Publié le : 02-05-2019 à 13:04:14 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : pouvoirs et attentes (le président Bouteflika écoute son peuple en Algérie...)


0.1 - « Algérie/ Transition politique/ L’après-Bouteflika a commencé : Le dernier acte du départ d’Abdelaziz Bouteflika du pouvoir a eu lieu ce mardi 9 avril. Le Parlement réuni en congrès a pris acte de la vacance de la présidence de la République et actionné la mise en application de l’article 102 de la Constitution en vertu duquel Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, assumera les fonctions de chef de l’État par intérim pendant quatre-vingt-dix jours. Le président Bouteflika a annoncé sa démission le 2 avril au soir, sous la pression du peuple et de l’armée qui avait insisté sur une solution qui ne déborde pas du cadre constitutionnel. »

 

Résultat de recherche d'images pour


0.2 - « Algérie/ politique/ Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat, le scrutin reporté : Coup de tonnerre en Algérie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, confronté depuis deux semaines à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, a annoncé lundi renoncer à briguer un 5e mandat et le report sine die de la présidentielle prévue le 18 avril. Le président Bouteflika avait regagné l'Algérie dimanche, à l'issue de deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des «examens médicaux». »


Résultat de recherche d'images pour


0.3 - « Afrique/ Algérie/ En Algérie, la presse salue une mobilisation "historique" contre le 5ème mandat de Bouteflika. La presse algérienne salue les manifestations "historiques" du vendredi 8 mars en Algérie contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Elles ont mobilisé des centaines de milliers de personnes dans les grandes villes du pays. La presse est unanime, ou presque. Les quotidiens algériens consacrent, samedi 9 mars, de nombreuses pages aux manifestations "historiques" du vendredi 8 mars en Algérie contre le 5e mandat que brigue le président Abdelaziz Bouteflika. "Un peuple fabuleux !", s'enthousiasme en Une El Watan qui consacre 12 pages au 3e vendredi consécutif de contestation, marqué par une mobilisation gigantesque à travers le pays. »

 

Résultat de recherche d'images pour

 

-------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

 

1 - Algérie/ Politique/ Transition : L’après-Bouteflika a commencé

 

La nomination du président du Sénat, Abdelkader Bensalah, au poste de président par intérim est conforme à la Constitution mais va à l’encontre des revendications des Algériens. À quoi s’attendre ?

Le dernier acte du départ d’Abdelaziz Bouteflika du pouvoir a eu lieu ce mardi 9 avril. Le Parlement réuni en congrès a pris acte de la vacance de la présidence de la République et actionné la mise en application de l’article 102 de la Constitution en vertu duquel Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, assumera les fonctions de chef de l’État par intérim pendant quatre-vingt-dix jours. Le président Bouteflika a annoncé sa démission le 2 avril au soir, sous la pression du peuple et de l’armée qui avait insisté sur une solution qui ne déborde pas du cadre constitutionnel. Jusque-là, les dispositions de la loi fondamentale ont été scrupuleusement suivies en dépit des objections des manifestants, qui redoutent qu’une telle option n’aboutisse à une régénérescence du système à la faveur d’une transition gérée par ses institutions et ses hommes.

Résultat de recherche d'images pour

Le désormais chef de l’État Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Noureddine Bedoui, qui ne pourra être changé avant l’élection d’un nouveau président de la République, ainsi que [Tayeb Belaiz], le président du Conseil constitutionnel hérité de Bouteflika, auront à jouer un rôle clé dans les trois mois à venir, en gérant les affaires courantes et surtout le processus électoral qui devra doter le pays d’un nouveau timonier. Lors de la marche du vendredi 5 avril, la première sans Bouteflika, le peuple avait clairement signifié son rejet des trois “B”, appelant plutôt à la mise en place d’une instance présidentielle collégiale et d’un gouvernement de consensus, une solution proposée aussi par de nombreuses personnalités de l’opposition.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Le respect de la voie constitutionnelle

La remise des clés de la transition à Abdelkader Bensalah ce mardi matin constitue-t-elle un fait accompli ? Plus clairement, est-il trop tard pour l’adoption d’une option qui prenne en charge le souci du peuple de sauver la transition et plus globalement sa révolution ? À première vue, il s’agit d’un pied de nez à ceux qui manifestent par millions, sous prétexte du respect de la Constitution. Cette même Constitution violée et triturée au gré des humeurs, avec la complicité de ces mêmes parlementaires qui, jusqu’au bout, auront tout applaudi, et le silence de l’armée qui la met aujourd’hui en avant comme un texte sacré.

