Publié le : 01-07-2019 à 10:28:36 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ FOOTBALL : l’Afrique dans le football mondial (infrastructures, organisations et perspectives)

 

01 - « Afrique/ football/ Le développement du football africain est tributaire de la mise en place de grands clubs et du renforcement des infrastructures sportives : Le développement du football africain reste tributaire de la mise en place de grands clubs et des paramètres qui participent à l’épanouissement des joueurs, du renforcement des infrastructures sportives convenables et d’une couverture médicale diététique, a souligné, mardi à Marrakech, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad. »

 

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0.2 - « Afrique/ Football/ Infrastructures, Organisations : A qui profite l’organisation de la coupe d’Afrique des nations ?

L’organisation de la CAN n’est pas une panacée en soi. Son impact dépendra de l’attractivité du pays, de sa compétitivité, de la qualité de ses institutions et de son capital humain. Ce n’est que sous de telles conditions, que l’on peut espérer avoir des effets bénéfiques d’un tel événement. En conséquence, les pays africains doivent songer à investir au préalable dans les réformes structurelles avant les stades pour espérer bonifier les investissements liés à l’organisation de la CAN. »

 

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1 - Le développement du football africain est tributaire de la mise en place de grands clubs et du renforcement des infrastructures sportives (Pdt de la CAF)

 

Le développement du football africain reste tributaire de la mise en place de grands clubs et des paramètres qui participent à l’épanouissement des joueurs, du renforcement des infrastructures sportives convenables et d’une couverture médicale diététique, a souligné, mardi à Marrakech, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad.

 

Lors d’une conférence de presse tenue en clôture du symposium de la CAF sur le football féminin, placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, M. Ahmad a indiqué que certains pays sont en avance par rapport au professionnalisme du football dans leur pays respectifs, notant que « ce n’est pas un hasard si le Maroc réalise aujourd’hui des résultats importants en matière du développement de ce jeu ». Dans ce contexte, il a fait savoir que le Maroc a « beaucoup investi » dans le football et que la cohérence des actions de la part du gouvernement, de la fédération et du secteur privé, fait du Royaume un modèle à suivre en la matière, poursuivant que ce niveau ne peut être atteint que par la mise en place de centres de formation et de clubs bien organisés qui respectent les conditions minimales d’un vrai club.


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En outre, il a mis l’accent sur l’importance des recommandations formulées lors de cette rencontre et que les deux jours de ce symposium étaient « insuffisants » pour synthétiser toutes les résolutions, enchaînant que ces recommandations sont d’ordre classiques ayant trait au développement de l’arbitrage, au développement d’entraînement et surtout au débat pertinent sur le sponsoring et le blocage culturel. Concernant la candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde 2026, le président de la CAF a précisé que cette candidature du Royaume constitue une candidature africaine, notant que le Maroc a actuellement toute la possibilité pour accueillir « aisément » cette manifestation sportive et « personne ne peut contredire cette décision ».

 

A ce titre, il a appelé tous les pays africains à prendre au sérieux cette candidature qui constitue une « candidature légitime » pour le continent, qui n’a organisé qu’une seule phase finale de la Coupe du monde pendant une centaine d’années. L’Afrique a contribué au développement du football mondial et c’est un droit légitime qui lui revient d’organiser une deuxième fois cet événement footballistique mondial, a-t-il soutenu, appelant tous les partenaires européens, asiatiques et américains à soutenir cette candidature.


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S’agissant des différentes décisions stratégiques prises par la CAF durant la première année de son mandat, M. Ahmad a cité notamment l’adoption d’une série de réformes visant à instaurer une bonne gouvernance, à doter l’administration centrale d’un organigramme, augmenter le nombre des équipes participantes à la Coupe d’Afrique des Nations de 16 à 24, revoir les licences des entraîneurs et soutenir financièrement les 5 équipes qualifiées à la Coupe du monde, ainsi que l’utilisation de la vidéo en arbitrage lors des matches.

 

Co-organisé les 5 et 6 mars par la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF), sous le slogan « relevons le défi », ce symposium se propose d’élaborer une nouvelle voie pour le développement du football féminin en Afrique. Cette rencontre a été marquée par la participation des présidents de plusieurs fédérations africaines, des membres du Comité exécutif de la CAF, de représentants des gouvernements, d’ambassadeurs et de personnalités sportives marocaines et étrangères.


