Publié le : 10-06-2019 à 14:01:21 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

EGLISE CATHOLIQUE/ RELIGION CHRETIENNE/ VATICAN : voyage pastoral du pape François en Roumanie

 

« EGLISE CATHOLIQUE/ RELIGION CHRETIENNE : le pape François a rappelé que les différentes étapes de ce voyage ont mis en relief «la valeur et l’exigence de cheminer ensemble, que ce soit entre chrétiens, sur le plan de la foi et de la charité, ou entre citoyens, sur le plan de l’engagement civil». En exprimant sa «pensée fraternelle et reconnaissante» pour le Patriarche orthodoxe Daniel, qui l’avait accueilli vendredi, François s’est réjoui des «relations fraternelles» qui relient les différentes Églises. Il a pu constater l’œcuménisme à l’œuvre, de l’Église orthodoxe, largement majoritaire, jusqu'aux composantes grecque et latine de l’Église catholique, qui est «vivante et active», en passant par la «communauté luthérienne qui professe aussi la foi en Jésus-Christ, et qui a de bons rapports avec les orthodoxes et les catholiques». » 

  

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1 - Audience générale : le Pape François dresse le bilan de sa visite en Roumanie

 

Le Pape François a consacré l’essentiel de l’audience générale de ce mercredi 5 juin 2019 à son récent voyage en Roumanie, accompli de vendredi à dimanche dernier. Le Pape a rendu grâce à Dieu, «qui a permis au Successeur de Pierre de retourner dans ce pays, 20 ans après la visite de saint Jean-Paul II».  En revenant sur le slogan de ce voyage, «cheminer ensemble», le Pape François a expliqué que sa joie a été de pouvoir cheminer lui-même «au milieu du peuple roumain, comme pèlerin sur sa terre».

 

François a rappelé que les différentes étapes de ce voyage ont mis en relief «la valeur et l’exigence de cheminer ensemble, que ce soit entre chrétiens, sur le plan de la foi et de la charité, ou entre citoyens, sur le plan de l’engagement civil». En exprimant sa «pensée fraternelle et reconnaissante» pour le Patriarche orthodoxe Daniel, qui l’avait accueilli vendredi, François s’est réjoui des «relations fraternelles» qui relient les différentes Églises. Il a pu constater l’œcuménisme à l’œuvre, de l’Église orthodoxe, largement majoritaire, jusqu'aux composantes grecque et latine de l’Église catholique, qui est «vivante et active», en passant par la «communauté luthérienne qui professe aussi la foi en Jésus-Christ, et qui a de bons rapports avec les orthodoxes et les catholiques». 

 

François évoquait ici la confession du président de la République de Roumanie, Klaus Johannis, lui-même marié à une catholique. «L’union entre les chrétiens, bien qu’incomplète, est basée sur l’unique baptême et elle est scellée par le sang et par la souffrance subie ensemble dans les temps obscurs de la persécution, en particulier au siècle dernier sous le régime athée», a expliqué l’évêque de Rome.

 

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_ La quête d’une «mémoire réconciliée» avec les orthodoxes

Le Pape a précisé que lors de sa rencontre avec les responsables de l’Église orthodoxe roumaine, il a rappelé «la volonté de l’Église catholique de cheminer ensemble dans la mémoire réconciliée et vers une unité plus pleine, que le peuple roumain avait prophétiquement invoqué durant la visite de saint Jean-Paul II ». François a aussi souligné l’importance symbolique du Notre Père, «patrimoine commun de tous les baptisés», récité à la cathédrale orthodoxe. «Que l’Esprit Saint puisse nous conduire à vivre toujours plus comme des enfants de Dieu et des frères entre nous», a-t-il lancé. Le Pape est aussi revenu sur les trois eucharisties célébrées avec les différentes composantes de l’Église catholique dans le pays, notamment au sanctuaire de Sumuleu-Ciuc, où la «sainte Mère de Dieu accueille le peuple fidèle dans la variété des langues, des cultures et des traditions».