 

L’homme qui a joué un rôle clé dans le départ de Bouteflika, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah, a fait preuve jusque-là d’une constance dans son discours en insistant sur le respect de la voie constitutionnelle et la satisfaction des revendications du peuple, sans toutefois expliquer comment il compte concilier ces deux aspects à l’apparence antinomiques au vu de la réalité du terrain. Certains constitutionnalistes avaient vu à travers son appel à l’application, concomitamment avec l’article 102 [relatif aux modalités de la destitution du président et de son remplacement par intérim], les articles 7 et 8 de la Constitution [consacrant la souveraineté du peuple], la possibilité de faire table rase des institutions héritées de l’ancien régime et d’aller dès maintenant vers les solutions préconisées et réclamées par la rue, à commencer par la remise du pouvoir à une instance collégiale et consensuelle issue du peuple.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Le rejet des figures du système, particulièrement les trois “B”

Une telle option est-elle encore possible maintenant que Bensalah est officiellement chef de l’État par intérim ? Au moment où le Parlement actait la mise en branle de l’article 102, Ahmed Gaïd Salah se trouvait en visite dans l’ouest du pays. Jusque-là, il s’est dit aux côtés du peuple et à l’écoute de ses revendications. C’est ce qu’il devrait réitérer, en plus sans doute de garanties pour que le processus de transition débouche sur un changement véritable et non sur un rafistolage du système décrié. Mais sans doute qu’il lui faudra des arguments solides pour convaincre, car le rejet des figures du système, particulièrement les trois “B”, est catégorique.

 

Les trois hommes ont constitué le thème central des grandes marches de vendredi dernier [5 avril]. Leurs portraits étaient barrés sur toutes les pancartes et leur départ immédiat était présenté comme une exigence unanime et non négociable. La confirmation de Bensalah comme chef de l’État par intérim induit nécessairement le maintien des deux autres personnages rejetés, si l’on s’en tient au fameux cadre constitutionnel. Elle annonce aussi inéluctablement une autre grande journée de mobilisation pour ce vendredi 12 avril. La balle est plus que jamais dans le camp de l’armée.

 

Makhlouf Mehenni/ AFRIQUE/ ALGÉRIE/ TSA/ Publié le 09/04/2019/

 

https://www.courrierinternational.com/article/algerie-lapres-bouteflika-commence/


Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


2 - Le président Bouteflika va démissionner avant la fin de son mandat, le 28 avril

 

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l'expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle APS. Le chef de l'État prendra auparavant des «mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'État durant la période de transition», poursuit le communiqué, précisant que sa «démission (...) interviendra avant le 28 avril 2019». Ni la date de cette démission ni les «décisions importantes» qui seront prises avant n'ont été précisées. Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du «système» au pouvoir.


Résultat de recherche d'images pour  Résultat de recherche d'images pour


Après avoir renoncé à briguer un 5e mandat, une perspective qui a fait descendre des millions d'Algériens dans la rue, M. Bouteflika avait reporté la présidentielle prévue le 18 avril et proposé de remettre ses pouvoirs à un successeur élu à l'issue d'une Conférence nationale censée réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution. Une option qui impliquait qu'il reste au pouvoir au-delà de l'expiration de son mandat et jusqu'à une date indéterminée, catégoriquement rejetée par les manifestants dont la mobilisation n'a pas faibli ces dernières semaines.

 

M. Bouteflika s'est retrouvé très isolé ces derniers jours après que le chef d'état-major de l'armée, le puissant général Ahmed Gaïd Salah, un indéfectible allié, eut affirmé que son départ du pouvoir était la solution à la crise, position à laquelle se sont ralliés rapidement l'essentiel des piliers de son régime. Selon la Constitution, une fois sa démission actée, c'est le président du Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui assurera l'intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle est organisée.

 

Agence France-Presse/ Publié le 1er avril 2019/ Mis à jour le 1er avril 2019/

 

https://www.tvanouvelles.ca/2019/04/01/le-president-bouteflika-va-demissionner-avant-la-fin-de-son-mandat-le-28-avril


Résultat de recherche d'images pour


------------------------------


Résultat de recherche d'images pour

 

3 - Algérie/ Politique : un pays à la reconquête de lui-même

 

Un mois après le début des manifestations réclamant le départ du président Bouteflika, des centaines de milliers d’Algériens ont à nouveau convergé dans les rues ce vendredi. «Alger a changé tu ne trouves pas ? La ville est différente. Les gens ont l’air vraiment heureux», s’exclame Abdou, trentenaire qui vit à Paris depuis huit ans. Comme de très nombreux habitants de la capitale qui partagent le même constat, il a du mal à reconnaître sa ville natale, métamorphosée depuis le 22 février. Il y a un mois jour pour jour, les Algérois dévalaient par dizaines de milliers les rues d’Alger, interdite de manifestation depuis 2001, surprenant ainsi tout le monde : les forces de l’ordre, les manifestants eux-mêmes et les chancelleries du monde entier. Depuis, chaque vendredi, jour de grande prière hebdomadaire, la mobilisation n’a cessé de grossir.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Solennel

Plusieurs centaines de milliers de manifestants ont à nouveau investi la capitale ; la quasi-totalité des 48 wilayas («préfectures») de ce pays de 41,3 millions d’habitants ont vu converger des cortèges appelant au départ du Président, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis vingt ans et dont le camp se fissure chaque jour un peu plus. Dans la rue Didouche-Mourad, une des principales artères du centre-ville de la capitale, la pluie n’a pas empêché les habitants de se retrouver : «Ce n’est pas une petite pluie qui va nous arrêter !» lance une dame, tout sourire, venue en famille, parapluie dans une main et drapeau vert et rouge noué autour du cou.

