba simule le développement des cultures, prédit les rendements et propose en temps réel des conseils individualisés à l’échelle de la parcelle. L’objectif est d’améliorer les rendements agricoles de zones et d’agriculteurs technologiquement peu équipés.

 

. Farm drive : solution de facilitation de prêts bancaires pour les petits agriculteurs. La start-up kényane Farm Drive a développé un modèle d’analyse du risque de l’activité des petits agriculteurs. L’objectif est de leur ouvrir les portes des institutions financières. Lorsqu’ils auront accès au crédit, estime la start-up, ils pourront acheter des intrants, faire des investissements et s’ouvrir les portes de nouveaux marchés.

 

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_ Dans la santé :

. CitizenDoc est un service d’automédication et d’auto-diagnostic en ligne. Ce service mis au point par des médecins, fournit gratuitement un parcours du symptôme jusqu’au conseil. L’application permettra aux populations africaines d’accéder à des recommandations médicales sur des supports mobiles.

 

. Gifted Mom est une initiative sociale et solidaire qui fournit aux femmes enceintes et aux jeunes mères des rappels sur leurs visites médicales, sur les vaccins et des informations générales sur leur santé et celle des bébés. Ces rappels sont envoyés automatiquement par SMS et messages vocaux. L'initiative est opérationnelle au Cameroun, au Nigeria et à Haïti et peut être adaptée à la diffusion d’autres informations sur la santé, comme le diabète, le VIH ou l’hypertension.

 

. OTRAC permet aux professionnels de santé nigérians de choisir des modules de formation, de les suivre à leur rythme où qu’ils soient sur leurs supports mobiles et de voir ces apprentissages formellement validés.

 

. Leera : cette application permet à la diaspora africaine de financer directement la santé des proches restés au pays en souscrivant des contrats d’assurance ou en en payant en temps réel les frais.

  

_ Dans la mobilité urbaine

. Mo’Go est une application de covoiturage. Cette plateforme permet une plus grande mobilité à Accra, réputée par ses embouteillages, en facilitant l’accès au transport tout en réduisant le nombre de véhicules nécessaires. Elle permet aussi aux conducteurs d’avoir accès à une source de revenus supplémentaires.

  

_ Dans l'accès à l'eau courante

. CityTaps est un service de paiement de l'eau par téléphone mobile. Dans de nombreuses villes africaines, les citadins se fournissent en eau de mauvaise qualité auprès de revendeurs qui pratiquent des tarifs 5 à 15 fois supérieurs à ceux des opérateurs d’eau. Grâce à ce service, les urbains peuvent utiliser leur téléphone pour effectuer des micropaiements, à toute heure, pour alimenter leur compte eau. Quant aux opérateurs, ils sécurisent leurs revenus. CityTaps a été initié en 2015. Le service est actuellement testé à Niamey au Niger.

 

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_ Dans les Fintech :

. Studely : service de caution bancaire pour les étudiants étrangers. L’objectif de Studely est de permettre aux étudiants internationaux d’obtenir une Attestation de virement irrévocable (AVI) depuis leur pays d’origine et directement auprès d’une banque de leur pays d’accueil, le tout à moindre coût et rapidement.

 

. Weebi : cette application de gestion de clientèle est destinée aux commerçants, notamment des commerces alimentaires, afin de leur permettre de suivre leur activité et de gérer leurs crédits.

 

Le jury du concours de startups Digital Africa, composé d’une quinzaine de professionnels et experts de l’innovation numérique, emmené par ses deux parrains, Karim Sy, entrepreneur basé à Dakar, fondateur du réseau Jokkolabs (premier espace de travail collaboratif africain) et Gilles Babinet, entrepreneur français, fondateur de Africa4Tech, représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (Digital Champion), « a été conquis par des solutions rendant l’innovation accessible au plus grand nombre et favorisant un développement plus durable », précise le dossier de presse.

 

Invitées au Sommet Afrique-France, les 10 startups lauréates ont présenté leur solution durant le 27ème Sommet Afrique-France à Bamako et ont ainsi pu profiter « d’un tremplin unique » pour rencontrer de nouveaux partenaires économiques et industriels.

 

16 janvier 2017

 

http://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/afrique-digital-africa-2017-dix-startups-africaines-et-francaises-mises-en-orbite-par-lafd-et-bpifrance/


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9 - Afrique Sub-Saharienne : la croissance passe aussi par le financement de logements abordables

 

Le développement de l’Afrique est indissociable du bon fonctionnement de divers secteurs. L’habitat, avec la construction de millions de logements abordables pour l’ensemble de la population africaine, représente à la fois un grand défi et une opportunité de développement durable, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Face à l’ampleur des besoins, il est indispensable de repenser les modèles commerciaux traditionnels afin d’apporter des solutions pertinentes. La spécificité du marché africain du logement abordable demande des innovations financières et opérationnelles.