 

Le dimanche, dans le cadre d’une Divine Liturgie célébrée à Blaj, «centre de l’Église gréco-catholique en Roumanie», le Pape a participé à la béatification de sept évêques martyrs gréco-catholiques, «témoins de la liberté et de la miséricorde qui viennent de l’Évangile». François a rappelé les mots de l’un de ces évêques, Mgr Iuliu Hossu, créé cardinal par Paul VI, qui avait écrit durant sa détention: «Dieu nous a envoyés dans ces ténèbres de la souffrance pour donner le pardon et prier pour la conversion de tous». Rédigées dans un contexte de tortures terribles, «ces paroles sont un témoignage de miséricorde».

 

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_ Construire de nouvelles routes dans la fidélité aux racines

Le Pape a aussi évoqué la rencontre «intense et festive» avec les jeunes et les familles tenue à Iasi, un important carrefour culturel du nord-est de la Roumanie, dans «un lieu qui invite à ouvrir des routes sur lesquelles cheminer ensemble, dans la richesse des diversités, dans une liberté qui ne retire pas les racines mais qui y puise d’une façon créative». 

Enfin, la dernière étape de son voyage a été la visite à la communauté Rom de Blaj, où il a voulu «renouveler l’appel contre toute discrimination et pour le respect des personnes de toute ethnie, langue et religion». Le Pape a conclu son intervention en demandant à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, que ce voyage «porte des fruits abondants pour la Roumanie et pour l’Église en ces terres».

 

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_ Une minute pour la paix samedi à 13h

Au terme de l’audience, le Pape a annoncé que ce samedi à 13h, tous ceux qui le veulent seront invités à dédier «une minute pour la paix», en ce 8 juin qui marquera le 5e anniversaire de la rencontre au Vatican entre le Pape François, le Patriarche Bartholomée, le président israélien de l’époque Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas. Les croyants sont invités à prier, et les non-croyants peuvent y consacrer un moment de réflexion. Le Pape a remercié l’Action Catholique Internationale qui promeut cette initiative, permettant de se mobiliser «tous ensemble pour un monde plus fraternel».

 

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_ L’annonce de la Pentecôte

Le Pape a rappelé que «dimanche prochain nous célébrerons la solennité de la Pentecôte. Que le Seigneur vous trouve tous prêts à accueillir l’abondante effusion de l’Esprit Saint. Que la grâce de ses dons diffuse en vous une nouvelle vitalité de la foi, revigore l’espérance et donne une force agissante à la charité», a-t-il conclu.

 

05 juin 2019/ Cyprien Viet – Cité du Vatican/

 

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-06/audience-generale-pape-francois-voyage-roumanie.html/


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2 - Roumanie : le pape François présente des excuses aux Roms

 

Le pape François a achevé dimanche soir 2 juin une visite de trois jours en Roumanie. La dernière étape de ce voyage a été une rencontre avec la communauté rom durant laquelle il a présenté les excuses de l’Église. Pour conclure son voyage en Roumanie, le pape François a célébré dimanche une messe en plein air devant 80 000 fidèles et durant laquelle il a béatifié sept évêques martyrs. Mais c’est un peu plus tard, dans le charme discret d’une église minuscule, que le pontife a prononcé une des paroles les plus fortes de cette visite de trois jours.

 

Dans une rencontre presque intime avec une soixantaine de membres de la communauté rom, il a fait mémoire des discriminations, ségrégations et autres mauvais traitements subis par cette communauté, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale. Les catholiques, a-t-il reconnu, ne sont pas toujours étrangers à « tant de mal ». « Je demande pardon, au nom de l’Église, au Seigneur et à vous », a exprimé le pape avec gravité.

 

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Face à ces drames et à ces préjugés, François a appelé les Roms à répondre par le pardon et le refus de la rancœur, car selon lui « aucun mal ne répare un autre mal, aucune vengeance ne répond à une injustice ». Le chef de l’Église catholique est même allé plus loin en demandant à son auditoire de jouer un rôle « prépondérant » dans la société, en ne la privant pas de ses valeurs de solidarité, d’entraide ou encore de joie de vivre.

