Publié le : 15-03-2019 à 14:45:20 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

RELIGION/ IMMORALITE : ces religieux qui ont choisi le chemin maléfique du diable et du démon


«  Le scandale de la pédophilie dans l’Eglise catholique : Les actes de pédophilie sont abominables. Le bon développement des enfants relève de la responsabilité des adultes. Abuser d’eux est criminel. On ne le dira jamais assez. Et pourtant, c’est ce qu’ont fait des prêtres à travers le monde, trahissant la confiance qui leur était donnée en raison de leur fonction d’autorité religieuse. Les tentatives de relativiser ces affaires en disant que la majorité des actes de pédophilie se déroulent dans les familles, comme dans les institutions scolaires ou dans d’autres religions n’enlèvent rien à l’ignominie de ces actes. Les fautes des uns n’excusent pas les fautes des autres, surtout de la part de ceux qui se sont engagés dans le célibat consacré et qui ont reçu la mission d’annoncer l’Evangile. Ainsi donc il faut bien affronter aujourd’hui l’indéfendable. »

 

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1 - Le part d'ombre du christianisme

 

A l'origine, le christianisme était une secte du judaïsme, à l'égal d'autres comme l'essénisme, le pharisaïsme ou le sadducéisme. A ce titre, il bénéficiait de la tolérance que l'Etat romain reconnaissait au judaïsme. Dès le courant du 2ème s. cette tolérance fut remise en question, au fur et à mesure que le christianisme se vivait de plus en plus comme une religion autonome, qui prenait ses distances vis-à-vis du judaïsme. Il ne pouvait donc plus bénéficier de la tolérance que l'Etat romain accordait au judaïsme.

 

_ La montée du christianisme

A partir du premier siècle, les dieux romains ont tendance à perdre leur caractère individuel et mythologique. On prie les dieux en général, ce qui tend au monothéisme, qui semble être le moyen le plus simple de n'offenser aucun dieu et d'avoir plus de chance d'être exaucé ; ce monothéisme semble encore être une tendance naturelle chez l'homme. Les ex-voto et tout autre témoignage le confirment. La religion, d'une manière générale, s'effrite.

 

C'était alors le bon moment d'en proposer une autre . Le fait de promettre la vie éternelle est quelque chose d'extraordinaire à l'époque où "les fidèles", quels qu'ils soient, ne savent pas si les dieux sont justes et bons, et s'il y a quelque chose après la mort.Ils accusent les dieux de la Mort d'être cruels et injustes. Bref, chez ces pauvres mortels, il y a de quoi être anxieux. De plus à partir du 1er siècle, les comportements romains changent, il est bon d'appliquer une "morale", de sacraliser le mariage, de mener une vie saine et d'être bon envers ses esclaves, de réprouver l'homosexualité : le christianisme ne fait que continuer cette idéologie, et il apporte en fait ce que chaque individu espère au plus fort de lui-même, chose que les dieux, auparavant n'apportaient pas, puisque ces dieux étaient muets et n'étaient jamais apparu de façon "collective".

 Mais il y eut cependant des heurts entre la religion montante et un Etat romain sur le déclin. Le christianisme ne s'imposa pas par la violence, mais par sa force de persuasion, avec au départ le lourd handicap d'être surtout la religion des classes défavorisées.

 

(Sur Pline le Jeune et le christianisme, voir: Elisabeth Lepidi, Pline le Jeune, La persona, son masque et l'envers du décor, 2004.)

 

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_ L'intolérance

Finalement, de religion persécutée le christianisme devint religion d'Etat de l'Empire romain, en 313, sous l'empereur Constantin. Mais les anciennes formes de religions n'avaient pas pour autant disparu. Elles opposèrent une résistance non négligeable. Cette opposition fut autant le fait des adeptes des grandes religions de l'Empire romain (mithriacisme.....) que des grandes écoles philosophiques comme le néo-platonisme. Des heurts éclatèrent même au 5ème s. dans le monde grec entre chrétiens et philosophes néo-platoniciens. Hypathie (370-415), chef de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie, mourut lapidée par des chrétiens fanatiques en 415 , et le grand philosophe Simplicius (480-549) dut fuir la Grèce, à la suite de la fermeture de l'école néo-platonicienne d'Athènes par l'empereur Justinien 1er en 529, et chercher refuge dans l'empire perse, qui apparaissait à l'époque plus tolérant que l'Empire romain.

 

Puis apparut le phénomène de la conversion forcée sous Charlemagne (742 ou 748 - 814): les tribus germaniques rétives au christianisme furent baptisées sous la contrainte. Huit siècles plus tard, en Amérique centrale et méridionale les Espagnols eurent recours à la conversion forcée des Amérindiens et détruisirent systématiquement leur culture (notamment Diego de Landa, 1524-1579).


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_ L'antisémitisme et l'islamophobie

Nulle part, en Europe occidentale, les musulmans ne purent se maintenir dans des Etats rechristianisés par la force: c'est le cas des musulmans d'Espagne ( lors de la Reconquista) et de Sicile. En Espagne les musulmans, et les juifs, eurent le choix de se convertir au catholicisme ou de s'exiler. La plupart des musulmans et des juifs choisirent de s'exiler en Afrique du Nord et dans l'Empire ottoman, lequel apparaissait plus tolérant que l'Europe chrétienne, y compris pour les juifs. L'expulsion des juifs (et des musulmans) par Isabelle la Catholique, à la fin de la Reconquista, en 1492, ne fut pas la seule. Au 13ème s., les juifs avaient déjà été expulsés massivement d'Angleterre (1290). Ils avaient été accusés d'empoisonner les puits et d'être à l'origine de la Grande Peste.

 

Dès le début du Moyen-Âge s'installa dans l'Europe chrétienne un antisémitisme spécifique. On accusait les juifs de refuser de reconnaître le Christ, de refuser de se convertir au christianisme, « la vraie religion ». Des formulations théologiques aberrantes firent leur apparition: on accusait le peuple juif d'être un peuple « déicide », on priait dans les églises pour la conversion des juifs « perfides » (c-à-d pervertis dans leur foi). Même Martin Luther y alla de son pamphlet antisémite qu'il publia trois ans avant sa mort, en 1543: Des juifs et de leurs mensonges (Von den Juden und ihren Lügen).

 

Au 19ème siècle, l'antisémitisme traditionnel se conjugua avec le nationalisme notamment en France (affaire Dreyfus), en Allemagne, en Pologne et en Russie. En Europe centrale et orientale, s'étaient développées de très importantes communautés juives avec leur propre langue, le yiddish. Au 20ème s. la conjonction d'un ultra-nationalisme avec un antisémitisme délirant se concrétise dans le nazisme (1933-1945). Les Eglises ne purent s'y opposer, certains chrétiens croyant même voir une espèce de communauté de vues entre le christianisme et le nazisme. D'autres cependant résistèrent au nom de leur foi ( Dietrich Bonhoeffer, 1906-1945 ). Et ce fut l'indicible catastrophe de la Shoah. Certains observateurs sont d'avis que l'incapacité du christianisme des 19ème et 20ème s. de s'opposer à la montée d'un antisémitisme meurtrier et génocidaire marque la fin de l'Europe chrétienne. L'Europe chrétienne serait donc morte à Auschwitz. Et la folie de la Deuxième guerre mondiale marquerait le début du déclin du christianisme en Europe, qui se poursuit depuis lors.

 

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_ Le colonialisme

Le phénomène de la colonisation, massif à partir du 19ème s., avec ses succès économique, technique, militaire, politique et culturel , firent que certains milieux chrétiens, notamment le cardinal Lavigerie à Alger (en fonction de 1867 à 1892) et les missionnaires anglais en Inde, attribuèrent très rapidement le succès des nations européennes à la la religion chrétienne, et les revers du monde musulman et du monde indien à l'islam (considéré comme une religion immorale) et à l'hindouisme ( considéré comme une religion bassement idolâtrique ). Dans ces milieux, on voyait se profiler le triomphe inéluctable du christianisme sur l'islam et l'hindouisme. On sait ce qu'il en est advenu: actuellement les mouvements hindous et l'islam sont, au contraire, solidement implantés en Europe.

 

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_ L'exclusivisme

Au cours de l'histoire et jusqu'à maintenant, le christianisme s'est aussi comporté comme une religion exclusiviste, prêchant le salut par le Christ seul en tant que fils unique de Dieu. Mais il partage, bien entendu, cet exclusivisme avec les deux autres monothéismes: le judaïsme avec la notion de peuple élu, et l'islam, qui se considère comme le parachèvement du judaïsme et du christianisme.

