Publié le : 16-04-2019 à 15:25:06 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ DEMOCRATIE/ REVOLTES POPULAIRES : révoltes et manifestations populaires pour obtenir des régimes démocratiques, vertueux et intègres

  

« Algérie/ l'élection présidentielle se déroulera le 4 juillet : Après plus d'un mois de contestations, Abdelaziz Bouteflika a finalement démissionné le 2 avril, remplacé par Abdelkader Bensalah, qui doit assurer l'intérim. Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l'élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime. L'Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika – au pouvoir depuis vingt ans – qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble. »

 

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1 - Les Algériens ne relâchent pas la pression, malgré le départ de Bouteflika

 

La démission de Bouteflika n'est qu'une « demi-victoire » pour les Algériens, qui entendent manifester à nouveau pour un 7e vendredi consécutif. Le peuple ne lâche rien. Les Algériens ont commencé à manifester vendredi, premier grand rassemblement depuis le départ du président Abdelaziz Bouteflika, pour dire leur refus de toute implication de ses anciens fidèles dans la transition politique. Quatre heures avant le coup d'envoi prévu du cortège, à 14 heures locales (13 heures GMT), plusieurs centaines de personnes sont déjà réunies dans le centre d'Alger, sur le parvis de la Grande-Poste. 

Cette place, épicentre des grandes manifestations hebdomadaires, résonne déjà de slogans et cris, comme « On ne pardonnera pas  ! », référence à la lettre d'adieu du chef de l'État, dans lequel il demande pardon à ses concitoyens. Arrivé tôt le matin de Boumerdès, une ville près d'Alger, Said Wafi, 42 ans, employé d'une banque publique, voulait « être le premier manifestant contre le système ». « Le départ de Bouteflika ne veut rien dire, si ses hommes continuent à gérer le pays », dit-il. « Bouteflika était très malade, il ne gouvernait pas en réalité et rien ne changera s'il part seul et laisse ses hommes », renchérit Samir Ouzine, un étudiant de 19 ans.

 

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_ « Vendredire »

Avec le départ d'Abdelaziz Bouteflika, le néologisme « vendredire », inventé par les contestataires et signifiant « manifester joyeusement », a acquis sur les réseaux sociaux, un sens supplémentaire : « faire chuter un régime dictatorial pacifiquement ». Dans une vidéo postée sur Internet, l'avocat Mustapha Bouchachi, une des voix de la contestation, a appelé les Algériens à faire de vendredi « un grand jour ». « La démission du président ne signifie pas qu'on a eu réellement gain de cause », prévient-il. Les protestataires appellent au départ des « 3B », Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, trois hommes-clés de l'appareil mis en place par Abdelaziz Bouteflika et à qui la Constitution confie les rênes du processus d'intérim.

 

Président depuis plus de 16 ans du Conseil de la nation (chambre haute) par la grâce de M. Bouteflika, M. Bensalah est chargé de le remplacer pour trois mois à la tête de l'État, le temps d'organiser une présidentielle, selon la Constitution. Tayeb Belaiz, qui fut 16 ans ministre, quasiment sans interruption, préside – pour la deuxième fois de sa carrière – le Conseil constitutionnel, chargé de contrôler la régularité du scrutin. Le Premier ministre Noureddine Bedoui était jusqu'à sa nomination, le 11 mars, le très zélé ministre de l'Intérieur, « ingénieur en chef de la fraude électorale et ennemi des libertés », comme le qualifie le quotidien francophone El Watan jeudi.

 

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_ « Phase la plus délicate »

« S'en tenir à la Constitution », et confier l'intérim et l'organisation des élections à des hommes incarnant le système déchu, « va probablement susciter pas mal de protestations, les contestataires doutant que les élections soient équitables (...) et libres », estime Isabelle Werenfels, chercheuse associée à l'Institut allemand pour les Affaires internationales et de Sécurité. À la place, les manifestants appellent à la mise sur pied d'institutions de transition, à même de réformer le pays et d'organiser notamment un cadre juridique garantissant des élections libres. « L'après-Bouteflika n'est pas clair. La rue et les partis » d'opposition « appellent à une nouvelle Constitution, une nouvelle loi électorale », souligne Hamza Meddeb, chercheur sur le Moyen-Orient à l'Institut universitaire européen de Florence.

