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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 13/02/2018 à 09:37:43
AFRIQUE/ ECONOMIE/ FINANCES : avancées et reculs (ces pays qui s’en sortent malgré tout…)




« Zimbabwe : les fermiers blancs, une épine dans le pied de Mnangagwa : Faut-il rendre aux fermiers blancs leurs terres confisquées ? Le nouveau gouvernement s'attaque aux défauts structurels de la réforme agraire, héritage de Robert Mugabe. En décembre dernier, le nouveau président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe en novembre à la suite d'un coup de force militaire, s'était engagé à relancer l'économie. Et l'une de ses premières décisions a été d'ordonner l'évacuation des fermes occupées illégalement et la restitution, hautement symbolique, de terres confisquées à un fermier blanc. Une décision qui a surtout créé de la confusion dans le pays, car si elle a bien bénéficié à un fermier, Robert Smart, il reste un cas isolé. Les balbutiements du gouvernement sur ce sujet ne font que décourager un peu plus les investisseurs qui s'intéressent au secteur agricole. »


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1 - Les 10 pays les plus riches d’Afrique, selon la BAD

 

En matière de PIB, le Nigeria est, de loin, le pays le plus riche d’Afrique en 2017. C’est ce que révèlent les récents chiffres de la Banque africaine de développement (BAD), publiés à Abidjan, la semaine dernière. Aidé par une forte production pétrolière et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria qui  représente plus de 72% de l’ensemble des économies de l’Afrique de l’ouest, devrait atteindre 581 milliards $ cette année contre 519 milliards $, en 2016.

 

Loin derrière, l’Afrique du Sud qui est sortie de récession au second trimestre, arrive en deuxième position. La richesse créée au cours de cette année civile par les résidents sud-africains, pourrait passer la barre des 276 milliards $. Reléguée au troisième rang par la nation arc-en-ciel, l’Egypte dont l’économie est encore convalescente, marque la présence du premier pays nord-africain dans ce classement, grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $. S’en suivent, l’Algérie qui  pourrait totaliser 170 milliards $, complétant le quartet de tête, puis l’économie soudanaise qui pèsera au bout de cette année, 124 milliards $. Cette dernière surclasse ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, se retrouve à la sixième place. Porté par une croissance de 4% au moins, le Pib du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année.


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Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres consultés par l’Agence Ecofin. Avec 104 milliards $, l’Angola restera le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.  Un an plus tôt, la taille de l’économie du deuxième producteur africain de pétrole était de 96 milliards $. L’Ethiopie, locomotive de la croissance africaine, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards en 2016. Un bond qui confirme les prévisions des institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son Pib, devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devançant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).  

 

Enfin, le Kenya (77 milliards $) et la Tanzanie (52 milliards), tous de la sous-région la plus dynamique d’Afrique (l’Est), en termes de Pib, complètent le top 10. Précisons que ce classement fait par l’Agence Ecofin, qui s’appuie sur les données de la Bad, ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des nations suscitées.

 

Fiacre E. Kakpo/ (Agence Ecofin)/ jeudi, 19 octobre 2017 /

 

https://www.agenceecofin.com/economie/1910-51333-les-10-pays-les-plus-riches-d-afrique-selon-la-bad


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2 - Gaz : accord entre la Mauritanie et le Sénégal pour l’exploitation d’un champ offshore

 

L'accord signé le 9 février entre la Mauritanie et le Sénégal permettra l'exploitation du gisement gazier offshore commun « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA) de 450 milliards de mètres cubes à partir de 2021. La Mauritanie et le Sénégal ont signé, vendredi 9 février à Nouakchott, un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue-Ahmeyim » (GTA) à cheval sur leur frontière commune.


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Cet accord, dont le contenu (taxes et partage des revenus entre les deux États et les compagnies pétrolières), demeure inconnu, permettra au découvreur américain Kosmos Energy et à la major britannique BP de décider, au cours de cette année, le lancement de l’exploitation d’un gisement estimé à 450 milliards de mètres cubes, soit l’équivalent de 14% des réserves de gaz nigérianes.

 

 

Champs gazier entre la Mauritanie et le Sénégal (source : Kosmos Energy)


 

_ Deux barges flottantes

« Tortue » est la principale découverte gazière en Afrique depuis celle du champ égyptien de « Zohr » en 2015 qui lui est un peu supérieur. Sa mise en exploitation pourrait intervenir en 2021, si les fonds nécessaires au chantier sont levés rapidement. Afin d’éviter de devoir négocier des installations à terre et donc des disputes entre les deux États pour savoir qui les hébergera, Kosmos et BP ont prévu de positionner deux barges de liquéfaction flottantes, plus connues sous le nom de « Floating Liquefied Natural Gas » (FLNG), sur la frontière maritime. Ces plateformes géantes liquéfieront le gaz extrait avant qu’il soit embarqué sur des méthaniers, comme cela se pratique déjà en Australie et en Malaisie.


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Dakar et Nouakchott peuvent compter sur d’importantes quantités de gaz à prix négocié destinées à faire tourner leurs centrales électriques hybrides (fuel-gaz) alimentées aujourd’hui uniquement au fuel plus coûteux. Ce n’est qu’à la fin des années 2020 qu’ils percevront pleinement leur part contractuelle de la vente du gaz, car il est traditionnel en matière d’hydrocarbures que les opérateurs commencent par se rembourser des frais importants qu’ils ont engagés pour la prospection et le développement du projet.

