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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 20/02/2019 à 16:29:49
AFRIQUE/ MONNAIE/ F CFA : le passé avec le F CFA, le futur avec la nouvelle monnaie communautaire (Travailler plus pour faire mieux que le FCFA)




 

« Monnaie unique / La CEDEAO maintient le cap de 2020 : Il ne se déroule pas un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sans que la question de la monnaie unique soit à l’ordre du jour. Elle devrait en principe consacrer l’union monétaire des Etats membres à l’horizon 2020. A bientôt un an de cette date fatidique, le dernier sommet de la CEDEAO tenu à Abuja au Nigeria, a donné des orientations dans ce sens. Ainsi, à l’occasion du prochain sommet ordinaire de 2019, les chefs d’Etat attendent du comité ministériel en charge du dossier, les résultats de l’étude d’impact sur la mise en place de la future union monétaire dans ses volets régime de change, harmonisation du cadre de la politique monétaire et modèle de la future banque centrale. »


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1 - Côte d’Ivoire/ F CFA/ Président Ouattara : « Nous allons faire des réformes au temps opportun »

 

Face aux différents débats sur le Franc Cfa (Fcfa), le président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, au sortir d'une audience avec le président français, Emmanuel Macron a fait une déclaration. Dans le cadre de la visite qu'il effectue en France, le président de la République, Alassane Ouattara, après un entretien avec le président français Emmanuel Macron, a répondé aux questions des journalistes sur la situation socio-politique en Côte d'Ivoire. Avant de prendre congé des hommes de médias, il a tenu à faire une déclaration, qu'il a qualifié de très importante, sur le Franc Cfa (Fcfa).

 

« J'ai entendu beaucoup de déclarations sur le Fcfa. Je ne veux pas faire preuve de manque d'humilité. Mais, j'ai été directeur des Études de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest (Bceao) qui émet le Fcfa, vice-gouverneur, gouverneur de la Bceao, Directeur général adjoint (Dga) du Fonds monétaire international (Fmi). Je crois qu'il faut que ce débat cesse. Des gens en parle, sans savoir de quoi ils parlent. Le Fcfa est notre monnaie, c'est la monnaie des pays qui l'on librement consentit et qui l'on mis en place de manière souveraine et ce, depuis l'indépendance. Le Fcfa est plus ancien que l'Euro. Personne ne parle de l'Euro et ceci ne semble pas poser problème.


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Alors, je ne comprends pas ce faux débat sur le Fcfa. Je tenais à le préciser, le Fcfa est une monnaie solide qui est gérée par la Bceao dont j'ai été le gouverneur, et dont je suis aujourd'hui gouverneur honoraire. C'est une monnaie gérée uniquement par les africains et c'est une monnaie qui est en circulation, pas seulement dans les 8 États membres de l'Afrique de l'ouest, mais dans l'ensemble de l'Afrique de l'ouest. Si vous allez en Mauritanie, au Ghana, au Nigeria, au Liberia, en Sierra-Léone, dans d'autres pays en Gambie, dans tous ces pays, les populations acceptent et utilisent le Fcfa. Si cette monnaie était autant décriée, pourquoi voulez-vous que des pays qui ne sont pas membres du Fcfa, que leurs populations aillent chercher des Fcfa.

 

Dans la zone Afrique de l'ouest, nous n'avons les monnaies des pays voisins. Cette monnaie est solide, elle est appréciée, elle est bien gérée. Les 8 économies qui la compose sont parmi les meilleures en performance économique. Le taux de croissance est au-delà de 6 %, l'inflation est basse, la pauvreté se réduit, les déficits sont maîtrisés parce que nous sommes ensemble et la solidarité fait que nous pouvons de temps en temps nous apporter des appuis. C'est une monnaie qui est solide, mais pour laquelle nous allons faire des réformes au temps opportun. Mais, c'est notre affaire et je souhaite vraiment que ces faux débats puissent cesser. Notre monnaie est le Fcfa et nous sommes très très heureux d'avoir cette monnaie qui est stabilisante pour nos économies, nos pays et pour nos populations ».

 

Propos retranscris par Irène BATH/ 15/02/2019

 

http://www.linfodrome.com/economie/45959-ouattara-a-propos-du-franc-cfa-nous-allons-faire-des-reformes-au-temps-opportun


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2 - Débats sur le Franc Cfa : Mamadou Koulibaly met au défi le président Ouattara

 

Le Professeur Mamadou Koulibaly veut mener le débat sur le Franc Cfa défendu par le président de la République, en séjour en France. L’économiste et ancien chef du Parlement ivoirien vient de lancer un appel à débat sur la question défiant ainsi le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, le banquier.

Le débat sur le Franc Cfa continue de faire rage en Afrique. Sur la question, le professeur Mamadou Koulibaly veut défier le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. L’ancien chef du Parlement ivoirien vient de lancer un message qui en dit long sur sa page facebook. « Organisez le débat sur le franc Cfa et invitez-moi. Peu importe le format. A l’Université avec les chercheurs de haut niveau, locaux ou internationaux. Ailleurs, en ville avec les commerçants, transporteurs, industriels, banquiers, syndicats ou autres…. Si vous êtes demandeur, faites. Je suis disponible. »


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Cet appel à débat de l’éminent professeur agrégé en Economie n’est rien d’autres qu’une réponse, un vrai défi qu'il lance au président ivoirien, Alassane Ouattara. Sur le perron de l’Elysée, où il venait de rencontrer son homologue français, François Hollande, le chef de l’Etat a fait une digression face aux journalistes, le vendredi 15 février dernier, en abordant la question du Cfa qui fait toujours débat. « Le Franc Cfa est une monnaie solide gérée par la Bceao et uniquement par les Africains. C’est une monnaie qui est en circulation non seulement dans les 8 Etats membres de l’Uemoa, mais également dans toute l’Afrique, y compris la Mauritanie, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leonne, le Liberia, la Gambie, etc. qui sont des Etats non membres de la Cedeao », avait déclaré devant la presse le président Ouattara.