 

Avec notre envoyé spécial à Blaj,  Xavier Le Normand/ Publié le 02-06-2019 / Modifié le 02-06-2019

 

http://www.rfi.fr/europe/20190602-roumanie-le-pape-francois-presente-excuses-roms/

 

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3 - En Roumanie, le pape béatifie sept évêques martyrs du régime communiste

 

Le pape François a béatifié dimanche sept évêques gréco-catholiques roumains, des «martyrs de la foi» emprisonnés et torturés par le régime communiste. «Les nouveaux Bienheureux ont souffert et sacrifié leur vie, en s'opposant à un système idéologique totalitaire et coercitif», a déclaré le pape lors d'une messe géante à Blaj (centre), au troisième et dernier jour de sa visite en Roumanie. D'après les organisateurs, quelques 60.000 fidèles étaient rassemblés sur le Champ de la liberté de cette ville de 20.000 habitants, siège de l'Eglise uniate (dite aussi gréco-catholique).

 

 «Ces pasteurs, martyrs de la foi, ont recueilli et laissé au peuple roumain un précieux héritage que nous pouvons synthétiser en deux mots : liberté et miséricorde», a-t-il ajouté, évoquant la «diversité des expressions religieuses» qui enrichit la Roumanie, majoritairement orthodoxe. Dans la nuit du 28 au 29 octobre 1948, ces hauts prélats ont été arrêtés par des agents du régime communiste, sous l'accusation de «haute trahison», pour avoir refusé de se convertir à l'orthodoxie. Torturés et humiliés, ils sont morts en détention ou en réclusion dans un monastère orthodoxe et enterrés furtivement, les lieux de sépulture demeurant secrets pour quatre d'entre eux.

 

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Symboliquement, des barreaux des cellules où ils ont été emprisonnés ont été incorporés dans le trône créé spécialement pour la venue du pape. Les uniates sont des catholiques de rite byzantin issus d'une scission au sein de l'orthodoxie remontant à la fin du 17e siècle, lorsque la région de Transylvanie (centre) faisait partie de l'empire austro-hongrois : tout en conservant leurs pratiques orthodoxes, ils ont reconnu l'autorité du pape. Une allégeance que les communistes ne pouvaient tolérer: un décret adopté fin 1948 a interdit de facto le gréco-catholicisme et affirmé que ses fidèles étaient «revenus au culte orthodoxe». L'Eglise orthodoxe s'est ainsi vu attribuer les biens, et notamment les lieux de culte, de ces nouveaux hors-la-loi.

 

Soumis à de fortes pressions, la plupart des fidèles uniates abandonnèrent leur foi : s'ils étaient plus de 1,5 million en 1948, iss ne sont plus que 200.000 aujourd'hui pour une population de 20 millions de Roumains, dont 86% d'orthodoxes. Sur les plus de 2.000 églises saisies par les communistes, moins de 150 leur ont été restituées ces trente dernières années. Ce différend patrimonial empoisonne toujours les relations entre les deux Eglises, même si, en prévision de la visite papale, les gréco-catholiques ont mis un bémol à leurs critiques.

 

Le Figaro avec AFP/ Par  Le Figaro avec AFP / Publié le 02/06/2019 à 13:23

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/en-roumanie-le-pape-beatifie-sept-eveques-martyrs-du-regime-communiste-20190602/

 

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4 - En Roumanie, le Pape loue «la fraternité de sang» entre catholiques et orthodoxes

 

Après avoir rencontré le Patriarche Daniel et le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe roumaine, le Pape François a prononcé son second discours officiel en terre roumaine, vendredi 31 mai 2019. Il a loué la mémoire de communion unissant les deux confessions, liée par «une fraternité de sang». Aux côtés du chef spirituel de l’Eglise orthodoxe roumaine, le Patriarche Daniel, le Pape, qui a commencé par souligner les liens de foi unissant l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe, incarnés par les frères de sang, saint Pierre et saint André, ce dernier ayant évangélisé la Roumanie et représente un saint majeur dans l’orthodoxie roumaine.  

  

_ Saint Pierre et saint André, frères de sang

Ces deux saints nous rappellent qu’il existe «une fraternité du sang» qui nous précède et qui, «comme un silencieux courant vivifiant», n’a jamais cessé d’irriguer et de soutenir notre cheminement au long des siècles. «Vous aussi, avez subi le vendredi de la persécution, traversé le samedi du silence, et vécu le dimanche de la renaissance.Que de martyrs et de confesseurs de la foi!». C’est un héritage commun qui nous appelle à ne pas prendre des distances avec le frère qui le partage, a ajouté le Pape argentin.

