Publié le : 14-06-2019 à 11:02:53 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ POLITIQUE/ SOUDAN : le Soudan définitivement déstabilisé (quelle transition et quel gouvernement civil ?)

 

« Soudan/ Politique/ ONU/ l’ONU nomme un émissaire pour aider l’Union africaine : Le Conseil de sécurité est divisé sur la situation interne du pays où l’armée a pris le pouvoir après avoir destitué Omar A-Bachir. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé un émissaire pour le Soudan afin d’aider l’Union africaine (UA) à conduire une médiation dans ce pays, a annoncé, mardi 16 avril, son porte-parole, alors que le Conseil de sécurité reste divisé sur ce dossier. »

 

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1 - SOUDAN/ ETHIOPIE : Abiy Ahmed appelle à une transition démocratique «rapide»

 

Le Premier ministre éthiopien tente une médiation au Soudan. Abiy Ahmed est arrivé ce vendredi matin 7 juin à Khartoum pour une visite d’une journée. Il a rencontré le chef de la junte et des représentants de l’opposition civile. Quatre jours après le bain de sang perpétré par les paramilitaires contre le sit-in, le cœur de la révolution, à Khartoum, la tâche d’Abiy Ahmed n’est pas des plus aisées.

 

Abiy Ahmed a l'énergie, l'aura et peut-être aussi la neutralité de son côté. Auréolé de sa paix signée l’an dernier avec l’Érythrée, le Premier ministre éthiopien de 42 ans a été accueilli vendredi par le porte-parole du Conseil militaire de transition, le général Shams-Eddin Kabashi, avant de rencontrer le chef de la junte lui-même.


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C’est la seconde fois, que le Premier ministre éthiopien vient à Khartoum pour s’entretenir Abdel Fatah al-Burhan. Sauf qu’entre-temps, un massacre a eu lieu. Pour l’instant, peu de choses ont filtré de leurs échanges. Pour les photographes, les deux hommes ont posé tout sourire en se serrant la main.

 

Le chercheur Rashid Abdi note que dans les images officielles, on ne voit jamais Hemeti, le chef de la milice paramilitaire FSR accusé d’avoir perpétré le bain de sang de lundi 3 juin. Pour le chercheur, c’est peut-être un détail important : « Cela rend crédibles les informations selon lesquelles on essaierait de l’écarter du CMT ».

 

Selon Addis-Abeba, le chef des putschistes a reconnu l’Éthiopie comme un allié proche et a demandé au Premier ministre de partager ses conseils. Abiy Ahmed a ensuite rencontré l’autre camp. Il a organisé une table ronde entre sa délégation et des représentants de l’Alliance civile. Sans être très précis, le chef du gouvernement éthiopien a demandé aux parties de faire preuve de courage, de responsabilité en prenant des actions « rapides » en faveur d’une transition démocratique et consensuelle.


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Addis-Abeba a peut-être une chance de réussir, selon Awoll Allo. L’universitaire explique que le pouvoir éthiopien « est resté neutre et impartial » dans cette crise. S’ajoute à cela « son poids à l’Union africaine », dit-il. Mais avec le massacre du sit-in, la confiance est brisée. Rapprocher les positions s’annonce difficile. 


Selon une bonne source, l’ALC aurait même refusé de rencontrer Abiy Ahmed dans l’enceinte du palais présidentiel, le siège du pouvoir des putschistes. Et la coalition civile a prévu ce dimanche une campagne de désobéissance. Quant à la junte, elle a interpellé Mohammad Esmat. L’opposant venait juste de rencontrer Abiy Ahmed avec le reste de la délégation civile. Un très mauvais signe envoyé après cette tentative de médiation.

 

Par RFI / Publié le 07-06-2019 / Modifié le 08-06-2019/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20190607-soudan-abiy-ahmed-appelle-une-transition-democratique-rapide/


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2 – Soudan/ Politique : nomination d'un émissaire américain, les contestataires veulent des "garanties" avant tout accord

 

Les Etats-Unis ont nommé mercredi un émissaire spécial pour la crise au Soudan afin de trouver une solution “pacifique” à la crise, alors que le mouvement de contestation exige des “garanties internationales” avant de mettre en oeuvre tout accord avec les généraux au pouvoir. A Khartoum, magasins et restaurants ont commencé à rouvrir mercredi après la décision des contestataires de mettre fin au mouvement de désobéissance civile lancé après la répression meurtrière, afin de donner une chance à une reprise de pourparlers avec les généraux.

 

Beaucoup d’habitants semblent toutefois préférer rester chez eux en raison du déploiement toujours massif des forces de sécurité, lourdement armées. Après le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed qui est allé dans la capitale soudanaise le 7 juin, c’est au tour des Etats-Unis de tenter d’oeuvrer à une médiation afin de trouver “une solution politique et pacifique”.