 

© Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions à l'Université de Strasbourg/ janvier 2019

 

http://stehly.chez-alice.fr/partdombre.htm


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2 - Le pape promet "une lutte à tous les niveaux" contre les abus sexuels

 

Le pape a promis dimanche "une lutte à tous les niveaux" contre les abus sexuels sur mineurs qui ne doivent plus jamais être dissimulés, clôturant un important sommet destiné à responsabiliser les évêques de la planète, au risque d'irriter les victimes. "Aucun abus ne doit jamais être couvert, comme ce fut le cas par le passé, et sous-évalué", a déclaré François, après quatre jours d'un sommet inédit regroupant notamment 114 présidents de conférences épiscopales. "Il s'agit de crimes abominables qui doivent disparaître de la face de la terre", a-t-il décrit en lançant "un appel pressant pour la lutte à tous niveaux contre les abus sur mineurs".

 

Le pape argentin a comparé les victimes d'agressions sexuelles aux "êtres humains" soumis "au sacrifice de rites païens". Et il a beaucoup insisté sur les dérives d'un clergé "devenant un instrument de Satan", une figure importante dans la mystique du pape pour parler "du mal". Le pape a promis de "donner des directives uniformes pour l’Eglise" mais sans se soumettre à "la pression médiatique", évoquant avant tout des normes déjà en vigueur au niveau international et au niveau ecclésiastique.

 

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_ "Le pape fait diversion"

Le Suisse Jean-Marie Fürbringer, présent avec un groupe de victimes sur la place Saint-Pierre, a exprimé sa déception. "Honnêtement c'est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problèmes de l'Eglise", a-t-il assené. Pour l'Italien Francesco Zanardi, "le Vatican n'est plus crédible" et "l'Eglise continue à se sentir comme une victime". "C'est très décevant", a aussi taclé le Britannique Peter Saunders, ex-membre d'une commission anti-pédophilie du Vatican. "Il n'y a rien sur la tolérance zéro, l'exclusion définitive de violeurs d'enfants et des agresseurs sexuels employés par l'Eglise!", s'est-il insurgé. Et de souligner, "le pape fait habilement diversion en regardant ailleurs, nous savons tous que c'est un problème global". De fait, François a consacré un très long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. "Nous sommes, donc, devant un problème universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout", a insisté le pape.

 

L'archevêque maltais Charles Scicluna, un organisateur du sommet et grand expert juridique des abus sexuels, a jugé "légitimes" les attentes des victimes disant "comprendre leur frustration". Mais les organisateurs n'ont cessé de répéter que des plans d'action, voire des changements législatifs, seront mis en chantier dès le lendemain du sommet. Un "vade-mecum" spécifiant les démarches à entreprendre en cas de soupçon d'agression sexuelle sortira ainsi d'ici deux mois à l'intention des pays manquant d'experts.


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Le pape souhaite aussi la création d'équipes mobiles de spécialistes pouvant aider certaines conférences épiscopales et diocèses "sans moyens", ont annoncé dimanche les ténors de la réunion devant la presse. Ils ont en outre promis de dévoiler prochainement une législation pour enfin encadrer la lutte contre d'éventuels cas d'abus sexuels au sein de la Curie et de la Cité du Vatican, curieusement dans un vide juridique. Durant la réunion, trois membres de la Curie ont aussi évoqué la possible levée du "secret pontifical" pour des cas avérés d'abus sexuels du clergé. Ils veulent de la transparence sur les procédures judiciaires de l'Eglise, qui entendent les victimes comme témoins puis ne les informent jamais de l'état d'avancement du dossier.

 

Le pape avait réclamé "du concret" dès le lancement des débats jeudi en distribuant une feuille de route en 21 points, qui ont effectivement été discutés par les 190 participants. Mais François entendait surtout les placer devant leur "responsabilité" individuelle et collégiale face aux scandales, et prendre par le bras des épiscopats d'Asie et d'Afrique affirmant se sentir peu concernés. Ils ont en tout cas été confrontés à la rencontre directe avec des victimes livrant d'accablants témoignages. "Ce sommet a eu une grande importance", a commenté dimanche à l'AFP le vaticaniste italien Marco Politi, expliquant que "90% des conférences épiscopales n'ont rien fait ces dernières années" malgré la demande de plans nationaux en 2011 par le pape Benoît XVI.

 

"Le pape veut mettre fin à une résistence passive dans l'épiscopat mondial", a-t-il résumé, mais il n'a effectivement pas dressé une liste de normes à suivre dans le monde entier. "Il sera crucial de voir ce qui se passera dans les prochains mois. S'il n'y a pas de structures pour déposer des plaintes et des pratiques pour répondre aux besoins des victimes, alors le premier scandale qui éclatera touchera non seulement l'épiscopat local, mais aussi la crédibilité du pontificat", prévient-il.

 

afp, le 24/02/2019/ Mis à jour le 24/02/2019/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Abus-sexuels-place-conclusions-pape-Francois-2019-02-24-1301004668


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3 - Le pape François compare les agressions sexuelles d'enfants aux "sacrifices" païens

 

Le pape François, au dernier jour de la conférence du Vatican sur les abus sexuels perpétrés sur des mineurs par des membres du clergé, a appelé à une "bataille totale" contre un crime qu'il a qualifié d'abominable. Le pape François a comparé, dimanche 24 février, les agressions sexuelles perpétrées sur des mineurs au "sacrifice" d'enfants des "rites païens", en prenant la parole au dernier jour d'un sommet de l'Église catholique consacré au sujet des abus sexuels du clergé.

 

"Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, répandue par le passé dans certaines cultures, qui consistait à offrir des êtres humains - spécialement des enfants - en sacrifice dans les rites païens", a déclaré l’évêque de Rome. Le souverain pontife argentin a beaucoup insisté aussi sur la présence du "mal", en estimant que le clergé coupable de tels faits devenait "un instrument de Satan". "L'inhumanité du phénomène au niveau mondial devient encore plus grave et plus scandaleuse dans l'Église, parce qu'en contradiction avec son autorité morale et sa crédibilité éthique. La personne consacrée, choisie par Dieu pour guider les âmes vers le salut, se laisse asservir par sa propre fragilité humaine, ou sa propre maladie, devenant ainsi un instrument de Satan", a-t-il martelé.


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Le pape François promet que « plus jamais » l'Eglise ne cherchera à couvrir des abus sexuels


"Dans les abus, nous voyons la main du mal qui n'épargne même pas l'innocence des enfants", a-t-il ajouté. François a promis que l'Église catholique ne reculerait "devant aucun effort" pour traduire en justice les auteurs d'abus. La définition juridique de la minorité, fixée à 14 ans au sein de l'église, sera relevée pour mieux protéger les mineurs, a dit le souverain pontife. Ce crime doit être "effacé de la face de la terre", a-t-il ajouté. Il a promis que les directives utilisées par les conférences épiscopales nationales pour prévenir les abus et punir les auteurs seraient revues et renforcées.


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Ce discours très attendu a consacré un long développement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpétrés dans le monde dans toutes les sphères de la société, notamment dans les familles, les écoles et les milieux sportifs. "Nous sommes, donc, devant un problème universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout", a insisté le pape. Le pape a voulu faire comprendre aux 190 participants de tous les continents leur "responsabilité" individuelle et collégiale face aux scandales. Dimanche matin, tous étaient d'abord réunis pour une messe dans la majestueuse salle royale du Palais apostolique, là où ils avaient écouté, samedi, dans un silence glacé, un jeune chilien expliquant que subir des abus sexuels "c'est l'humiliation la plus grande qu'un être humain subit". Déjà minée par de nombreuses affaires d'abus dissimulés, la crédibilité de l'Église catholique a été sévèrement entachée en 2018 par de nouveaux scandales de grande ampleur, au Chili, aux États-Unis ou encore en Allemagne.

 

Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 24/02/2019/ Dernière modification : 24/02/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190224-pape-francois-pedophilie-sommet-vatican-agressions-sexuelles-mineurs-sacrifices-satan


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4 - Les religieuses « esclaves sexuelles », un nouveau coup pour l’Église catholique

 

En admettant mardi que des prêtres se sont servi de religieuses comme « esclaves sexuelles » - et que certains continuent à le faire -, le pape François a ouvert un nouveau et sombre chapitre dans le scandale des abus sexuels qui ébranlent l’Église catholique. « C’est la première fois que le pape, mais aussi l’Eglise en tant qu’institution, admet que ces abus ont lieu, et c’est extrêmement important », assure à l’AFP Lucetta Scaraffia, rédactrice en chef de « Women Church World », le supplément féminin du journal du Vatican, l’Osservatore Romano. 