 

Ces propos ont sans doute interpellé Mamadou Koulibay, qui comme bien d’Africains, fait partie des activistes contre la monnaie des ex-colonies françaises du continent.

 

L’ancien chef du Parlement ivoirien n’a jamais caché son rejet du F Cfa dont il se bat pour la disparition dénonçant son arrimage à un franc français lui-même inexistant. L’économiste ivoirien s’échine à démontrer le tort que cette monnaie cause aux Etats africains. Une position qui n’est pas partagée par le banquier, Alassane Ouattara, qui insiste, pour sa part, sur la stabilité garantie par ce moyen de change. Le débat est lancé.

 

F.D.BONY/ 19/02/2019/

 

http://www.linfodrome.com/economie/46023-debats-sur-le-franc-cfa-mamadou-koulibaly-met-au-defi-le-president-ouattara/


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3 - Finances publiques : Le président ivoirien Alassane Ouattara fortement critiqué pour avoir ouvertement soutenu le Franc CFA

 

Le président Alassane Ouattara essuie de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, en raison de sa position exprimée sur le Franc CFA. « Je crois qu'il faut que ce débat cesse, les gens en parlent sans savoir de quoi il s’agit... » a fait savoir avec fermeté le chef de l'Etat ivoirien à sa sortie vendredi soir, d’une tête-à-tête avec son homologue Emmanuel Macron à la présidence française.

 

Les déclarations du président ivoirien, ancien haut cadre de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et ancien directeur général adjoint du FMI en charge l'Afrique, surviennent dans un contexte où la sortie médiatique d'un dirigeant italien demandant à la France de libérer la monnaie africaine a enflammé les discussions sur cette monnaie. Entre ceux qui le qualifient de « traître » ou encore de « vendu », certaines critiques ramènent les traditionnelles théories sur la monnaie. « Le FCFA est une monnaie solide... Comment ? Apparemment ce docteur en économie ne sait pas que l'arrimage à l'euro par le franc français, fait du CFA une monnaie forte, plus ta monnaie est faible (par rapport aux autres), plus tes biens sont moins chers à l'exportation », s'est exprimé Stéphane commentant la vidéo de l'interview sur Facebook.

 

Les critiques réfutent aussi l'argument du président Ouattara selon lequel le FCFA est sollicité par des économies voisines comme celles du Nigéria, du Ghana ou encore de la Mauritanie. Mais des rapports de la BCEAO ont souvent fait état des rachats de la monnaie communautaire sur les marchés voisins.


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La question du CFA soulève de nombreuses émotions dans les pays d'Afrique où elle a cours légal. Une partie de l'opinion publique perçoit cette monnaie comme le symbole de la poursuite de la domination française dans la région. Monnaie complémentaire de la France dans certaines des économies coloniales d'Afrique subsaharienne, elle a progressivement évolué pour devenir une monnaie rattachée à l'euro. A l’analyse cependant, son absence de compétitivité justifiée du fait de son rattachement à l'euro n'est pas toujours une perception exacte, sur la base des indicateurs économiques comparés. De nombreuses monnaies africaines sont bien plus fortes que le CFA face à la monnaie de référence qu'est le dollar et pourtant elles ont des économies assez compétitives, comme le Kenya.

 

Enfin l'attachement monétaire n'est pas une exception des zones UEMOA, CEMAC et Comores. Près de 50 monnaies dans le monde sont rattachés à des devises majeures. Dans les exemples, on retrouve la Couronne danoise rattachée à l'euro, ou encore le dirham des Emirats Arabes Unis rattaché au dollar US. Mais entre stabilité et liberté, de nombreux Africains semblent avoir choisi.

 

Idriss Linge/ Samedi, 16 février 2019/ (Agence Ecofin)

 

https://www.agenceecofin.com/finances-publiques/1602-64052-le-president-ivoirien-alassane-ouattara-fortement-critique-pour-avoir-ouvertement-soutenu-le-franc-cfa


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4 - Le franc FCFA, l’une des choses qui divisent Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ?

 

S’il y a une chose sur laquelle l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo et l’actuel chef d’Etat ivoirien Alassane Ouattara ne s’entendent pas, c’est bien le Franc CFA. En visite à l’Elysée chez Emmanuel Macron le vendredi dernier, le président Alassane Ouattara, se prononçant sur la question du FCFA, indique ne pas comprendre « ce faux débat sur le franc CFA ». Pour lui, ceux qui établissent un lien entre le sous-développement de l’Afrique et le FCFA, ne connaissent « rien » de cette monnaie qui, selon lui, est une monnaie « solide ».

 

« Je ne veux pas faire manque d’humilité. J’ai été directeur des études à la Bceao, vice-gouverneur, gouverneur. J’ai été Dga du Fmi. Il faut que ce débat cesse. Des gens parlent sans savoir de quoi ils parlent. Le FCFA est notre monnaie. C’est la monnaie des pays qui ont librement consenti et qui l’ont mise en place de manière souveraine. Et ce, depuis l’indépendance en 1960. Le FCFA est plus ancien que l’Euro. Personne ne parle de l’Euro. Et ceci ne semble pas poser de problème. Je ne comprends pas ce faux débat sur le FCFA », a ajouté ADO dont l’ensemble de la déclaration s’articule autour du FCFA, une « monnaie solide et appréciée », selon lui.

 

Cette position du président ivoirien Alassane Ouattara a été largement commentée dans les médias de même que des activistes qui ont posté des commentaires sans concession à son encontre pour critiquer ses déclarations. Ouattara incarne bien les intérêts français contrairement à l’ancien président Gbagbo anti françafrique.