 

De récentes études montrent qu’il existe une corrélation positive entre les niveaux d’urbanisation et la croissance économique1 : l’urbanisation est, en soi, un processus créateur de richesse. Des zones urbaines qui fonctionnent bien sont donc cruciales pour le développement de l’Afrique. Le secteur de l’habitat, avec la construction de millions de logements abordables pour la population africaine, représente un enjeu majeur mais aussi une opportunité de développement durable, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Un des exemples les plus frappants de pénurie de logements se trouve au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et le plus solide économiquement, où la Banque Mondiale estimait récemment le manque de logements à 17 millions au plan national et à 4 millions à Lagos (le plus petit mais le plus densément peuplé des 36 États du pays).


Les très fortes croissances démographiques et urbaines, l’inefficacité des politiques publiques et l’absence de subventions permettant de parvenir à des prix de logement abordables compte tenu des revenus de la majorité des citoyens expliquent en partie que les écosystèmes africains du logement soient mal équipés pour répondre à la demande. Cependant, le manque de financement disponible pour les promoteurs souhaitant loger les foyers aux revenus moyens et faibles est également un problème majeur.

 

D’ailleurs, l’explication corrélée du fait que les écosystèmes africains du logement sont mal équipés pour répondre à la demande repose sur trois causes principales : une forte croissance démographique et urbaine, des politiques publiques inefficaces et le manque de subventions permettant d’arriver à des prix qui soient abordables compte tenu des revenus de la majorité des citoyens. Dès lors, trouver les fonds nécessaires à la construction de logements abordables est la question centrale dans la mesure où il s’agit d’un levier essentiel de la croissance en Afrique.

 

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_ Le logement : un enjeu pour l’Afrique

Dans la plupart des pays africains, la chaîne de valeurs du logement, en plus de présenter des lacunes, est souvent dysfonctionnelle. Une urbanisation chaotique, la pénurie de terrains viabilisés, la longueur et la complexité des démarches administratives pour obtenir les titres de propriété et les permis de construire, et les coûts de construction élevés – à cause du recours aux matériaux importés et du manque de compétences – font que les logements classiques ne représentent que 10% des logements construits dans les villes africaines1. L’exode rural fait déborder les bidonvilles de l’Afrique. Les Africains sont 200 millions à vivre dans des bidonvilles. Ils représentent 70 % de la population urbaine, et 175 millions d’entre eux n’ont pas accès à un assainissement acceptable2.

 

L’urbanisation rapide est un processus permanent susceptible de se poursuivre durant de longues années, et si rien n’est fait, la situation continuera à empirer. Compte-tenu d’un manque de financement lié à des budgets très restreints, la plupart des gouvernements se contentent généralement d’encourager verbalement le secteur privé à s’intéresser aux besoins en logement des foyers à revenus moyens et faibles, sans fournir des mesures incitatives raisonnables à ces organismes contraintes par des objectifs de rentabilité. Et les quelques initiatives prises dans ce domaine produisent rarement des résultats à la hauteur des objectifs visés. Il n’est donc pas surprenant que la majorité des promoteurs immobiliers continue à se concentrer sur les besoins des classes supérieures et moyennes supérieures.

 

Les promoteurs négligent en général les segments inférieurs du marché du logement, et le problème est amplifié par le fait que la plupart des prêteurs à la construction considèrent ce groupe de marché trop risqué compte-tenu du manque de demande significative (basé sur le caractère informel des utilisateurs finals en termes de revenus et de propriété foncière). Par conséquent, le pourcentage que représente le secteur du bâtiment dans le Produit Intérieur Brut reste faible comparé au potentiel du marché du logement abordable. Au Nigeria, le secteur du bâtiment ne représente que 2 % du PIB du pays. D’autres pays, comme la Côte d’Ivoire et l’Éthiopie, avec des taux respectifs de 7,5 % et 5,6 %, montrent des indications plus positives1. Le logement abordable2 représente une opportunité économique mondiale de repenser les tendances en matière d’urbanisation, les politiques du logement ainsi que le développement urbain. Il faut que le secteur du bâtiment intensifie considérablement sa production afin de construire des logements de qualité, abordables et adaptés à la demande en Afrique subsaharienne.

 

Parallèlement à la capacité d’investir, il faut que les professionnels et les décideurs n’oublient pas que les promoteurs du secteur privé sont motivés par la rentabilité perçue. Une étude conduite par le Centre for Affordable Housing Finance Africa (CAHF) témoigne de l’accessibilité financière ou non des logements construits par un promoteur professionnel (sans tenir compte des logements auto-construits).