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Lors de ce conclave, les participants ont débattu de moult thématiques ayant trait aux contraintes qui entravent le développement du football féminin sur le continent, notamment « Développer la pratique du football féminin », « Développer la formation technique des formateurs, arbitres et instructeurs », « le Concept de la gouvernance dans le football féminin », « le Rôle du football féminin dans la promotion et la socialisation de la femme » et « la Place des médias et de la communication dans la dynamisation du football féminin ».

 

Rabat, 07/03/2018/ www.faapa.info/

 

http://www.faapa.info/blog/le-developpement-du-football-africain-est-tributaire-de-la-mise-en-place-de-grands-clubs-et-du-renforcement-des-infrastructures-sportives-pdt-de-la-caf/


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2 - La fédération marocaine de football finance le développement d’infrastructures sportives au Rwanda

 

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) vient de signer un accord avec son homologue rwandaise de football (FERWAFA) portant sur le financement du développement d'infrastructures footballistiques dans ce pays de l’Afrique de l’Est. Cette signature, annoncée par la Fédération rwandaise sur son site, fait suite à une visite au Maroc de son président, Vincent Nzamwita, à l'invitation de son homologue marocain Fouzi Lekjaâ.

 

Les deux fédérations ont convenu d'un prêt, dont le montant n'est pas précisé et dont le remboursement devrait intervenir dans un délai de « cinq ans », indique le communiqué. Le soutien financier marocain permettra, de développer un hôtel, également financé par la FIFA à hauteur de 65%, qui servira de base pour la Fédération rwandaise, et d'assurer la construction de plusieurs terrains en pelouse artificielle dans trois districts au Rwanda.


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Plusieurs experts marocains sont attendus à Kigali à partir du 27 avril pour visiter les sites où seront construits les différents équipements sportifs, toujours selon le communiqué de la FERWAFA. Il s'agit du second accord de coopération liant les deux fédérations. En 2015, elles s'étaient associées en faveur de "la médecine du sport, l'organisation d'événements footballistiques, le développement du football et des infrastructures sportives".

 

HA/APA/ avril 24, 2017 / APA-Rabat (Maroc) -

 

http://apanews.net/news/la-federation-marocaine-de-football-finance-le-developpement-dinfrastructures-sportives-au-rwanda/


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3 - Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019) : l’Egypte, pionnière du football panafricain et mondial

 

Accueillant pour la cinquième fois de son histoire la Coupe d’Afrique des nations, le pays des Pharaons a su défendre les couleurs de tout un continent dès le début du XXe siècle. L’Egypte n’aurait pas dû organiser la 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Le tournoi devait se dérouler plus à l’ouest du continent, au Cameroun, mais la patrie des Lions indomptables avait pris trop de retard dans les travaux des stades qui devaient accueillir la compétition. Conséquence : son statut de « pays hôte » lui a été retiré par la Confédération africaine de football (CAF) en novembre 2018 pour le confier à l’Egypte. Ainsi l’ancien royaume recevra-t-il sur ses terres millénaires la plus importante des compétitions africaines du 21 juin au 19 juillet pour la cinquième fois de son histoire : après 1959, sous le nom de République arabe unie, 1974, 1986 et 2006. Un record.


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Son équipe nationale, surnommée les Pharaons, a terrassé sept fois la CAN depuis sa création en 1957. Un autre record. Ces chiffres rappellent que cette nation a une longue histoire dans le football depuis près d’un siècle. C’est la première nation non occidentale à avoir participé aux Jeux olympiques dès 1920, à Anvers, en Belgique, et la première équipe à représenter l’Afrique lors d’une phase finale de Coupe du monde : c’était en Italie, en 1934. A cette époque, la deuxième édition du Mondial se disputait entre seize sélections : douze pour l’Europe, deux pour l’Amérique latine, une pour l’Amérique du Nord, centrale et les Caraïbes et une dernière pour l’Afrique et… l’Asie. Lors du tour qualificatif, l’Egypte n’avait eu à vaincre qu’un adversaire, la Palestine, sous mandat britannique, qu’elle écrasa 7-1, puis 1-4 au match retour.*

 



_ Joueurs aux talents insolents

Son parcours sur la scène internationale est peu glorieux : deux demi-finales aux Jeux olympiques de 1928 et 1964 et trois participations en Coupe du monde en 1934, 1990 et 2018. C’est en Afrique que les Pharaons arrivent le mieux à s’exprimer : ils ont participé à vingt-quatre reprises à la CAN. Encore un record. Pour conquérir cette prestigieuse Coupe à sept fois, la sélection nationale a pu compter sur des joueurs aux talents insolents avec parfois de drôles de personnalités.