 

En effet, selon un rapport de Echos.fr, Laurent Gbagbo a vivement critiqué le franc CFA comme “instrument de domination” ou “monnaie néocoloniale” pendant sa présidence. Mais s’il n’est pas allé plus loin comme bien de dirigeants africains qui ont eu le courage de sortir du giron de cette monnaie coloniale,  Gbagbo n’a pas travaillé non plus à réformer cette monnaie. Pire, il a eu même en 2010, au détour d’un livre quelques points de vue conciliants sur cette monnaie qui laissent voir que bien qu’il soit contre, il s’y accommode bon gré mal gré, comme on peux le constater dans cet extrait de son livre “Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité “ : « rien ne devrait être entrepris pour saborder la monnaie commune ou l’affaiblir » et d’ajouter:

 

« Aujourd’hui, 8 pays dans la sous-région, membres de l’UEMOA, ont en commun la même monnaie, le Franc CFA. Grâce à cette expérience, et malgré ses limites, leurs économies savent résister aux chocs extérieurs et intérieurs. Fort de cette expérience, je soutiens que rien ne devrait être entrepris pour saborder la monnaie commune ou l’affaiblir. Tout au contraire, nos énergies doivent converger vers le renforcement de cet outil pour le rendre plus performant et donc plus attrayant. La cohabitation de cette monnaie commune aux pays de la zone UEMOA avec 4 ou 5 autres monnaies nationales est un handicap au développement rapide de la coopération sous-régionale. Notre objectif doit être d’élargir la zone monétaire à tous les autres Etats de la sous-région », rappelle Fratmatinfo.

 

Contrairement à Gbagbo anti CFA mais sans avoir pu le traduire par les faits, la Guinée-Conakry, a créé le franc guinéen dans la foulée de son indépendance en 1958, le Maroc en 1959, l’Algérie en 1963 ont eux aussi crée leur monnaie. D’autres États, comme la République islamique de Mauritanie ou la République de Madagascar ont fait partie de la zone franc avant de lancer leur propre monnaie, en 1972 et en 1973. Maintenant une question peut se poser loin de toute idéologie : La  souveraineté monétaire est-elle synonyme de développement ?

 

Rien n’est si automatique que ça, autrement tous ces pays africains cités auraient déjà quitté le groupe  des nations pauvres pour rejoindre le cercle des pays émergents.

 

Par Benjamin Casimir Vodjo/ le 18 Fév 2019/ Dernière mise à jour 18 Fév 2019/

 

https://beninwebtv.com/2019/02/le-franc-fcfa-la-seule-chose-qui-unit-laurent-gbagbo-et-alassane-ouattara/

 

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5 - L’Italie met la pression sur la France pour qu’elle mette fin au Franc CFA

 

Le torchon brûle entre Rome et Paris. Luigi Di Maio, ministre italien et membre du mouvement « 5 étoiles », vient de provoquer la colère du gouvernement français en rencontrant ce mardi des représentants des Gilets Jaunes près de Paris. Mais surtout, les 20 et 21 janvier dernier, le ministre italien de l’emploi avait critiqué l’action de la France en Afrique, et notamment l’emprise française via le Franc CFA sur une douzaine de pays.

 

Le député italien Di Batista, également du mouvement « 5 étoiles », a quant à lui déchiré un billet de Franc CFA à la télévision italienne.

 

DANS ARTICLE, INTERNATIONAL / PAR RAPHAËL "JAHRAPH" BERLAND / LE 6 FÉVRIER 2019 À 22 H 03 MIN /

 

http://www.cercledesvolontaires.fr/2019/02/06/litalie-met-pression-sur-france-pour-mette-fin-franc-cfa/

 

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L’Italie révèle pourquoi la France continue d’imprimer le franc CFA à Lyon

 

Dans ce qui s’apparente au dernier épisode du feuilleton de guerre diplomatique larvée entre Paris et Rome, le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, du Mouvement des 5 étoiles, s’en est pris violemment au rôle de la France en Afrique et a fustigé l’usage qu’elle fait de la monnaie de la communauté financière africaine, le franc CFA hérité de la colonisation et qui lui sert à maintenir une quinzaine de pays dans une dépendance aussi injuste que dangereuse à très court terme.

 

Des déclarations qui, comme il fallait s’y attendre, ont fortement irrité le Quai d’Orsay qui a immédiatement convoqué l’ambassadrice d’Italie à Paris, Teresa Castaldo, pour lui signifier que ces accusations sont «inacceptables» et «dénuées de tout fondement», tout en ajoutant que «ce n’est pas la première fois» que les autorités italiennes proféraient des commentaires offensifs à l’encontre de la France.

 

Cette querelle diplomatique s’est enrichie d’un nouvel épisode, ce mardi à Bruxelles. Le commissaire aux Affaires économiques de l’Union européenne, le Français Pierre Moscovici, ayant stigmatisé «certaines déclarations lancées pour un usage local, qui sont autant de provocations au contenu vide et irresponsable».

 

De fait, l’étincelle à l’origine de cette affaire nous renvoie à la guerre de positionnement entre Paris et Rome en Afrique et, notamment, en Libye et dans la région du Sahel, sur fond de déferlante de migrants touchant davantage l’Italie pour des raisons géographiques évidentes.

 

C’est que Di Maio, connu pour son franc-parler et en marge d’un meeting électoral, avait condamné sans demi-mesures l’utilisation du CFA comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus d’une quinzaine de pays africains et qui permet au passage, selon le vice-Premier ministre italien, à la France de financer sa dette.

 

«Macron, très souvent, se permet de nous critiquer, tandis que lui continue, sans gêne, de financer sa dette publique par l’exploitation des ressources d’une quinzaine de pays africains. (…) Si nous voulons réellement trouver une solution au phénomène des migrants, commençons par aborder cette question éminemment politique au niveau le plus haut, les Nations unies. (…) L’Italie doit hausser le ton et promouvoir une initiative internationale appelant à imposer des sanctions contre les puissances qui rechignent à décoloniser l’Afrique car, il faut le dire, ce que nous vivons en Méditerranée aujourd’hui est le fruit de politiques de pays qui se permettent de surcroît de critiquer les autres», a martelé Di Maio.