 

Interrogé dans l’avion qui le ramenait mardi des Émirats arabes unis, le pape François a reconnu que « des prêtres et des évêques » avaient commis des agressions sexuelles sur des religieuses. Ce phénomène peut se rencontrer « partout », mais il est plus présent dans « quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions », a-t-il précisé, ajoutant : « Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier ». Il a rendu hommage à son prédécesseur Benoît XVI, qui a eu « le courage de dissoudre une congrégation féminine » où « s’était installé cet esclavage des femmes, esclavage allant jusqu’à l’esclavage sexuel des femmes par des clercs et par le fondateur ». 


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Jorge Bergoglio évoquait la congrégation française des Soeurs contemplatives de Saint-Jean, dont les supérieures ont été écartées après une enquête du Vatican sur des dérives sectaires et sexuelles. Par « esclavage sexuel », il entendait une « manipulation, une forme d’abus de pouvoir qui se reflète aussi dans des abus sexuels », a précisé le Saint-Siège.  Le scandale des prêtres violant ou abusant des religieuses s’inscrit dans celui plus large des abus de pouvoir qui ont permis à des membres du clergé pédophiles de nuire en toute impunité pendant des décennies dans nombre de pays. Dans le sillage des révélations sur les vastes abus contre les enfants et du mouvement #MeToo, des religieuses ont commencé ces dernières années à élever la voix à leur tour.


  Au point de voir « Women Church World » consacrer son dernier numéro aux religieuses violées, forcées à avorter ou à élever seules, chassées de leur communauté, des enfants jamais reconnus par leur prêtre de père. Et la semaine dernière, un haut responsable d’un ministère du Vatican, accusé par une ancienne religieuse allemande d’avoir été trop pressant pendant une confession, avait finalement démissionné, quatre ans après un procès canonique qui lui avait valu un simple avertissement. « Tant de plaintes ont été envoyées au Vatican et n’ont pas été suivies d’effet », regrette Mme Scaraffia. « J’espère vraiment qu’une commission va être mise en place pour enquêter et que des religieuses expertes sur ce sujet vont être appelées à y participer ». « Ils pourraient entamer rapidement des procès, et surtout en parler, parce que c’est le silence qui permet aux violeurs de continuer à violer », ajoute-t-elle. 


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Si le problème est présent dans toute l’Église, il l’est tout particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ainsi, des abus sur des religieuses ont été dénoncés du Chili à la République démocratique du Congo, en Italie, au Kenya, au Pérou ou encore en Ukraine. En Inde, une religieuse a récemment accusé un évêque de l’avoir violée à de nombreuses reprises. Mais pour les victimes, « ce n’est pas facile de parler. Elles craignent que cela se retourne contre elles ou contre leur congrégation », explique Mme Scaraffia. Pour elle, l’essence du problème réside dans le pouvoir des prêtres sur la vie des religieuses, de leur entrée dans les ordres aux détails de leur quotidien et jusqu’à leur salaire. « Elles ne sont pas reconnues comme des égales ». 

 

Le fait que le pape reconnaisse le problème « représente un énième coup pour l’image de l’Église, mais aussi une occasion de montrer que le changement est réellement en cours », estime Mme Scaraffia. La clé ? « Retirer aux prêtres leur aura de pouvoir, qui leur permet de se comporter ainsi ». Et même s’il y a encore « une grande résistance », l’exemple de la levée progressive de l’omerta sur les cas d’agressions pédophiles montre que cela peut évoluer, a-t-elle conclu. 

 

AFP/ Mercredi, 6 février 2019/ MISE À JOUR Mercredi, 6 février 2019/

 

https://www.journaldemontreal.com/les-religieuses--esclaves-sexuelles--un-nouveau-coup-pour-leglise-catholique


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5 - Le scandale de la pédophilie dans l’Eglise catholique

 

Les actes de pédophilie sont abominables. Le bon développement des enfants relève de la responsabilité des adultes. Abuser d’eux est criminel. On ne le dira jamais assez. Et pourtant, c’est ce qu’ont fait des prêtres à travers le monde, trahissant la confiance qui leur était donnée en raison de leur fonction d’autorité religieuse.

 

Les tentatives de relativiser ces affaires en disant que la majorité des actes de pédophilie se déroulent dans les familles, comme dans les institutions scolaires ou dans d’autres religions n’enlèvent rien à l’ignominie de ces actes. Les fautes des uns n’excusent pas les fautes des autres, surtout de la part de ceux qui se sont engagés dans le célibat consacré et qui ont reçu la mission d’annoncer l’Evangile. Ainsi donc il faut bien affronter aujourd’hui l’indéfendable.

Tout était resté caché pendant des décennies. Beaucoup d’évêques n’avaient pas voulu prendre au sérieux ces problèmes qu’ils connaissaient de loin, dont ils avaient entendu parler. Il a fallu que quelques cas explosent aux Etats-Unis dans les années 90 pour qu’ils s’en préoccupent réellement, que le bruit enfle de plus en plus jusqu’à devenir un véritable tsunami médiatique qui souffle jusque devant les portes du Vatican.

 

Si la réaction a tardé, elle a été claire et nette, notamment aux Etats-Unis : en 2002, des consignes très sévères étaient appliquées, retirant de ses fonctions et soumettant à une enquête civile tout prêtre faisant l’objet du moindre soupçon. En France, le jugement condamnant Mgr Pican en 2001, en raison de son silence sur des faits qu’il avait eu à connaître, a choqué l’Eglise de France alors que tous les évêques étaient déjà bien conscients de la politique qu’ils devaient suivre dès les années 901. Voilà seulement une dizaine d’années que la prise de conscience s’est faite et que des mesures très strictes sont prises. Récemment, les révélations des faits concernant les années précédentes ont remis le sujet sous les feux de l’actualité, provoquant un déferlement d’émissions, d’articles, voire de caricatures sur la gestion antérieure de ces crimes par l’Eglise. Il faut bien affronter ce passé qui explose comme une bombe à retardement.

 

Dès sa prise de fonction et dans ses voyages aux Etats-Unis comme en Australie, puis dans sa lettre aux catholiques irlandais comme dans son récent voyage à Malte, le pape Benoît XVI a exprimé de manière très claire, très forte et très directe sa honte et ses regrets, ainsi que son désir que justice soit rendue. Il a rencontré des victimes à plusieurs reprises, manifestant son émotion et celle de toute l’Eglise. Avec un réel courage, il a repris ce dossier dont il avait déjà eu connaissance comme Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il n’y a pas de doute qu’il veuille faire toute la lumière nécessaire.


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Pour comprendre, sans l’excuser, la politique antérieure de silence, il faut revenir aux mentalités des années 70 et 80 où ont été commis la plus grande partie des actes de pédophilie. Dans une culture de rigueur morale encore très stricte, notamment dans le domaine sexuel, la pédophilie restait taboue, peu connue, enfouie dans les consciences des abuseurs et des victimes, sans information ni médiatisation aucune, ce qui explique en partie la passivité et la négligence des responsables. Des doubles vies s’étaient formées qui n’étaient pas toujours connues et qui sont parfois difficiles à détecter. La peur du scandale a fait le reste, oubliant totalement le bien et l’avenir de l’enfant. L’habitude de l’Eglise d’être constamment sur la défensive devant les attaques du monde l’a fait se refermer sur elle-même devant ces révélations, aveuglant ses responsables devant l’évidence. Il ne fallait pas rendre la vie de l’Eglise encore plus difficile qu’elle n’était par des révélations inconvenantes. La vérité n’était pas bonne à dire.

 

Il n’y avait pas de système organisé de pédophilie, mais des conditions d’autorité dans des milieux clos avaient facilité ces comportements dans quelques institutions irlandaises, canadiennes ou américaines. Mais ce furent surtout des cas multiples dispersés, connus individuellement et que beaucoup de responsables, quand ils en avaient connaissance, s’accordaient à régler de manière interne sans passer par les institutions publiques et judiciaires. Avertissement, déplacement ou châtiment, les sanctions restaient inexistantes ou internes et les plus discrètes possibles quand elles avaient lieu. La culture du refus de rendre ces affaires publiques par peur des scandales fonctionnait à plein.