 

12 février 2018/ Par Alain Faujas

 

http://www.jeuneafrique.com/529801/economie/gaz-accord-entre-la-mauritanie-et-le-senegal-pour-lexploitation-dun-champ-offshore/


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3 - Akinwumi Adesina défend sa réforme critiquée de la BAD

 

Critiqué pour sa volonté de réformer l'institution, le président de la Banque africaine de développement a défendu son bilan lors d'un discours le 6 février à Abidjan devant les ambassadeurs accrédités en Côte d'Ivoire. Le traditionnel déjeuner du nouvel an de la Banque africaine de Développement (BAD) avec les ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, qui sert à dresser le bilan et les perspectives d’avenir de l’institution, a viré cette année à la séance d’explication pour Akinwumi Adesina.

  

_ La BAD n’est pas une maison de retraite où on peut y passer 30 ans

Mis en accusation par l’Association des fonctionnaires internationaux ivoiriens après le départ du vice-président Alberic Kakou, le président Adesina a rappelé que « la BAD n’est pas une maison de retraite où on peut y passer 30 ans, nous avons initié des contrats de performance sur trois ans », soulignant qu’il souhaitait continuer avec la réforme de l’institution voulue par les administrateurs. « Aucune organisation ne peut exceller dans la performance sans mettre l’accent sur la responsabilité en matière de résultats », a-t-il rappelé, mettant en garde contre les « rumeurs » ou autres « procès d’intention ».


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_ Pour Adesina, la BAD ne s’est jamais aussi bien portée

Défendant son bilan, Adesina a affirmé que la BAD ne s’est jamais aussi bien portée qu’au cours de ces trois dernières années, avec des résultats qu’il juge très satisfaisants. Au cours de l’année écoulée, la banque a facilité l’accès à l’électricité de 4,4 millions de personnes sur le continent grâce à son initiative « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ». Et plus de 8,5 millions de personnes ont pu accéder à des technologies améliorées dans le domaine agricole, a-t-il ajouté. En 2017, les décaissements ont atteint 7,67 milliards de dollars, un niveau record.

 

Une émission obligataire de 2,5 milliards de dollars sur une maturité de trois ans a été réalisée, suivie d’une autre de 2 milliards de dollars sur cinq ans. Au total, en 2017, la BAD a levé en tout 9,73 milliards de dollars sur les marchés de capitaux. Pour dynamiser les investissements sur la continent, la BAD envisage d’initier dès le mois de novembre prochain du 7 au 9 en Afrique du Sud, un forum pour l’investissement en Afrique. « Ce forum aura un caractère purement transactionnel et devrait devenir le premier marché d’investissement en Afrique », a-t-il précisé.

 

08 février 2018/ Mis à jour le 09 février 2018/ Par Baudelaire Mieu

 

http://www.jeuneafrique.com/529015/economie/akinwumi-adesina-defend-sa-reforme-critiquee-de-la-bad/


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4 - Zimbabwe : les fermiers blancs, une épine dans le pied de Mnangagwa

 

Faut-il rendre aux fermiers blancs leurs terres confisquées ? Le nouveau gouvernement s'attaque aux défauts structurels de la réforme agraire, héritage de Robert Mugabe. En décembre dernier, le nouveau président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe en novembre à la suite d'un coup de force militaire, s'était engagé à relancer l'économie. Et l'une de ses premières décisions a été d'ordonner l'évacuation des fermes occupées illégalement et la restitution, hautement symbolique, de terres confisquées à un fermier blanc. Une décision qui a surtout créé de la confusion dans le pays, car si elle a bien bénéficié à un fermier, Robert Smart, il reste un cas isolé. Les balbutiements du gouvernement sur ce sujet ne font que décourager un peu plus les investisseurs qui s'intéressent au secteur agricole.

  

_ Des fermiers blancs entre espoir et défis

Robert Smart, producteur de tabac et de maïs de la région de Makoni (Est), avait été expulsé avec sa famille en juin dernier au profit d'un prêtre favorable à l'ancien régime, Trevor Manhanga. Il n'avait pu prendre que très peu de choses en partant. Il avait perdu des objets personnels, notamment des photographies de famille et de grands vins des ex-colonies portugaises d'Afrique transmis de père en fils depuis des générations. « Ils ont fait ce qui est juste et je remercie à ce propos la nouvelle administration », avait-il déclaré à l'AFP. Mais Ben Gilpin, directeur du Syndicat des fermiers (CFU), avait tout de suite appelé à la prudence.

 

Trop tard, car beaucoup de journaux ont fait circuler des informations contradictoires. Il fallait donc rectifier le tir. C'est désormais chose faite avec cette annonce officielle du gouvernement qui affirme qu'il ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d'une réforme agraire controversée de l'ancien président Robert Mugabe. C'est le président Emmerson Mnangagwa qui l'a fait savoir ce 10 février : « Il y a des journalistes qui écrivent que le nouveau régime veut que les fermes soient retournées aux Blancs, cela ne se produira pas », a-t-il déclaré lors d'un discours dans la circonscription de Chirumhanzu-Zibagwe (Centre), retransmis en direct à la télévision nationale. « La réforme agraire est irréversible », a assuré le nouveau président, reprenant les propos de son discours d'inauguration en novembre. « Notre terre doit être productive. Nous devons mécaniser et moderniser notre agriculture », a-t-il ajouté.

  

_ Emmerson Mnangagwa, défenseur des fermiers blancs ?

Des milliers de fermiers blancs ont été expulsés manu militari de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe alors au pouvoir. Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique. Mais, mal organisé, ce remembrement s'est fait au profit de proches du régime et de fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de la production. Cette réforme a plongé toute l'économie du pays dans une crise catastrophique dont il ne s'est toujours pas remis.

 

Au nom de la productivité, l'État a également décidé d'étendre de 5 à 99 ans la durée du bail des fermiers blancs épargnés par la réforme agraire. Alors qu'Emmerson Mnangagwa en tant que vice-président – de 2014 à 2017 – a supervisé la politique agricole destinée à faire face aux pénuries alimentaires. Et à ce titre, il a discrètement encouragé les fermiers blancs expulsés à louer des terres, à condition qu'ils ne reviennent pas sur leurs fermes, selon plusieurs sources.