 


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_ Nouveaux modèles commerciaux pour le développement du logement abordable

L’ampleur des besoins nécessite une rupture avec la tradition et l’adoption de nouveaux modèles commerciaux. Les études conduites par l’AHI (Affordable Housing Institute) soulignent que la MEE (Mission Entrepreneurial Entity) est devenu un acteur essentiel du secteur du logement abordable, acteur sans qui les écosystèmes de financement du logement ne fonctionnent pas. «Les MEE sont des organismes non gouvernementaux privés qui s’attachent à faire évoluer l’écosystème en procédant à des transactions réelles, possédant une valeur propre, qui servent également de pilotes et de preuve de concept.1»

 

Selon David Smith, Directeur général d’AHI : « Le gouvernement crée des programmes juridiques et des met à disposition des ressources, les communautés identifient les enjeux. En l’absence de MEE, les programmes peuvent rester au point mort et les problèmes non résolus. Dès lors que les MEE sont en place et fonctionnent, à l’instar des abeilles pollinisatrices, elles établissent les connections nécessaires pour que d’autres acteurs du secteur du logement abordable trouvent leur place naturelle et deviennent beaucoup plus productifs. » Il décrit les trois caractéristiques fondamentales d’une MEE. La première est la mission confiée, dans la mesure où leur but est l’impact, pas seulement la recherche de profit. La seconde est l’esprit d’entreprise, puisque ce sont des intervenants privés qui prennent des initiatives nouvelles. La dernière, mais pas la moindre, ce sont des entreprises autonomes à but lucratif et qui doivent présenter une trésorerie positive.

 

En participant à la création ou au renforcement de sociétés de logements abordables, les IFD2 et les gouvernements africains (aux niveaux nationaux et régionaux) pourraient compter davantage sur les MEE en tant qu’acteurs principaux, leur permettant d’exécuter d’importants investissements pour des projets à grande envergure et à fort impact. La promotion de solutions de logement axées sur le marché doit être étudiée pour diverses catégories de la société africaine, notamment pour les foyers à revenus moyens et faibles. Les foyers à faibles revenus doivent pouvoir accéder à certaines formes de subvention [voir encadré ci-dessous].

 

Les études effectuées par l’AHI montrent que les MEE se développent à partir d’un certain nombre de facteurs : vision organisationnelle adaptée, conception d’un modèle commercial, liens avec la chaîne des valeurs, et soutien de la société civile. . Ce sont là les contreparties essentielles de gouvernement et elles parviennent à réaliser des économies d’échelle parce que leur(s) fondateur(s) ont dès le départ une vision orientée vers l’expansion. Des sociétés pouvant être considérées comme des MEE en Afrique, et qui sont en train de créer des modèles commerciaux permettant de développer le logement social, présentent diverses caractéristiques.


La plupart du temps, la préférence est donnée aux parties prenantes gouvernementales dans le cadre d’un PPP. Dans le cas d’une administration gouvernementale dysfonctionnelle, certaines MME préfèrent travailler sans la participation de l’État. Pour obtenir la pleine adhésion et le soutien de la communauté, il faut une gestion de projet solide et une bonne maîtrise du budget. Les MEE jouent un rôle significatif dans l’organisation communautaire, par exemple en créant des coopératives, notamment lorsque les liens se distendent entre les individus et avec les pouvoirs publics. Les MME font des bénéfices par unité de logement moins importants que d’autres promoteurs immobiliers classiques, qui cherchent généralement un retour sur investissement de 25 %, alors que les objectifs des MEE sont à la fois sociaux et financiers. Il est souvent nécessaire de procéder à des subventions mutuelles : une partie des bénéfices dégagés par les logements « les plus chers » aide à financer la construction des logements « moins chers ». Enfin, les MME se concentrent sur les besoins de leurs clients en proposant de nouveaux types de services adaptés à la demande, notamment la location-vente, le microcrédit immobilier ou des services de soutien.


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_ Un accès au crédit restreint : les quatre grands obstacles

Bien que l’accès au financement soit déjà un défi pour les promoteurs de logements abordables en Afrique, les MEE sont confrontées à quatre grands obstacles supplémentaires. Premier obstacle : les entreprises du bâtiment et les promoteurs immobiliers locaux ont du mal à obtenir des financements à long terme, ce qui les empêche de développer systématiquement des projets à grande échelle ou de renforcer leurs capacités. Dans ce domaine, une récente étude de la Banque Mondiale explique clairement la disparité existant entre les prêts consentis dans les pays à hauts revenus et ceux consentis dans les pays à faibles revenus. Elle indique que la durée des prêts consentis aux sociétés de pays à faibles revenus est de l’ordre de deux ans environ, c’est à dire moins de la moitié de la durée moyenne des prêts consentis dans les pays à revenus élevés (approximativement 5 ans et demi)3.