L'Algérie entre dans « la phase la plus délicate, car la rue et les institutions risquent de se diviser », estime-t-il. Grand vainqueur de son bras de fer avec l'entourage de Bouteflika, qu'il a contraint in fine à quitter le pouvoir, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée, apparaît comme l'homme fort du pays actuellement.

 

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_ La rue, acteur principal

Mais, souligne Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève, « la rue algérienne est devenue le nouvel acteur dans la vie politique algérienne » et « on ne connaît pas grand-chose des intentions de l'armée concernant la gestion de l'après-Bouteflika ». D'autant que le général Gaïd Salah est lui aussi largement perçu par les manifestants comme un homme du « système » Bouteflika qu'il a fidèlement servi depuis sa nomination par le président à la tête de l'armée en 2004, avant de le lâcher ces derniers jours.

 

Les Algériens, eux, gardent espoir : « Nous voulons recouvrer notre liberté, notre souveraineté. (...) J'espère vivre assez longtemps pour assister à la démocratie dans mon pays », confie vendredi Said Zeroual, 75 ans, les larmes aux yeux et des sanglots dans la voix. Cet espoir a, pour l'heure, fait renoncer Zoubir Challal à tenter de traverser la Méditerranée à la recherche d'un avenir meilleur, comme de nombreux Algériens. La pancarte que ce chômeur de 28 ans porte dit : « Pour la première fois, je n'ai pas envie de te quitter mon pays. »

 

Source AFP/Publié le 05/04/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/monde/les-algeriens-ne-relachent-pas-la-pression-malgre-le-depart-de-bouteflika-05-04-2019-2306042_24.php


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2 - Algérie : l'élection présidentielle se déroulera le 4 juillet

 

Après plus d'un mois de contestations, Abdelaziz Bouteflika a finalement démissionné le 2 avril, remplacé par Abdelkader Bensalah, qui doit assurer l'intérim. Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l'élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime. L'Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika – au pouvoir depuis vingt ans – qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble.

 

« Abdelkader Bensalah, chef de l'État, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l'élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a indiqué la présidence dans un communiqué, cité par l'agence officielle APS. Abdelkader Bensalah, qui ne peut être candidat à cette élection en vertu de la Constitution, avait promis auparavant un scrutin présidentiel « transparent ». En dépit de cet engagement, le président du conseil de la nation (chambre haute du Parlement) depuis dix-sept ans, assimilé au long règne d'Abdelaziz Bouteflika, reste rejeté par la rue et a fait face, mercredi, à de nouvelles manifestations ainsi qu'à un appel à une grève nationale.

 

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_ « Transparence »

Tout en s'engageant lui aussi à ce que l'armée veille à la « transparence » du processus de transition, le chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a de son côté haussé le ton : il a écarté catégoriquement le principe d'un « vide constitutionnel », dans une apparente fin de non-recevoir aux revendications d'un départ du « système » et la mise sur pied d'institutions ad hoc. Il existe dans les manifestations des « slogans irréalistes visant à (...) détruire les institutions de l'État », a déploré le général Gaïd Salah, au centre de l'échiquier politique en Algérie depuis ses prises de parole ayant abouti à la démission d'Abdelaziz Bouteflika. Le chef d'état-major, qui se trouvait en déplacement à Oran (Nord-Ouest), est allé plus loin en mettant en garde contre des « tentatives de la part de certaines parties étrangères » de « déstabiliser le pays », sans les identifier.

 

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_ Des milliers de manifestants

En matinée, des milliers de manifestants, enseignants, étudiants, médecins, gardés par un important dispositif policier, se sont de nouveau rassemblés près de la Grande Poste à Alger, cœur de la contestation qui ébranle le pays depuis sept semaines. « Dégage Bensalah ! », « Une Algérie libre ! », ont scandé les participants. Selon le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), des manifestations ont également eu lieu dans d'autres villes, notamment à Bouira (Sud-Est) et Tizi Ouzou (Est). Des appels à reprendre la rue avaient essaimé sur les réseaux sociaux dès la veille, après l'entrée en fonction d'Abdelkader Bensalah comme président par intérim. Les Algériens ont clairement affiché leur refus de voir cette tâche confiée à Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui incarne pour eux un pur produit du régime.


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_ La police intervient

Mardi à Alger, pour la première fois depuis le début du mouvement pacifique, la police avait tenté de disperser les milliers d'étudiants qui manifestaient, à l'aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau. L'annonce de la date de l'élection présidentielle intervient à l'avant veille du traditionnel jour de manifestations hebdomadaires depuis plus d'un mois pour des millions d'Algériens qui promettent de retourner dans les rues en masse pour demander le départ de Bensalah et la fin du « système ». Pour le professeur Mohamed Hennad, enseignant en sciences politiques à l'université d'Alger, « le rapport de force sera en faveur de la rue si la mobilisation de vendredi est importante ».