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De nos jours, quand le mariage n’est plus le seul cadre autorisé des relations sexuelles, et que la liberté sexuelle est totale, la pédophilie est devenue l’ultime interdit, infraction intolérable moralement et légalement, alors qu’elle n’était à l’époque qu’une transgression parmi d’autres. Bien des publications ou journaux faisaient même des ouvertures presque explicites en faveur de la pédophilie. Ne nous étonnons pas aujourd’hui de l’explosion médiatique qui est à la hauteur de l’incohérence abyssale des actes et des paroles dans le contexte actuel d’exigence d’authenticité. D’autant que l’Eglise se veut la gardienne la plus stricte des comportements sexuels.

 

La théorie du complot contre l’Eglise ne tient pas une seconde. Les faits sont assez graves en eux-mêmes. Que les médias en aient largement profité, y compris pour vouloir faire tomber des têtes, c’est trop clair. Que quelques anti-cléricaux n’aient pas raté l’occasion pour enfoncer l’Eglise dans ses erreurs, c’est certain. Et que des avocats, notamment américains, aient attisé la hargne des plaignants par appât du gain, cela ne fait pas de doute. Mais les faits justifient largement l’indignation qui s’est levée partout dans le monde et dans toute la presse.

 

Nous sommes ainsi devant une des crises morales les plus graves de l’Eglise, qui devrait lui rappeler l’humilité de notre commune et mystérieuse humanité. Nous devons aussi nous demander comment des prêtres et des religieux ont pu en arriver là et pourquoi la hiérarchie n’a pas su réagir à temps. Les contextes étaient très différents d’un pays à l’autre. Aux Etats-Unis comme en Irlande, les prêtres recevaient une formation très rigide ; ils étaient souvent isolés, en tout cas loin d’une communauté et de leur évêque. Ils étaient peu entourés et peu soutenus, sans communication facile avec leur hiérarchie. Celle-ci entendait des rumeurs sans vouloir les clarifier, tenant à la bonne réputation de ses institutions.

 

La question du célibat n’est pas centrale dans ce débat, malgré ce qu’en dit la presse. Le célibat est pratiqué par des hommes et des femmes depuis des siècles et ne mène pas à la pédophilie. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas en discuter, mais pas pour ces raisons. Ce qui est en débat, ce sont les critères d’admission des candidats au sacerdoce ou à la vie religieuse, les conditions de formation des futurs prêtres favorisant ou non la maturité affective, l’ouverture aux regards extérieurs dans les institutions scolaires et éducatives.

 

Beaucoup de questions restent bien entendu : elles sont d’autant plus complexes que parmi les cas révélés récemment, la majorité a eu lieu dans les années 70, et déjà beaucoup moins dans les années 80, et que la justice ne peut pas intervenir à cause de la prescription. Malgré cela, l’institution Eglise ne peut plus faire le gros dos en attendant que l’orage passe, elle doit écouter et accueillir les victimes, autant que celles-ci l’acceptent. Les décisions pour empêcher les actes de pédophilie dans l’Eglise ont été prises il y a dix ans ; vient aujourd’hui le temps de la reconnaissance des fautes passées et de la guérison des victimes par l’écoute et l’attention à leur histoire. A l’Eglise de faire maintenant un pas sans attendre vers ceux qui ont été blessés par ses prêtres. Elle devrait aussi se poser des questions plus clairement sur les processus qui ont amené au silence devant tant d’affaires. Etant donné l’importance et la complexité du sujet, nous y reviendrons dans un article prochain. Nous voulions par cet éditorial manifester notre préoccupation pour un sujet que nous ne pouvions pas aborder sans information sérieuse.

 

Note

1. La Conférence épiscopale de France avait édité en juillet 1998 un Documents Episcopats intitulé « A propos de la pédophilie ».

 

Pierre de Charentenay/ Numéro de Juin 2010/

 

https://www.revue-etudes.com/article/le-scandale-de-la-pedophilie-dans-l-eglise-catholique-12963


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6 - États-Unis : les catholiques sous le choc après les révélations sur les prêtres pédophiles

 

Un cardinal a annulé, samedi, sa venue à une importante rencontre prévue en Irlande. Il fait l'objet de vives critiques depuis les révélations d'abus sexuels perpétrés par des centaines de prêtres en Pennsylvanie. Cinq jours après l'éclatement de l'affaire, de nombreux paroissiens et hommes d'église s'interrogent. «Ils ne le soupçonnaient d'aucun abus. Puis ils ont défilé jusqu'à la page 631.» Ce titre choisi par le New York Times pour présenter un reportage dans une paroisse de Pennsylvanie résume le choc encore vif aux États-Unis, plusieurs jours après la publication d'un rapport d'enquête sur les abus sexuels perpétrés par plus de 300 prêtres de Pennsylvanie pendant des décennies. Cinq jours après la diffusion du document, et alors que le Vatican a exprimé, jeudi, sa «honte» face à ces révélations, plusieurs signaux illustrent la sidération et la colère de nombreux paroissiens et hommes d'église.

 

Samedi, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington, a annulé sa venue à la rencontre mondiale des familles qui se tiendra en Irlande du 21 au 26 août et à laquelle le pape François doit se rendre en visite officielle pour les deux derniers jours. Le cardinal devait y donner une conférence, mercredi. Aucune raison n'a été avancée pour expliquer cette annulation, mais de nombreux médias américains soulignent la concomitance de cette décision avec les difficultés que connaît le cardinal depuis la publication du rapport d'enquête sur les abus sexuels.


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_ Un appel à la démission

Donald Wuerl n'est en aucun cas accusé directement d'abus d'enfants. Le rapport révèle d'ailleurs qu'en tant qu'évêque du diocèse de Pittsburgh, en Pennsylvanie, de 1988 à 2006, il a informé le Vatican de plusieurs accusations d'abus sexuels qui visaient des prêtres de son diocèse, et s'est même opposé au retour de l'un d'entre eux, ce que le cardinal fait valoir pour sa défense. Mais le document indique également qu'il a honoré plusieurs demandes de prêtres visés par des accusations en les nommant dans une nouvelle paroisse ou en leur permettant de prendre une retraite anticipée. Cette décision aurait notamment permis à un prêtre de retrouver ses fonctions en 1998, avant d'être de nouveau mis en cause par six personnes supplémentaires, des années plus tard, rappelle le magazine Time. Dimanche, auprès de CNN, le procureur général de Pennsylvanie, Josh Shapiro, a directement accusé le cardinal de «ne pas dire la vérité» lorsqu'il assure avoir agi pour prévenir de futurs actes.

 

Ces révélations viennent s'ajouter à une autre controverse impliquant le prédécesseur de Donald Wuerl, Theodore McCarrick, accusé d'avoir abusé sexuellement de séminaristes et jeunes prêtres pendant plusieurs années. L'actuel cardinal, par ailleurs peu apprécié des milieux catholiques conservateurs, comme le souligne le magazine, a été critiqué dans cette affaire pour la faiblesse de sa réaction. Après les nouvelles révélations du rapport d'enquête cette semaine, des voix s'élèvent désormais pour demander sa démission. Une pétition a également été lancée pour demander le retrait de son nom d'un lycée situé dans le diocèse.


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_ La ligne téléphonique dédiée très sollicitée

Au-delà de ce cas personnel, l'accès au document de plusieurs centaines de pages a ébranlé de nombreuses paroisses et laissé les fidèles et hommes d'église avec de nombreuses questions. Dans la paroisse de Holy Angles, dans la région de Pittsburgh, le New York Times est ainsi parti à la rencontre d'un révérend désemparé face aux révélations sur l'ancien prêtre charismatique du lieu, aujourd'hui décédé, qu'il a découvertes en lisant le rapport auquel sa hiérarchie ne l'avait pas préparé. «J'ai réfléchi au fait que quelque chose doit être dit» lors de l'office dominical, a-t-il confié au quotidien américain. «Mais je n'arrive même pas à formuler une façon de l'évoquer.» Le lendemain de sa lecture, il a reçu l'appel d'une femme se disant victime. «C'est la première fois que j'entendais parler d'elle», a-t-il expliqué, reconnaissant que cela dissipait un peu plus les doutes qu'il pouvait avoir formulés.

 

Comme cette femme, de nombreuses victimes se manifestent depuis ces révélations. Mercredi, au lendemain de la diffusion du document, le procureur général de Pennsylvanie indiquait que plus de 150 appels et e-mails avaient été reçus sur la ligne téléphonique spéciale mise en place après la publication du rapport. D'après le média local The Inquirer , en fin de semaine, ce chiffre avait doublé. Samedi, le procureur a précisé que le nombre d'appels était «en hausse». Sur cette «hotline», des agents formés sont chargés de répondre aux questions et témoignages de victimes. «Nos agents entreront en contact et échangeront avec chaque personne qui appelle, entendront les faits, et enquêteront quand cela se justifie», a précisé un porte-parole du procureur général, vendredi.