 

Au commencement, il y a eu Abdel Rahman Fawzi (1909-1988) qui restera dans l’histoire du football comme celui qui marqua les deux premiers buts lors du Mondial 1934 face à la Hongrie (match perdu 4-2). Il y a évidemment le milieu de terrain Ahmed Hassan qui a porté le maillot des Pharaons pendant dix-sept ans entre 1995 et 2012. Il a remporté quatre fois la CAN et, avec ses 184 matches en équipe nationale, il est le joueur le plus sélectionné du monde, loin devant le Portugais Cristiano Ronaldo (158). L’Egypte doit aussi beaucoup à son inépuisable gardien Essam El-Hadary, vainqueur d’une quarantaine de trophées, dont quatre CAN. En 2017, à 44 ans, il est devenu le joueur le plus âgé à disputer une Coupe d’Afrique. Toujours en activité, il n’a pourtant pas été retenu, malgré son immense popularité, dans la liste des 23 par le sélectionneur mexicain Javier Aguirre.


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Enfin, on peut citer l’élégant attaquant Mohamed Zidan, le fantasque buteur Mido – connu des supporteurs marseillais – et l’actuelle star de la sélection, Mohamed Salah. Le joueur de Liverpool, qui vient de remporter la prestigieuse Ligue des champions, est adulé dans cette ville du nord de l’Angletterre au point que les fans des Reds lui ont dédié une chanson : « Mo Sa-la-la-la-lah, Mo Sa-la-la-la-lah, if he’s good enough for you, he’s good enough for me, if he scores another few, then I’ll be muslim too »« Mo Sa-la-la-la-lah, Mo Sa-la-la-la-la-lah, s’il est assez bon pour vous, il est assez bon pour moi, s’il en marque quelques autres, alors je deviendrai musulman aussi. » A 27 ans, il n’a encore rien gagné avec les Pharaons, mais il compte bien remporter une huitième CAN à domicile.


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_ Boycottage du Mondial 1966

Ainsi, l’Egypte et le foot africain sont étroitement liés depuis soixante-deux ans. Le pays a été, aux côtés du Soudan, de l’Ethiopie et de l’Afrique du Sud, membre fondateur de la CAF, dont le siège est au Caire depuis les premiers jours, en 1957. Son premier président, l’Egyptien Abdelaziz Abdellah Salem, faisait alors son entrée au sein du Comité exécutif de la Fédération internationale de football (FIFA). Au cours des dernières décennies, l’Egypte a toujours refusé que l’Afrique soit considérée comme un continent mineur sur l’échiquier planétaire du ballon rond.

 

Alors, lorsque la FIFA décida que, pour le Mondial 1966, une seule place – sur les seize disponibles – serait réservée à l’Asie, à l’Océanie et à l’Afrique alors que l’Europe en avait dix, quinze nations africaines, dont l’Egypte, décidèrent de boycotter le Mondial en se retirant dès les tours préliminaires. Face à cette situation insupportable, ces nations exigèrent de la FIFA une place qualificative à part entière pour l’Afrique pour la phase finale sans être opposées à l’Asie et à l’Océanie. Cette démarche avait été notamment soutenue par l’un des pères du panafricanisme, le président ghanéen Kwame Nkrumah. Suite à ce boycottage, la FIFA accéda à cette demande pour la Coupe du monde 1970. Pour le Mondial 2022, le continent africain aura cinq places et l’Europe treize.