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_ « Pas confiance »

Faut-il craindre un raidissement du pouvoir ? « Il y a comme un air de retour de bâton politique contre tous ceux qui veulent dorénavant s'opposer au cours naturel des événements », met en garde le Quotidien d'Oran. Quelques heures après avoir pris ses nouvelles fonctions mardi soir, Abdelkader Bensalah s'était engagé à organiser « un scrutin présidentiel transparent et régulier », dans un discours à la nation. « Bensalah, c'est un déchet du système, on n'a pas confiance. Pendant vingt ans, ils nous ont fait des promesses : résultat, ils ont tout pris et ils ont laissé le peuple pauvre », lance Lahcen, 26 ans, qui travaille dans un café d'Alger pour 25 000 dinars par mois (180 euros). « On veut une élection libre et réellement démocratique. »

 Pressions, corruption, listes truquées, les scrutins en Algérie sont régulièrement entachés de soupçons de fraudes dans un système électoral opaque, ultra favorable aux partis et candidats du « système ». « Bouteflika est parti mais le système est resté », dit Achir, 56 ans, qui tient une échoppe. Du haut de son tabouret, derrière le comptoir, il dit « attendre que la jeunesse prenne le pouvoir ».

 

Source AFP/ Modifié le 11/04/2019/ Publié le 10/04/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/monde/algerie-l-election-presidentielle-se-deroulera-le-4-juillet-10-04-2019-2307049_24.php


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3 - Arrestation d'une centaine de manifestants à Alger après des heurts avec la police

 

Des violences ont opposé manifestants et forces de l'ordre à Alger, lors du huitième vendredi de mobilisation hebdomadaire. Un cortège monstre a appelé au départ du nouveau président par intérim, Abdelkader Bensalah. La capitale algérienne a une nouvelle fois été le théâtre d'un gigantesque défilé vendredi 12 avril, pour le premier vendredi de mobilisation depuis l'annonce de la date de la présidentielle, fixée au 4 juillet. Les contestataires craignent que le scrutin présidentiel annoncé soit frauduleux et ne serve qu'à conforter le pouvoir intérimaire dont ils réclament le départ.

 

Le huitième vendredi de manifestations à Alger s'est déroulé majoritairement dans le calme mais des heurts ont opposé en fin de journée quelques centaines de jeunes à la police. Dans une atmosphère tendue, certains protestataires ont renvoyé vers les policiers des grenades lacrymogènes utilisées pour disperser la manifestation. Le gros du cortège s'est malgré tout dispersé dans le calme. Dans un communiqué, la police a annoncé avoir arrêté 108 personnes. Par ailleurs, 83 policiers ont été blessés, dont 4 grièvement.

 

 

_ "Bensalah, dégage !"

La présidentielle a été fixée au 4 juillet par le tout nouveau chef de l'État par intérim, Abdelkader Bensalah, 77 ans. Désigné par la Constitution pour assurer la transition, le nouveau dirigeant du pays est devenu la cible des manifestants. Ces derniers ont défilé à Alger en chantant "Bensalah, dégage !" et "Algérie libre et démocratique". Les slogans visaient initialement Abdelaziz Bouteflika, président malade dont Abdelkader Bensalah était ces dernières années la "doublure" officielle, en Algérie et à l'étranger.

 

 

_ Chaque camp reste sur ses positions

Pour les protestataires, cette présidentielle prévue dans trois mois ne peut être libre et équitable, car elle serait organisée dans un cadre juridique et par des institutions et des personnalités héritées des vingt ans de pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, marqués par des scrutins frauduleux selon l'opposition. Le pouvoir, lui, veut rester dans le cadre prévu par la Constitution : une présidentielle sous quatre-vingt dix jours. Chaque camp reste sur ses positions. Abdelkader Bensalah a reçu le soutien implicite de l'armée, revenue au centre du jeu politique algérien depuis que son chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a lâché le président Bouteflika, rendant inéluctable sa démission.

 Le général Gaïd Salah a dénoncé des "slogans irréalistes", en allusion aux appels au départ de tous les acteurs du "système" au pouvoir. Il a estimé "irraisonnable" une transition hors du cadre institutionnel actuel, et promis aux manifestants que l'armée garantirait "la transparence et l'intégrité" du scrutin.