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_ Plusieurs lettres ouvertes aux catholiques

Dans ce contexte, plusieurs responsables religieux américains ont choisi de s'adresser publiquement aux catholiques et à appeler à une réaction adéquate. «Je sais que beaucoup d'entre vous se demandent comment tout ceci peut-il de nouveau arriver?», a écrit le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago. Dans une lettre ouverte, il évoque «la colère, le choc, la douleur» ou encore «le dégoût, l'outrage» que ces révélations suscitent. «Que font-ils, et pourquoi devrait-on leur faire confiance cette fois pour faire ce qu'il faut? Ce sont précisément les questions qui doivent être posées», reconnaît le cardinal. Il souligne notamment la nécessité de mettre à jour la charte signée en 2002, à la suite de révélations d'abus sexuels dans la presse, afin de «clarifier la façon dont les victimes peuvent dénoncer des abus de mineurs ou d'autres mauvais comportements des évêques».

 

Le ton est similaire chez Charles Chaput, archevêque de Philadelphie. «Les seules réponses acceptables sont la tristesse et le soutien pour les victimes ainsi que des efforts concrets pour s'assurer que de tels faits ne se reproduisent jamais», écrit-il dans une lettre publique. D'autres évêques d'États américains se sont également adressés aux catholiques et ont apporté leur soutien aux victimes. La radio NPR précise que le diocèse de Pittsburgh a demandé à tous ses prêtres de lire, lors des offices de fin de semaine, une lettre de l'évêque du diocèse mentionnant le rapport. Il y invite notamment à soutenir les victimes et cite les mesures prises contre de nouveaux abus.


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_ La responsabilité des évêques en question

Le président de la conférence des évêques catholiques des États-Unis a par ailleurs annoncé, jeudi, qu'il allait demander au Vatican de conduire une enquête sur le cas de Theodore McCarrick, précise CNN. La chaîne télévisée relève également que des personnalités du monde religieux ont fait circuler, vendredi, une pétition invitant les évêques des États-Unis à «sérieusement considérer de soumettre leur démission collective au pape François comme acte public de repentance et de lamentation devant Dieu et son peuple».

 

L'incidence de ce rapport est d'autant plus forte qu'il intervient alors que d'autres scandales ont émergé en Australie ainsi qu'au Chili, où l'un des plus hauts représentants de l'Église doit être entendu mardi pour avoir couvert des faits d'abus sexuel. Pour Paula Kane, professeur d'études catholiques à l'université de Pittsburgh citée par CNN, ce nouveau scandale met à mal «la confiance entre la hiérarchie de l'Église et la population des bancs d'église». Plusieurs représentants religieux, ainsi que des universitaires, soulignent malgré tout les effets positifs des mesures prises depuis 2002 et la diminution du nombre de cas d'abus sexuels depuis. Les mesures prévues par la charte ne concernent cependant pas les évêques, rappelle à l'AFP Leon Podles, auteur du livre Sacrilege sur les abus sexuels au sein de l'Église catholique américaine, ce qui pourrait expliquer une partie des réactions de ces derniers jours.

 

Par Journaliste Figaro / Blandine Le Cain/ Mis à jour le 20/08/2018/ Publié le 19/08/2018

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/19/01003-20180819ARTFIG00102-etats-unis-les-catholiques-toujours-sous-le-choc-des-revelations-d-abus-sexuels-en-pennsylvanie.php


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7 - Au Chili, le Pape brise le tabou de la pédophilie

 

Après avoir exprimé sa «douleur» mercredi devant des hautes personnalités civiles et le clergé local, François a personnellement rencontré dans la soirée un groupe de victimes d'abus sexuels commis par des prêtres. Si la pédophilie d'une minorité de prêtres a été un tabou dans l'Église catholique, il est vraiment tombé au Chili, pays que le pape François visite pour la première fois. Mardi matin, au palais présidentiel de la Moneda, alors qu'il s'exprimait devant la présidente sortante, Michelle Bachelet, et en présence du nouveau président, Sebastian Pinera - élu le 17 décembre dernier mais qui prendra ses fonctions le 9 mars prochain - François, baissant la tête, s'est confessé publiquement.

 

Devant une kyrielle de hautes personnalités civiles, il a dit sa «douleur» et sa «honte» devant les scandales de prêtres pédophiles. «Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église, a-t-il dit. Je voudrais m'unir à mes frères dans l'épiscopat, car, s'il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut, en même temps, nous engager pour que cela ne se reproduise pas .» L'assemblée, plutôt guindée et respectueuse, a alors applaudi chaleureusement.


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« Au Chili, ces prêtres catholiques sont 2283. Sur ce nombre, l'ONG américaine Bishop Accountability a recensé 80 cas précis de pédophiles »

 

En fin d'après-midi, après une émouvante visite de la prison de femmes de Santiago, le Pape s'est adressé aux représentants du clergé du Chili dans la cathédrale de la ville. Il a alors directement abordé «les moments difficiles et mêmes conflictuels» que peut traverser l'Église à cause d'un «cortège de scandales». Car même «la fidélité de l'immense majorité» des prêtres, a-t-il souligné, ne saurait éluder «la lucidité».

 

Au Chili, ces prêtres catholiques sont 2283. Sur ce nombre, l'ONG américaine Bishop Accountability a recensé 80 cas précis de pédophiles. Mais le scandale du père Fernando Karadima, en 2010, a agi comme un tremblement de terre. Il a fait chuter la pratique religieuse catholique de 30 à 20 %. D'autant que ce prêtre n'a pas été condamné, en raison de la prescription des faits. Par ailleurs, beaucoup reprochent au Vatican - il y a encore eu une manifestation, mardi matin, aux abords de la messe papale en plein air - de maintenir en poste trois évêques proches de ce prêtre. Dont Mgr Juan Barros, très connu. Ces évêques auraient été informés de tout sur Karadima mais n'auraient jamais rien dit. Deux jours avant son départ de Rome, une lettre interne à l'Église, adressée aux évêques chiliens et signée par le pape François, prouve d'ailleurs que toute la hiérarchie de l'Église est parfaitement informée du cas Karadima…


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_ Une apostrophe sur la douleur

Pour sortir de cette impasse, François, en s'adressant au clergé chilien, a d'abord reconnu la «douleur» de ces «moments de turbulence», celle des victimes et des familles. Mercredi après le déjeuner, il a rencontré «un petit groupe de victimes d'abus sexuels commis par des prêtres» , a annoncé dans la soirée à Santiago Greg Burke, porte-parole du Vatican. Mais «de façon strictement privée», sans autres témoins, pour qu'elles puissent «raconter leur souffrance au pape qui les a écoutées, a prié et a pleuré avec eux». «Je connais la douleur causée par les cas d'abus commis sur des mineurs et je suis de près ce que l'on fait pour surmonter ce grave et douloureux mal, a dit le Pape. Douleur pour le mal et la souffrance des victimes et de leurs familles, qui ont vu trahie la confiance qu'elles avaient placée dans les ministres de l'Église.»

 

Ensuite, il s'est attardé sur la «souffrance des communautés ecclésiales» avec une apostrophe sur la douleur «pour vous, frères, qui, en plus de l'épuisement dû à votre dévouement, avez vécu la souffrance qu'engendrent la suspicion et la remise en cause, ayant pu provoquer chez quelques-uns ou plusieurs le doute, la peur et le manque de confiance». «Je sais que parfois vous avez essuyé des insultes dans le métro ou en marchant dans la rue, a-t-il poursuivi, qu'être “habillé en prêtre” dans beaucoup d'endroits se “paie cher”.»


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«Une Église avec des blessures est capable de comprendre les blessures du monde d'aujourd'hui»// Le pape François

 

Puis il a formulé cette demande au clergé chilien: «Je vous invite à ce que nous demandions à Dieu de nous donner la lucidité d'appeler la réalité par son nom, le courage de demander pardon et la capacité d'apprendre à écouter ce que le Seigneur est en train de nous dire.» Car, a-t-il insisté, «l'Évangile est un chemin de conversion, non seulement pour les autres, mais pour nous aussi» et «il existe des moments où nous ne nous retrouvons pas devant nos exploits, mais devant notre faiblesse». Il faut alors «accepter avec sérénité les contradictions ou les critiques».