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Le foot égyptien a écrit aussi de mémorables moments. On retient de ses duels avec l’Algérie celui du 18 novembre 2009. Les Pharaons affrontèrent les Fennecs lors d’un ultime match, à haut risque, qui se déroula au Soudan, dans les environs de Khartoum. Le vainqueur serait qualifié pour la Coupe du Monde 2010. Quelques jours plus tôt au Caire, lors de la rencontre précédente, des supporters égyptiens agressèrent violemment des joueurs algériens, ce qui déclencha des manifestations à Alger et en France. Dans les tribunes du stade d’Omdurman, près de 10 000 Algériens, prêts à en découdre, criaient vengeance. Mais les Fennecs l’emportèrent 1-0, évitant de justesse une immense bataille rangée. Que se passera-t-il si les deux nations devaient s’affronter à la CAN 2019 ?

 

Avec « Le Monde Afrique »/ Par Mustapha Kessous/ Publié le 20 juin 2019/ Mis à jour le 21 juin 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/06/20/can-2019-l-egypte-pionniere-du-football-panafricain-et-mondial_5479270_3212.html/


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4 - A qui profite l’organisation de la coupe d’Afrique des nations ?

 

A qui profite l’organisation de la coupe d’Afrique des nations ? Du 17 janvier au 8 février, la Guinée Équatoriale va accueillir les phases finales de la CAN 2015. Il faut rappeler que le Maroc a décliné l’organisation de cette CAN à cause de la menace Ebola. Une menace qui n’a pas empêché ni la Guinée Equatoriale ni le Qatar, qui n’est même pas un pays africain, de se porter volontaires. Alors le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?

 

Les partisans irréductibles de l’organisation de la CAN soutiennent qu’elle présente plusieurs avantages tant sur le plan économique que social. Sur le plan économique, ils pensent que l’organisation de la CAN stimule la croissance économique à travers l’investissement en infrastructures de toutes sortes et la promotion du tourisme. Par exemple, les chantiers de la CAN 2012 ont permis au Gabon de réaliser un taux de croissance de 6,7% en 2010 et 7,1% en 2011[1]. L’organisation de la CAN 2013 a permis à la fédération sud africaine de football de réaliser un bénéfice de 360.000 dollars après l’organisation de la CAN 2013. Toujours suivant ces partisans, ces investissements permettent non seulement d’améliorer les infrastructures existantes, mais d’en construire de nouvelles (gares, aéroports, lignes ferroviaires, autoroutes, etc.). La construction de ces infrastructures a un impact sur la croissance économique car cela fournit des commandes aux entreprises de différents secteurs économiques pour créer de la valeur ajoutée.


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Par ailleurs, l’organisation d’une compétition de dimension internationale comme la CAN constitue une bonne publicité pour le pays organisateur. La CAN est l’événement sportif le plus suivi du continent. En 2013 par exemple, le secteur touristique sud africain a connu une hausse de 3,9%. L’organisation de la CAN 2013 a contribué à la hausse des voyageurs étrangers vers ce pays. Ce qui se traduit en principe par plus de chiffre d’affaires pour les hôtels, les restaurants et les cafés. Sur le plan social, l’organisation de la CAN est supposée contribuer à la création d’emplois, la mobilisation populaire sans l’impact psychologique et social en cas de victoire. Après la victoire, les rues ont été prises d’assaut par les supporteurs qui manifestaient leur joie. C’est le moment d’oublier les soucis et les problèmes de la vie quotidienne. Les victoires ont donc un impact psychologique important.

 

L’organisation de la CAN peut être un puissant moyen de cohésion sociale, du moins momentanément, dans les pays en crise ou qui sortent de crise car le sport est un puissant facteur de rassemblement au-delà des clivages politiques, ethniques et sociaux. Au lendemain des récentes manifestations politiques, comme un seul homme, les Burkinabés sont allés à l’aéroport pour accueillir leurs joueurs après la qualification du pays à la CAN 2015. Bien que l’organisation de la CAN semble avoir théoriquement des avantages, néanmoins ces effets semblent hypothétiques. Son impact sur la croissance économique est faible et éphémère car il est lié à la durée limitée des chantiers de la coupe. L’effet s’estompe immédiatement. Les investissements dans ce genre d’infrastructure ne s’insèrent pas toujours dans une vision de développement de long terme.