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_ Les défauts structurels de la réforme agraire

Contrairement à une idée largement répandue, le Zimbabwe n'a pas connu qu'une seule réforme agraire, en 2000, par la seule volonté de Robert Mugabe pour se faire réélire. Non. Cela a commencé dès la colonisation en 1890 (ensuite viennent le Land Apportionment Act de 1930 et le Land Tenure Act de 1969), puis à la fin de la guerre de libération, en 1979, où, après plus de dix ans de combats et sentant sa fin approcher, la Grande-Bretagne céda à Ian Smith en accordant l'indépendance à la Rhodésie.

 

Les accords de Lancaster House ont servi de cadre à cette indépendance. Pour la gestion des terres, reconnaissant que leur détention par les colons blancs était problématique, la Grande-Bretagne a voulu protéger ses intérêts en interdisant au futur régime zimbabwéen indépendant, celui de Mugabe, notamment de s'approprier ces terres généralement situées sur les parties les plus fertiles du pays avant dix ans et à condition d'octroyer aux colons une compensation financière « au prix du marché et en devises », soit au prix le plus fort. Mais, pour aider le gouvernement zimbabwéen à venir racheter ses terres, Lord Carrington proposa par un accord verbal un appui financier de la Grande-Bretagne. C'est Tony Blair, Premier ministre dans les années 90, qui mit fin à cet accord tacite.

 

Au total, entre 1980 et 1997, la Grande-Bretagne a dépensé quelque 44 millions de livres pour aider le Zimbabwe à financer le rachat de terres à des fermiers blancs pour compenser l'inégalité de la répartition des terrains entre Blancs et Noirs. Mais, après la victoire des travaillistes britanniques en 1997, le gouvernement de Tony Blair avait fait savoir à Robert Mugabe qu'il ne se sentait pas tenu par les engagements verbaux du précédent gouvernement conservateur de John Major dans ce domaine.

 

C'est un tournant, et la volonté des Britanniques de ne pas respecter l'accord de principe pour le rachat des terres, qui marque le début d'une contre-offensive lancée par Mugabe. Et qui débute à la fin des années 90. Le processus de réinstallation ralentit. En 1997, le gouvernement n'a redistribué que 3,5 millions d'hectares de terres commerciales, équivalant à 10 % des terres arables et à 25 % des terres occupées par les Blancs avant l'indépendance. Dans un contexte de marasme économique, le Zimbabwe n'a plus les moyens de construire ses infrastructures, les dépenses de santé et d'éducation sont trop importantes dans le PIB, l'inflation pointe. Alors, le FMI entre en scène en 1992 et lance un plan d'ajustement structurel avec la Banque mondiale. Résultat : l'économie réelle a cessé d'être suffisamment productive pour financer les dépenses. Les populations les plus pauvres sont mécontentes.

 

Pour éviter que cette crise ne devienne politique, Robert Mugabe lance sa grande réforme agraire, sans concertation, par la violence et la terreur : par l'occupation des terres. Résultat : la part de l'agriculture commerciale est en chute libre. Le pays autrefois exportateur connaît désormais régulièrement des épisodes de faim. Une situation aggravée par le changement climatique qui touche toute l'Afrique australe. Aujourd'hui, seule une poignée de fermiers blancs – quelques centaines – continuent à exercer au Zimbabwe. De 1996 à nos jours, le nombre de tracteurs utilisés pour les cultures est passé de 25 000 à 5 000, selon l'Association des vendeurs de véhicules agricoles (ADMA). Dans les champs redistribués à la majorité noire, il est fréquent de voir des hommes labourer avec des bœufs.

 

PAR LE POINT AFRIQUE/ Publié le 11/02/2018/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/zimbabwe-les-fermiers-blancs-une-epine-dans-le-pied-de-mnangagwa-11-02-2018-2193989_2258.php


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5 - Gambie : cette place forte de la non-transparence financière

 

Dans la planète de l'argent dissimulé, la Gambie joue les premiers rôles si l'on en croit le dernier rapport de Tax Justice Network, réseau de spécialistes engagés dans la lutte contre les paradis fiscaux. Avec le score de 76,63, la Gambie est le 9e pays africain le moins transparent et le 3e pays ouest-africain le plus secret. Sur 112 pays retenus par le réseau Tax Justice Network sur des critères de transparence, la Gambie se classe 106e. De fait, la Gambie serait l'un des pays les moins transparents du continent.


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_ Une connexion avec le Liban

Selon le département d'État américain, en 2011, la Gambie était liée à des activités de blanchiment d'argent. Une banque gambienne, la Prime Bank, aurait ainsi participé à des activités de blanchiment d'argent avec sa banque mère, la Lebanese Canadian Bank (LCB). Les deux ont été identifiées comme étant des institutions financières préoccupées par le blanchiment d'argent primaire en vertu de l'article 311 de la USA Patriot Act.

 

Selon le rapport qui a révélé cette information, la LCB a facilité les activités de blanchiment d'argent impliquant le trafic international de stupéfiants. Et des soupçons pèsent sur plusieurs hommes d'affaires libanais qui seraient impliqués dans le blanchiment d'argent, des hommes d'affaires à compter parmi ceux qui, impliqués dans le commerce illicite, rapatrient de l'étranger d'énormes sommes d'argent vers le Liban, l'équivalent d'environ 7,6 milliards de dollars américains par an. À 76, le pays entre dans le top 15 des pays les plus secrets sur le plan financier derrière des pays comme le Vanuatu, les Bahamas, le Paraguay, les Maldives et la Bolivie, tous au-dessus du score de 80.