 

Enfin, François a lancé: «Nous ne sommes pas ici parce que nous serions meilleurs que les autres. Nous ne sommes pas des superhéros qui, de leur hauteur, descendent pour rencontrer des “mortels”.» Et a appelé à un changement radical d'attitude pastorale: «Jésus ne va pas à la rencontre de ses frères avec le reproche et la condamnation. Jésus ne se présente pas aux siens sans ses blessures. Une Église avec des blessures est capable de comprendre les blessures du monde d'aujourd'hui, et de les faire siennes, de les porter en elle-même, d'y prêter attention et de chercher à les guérir. Une Église avec des blessures ne se met pas au centre, ne se croit pas parfaite (…). La conscience d'être nous-mêmes blessés nous libère du risque de devenir autoréférentiels, de nous croire supérieurs.»

 

Par  Jean-Marie Guénois/ Mis à jour le 17/01/2018/ Publié le 16/01/2018/

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/16/01016-20180116ARTFIG00391-au-chili-le-pape-brise-le-tabou-de-la-pedophilie.php

 

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8 - Islam : du terrorisme djihadiste au terrorisme intellectuel

 

Les liens entre “coupeurs de têtes” et “coupeur de langues” sont évidents : Terroristes djihadistes, terroristes intellectuels institutionnels et leurs complices islamiquement corrects ont une même stratégie. Après 17 années de campagnes terroristes, la mort de centaines de milliers de personnes dans le monde musulman et des milliers dans les pays occidentaux, la précédente observation n’a cessé d’être confirmée : djihadistes, islamistes institutionnels et complices islamiquement corrects frappent en chœur. 

 

Ainsi, en niant systématiquement tout lien entre terrorisme et islam, en diabolisant ceux qui interpellent les sources coraniques et chariatiques « légales » de la violence islamiste, en refusant de soumettre l’islam à un examen critique pourtant encouragé pour la religion chrétienne, les forces de « l’islamiquement correct », qui allient les idéologues politiquement corrects, les lobbies islamistes « institutionnels » et leurs alliés multiculturalistes « islamiquement corrects », ont contribué à poursuivre par des moyens légaux ou psychologiques le travail d’intimidation/soumission enclenché par les terroristes islamistes.

 

A l’aune de cette observation, on a pu constater, depuis les années 1990, que plus l’islamisme terroriste a fait couler de sang, plus les pôles de l’islamisme institutionnel vantent les mérites intrinsèques de l’islam et pleurent le triste sort de leurs fidèles « salis » par l’association entre islam et terrorisme, ceci alors même que les musulmans jouissent en terre chrétienne de tous les droits dont sont privés les non-musulmans en terre d’islam…


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Les pôles « officiels » de l’islamisme planétaire, reconnus comme interlocuteurs légitimes par les Etats occidentaux et les Nations Unies, prônent en effet, comme les djihadistes l’application de la Charià et, à terme, la restauration d’un Califat plus ou moins formel, à travers le sacro-saint principe de « l’unité des musulmans ». Le rétablissement de la Oumma réunifiée par l’ordre califal universel demeure en effet l’objectif affiché des Frères musulmans, de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et d’autres grandes institutions panislamiques mondiales.

 

Ces pôles de l’islamisme mondial, soutenus par les Etats islamiques sunnites qui en sont membres-actifs (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Pakistan, Soudan, etc) poursuivent en fin de compte la même fin néo-impériale, théocratique et suprématiste, que les djihadistes adeptes du Califat de Daesh. La stratégie n’est pas très éloignée. Seuls les moyens et les tactiques diffèrent radicalement, tout en étant extrêmement complémentaires, puisque le terrorisme violent des premiers est complété par le terrorisme intellectuel des seconds.

 

Ces lobbies de l’islamisation « soft » qui dénoncent verbalement la violence djihadiste, qui n’aurait « rien à voir avec l’islam », pratiquent de leur côté une politique d’ingérence politique permanente dans les affaires de tous les pays du monde où vivent des musulmans, sous couvert de la « défense de l’islam » et des musulmans « persécutés ». Cet interventionnisme protecteur, en réalité néo-impérial et irrédentiste, qui se nourrit d’une « islamophobie » souvent imaginaire, est le fait des grands pôles de l’islamisation planétaire précités, qui, bien que divisés, ambitionnent, sous prétexte de « défendre de la religion », de contrôler la Oumma partout dans le monde, et surtout en Europe et en Occident.

 

http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2018/06/29/islam-du-terrorisme-djihadiste-au-terrorisme-intellectuel/

 

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9 - Financement du terrorisme : 416 donateurs de l’organisation Etat islamique identifiés

 

Le procureur de Paris, François Molins, s’est alarmé jeudi d’un « microfinancement » du terrorisme alimenté par des sommes « modiques mais en nombre important ». Quatre cent seize donateurs ayant participé au financement de l’organisation Etat islamique (EI) ont été identifiés en France, a déclaré jeudi 26 avril le procureur de Paris, François Molins. « C’est beaucoup », a commenté le magistrat, qui s’exprimait sur Franceinfo, alors que se tient à Paris une conférence sur le financement du terrorisme international. Ses services ont également identifié « trois cent vingt collecteurs, essentiellement basés en Turquie et au Liban, grâce à qui les djihadistes qui se trouvaient en Syrie ou en Irak pouvaient recevoir des fonds ». Le procureur de Paris s’est notamment alarmé d’un « microfinancement » du terrorisme alimenté par des sommes « modiques mais en nombre important ». Interrogé sur le coût des attentats djihadistes de 2015 en France, il a estimé que « les terroristes [avaient] eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats de janvier 2015 [contre Charlie Hebdo, et l’Hyper Cacher] et de 80 000 euros pour ceux du 13 novembre » à Paris et à Saint-Denis.

   

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_ Deux principaux vecteurs de financement

Dans les colonnes du quotidien régional Le Parisien, il a apporté d’autres précisions quant au financement de l’EI. « Daech [acronyme arabe de l’EI] s’est principalement financé en utilisant deux vecteurs. D’abord la “zakat”, la charité : on envoie de l’argent à des associations à but humanitaire ou directement à des membres de sa famille qui sont sur place. (…) Ensuite, il y a la “ghanima”, le butin de guerre, c’est-à-dire le financement par des actes délictueux. » Plusieurs dossiers dans lesquels des parents sont soupçonnés d’avoir envoyé de l’argent à leur enfant parti combattre aux côtés de groupes djihadistes sont entre les mains de la justice, et des condamnations pour de tels faits ont déjà été prononcées. Les failles du système de « mandat cash », qui permet de transférer très rapidement de l’argent à un tiers, ont aussi été utilisées pour financer des djihadistes partis combattre en zone irako-syrienne. Soupçonnée d’avoir manqué de vigilance en la matière, La Banque postale est visée depuis septembre 2017 par une enquête préliminaire du parquet de Paris.


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_ « Assécher le terrorisme »

Le président de la République, Emmanuel Macron, qui concluait la conférence organisée au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur le financement du terrorisme international, a déclaré jeudi après-midi : « Il faut assécher le terrorisme à la racine : il se nourrit des trafics d’êtres humains, de drogue ou d’armes. Il y a toujours un sous-jacent économique. Pour être efficaces, nous devons prendre l’engagement de la transparence et de la mobilisation. » Il s’est aussi félicité que les quelque quatre-vingts ministres présents, représentant soixante-douze pays, aient « parachevé un “Agenda de Paris”, avec une liste d’engagements forts : le partage de renseignements, la lutte contre l’anonymat des transactions, l’identification des sources de financement, l’anticipation du détournement des nouveaux instruments financiers, l’engagement collectif vis-à-vis des pays vulnérables ou défaillants ».

 

Le Monde avec AFP / Publié le 26 avril 2018/ Mis à jour le 27 avril 2018/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/04/26/financement-du-terrorisme-416-donateurs-de-l-etat-islamique-ont-ete-identifies_5291056_3210.html


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10 - Financement du terrorisme : Daech à la tête d'une fortune considérable et inquiétante

 

ENQUÊTE EUROPE 1 - Le groupe État islamique posséderait un pactole de 3 milliards d'euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. De quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste.

 

L'ENQUÊTE DU 8H

Jamais une organisation terroriste n'a été à la tête d’un aussi gros magot. Le groupe Etat islamique posséderait 3 milliards d'euros, selon les dernières estimations des services de renseignement. Abou Bakr al-Baghdadi, le calife de l'EI, serait par exemple capable aujourd’hui de racheter Air France, car c’est à peu de choses près la valeur boursière de cette entreprise. Cette bonne santé financière a de quoi inquiéter terriblement les spécialistes de la lutte anti-terroriste qui se réunissent mercredi et jeudi à Paris pour plancher sur le financement du terrorisme international et les façons de l'entraver. Car l'État islamique a bien les moyens de financer sa réorganisation et son passage dans la clandestinité malgré les défaites militaires majeures de l’année dernière en Irak et en Syrie qui l’ont privé de ses principales sources de revenus.