 

De plus, les investissements en infrastructures sont effectués uniquement dans un nombre limité de villes qui accueillent la compétition. La majorité du pays n’en bénéficie pas. En outre, concernant l’impact touristique, il n’est pas toujours garanti car l’affluence n’est pas toujours au rendez-vous. Par exemple, lors de la CAN 2012 les fans de foot africain et donc les touristes n’ont pas afflué vers la Guinée Equatoriale et le Gabon.

 

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Par ailleurs, les projets d’infrastructure sont souvent surdimensionnés par rapport aux besoins locaux. Les stades sont souvent calibrés pour accueillir un certain nombre de spectateurs dépassant celui des supporters des équipes locales du pays d’accueil. Ils se transforment souvent en « éléphants blancs ». De plus, leur attribution fait souvent l’objet de corruption et de rente sans parler du coût d’entretien qui grève les budgets des collectivités locales. En Afrique du Sud plusieurs soupçons de corruption ont porté sur l’attribution des marchés publics pour la construction de stades. De plus, le coût de l’entretien du stade de Polokwane d’Afrique du Sud est de 2,4 millions d'euros soit environ 1,57 milliards de FCFA. Il est certes vrai que ces investissements en infrastructures sont créateurs d’emplois. Mais les emplois créés sont de type saisonnier et détruits à la fin de la construction des infrastructures. Donc la probabilité que ces emplois tirent les gens de la pauvreté est mince.

 

En somme, s’il est fort probable que les pays organisateurs tirent profit de la CAN, il est plus sûr que la CAF, les lobbies des entreprises, notamment étrangères, et des sponsors (équipementiers sportifs, marques de soda, les annonceurs, les médias, etc.) en sont les plus grands bénéficiaires. En effet, la CAF est le plus grand gagnant en droits de retransmission et de sponsoring. Par exemple, le groupe Canal de Vivendi a obtenu la diffusion des CAN 2013 et 2015 pour un contrat de 2,7 millions d'euros par édition soit environ 1,8 milliard de FCFA.

 

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De plus, en 2004, la société de téléphonie mobile MTN a conclu avec la CAF un contrat de 25 millions d’euros pour être le sponsor principal de la CAF pour 4 ans. A côté de la CAF il y a les medias qui revendent les droits de retransmissions à prix exorbitants. Au vu des montants des contrats signés par les équipementiers avec les sélections nationales nous pouvons dire aussi qu’ils profitent énormément de l’organisation de la CAN. Par exemple, l’équipementier des lions indomptables a signé un contrat de plus de 15 millions d’euros soit 10 milliards de FCFA avec la fédération camerounaise de football.

 

Bref, l’organisation de la CAN n’est pas une panacée en soi. Son impact dépendra de l’attractivité du pays, de sa compétitivité, de la qualité de ses institutions et de son capital humain. Ce n’est que sous de telles conditions, que l’on peut espérer avoir des effets bénéfiques d’un tel événement. En conséquence, les pays africains doivent songer à investir au préalable dans les réformes structurelles avant les stades pour espérer bonifier les investissements liés à l’organisation de la CAN.

 

Source : www.libreafrique.org/ Germain KRAMO (CIRES)/ juin 2019

 

http://www.libreafrique.org/kramo-CAN-081214/

 

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5 - Plan national du sport : la Côte d’Ivoire se lance dans la construction de 90 centres sportifs de proximité

 

Selon le Plan national du sport adopté en 2017, aucun Ivoirien ne doit se trouver à plus de 3 km d’une infrastructure sportive. Une ambition qui a entraîné un vaste programme de construction de stades, dont le centre-pilote doit être inauguré début juin. Dans le quartier populaire de Koumassi, en plein cœur d’Abidjan, le premier complexe socio-sportif de proximité du programme Agora sera inauguré début juin. Vitrine de ce projet évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros, le site qui appartient à l’Office national des sports, fait plus de trois hectares. Il servira de modèle à l’implantation de 90 autres centres sur l’ensemble du territoire ivoirien. « Nos échanges avec les fédérations sportives nous ont fait apparaître l’importance des besoins en infrastructures, souligne Yao François Alla, le directeur de cabinet du ministère des Sports. La demande est très forte. Partout dans les quartiers, les jeunes jouent dans la rue. »