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_ Les dénonciations d'un blogueur

Pour le blogueur et analyste gambien, Sidi Sanneh, « le blanchiment d'argent est un gros problème en Gambie et les mécanismes ne sont pas en place pour combattre la menace ». « La Gambie se targue d'avoir une douzaine de banques commerciales pour une population de moins de 2 millions d'habitants, ou d'avoir une banque pour 150 000 habitants. Le problème, c'est que le ratio devient vertigineux lorsqu'on sait que seule une petite fraction de la population utilise les services bancaires », poursuit-il. Et Sidi Sanneh d'appeler à une « plus stricte réglementation financière et bancaire de la part de la Banque centrale de Gambie qui doit renforcer son département de supervision bancaire ». La conséquence de tout cela, c'est que le pays est un couloir pour des activités financières illicites comme l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent. Deux faits nuisibles à la collecte des recettes par l'État gambien. 

  

_ L'Afrique dans la transparence financière internationale

Dans le classement mondial de la valeur de l'indice de secret financier (FSIV), ce sont la Suisse et les États-Unis qui tiennent la corde. Au niveau africain, seul le Kenya (27e) est classé dans le top 30 de la vertu sur les 112 pays retenus par l'index. Derrière, il y a le Liberia (38e), l'île Maurice (49e), l'Afrique du Sud (50e), la Tanzanie (75e), le Ghana (95e), le Botswana (103e) et la Gambie (106e). Sur un autre plan, celui du partage des marchés mondiaux des services financiers offshore, le Kenya (0,04 %) vient après l'Afrique du Sud (0,18 %) et devance l'île Maurice et le Liberia (0,2 %). Les États-Unis sont en tête du classement mondial des centres financiers internationaux (22,3 %), suivis par le Royaume-Uni et l'Allemagne (17,3 7 % et 5,13 % respectivement).

  

_ La méthodologie de l'indice

Selon le Tax Justice Network, l'indice est le résultat de plus d'un an de recherche par une équipe dédiée utilisant des informations sur les structures juridiques, administratives, réglementaires et fiscales des pays et juridictions évaluées. Des enquêtes sont envoyées aux ministères des Finances et aux unités de renseignements financiers des 112 administrations examinées. Elles comprennent des questions ciblées sur le régime fiscal et réglementaire du gouvernement. Pour rappel, selon le rapport Africa Foresight, l'Afrique subsaharienne perd au moins 50 milliards de dollars américains, chaque année, en raison des flux financiers illicites, des prix erronés et d'autres formes de fuite des capitaux. Plus globalement, 5,3 à 9,9 % du commerce total de l'Afrique subsaharienne sont perdus dans les flux financiers illicites. Une vraie saignée.

 

PAR LE POINT AFRIQUE, AVEC PANA/ Publié le 09/02/2018/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/gambie-cette-place-forte-de-la-non-transparence-financiere-09-02-2018-2193721_2258.php


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6 - RD Congo - Sous-traitance minière : un nouvel eldorado ?

 

Promulguée le 8 février 2017, la nouvelle loi sur la sous-traitance impose à partir de mars 2018 aux entreprises du secteur d'avoir leur siège social en RDC, d'être à capitaux congolais et promues par des Congolais. Quelles conséquences va-t-elle avoir ?

 

La loi sur la sous-traitance promulguée le 8 février 2017 est claire en son article 6 et ne souffre que quelques exceptions. Si elle a eu peu d'échos dans le grand public, en revanche, dans le monde des affaires, elle est loin d'être passée inaperçue. Notamment dans le secteur minier, le premier concerné et pour lequel elle aurait été concoctée. « La loi a surtout été élaborée pour le secteur minier. On l'a étendue à d'autres branches. Il existait un arrêté ministériel datant d'avril 2013 qui imposait aux miniers de recourir à des sociétés de sous-traitance de droit congolais avec majorité du capital congolais, mais cela n'a jamais été appliqué. C'est pour renforcer la présence des nationaux dans ce secteur que l'on a élaboré la loi », précise Simon Tuma-Waku, président de la chambre des Mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).


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_ La sous-traitance, une forte réalité dans le secteur minier

Deux raisons expliquent la place importante occupée par la sous-traitance dans le secteur minier. Primo, les mines représentent près de 25 % du produit intérieur brut (PIB), soit la première place dans l'économie de la RD Congo. Secundo, le processus minier fait appel à une gamme variée d'acteurs. Concentrées sur l'exploration, l'extraction et le traitement des minerais et des métaux, la plupart des compagnies minières confient les autres opérations à des sous-traitants. L'éventail des opérations réalisées est vaste et le marché très segmenté. « Il va de la fourniture de matériels et de produits nécessaires à l'activité minière, au transport et à la mise à disposition de personnel en passant par le gardiennage, l'analyse minérale, la logistique, la surveillance environnementale et une foule d'autres prestations », informe Stéphane, un consultant dans le domaine minier.

 

Difficile d'évaluer son chiffre d'affaires. « Peu de sociétés de sous-traitance sont cotées en bourse. On a donc peu d'informations et ce secteur n'apparaît pas clairement dans les comptes nationaux », souligne ce dernier. Une constante en RD Congo, comme note le sénateur Florentin Mokonda Bonza à propos du secteur minier : « On ne retrace pas toujours de manière claire les recettes qui sont issues des opérations de vente d'actifs. Il n'y a même pas de plus-value enregistrée dans les caisses de l'État congolais ».