 

Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 12/04/2019/ Dernière modification : 13/04/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190412-algerie-arrestations-affrontements-mobilisation-alger-bensalah

 

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4 - La Russie adresse un message de soutien au Soudan

 

La Russie s’attend à ce que le Soudan retrouve bientôt la paix, récemment secoué par un renversement du pouvoir, a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères russes lors d’une rencontre avec l’ambassadeur du Soudan en Russie. Ce dernier a assuré que les relations cordiales entre les pays resteront les mêmes malgré le changement de pouvoir.

 

Moscou espère que la situation au Soudan se stabilisera prochainement, a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères russes, Mikhaïl Bogdanov, au cours d'une rencontre avec l'ambassadeur du Soudan en Russie Nadir Babiker.

 

«Au cours de la rencontre, on a abordé les derniers événements au Soudan. L'ambassadeur du Soudan a souligné que le changement de pouvoir n'influencerait pas la politique étrangère du Soudan visant à renforcer les relations amicales et la coopération sur plusieurs niveaux avec la Russie», annonce le ministère des Affaires étrangères russes.

 

La Russie a confirmé son principe universel de lnon-ingérence dans les affaires intérieures des états souverains et a exprimé l'espoir d'une stabilisation de la situation interne pour atteindre l'équilibre, selon le ministère.

 

Depuis plusieurs mois, le Soudan est secoué par des manifestations. Déclenchées le 19 décembre à la suite de la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, elles se sont rapidement transformées en un mouvement de contestation contre le Président d'Omar el-Béchir, à la tête du pays depuis 1989.

 

Le Président soudanais Omar el-Béchir a été destitué et arrêté le 11 avril. Le ministre de la Défense, Ahmed Awad Ibn Auf, a confirmé la dissolution du gouvernement et a annoncé la mise en place d'un conseil militaire voué à diriger le pays pendant deux ans. Selon ces annonces, la période de transition sera suivie par des «élections libres et équitables».

 

12.04.2019/ Mis à jour 12.04.2019/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201904121040720088-soudan-stabilisation-situation-russie/

 

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5 - Coup d'État contre Omar el-Béchir : comment le Soudan en est arrivé là

 

Omar el-Béchir a été écarté du pouvoir et arrêté après quatre mois de manifestations antigouvernementales, a annoncé l'armée. Il a dirigé le pays d'une main de fer pendant trois décennies. Voici cinq dates importantes de l'histoire du Soudan qui expliquent ce qui a conduit au renversement du président Omar el-Béchir.

 

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. 30 juin 1989 : le général Omar el-Béchir arrive au pouvoir

Il est alors accusé de crimes de guerre en lien avec la crise au Darfour. elle a éclaté en 2003 lorsque les rebelles de cette vaste région de l'ouest du pays ont pris les armes pour mettre fin à une discrimination dont ils disent être victimes. Des centaines de milliers de personnes ont été tuées au Darfour, ce qui emmène la Cour pénale internationale (CPI) à inculper M. el-Béchir de crimes contre l'humanité et de génocide. Mais l'enquête menée par la CPI a finalement été suspendue, faute de soutien des Nations unies. Le président soudanais a dirigé le pays pendant 20 ans avant d'organiser la première élection présidentielle en 2010, un scrutin dont il sort vainqueur.

 

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. 9 juillet 2011 : le Soudan du Sud devient indépendant

En 2011, à la suite d'un référendum, le Soudan du Sud obtient l'indépendance vis-à-vis du Soudan. Le référendum faisait partie d'un accord de paix conclu entre el-Béchir et les rebelles du sud. Mais la scission du pays a eu des répercussions financières importantes sur le fonctionnement de l'État soudanais, car le sud, nouvellement indépendant, concentre 75 % des ressources pétrolières du pays. L'économie soudanaise, déjà mise à rude épreuve par plus d'une décennie de sanctions américaines, en est durement affectée. Le gouvernement de Khartoum impose ensuite des mesures d'austérité au peuple soudanais et réduit les subventions en raison de la baisse des recettes pétrolières. Cette mesure engendre des vagues de protestations qui vont prendre de l'ampleur lorsque les prix des produits de base vont augmenter plus tard.

