Publié le : 01-06-2019 à 02:00:51 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ MINES/ INDUSTRIES MINIERES : morosité, timide croissance et perspectives

 

« Gestion publique/ RDC/ le gouvernement a tiré 1,57 milliard $ de recettes du secteur minier en 2018 : Le secteur minier a généré 1,57 milliard de dollars de recettes au gouvernement congolais l’année passée, a rapporté cette semaine le ministère des Finances du pays. Ce montant représente une hausse de 91% par rapport aux revenus enregistrés en 2017. Premier producteur de cuivre en Afrique et leader mondial de la production de cobalt, la RDC a promulgué en 2018, un nouveau code minier qui n’a pas fait l’unanimité. Malgré cela, sa production de cuivre a augmenté au cours de l’année atteignant 1,2 million de tonnes. La production de cobalt était aussi en hausse, totalisant 106 439 tonnes alors que celle d’or augmentait de 22,6% à 28 539 kg. Si les revenus miniers ont presque doublé en 2018, ceux du secteur des hydrocarbures ont chuté de 19% pour s’établir à 165,6 millions de dollars. »


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 RD Congo : Code minier/ boom du cobalt

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1 - Manganèse/ L’Afrique du Sud demeure le premier fournisseur du marché maritime de manganèse (Jupiter Mines)

 

L’Afrique du Sud  demeure le premier fournisseur pour le marché de l’approvisionnement par voie maritime du minerai de manganèse, indique, cette semaine, la compagnie Jupiter Mines, dans son rapport annuel. La nation arc-en-ciel représente, d’après les données du document, 35% de la production mondiale, en excluant la Chine.


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Alors que la demande de manganèse était en hausse durant l’exercice financier terminé en février 2019, Jupiter attribue cette situation aux changements des restrictions environnementales de la Chine qui a augmenté ses importations. Le prix du manganèse a légèrement baissé durant la période, mais garde une moyenne solide de 6 $/dmtu (unité de tonne métrique sèche).

 

Jupiter Mines qui exploite en Afrique du Sud la mine Tshipi Borwa a produit 3 448 523 tonnes de manganèse au cours de l’exercice, en baisse, en glissement annuel. Les ventes ont de leur côté augmenté légèrement de 0,5%.

 

Date de création: 31 mai 2019/ (Agence Ecofin) - 

 

https://www.agenceecofin.com/manganese/3105-66627-l-afrique-du-sud-demeure-le-premier-fournisseur-du-marche-maritime-de-manganese-jupiter-mines/


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2 - Gestion publique/ RDC : le gouvernement a tiré 1,57 milliard $ de recettes du secteur minier en 2018

 

Le secteur minier a généré 1,57 milliard de dollars de recettes au gouvernement congolais l’année passée, a rapporté cette semaine le ministère des Finances du pays. Ce montant représente une hausse de 91% par rapport aux revenus enregistrés en 2017.

 

Premier producteur de cuivre en Afrique et leader mondial de la production de cobalt, la RDC a promulgué en 2018, un nouveau code minier qui n’a pas fait l’unanimité. Malgré cela, sa production de cuivre a augmenté au cours de l’année atteignant 1,2 million de tonnes. La production de cobalt était aussi en hausse, totalisant 106 439 tonnes alors que celle d’or augmentait de 22,6% à 28 539 kg.

Si les revenus miniers ont presque doublé en 2018, ceux du secteur des hydrocarbures ont chuté de 19% pour s’établir à 165,6 millions de dollars.