 

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 _ Un dialogue œcuménique fécond

Le Pape François qui a tenu à rappeler le premier voyage d’un évêque de Rome dans un pays à majorité orthodoxe, celui de son prédécesseur polonais il y a vingt ans: «Un événement qui contribua non seulement au refleurissement des relations entre orthodoxes et catholiques en Roumanie, mais aussi au dialogue entre catholiques et orthodoxes en général».

  

_ Les premiers siècles des martyrs

Marcher  ensemble donc avec la force de la mémoire, a exhorté le Souverain pontife. «Non pas la mémoire des torts subis et causés, des jugements et des préjudices qui nous enferment dans un cercle vicieux et conduisent à des attitudes stériles, mais la mémoire des racines», a-t-il précisé, faisant allusion aux premiers siècles dans lesquels l’Évangile, «annoncé avec parrhésie et esprit de prophétie», a rencontré et illuminé de nouveaux peuples et cultures. 

 

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_ Une mémoire de communion

Ce rappel des pas faits ensemble entre orthodoxes et catholiques roumains permet au Pape François d’appeler à poursuivre dans «cette mémoire de communion», qui, «comme une lampe, éclaire les étapes de notre cheminement». C’est pourquoi le Saint-Père a par ailleurs insisté sur une forte dimension œcuménique, celle du cheminement commun, «surtout ces derniers temps au cours desquels les routes du monde ont conduit à de rapides changements sociaux et culturels».

 

En effet, beaucoup ont bénéficié du développement technologique et du bien-être économique, mais plus encore, a observé François, sont restés inexorablement exclus, «tandis qu’une globalisation uniformisante a contribué à déraciner les valeurs des peuples, en affaiblissant l’éthique et le vivre ensemble pollué au cours de ces dernières années par un sens généralisé de la peur qui, souvent préparée avec art, conduit à des comportements de fermeture et de haine».

  

_ Résister à l’individualisme

Et le Pape de lancer un appel à la résistance aux séductions d’une «culture de la haine» et de l’individualisme, «qui peut-être n’est plus idéologique comme aux temps de la persécution athée, mais qui est toutefois plus persuasive et tout aussi matérialiste».  Cette culture, estime le Successeur de Pierre, présente souvent «comme voie de développement ce qui apparaît immédiat et ferme», mais qui, en réalité, est «indifférent et superficiel», et fragilise, de fait, les liens sociétaux et familiaux.

  

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_ Vers une nouvelle Pentecôte

Ainsi, c’est par la prière que nous pourrons «donner Dieu» avant de «dire Dieu», à ne pas «être passifs dans le bien», mais prêts «à se lever et à aller, actifs et en collaborant». François qui illustre son propos par la multitude d’exemples de communautés orthodoxes roumaines qui collaborent très bien avec beaucoup de diocèses catholiques de l’Europe occidentale où ils sont présents.

 

«À travers cette fréquentation mutuelle, de nombreux catholiques et orthodoxes roumains ont découvert qu’ils ne sont pas des étrangers, mais des frères et des amis», a-t-il évoqué, avant d’enjoindre à cheminer «vers une nouvelle Pentecôte». «Que le feu de l’Esprit Saint consume nos méfiances ; que son vent balaie les réticences qui nous empêchent de témoigner ensemble la vie nouvelle qu’il nous offre. Lui, artisan de fraternité, qu’il nous donne la grâce de cheminer ensemble. Lui, force des martyrs, qu’il nous aide à ne pas rendre infécond leur sacrifice», a enfin invoqué le Saint-Père.

 

Source :  www.vaticannews.va/fr/ 31 mai 2019/

 

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-05/bucarest-roumanie-pape-francois-catholique-orthodoxe-oecumenisme.html/

 

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5 - En Roumanie multiethnique, le pape fait l'éloge de la diversité

 

Le pape François a fait l'apologie de la diversité devant des dizaines de milliers de pèlerins catholiques de langue hongroise samedi, lors d'une messe géante célébrée en Transylvanie, au coeur d'une Roumanie orthodoxe et multiethnique. Originaires de la région mais aussi de la Hongrie voisine, près de 100.000 personnes, selon le Vatican, ont bravé la pluie qui avait fait du sanctuaire marial de Sumuleu-Ciuc un vaste champ de boue.