Deuxième obstacle : la faible sophistication des organismes prêteurs ou les taux d’intérêt relativement élevés sur les marchés des capitaux locaux incitent les promoteurs à se tourner vers des sources de financement internationales plus compétitives. Des efforts limités sont déployés pour structurer et stimuler l’investissement local dans les logements abordables.
Troisième obstacle : l’investissement international n’est pas toujours couvert et protégé par la législation nationale, ce qui limite l’apport de capitaux étrangers. Orascom, par exemple, l’un des premiers promoteurs égyptiens de logements abordables, a investi massivement dans un programme immobilier dans un autre pays ; malgré la rentabilité du programme, Orascom n’a pas réussi à rapatrier ses fonds en Égypte. Pour relever ces défis, certains pays, à l’image du Rwanda, proposent un « package » spécifique destiné à attirer et protéger les investissements étrangers.

Quatrième obstacle, les promoteurs, et notamment ceux qui correspondraient à cette définition d’une MEE et qui par conséquent comprennent les besoins des clients cibles de logements abordables, ne savent souvent pas très bien comment se positionner face à des prêteurs soucieux d’atténuer les risques liés au développement.

 

Le marché des logements abordables dans les villes africaines se divise en divers sous-marchés qui, à cause de leurs spécificités, exigent de faire preuve d’innovation en termes de financements et de mise en œuvre opérationnelle. Diverses expériences en Afrique sont d’ailleurs encourageantes et mériteraient d’être étendues et adaptées dans d’autres pays.

 

Alors, comment la communauté internationale pour le développement peut-elle aider les promoteurs du logement abordable à accéder aux financements à long terme nécessaires pour répondre à l’énorme demande dans les pays du Sud ?

Dans un rapport publié l’an dernier sur le logement abordable, le McKinsey Global Institute recommandait quatre types d’interventions : augmenter les fonds propres, améliorer les conditions d’emprunt, octroyer des allègements fiscaux et minimiser les risques liés au développement1. Bien qu’aucune de ces interventions ne représente en soi une solution idéale, nombre de grandes institutions de financement aux étendues se sont engagées à jouer le rôle d’intermédiaire et à promouvoir l’adoption d’un panachage de ces outils. Dans l’intervalle, tandis que théoriciens et professionnels œuvrent ensemble pour trouver des solutions, la majorité des citadins pauvres du monde continuent à manquer désespérément de logements décents, durables et abordables.

 

http://blog.secteur-prive-developpement.fr/2016/04/06/afrique-sub-saharienne-la-croissance-passe-aussi-par-le-financement-de-logements-abordables/

 

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EDH et CHC : deux MEE

Enterprise Development Holdings (EDH), l’un des principaux promoteurs de logements abordables au Malawi, est en train de réaliser environ 1 000 unités d’habitation dans les grands centres urbains du pays, Lilongwe et Blantyre. Grâce aux capitaux de Reall (anciennement Homeless International) et au soutien technique de IFD européens comme GiZ, EDH recycle de fait son capital en subventionnant ses logements à loyer abordable grâce à la vente d’autres logements proposés aux prix du marché. De plus, pour pallier la difficulté d’approvisionnement en matériaux de construction de qualité, la société a créé une filiale chargée de tester divers matériaux bien adaptés à être cultivés dans le pays (comme le bambou) et de construire un four vertical qui produit un minimum de 20 000 briques par jour à partir de terre prélevée sur place.

 

Corporation Countrywide logement (CHC), une société de développement résidentiel spécialisée dans la livraison de logements abordables dans le nord et le centre du Nigeria, a intelligemment tiré profit de sa capitalisation initiale au sein d’ASO Savings & Loan en échange de propriétés foncières sous le contrôle de parties prenantes de premier plan afin d’offrir des logements à faible coût mais de de haute qualité. Dans la ville septentrionale de Kano, CHC a établi un partenariat avec le gouvernement de l’Etat de Kano et l’émir de Kano pour développer une communauté de 550 maisons à prix abordable. CHC a procédé à son inauguration début de Décembre 2015, en présence de dignitaires venus de tout le pays et désireux de dupliquer le succès de cette communauté pilote.

 

Delphine Sangodeyi Expert en logement / Jeremy Gorelick Consultant AHI / 06 Avril 2016

 

http://blog.secteur-prive-developpement.fr/2016/04/06/afrique-sub-saharienne-la-croissance-passe-aussi-par-le-financement-de-logements-abordables/


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