 

Date de création: 04 avril 2019 / (Agence Ecofin) - 

 

https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0404-65168-rdc-le-gouvernement-a-tire-1-57-milliard-de-recettes-du-secteur-minier-en-2018/


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3 - En Afrique du Sud, l’industrie minière est un « dinosaure en voie d’extinction »

 

Fermetures de puits, plans de licenciements qui s’enchaînent, multiplication des conflits sociaux… Le secteur « est en train de mourir à petit feu ». En arrivant à Welkom, c’est la première chose que l’on aperçoit. Rectilignes, hautes de plusieurs mètres, les montagnes de déchets s’étendent le long de la route, à perte de vue. Dans cette ville du cœur de l’Afrique du Sud, les restes de l’extraction minière mangent le paysage, stigmates d’une industrie en déliquescence.

 

« Lorsqu’il vente, elles dégagent tellement de poussière qu’on ne voit pas à dix mètres », glisse Mpia Nkali, juste de retour du Cap où elle était allée représenter l’association Jubilee au vingt-cinquième African Mining Indaba. Ce grand raout annuel, qui s’est tenu du 4 au 8 février, attire les gouvernants et les chefs d’entreprise d’une partie de la planète.

 

L’extraction minière ne représente désormais plus que 7 % du PIB sud-africain, contre 21 % en 1980. Le secteur de l’or, qui a fait la richesse du pays de Nelson Mandela, est le plus touché : la production a chuté de 83 % entre 1980 et 2018, et le nombre d’emplois dans le secteur est passé de 339 000, en 1997, à 112 000 en 2017, d’après l’Institut sud-africain de statistiques. Une dégringolade qui ne connaît pas de répit : jeudi 14 février, le groupe Sibanye-Stillwater a annoncé le possible licenciement de 6 000 personnes dans le pays, soit 10 % de ses effectifs. En 2018, plus de 1 000 emplois dans l’or ont déjà été supprimés, tandis que le groupe Impala (platine) a annoncé vouloir se défaire de 13 000 de ses employés dans les prochains mois.

 

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_ Les mineurs atteints de silicose

« Nous, on était à la conférence parallèle, celle de la société civile sur les alternatives à l’extraction minière, tient à préciser Mpia Nkali. Personnellement, je ne vois toujours pas ce qu’on peut faire d’autre. Ils ont parlé de projets agricoles, mais, ici, rien ne pousse. Quand il pleut, l’eau s’infiltre dans les déchets et pollue tout sur son passage », déplore-t-elle.

 

La quadragénaire met toute son énergie à défendre les droits des mineurs de la ville où elle est née. Ces dernières années, telle une Erin Brockovich sud-africaine, elle a sillonné Welkom et ses environs pour recenser les mineurs atteints de silicose, cette maladie pulmonaire provoquée par des particules de poussière présentes dans les souterrains. En mai 2018, après dix ans de bataille judiciaire, ils ont finalement obtenu gain de cause. Six groupes miniers vont verser 400 millions de dollars (plus de 350 millions d’euros) de compensation à des milliers de mineurs.

 

Mais pour l’association de Mpia Nkali, le combat ne s’arrête pas là. « Vous voyez ce pick-up en haut du talus ? Les gens autour sont en train de ramasser le vieux minerai pour en extraire de l’uranium. Et ils n’ont pas d’autorisation pour ça », embraie son collègue Themba Ncegzulla, 68 ans. Le parcours de vie de cet ancien mineur d’or illustre assez bien la déliquescence de cette ville. Ancien employé des groupes Anglo American et Harmony, il a été licencié à deux reprises, en 1997 et en 2005, et vit désormais sans revenu fixe ni retraite. « Ma femme a eu un cancer et tout l’argent de mon fonds de pension est passé dans les soins, jusqu’à ce qu’elle décède en 2001 », raconte-t-il, fataliste.