 

Sur la question de la monnaie africaine, un autre membre influent du Mouvement des 5 étoiles, Alessandro Di Battista, est allé encore plus loin et a été encore plus direct et explicite en indiquant qu’«actuellement, la France, dans les environs de Lyon, imprime une monnaie utilisée par 14 pays africains, presque tous dans la zone subsaharienne qui, au lieu de leur garantir un développement, sont plombés dans une dépendance très dangereuse à court terme».

 

«Mais, surtout, la France, à travers le contrôle géopolitique de cette région où vivent plus de 200 millions de personnes qui utilisent cette monnaie, gère de fait la souveraineté de ces pays et empêche toute véritable politique de développement alternatif et durable», a-t-il ajouté, estimant que «tant que cette monnaie continuera à dicter l’avenir de millions d’Africains, nous verrons ces milliers de jeunes, fuyant misère et faim, tenter de gagner nos côtes dans l’espoir d’une vie meilleure».

 

Des mots lancinants, hors des sentiers feutrés et nuancés des salons et des conventions de la diplomatie, qui témoignent qu’entre Rome et Paris, décidément, rien ne va plus.

 

M. R./ De Rome, Mourad Rouighi/ Janvier 23, 2019/ Salim Fethi /

 

https://www.algeriepatriotique.com/2019/01/23/litalie-revele-pourquoi-la-france-continue-dimprimer-le-franc-cfa-a-lyon/

 

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6 - Le Franc CFA vu depuis l’Italie

 

-         Rappelons que le juge de la CPI Cuno Tarfusser était Italien, et son intervention pour exonérer Laurent Gbgabo de toutes les charges, a été très admirée en Italie…

 

 

_ LE CONTEXTE

Notre continent, l’Afrique, est secouée depuis des lustres par des crises sociopolitiques et militaires interminables qui lui donnent d’enregistrer ces dernières décennies l’exode massif de sa population active en quête du mieux-être. Cette situation ne laisse plus personne indifférent vu le nombre impressionnant et alarmant de morts dans la Méditerranée à chacune des traversées clandestines.

 

C’est ainsi que, ces dernières heures, en déclarant que la France appauvrit l’#Afrique, l’#Italie qui fait frontière avec notre continent – par la méditerranée – et qui est en quête de solutions a remis au goût du jour le débat sur la souveraineté monétaire de l’Afrique et surtout sur le franc CFA (franc des ex colonies françaises d’Afrique). Elle y voit une relation de cause à effet.

 

 

_ RAPPEL DES FAITS

. Le dimanche 20 Janvier 2019 le vice-président du conseil italien, Luigi Di #Maio, disait : « La France appauvrit l’Afrique et empêche son développement. Il y a des dizaines de pays africains où la France imprime une monnaie, le franc des colonies, et avec cette monnaie elle finance la dette publique française. Elle devrait être sanctionnée par l’Union Européenne ».

 

. Le mardi 22 janvier 2019, un autre vice-président du conseil italien, Matteo #SALVINI, lui aussi pilier du gouvernement en tant que ministre de l’intérieur, emboitait le pas en disant ceci : « Le problème des migrants a beaucoup de causes : par exemple, ceux qui ne vont pas en Afrique pour créer du développement, mais plutôt pour soustraire de la richesse au peuple africain. La France est parmi eux, l’Italie, non. »

 

. Le même jour 22 janvier, le député Alessandro DI #BATTISTA, en direct sur un plateau télé, déchirait un billet de 10 000 FCFA et déclare : « La FRANCE gère la souveraineté de ces pays, empêchant ainsi leur indépendance légitime, souveraineté monétaire et valeur fiscale, sans oublier la possibilité de faire des politiques expansionnistes ».

 

. Ce jeudi 07 Février 2019, sonnée et très mécontente, la #France rappelle son ambassadeur en Italie en signe de protestation face à ce qu’elle considère comme une ingérence italienne inacceptable. Du jamais vu entre deux pays de l’union européenne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Et pourtant, la France est la championne des ingérences dans les autres pays souverains du monde (Venezuela, Ukraine, Syrie…) en général et les pays africains en particulier (Côte d’Ivoire, Lybie, Centrafrique, Togo, etc).

 

Aussi, convient-il d’ajouter à ces réactions italiennes celles de l’opposition française qui, via Marie Le #Pen et Jean-Luc #Mélenchon, a aussi donné de la voix, allant dans la direction italienne. Par ailleurs, Fanny #Pigeaud, journaliste au site d’information indépendant #MEDIAPART qui a sorti en fin d’année 2018, sur le même sujet, un livre intitulé « l’arme invisible de la françafrique », donnait raison au régime italien en déclarant sur #RFI qu’avec cette monnaie, l’Afrique n’a pas connu d’industrialisation depuis 1960.

 

 

_ NOTRE ANALYSE

Ces faits, qui s’ajoutent à l’acte symbolique de l’activiste #Kemi SEBA brûlant à Dakar au Sénégal en Août 2017 un billet de 5000 F CFA, bien que n’étant pas nouveaux, sont particuliers. Car, il s’agit de leaders politiques non africains et surtout d’un état européen qui, de façon officielle, relancent le débat et crient haro sur le franc Cfa en s’en prenant à un autre état européen : la France.

Pour une fois, pourrait-on dire, que les africains ne sont pas blâmés pour ce qu’ils subissent, il convient de s’intéresser à cette démarche occidentale, la saluer à sa juste valeur et la soutenir.

