Publié le : 21-05-2019 à 10:29:29 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : le pouvoir absolu n’a plus de limites (mauvaise gouvernance, banditisme, corruptions : des peuples souverains ont pourtant osé dire non)


« Côte d’Ivoire/ Politique/ Président Bédié : « Honorables Chefs, vous noterez avec moi que je demeure fondamentalement attaché à la recherche de la paix. Vous n’en doutez pas ; à entendre votre porte-parole. Mais, pendant que, par votre médiation, vous me demandez d’amorcer le dialogue avec le Président de la République ; que constatons nous à travers les actes posés en face par les tenants du pouvoir d’Etat. Ils affirment, sans ambages, qu’il n’y a pas de salut en dehors du parti unifié RHDP. C’est pourquoi, ils se permettent tout de leur côté, comme en témoignent :

-les pressions, les chantages et autres menaces exercés sur les cadres du PDCI-RDA et des autres partis politiques ;

 -les limogeages injustifiés de certains hauts responsables de l’Administration ivoirienne pour avoir refusé d’adhérer au parti unifié RHDP.

 Quelle est donc la voie pour entamer un tel dialogue, si la simple liberté d’opinion du citoyen, consacrée par la constitution, n’est plus garantie ? »

 

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1 - COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE/ Discours du président du PDCI-RDA : des hommes politiques se permettent absolument tout ici en Côte d’Ivoire

_ « Toutes les inquiétudes découlent des activités du RHDP Parti Unifié, hors duquel il n’y a pas de salut. Que peut-on faire ? »

 

« C’est un agréable plaisir pour moi de vous recevoir ce jour à Daoukro, soit une semaine après la commémoration de la résurrection du Christ. Espérons que les jours qui suivront, grâce aux prières des uns et des autres, apporteront beaucoup de bonheur, une tranquillité de vie et la paix au peuple de Côte d’Ivoire. Chers chefs traditionnels des Régions des Lagunes, du Sud Comoé, et des Grands Ponts, les chefs traditionnels de l’Iffou et moi-même vous souhaitons une cordiale et chaleureuse bienvenue chez vous à Daoukro. J’ai écouté, avec une attention bien soutenue, le message lu, en votre nom à tous, par votre porte-parole, Nana AGOUDOU Faustin, chef d’Akeïkoi.

Je vous en remercie.

 

Son contenu est empreint de sagesse, tel que le recommande la vie en société ; à savoir la recherche constante du rapprochement, de l’harmonie, de la cohésion fraternelle et l’union indissoluble entre les fils et filles d’une même communauté, d’une même famille et d’une même nation ; dans l’optique de consolider la paix sociale indispensable au progrès social, à la stabilité et au développement économique de notre pays. Telles ont toujours été également ma vison et ma conception de l’organisation et du fonctionnement de la vie de notre nation. C’est, donc, à juste titre que je m’honore du regard rétrospectif jeté par votre porte-parole sur l’ensemble des sacrifices que j’ai dû consentir au cours des événements douloureux qui ont jalonné la vie de notre pays, depuis le coup d’état du 24 décembre 1999 à ce jour.


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J’ose espérer que ces sacrifices, tels qu’évoqués par votre porte-parole, ont été portés à la connaissance du Président Alassane OUATTARA, lors de l’audience qu’il vous a accordée le 23 avril dernier. Si tel est le cas, je salue votre initiative allant dans le sens de la recherche de la préservation et de la sauvegarde d’une paix durable dans notre pays. En ma qualité, à la fois, d’homme d’Etat et d’homme politique, je mesure, à tout moment, la responsabilité qui est la mienne de contribuer, inlassablement, à la cohésion sociale et à la protection des libertés publiques qui sont les fondements essentiels de toute démocratie participative et de l’Etat de droit.

 

C’est donc, animé de ces valeurs républicaines que je me suis toujours inscrit, sans faiblesse et sans rancœur, dans la restauration de l’état de droit, pour une marche harmonieuse de notre pays, bien que certains démocrates ivoiriens se soient réjouis et aient salué le coup d’état de 1999. Dès mon retour d’exil, j’ai pardonné aux auteurs de ce putsch et préconisé une alliance avec le RDR et d’autres forces politiques que sont l’UDPCI, fondé par Feu Robert GUEI, le MFA et l’UPCI. Cette alliance, née en 2005 à Paris, s’est transformée en groupement politique, dénommé RHDP ; dont j’ai assuré la Présidence du Présidium, jusqu’à la date du 16 juillet 2018 pour la naissance du Parti Unifié RHDP. Ce groupement politique a remporté les élections présidentielles de 2010 et de 2015 à la grande satisfaction de nos militants respectifs.