 

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_ « Les conditions sont terribles. Les puits peuvent descendre jusqu’à 3 000 ou 4 000 mètres de profondeur »

Themba Ncegzulla s’inquiète désormais des nuages de poussière provoqués par l’extraction d’uranium à quelques mètres du quartier où il vit. Après vingt-trois années passées dans les mines comme prospecteur, il en connaît un rayon. Attablé dans un fast-food, il attrape une serviette de table et un stylo pour dessiner une mine vue de coupe, tout en mangeant un kota, ce sandwich typique des townships creusé dans de la mie de pain. En quelques minutes, la serviette est recouverte de schémas. « Les conditions sont terribles. Les puits peuvent descendre jusqu’à 3 000 ou 4 000 mètres de profondeur. Plus on s’enfonce, plus il fait chaud », explique t-il. Le thermomètre atteint facilement les 37 degrés, le bruit des machines est entêtant. « C’est un travail horrible, mais j’adorais ça », conclut-il.

 

A Welkom, les premiers filons d’or importants ont été découverts à la veille de la seconde guerre mondiale. De la quarantaine de mines en activité dans cette région, au temps où l’Afrique du Sud était encore première productrice d’or au monde, il n’en reste plus que sept aujourd’hui. Et dans ces dernières, la situation n’est guère réjouissante. Les entreprises enchaînent les plans de licenciements et, en retour, les conflits sociaux scandent le quotidien.

 

A Beatrix, une mine gérée par le groupe Sibanye-Stillwater, à une vingtaine de minutes du centre de Welkom, une partie des employés est en grève depuis novembre 2018 – deux mineurs y ont même trouvé la mort lors d’échauffourées à cette période avec les forces de l’ordre et, depuis, un véhicule blindé de l’armée monte la garde. A quelques centaines de mètres de l’entrée, ils maintiennent un piquet de grève sur un terrain vague tous les jours jusqu’à midi. Et lorsque la chaleur écrasante rend l’attente insupportable, ils repartent.

 

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_ « Le désespoir est immense »

Deux mineurs du syndicat Association of Mineworkers and Construction Union (AMCU) acceptent de se confier. « Ce qu’on demande est simple : un salaire minimum à 12 500 rands [782 euros]. Sibanye fait des millions de bénéfices », s’insurge Xolani.

 

A 51 ans, il travaille depuis dix ans dans cette mine, huit heures par jour, six jours par semaine, pour 7 000 rands par mois. Il conduit des locomotives qui acheminent le minerai hors des souterrains, tout comme son collègue Ntando (les deux prénoms ont été modifiés), qui liste les griefs. « Le sous-sol est très dangereux. On se blesse très souvent les mains et les membres lorsque les chariots déraillent. Des cailloux nous tombent dessus en permanence. Les abords des ascenseurs sont mal entretenus et couverts de boue. Ils nettoient seulement quand les responsables descendent pour une inspection ! », enchaîne-t-il. C’est dans cette mine qu’en mai 2018 un millier de mineurs sont restés coincés plusieurs jours durant suite à une coupure de courant.

 

« Le désespoir des mineurs est immense, résume David van Wyk. Surtout lorsqu’on sait qu’un mineur sud-africain est payé dix fois moins qu’un mineur australien pour le même travail. » Pour cet analyste du secteur, l’industrie minière ne s’est pas transformée depuis la fin de l’apartheid, en 1994. « Elle reste très paternaliste et réfractaire au changement. C’est un dinosaure en voie d’extinction », estime-t-il.

 

Sibanye-Stillwater n’a pas répondu aux questions du Monde Afrique. Mais Sven Lunsche, porte-parole du groupe Gold Fields, le plus ancien groupe minier d’Afrique du Sud, dont Sibanye-Stillwater s’est détachée en 2012, ne dit pas autre chose. « Notre secteur est en train de mourir à petit feu », explique-t-il. La mine de South Deep, gérée par Gold Fields, à 260 km plus au nord, sort tout juste de quarante-cinq jours de grève. Les ouvriers protestaient contre un plan de licenciement de 1 100 personnes, sur les 3 600 que comptait alors le groupe.