 

Le nord de l'Irak et de la Syrie exploité. Ce pactole a été amassé pendant trois ans. Le Califat a exploité tout le nord de l’Irak et de la Syrie, un territoire riche en pétrole - ce qui rapportait une centaine de millions de dollars par an - mais surtout un grenier agricole avec 40% de la production céréalières de l’Irak et 80% du coton syrien.


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Une administration de racket. Tout cela a été ponctionné jusqu’au dernier grain de blé. L'EI avait mis en place une véritable administration de racket, avec un ministère de la Ghanima (butin en arabe). Il avait ainsi le pouvoir de confisquer leurs terres aux chrétiens, aux chiites, aux yazidis pour les louer en fermage à ses partisans. En trois ans, cela leur a permis de récolter plus d'un milliard et demi d’euros. Ce ministère distribuait ensuite aux djihadistes étrangers les voitures et les logements confisqués. Ainsi, l'épouse d’un des auteurs de l’attentat du Bataclan s’est vu offrir un appartement gratuit à Mossoul où elle ne payait ni l’eau, ni l’électricité, ni les impôts.

 

Amendes et dîme. Autre rentrée d'argent, la dîme prélevée par l'État islamique sur toutes les transactions locales : commerce, transport et même les actes de mariage ou de naissance. Avec les amendes distribuées par les tribunaux islamiques et la police des mœurs, la Hisba (pour des barbes trop courtes, des voiles pas assez couvrants ou pour avoir fumé dans la rue) cela permettait de faire tomber un autre milliard dans la cagnotte de l'État islamique.

 

Un argent réinvesti. Or, depuis trois ans, cet argent a été réinvesti par l'organisation terroriste à travers des prête-noms dans des affaires parfaitement légales comme le rachat de fermes piscicoles qui élèves des carpes en Irak, comme le révélait mardi Le Monde. Les services occidentaux ont également repéré des investissements au Proche Orient ou en Turquie dans des bureaux de change qui sont ensuite utilisés pour envoyer de l’argent à des clandestins grâce à des systèmes de cartes prépayées ou de portefeuilles électroniques ou via tous les nouveaux services financiers qui permettent de transférer anonymement des fonds sur Internet. De quoi compliquer singulièrement le travail des enquêteurs.

 

25 avril 2018/ modifié à 08h44, le 26 avril 2018/

 

https://www.europe1.fr/international/letat-islamique-a-la-tete-dune-fortune-considerable-et-inquietante-3635000


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11 - Questions Essentielles : Quelle est la position de l’Eglise sur l’euthanasie ?

 

Pourquoi l’Eglise est-elle contre l’euthanasie ? N’est-il pas normal d’abréger la souffrance d’une personne âgée lorsque c’est elle qui le demande ?

 

- L’Eglise refuse qu’on limite la valeur de la vie de quelqu’un à sa possibilité de vivre sans souffrance. On touche à nouveau à l’essence de la vie : l’homme n’a pas le droit de détruire ce qu’il n’est pas capable de créer (une vie humaine).

 

- Elle encourage par contre les soins palliatifs, qui consistent à accompagner le malade en diminuant au maximum ses souffrances, soins qui justement évitent l’acharnement thérapeutique.

 

- Une personne vraiment entourée d’amour ne demande pour ainsi dire jamais l’euthanasie. Il s’agit plus d’un appel au secours que d’une demande réelle (comme les suicides ratés des adolescents). Y accéder consiste à supprimer le symptôme plutôt que le mal.

 


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- Certains grands handicapés ont communiqué aux autres un fantastique dynamisme de vie (comme Jacques Lebret, sans yeux et sans mains, qui a témoigné de sa joie de vivre dans bien des écoles).

 

- Ici encore, l’Eglise protège la vie à sa fin comme à son début.

 

- Les notions de "vie ne valant pas la peine d’être vécue" et de "compassion pour la souffrance" sont apparues pour la première fois dans le discours de... Hitler. Elles étaient des préliminaires visant à justifier la suppression de milliers de personnes "économiquement non rentables".

 

https://qe.catholique.org/euthanasie/183-quelle-est-la-position-de-l-eglise-sur-l


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12 - Le plus grand suicide collectif de l'histoire moderne des sectes

 

Il y a presque 40 ans jour pour jour, se déroulait le plus grand suicide collectif de l’histoire moderne des sectes. Le 18 novembre 1978, pas moins de 914 membres de la tristement célèbre secte américaine du ‘‘Temple du peuple’‘, dirigée de main de fer par un certain Jim Jones, se donnaient la mort ensemble, soit volontairement, soit sous la menace des armes. Retour sur cet événement qui a marqué à jamais l’histoire des Etats-Unis.

 

Ce jour-là, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants faisaient le saut dans l’inconnu pour le voyage de non-retour. Sous l’emprise de Jim Jones, celui-là même qui se faisait passer pour la réincarnation de Lénine, Jésus-Christ et Bouddha, ces infortunés (majoritairement Noirs et pauvres) ont avalé du cyanure, un poison extrêmement puissant. Et pourtant, le gourou de la secte leur avait promis un monde meilleur, dépourvu de toutes formes de contraintes et de souffrantes, les faisant quitter la Californie pour la jungle de Guyana.

 

En 1973, soit cinq ans avant la tragédie, Jim Jones (il est né James Warren Jones, voir photo), décidait de délocaliser son ‘‘église’‘ basée à San Francisco (USA). La nouvelle destination n‘étant autre que le Guyana, ex-colonie britannique située entre trois pays : le Suriname, le Venezuela et le Brésil.

 

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Mourez avec dignité. Ne vous couchez pas en larmes. Arrêtez cette hystérie ! Ce n'est pas une façon de mourir pour des Socialistes-communistes.

 

La même année, il obtient un terrain de 10.000 hectares et y fonde “Jonestown”, un monde basé sur le socialisme où il n’existe (en principe) ni racisme, ni sexisme, ni même aucune marginalisation des personnes du troisième âge. En quelques mots, le monde parfait.

 

Ce principe de la vie dépouillée de toute forme de racisme attire tout particulièrement les Afro-américains, très souvent victimes d’un racisme alarmant dans une Amérique des années 1970 encore marquée par les lois ségrégationnistes récemment abolies. Lois qui prévalurent de 1875 à 1967, en particulier dans le sud du pays.

 

Jim Jones exerce une autorité sur ses adeptes. Sa secte se caractérise par un mélange de style hippie (dans la vague du célèbre mouvement ‘‘peace and love’‘ des années 1960) et de socialisme. L’homme passe ainsi pour un père généreux, libérateur et faiseur de monde parfait. Au départ, ‘‘Jonestown’‘ est un projet agricole basé sur la culture communiste.

 

Derrière le charme de Jonestown, un monde de souffrances

Mais au bout d’un moment, le merveilleux monde du ‘‘révérend’‘ Jones montre son véritable visage. D’anciens membres du ‘‘Temple du peuple’‘ finissent par révéler des formes d’esclavage moderne. Selon leurs témoignages, drogues, famines et asservissement sexuel faisaient partie de leur quotidien. Jim Jones était lui-même bisexuel et entretenait de ce fait des rapports intimes avec des femmes et des hommes de son ‘‘église”.

 

Le gourou fait travailler ses disciples du matin au soir, et cela, six jours sur sept et les oblige à subir une ‘‘nuit blanche’‘ une fois par semaine. Au cours de cet exercice, le ‘‘révérend’‘ fait avaler à ses adeptes ainsi qu‘à leurs enfants du faux poison. Son argument ? Le suicide (collectif) est la seule issue à la guerre que le gouvernement américain déclenchera un jour contre lui.

 

Informé par les agitations qui prévalent à ‘‘Jonestown’‘, le sénateur Leo Ryan, membre du Congrès américain, effectue le déplacement en avion le 17 novembre 1978 jusqu’au Guyana. Une fois sur place, lui et sa délégation n’y voient que du feu. En effet, Jim Jones parvient à maquiller les faits, ne laissant entrevoir que les bons côtés de ‘‘Jonestown’‘. Entre autres, chants de chorale et partie de basket-ball entre personnes de différentes races. Du coup, toutes les plaintes de maltraitances formulées par les parents de “fidèles” semblent infondées aux yeux du sénateur.