 

Que s’est-il passé pour que ce groupement politique dénommé RHDP disparaisse le 16 juillet 2018 et devienne, le même jour, le parti unifié RHDP lors d’une assemblée générale constitutive irrégulièrement convoquée par des responsables politiques du RDR. Ces derniers n’étaient ni qualifiés, ni compétents pour convoquer cette assemblée générale constitutive du 16 juillet 2018. Oui !!, cette assemblée générale constitutive du 16 juillet 2018 était irrégulière, car :

-elle n’a pas été convoquée par le Président du Présidium du RHDP que j’étais,

– le projet des statuts du parti unifié prévoyait l’observation d’un délai de 12 à 18 mois, à compter de fin mars 2018 (date d’achèvement des travaux du comité de haut niveau).

 

Cette période de 12 à 18 mois, se situant entre mars 2019 et septembre 2019, devait permettre à chaque parti politique membre du RHDP de se prononcer définitivement sur son adhésion ou non à ce parti unifié RHDP. Sans attendre la mise en vigueur de cette période, le PDCI-RDA a, au cours de son bureau politique du 17 juin 2018, reporté l’examen des statuts du parti unifié RHDP, après l’élection présidentielle d’octobre 2020 ; car les autres partis politiques membres de la coalition RHDP ont eu à rejeter l’alternance en faveur du soutien à un candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle de 2020 ; et ce conformément à l’appel que j’ai lancé le 17 septembre 2014 à Daoukro.

 

Or, ce soutien ,c’est le premier volet de cet appel de Daoukro qui a fait du Président de la République, sortant, Alassane OUATTARA, le candidat unique du RHDP à l’élection présidentielle d’octobre 2015. Malgré ces déconvenues, toujours animé par le souci de préserver l’union des partis membres du groupement politique RHDP, je me suis fait fort de rencontrer le 09 août 2018, en sa résidence, le Président Alassane OUATTARA, devenu Président du parti unifié RHDP. Cette visite de travail avait pour objet d’avoir la suite de la requête que je lui ai adressée, le 06 juillet 2018, par le biais de Madame Henriette Diabaté, Présidente du RDR et Madame Kandia CAMARA, Secrétaire Générale du RDR.

 

Cette requête précisait la nécessité de :

-maintenir le groupement politique RHDP en l’état, tel que l’autorise la loi de 1993 sur les partis et groupements politiques ;

-raffermir les liens entre les partis politiques du groupement RHDP en créant au sommet un organe chargé de superviser l’implantation à la base des coordinations locales et de gérer les arbitrages électoraux ;

-permettre à chaque parti politique du groupement RHDP de conserver son autonomie de fonctionnement.

 

Ce jour-là, mon jeune frère, le Président Alassane OUATTARA m’a fait savoir que le parti unifié RHDP était définitivement créé à la date du 16 juillet 2018 et que le groupement politique RHDP était également dissout. Honorables Chefs Traditionnels, voilà l’effort de dialogue que j’ai entrepris, conformément au mandat qui m’a été donné par le bureau politique du PDCI-RDA du 17 juin 2018 pour poursuivre avec mes pairs du groupement politique RHDP le processus de création du parti unifié RHDP.

 

Au regard de cette situation et face aux menaces et autres tentatives de liquidation du PDCI-RDA, par voie judiciaire, au bénéfice du parti unifié RHDP, les membres statutaires des bureaux politiques des 24 septembre 2018 et 08 octobre 2018 et du 6ème congrès extraordinaire du PDCI-RDA ont décidé à l’unanimité que :

– le PDCI-RDA se retire du groupement politique RHDP et du processus de création du parti unifié RHDP,

– le Président du PDCI-RDA engage les négociations avec les acteurs politiques et la société civile pour l’élaboration d’un nouveau pacte social ; et ce à travers la mise en place d’une plateforme, non idéologique, regroupant tous les partis politiques, qui le désirent, et les forces vives de la nation éprises de paix, de justice et d’équité pour une Côte d’Ivoire rassemblée et réconciliée.


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Telle est à ce jour, la mission dans laquelle, je ne cesse de m’investir pour la recherche de la paix, de la cohésion et de la stabilité de notre nation. Honorables Chefs, vous noterez avec moi que je demeure fondamentalement attaché à la recherche de la paix. Vous n’en doutez pas ; à entendre votre porte-parole. Mais, pendant que, par votre médiation, vous me demandez d’amorcer le dialogue avec le Président de la République ; que constatons nous à travers les actes posés en face par les tenants du pouvoir d’Etat. Ils affirment, sans ambages, qu’il n’y a pas de salut en dehors du parti unifié RHDP.

 C’est pourquoi, ils se permettent tout de leur côté, comme en témoignent :

-les pressions, les chantages et autres menaces exercés sur les cadres du PDCI-RDA et des autres partis politiques ;

-les limogeages injustifiés de certains hauts responsables de l’Administration ivoirienne pour avoir refusé d’adhérer au parti unifié RHDP.