 

_ « Cette mine est assez unique, car c’est la seule souterraine à être mécanisée. Le problème, c’est qu’on ne trouve pas de personnes qualifiées pour diriger ces machines »

« Cette mine est assez unique, car c’est la seule souterraine à être mécanisée. Le problème, c’est qu’on ne trouve pas de personnes qualifiées pour diriger ces machines », détaille le responsable. D’après lui, toutes les options ont été explorées avant de procéder à la réduction de main-d’œuvre. « Nous avons racheté cette mine il y a huit ans et, depuis, on perd un milliard de rands par an », précise-t-il.

 

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_ Défis géologiques

Parmi les difficultés auxquelles les groupes miniers font face, Sven Lunsche souligne les défis géologiques pour remonter cet or, qui se trouve de plus en plus loin sous terre, les règlements changeant qui effraient les investisseurs, et la puissance des syndicats, avec des mouvements sociaux émaillés de violences, comme ceux de Beatrix. De son côté, l’AMCU accuse la direction d’attiser les rivalités entre les différents syndicats pour diviser les travailleurs.

 

Le National Union of Nineworkers (NUM), membre de l’intersyndicale Cosatu qui est alliée au parti au pouvoir, a ainsi signé un accord séparé avec la direction portant sur une augmentation de salaire inférieure à celle demandée initialement. Et, dans la mine, les syndiqués du NUM bénéficient d’un traitement préférentiel dans leur travail quotidien, dénonce l’AMCU.

 

Le président Cyril Ramaphosa, qui est lui-même un ancien leader du NUM, a promis des réformes pour rassurer les investisseurs. « Nous sommes persuadés que notre industrie minière a encore de beaux jours devant elle », s’est-il risqué à l’African Mining Indaba. A Welkom, il n’y a plus grand monde pour le croire.

 

Adrien Barbier (Welkom, Afrique du Sud, envoyé spécial)/ Publié le 18 février 2019 / Mis à jour le 20 février 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/18/en-afrique-du-sud-l-industrie-miniere-est-un-dinosaure-en-voie-d-extinction_5425035_3212.html/


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4 - MINES/ Or : les compagnies minières canadiennes à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest

 

Au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire… Les miniers canadiens sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’exploration du sous-sol, aussi riche en métal jaune qu’en défis à relever. Un nombre croissant de sociétés minières, dont plusieurs sont originaires du Canada, jettent leur dévolu sur l’or du sous-sol ouest-africain. « Cette région a plus de potentiel que n’importe quelle autre dans le monde. Sa géologie est semblable à celles du nord de l’Ontario, du Québec ou de l’Australie-Occidentale, ceintures exceptionnellement prolifiques », explique Richard Young, le PDG deTeranga Gold Corporation (TGC), fondé en 2010, l’une des juniors canadiennes actives dans la région.

 

Alors qu’en Afrique de l’Ouest l’exploration ne fait que commencer, la production de la région atteint déjà 8 à 9 millions d’onces par an, « un niveau qui se rapproche de celui de l’Amérique du Nord [12 millions d’onces], ce que je n’aurais jamais cru possible il y a près de trente ans, lorsque j’ai commencé dans l’industrie », ajoute Richard Young.

 

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_ Forte augmentation de la production en or

Aux côtés du Ghana, plus grand producteur de la région, d’autres pays émergent également : avec neuf mines actives, le Mali s’attend cette année à ce que sa production d’or augmente de 21 % à 60 tonnes (2,1 millions d’onces), alors que la production au Burkina  Faso pourrait atteindre 55 t. Même en Côte d’Ivoire, la production d’or a doublé au cours des cinq dernières années pour atteindre 25 t. Le Sénégal a extrait 7 t d’or en 2018 et a ouvert une deuxième mine en mai.

 

« Nous souhaitons travailler dans des pays où les gouvernements sont favorables aux investissements étrangers, et il s’avère que l’Afrique de l’Ouest francophone veut développer son exploitation minière. » De fait, l’obtention d’un permis pour un projet peut se faire en un an, alors que cela prend au moins cinq ans en Amérique du Nord.