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A cette fin, le département d’Etat a annoncé la nomination d’un émissaire spécial pour la crise au Soudan, l’ex-diplomate Donald Booth, qui est arrivé mercredi à Khartoum avec le secrétaire d’Etat américain adjoint chargé de l’Afrique, Tibor Nagy. Après trois jours de quasi-paralysie de la capitale, un représentant de la médiation éthiopienne avait annoncé mardi que les deux camps avaient accepté de prochainement retourner à la table des négociations.

 

Mais un responsable de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le fer de lance du mouvement de protestation déclenché en décembre 2018, Madani Abbas, a déclaré à des journalistes que “tout accord (obtenu avec les généraux) devrait être accompagné de garanties régionales et internationales” pour sa mise en oeuvre”, sans plus de précisions.

 

Les pourparlers entre les deux camps avaient été suspendus le 20 mai, chaque partie voulant diriger la future instance censée mener la transition pendant trois ans. Une campagne de désobéissance civile avait été déclenchée dimanche pour maintenir la pression sur les généraux au pouvoir, après le net durcissement de la répression avec la dispersion sanglante le 3 juin d’un sit-in qui se déroulait depuis le 6 avril devant le QG de l’armée.


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- Patrouilles et mitrailleuses /p>

Les deux responsables américains doivent avoir plusieurs réunions avec les généraux, dont le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhane, ainsi qu’avec les leaders du mouvement de contestation. Ils doivent ensuite se rendre à Addis Abeba pour discuter de la crise soudanaise avec les responsables éthiopiens et de l’Union africaine, qui a suspendu le 6 juin la participation du Soudan à ses activités jusqu‘à la mise en place d’une autorité civile de transition.

 

Après le renversement par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, les manifestants avaient refusé de lever le camp, exigeant un transfert du pouvoir aux civils. Mardi soir, le Conseil de sécurité de l’ONU a fermement condamné les violences contre les civils. Il a souligné l’importance du respect des droits humains et appelé à la reprise du dialogue.


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Selon un comité de médecins proche des contestataires, plus de cent personnes ont été tuées depuis le durcissement de la répression qui a aussi fait plus de 500 blessés, la majorité dans la dispersion du sit-in. Les autorités estiment à 61 le nombre des morts, dont 49 à la suite de “tirs à balles réelles” à Khartoum. Mercredi matin, un correspondant de l’AFP a parcouru différents quartiers de la capitale et vu des bus circuler ainsi que les rideaux de fer de magasins levés. Plus tard dans la journée, plusieurs restaurants ont rouvert et des vendeurs de rue ont repris leurs activités.

 

Des bennes à ordures ont circulé dans les rues et des centaines de Soudanais ont aussi fait la queue devant les distributeurs automatiques de billets, et ce des heures durant, pour retirer des espèces auprès d’institutions bancaires partiellement renflouées. Le principal marché de l’or de la capitale est toutefois resté fermé et les passants étaient peu nombreux. 


“Je reste chez moi car je suis inquiet de la présence des forces de sécurité qui sont armées”, a expliqué Samar Bachir. Des véhicules équipés de mitrailleuses des Forces de soutien rapide (RSF) -paramilitaires accusés d‘être à l’origine de la dispersion du sit-in et de la répression qui a suivi patrouillent dans divers quartiers.

 

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- Médiations –

Né en décembre d’une colère contre le triplement du prix du pain dans un pays en plein marasme économique, le mouvement de contestation a rapidement pris une tournure politique. L’annonce de la reprise des négociations intervient après que les meneurs de la contestation avaient annoncé lundi qu’ils comptaient rendre publique la composition de leur propre instance dirigeante.

 

Outre les Etats-Unis et les pays africains voisins, plusieurs Etats arabes suivent de près la situation au Soudan. “La détente au Soudan invite à l’optimisme quant à un accord sur une période de transition fondée sur un partenariat réel et solide” entre les parties, a déclaré mercredi Anwar Gargash, le numéro deux de la diplomatie des Emirats arabes unis. Selon des experts, les Emirats, l’Egypte et l’Arabie saoudite semblent soutenir les généraux tandis que Washington plaide pour une transition menée par les civils.


Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 - Agence France-Presse.

 

Par AFP• Dernière MAJ: 12/06/2019

 

https://fr.euronews.com/2019/06/12/soudan-nomination-dun-emissaire-americain-les-contestataires-veulent-des-garanties-avant-tout-accord/


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3 - Soudan/ Politique/ ONU : l’ONU nomme un émissaire pour aider l’Union africaine

 

Le Conseil de sécurité est divisé sur la situation interne du pays où l’armée a pris le pouvoir après avoir destitué Omar A-Bachir. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé un émissaire pour le Soudan afin d’aider l’Union africaine (UA) à conduire une médiation dans ce pays, a annoncé, mardi 16 avril, son porte-parole, alors que le Conseil de sécurité reste divisé sur ce dossier.