Quelle est donc la voie pour entamer un tel dialogue, si la simple liberté d’opinion du citoyen, consacrée par la constitution, n’est plus garantie ?

 

Dans ce contexte où l’on assiste à un recul grave des acquis démocratiques, Je comprends, Honorables Chefs Traditionnels, vos craintes et angoisses par rapport à l’avenir, quand on sait que de simples élections locales en octobre 2018 ont entraîné des violences avec morts d’hommes, des intimidations et menaces exercées sur certains candidats ; en les excluant du jeu démocratique et en les maintenant injustement en exil, tel mon collaborateur, Noël Akossi BENDJO, également votre fils, votre frère.

 

Il est éloigné de sa terre natale, depuis plus d’un an, sans que les résultats de l’enquête annoncée par l’inspection générale d’Etat ne soient connus, à ce jour. Je vous prie de vous engager à œuvrer avec moi activement et effectivement, pour son retour, dans les tous prochains mois, en Côte d’Ivoire. Son retour en Côte d’Ivoire est un droit consacré par la constitution qui interdit le bannissement. Vous convenez avec moi que le malaise est réel au regard de tous les faits évoqués. Toutefois, je ne désespère pas.

 

Honorables Chefs, Au nom de la paix et de la nécessaire réconciliation entre les filles et fils de Côte d’Ivoire, je vous renouvelle mon attachement et mon adhésion au dialogue ; qui pour moi demeure « l’arme des forts », tel que nous l’a enseigné le Père fondateur de notre République, Félix Houphouët Boigny. Mais vu que toutes les inquiétudes découlent des activités du RHDP Parti Unifié, hors duquel il n’y a pas de salut. Que peut-on faire ?

 

Avant de clore mes propos, je voudrais vous remercier pour avoir effectué le déplacement jusqu’à Daoukro pour réaffirmer la portée du dialogue, jamais rompu, entre le Président de la République, Alassane OUATTARA et moi-même. C’est le dialogue pour la gestion de la gestion de l’Etat et le dialogue pour des élections apaisées, transparentes et crédibles en 2020 qui ne peut prospérer avec le RHDP, Parti Unifié. Enfin, à votre retour, je vous prie d’adresser mes vives et chaleureuses salutations à nos vaillantes et laborieuses populations de vos circonscriptions respectives.

Sur ce, je vous souhaite un bon retour dans vos localités et en famille.

Je vous remercie. »//  Fait à Daoukro, le 30 Avril 2019/  Henri Konan BEDIE/ Président du PDCI-RDA

 

https://pdcirda.ci/2019/04/30/adresse-du-president-bedie-aux-chefs-traditionnels-des-regions-des-grands-ponts-du-sud-comoe-et-des-lagunes/


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2 - Côte d’Ivoire/ Politique/ Commission électorale : La Cour africaine des droits de l’homme ordonne à la Côte d’Ivoire de modifier la loi sur la CEI pour la rendre indépendante

 

La Cour africaine des droits de l’homme ordonne à la Côte d’Ivoire de modifier la loi sur la CEI pour la rendre indépendante et conforme aux chartes et conventions signées par elle. La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a rendu vendredi son arrêt sur la Côte d’Ivoire. La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CAfDHP) a rendu vendredi, (18 novembre 2016), son arrêt en l’affaire 001/2014 Association pour la Protection des Droits de l’homme c. Côte d’Ivoire, à son siège à Arusha (Tanzanie).

 

Le Requérant allègue que les attributions et le fonctionnement de la Commission électorale indépendante (CEI) de la Côte d’Ivoire ne sont pas conformes aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par l’État défendeur, plus particulièrement la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance et le Protocole de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la démocratie et la bonne gouvernance, et prie en conséquence la Cour de condamner l’État défendeur à réviser la loi en question au regard de ses engagements internationaux.


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Le prononcé de cet arrêt a eu lieu à 10 heures (heure d’Afrique de l’est), à la salle Kibo dans les locaux de la CAfDHP (Tanzania National Park – TANAPA), Burka, sur la route de Dodoma, et le public y a été cordialement invité. En votant la loi qui fonde la CEI considérée comme « discriminatoire » envers l’opposition et les candidats indépendants, l’Etat de Côte d’Ivoire a « violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la Charte africaine sur la démocratie et l’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et qu’il a également par voie de conséquence violé le droit des citoyens de participer librement à la direction des Affaires publiques de leur pays garanti par l’article 13 (…) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ».