 

Dans ce territoire du centre ouest du pays qui revendique son identité hongroise, l'homélie de François a salué un pèlerinage qui "appartient à l'héritage de la Transylvanie, mais honore en même temps les traditions religieuses roumaines et hongroises". Deuxième étape de la visite papale en Roumanie, ce pèlerinage est "un symbole de dialogue, d'unité et de fraternité", a renchéri François, comparant les participants à un "peuple dont les mille visages, cultures, langues et traditions sont la richesse". 

 

"Pour nous, les fidèles, c'est extraordinaire d'avoir le pape parmi nous", a confié à l'AFP l'un des pèlerins, Iosif Orban, au milieu d'une foule aux vêtements de pluie multicolores, sur fond de forêt dans la brume. Pour Katalin, 38 ans, originaire d'Oradea (ouest), le pape "soutient la solidarité" et elle est "d'accord avec les principes qu'il prêche car il veut l'unité au sein de l'Eglise et la paix".

 

La Transylvanie, où vivent l'essentiel des 1,2 million de Hongrois de souche (soit 6,5% des 20 millions de Roumains), fut rattachée à la Roumanie il y a près d'un siècle, après le démantèlement de l'empire des Habsbourg qui suivit la Première guerre mondiale et amputa la Hongrie des deux tiers de son territoire. Une certaine défiance reste de mise entre cette communauté et l'Etat central roumain, dans un pays où la religion orthodoxe est largement majoritaire.

 

 

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- Conserver ses "racines" -

"Personne ne pense à faire sécession (...) mais d'un autre côté nous voudrions que les droits de la minorité hongroise soient plus respectés", explique Olah Zoltan, professeur à la faculté de théologie de Cluj (ouest). Parmi les visiteurs de marque samedi, le président hongrois Janos Ader, venu "en simple pèlerin", un représentant du gouvernement hongrois de Viktor Orban ainsi que la Première ministre roumaine Viorica Dancila. Vendredi, dès le début de son périple en Roumanie, le pape avait apporté son soutien aux différentes minorités ethniques ou religieuses du pays, appelant de ses voeux une "société qui se soucie du sort des plus désavantagés".

 

François a poursuivi son périple samedi en se rendant à Iasi (nord-est), foyer de la plus importante communauté de catholiques de langue roumaine du pays. Dans la cathédrale Sainte-Marie-Reine, il a béni et serré les mains de nombreux fidèles, dont des personnes âgées et des malades. Devant plus de 100.000 personnes rassemblées sur l'esplanade du Palais de culture, il a exhorté les jeunes à ne pas oublier "leurs racines" :"Nous nous appartenons les uns aux autres (...), la vie de chacun est amarrée à la vie des autres".

 

Le pape avait auparavant écouté les paroles d'un étudiant en informatique, Eduard, emblématique de toute une génération de Roumains confrontés aux difficultés de bâtir leur avenir dans ce pays, l'un des plus pauvres d'Europe: "Je souhaite m'affirmer dans ma patrie sans avoir à chercher ma réalisation dans d'autres coins de la terre", avait expliqué le jeune homme.


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Cinq jours après un scrutin européen marqué par une montée des mouvements nationalistes à travers le continent, François avait rendu hommage vendredi aux "sacrifices" des millions de Roumains "qui, par leur culture, leurs valeurs et leur travail, enrichissent les pays où ils ont émigré". Au dernier jour de sa visite, dimanche, le pape béatifiera sept évêques catholiques de rite oriental (uniates) arrêtés, torturés et morts à l'isolement pendant la période communiste, où cette Eglise était interdite. 

 

Ayant placé la démarche oecuménique au coeur de son pontificat, François affiche aussi sa volonté de se rapprocher du monde orthodoxe. Il achèvera ce voyage en Roumanie, son 30ème déplacement l'étranger, par une rencontre avec des familles de la communauté rom, qui souffre de discriminations diverses au travail, à l'école et dans l'administration. 

 

AFP, publié le samedi 01 juin 2019/

 

https://actu.orange.fr/monde/en-roumanie-multiethnique-le-pape-fait-l-eloge-de-la-diversite-CNT000001g9bOt.html/


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