 

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_ De nombreux défis à relever

Mais il reste encore de nombreux défis à relever en Afrique de l’Ouest. Malgré les problèmes de sécurité – au Mali et au Burkina Faso en particulier –, le manque d’infrastructures, de formation, et les coûts élevés de l’électricité, les sociétés canadiennes disent vouloir inscrire leur présence sur le continent dans la durée. En plus de TGC, les autres miniers canadiens comprennent B2Gold (Mali), Iamgold (Burkina Faso, Mali), Endeavour Mining (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire) et Semafo (Côte d’Ivoire).


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« Ici, il y a une affinité avec le Canada. De nombreux politiciens, bureaucrates et chefs d’entreprise ouest-africains y ont effectué leurs études. Et le gouvernement canadien a fait de cette région une priorité », affirme M. Young.

« NOUS NOUS ATTENDONS À CE QUE LA DEMANDE CONTINUE D’AUGMENTER À MESURE QU’UN NOMBRE PLUS IMPORTANT D’ASIATIQUES INTÉGRERONT LA CLASSE MOYENNE »

 

TGC vise cette année une production de 240 000 onces dans sa mine au Sénégal et espère couler son premier lingot à Wahgnion, son gisement burkinabè, d’ici à la fin de 2019. Avec ces deux mines, la production annuelle de la société atteindrait 350 000 onces. TGC espère ainsi rejoindre les rangs des producteurs d’or de niveau intermédiaire d’ici à cinq ans.

 

Malgré le bas niveau du prix de l’or (1 220 dollars l’once au début de novembre), le patron de la junior se montre optimiste. « Au cours actuel de l’or […], l’industrie n’est pas durable. Il n’y a pas assez de flux de trésorerie disponibles pour pouvoir explorer et faire croître l’entreprise », affirme-t-il.


 « Mais l’offre minière diminue, et nous nous attendons à ce que la demande continue d’augmenter à mesure qu’un nombre plus important d’Asiatiques intégreront la classe moyenne. Nous pensons qu’une augmentation de la demande associée à une baisse de l’offre aura un effet positif sur le prix de l’or à plus long terme. »

 

07 janvier 2019 / Par  undefined" style="color:rgb(0, 0, 102);text-decoration-line:none">Olivier Monnier - à Toronto/ Mis à jour le 07 janvier 2019 à 11h56

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/692474/economie/or-les-compagnies-minieres-a-lassaut-de-lafrique-de-louest/


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5 - La Zambie augmentera les taxes minières en 2019 pour réduire sa dette croissante

 

L’Etat zambien introduira de nouveaux droits miniers et augmentera les redevances pour aider à réduire sa dette croissante et son déficit budgétaire, a déclaré la ministre des Finances, Margaret Mwanakatwe (photo), dans des propos relayés en fin de semaine dernière par Reuters. Elle a indiqué que la Zambie prévoyait de réduire son déficit budgétaire à 6,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2019 contre 7,4% cette année. L'économie du pays devrait croître, apprend-on, d'au moins 4 % en 2019, soit à peu près le même niveau que prévu pour cette année.

 

Mme Mwanakatwe a annoncé l’intention du gouvernement d’augmenter de 1,5 point de pourcentage, l'échelle variable des redevances de 4 % à 9 %, et introduire une nouvelle taxe de 10% quand le prix du cuivre dépasse les 7 500 $ la tonne. L'échelle est ajustée de manière à ce que les redevances soient versées à des niveaux plus élevés à mesure que les prix des produits de base grimpent, et soient réduites, à mesure que les prix baissent. Un nouveau droit à l'exportation de 15 % sur les métaux précieux, y compris l'or et les pierres précieuses, sera également introduit.