Le gouvernement réagit aux protestations en dispersant les manifestants, en arrêtant des leaders de l'opposition et en censurant les médias indépendants. En 2015, soit quatre ans après la scission du pays en deux États, M. el-Béchir est réélu au terme d'un scrutin présidentiel boycotté par l'opposition.

 

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. 19 décembre 2018 : des manifestations contre l'austérité

Fin 2017, les États-Unis lèvent certaines sanctions prises contre le Soudan. Toutefois, l'économie du pays continue de se détériorer. En novembre 2018, l'inflation atteint presque 70 %. Alors que la livre soudanaise s'effondre. Le gouvernement impose des mesures d'austérité et réduit les subventions étatiques sur le carburant et le pain. Ces mesures déclenchent des vagues de protestations massives dans tout le pays, en décembre 2018. Les manifestants protestent d'abord contre la hausse des prix des certaines denrées alimentaires, du pain notamment. Ils exigent ensuite la démission d'Omar el-Béchir. Plus de 1 000 manifestants auraient été arrêtés par les forces gouvernementales.

 

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. 22 février 2019 : l'état d'urgence est décrété

En février, la NISS, l'agence chargée de la sécurité nationale et des renseignements, tente de calmer les manifestants en annonçant que le chef de l'État va démissionner. Mais Le président réagit aux manifestations par une mesure instaurant l'état d'urgence dans tout le territoire soudanais. Il limoge le gouvernement fédéral et remplace tous les gouverneurs par des membres des forces de sécurité. Omar el-Béchir tente en même temps de calmer les manifestants en promettant de se retirer de la présidence du pays à la fin de son mandat en avril 2020 et de ne pas se présenter à l'élection présidentielle. Mais ces mesures ne semblaient pas suffisantes pour calmer les manifestants, qui rappellent que le chef de l'État a, par le passé, promis de se retirer du pouvoir, sans tenir parole.

 

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. 6 avril 2019 : les manifestants se rapprochent du quartier général de l'armée à Khartoum

Pour la première fois, des milliers de manifestants puissent accéder à la devanture de l'état-major de l'armée, qui se trouve près du palais présidentiel. Des milliers de Soudanais campent à l'extérieur du siège de l'armée tout au long de la semaine, de jour comme de nuit.


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. L'icône des manifestations au Soudan

Et au moment où une partie des forces de sécurité fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants et procède à des arrestations, la police, elle, ordonne à ses agents de ne pas "intervenir contre les citoyens" et de ne pas disperser "les manifestations pacifiques". Elle déclare qu'elle soutient la "transition pacifique du pouvoir". Selon les analystes politiques, l'armée et les autres corps de sécurité étaient divisés sur la manière de gérer les manifestants. Les officiers de l'armée voulaient éviter la violence, tandis que certains groupes paramilitaires étaient prêts à recourir à la force publique. Sur le terrain, des unités de l'armée sont intervenues pour protéger les manifestants contre certains agents de sécurité. Ce 11 avril, les militaires annoncent que le président Omar el-Béchir est arrêté et destitué de la présidence du pays.

 

11 avril 2019/www.bbc.com

 

https://www.bbc.com/afrique/region-47899322


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6 - Soudan: les militaires pressés de toutes parts d'instaurer un gouvernement civil

 

Les organisateurs de la contestation au Soudan ont dénoncé lundi une tentative de dispersion du sit-in qui rassemble des milliers de manifestants depuis dix jours devant le siège de l'armée, maintenant la pression sur les militaires au pouvoir pour instaurer un gouvernement civil. L'Association des professionnels soudanais (SPA) n'a pas précisé l'identité des personnes ayant essayé de disperser la foule, mais des témoins ont indiqué que plusieurs véhicules de l'armée avaient encerclé le lieu où se tient le sit-in à Khartoum. La SPA, fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis le 19 décembre, a appelé les manifestants à se rassembler dans le secteur "pour protéger" la "révolution" et exhorté à nouveau le Conseil militaire de transition à "transférer immédiatement le pouvoir à un gouvernement civil".

 

La destitution jeudi par l'armée du président Omar el-Béchir, après 30 ans à la tête du pays, et les promesses du Conseil militaire qui a pris le pouvoir n'ont pas dissuadé les manifestants de partir. Selon des témoins, l'armée a déployé dimanche une banderole sur l'un des murs de son QG, incitant les manifestants "à ne pas s'approcher". "Vous avez été nos invités sous notre protection. Mais à présent, la loi d'urgence nous gouverne tous." Le 22 février, M. Béchir avait instauré l'état d'urgence, interdisant les rassemblements non autorisés et punissant sévèrement les violations. Des dizaines de personnes ont été tuées entre le 19 décembre et la destitution de M. Bechir.