 

Le programme Agora s’inscrit dans le cadre du Plan national du sport (PNS) 2016/2020 de Côte d’Ivoire, adopté en juin 2017, qui vise à encourager la pratique des activités physiques et sportives par 60 % de la population. Huit sports sont prioritaires : le football, l’athlétisme, le basket-ball, le taekwondo, le judo, le handball, la boxe et le rugby. L’objectif visé par le ministère des Sports est que chaque habitant ne soit pas éloigné à plus de trois kilomètres d’une infrastructure sportive – une ambition à laquelle le ministère ivoirien des Sports est conscient que les 91 centres programmés ne suffiront pas à répondre.


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Des programmes 100 % privés

Ce projet innovant a été proposé par l’entreprise française WinWin Afrique (WWA), dont la vocation est de mettre le sport au service du développement pour les jeunes et les moins favorisés. Suite à une délégation officielle du Medef International à laquelle il participait, WinWin Afrique a signé un contrat-cadre avec le ministère des Sports en juin 2017 pour l’accompagner dans la mise en œuvre de son plan national. L’un des dix-sept mandats reçu depuis sa création en 2016, pour mettre en place des programmes de développement public/privé autour du sport en Afrique.

 

Son concept d’Agora est né d’un double constat : la difficulté de réunir les budgets nécessaires à l’implantation des infrastructures sportives uniquement auprès de l’État et celle de construire des programmes 100 % privés à destination des populations défavorisées. « Notre objectif était de créer un modèle de développement pérenne et de financer l’implantation de ces infrastructures par les bailleurs de fonds », explique Régis Charpentier, président de WinWin Afrique.

 

Ce dernier, qui précise son objectif d’apporter une solution technique et financière au ministère des Sports, revient sur le choix de l’architecture, « peu coûteuse, robuste, modulaire et rapidement constructible, en seulement trois mois pour chaque unité ». Dans la structure métallique sont imbriqués des conteneurs maritimes aménagés, construits à Abidjan puis assemblés sur site. Plusieurs agencements sont possibles, permettant de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque centre, qu’il soit situé en zone urbaine, périphérique ou rurale.


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_ Financement franco-ivorien

Le bâtiment, équipé d’une centrale solaire – à Koumassi, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit – est autonome en énergie. Maître d’ouvrage délégué, WinWin Afrique a associé plusieurs entreprises françaises et ivoiriennes (SagemCom, Ivoire Ingénierie, Bolloré Logistics, Marty Sport…) pour la construction du centre-pilote. Ce démonstrateur a été financé par le Trésor français, à travers le fonds Fasep (Fonds d’étude et d’aide au secteur privé) – Innovation verte du ministère de l’Économie, à hauteur de 794 000 euros. Le ministère ivoirien des Sports, chargé de la réalisation des travaux de génie civil, livrés fin février, a engagé environ 662 000 euros. Il restera propriétaire de l’Agora, qui doit être opérationnelle pour la rentrée scolaire du mois de septembre. Son exploitation sera confiée à un opérateur privé, en cours de désignation.

 

Il sera possible d’y pratiquer tout type de sport (sports collectifs, de combat, fitness) et d’y organiser des compétitions. En plus de l’Agora, deux terrains de basket, un terrain de foot et un terrain de handball, seront être aménagés en extérieur. Des locaux commerciaux seront loués pour devenir boutiques (articles de sports, équipements électroniques, bien-être…) ainsi que des restaurants et des web-cafés. Un espace socio-éducatif, dédié à la santé, au développement durable et à l’emploi des jeunes, sera animé par des ONG locales et internationales.


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_ Première privatisation à l’occasion de la CAN 2019

Selon son business model, 25 % du temps et de l’espace de l’Agora seront alloués à des activités commerciales pour financer l’entretien et l’animation du centre, mais aussi permettre aux scolaires et aux 75 associations sportives de Koumassi d’y accéder gratuitement. Le terrain central, entouré de gradins, peut aisément se transformer en scène musicale ou en salle de spectacle. Il sera possible d’y organiser tout type événements, des galas, des conférences, des séminaires d’entreprises… Les grandes marques seront aussi associées, via le sponsoring, le naming et la publicité.