 

Arusha, vendredi 18 novembre 2016/ Michèle Laffont/ Correspondante permanente aux Pays Bas/ Source: http://fr.african-court.org/

 

Publié le Samedi 19 Novembre 2016/ Par IvoireBusiness

 

http://www.ivoirebusiness.net/articles/afrique-la-cour-africaine-des-droits-de-l%E2%80%99homme-ordonne-%C3%A0-la-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-de-modifier-la/


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3 - Côte d’Ivoire/ Politique : le FPI dénonce la mauvaise gouvernance économique du régime et craint l’existence de « prédateurs »

 

Le rideau est tombé sur la fête de liberté célébrée le vendredi 3 et samedi 4 mai à Adzopé par la tendance Front Populaire Ivoirien (FPI) que dirige Pascal Affi N'Guessan. Dans son meeting de clôture ce samedi 04 mai au stade municipal d'Adzopé, Affi N'Guessan était tout feu tout flamme devant ses nombreux partisans qui ont remplis les gradins du stade de la localité. A la tribune, le président statutaire du FPI a fustigé aussi bien le pouvoir actuelle que la tendance du Front populaire ivoirien (FPI) proche de Laurent Gbagbo.  Evoquant le bilan économique d'Alassane Ouattara, M. Affi  reproche aux nouvelles autorités ivoiriennes d'avoir « mis en place un système économique pour pomper l’économie du pays, pour pomper les marchés publics, pour pomper le Trésor public ».


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« Nous avons à la tête du pays une équipe de prédateurs », a-t-il martelé avant de fustiger la création du Sénat, qui apparaît pour lui comme une institution budgétivore : « L'Assemblée Nationale n'a pas de moyens, on s'en va créer le Sénat. Les milliards qu'on affecte au Sénat pouvaient pourtant créer des emplois, des routes. »,  a-t-il fait savoir à son auditoire avant de lancer : « Il faut se battre pour les faire partir. ».

 

L'ancien Premier ministre a par la suite évoqué son rendez-vous manqué avec Laurent Gbagbo, les 21 et 22 mars derniers. Il rassure toutefois ses partisans qu'il n'a pour autant pas rompu le dialogue avec ses frondeurs, espérant toujours obtenir la réunification du FPI afin d'aller en rang serré à l'élection présidentielle de 2020. Le rendez-vous d’Adzopé a tenu toutes ses promesses. Le défi de la mobilisation a été tenu et les pro-Affi du FPI repartent satisfaits de leur activité politique dans la région de la Mé.

 

MISE À JOUR  04 MAY, 2019 / BEATRICE N'GUESSAN PAULE / CÔTE D'IVOIRE

 

https://www.akody.com/cote-divoire/news/politique-fete-de-la-liberte-a-adzope-affi-n-guessan-tout-feu-tout-flamme-au-stade-municipal-ce-samedi-321218


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4 - Coup d’État au Soudan après des semaines de contestation

 

Le président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d'une main de fer depuis 30 ans, a été renversé jeudi par un coup d'État de l'armée, dans le sillage d'un soulèvement populaire, et remplacé par un «conseil militaire de transition» pour deux ans. Alors que des scènes de liesse avaient précédé l'annonce du départ de M. Béchir, les meneurs du mouvement de contestation ont rejeté la mise en place d'instances militaires de transition, et appelé à la poursuite des manifestations.

 

De telles protestations, qui ont désormais lieu de jour comme de nuit, font peser le risque de violences alors que les nouvelles autorités militaires ont instauré jeudi un mois de couvre-feu nocturne. «J'annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef» Omar el-Béchir, a dit dans une annonce à la télévision d'État le ministre soudanais de la Défense Awad Ahmed Benawf. Tout au long de la matinée, alors que la télévision nationale avait interrompu dès l'aube ses programmes pour annoncer une «importante annonce des forces armées sous peu», une immense foule s'est rassemblée dans le centre de Khartoum, anticipant la destitution du président de 75 ans, au pouvoir depuis un coup d'État en 1989. «Le régime est tombé, le régime est tombé!», ont d'abord scandé les milliers de manifestants qui campent depuis samedi devant le quartier général de l'armée.

 

Mais, après l'annonce en début d'après-midi, la joie est retombée. «Les gens ne veulent pas d'un conseil militaire de transition» a déclaré dans un tweet Alaa Salah, l'étudiante devenue «l'icône» du mouvement. «Nous voulons un conseil civil pour mener la transition.» «Nous ne partons pas. Nous ne partons pas», ont crié des manifestants à Khartoum. «Nous ne quitterons pas le site jusqu'à ce que nous emportions la victoire», pouvait-on lire sur une banderole. « Beaucoup de gens étaient venus en famille croyant qu'ils allaient pouvoir faire la fête (...), mais la plupart repartent désormais. Je sens leur déception», a confié un témoin.


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En plein marasme économique, le Soudan est le théâtre depuis décembre de manifestations déclenchées par la décision de tripler le prix du pain. La contestation s'est vite transformée en un mouvement réclamant la «chute» de M. Béchir. Washington, Paris, Londres, Bruxelles, Berlin et Varsovie ont demandé une session d'urgence à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Soudan, a priori pour vendredi. «Nous avons proposé (à M. Béchir), à plusieurs reprises, des alternatives, mais nous nous sommes heurtés à une volonté de résoudre le problème en utilisant l'appareil de sécurité qui peut conduire à de grosses pertes», a expliqué M. Benawf dans un communiqué.