  

_ Un chiffre d'affaires conséquent

Néanmoins, tout porte à croire que le chiffre d'affaires de la sous-traitance minière s'élèverait à plusieurs milliards de dollars. La filière semble donc très rentable, voire « plus lucrative que le secteur minier lui-même », confie le responsable d'une organisation professionnelle. Son chiffre d'affaires devrait fortement augmenter dans les années à venir, en particulier dans la filière cuivre et cobalt où, sous l'effet de la remontée des cours mondiaux et des besoins du marché, les perspectives s'annoncent prometteuses. « La production de cuivre devrait passer d'environ 1 million de tonnes actuellement à 1,5 million de tonnes en 2019.

Les enjeux sont donc importants et déjà des hommes d'affaires se positionnent sur le terrain », signale Éric Monga, le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) des provinces de l'ex-Katanga. Des perspectives confirmées par BMI Research, une filiale de Fitch Group, selon laquelle l'industrie minière de la RDC devrait enregistrer « un taux de croissance moyen de 17,7 % en 2018 », devançant ainsi des pays miniers comparables.


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_ Des capitaux majoritairement étrangers pour les grosses structures

Autre particularité, la sous-traitance est « principalement détenue par des sociétés de droit congolais, mais à capitaux majoritairement étrangers ou des filiales de multinationales, disposent de gros moyens financiers et d'expertises », informe Stéphane. Y figurent des Européens, des Américains, des Australiens, des Libanais... Des Sud-Africains, des Tanzaniens et des Zimbabwéens également ainsi que des Chinois et des Indiens.

 Les activités occupées par les intérêts étrangers sont nombreuses. Ce sont notamment l'excavation et le transport des minerais sur site, des produits finis vers les ports de la sous-région (Tanzanie, Kenya et Afrique du Sud) ou des intrants importés, où les hommes d'affaires d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est sont très actifs. Les opérations en douanes, la logistique, la maintenance, la construction de mines et d'usines ou la fourniture de véhicules, d'équipements et autres matériels pour l'industrie minière sont d'autres créneaux. À l'exception de la chaux et d'un peu d'acide fabriqués localement par entre autres la Gécamines, l'essentiel des produits chimiques utilisés (cyanure, acide sulfurique, soufre et autres réactifs chimiques) est importé. Le catering ou la fourniture et la distribution de produits pétroliers sont également dominés par des entreprises à capitaux étrangers.


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 _ Aux Congolais, des structures plutôt modestes

Les Congolais, pour leur part, sont à la tête de sociétés plus modestes en termes de capital et de chiffres d'affaires. Ils interviennent principalement dans la mise à disposition de personnels, notamment des géologues, l'entretien de bâtiments, la maintenance d'équipements ou le gardiennage. Quelques-uns disposent de laboratoires d'analyse minérale et de surveillance environnementale.

 

Depuis plusieurs mois, des miniers aux sous-traitants, en passant par les organisations professionnelles, la FEC en tête, tous sont mobilisés pour mettre en œuvre la loi. Les craintes ne sont pas absentes, puisque l'ouverture du capital des sociétés concernées à des Congolais voire la création de nouvelles entreprises bouleverse le marché. « Nous organisons des tables rondes pour sensibiliser les sociétés à la nouvelle loi. Depuis sa promulgation, nous avons organisé cinq journées de réflexion avec les concernés. Nous cherchons les voies les plus faciles pour que cela soit bénéfique pour tout le monde », insiste Monga. Toutes les idées sont les bienvenues. « La FEC a mené une enquête pour évaluer les difficultés qui peuvent se poser et les comportements à adopter. Nous avons demandé aux miniers de faire des propositions pour que la mutation ne porte pas préjudice à leurs activités et qu'il n'y ait pas de rupture dans la production », souligne Jean-Luc Mpoyo, en charge de la sous-traitance à la FEC Katanga.


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 _ À qui profitera cette loi ? 

Reste à savoir à qui profitera réellement cette loi ? Sur ce plan, les opinions divergent. Pour la FEC, la loi, qui vise entre autres à limiter les rapatriements des avoirs à l'étranger, profitera à l'État et aux Congolais qui investiront dans la filière. À cet effet, la FEC se propose d'aider les nationaux à se structurer et s'équiper et à vendre leurs compétences pour être en mesure de répondre aux besoins des miniers. « À partir de janvier 2018, on fera des visites sur le terrain pour recenser les entreprises de sous-traitance existantes, identifier leur taille, le nombre d'employés, leurs spécificités et leur localisation », précise Mpoyo.

 

D'autres Congolais, pour leur part, estiment que les dés sont jetés et que des « caciques », déjà présents dans ces entreprises sous des prête-noms ou qui lorgneraient sur de nouvelles sources de rente, seront les grands gagnants. Pour plusieurs raisons. Primo, la sous-traitance exige des capitaux voire des compétences pointues dont ne disposent pas toujours les Congolais, même si parmi eux les géologues, ingénieurs et techniciens ne manquent pas. Secundo, il est très difficile d'entrer dans le domaine minier et para-minier sans liens politiques à haut niveau. Du coup, à la faveur de cette loi, « des milieux politiques ou d'affaires congolais vont s'engouffrer dans ce secteur, en prenant des parts de capital dans des sociétés existantes ou en forçant les grandes entreprises minières à externaliser des prestations pour les confier à des sociétés locales.