 

Nicholas Haysom, un avocat sud-africain, « fera tout ce qu’il peut pour soutenir (les) efforts » de l’Union africaine, qui a menacé lundi de suspendre le Soudan de cette organisation si l’armée ne quitte pas le pouvoir d’ici quinze jours au profit d’une « autorité politique civile », a déclaré Stéphane Dujarric.

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (CPS) avait aussi condamné « fermement » la prise de pouvoir par l’armée soudanaise. Antonio Guterres a discuté par téléphone avec Moussa Faki, président de la Commission de l’UA, du rôle de Nicholas Haysom en soutien de cette organisation, a précisé le porte-parole. « Il est normal d’avoir une organisation régionale en première ligne » dans la crise que connaît le Soudan, a-t-il ajouté.


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_ Pas de déclaration commune

Au cours de sa carrière, Nicholas Haysom a déjà rempli des missions pour l’ONU en Somalie, en Afghanistan, au Soudan et au Soudan du Sud. Le Conseil de sécurité doit à nouveau évoquer la situation au Soudan mercredi, à l’occasion d’une réunion sur la force de paix de l’ONU déployée au Darfour (Minuad, 11 000 casques bleus), prévue de longue date.

 

Vendredi, lors d’une session à huis clos demandée sur la crise au Soudan par les Etats-Unis et cinq pays européens, les 15 membres du Conseil de sécurité avaient échoué à s’entendre sur une déclaration commune. Selon des diplomates, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, la Guinée équatoriale et, dans une moindre mesure, l’Indonésie se sont opposées à l’approbation d’un texte. Plusieurs pays considèrent que la crise au Soudan « est une affaire interne » qui ne menace pas la paix et la sécurité internationales, avait alors précisé à des médias l’ambassadeur du Koweït, Mansour Al-Otaibi.

 

Le Monde avec AFP / Publié le 17 avril 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/17/soudan-l-onu-nomme-un-emissaire-pour-aider-l-union-africaine_5451517_3212.html/


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4 - SOUDAN/ POLITIQUE/ TRANSITION : L’Union africaine suspend le Soudan jusqu’à l’établissement d’une autorité civile de transition

 

Depuis le renversement du président Omar Al-Bachir le 11 avril, l’organisation panafricaine plaide pour un transfert rapide du pouvoir des militaires aux civils. L’Union africaine (UA) a annoncé jeudi 6 juin suspendre avec effet immédiat le Soudan de l’organisation panafricaine, jusqu’à la création d’une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence.

 

L’Union africaine a « suspendu avec effet immédiat la participation de la République du Soudan à toutes les activités de l’UA jusqu’à l’établissement effectif d’une autorité civile de transition, ceci étant le seul moyen de permettre au Soudan de sortir de la crise actuelle », a annoncé le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (PSC) sur son compte Twitter. « Le Conseil imposera automatiquement des mesures punitives sur les individus et les entités qui ont empêché l’établissement d’une autorité civile », a précisé en conférence de presse le Sierra-Léonais Patrick Kapuwa, président en exercice du PSC.

 

Depuis le début de la crise, l’UA plaide pour un transfert rapide du pouvoir des militaires aux civils et avait plusieurs fois menacé de suspendre ce pays de l’organisation. Le 15 avril, après le renversement quatre jours plus tôt du président soudanais Omar Al-Bachir par les militaires sous la pression d’un mouvement de contestation déclenché le 19 décembre 2018, l’UA avait donné quinze jours pour que le pouvoir soit transféré aux civils. Début mai, elle avait réitéré cet ultimatum en donnant un nouveau délai de soixante jours aux militaires pour remettre le pouvoir aux civils.


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_ Un « massacre » perpétré par des « milices »

Les négociations entre la contestation et le Conseil militaire ont achoppé le 20 mai, chaque partie souhaitant prendre la tête de la transition prévue sur trois ans. Selon un comité de médecins proches de la contestation, au moins 108 personnes ont été tuées et plus de 500 ont été blessées en trois jours, pour la plupart dans la dispersion brutale d’un sit-in devant le siège de l’armée lundi à Khartoum. Cette opération, un « massacre » perpétré par des « milices » du Conseil militaire selon ce groupe de professionnels, a été vivement dénoncée par l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, entre autres. Et, selon la même source, le bilan de cette répression pourrait encore s’alourdir.

 

Le Conseil militaire a réfuté tout usage de la « force », évoquant une « opération de nettoyage » à proximité du rassemblement qui aurait mal tourné. Selon les autorités, elle n’aurait pas fait « plus de 46 morts ». Les soutiens de l’armée, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis en tête, n’ont pas dénoncé la répression, mais appelé au dialogue entre les militaires et la contestation.

 

Le Monde avec AFP / Publié le 06 juin 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/06/l-union-africaine-suspend-le-soudan-jusqu-a-l-etablissement-d-une-autorite-civile-de-transition_5472387_3212.html/


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