 

 

_ NOTRE POSITION

Au regard de ce qui précède, le Réseau des Communicateurs Panafricains (REZOPANACOM), mouvement panafricaniste de communicateurs pour l’éveil des consciences et la souveraineté de l’Afrique :

 

. Salue vivement les autorités italiennes dans leur prise de position inédite et véridique contre le franc Cfa et le fléau principal qui mine l’Afrique à savoir : la France colonialiste ; et encourage ces autorités à continuer sur leur lancée ;

 

. Félicite tous ceux, africains ou non, démocrates et souverainistes, médias panafricains et acteurs des réseaux sociaux qui abordent la question du franc Cfa, dénoncent et combattent cette monnaie coloniale avec vigueur et détermination ;

 

. Encourage chacun de ses membres à tous les niveaux, les organisations des sociétés civiles, les panafricanistes, les partis politiques et tous les souverainistes à maintenir toutes sortes de pressions démocratiques afin de briser la mainmise de la France impérialiste sur l’économie des pays africains francophones pour que ces pays s’approprient enfin, et cela de façon légitime et totale, leur souveraineté monétaire ;

 

. Lance un appel à la mobilisation contre le franc Cfa dans tout le monde entier à travers des actions démocratiques massives ;

 

. Demande à tous ses membres et les panafricanistes à soutenir le programme initié à cet effet par l’Ong Urgences panafricaniste le 23 février prochain dans plusieurs pays africains ;

 

Le REZOPANACOM restant convaincu que l’indépendance économique et monétaire contribuera en grande partie à la mise en place des mécanismes de résolution des problèmes majeurs de nos états par les africains eux-mêmes et, par conséquent, du développement de notre continent, ne baissera pas les bras tant que cette situation perdurera. Il encourage donc les activistes panafricains et démocrates du monde entier à en faire pareil.

 

Haut les cœurs !!!/ Fait à Cotonou le 08 février 2019/ Pour le #REZOPANACOM/ Le président Kakry Khaza

 

#CFA : DECLARATION DU REZOPANACOM RELATIVE A LA CRISE DU FRANC CFA RELANCEE PAR LES AUTORITÉS ITALIENNES.

 

08/02/2019 / Shlomit Abel / Fanny Pigeaud, franc CFA, Italie

 

https://resistancisrael.com/le-franc-cfa-vu-depuis-litalie/

 

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7 - Le franc CFA est-il un atout ou un obstacle au développement ?

 

Débat récurrent, la question de la souveraineté monétaire des pays de la zone franc CFA est remise au goût du jour depuis quelques semaines. Un groupe d’économistes africains vient de publier un ouvrage collectif dans lequel il appelle à la fin de la « servitude monétaire » vis-à-vis de la France. Un peu plus tôt, en début octobre, le secrétaire exécutif de la Commission économique des nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopez, dénonçait le caractère désuet du système. Face aux détracteurs du CFA, quelques économistes – peu nombreux – défendent cette monnaie en instant surtout sur sa stabilité et sa crédibilité. Africa Check donne quelques éléments pour comprendre le débat.

  

_ Qu’est-ce que le franc CFA ?

Le franc CFA est la monnaie commune de 14 pays africains. Ces 14 pays sont regroupés dans deux sous-ensembles que sont l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). L’UEMOA comprend le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. La CEMAC est composée du Cameroun, de la République Centrafricaine, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad.

 

Chaque sous-ensemble a son propre institut d’émission ou banque centrale. Il s’agit de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) pour l’UEMOA et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) pour la CEMAC. Sur son site Internet, la BCEAO explique que le franc CFA est né le 26 décembre 1945 et signifiait alors franc des colonies françaises d’Afrique. C’est par la suite qu’il deviendra franc de la Communauté financière africaine pour les pays de l’UEMOA et franc de la coopération financière en Afrique pour les pays de la CEMAC. A ces pays, il faut ajouter les Comores qui utilisent le franc comorien et qui fonctionne à peu près sur la base du même principe (1 euro = 495 francs comoriens ou KMF).

 

_ Chronologie du franc CFA

Comment fonctionne le franc CFA ?

Le franc CFA fonctionne en s’appuyant sur 4 piliers :

. la fixité du taux de change avec l’euro (auparavant avec le franc français)

. la garantie de la convertibilité illimitée du franc CFA (1 euro = 656 francs CFA)

. la centralisation des réserves de change ; c’est-à-dire que les pays de la zone CFA déposent 50 % de leurs réserves de change au trésor français. Cela permet de garantir la convertibilité illimitée du franc CFA.

. la liberté de circulation des capitaux à l’intérieur de la zone.

  

_ Quels sont les avantages de cette monnaie ?

Les défenseurs du franc CFA citent essentiellement trois avantages : la stabilité monétaire, la facilité des échanges entre les pays membres d’une même zone CFA et enfin la crédibilité internationale du fait de son arrimage à l’euro. Pour l’économiste Malamine Mohamed, auteur d’une contribution récemment publiée dans des médias sénégalais, ces avantages font que la zone CFA, plus particulièrement le sous-ensemble UEMOA, est devenue attractive pour les banques étrangères et les investisseurs. Mais un autre économiste Ndongo Samba Sylla, interrogé dans le cadre de l’émission Arrêt sur Info (un partenariat entre Africa Check et la WADR) relativise l’aspect bénéfique de cette stabilité monétaire.

 

Selon lui, « on constate que lorsque cela va très bien pour l’Afrique, les pays de la zone franc sont en dessous de la moyenne africaine, ils ne sont pas très performants. Et quand cela va très mal, les pays sont un peu au-dessus de la moyenne africaine ». C’est ce qu’il appelle « une monnaie pour le pire », parce qu’à ces yeux « elle ne permet pas aux pays de la zone de décoller quand la croissance est là pour tout le monde ».

 

 

_ Quels sont les inconvénients ?

Pour les pourfendeurs du franc CFA, le principal inconvénient est la dépendance monétaire vis-à-vis de la France. Ce qu’un groupe d’économistes africains qualifie de « servitude monétaire », dans un ouvrage collectif récemment publié. Ndongo Samba Sylla, un des auteurs de ce livre, estime que « le franc CFA est l’une des meilleures expressions du manque d’indépendance économique des pays qui l’utilisent, parce que la plupart des grandes décisions qui concernent les questions monétaires et la politique de change ne sont pas prises par les chefs d’Etat eux-mêmes, mais par la France ». 