 

Mais le gourou a une idée derrière la tête. Pour lui, il n’est pas question que le sénateur Ryan retourne aux Etats-Unis vivant, d’autant que certains adeptes de la secte ont formellement manifesté leur envie de quitter ‘‘Jonestown’‘, et cela, en présence même du membre du Congrès américain.


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Assassinat du sénateur Ryan, début du massacre des adeptes

Ainsi, le lendemain, le jour-même du départ de Leo Ryan, des hommes de main de Jim Jones, armés, ouvrent le feu sur le sénateur alors qu’il est sur le point de monter dans l’avion stationné sur la piste du petit aéroport. Le sénateur Ryan et trois journalistes sont tués sur le coup. Pour tenter de masquer ses meurtres, Jim Jones fait croire à ses adeptes que le sénateur était un agent de la CIA envoyé sur place pour faire du repérage. Il poursuit son mensonge, affirmant (toujours à ses fidèles) que ‘‘Jonestown’‘ fera l’objet d’un assaut de la part de soldats américains.

 

La suite est plus que dramatique. La séance d’empoisonnement, cette fois-ci la véritable, est organisée et les adeptes de Jones sont contraints de boire du cyanure. Des centaines de fidèles prennent la fuite dans l‘épaisse jungle. Tandis que certains réussissent à s‘échapper, d’autres sont rattrapés par les hommes de Jones. Ils sont soit abattus, soit forcés de boire le terrible poison.

 

Plus tard après le suicide collectif, un enregistrement sur bande magnétique est retrouvé tout près des nombreux cadavres, entassés les uns sur les autres. Des détails de cet enregistrement sont rapportés dans une dépêche datant du 9 décembre 1978, qui se présente comme suit :

 

La bande audio qui donne froid dans le dos

“La bande magnétique commence par la diffusion de musique religieuse et le rassemblement de fidèles (…) Jones déclare que la secte a été ‘trahie’ et ne se relèvera pas de ce qui s’est passé à l’aéroport.”

 

‘Je ne propose pas que nous commettions un suicide mais un acte révolutionnaire’, affirme-t-il enjoignant les adultes d’administrer le poison aux enfants avec des seringues. ‘Mon opinion est qu’il faut être bon pour les enfants et les vieux et prendre la potion comme ils le faisaient dans la Grèce antique, et s’en aller tranquillement.’

 

“Une femme demande aux fidèles de s’aligner. On commence à entendre des pleurs d’enfants. Jones montre soudain des signes de nervosité : ‘Mourez avec dignité. Ne vous couchez pas en larmes. Arrêtez cette hystérie ! Ce n’est pas une façon de mourir pour des Socialistes-communistes.’

 

“De nombreuses personnes protestent. Une mère crie qu’elle accepte la mort, mais demande grâce pour son fils. (…)” “L’hécatombe s’achève dans une cacophonie de hurlements et de douleur, de râles, des cris d’enfants qui agonisent et de protestations, mêlés aux applaudissements des fanatiques de Jones”.

 

Jim Jones, ne voulant certainement pas répondre de ses actes, est retrouvé sur les lieux, une balle dans la tête. Jusqu‘à ce jour, aucune enquête n’est parvenue à dire avec certitude si l’illuminé s’est suicidé, ou si l’un de ses hommes de main lui tiré dans la tête.

 

Quatre jours après le drame, Marc Hutten, journaliste de l’AFP envoyé sur place, parle de scènes semblables à un “film d’anticipation dont le sujet serait l’apocalypse, tourné dans un décor luxuriant, mais pétrifié.’‘


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Le journaliste poursuit sa description des faits :

 

“De l’hélicoptère (…) on aperçoit une brusque éclosion de couleurs vives, comme un champ de fleurs. Ce sont les cotonnades qui habillent les centaines cadavres (…)” “Les fleurs deviennent cadavres et leur odeur, d’abord insidieuse, se fait nauséabonde. Seuls les fossoyeurs professionnels de l’armée américaine avancent parmi les corps boursouflés (…)”

 

“Planté au milieu de cet amoncellement de dépouilles, un perchoir, avec deux perroquets qui caquettent comme si de rien n‘était. Plus loin, une immense cage de bois où gît le cadavre d’un gorille, la mascotte de l’‘évêque’ fou, le crâne transpercé par une balle. D’autres animaux sont morts empoisonnés comme leur maître, mais deux ou trois chiens errent encore dans les allées du campement, la queue basse. (…)”

 

“Un petit pont de bois conduit vers la maison du défunt chef spirituel. A l’intérieur, dix corps (…) jetés en travers de quelques lits ou à même le sol parmi des monceaux de livres et de dossiers. (…) Le soldat guyanais qui nous accompagne fait cette réflexion : ‘il y avait des Noirs et des Blancs. Maintenant, ils sont tous noirs’”.


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Jim Jones, l’homme qui enchaînait les convictions en tous genres

Jim Jones est né le 13 mai 1931 à Crete, dans l’Etat de l’Indiana, aux Etats-Unis. Fils unique de ses parents et ayant grandi dans un environnement marqué par une extrême pauvreté, il est élevé par sa mère, une ouvrière syndicaliste, qui voit en son fils un futur grand homme d’affaires.

 

Alors que sa mère part travailler, le petit James (dont la mère ne peut se payer les services d’une nounou) se retrouve finalement sous la surveillance d’une voisine, une certaine Myrtle Kennedy. Cette dernière inculque à l’enfant une éducation religieuse, l’emmenant au catéchisme et à l‘école du dimanche à l‘église protestante.

 

Exellent élève, il part à la recherche d‘églises pouvant correspondre à ses aspirations, ce qui le conduit dans plusieurs lieux de culte de la ville de Lynn. A l‘âge de 10 ans, le petit James atterrit au Gospel Tabernacle, une église pentecostiste du mouvement charismatique. Là-bas, il se fait remarquer et est même envoyé sur le terrain pour évangéliser les habitants de la région.

 

A un moment de sa vie, James prend la direction de Richmond en auto-stop, pour y évangéliser. Travaillant dans un hôpital, il évanglise pendant ses temps libres et finit par constater la forte présence de Noirs à Richmond (20 % de la population), alors que Lynn, sa ville d’origine, est majoritairement blanche.

 

Mais c’est surtout la grande pauvreté qui frappe les Afro-Américains de Richmond qui l’interpelle. Jones commence alors à mentionner de plus en plus la justice sociale dans ses prêches de rue. Devenu adulte, il se tourne vers le communisme et s’oppose contre toute attente au christianisme, qui avait pourtant rythmé son enfance et son adolescence : ‘‘ma femme ne s’agenouillera pas devant un Dieu imaginaire’‘, disait-il.

 

Mais en 1950, le futur ‘‘révérend’‘ découvre l‘église méthodiste, qu’il juge plus socialement ouverte que les autres. Il s’y attache et adhère l’année suivante au Communist Party USA24. En avril 1952, Jim Jones pense avoir trouvé sa voie et veut devenir pasteur. Ainsi, en juin de la même année, Jones commence un stage de pasteur étudiant à Somerset Methodist Church, situé dans un quartier blanc défavorisé d’Indianapolis.

 

L’année 1964 est déterminante dans sa vie. Cette année-là, Jim Jones est ordonné pasteur d’un importante confrérie religieuse dénommée ‘‘Les disciples du Christ’‘. Dans cette église, les Noirs et les Blancs sont sur le même pied d‘égalité. C’est là que commence véritablement le combat de Jones pour l‘égalité des races.

 

D’ailleurs, au début de 1960, Jones adopte des enfants de différentes couleurs de peau qu’il appelle ‘‘rainbow family’‘ (la famille arc-en-ciel). Au fil des années, le pasteur se forge une conviction très différente de la vision classique des églises : Jones se dit maoïste et s’identifie à Karl Marx, au point de vouloir créer sa propre forme de marxisme qu’il appelle finalement ‘‘socialisme apostolique’‘. Au final, il est qualifié de gourou dans le sens donné ensuite par les organismes de lutte anti-sectes.

 

Jones finit par fonder sa propre église. Au départ, il la baptise ‘‘Les ailes de la délivrance’‘, avant de lui donner le nom de ‘‘Temple du peuple’‘, avec siège à Indianapolis. Il déménage ensuite son église à Redwood Valley, en Californie, lieu que Jim Jones disait être un des rares qui pourrait résister à un holocauste nucléaire.

La suite, vous la connaissez désormais.

 

Rodrigue Loué avec AFP, Agence   13/11 - 10:28

 

http://fr.africanews.com/2018/11/13/il-y-a-40-ans-avait-lieu-le-plus-grand-suicide-collectif-de-l-histoire-moderne//


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