 

Outre la destitution du président, le ministre de la Défense a annoncé la mise en place d'un «conseil militaire de transition» pour une durée de deux ans. L'espace aérien a été fermé pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu'à nouvel ordre, a-t-il dit. Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment dans les États en proie aux rébellions comme le Darfour, où un conflit a fait plus de 300 000 morts depuis 2003 selon l'ONU. En 2009, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a lancé un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir pour «crimes de guerre» et «contre l'humanité» au Darfour, avant d'ajouter en 2010 l'accusation de «génocide».


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Ces dernières années, le niveau de violence a toutefois largement diminué au Darfour, M. Béchir ayant annoncé plusieurs trêves unilatérales. «Nous rejetons entièrement cette "révolution de palais"», a réagi Abdel Wahid Nur, chef d'un groupe rebelle du Darfour, «l'Armée de libération du Soudan». Il a aussi appelé à un «gouvernement civil de transition». Si les meneurs de la contestation ont obtenu le départ d'Omar el-Béchir--, l'idée d'un «conseil militaire» pour gérer une longue transition --deux ans-- est rejetée. «Le régime a mené un coup d'État militaire en présentant encore les mêmes visages (...) contre lesquels notre peuple s'est élevé», a réagi dans un communiqué l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC).

 

«Nous appelons notre peuple à continuer son sit-in devant le QG de l'armée et à travers le pays». Premier pays à réagir, l'Égypte voisine, où l'armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s'est dit «confiante dans la capacité du peuple et de son armée» à mener à bien cette transition. L'Allemagne, par la voix de sa ministre de la Défense Ursula von der Leyen, a estimé que la situation donnait au Soudan «une chance» de parvenir à «une forme de gouvernement démocratique».

 

Peu avant l'annonce du ministre de la Défense, le puissant service de renseignement au Soudan (NISS), fer de lance de la répression des manifestations, a fait état de la libération de tous les prisonniers politiques. Le centre de la capitale, au sud du QG, a au gré de la matinée été envahi par une foule joyeuse immense, selon un journaliste de l'Agence France-Presse. Les manifestants se prenaient dans les bras, brandissaient des drapeaux soudanais et échangeaient des sucreries.Pour le 6e jour consécutif, des milliers de manifestants parmi les plus déterminés sont eux restés rassemblés devant le siège de l'armée, qui abrite aussi le ministère de la Défense et la résidence officielle du président des femme.


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Des foules étaient aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan, Al-Obeid et Kassala. L'ALC a appelé en cours de journée la population à «ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés». «Notre révolution est pacifique, pacifique, pacifique», a-t-elle martelé dans un communiqué. Des manifestants ont mené un raid dans un bâtiment du NISS à Kassala après le refus d'officiers de relâcher des prisonniers détenus là-bas, a dit un témoin. Une attaque similaire a été menée à Port-Soudan par des manifestants antirégime, selon des témoins.

 

Depuis samedi, les manifestants ont essuyé à plusieurs reprises les assauts du NISS, qui a tenté en vain de les disperser avec du gaz lacrymogène. Onze personnes dont six membres des forces de sécurité ont été tuées mardi lors de manifestations à Khartoum, a rapporté mercredi le gouvernement. En tout, 49 personnes sont mortes dans des violences liées aux manifestations depuis décembre, d'après des sources officielles. Le président a tenté de réprimer la contestation par la force, puis a instauré le 22 février l'état d'urgence à l'échelle nationale.

 

Béchir parti, l'ONG Amnesty Intenational a appelé jeudi les nouvelles autorités à «mettre fin définitivement à une ère de massacres et d'oppression» au Soudan.

 

Agence France-Presse/ Publié le 11 avril 2019/ Mis à jour le 11 avril 2019/

 

https://www.tvanouvelles.ca/2019/04/11/coup-detat-au-soudan-apres-des-semaines-de-contestation/


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5 – Soudan/ Politique : Omar el-Béchir chassé par l'armée après 30 ans de règne

CRISE POLITIQUE - Le président Omar el-Béchir, confronté à un puissant mouvement de contestation, a été destitué par l'armée jeudi et placé en détention. Un "conseil militaire de transition" est mis en place. Les forces militaires ont fait cette annonce alors que la population était appelée à se rassembler devant son QG à Khartoum. Né en décembre, le mouvement populaire réclamait la démission du chef d'Etat au pouvoir depuis trente ans.