 

Tout cela dans le seul but de s'enrichir », martèle un avocat d'affaires. Même le Centre national d'appui au développement et à la participation populaire (Cenadep), qui, à l'instar de Ressources naturelles pour le développement (RND) et de la Ligue congolaise contre la corruption (Licoco), milite depuis longtemps pour que les Congolais soient plus présents dans le tissu économique du pays et que les droits sociaux des travailleurs soient mieux observés dans cette filière, craint que les sociétés de sous-traitance existantes soient obligées de se rapprocher de personnalités « bien placées » pour continuer à opérer. Au détriment des plus petits. Une femme chef d'entreprise, membre du Cenadep, souligne également : « Ce sont les Congolais qui ont l'argent, des relations et l'information avant les autres, qui vont bénéficier de cette loi. Il y a un travail d'information à faire auprès des entrepreneurs congolais pour faire connaître la loi. »

 

Pour Stéphane, la loi n'est pas mauvaise en elle-même, puisqu'elle vise la promotion des Congolais dans l'économie. Mais elle n'est pas adaptée aux réalités de la RDC actuelle. Pour être efficace, elle aurait dû prévoir une mise en œuvre graduée, secteur par secteur et produit par produit. « Des pans entiers de la sous-traitance sont réalisés à l'étranger, comme la fabrication des produits chimiques, un créneau dominé par les Sud-Africains. Or il n'y a pas d'infrastructures en RDC pour fabriquer ces produits et rien n'est prévu pour rectifier cela. Ils continueront donc à être importés. Cette loi a été taillée sur mesure par et pour certains », souligne-t-il. Quid en outre du transfert de technologie ? Autant de questions sans réponses. La sous-traitance serait-elle une nouvelle poule aux œufs d'or ? À suivre.

 

PAR MURIEL DEVEY MALU-MALU/ Publié le 05/02/2018/ Modifié le 05/02/2018/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/rd-congo-sous-traitance-miniere-quid-de-la-nouvelle-loi-05-02-2018-2192406_2258.php


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7 - Afrique subsaharienne : « une reprise modeste » en 2018, selon la Banque mondiale

 

Les prévisions de la Banque mondiale, publiées mardi, indiquent qu'une reprise modeste est en cours en Afrique subsaharienne, avec 3,2 % de croissance en 2018, même si les risques d'une baisse restent importants. Dans le rapport sur les « Perspectives économiques mondiales » publié le mardi 9 janvier, la Banque mondiale présente ses prévisions pour l’année à venir.

 

Dressant le bilan de l’année écoulée, l’institution de Washington rappelle que la croissance en Afrique subsaharienne a rebondi de 2,4 % en 2017, après 1,3 % en 2016, grâce à la hausse du prix des matières premières, des conditions financières internationales favorables et un ralentissement de l’inflation, qui a eu un effet positif sur la demande des ménages. Cette reprise est cependant marquée par une croissance du revenu par habitant négative, de faibles investissements, et une chute de la croissance de la productivité.

 

Les plus grosses économies de la région – l’Angola, le Nigeria et l’Afrique du Sud – ont connu une croissance modeste, tandis que la reprise a été limitée pour les producteurs pétroliers de la Cemac, qui ont continué à subir les conséquences de la baisse du prix du pétrole. La croissance s’est accélérée pour les économies exportatrices de métaux, tandis que l’activité dans les économies non intensives en ressources – principalement basées sur l’agriculture – a été stable, soutenue par des investissements dans les infrastructures et l’accroissement de la production agricole.

 

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_ Les réserves extérieures restent faibles

Les déficits des comptes courants se sont réduits, mais restent élevés, avec une médiane de 7 % du PIB. Les conditions financières internationales accommodantes ont facilité le financement de ces déficits, avec une augmentation des émissions souveraines et un sentiment des investisseurs favorable aux économies « frontières ». Cependant, les IDE en direction de l’Afrique subsaharienne ne devraient augmenter que de manière limitée en 2017. En conséquence, les niveaux de réserves extérieures vont rester faibles, à environ 3 mois d’importations, signalant la nécessité pour les économies de la région de reconstituer un « coussin » financier, d’après la Banque mondiale.

 

Les monnaies de la région se sont stabilisées, en particulier pour les économies exportatrices de pétrole, qui ont bénéficié de la hausse des prix du pétrole, d’une augmentation de la production pétrolière, et de l’affaiblissement du dollar. L’inflation a suivi la même trajectoire, à la faveur de la stabilisation des monnaies nationales et d’un ralentissement de la hausse des prix alimentaires, ce qui a permis à certaines banques centrales de réduire les taux d’intérêt. L’inflation reste néanmoins élevée dans certains pays (Nigeria, Angola).


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_ En 2018, la croissance devrait s’établir à 3,2 %

Alors que les déficits publics ont eu tendance à baisser, en particulier en raison des coupes budgétaires importantes dans les pays pétroliers, la dette publique a continué de croître, avec une médiane qui est passée de 48 % en 2016 à 53 % en 2017, avec les économies non basées sur les ressources naturelles qui ont réalisé d’importants investissements publics. Au total, l’écart de soutenabilité des finances publiques s’est accru en moyenne de 4 points, reflétant une hausse de la dette et des déficits publics. L’augmentation de l’endettement public s’accompagne d’un accroissement de la dette privée, avec les prêts bancaires au secteur privé domestique atteignant 29 % du PIB de la zone.

  

. 3,2 % de croissance en 2018, puis 3,6 % en 2018-2020

Pour 2018, la croissance devrait s’établir à 3,2 %, puis à une moyenne de 3,6 en 2018-2020. Malgré cette reprise, les taux de croissance demeurent inférieurs à ceux avant la crise financière globale, reflétant en partie les difficultés des plus grandes économies de la région à accroître les investissements privés. La croissance dans la région Cemac va rester modérée, mais devrait s’améliorer progressivement, les économies continuant à s’ajuster à des niveaux de prix du baril moins élevés. En revanche, l’activité économique devrait rester solide au sein de l’UEMOA, avec une croissance rapide au Sénégal et en Côte d’Ivoire.