L’autre inconvénient réside dans le fait que les gouverneurs des deux banques centrales n’ont pas toute la latitude pour faire varier le cours de leur monnaie et que les représentants de la France au niveau des deux banques centrales ont une voix prépondérante dans le processus de prise de décision. D’autres économistes soulignent également le fait que les monnaies émises respectivement par l’une et l’autre banque centrale n’ont cours que dans leur zone d’émission. En d’autres termes, un billet émis par la BCEAO ne peut être dépensé dans un pays de la zone BEAC, et vice versa.

  

_ Le franc CFA, un frein au développement ?

Les économistes sont partagés sur la question de savoir si le CFA constitue un obstacle au développement. Pour l’économiste togolais, Yves Ekoué Amaïzo, directeur du Think Thank Afrocentricity, interrogé dans le cadre de l’émission «Arrêt sur Info», « le franc CFA favorise surtout ceux qui viennent avec de l’euro pour travailler dans la zone ». Ndongo Samba Sylla, qui soutient aussi que le franc CFA est un frein au développement, donne l’exemple des flux de capitaux dans la zone CFA et plus particulièrement le paiement net des revenus. Il révèle que « sur 34 ans, celui-ci est évalué à 212 milliards de dollars. C’est le même montant que l’Inde (or l’Inde pèse 11 fois plus que le PIB de la zone franc CFA). C’est un surplus qui aurait pu être utilisé pour investir dans nos économies ».

 

Cependant, pour l’économiste congolais Noël Magloire Ndoba, ancien doyen de la faculté des sciences économiques de l’université de Brazzaville, « le développement ne relève pas uniquement de la monnaie ». « Il dépend aussi des institutions que l’on adopte et des hommes qu’on choisit pour mettre en œuvre une stratégie donnée », martèle M. Ndoba. Il reconnait tout de même que « le fait de ne pas disposer des réserves de change à leur guise est handicapant pour les pays de la zone CFA ». Les banques centrales – BCEAO et BEAC – souvent peu loquaces sur le sujet soutiennent que le problème n’est pas le franc CFA. Celui-ci résiste d’ailleurs mieux aux chocs exogènes, si l’on en croit Lucas Abaga Nchama, le gouverneur de la BEAC.

  

_ Quelle alternative ?

 

Noël Magloire Ndoba est convaincu qu’il faudra bien un jour abandonner le franc CFA. Du moins tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Mais il invite à « ne pas le faire dans la précipitation ». A cet effet, il dégage quatre scenarii possibles. Selon lui, il faut d’abord « négocier une coopération monétaire avec l’Union européenne pour que ce soit une relation entre les banques centrales de la zone CFA et la Banque centrale européenne et non plus avec le trésor français ». Ensuite, l’UEMOA et la CEMAC peuvent créer «une monnaie commune qui puisse avoir un panier de devises comprenant les monnaies internationales (dollar, euro, yuan) ».  Il faut également « avoir une zone monétaire commune entre les pays de l’UEMOA et le reste des membres de la CEDEAO.

 

Enfin, suggère-t-il, « pourquoi pas, avancer par étape pour aboutir à une monnaie africaine ». De son côté, Yves Ekoué Amaïzo soutient l’idée d’établir un taux de change avec un paquet de devises en prenant en compte le niveau des échanges commerciaux. Il rappelle qu’aujourd’hui « toute l’Afrique commerce avec la Chine et qu’on gagnerait beaucoup à utiliser le yuan comme devise». Son collègue Ndongo Samba Sylla estime que la question de la sortie du CFA est plus politique qu’économique. A son avis, « même s’il était prouvé que le franc CFA est bénéfique pour nous, nous devons avoir la liberté de dire que nous voulons gérer nous-mêmes notre monnaie. C’est une question de souveraineté qui va au-delà des questions économiques et techniques ».

 

Edité par Assane Diagne : *Cet article s’inspire en partie du 3e numéro de l’émission Arrêt sur Info (partenariat Africa Check avec la radio WADR) que vous pouvez suivre ici.

 

Source : Africa Check / Par Samba Dialimpa Badji/

 

https://www.dakaractu.com/Le-franc-CFA-est-il-un-atout-ou-un-obstacle-au-developpement_a120751.html

 

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8 - Projet de monnaie unique de la Cedeao : Les choses se précisent

 

La Commission de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) veut impliquer les populations de la région dans le processus de création de la monnaie unique de la Cedeao, qui doit, en principe, voir le jour en 2020. A cet effet, elle vient de lancer un concours ouvert « aux citoyens des États membres de la Cedeao, indépendamment de leur lieu de résidence, et aux personnes morales légalement établies dans un État membre de la Cedeao ». Ce concours consiste à proposer un nom et un logo pour la future monnaie unique des États de la Cedeao. Les attentes de la Commission ont été clairement exposées dans le communiqué établissant le règlement du concours. A savoir que les compétiteurs doivent mettre en avant, dans leurs différentes propositions, les valeurs et la Vision 2020 de la Cedeao.

 

Trois conditions, principalement, résument ces exigences : « (les propositions, Ndlr) ne doivent pas être basées sur le nom d’une personne, d’une ethnie ou des expressions directement liées à une religion, à un pays ou à une institution nationale », « refléter les valeurs d’unité et de solidarité communautaires de même que la Vision des pères fondateurs de la Cedeao » et « refléter les valeurs culturelles et historiques communes de la Cedeao ».

 

Soulignons que les candidatures sont enregistrées jusqu'au 20 novembre 2019. La Commission retiendra les trois meilleurs noms et logos qui auront été proposés. Et les lauréats percevront une récompense allant de 5 000 Dollars (environ 2,5 millions de Fcfa) à 10 000 Dollars (environ 5 millions de Fcfa). Faut-il le relever, à travers le lancement de ce concours, la Cedeao donne un signal fort quant à sa détermination à doter la région d'une monnaie unique.