Un épilogue dans la crise au Soudan ? L'armée a annoncé jeudi qu'elle avait destitué le président Omar el-Béchir, 75 ans, au pouvoir depuis trois décennies. Elle avait annoncé plus tôt dans la matinée qu'elle ferait "une déclaration importante", les habitants de Khartoum ayant été appelés à se rendre "massivement" devant son QG. Un "conseil militaire de transition" a succédé au dirigeant déchu, il est censé diriger le Soudan durant deux ans, mais a d'ores et déjà été rejeté par les meneurs du mouvement de contestation. Un cessez-le-feu a également été décrété sur tout le territoire, tandis que l'espace aérien et les frontières ont été fermés jusqu'à nouvel ordre.


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"J'annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef", a annoncé Awad Ahmed Benawf à la télévision d'Etat. Plusieurs véhicules militaires transportant des troupes étaient entrés plus tôt dans le complexe abritant le QG de l'armée dans les premières heures du jour, selon des témoins. Ce complexe abritait aussi la résidence officielle du président Béchir et du ministère de la Défense. Les soldats soudanais ont notamment mené un raid dans les locaux du Mouvement islamique, un groupe lié au Parti du Congrès national du président Béchir.


Dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian a déclaré être "attentifs à l'évolution de la situation au Soudan." "Nous souhaitons que la voix du peuple soudanais soit entendue et que les évolutions en cours se fassent sans violence", a-t-il ajouté. De son côté, l'Union Européenne a, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Frederica Mogherini, demandé à l'armée soudanaise le transfert "rapide" du pouvoir à un gouvernement civil de transition.


11 avr. 2019/ La rédaction de LCI


https://www.lci.fr/international/contestation-au-soudan-l-armee-destitue-le-president-omar-el-bechir-2118062.html/


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6 – Soudan/ Politique/ Manifestations : une foule immense déferle à Khartoum pour réclamer un pouvoir civil

 

Au son de chants révolutionnaires, une foule immense déferle jeudi à Khartoum à l'appel des leaders de la contestation à une "marche du million" pour que l'armée cède le pouvoir à une autorité civile. Un Conseil militaire de transition dirige le Soudan depuis le renversement par l'armée du président Omar el-Béchir le 11 avril après des mois de manifestations populaires. "Nous voulons le départ du Conseil militaire, nous voulons un gouvernement civil", explique Adam Ahmed, un étudiant en médecine qui comme de nombreux Soudanais a convergé jeudi devant le siège de l'armée, où a lieu un sit-in permanent depuis le 6 avril. "Oeil pour oeil, dent pour dent, nous n'accepterons pas les compensations" proposées par les militaires jusqu'à présent, chantent les manifestants, qui réclament la condamnation des responsables du régime d'Omar el-Béchir durant ses quelque 30 ans au pouvoir.

 

La veille, trois généraux contestés sur les 10 membres du Conseil militaire avaient démissionné. "Tous ceux qui sont responsables de conflits au Soudan doivent être jugés", estime un des manifestants, Ismail Jadallah. Pour la première fois des juges, drapés dans leur robe, ont défilé jeudi depuis la Cour constitutionnelle pour réclamer "l'indépendance" du système judiciaire et rejeter toute "intervention politique", a affirmé l'un d'entre eux à des journalistes. Mais à leur arrivée devant le QG de l'armée, certains manifestants les ont accueillis avec colère en leur reprochant d'avoir rendu des verdicts favorables au régime du président Béchir dans le passé.


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Des manifestants venus des Etats de Jazira (centre) et du Nil Bleu (sud-est), ainsi que du village natal du président déchu, étaient également présents à Khartoum. Des groupes de femmes, particulièrement actives depuis le début de la contestation le 19 décembre, ont brandi des drapeaux soudanais en chantant. Des rassemblements ont été signalés dans cinq autres Etats du pays, dont un dans la région en conflit du Darfour (ouest), chacun répondant à sa façon à l'appel à participer à la "marche du million" lancé par l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe les principales formations du mouvement de protestation.

 Face à une contestation qui va crescendo, le Conseil militaire a annoncé mercredi avoir conclu un "accord" avec l'ALC "sur la plupart des exigences présentées" par cette coalition, sans donner plus de détails ni de calendrier pour le transfert du pouvoir à une autorité civile.

 

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- "Comité conjoint" -

Dans un communiqué sur Twitter, l'Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation qui fait partie de l'ALC, a vu dans la réunion de mercredi une étape vers un "renforcement de la confiance" entre les deux parties et annoncé la mise en place d'un "comité conjoint" pour "discuter des problèmes en suspens". "Les discussions entre la SPA et le Conseil militaire avancent, nous espérons que c'est pour le mieux", se réjouit une manifestante à l'entrée du sit-in, Weam Abdel Azim. "Mais cela ne veut pas dire qu'on va partir", insiste Ahmed Najdi, un manifestant en ajoutant espérer "un conseil souverain militaro-civil".