 

A 14 heures, moment du départ du mouvement, la pluie s’arrête comme par miracle. Au milieu de l’avenue, le cortège se presse autour d’un immeuble en particulier. Sur un balcon, des enceintes ont été installées, autour desquelles trônent de nombreux drapeaux algériens, palestiniens, mais aussi néozélandais, en hommage aux victimes de l’attaque terroriste qui a fait 50 victimes dans deux mosquées vendredi dernier. L’hymne national est alors diffusé, la foule s’immobilise et entonne en chœur les paroles. Le moment se veut solennel. «Quelqu’un qui a installé tout ça de sa propre initiative», indique un jeune juché sur un muret, une position qui offre une vue imprenable sur l’avenue. De grandes affiches ont été suspendues entre deux rangées d’immeubles, reprenant une citation en français et en arabe de Mourad Didouche, héros de la révolution algérienne, décédé en 1955, avant la fin de la guerre. Un écriteau a été installé sur ce même balcon, lettres blanches sur fond bleu, à l’instar d’une plaque de rue, indiquant «Place du 22 février 2019, révolution du peuple».

 

Image associée


_ «Dignité»

Au-delà des revendications politiques de changement de régime, c’est une réappropriation de l’espace public qui s’affirme désormais dans tout le pays. Différentes artères se croisent en cet endroit de l’avenue, noire de monde. Ce vendredi est une célébration d’une «dignité retrouvée», peut-on lire sur une affiche. «Nous ne sommes ni kabyles, ni chaouis, ni arabes, ni touaregs. Nous sommes une Algérie. Un seul but, la liberté», lit-on sur une autre. Un message en référence à une campagne anonyme diffusée sur les réseaux sociaux, attribuée à des soutiens du régime, et destinée à semer les graines de divisions identitaires, un sujet brûlant dans un pays culturellement très métissé.

 

Amaria Benamara correspondance à Alger/ Par Amaria Benamara/ Correspondance à Alger/ 22 mars 2019/

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/22/algerie-un-pays-a-la-reconquete-de-lui-meme_1716889


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------


Résultat de recherche d'images pour

  

4 - Algérie/ politique : Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat, le scrutin reporté

 

La candidature du président algérien, en poste depuis 1999, à l'élection présidentielle prévue le 18 avril avait provoqué des manifestations massives dans tout le pays. Il indique toutefois implicitement qu'il restera chef de l'État à l'expiration de son mandat, le 28 avril prochain, l'élection étant reportée. 

Coup de tonnerre en Algérie. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, confronté depuis deux semaines à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, a annoncé lundi renoncer à briguer un 5e mandat et le report sine die de la présidentielle prévue le 18 avril. Le président Bouteflika avait regagné l'Algérie dimanche, à l'issue de deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des «examens médicaux».

 

Dans un message à la nation publié par l'agence officielle APS, il précise que la présidentielle aura lieu «dans le prolongement» d'une conférence nationale» chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019. En s'engageant dans ce texte «à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu», Abdelaziz Bouteflika indique implicitement qu'il restera chef de l'État à l'expiration de son mandat le 28 avril 2019. «Il n'y aura pas de cinquième mandat et il n'en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m'assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l'assise des fondations d'une nouvelle République», déclare Abdelaziz Bouteflika dans ce texte.

 

«Il n'y aura pas d'élection présidentielle le 18 avril prochain», poursuit le président algérien disant ainsi «satisfaire une demande pressante que vous (Algériens) avez été nombreux à m'adresser». La prochaine présidentielle «aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive et indépendante (...) équitablement représentative de la société algérienne comme des sensibilités qui la parcourent» qui «devra s'efforcer de compléter son mandat avant la fin de l'année 2019», ajoute Abdelaziz Bouteflika.

 

Noureddine Bedoui, jusqu'ici ministre algérien de l'Intérieur, a été nommé premier ministre en remplacement d'Ahmed Ouyahia, cible aux côtés du président Abdelaziz Bouteflika de plus de deux semaines de contestation inédite en Algérie depuis 20 ans, a annoncé l'agence de presse officielle APS. Bedoui est chargé de former le nouveau gouvernement, selon l'APS. Il est flanqué d'un vice-premier ministre, Ramtane Lamamra, nommé également ministre des Affaires étrangères, poste qu'il a déjà occupé de 2013 à 2017.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Nombreuses réactions

À Alger, la capitale du pays, la nouvelle est accueillie par un concert de klaxons, rapporte une journaliste sur place. En France, cette annonce a été saluée par la classe politique. «La France prend acte du renoncement du président Bouteflika» de se présenter à un cinquième mandat à la tête de l'Algérie, a déclaré le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal au Figaro. «Je ne crois pas avoir beaucoup d'autres commentaires à faire. Les Algériens tiennent à ce qu'on respecte leur indépendance, leur souveraineté, ils ne veulent pas qu'on fasse de l'ingérence», a-t-il poursuivi. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a tweeté: «Par sa mobilisation massive, le peuple algérien obtient la satisfaction de sa principale revendication: Abdelaziz Bouteflika renonce à se présenter à la présidentielle.

Chapeau le peuple algérien ! En France on devrait y réfléchir».