 

Pour rappel, le projet de monnaie unique de la Cedeao existe depuis les années 1980, mais il a été dépoussiéré puis remis au goût du jour au début des années 2000. Toutefois, quand bien même le dossier avance, il existe encore à ce jour huit monnaies dans la zone Cedeao : le franc Cfa, monnaie commune à huit pays sur les 15 que compte la région, et sept autres monnaies nationales. L’idée était de parvenir à créer une monnaie commune, « Eco », à ces sept pays qui n'utilisent pas le franc Cfa. Elle devait entrer en vigueur dès 2015, mais son lancement a été reporté à plusieurs reprises faute de convergence suffisante entre les pays concernés. Il convient de préciser que sur le plan technique, pour mettre en place une monnaie commune, il faut parvenir à un rapprochement des économies des pays concernés. C'est ce processus que l'on appelle la convergence (des économies).

 

Elysée LATH/ 05/12/2018/

 

http://www.linfodrome.com/economie/43824-projet-de-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-choses-se-precisent

 

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9 – CEDEAO : Une nouvelle monnaie unique remplacera le franc Cfa

 

Jusqu’ici hésitants sur l’adoption du franc CFA comme future monnaie communautaire, les pays de la CEDEAO ont banalement tranché. Lors de la 52e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, qui s’est tenue le samedi 16 décembre à Abuja, les dirigeants de la CEDEAO ont décidé d’abandonner cette monnaie que partagent huit de leurs quinze membres et de migrer progressivement vers une autre devise commune à partir de 2020.

 

«On le fera de manière progressive de sorte que les pays qui peuvent répondre aux critères de convergence commencent à battre la monnaie CEDEAO en attendant que les autres puissent se conformer et intégrer le processus (…). En 2020, cette monnaie devra donc exister et démarrer» , a déclaré le président burkinabé, Roch Christian Kaboré, de retour d’Abuja, selon l’agence chinoise Xinhua. 

 

Par cette décision, les pays de la région répondent favorablement à la fronde qui gronde contre le CFA, portée aujourd’hui par certains chefs d’Etat, à l’image du président tchadien, Idriss Déby Itno. Car le CFA a certes l’avantage de la stabilité, mais il maintient une certaine dépendance des pays de la région vis-à-vis de la France. En substance, les six ex-colonies françaises d’Afrique de l’Ouest et leurs deux voisins lusophones cèdent une partie de leur souveraineté à l’ancienne puissance coloniale qui assure la garantie de la convertibilité de cette monnaie en contrepartie de la moitié des réserves des pays de la région. Du côté de la France, le président français avait souligné dernièrement à Ouagadougou que son pays accompagnerait toute solution portée par les dirigeants africains.


Une chose est sûre, la nomination de Jean-Claude Brou, actuel ministre ivoirien de l’Industrie et des mines, à la présidence de la Commission de la CEDEAO, va certainement donner un coup de pouce à la mise en place de cette monnaie unique. En effet, le nouveau président, qui prendra ses fonctions en mars 2018, connaît bien le fonctionnement du franc CFA. En effet, pour avoir longtemps travaillé à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, il maîtrise les mécanismes monétaires qui guideront la mise en place d’une monnaie unique à l’horizon 2020. Cette monnaie permettra à la communauté économique régionale (CER) la mieux intégrée du continent africain d’accélérer le renforcement de leurs échanges commerciaux.

 

Mardi 19 Décembre 2017 - 07:01

 

https://www.setal.net/CEDEAO-Une-nouvelle-monnaie-unique-remplacera-le-franc-Cfa_a60077.html/

 

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10 - Monnaie unique de la Cedeao : Voici ce que les Chefs d’Etats de la Cedeao ont décidé à Abuja

 

Les chefs d’Etats et de gouvernement de la Cedeao se sont réunis le 22 décembre 2018 à Abuja dans le cadre de la 53e session ordinaire de la Conférence annuelle. Le projet de création de la monnaie unique a alors été au menu des échanges comme l’indique le communiqué final de la rencontre. «La Conférence a pris acte des progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme de la monnaie unique de la Cedeao. Elle a pris note du rapport du Président de la Commission sur l’état d’exécution des directives de sa 53ème session tenue le 31 juillet 2018 à Lomé ainsi que les recommandations pertinentes formulées qui permettront de doter la région d’une union monétaire stable », indique le document.

 

Se félicitant des résultats déjà atteints, la Conférence a pris des mesures additionnelles en vue de la réalisation de ce projet de monnaie unique. Ces mesures portent essentiellement sur le régime de change, l’harmonisation du cadre de la politique monétaire et du modèle de la future banque centrale ainsi que la présentation de ladite monnaie. Sur le premier point, les chefs d’Etats et de gouvernement se sont accordés sur la nécessité de conclure les études d’impact et faire des propositions sur lesquelles elle tablera lors de la prochaine session de 2019.

 

Cette tâche incombera le comité ministériel comprenant les ministres des Finances, le président de la Commission de la Cedeao et l’ensemble des gouverneurs des Banques centrales de l’espace communautaire. En ce qui concerne le second point portant lui, sur le signe et le nom de la monnaie commune, « le Sommet a instruit le président de la Commission de la Cedeao de constituer un groupe de travail qui doit comprendre les représentants des banques centrales et des sachant dans les domaines ci-après : design, graphisme, économie, histoire, anthropologie, sociologie, science politiques, signes monétaires ou droits.

 

Ce groupe sera chargé de proposer des noms et des signes pour la future monnaie unique au comité ministériel ». Les Banques centrales sont elles aussi mises à contribution pour accélérer la mise en place du fonds spécial dédié aux activités de la Feuille de route. Autant de mesures qui devraient permettre de se rapprocher de la concrétisation de ce projet de création de la monnaie unique.