 

«Comme les ressources minérales sont une ressource en voie d'épuisement, il est vital de structurer un régime fiscal efficace pour le secteur minier afin de s'assurer que les Zambiens bénéficient des richesses minérales dont notre pays bénéficie.», a-t-elle déclaré. La Zambie est le 2e producteur de cuivre d’Afrique, derrière la RDC. Elle accueille sur son sol de grandes compagnies minières comme Glencore, First Quantum, ou encore Vedanta Resources.

 

Date de création: 01 octobre 2018/ (Agence Ecofin) -

 

https://www.agenceecofin.com/compagnie/0110-60438-la-zambie-augmentera-les-taxes-minieres-en-2019-pour-reduire-sa-dette-croissante/

 

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Gestion publique/ Zambie : les compagnies minières affirment que le plan d'augmentation des impôts ruinera l'économie

 

Les plans du gouvernement zambien pour augmenter les taxes minières en 2019 ruineront l’économie du pays, ont déclaré, jeudi, les compagnies. Pour le président de la Chambre des Mines, Nathan Chishimba (photo), relayé par Reuters, plusieurs mines deviendraient non rentables si ces plans sont mis en œuvre et la production globale de cuivre risque de diminuer.

 

« Une plus grande instabilité du régime fiscal, des hausses de taxes inédites, jamais vues nulle part ailleurs dans le monde, nuiront à l'industrie minière et à tous ceux qui dépendent de son succès », a déclaré M. Chishimba, dans un communiqué.,Il a indiqué qu’à mesure que la production de l'industrie diminuera, il y aura moins d'emplois, moins d'impôts et, par conséquent, moins d'argent dans le compte bancaire du gouvernement, pendant de nombreuses années. Pour lui, le seul moyen de stimuler la croissance et d'accroître les recettes publiques est d'attirer les investissements.

L'exploitation minière représente plus de 70% des recettes en devises de la Zambie qui est le deuxième producteur de cuivre d’Afrique, derrière la RDC.

 

Date de création: 04 octobre 2018/ (Agence Ecofin)

 

https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0410-60560-zambie-les-compagnies-minieres-affirment-que-le-plan-daugmentation-des-impots-ruinera-leconomie/

 

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6 - Métaux/ Maroc : la mine d’argent Zgounder entre en production commerciale

 

La compagnie canadienne Maya Gold & Silver a annoncé cette semaine que sa mine d’argent Zgounder, située au Maroc, est entrée en phase de production commerciale. Cela fait suite à l’installation et à la mise en service d’une usine de flottation d’une capacité de 500 tonnes par jour sur le site du projet. La société a indiqué qu’une phase de test a permis de traiter sur une période de 28 jours, un total de 4 622 tonnes de minerai à faible teneur avec une teneur moyenne de 157 g/t.

 

La récupération globale de l'argent par flottation, suivie d'une cyanuration du concentré de flottation, a atteint 80,3%, soit plus qu’espéré pour cette phase. L'usine de flottation a produit 321 tonnes de concentré à une teneur de 1 861 g/t d’argent. "L’entrée en production commerciale de Zgounder, le projet phare de Maya, marque une autre étape importante alors que nous continuons à offrir croissance et valeur aux actionnaires.", a commenté le PDG, Nourreddine Mokaddem, précisant que le projet devrait commencer immédiatement par contribuer au flux de trésorerie de la société.

Selon une étude réalisée en 2018, la mine de Zgounder dispose de ressources suffisantes pour maintenir une exploitation minière pendant 10 ans, avec une production annuelle de 1,35 million d’onces d’argent.

 

Date de création: 11 janvier 2019/ (Agence Ecofin)

 

https://www.agenceecofin.com/metaux/1101-63142-maroc-la-mine-d-argent-zgounder-entre-en-production-commerciale/

 

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7 - Secteur minier : Le détail du plan d’investissement

 

. Quatre projets miniers en cours de développement

. OCP et Managem, fers de lance de la coopération Sud-Sud

 

Le Maroc est résolu à booster davantage les investissements miniers hors phosphates afin de donner un nouvel élan à cette activité. Forts de cet élan, plusieurs projets sont en cours de développement. Le premier est celui de Zgounder. Il s’agit de la réouverture par le groupe canadien Maya Gold and Silver de la mine d’argent de Zgounder.