 

Par   Journaliste Figaro/ Le figaro.fr/ Journaliste Figaro AFP agence/ Mis à jour le 12/03/2019/ Publié le 11/03/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/11/01003-20190311ARTFIG00199-algerie-bouteflika-renonce-a-briguer-un-5e-mandat-le-scrutin-reporte.php

 

Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

  

Résultat de recherche d'images pour

 

5 - Salvador : Nayib Bukele élu président dès le premier tour

 

L'ancien maire de San Salvador Nayib Bukele, 37 ans, a annoncé le 3 février avoir remporté la présidence de la république du Salvador. Sa victoire dès le premier tour, a été reconnue dans la foulée par ses deux principaux adversaires, Carlos Calleja, du parti de droite Alliance républicaine nationale (Arena), et Hugo Martinez, du parti Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN ex-guérilla).

 

Au Salvador, Nayib Bukele, ancien maire de la capitale San Salvador sous l'étiquette du parti de gauche FMLN (ex-guérilla), a été élu le 3 février à l'âge de 37 ans à la présidence en promettant d'en finir avec le bipartisme droite-gauche qui durait depuis la fin de la guerre civile en 1992. Ses principaux adversaires n'étaient autres que le richissime homme d'affaires Carlos Calleja, 42 ans, et le candidat de son ancien parti, le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), l'ex-ministre des Affaires étrangères Hugo Martinez, âgé de 51 ans.

Nayib Bukele était en lice sous la bannière du petit parti conservateur Grande alliance pour l'unité nationale (Gana) qui l'a accueilli après son expulsion du FMLN. Il n'a jamais lâché la place de favori, dans tous les sondages de la campagne électorale.


Résultat de recherche d'images pour

 

_ « Nous allons écrire l'Histoire »

Surnommé « l'hirondelle », emblème de son parti, ce fils d'un notable de la communauté arabe, d'origine palestinienne, est devenu l'enfant terrible de la politique salvadorienne. Sa famille était liée à la guérilla et a même caché certains de ses dirigeants clandestins pendant la guerre civile.  

La paix revenue, et le FMLN intégré au jeu démocratique, Nayib Bukele est élu en 2012 sous la bannière du parti de gauche à la mairie de Nuevo Cuscatlan, dans la banlieue de San Salvador. Trois ans plus tard, sous la même étiquette, il devient maire de la capitale, de 2015 à 2018. Il est pourtant exclu du FMLN en 2017, après une altercation avec une conseillère municipale. Selon nombre d'observateurs, le parti a saisi un prétexte pour écarter ce trublion qui faisait trop d'ombre à la vieille garde. Bousculant les codes traditionnels, ce publicitaire de profesison a fait une campagne efficace sur les réseaux sociaux.

 

Fort d'une réputation de bon gestionnaire municipal, reconnu pour avoir sécurisé la capitale, il a pris pour cible la corruption des deux partis qui dominent la vie politique salvadorienne depuis près de 30 ans, et proclamé qu'« il y a assez d'argent » pour tous les Salvadoriens « quand personne ne vole ». « Nous n'allons pas permettre que nous gouvernent toujours les mêmes, a-t-il promis. Nous allons écrire l'Histoire ». Pour tenir son pari il lui faut encore conclure un accord de gouvernement avec la majorité parlementaire de l'Arena, un parti de droite qui tient les rênes de l'assemblée jusqu'en 2021 et rompre avec la double malédiction de la violence des gangs criminels et de la misère qui poussent des milliers de Salvadoriens à fuir leur pays.

 

Par RFI / (Avec agences)/ Publié le 04-02-2019/ Modifié le 04-02-2019/

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20190204-salvador-nayib-bukele-president-fmln-gana


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

 

6 - Nayib Bukele élu président du Salvador

 

Le candidat anticorruption d'origine palestinienne Nayib Bukele a été élu président du Salvador avec près de 54% des voix. Il s'est d'emblée distancié du vénézuélien Nicolas Maduro, le qualifiant de «dictateur». Avec la victoire de Nayib Bukele se tourne une page de la politique salvadorienne, longtemps dominée par deux formations politiques issues de la guerre civile qui ravagea le pays durant douze ans. Le Front Farabundo Marti de Libération nationale (FMLN), éminence politique des guérilleros marxistes, et le parti conservateur Alliance Républicaine Nationale (ARENA), dont le fondateur Robert D'Aubuisson était proche des milices paramilitaires, ont été tous deux éliminés dimanche.

 

Le Tribunal Suprême Électoral (TSE) a consacré la victoire de Nayib Bukele, avec quelque 53.78% des voix sur 87% des bulletins dépouillés. Le nouveau président, dont le mandat de cinq ans commencera le 1er juin, devra composer avec l'ARENA, qui dispose de la majorité à l'Assemblée législative jusqu'en 2021. À 37 ans, Nayib Bukele a mis en avant sa jeunesse et a courtisé durant la campagne les électeurs sur les réseaux sociaux, partageant sa passion pour le paintball et les sports extrêmes et menant une stratégie de communication numérique très maîtrisée. Ses tenues décontractées - jean, veste en cuir, casquette de base-ball - visaient aussi à séduire la jeunesse.