 

27/12/2018/

 

http://www.linfodrome.com/economie/44414-monnaie-unique-de-la-cedeao-voici-ce-que-les-chefs-d-etats-de-la-cedeao-ont-decide-a-abuja

 

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11 - Monnaie unique : La CEDEAO maintient le cap de 2020

 

• La feuille de route d’Accra toujours en vigueur

• Dernier virage en 2019 ?

 

Il ne se déroule pas un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sans que la question de la monnaie unique soit à l’ordre du jour. Elle devrait en principe consacrer l’union monétaire des Etats membres à l’horizon 2020. A bientôt un an de cette date fatidique, le dernier sommet de la CEDEAO tenu à Abuja au Nigeria, a donné des orientations dans ce sens. Ainsi, à l’occasion du prochain sommet ordinaire de 2019, les chefs d’Etat attendent du comité ministériel en charge du dossier, les résultats de l’étude d’impact sur la mise en place de la future union monétaire dans ses volets régime de change, harmonisation du cadre de la politique monétaire et modèle de la future banque centrale.

 

L’autre décision de la conférence des chefs d’Etat est la constitution par le président de la Commission d’un groupe de travail chargé de proposer des noms et des signes pour la future monnaie unique au comité ministériel. On en est encore là pour ce projet de monnaie unique qui est dans l’agenda de la région depuis plus d’une décennie. Quid de l’ECO qui avait été adopté en grande pompe comme nom de la monnaie communautaire ?

 

Conscient des difficultés qui jalonnent son parcours, les chefs d’Etat ont progressivement abandonné la première approche du projet. Celle-ci consistait, tout en travaillant sur l’harmonisation des politiques monétaires, à mettre en place une deuxième zone monétaire à côté de la zone CFA. Cette seconde zone devait regrouper tous les autres pays ayant leur propre monnaie. Cette seconde zone s’est avérée plus difficile à mettre en œuvre à cause des égoïsmes nationaux. Il faut attendre février 2018 avec la réunion de la Task force, constituée de quatre chefs d’Etat (Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria…) pour accélérer la mise en place de la monnaie unique, à travers une nouvelle feuille de route pour l’horizon 2020.


La réunion d’Accra a annoncé la création d’un institut monétaire chargé de gérer les questions de convergence, surtout la réduction du nombre de critères. La convergence des économies de la zone n’est pas le fort des pays membres. L’objectif est d’amener les pays qui seront prêts à adopter la monnaie unique, créant ainsi un effet d’entraînement. La Côte d’Ivoire et le Ghana, membres de la Task force, ont annoncé qu’ils seraient au rendez-vous de 2020, le Nigeria, poids lourd régional, est plus prudente, plus exigeante sur les préalables. Au-delà des questions techniques, c’est la volonté politique qui manque le plus. Cela fait 20 ans que les politiques africains en discutent les contours.

 

 

FW/ L’Eco, ce serpent de mer

Le calendrier de mise en place d’une monnaie unique à l’échelle de la Cedeao en discussion depuis les années 80, avait prévu une démarche graduée. Dans un premier temps, la constitution d’une zone monétaire par les pays non membres de la zone Franc.

Cette zone appelée Zmao devait adopter sa monnaie commune, «l’Eco» en 2015.

Ensuite, la Zmao et l’Uemoa devraient fusionner. De la fusion des deux zones naîtra la monnaie unique en 2020 si tout marche comme prévu.

 

Ce plan n’existe plus. Les chefs d’Etats veulent désormais aller directement à la monnaie unique avec les pays qui sont prêts, c’est-à-dire qui respectent les critères de convergence pour maintenir une monnaie stable. La Conférence exhorte les banques centrales à accélérer l’approvisionnement du fonds spécial dédié aux activités de la feuille de route.

 

 

https://www.leconomistedufaso.bf/2019/01/07/monnaie-unique-la-cedeao-maintient-le-cap-de-2020/

 

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12 - Côte d'Ivoire : Monnaie unique de la CEDEAO, Ouattara rassure que son pays va respecter les critères à l'échéance de 2019

 

La création de la monnaie unique au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) était au centre du conclave des chefs d’Etat mardi à Niamey. Au terme de la quatrième réunion du Groupe de Travail de haut niveau sur le sujet, le Président Alassane OUATTARA a indiqué que son respectera la liste des critères essentiels avant l’échéance de 2019, comme rapporté par les services de la présidence ivoirienne. « Dans cette perspective, il (Ndrl OUATTARA) a indiqué que l’échéance de 2019 sera déterminante, au vu de la capacité de chaque pays à respecter une liste de critères essentiels.

 

Sur ce point, il a rassuré que la Côte d’Ivoire, pour sa part, est à même de respecter ces critères pour 2019, notamment la mise en œuvre de certaines politiques de convergences, de mesures structurelles et budgétaires ainsi que d’autres actions relatives à la maitrise des taux d’inflation, des déficits budgétaires, du financement du déficit et de la dette extérieure », indique le document. Le chef de l’Etat, a aussi souligné que la volonté politique des pays membres est primordiale à la réussite de ce projet. Aussi, les a-t-il exhortés à avoir la même vision et à accepter la surveillance mutuelle et internationale de leurs économies.

 

Pour terminer, il a indiqué que les Chefs d'Etat ont mis en place un Comité inter- ministériel avec pour mission de fournir, dans les trois (03) mois à venir, un rapport sur la base duquel sera faite une réévaluation du processus. Rentré le même jour au pays, et selon son agenda officiel, Alassane Ouattara devrait prendre part ce mercredi au conseil des ministres hebdomadaire, avant de recevoir en audience cet après-midi Son Altesse la Princesse ASTRID de Belgique qui conduit depuis lundi une mission économique en Côte d’Ivoire.

 

Donatien Kautcha, Abidjan/ Côte d'Ivoire/ Economie/ ©Koaci.com/ Mercredi 25 octobre 2017/

 

https://www.koaci.com/m/cote-divoire-monnaie-unique-cedeao-ouattara-rassure-pays-respecter-criteres-lecheance-2019-114290-i.html


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