 

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- Rencontre avec "Himeidti" -

Les appels de la communauté internationale à une passation rapide du pouvoir aux civils se sont multipliés. Succédant au général Ibn Ouf, resté seulement 24 heures à la tête du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Buhrane a promis d'instaurer un "gouvernement entièrement civil", sans toutefois donner de calendrier. Dimanche soir, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège ont appelé les militaires à entamer rapidement un dialogue "crédible" avec l'opposition, les organisateurs de la contestation et des représentants de la société civile.

 

Dans un communiqué conjoint, leurs ambassades ont mis en garde contre l'utilisation de la violence pour disperser les manifestations. Lundi, l'ambassadeur britannique au Soudan, Irfan Siddiq, a écrit dans un tweet après avoir rencontré le chef-adjoint du Conseil militaire, Mohamad Hamdan Daglo, surnommé "Himeidti": "Notre principale demande, pas de violence, pas de tentative de disperser le sit-in par la force". Chef des opérations de la Force (paramilitaire) de soutien rapide, "Himeidti" est une figure controversée accusé de violations des droits humains au Darfour (ouest). Mais certains manifestants, qui estiment qu'il est désormais "du côté du peuple", ont déployé une banderole à son effigie pour le remercier de son soutien.

 

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- "Liberté, justice et démocratie" -

Dimanche, le Conseil militaire a rencontré différents partis politiques et les a appelés à se mettre "d'accord sur une personnalité indépendante qui deviendrait Premier ministre et sur un gouvernement civil". "Nous voulons mettre en place un Etat civil basé sur la liberté, la justice et la démocratie", a affirmé un membre du Conseil, le général Yasser al-Ata. Les représentants de la contestation demandent aussi la restructuration du NISS, dont le chef, le redouté Salah Gosh, avait démissionné quelques heures plus tôt. Plus tard dans la soirée, le porte-parole du Conseil n'avait pas directement répondu aux revendications de la délégation mais avait annoncé la nomination d'un nouveau chef du renseignement.


La contestation au Soudan/AFP

La contestation au Soudan / AFP

 

Lundi, le Conseil a également nommé un nouveau chef d'état-major, le général Hachim Abdelmotalib. Samedi, le général Buhrane avait promis "d'éliminer les racines" du régime d'Omar el-Béchir, au pouvoir durant trois décennies. Le Conseil militaire compte toutefois parmi ses dix membres des piliers de ce régime et des personnalités controversées comme "Himeidti" qui fut un chef de guerre au Darfour, selon des chercheurs. Le nouvel homme fort du Soudan s'est également engagé à libérer les manifestants arrêtés ces dernières semaines, mais aussi à lever le couvre-feu nocturne imposé par son prédécesseur ainsi qu'à traduire en justice les personnes impliquées dans la mort de protestataires.


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- Justice -

Amnesty International a appelé les militaires à remettre le président déchu, actuellement détenu par les militaires mais dans un lieu inconnu, à la Cour pénale internationale (CPI). Cette cour basée à La Haye a émis des mandats d'arrêt contre M. Béchir, âgé de 75 ans, pour "crimes de guerre", crimes "contre l'humanité" et génocide dans la région occidentale du Darfour. Depuis 2003, 300.000 personnes sont mortes dans le conflit au Darfour, où les violences ont toutefois baissé d'intensité ces dernières années. Le conseil militaire a affirmé qu'il refuserait d'extrader M. Béchir ou tout autre citoyen soudanais.


Les représentants de la contestation réclament que M. Béchir et les responsables du puissant service de renseignement (NISS) impliqués dans la répression de la contestation soient jugés. Ils veulent aussi la confiscation des biens du parti du président déchu (le Parti du congrès national, NCP). L'acteur américain George Clooney, qui milite de longue date contre les crimes de guerre au Darfour, a appelé lundi la communauté internationale à une "action forte" dans une tribune publiée par le Washington Post, ajoutant que le levier d'action "le plus puissant serait de partir à la recherche des actifs blanchis par Béchir et ses proches au sein du système financier international".

 

afp, le 15/04/2019/ Modifié le 15/04/2019/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Soudan-militaires-presses-toutes-parts-instaurer-gouvernement-civil-2019-04-15-1301015733


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