 

Son ascension fut rapide. Fils d'un notable de la communauté palestinienne émigrée au Salvador, entrepreneur à succès, Nayib Bukele a grandi dans une famille proche des guérillas marxistes, qui aurait caché certains de ses dirigeants clandestins. C'est donc tout naturellement qu'il adhère tout d'abord au FMLN, sous la bannière duquel il est élu en 2012 à la mairie de Nuevo Cuscatlan, une petite commune de 6 800 habitants dans la banlieue de San Salvador, avant de devenir maire de la capitale de 2015 à 2018. Exclu en octobre 2017 pour avoir critiqué son parti, Nayib Bukele fonde dans la foulée le groupe de réflexion «Nuevas Ideas» (Nouvelles Idées) et adhère au GANA, alors un petit parti de centre droit qui ne dispose que d'une dizaine de députés à l'Assemblée législative, et dont les initiales évoquent le verbe «gagner» en espagnol.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ «Rendez ce que vous avez volé»

Fort de cette trajectoire, Bukele a axé sa campagne sur le renouvellement, cherchant à dépasser l'alternance droite gauche qui a dominé le pays depuis les accords de paix de 1992. Il a multiplié les attaques contre la corruption. «Rendez-nous ce que vous avez volé», déclare-t-il, ajoutant qu'«il y a assez d'argent [pour le pays] lorsque personne ne vole». Il vise implicitement trois anciens présidents du Salvador: Francisco Flores (1999-2004), Antonio Saca (2004-2009) et Mauricio Funes (2009-2014).

 

Francisco Flores (ARENA) aurait détourné environ 10 millions de dollars d'aides internationales envoyées après le tremblement de terre qui décima le pays en 2001 ; la mort lui a épargné tout procès. Antonio Saca (ARENA) purge actuellement une peine de 10 ans de prison, après avoir plaidé coupable lors d'un procès pour détournement de fonds publics et blanchiment d'argent. Mauricio Funes (FMLN) est, quant à lui, accusé d'avoir détourné près de 350 millions de dollars et a fui au Nicaragua, qui lui a accordé l'asile. Pour lutter contre ces dérives, Nayib Bukele a proposé que le Salvador se dote d'une commission internationale anticorruption sur le modèle de celle en place pendant plus de 10 ans au Guatemala.


Résultat de recherche d'images pour


«L'hirondelle» - comme le surnomment ses électeurs en référence au logo du GANA - a mené, en tant que maire de San Salvador, d'importants projets d'aménagement qui lui ont valu une indéniable popularité. Le centre historique de la capitale fut redynamisé et plusieurs infrastructures pour la jeunesse ont vu le jour. Mais certains lui reprochent de ne pas s'être attaqué aux problèmes de circulation et à la question des déchets, deux dossiers moins payant électoralement.

 

Tout au long de sa campagne, Nayib Bukele s'est voulu un défenseur de la démocratie. Une semaine avant son élection, il critiquait sur les réseaux sociaux plusieurs dirigeants des pays voisins, Nicolás Maduro au Venezuela, Daniel Ortega au Nicaragua et Juan Orlando Hernandez au Honduras, les qualifiant de «dictateurs». «Un dictateur est un dictateur, qu'il soit de «droite» ou de «gauche»», affirme-t-il sur Twitter. S'il n'a pas clairement exprimé son soutien à Juan Guaido, il s'est rangé dans le camp hostile à Nicolás Maduro. Au-delà de sa rhétorique anticorruption et du désir d'alternance de la population, Nayib Bukele devra à présent s'atteler aux deux plaies majeures du pays: la pauvreté et la violence endémique causées par les gangs.

 

Par  Journaliste Figaro/ Le figaro.fr / Publié le 04/02/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/2019/02/04/01003-20190204ARTFIG00172-nayib-bukele-elu-president-du-salvador.php


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour   


7 - Sénégal/ Présidentielle au Sénégal : Macky Sall est réélu dès le premier tour

 

Au Sénégal, Macky Sall est réélu. Le chef de l'Etat sortant a remporté la présidentielle de dimanche dès le premier tour. D'après les chiffres annoncés ce jeudi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), il a obtenu plus de 58% des suffrages. Loin derrière, on trouve l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, 20% des voix, et Ousmane Sonko, 15%.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ L'opposition conteste mais jette l'éponge

De manière unanime, les 4 candidats battus ont rejeté fermement les résultats. Pour autant, ils ont indiqué qu'ils n'allaient pas introduire de recours devant le Conseil constitutionnel. C'est à présent à ce Conseil constitutionnel de valider les chiffres annoncés par la commission électorale. "Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et sera le seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l'histoire", a déclaré Idrissa Seck, en lisant un texte cosigné par Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ La joie au QG de Macky Sall

Les partisans de Macky Sall ont laissé éclater leur joie à l'annonce de la victoire. Macky Sall, 56 ans, a été élu en 2012 pour 7 ans. A compter de cette année, le mandat du président au Sénégal a été ramené à 5 ans.

 

Par Olivier Peguy • Dernière MAJ: 28/02/2019- avec agences -

 

https://fr.euronews.com/2019/02/28/le-president-macky-sall-est-reelu-des-le-premier-tour-au-senegal-avec-58-27-des-voix-provi


Résultat de recherche d'images pour

(Senegal is building a $2 billion futuristic city)


----------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour   


8 - Sénégal : officiellement réélu, Macky Sall « tend la main » à l’opposition

 

La réélection au premier tour du président sortant a été proclamée par le Conseil constitutionnel. Le chef de l’Etat devrait prêter serment le 2 avril. Le Conseil constitutionnel du Sénégal a sans surprise proclamé mardi 5 mars la réélection au premier tour du président Macky Sall, qui a aussitôt annoncé « tendre la main » à l’opposition pour un « dialogue constructif » dès le début de son second mandat le 2 avril. Ses quatre adversaires au premier tour du 24 février avaient annoncé la semaine dernière rejeter les résultats provisoires proclamés par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV), mais renoncé à les contester devant le Conseil constitutionnel.