 

Le coût de l’investissement est estimé à 200 millions de DH. Ce projet permet la création de 170 emplois. Le deuxième projet porte sur la réouverture de la mine Oumjrane par Managem. Il concerne la production de concentré de cuivre par mines souterraines avec un investissement initial de 394 millions de DH.

 

Le troisième projet est celui de «Bou Maadine». Il porte sur la reprise de l’activité dans la mine polymétallique de Boumaadine (Au, Ag, Zn, Pb, Cu) dans le cadre d’une convention signée entre Maya Gold and Silver Inc. (80%) et l’Onhym (20%). Le coût global de l’investissement est estimé à 345 millions de DH.


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Quant au projet Achmmach, il est en cours de développement. Le gisement stannifère d’Achmmach (province d’El Hajeb) a été découvert par le Bureau de recherches et de participations minières (BRPM) en 1985. Ce site a fait l’objet d’une cession à Kasbah Ressources (Australie) en 2005. Le projet table sur un investissement global de 220 millions de DH. Il devra créer 350 emplois lors de la construction de la mine et de 250 à 300 en cours d’exploitation.

 

Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, le Maroc, à travers le groupe OCP et Managem, mène plusieurs investissements miniers en Afrique. Citons à cet égard un accord-cadre de coopération qui a été signé entre OCP SA et le ministère éthiopien de l'Industrie publique pour l'établissement d'un complexe industriel d'engrais.


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L’enveloppe budgétaire allouée s’élève à 3,7 milliards de dollars. Le groupe phosphatier a également paraphé un mémorandum d'entente avec le groupe Dangote pour un partenariat stratégique en vue de développer l'industrie des engrais au Nigeria. S’y ajoute un mémorandum d'entente entre le ministère de l'Agriculture et des Ressources animales du Rwanda et OCP Group. Cet accord porte sur l'établissement d'unités de production d'engrais.

 

Du côté de Managem, la filiale d’Al Mada a lancé un projet d’extension de l’unité de production de l’or au Soudan. Objectif: doubler la capacité actuelle. Elle développe un projet TRI-K en Guinée. Ce dernier concerne la réalisation des travaux de certification des ressources et d’étude de faisabilité du projet d’or.

 

https://leconomiste.com/article/1035438-secteur-minier-le-detail-du-plan-d-investissement/

 

Par Nadia DREF/ Edition N°:5377 Le 23/10/2018/

 

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Maroc/ Phosphates :Etat des lieux

 

La production minière nationale a totalisé 35,11 millions de tonnes en 2017. Elle est largement prédominée par les phosphates qui constituent plus de 90% de la production. Le chiffre d’affaires a atteint 56,5 milliards de DH. Quant aux emplois, ils se sont élevés à 41.000 postes. S’agissant des phosphates et dérivés, le sous-sol national recèle les plus grandes réserves mondiales (73% du total). Le Maroc est le 1er exportateur des phosphates et dérivés qui fournit 160 clients à travers les 5 continents.


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Depuis 2009, le groupe OCP mène une stratégie commerciale visant la régulation de l’offre et de la demande et la maîtrise des prix des phosphates et dérivés. L’objectif visé est de porter la part du marché du Maroc à 40% pour tous les produits (phosphate brut, acide phosphorique et engrais). L’OCP vise également le renforcement de la position du Maroc en Afrique à travers l’accroissement des exportations des engrais, précise le ministère de tutelle.  Les exportations sont passées de 50.000 tonnes en 2006 à 2,5 millions de tonnes en 2017.

 

https://leconomiste.com/article/1035438-secteur-minier-le-detail-du-plan-d-investissement/


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