 

L'un des leaders de la contestation, Siddiq Farouk, avait brandi mercredi la menace d'une "grève générale" à travers le pays si le Conseil militaire n'accédait pas aux revendications des manifestants. La contestation, déclenchée le 19 décembre par la décision du gouvernement Béchir de tripler le prix du pain, avait rapidement mué en dénonciation du président Béchir et du système en place. Le mouvement a reçu cette semaine le soutien de Washington qui a dit appuyer "la demande légitime" des Soudanais d'un gouvernement dirigé par des civils.

 

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- Pressions américaines -

Un responsable américain avait indiqué plus tôt en avril que les Etats-Unis étaient prêts à retirer le Soudan de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme si le Conseil militaire engageait un "changement fondamental" de gouvernance. Plusieurs pays africains réunis mardi chez le voisin égyptien sous la houlette de son président Abdel Fattah al-Sissi ont décidé mardi d'accorder trois mois au Conseil militaire pour assurer une "transition pacifique et démocratique". L'Union africaine avait menacé le 15 avril de suspendre Khartoum si l'armée ne quittait pas le pouvoir d'ici 15 jours au profit d'une "autorité politique civile".

 

AFP, publié le vendredi 26 avril 2019/

 

https://actu.orange.fr/monde/soudan-une-foule-immense-deferle-a-khartoum-pour-reclamer-un-pouvoir-civil-CNT000001fc11k/photos/des-soudanais-manifestent-devant-le-qg-de-l-armee-a-khartoum-pour-reclamer-que-l-armee-cede-le-pouvoir-a-une-autorite-civile-le-25-avril-2019-7e900fa9e283a76860ab99df3b40b6a0.html/


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7 – Algérie/ politique : Forte mobilisation des Algériens pour le premier rassemblement post-Bouteflika

 

Des milliers de personnes ont manifesté, vendredi, à Alger et dans les principales villes d'Algérie, trois jours après le départ du président Abdelaziz Bouteflika. Retrouvez les temps forts de cette journée sur notre liveblog. 

• La démission du président Abdelaziz Bouteflika n'est qu'une "demi-victoire" pour les Algériens qui ont manifesté à nouveau en masse, vendredi 5 avril, afin d'empêcher les anciens fidèles du président déchu de gérer la transition.

 • Les protestataires appellaient au départ des "3B", Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, trois hommes-clés de l'appareil mis en place par Abdelaziz Bouteflika et à qui la Constitution confie les rênes du processus d'intérim.

 • Les manifestants exigent la mise sur pied d'institutions de transition, à même de réformer le pays et d'organiser notamment un cadre juridique garantissant des élections libres.

 

Texte par : Aude MAZOUE/ Chamseddine BOUZGHAIA/ Première publication : 05/04/2019/ Dernière modification : 09/04/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190405-direct-manifestations-algerie-septieme-vendredi-consecutif-systeme-bouteflika/


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8 – Algérie/ Politique : le frère de Bouteflika et deux ex-patrons des services secrets incarcérés

 

D’après la télévision d’État, un juge militaire a décidé ce dimanche le placement en détention des ex-patrons des services secrets, Mohamed Mediène et Bachir Tartag, ainsi que de Saïd Bouteflika. Coup de théâtre à Alger : le frère cadet du président déchu Abdelaziz Bouteflika, Saïd, a été arrêté ce samedi selon des médias locaux. Au même moment, plusieurs médias annoncent que les ex-patrons des services secrets, Mohamed Mediène et Bachir Tartag, ont eux aussi été arrêtés par les hommes du renseignement militaire. Ce dimanche, selon la télévision d’État, un juge militaire a ordonné le placement en détention des trois hommes.

 

C’est un véritable séisme politique qui intervient comme une concrétisation des menaces du chef de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui avait dénoncé dans un de ses discours la «bande» qui aurait usurpé le pouvoir présidentiel. Le 3 avril, au lendemain de la démission du président Bouteflika, le chef d’état-major accuse des «entités non constitutionnelles non habilitées» d’avoir signé, deux jours avant, un communiqué attribué à Bouteflika proposant une feuille de route. L’allusion cible directement Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller de l’ex-chef d’État. Des plaintes ont même été déposées contre lui par des Algériens, dans le climat des manifestations gigantesques qui secouent encore le pays, pour «usurpation de fonction» et «faux et usages de faux».


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Selon l’ex-général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense, Saïd l’aurait contacté deux fois avant la démission d’Abdelaziz Bouteflika, racontant dans une déclaration publiée sur un média, que le frère cadet voulait instaurer «l’état de siège ou l’état d’exception» pour contrecarrer les manifestations qui exigeaient le départ de Bouteflika. Saïd aurait même demandé s’il n’était pas temps de démettre Gaïd Salah de ses fonctions car il avait peur, rapporte Nezzar, qu’il le fasse arrêter.