 

L’examen des documents transmis le 28 février par la CNRV, dont les observations des représentants de certains candidats, « ne révèle pas d’irrégularité de nature à altérer la sincérité du scrutin », selon la décision du Conseil lue par sa greffière en chef, Ernestine Ndèye Sanka. Après les « corrections et redressements nécessaires », Macky Sall a obtenu 2 555 426 voix, soit 58,26 % des suffrages. « Il y a lieu de le déclarer élu au premier tour », a déclaré Mme Sanka.


Résultat de recherche d'images pour


_ « Nouveau contrat de confiance »

 Le chef de l’Etat, réélu pour cinq ans, est suivi de l’ancien premier ministre Idrissa Seck (20,51 %), du candidat antisystème Ousmane Sonko (15,67 %), du président d’université privée Issa Sall, proche d’un mouvement religieux issu de la confrérie tidjane (4,07 %) et de l’ex-ministre Madické Niang (1,48 %). M. Sall, 56 ans, qui a vu dans « ce nouveau contrat de confiance » la validation de son Plan Sénégal émergent (PSE), s’est engagé à « faire encore plus et mieux », dans un discours en fin d’après-midi, sa première déclaration publique depuis le scrutin, marqué par une participation de plus de 66 %.

 

« A mes yeux, il n’y a ni vainqueur ni vaincu », a-t-il assuré. « Je tends la main à toutes et à tous pour engager un dialogue ouvert et constructif dans l’intérêt supérieur de la nation », a déclaré le président sénégalais, promettant des « propositions en ce sens » après sa prestation de serment le 2 avril. « Je convie à ce dialogue républicain toutes les forces vives de la nation, sans exclusive, dialogue auquel mes prédécesseurs, les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, pourraient apporter leur contribution », a-t-il précisé.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ « Processus électoral chaotique »

L’ancien président Wade, qui au début de la campagne électorale avait appelé à brûler le matériel électoral, avant de plaider pour « une résistance somme toute ferme mais pacifique », avait recommandé à ses partisans de « ne pas participer à ce simulacre d’élection », confisquée selon lui par Macky Sall. L’opposition a dénoncé l’invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre d’Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ainsi que l’instauration d’un nouveau système de parrainages qui a éliminé vingt des vingt-sept prétendants.

 

Dans la matinée, le mouvement citoyen Y’en a marre, en pointe en 2012 contre un troisième mandat d’Abdoulaye Wade, a salué la forte participation, mais déploré « un processus électoral chaotique conduit de façon cavalière par le pouvoir » et exigé la « libération immédiate » d’une dizaine de partisans de l’opposition arrêtés après le vote, dont un ancien porte-parole de l’armée. Huit d’entre eux ont comparu mardi devant la justice qui les a libérés sans retenir de charges contre eux, a rapporté l’Agence de presse sénégalaise.

Le Sénégal, qui a connu deux alternances, en 2000 et en 2012, et aucun coup d’Etat, fait figure de modèle démocratique en Afrique, mais les campagnes électorales y sont souvent émaillées d’accusations de corruption, de désinformation et de violences. Des affrontements ont fait deux morts le 11 février à Tambacounda, à 420 km à l’est de Dakar, entre partisans de Macky Sall et d’Issa Sall.

 

Le Monde avec AFP Publié le 06 mars 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/06/senegal-officiellement-reelu-macky-sall-tend-la-main-a-l-opposition_5432086_3212.html


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

  

Résultat de recherche d'images pour  

   

9 - En RDC, Félix Tshisekedi est proclamé président par la Cour constitutionnelle

 

La Cour constitutionnelle a rejeté le recours déposé par Martin Fayulu. Juste après, cet opposant s’est déclaré « seul président légitime » du pays. La République démocratique du Congo (RDC) a, enfin, un président. Restée sourde aux appels de l’Union africaine (UA) lui demandant de suspendre l’officialisation des résultats, la Cour constitutionnelle a officiellement proclamé, dimanche 20 janvier, Félix Tshisekedi vainqueur de l’élection présidentielle. A 55 ans, il succède au chef de l’Etat sortant Joseph Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001. C’est officiellement la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC, le 30 juin 1960. La Cour a validé tels quels les résultats provisoires annoncés le 10 janvier par la Commission électorale (CENI), donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5 % des voix, devant Martin Fayulu (34,8 %) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23 %).


Résultat de recherche d'images pour


_ « Un coup d’Etat constitutionnel »

La décision des neuf juges est sans surprise, car ils sont largement considérés comme étant acquis au président Kabila. Ils se sont toutefois montrés étonnamment sévères envers le recours de Martin Fayulu, en le considérant comme « non fondé ». Dans son arrêt, lu par le juge Noël Kilomba, la plus haute juridiction du pays a estimé que M. Fayulu n’a « pas apporté la preuve » que les résultats annoncés par la Commission électorale n’étaient pas conformes à la réalité.