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_ La Banque mondiale recommande des politiques permettant une croissance plus inclusive et des réformes structurelles

Parmi les risques pointés par les prévisions de la Banque mondiale, figurent le ralentissement de l’économie chinoise, qui pourrait avoir des effets importants sur la région, à travers la baisse du prix des matières premières. Les pays les plus vulnérables à ces risques seraient les exportateurs de métaux et les économies de la Cemac. Des difficultés au niveau domestique pourraient apparaître en raison de la hausse de l’endettement public, de l’instabilité politique et de la dégradation des conditions sécuritaires, en particulier en Afrique de l’ouest et en Afrique centrale. Pour faire face à ces risques, la Banque mondiale recommande des politiques permettant une croissance plus inclusive et des réformes structurelles pour réduire les déficits budgétaires.

 

10 janvier 2018/ Mis à jour le 10 janvier 2018 / Par Victor Bérenger

 

http://www.jeuneafrique.com/509002/economie/afrique-subsaharienne-une-reprise-modeste-en-2018-selon-la-banque-mondiale/


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8 - Les pays d’Afrique de l’Ouest confrontés à cinq risques en 2018

 

2018 arrive à grandes enjambées et laisse planer une poignée de risques sur les économies des pays de l’Afrique de l’Ouest, toujours tirés par le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Selon la « Cartographie des risques » établie par Control Risks, le spécialiste mondial du conseil en gestion des risques, dans ses prévisions annuelles des risques politiques et de sécurité, l'incertitude politique et les inquiétudes actuelles en matière de sécurité font partie des principaux risques pour les entreprises opérant dans la région. « 2017 a été une année difficile et turbulente pour les entreprises de la région, mais, avec la sortie du Nigeria de la récession et l'atténuation des pénuries de devises, nous constatons une forte augmentation de la confiance des investisseurs.

Un autre moteur essentiel de croissance sera la Côte d'Ivoire, où la croissance économique devrait atteindre environ 7 % l'an prochain. Il n'y aura qu'une poignée d'élections dans la région en 2018, ce qui signifie que la continuité prévaudra largement », peut-on lire.


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_ Cinq grands dangers

Pour 2018, Control Risks pense que le terrorisme vient en tête des risques, car les biens et le personnel des entreprises en Afrique de l'Ouest resteront vulnérables aux attaques des groupes transnationaux ou nationaux. Les régulateurs irréguliers viennent en deuxième, car les économies de la région restent tributaires des produits de base et sont confrontées à des pressions budgétaires croissantes.

« Les opérateurs doivent s'attendre à ce que les organismes de réglementation se comportent de plus en plus comme des organismes générateurs de recettes : en renforçant les dispositions relatives au contenu local, en introduisant des conditions fiscales plus strictes, en révisant les contrats ou en imposant de manière erratique des amendes aux entreprises, dans l'espoir de stimuler les finances publiques », prévient le rapport, qui pense que cette situation donnera lieu périodiquement à des différends commerciaux, à des contestations judiciaires et à la nécessité pour les entreprises de s'engager auprès des intervenants gouvernementaux.


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Classée en troisième position, l’instabilité politique dans certains pays. Les griefs politiques et socioéconomiques prolongés continueront d'alimenter le mécontentement populaire et le désir d'un changement de régime dans certaines parties de la région. Des manifestations pourraient représenter  des menaces pour la sécurité des entreprises, tandis que les changements de régime entraîneront d'importants changements institutionnels et compliqueront les engagements des opérateurs. À ces trois grands risques, il faut ajouter ceux que font planer les nouveaux secteurs, les gisements pétroliers et le secteur minier et les risques opérationnels récurrents,  notamment les obstacles pratiques aux opérations courantes.

 

Ouakaltio OUATTARA/ Source : JDA/  mer. 20 déc. 2017

 

http://www.jda.ci/news/economie-financebusiness-1771-2018-les-pays-dafrique-de-louest-confronts-cinq-risques


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9 - Niger : nouvelles manifestations contre une loi des finances déjà adoptée

 

La fronde sociale et politique contre les dispositions fiscales de la loi des finances 2018 ne faiblit pas au Niger où ce dimanche des milliers de manifestants ont battu le pavé à l’appel de la société civile. La loi des finances est pourtant déjà entrée en vigueur à la suite de son adoption par le parlement et le gouvernement ne compte pas faire marche arrière.

 

C'est un peu comme le médecin après la mort, la fronde de la société civile contre la loi des finances 2018 mais cette dernière n'entend point baisser les bras. Ce dimanche, à l'appel d'un collectif d'organisations de la société civile, des milliers de manifestants ont de nouveau battu le pavé à Niamey la capitale mais aussi dans plusieurs autres villes du pays. Des manifestations en protestation contre les dispositions fiscales de la loi des finances pourtant déjà entrée en vigueur après son adoption le 26 novembre dernier par le Parlement au sein duquel le gouvernement le gouvernement dispose d'une large majorité.


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La mobilisation était pourtant assez importante lors de la manifestation même si aucune estimation du nombre des participants n'a été avancée par les autorités ou les organisateurs. Pour la société civile qui entend par ces actions  mettre la pression sur le gouvernement, le pari est donc gagné et l'adhésion massive de la population témoigne de la légitimité de leur volonté d'exprimer « [sa] colère  [refus] d'accepter la loi de finances 2018 adoptée par l'Assemblée nationale ».

 

« Nous rejetons cette loi de finances 2018 parce qu'elle comporte toute une batterie de mesures à caractère fiscal et administratif susceptibles d'affecter sérieusement la situation, déjà difficile, des ménages nigériens. En effet, le gouvernement nigérien envisage, à travers ce projet de loi de finances, d'accentuer la pression fiscale sur les couches défavorisées de la population, tout en accordant des cadeaux fiscaux inacceptables à certaines catégories de contribuables, notamment les compagnies de téléphonie et les promoteurs indépendants du secteur des hydrocarbures ». Lors du meeting, la société civile a rendu public un mémorandum dans lequel elle a réitéré ses principales revendications afin de mettre fin à ce qu'elle considère comme une « régression sociale et démocratique » engendrée par la gouvernance du régime d'Issoufou Mahamadou.