 

Durant cette même période de flottement, juste avant la démission de Bouteflika, l’ancien président Liamine Zeroual a révélé de son côté avoir été approché par Mohamed Mediène, alias «le général Toufik», qui régna sur les services secrets algériens de 1990 à 2015, pour lui proposer, au nom de Saïd Bouteflika, de présider une instance présidentielle transitoire. «Je lance à cette personne [le général Toufik] un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre»// Liamine Zeroual

 

Zeroual a refusé, mais la rencontre est alors éventée par des médias: le chef de l’armée dénonce, le 30 mars, une «réunion» [de personnes] «malintentionnées» pour conspirer autour des revendications du peuple et «afin d’entraver les solutions de l’ANP et les propositions de sortie de crise». Il précisera sa cible, le 16 avril, désignant Mediène comme étant à la tête d’une conjuration: «Je lance à cette personne [le général Toufik] un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre.»


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Concernant Athmane «Bachir» Tartag, qui aurait démissionné de son poste de coordinateur des services le même jour que Bouteflika, les raisons de l’arrestations restent mystérieuses. Est-ce sa proximité supposée avec Saïd Bouteflika qui le met dans le cercle des «conspirateurs» dénoncés par le patron de l’armée? Apparemment, la ligne du chef de l’armée est d’imposer la solution constitutionnelle à la crise actuelle en allant vers la présidentielle du 4 juillet, accusant toute opposition à cette feuille de route de «conspiration» contre l’État ou d’agent de la France.

 

Or, lors des dernières manifestations, notamment ce vendredi 3 mai, de nombreux Algériens ont aussi réclamé le départ de Gaïd Salah, figure des années Bouteflika. Cette nouvelle offensive du chef de l’armée, en pleine campagne «mains propres» contre des hommes d’affaires, s’assimilerait à un coup spectaculaire pour diriger la vindicte populaire ailleurs, d’autant que Saïd Bouteflika symbolise, aux yeux de l’opinion et de la classe politique, le symbole même des dérives de l’ère Bouteflika.

 

Par Journaliste Figaro Adam Arroudj/ Mis à jour le 05/05/2019 / Publié le 04/05/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/algerie-arrestation-du-frere-de-bouteflika-et-de-deux-ex-patrons-des-services-secrets-20190504/


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9 - Algérie/ Gouvernance : L’Algérie lance la chasse aux corrompus

 

Depuis le début de la révolution, plusieurs patrons et politiques sont tombés dans les rets de la justice. La scène était inimaginable il y a encore trois mois. Ahmed Ouyahia, ancien premier ministre, un des hommes forts du système depuis des décennies, sacrifié en mars pour tenter d’apaiser le mouvement de contestation du régime, a été entendu mardi par le parquet d’Alger dans des affaires de «dilapidation de fonds publics et d’avantages indus». La veille, Mohamed Loukal, actuel ministre des Finances et ex-gouverneur de la banque centrale, et Abdelghani Hamel, ex-chef de la police (limogé l’été dernier lors de l’enquête sur une saisie record de cocaïne doublée de révélations sur un vaste réseau de corruption), ont été auditionnés.

 

«Et ça ne va pas s’arrêter là. Tout le monde va y passer, car les ramifications sont tentaculaires», promet une source judiciaire en commentant la vaste offensive des magistrats algériens à l’encontre de hauts responsables politiques et de patrons depuis le départ du président Bouteflika, le 2 avril…

 

Par Journaliste Figaro / Adam Arroudj/ Mis à jour le 03/05/2019/ Publié le 03/05/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/l-algerie-lance-la-chasse-aux-corrompus-20190503/


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10 - Tunisie/ Rétrospectives/ Printemps arabe : la révolution tunisienne a huit ans

 

Ce qu'on a appelé la "révolution de Jasmin" a poussé le dictateur Ben Ali à fuir le pays, quelques semaines après la mort d'un jeune vendeur de fruits à Sidi Bouzid, au centre du pays. Huit ans après, ce lundi est un jour férié en Tunisie. Mais où en est-on de la révolution et des changements promis ?

 

À Sidi Bouzid, la révolution porte un nom mais elle a surtout un visage : en plein centre-ville, à l’endroit où tout a commencé, trône le jeune Mohamed Bouazizi qui s’était immolé par désespoir. Son portrait immense est accroché sur le mur de la poste locale. Huit ans après, on ne lui voue pas de culte particulier... Et les revendications ont évolué avec le temps. Aujourd'hui c'est une autre ville qui s'agite, Kasserine, à 100 km de Sidi Bouzid : plus éloignée de la capitale, plus pauvre, des incidents y ont éclaté en décembre après l'immolation, cette fois, d'un jeune journaliste indépendant. La révolution a pris des clés de la "maison Tunisie", mais n'a-t-elle pas oublié le peuple au passage ?

 

4 minutes/ Lundi 14 janvier 2019par Nathanaël Charbonnier

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-14-janvier-2019/

 

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