 

Mais Martin Fayulu ne l’entend pas ainsi. « Je me considère désormais comme le seul président légitime de la RDC », a-t-il déclaré, juste après l’annonce de la Cour constitutionnelle. M. Fayulu accuse M. Tshisekedi d’être « totalement complice » d’un « putsch électoral » organisé par le président sortant Kabila. Il continue, pour sa part, de revendiquer la victoire avec 60 % des voix, et a appelé les Congolais à organiser des manifestations « pacifiques » pour protester contre la décision de la Cour : « Ce n’est ni plus ni moins qu’un coup d’Etat constitutionnel, car il porte à la magistrature suprême un non-élu. () Par cet arrêt, la Cour constitutionnelle vient une fois de plus de confirmer qu’à l’instar de la Commission électorale, elle est au service d’un individu et d’un régime dictatorial qui ne respecte ni les lois de la République ni les règles les plus élémentaires de la démocratie et de la morale. »

 

En confirmant les résultats de la Commission électorale, la Cour constitutionnelle a pris le risque de provoquer un bras de fer entre le pouvoir congolais et l’UA. Elle a décidé de passer outre aux injonctions des poids lourds de l’UA, qui avaient appelé jeudi à la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, parce qu’ils considéraient que ceux annoncés par la CENI étaient entachés de « doutes sérieux ». L’Afrique du Sud a félicité dimanche Félix Tshisekedi et appelé « toutes les parties prenantes en RDC à respecter la décision de la Cour constitutionnelle » malgré les réserves émises par l’Union africaine et l’Union européenne. De son côté, l’Union africaine a annulé sa mission prévue lundi en RDC. La délégation devait être menée par le président en exercice de l’UA, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, et le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki.

 

Le Monde avec AFP/ Publié le 20 janvier 2019/ Mis à jour le 20 janvier 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/20/en-rdc-felix-tshisekedi-est-proclame-president-par-la-cour-constitutionnelle_5411750_3212.html


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

  

Résultat de recherche d'images pour


10 - En Algérie, la presse salue une mobilisation "historique" contre le 5ème mandat de Bouteflika

 

La presse algérienne salue les manifestations "historiques" du vendredi 8 mars en Algérie contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Elles ont mobilisé des centaines de milliers de personnes dans les grandes villes du pays. La presse est unanime, ou presque. Les quotidiens algériens consacrent, samedi 9 mars, de nombreuses pages aux manifestations "historiques" du vendredi 8 mars en Algérie contre le 5e mandat que brigue le président Abdelaziz Bouteflika. "Un peuple fabuleux !", s'enthousiasme en Une El Watan qui consacre 12 pages au 3e vendredi consécutif de contestation, marqué par une mobilisation gigantesque à travers le pays. "Un nouveau roman national est en train de s'écrire", assure le quotidien francophone, "le peuple a repris la main à travers ce sursaut d'orgueil qui remet l'histoire à l'endroit". Pour le journal, "si les tenants du régime comptaient sur un essoufflement du mouvement (...), ils ont déjà une réponse. Claire et sans bavure".

 

Pour Liberté, autre quotidien francophone qui titre en une "Le Printemps d'Algérie" auquel il consacre 10 pages, il a flotté sur Alger vendredi comme un parfum de "jour d'indépendance". Hospitalisé en Suisse depuis plus de 12 jours, officiellement pour des "examens médicaux",  le président Bouteflika "refuse ou fait mine de ne pas entendre le peuple qui se révolte comme un seul homme et lui demande de s'en aller", déplore le journal. "C'est le propre des potentats, qui ne savent pas quitter le fauteuil quand la confiance de leur peuple est perdue", écrit le journal qui estime que, vendredi, l'Algérie "a condamné Bouteflika à sortir par la petite porte de l'Histoire. Et plus il s'entête (...) plus cette porte de sortie se rétrécit".

 

Résultat de recherche d'images pour


_ "Aucune voix ne sera supérieure à celle du peuple"

En Une, El Khabar estime que "des millions" d'Algériens ont dit "d'une seule voix : Eh Bouteflika, pas de 5e mandat !", en reprenant un des slogans scandés pendant les manifestations. "Aucune voix ne sera supérieure à celle du peuple", estime le quotidien arabophone, qui consacre huit pages à la contestation à travers de nombreuses villes d'Algérie. Selon Le quotidien d'Oran, deuxième ville du pays, "l'opposition populaire contre le 5e mandat" est "en train de donner à la scène politique algérienne des contours tout à fait vivifiants". Elle mène vers "un changement de la manière dont est géré le pays avec plus de transparence" et "tous les ingrédients de la vraie démocratie : la bonne gouvernance et l'alternance au pouvoir", se réjouit le journal pour qui l'heure est en attendant au "bras de fer". "Pour la rue (...) le refus (d'un 5e mandat) est irréversible. 


Pour le candidat (Bouteflika) et ses soutiens, retirer maintenant cette candidature serait non seulement un échec patent devant la pression de la rue, mais une sorte de reniement". Seul le quotidien gouvernemental El Moudjahid, lié au Front de Libération Nationale (FLN), renvoie les manifestations à l'intérieur du journal, en page 9, sans mentionner les demandes de départ du chef de l'État, scandés à pleins poumons par la rue.