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_ Revendications sociales

Dans le collimateur de la société civile, arrivent en première position les dispositions fiscales de la loi des finances qui sont de nature à « affecter les couches populaires ». Parmi ces dernières, on peut citer entres autres la création d'une taxe d'habitation que devront désormais acquitter toutes les personnes disposant d'un compteur relié au réseau d'électricité ou d'un système autonome d'énergie électrique, qu'elles soient propriétaires des maisons, simples locataires ou de personnes y habitant à titre gratuit ainsi que le rehaussement du taux de l'impôt synthétique (IS) de 2 à 5% pour les activités commerciales et de 3 à 7% pour les prestations de service.

 

De même, les organisations de la société civile s'insurgent contre l'extension de l'assiette de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) secteur du transport routier des marchandises et des voyageurs, la réévaluation du prix de base de cession des terrains relevant du domaine privé de l'État ainsi que l'institution de l'apposition d'un droit de timbre de 200F sur tout document légalisé sous peine de nullité.

 

« A travers toutes ces mesures à caractère fiscal ciblant les contribuables les plus modestes, c'est-à-dire ceux qui reçoivent également moins de la part de l'État en termes de prestations de services, le gouvernement a voulu surtout compenser le  manque-à-gagner  lié à la suppression de la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE) et à la révision des taux et modalités de calcul de l'impôt sur le minimum forfaitaire »fustige également la société civile nigérienne.

 

Selon elle, l'objectif  du gouvernement est clair : « il s'agit de faire payer aux contribuables les plus modestes les cadeaux fiscaux destinés à des amis ». selon les estimations contenues dans le mémorandum, «les cadeaux fiscaux » offerts par le gouvernement s'élèvent à environ 29 milliards de francs CFA pour les seules compagnies de téléphonie du fait uniquement de la suppression de la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE) alors que le manque-à-gagner  lié à la modification des taux et des modalités de calcul de l'impôt minimum forfaitaire pour les promoteurs indépendants du secteur des hydrocarbures, est estimé à près de 15 milliards de francs CFA.


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 _ Fronde contre la mauvaise gouvernance

La société civile nigérienne rejette également les explications des autorités sur les raisons qui ont imposé la hausse de la pression fiscale pour faire face à la conjoncture. La veille de la manifestation, le président du parti au pouvoir, le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur et chef de file de la majorité a motivé la décision du gouvernement par la crise économique de la conjugaison d'une série de chocs endogènes et exogènes notamment la hausse vertigineuse des dépenses sécuritaires, la baisse des prix des matières premières dont le pays est exportateur, notamment le pétrole et l'uranium, ainsi que la récession qui a affecté le Nigéria, un des principaux partenaires commerciaux du pays. « Ces mesures fiscales nous ont été imposé par une conjoncture économique aux origines principalement exogènes » rappelle le ministre Bazoum reprenant les explications déjà avancées par le ministre des Finances Hassoumi Massaoudou devant les députés lors de l'examen du projet de loi.

 

« Notre situation économique est en train de s'améliorer doucement et le plus dur est certainement derrière nous. Il nous reste toutefois à persévérer dans nos efforts de rigueur en mettant l'accent sur la lutte contre la corruption ainsi que l'assainissement de la gestion de l'Etat conformément aux instructions du Président de la République ». Le ministre d'Etat, Bazoum Mohamed

 

Pour le gouvernement donc, « ces mesures n'ont rien d'excessif » et obéissent surtout à des directives de l'UEMOA et au respect des engagements souscrits avec les partenaires notamment le FMI et qui visent à rehausser la pression fiscale des pays membres afin de mobiliser davantage de ressources internes, seule alternative pour une sortie de crise. Des arguments que rejettent la société civile qui prend comme exemple le fait qu'aucune mesure n'est prise pour réduire le train de vie de l'État.  A titre illustrative, elle met en avant le poids de certains budgets affectés à certaines institutions et ministères dont l'examen montre «  qu'il est possible de faire des économies de l'ordre de 55 milliards de francs, affectés à des dépenses superflues ou de prestige ».


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 _ Bras de fer sociopolitique

De manière générale, c'est la gouvernance du président Issoufou Mahamadou que la société civile dénonce tout en affirmant sa détermination à poursuivre sa lutte contre la loi de finances mais aussi « tous les autres problèmes auxquels notre pays est confronté depuis des années ». Au rang des autres revendications on peut citer entres autres, la protection des libertés publiques et de l'indépendance de la justice, la révision des contrats miniers et des PPP, le départ des militaires étrangers présents sur le sol nigérien avec la multiplication des bases, le renforcement du pouvoir d'achat des ménages ainsi que l'amélioration des conditions de vie de la population notamment un meilleur accès aux services sociaux de base.

 

Il convient de noter que cette manifestation fait suite à celle déjà organisée le 31 décembre dernier par l'opposition politique pour les mêmes raisons et aussi une autre organisée par la société civile le 29 octobre dernier et qui a tourné à l'émeute. Pas de quoi en la matière ébranler la détermination du gouvernement qui n'entend point faire marche arrière, ce qui augure d'un bars-de-fer appelé à persister alors que le contexte sociopolitique est des plus tendus depuis des mois et ne cesse de s'amplifier au fur et à mesure que le poids de la conjoncture et de l'austérité deviennent de plus en plus lourd pour la population.

 

Par Aboubacar Yacouba Barma/ 14/01/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2018-01-14/niger-nouvelles-manifestations-contre-une-loi-des-finances-deja-adoptee-764592.html


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