 

AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 09/03/2019/ Dernière modification : 09/03/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190309-algerie-presse-revue-algerienne-mobilisation-5eme-mandat-bouteflika


Résultat de recherche d'images pour


----------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

 

11 - Des manifestants pro et anti gouvernement défilent au Venezuela après la panne géante

 

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Caracas samedi alors que les tensions montaient entre le chef de l'opposition, Juan Guaido, et le président Nicolas Maduro. Des milliers de partisans de l'opposition, vêtus de blanc, convergeaient samedi 9 mars vers le centre de Caracas malgré un impressionnant déploiement de forces de l'ordre, au lendemain d'une gigantesque panne électrique qui enfonce encore un peu plus le Venezuela dans la crise.

 

Simultanément, des milliers de soutiens du régime, en rouge, attendaient dans un autre quartier du centre le président Nicolas Maduro, qui a accusé l'opposition et les États-Unis de sabotage. En début d'après-midi, peu avant 14h00 locales (18H00 GMT), ils étaient près de dix mille manifestants de l'opposition à gagner le lieu du rassemblement final avec Juan Guaido, leader de l'opposition et président par intérim autoproclamé, où de nombreux policiers anti-émeutes ont été déployées depuis les premières heures du jour. Alors que leur nombre continuait de croitre, de très nombreux militaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB), accompagnés d'une vingtaine de blindés, avaient pris position le long des autoroutes urbaines et bloquaient les sorties conduisant à l'avenue de la Victoria.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ "On n'en peut plus"

"Il n'y a pas d'eau, pas de lumière, rien à manger, on n'en peut plus", s'énerve Jorge Lugo, qui vient du quartier de Santa Mónica, au sud-est de la ville, en brandissant un drapeau. "Ils vont essayer de nous faire peur mais ils vont avoir une surprise : ils n'arriveront pas à contenir un peuple décidé à en finir avec l'usurpation" a averti samedi matin sur Twitter Juan Guaido.

 

Dans la nuit, des députés de l'opposition ont dénoncé l'arrestation de trois de leurs collaborateurs qui étaient en train de monter une estrade. Mais ils ont affirmé que l'appel à défiler était maintenu même sans estrade.

 

 

_ L'eléctricité est revenu par intermittence dans certains États

De son côté, le président Maduro qui avait appelé à une mobilisation "anti impérialiste" a affirmé samedi matin, également via Twitter,  qu'"une fois de plus l'impérialisme américain a sous-estimé la détermination du peuple vénézuélien". Le chef de l'État, dont la réélection est contestée par l'opposition, a attribué la gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays pendant près de 30 heures à un "sabotage cybernétique" fomenté par les États-Unis. L'électricité est revenue par intermittence samedi dans la plupart des quartiers de Caracas et dans les États du centre-est du pays, mais le reste du territoire reste privé de courant, en particulier la zone pétrolière et très peuplée de Maracaibo (ouest) et les territoires de l'intérieur du pays qui sont dans le noir depuis plus de 40 heures.

 

Les télécommunications, entièrement coupées - internet et réseaux cellulaires - commencent à se rétablir mais le métro de la capitale, qui transporte chaque jour près de deux millions de personnes, est resté fermé. L'absence de courant depuis jeudi 16h50 locales a créé par endroit une situation sanitaire problématique et provoqué des décès dans les hôpitaux qui ne sont pas équipés de générateurs.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Maduro accuse les États-Unis de "sabotage"

Cette panne soumet l'économie du Venezuela, déjà très fragile, et la population à de nouvelles tensions. Avec une inflation hors de contrôle, l'argent liquide est rare, faute de billets disponibles. Seules les transactions électroniques permettent de faire des achats, même pour du pain. Mais toutes ont été suspendues dès jeudi soir. "J'appelle tout le peuple vénézuélien à s'exprimer massivement dans la rue contre le régime usurpateur, corrompu et incapable qui a plongé notre pays dans l'obscurité", avait appelé Juan Guaido, le président par intérim autorpoclamé, reconnu par une cinquantaine de pays.

Le gouvernement, sous pression depuis des semaines, a dénoncé "la guerre impérialiste sur l'électricité". Le ministre de la Défense Vladimir Padrino a qualifié la panne d'"agression délibérée" des États-Unis et a annoncé un "déploiement" de l'armée, sans plus de détails.

 

Résultat de recherche d'images pour

_ Des "preuves" contre Washington

Le gouvernement vénézuélien a affirmé qu'il fournirait à l'ONU "des preuves" d'une responsabilité de Washington dans cette panne géante, la pire jamais connue par le pays. Ces informations seront remises à une délégation du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme qui est attendue dans quelques jours à Caracas, a déclaré le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez. L'origine de la coupure n'est pas encore connue. Des experts accusent le gouvernement socialiste de ne pas avoir investi pour entretenir les infrastructures alors que la crise économique fait rage. La compagnie vénézuélienne d'électricité Corpoelec a dénoncé un "sabotage" de la centrale hydroélectrique vénézuélienne de Guri, la plus importante du pays et l'une des principales d'Amérique latine.

 

Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 09/03/2019/ Dernière modification : 09/03/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190309-venezuela-manifestations-maduro-guaido-panne-electrique


Image associée


----------------------------------

 

Image associée