 

L’Agora de Koumassi sera privatisée pour la première fois, à l’occasion de la CAN 2019, qui débutera en Égypte le 21 juin prochain.Le site, qui présente l’avantage d’être clos, a été choisi pour constituer la « fan zone » d’Abidjan, avec une retransmission des matches à destination de plusieurs milliers de supporters. Un coup de projecteur sur le projet voulu par le ministère des Sports alors que WinWin Afrique est à la recherche de financements extérieurs pour l’implantation des 90 autres centres de proximité.


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L’entreprise a déjà entrepris des démarches auprès de plusieurs bailleurs de fonds (AFD, Banque mondiale, BID, Banque arabe pour le développement économique en Afrique), et va également solliciter la BAD et l’Union européenne. Elle va élargir ses prospections au mouvement sportif international, auprès d’organisations telles que la FIFA ou la FIBA, ainsi qu’au secteur privé. « Les échos qui nous parviennent sont très favorables mais tous attendent le démarrage effectif de l’exploitation du modèle pour se prononcer », affirme Yao François Alla. Pour son deuxième tour de table, WinWin Afrique s’est fixé comme échéance le second semestre 2019.

 

12 avril 2019/ Par Natacha Gorwitz

 

https://www.jeuneafrique.com/757189/societe/plan-national-du-sport-la-cote-divoire-se-lance-dans-la-construction-de-90-centres-sportifs-de-proximite/


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6 - Le Maroc, nouveau royaume du sport ?

 

Au Maroc, l’économie du sport prend de plus en plus de place. Le secteur se professionnalise et le pays organise plusieurs compétitions continentales et internationales. Le Maroc affiche une réelle volonté d’être un des pays influents du continent africain, notamment à travers le sport.

 

A Rio lors des JO de 2016, le Maroc a failli rentrer bredouille. Seul le boxeur Mohamed Rabii a tiré son épingle du jeu sur les 48 athlètes présents dans 13 disciplines. Une année plus tard, lors des Mondiaux d’athlétisme à Londres, Soufiane Elbakkali, 21 ans, a fini deuxième sur le 3.000m steeple derrière le Kenyan Conseslus Kipruto. Là encore, il a été le seul représentant du royaume à revenir avec une médaille autour du cou ! Si le sport de haut niveau marocain a du mal à monter sur les podiums, côté organisation, c’est tout le contraire. 

Désormais, le Maroc est un terrain de jeu dans beaucoup de disciplines. Et certains athlètes y vont pour des stages d’entraînement. Dernier exemple en date : Agadir a remplacé Potchefstroom en Afrique du Sud en ce qui concerne l’athlétisme français.


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_ Le Mondial 2026 au Maroc ?

A partir du 13 janvier, le Maroc abritera le Championnat d’Afrique des nations de football retiré au Kenya et organisé en moins de trois mois. Un tournoi à 16 équipes qui nécessite quatre stades pour le premier tour. Après s'être désisté à organiser la CAN 2015 en raison de l'épidémie d'Ebola, le Royaume n’a pas hésité à poser sa candidature. Le pays dispose d'infrastructures sportives et hôtelières nécessaires.

 

Encore une fois, le Maroc s’est déclaré pour l’organisation de la Coupe du monde. L’édition 2026 est en jeu. L'annonce du pays hôte se fera le 13 juin prochain, à la veille du coup d'envoi de la phase finale du Mondial 2018 prévue en Russie. Le Maroc devra faire face à la candidature commune des États-Unis, du Mexique, et du Canada. C’est un peu David contre Goliath mais le royaume y croit. Mais pour le moment, le peuple marocain va profiter du fait de soutenir son équipe nationale en juin prochain pour le Mondial 2018 en Russie après 20 ans d'attente.


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_ Des sponsors de plus en plus présents

Dans les environs de Casablanca, un projet de la « Ville sportive » devrait voir le jour en 2021. Il s’agit de la construction d’un grand stade, qui devrait renforcer le dossier de candidature du royaume pour l’organisation du Mondial de 2026, plusieurs stades d’entraînements aux normes FIFA, une salle omnisports couverte, des piscines. En 2013 et 2014, Marrakech avait reçu la Coupe du monde des clubs, organisée pour la première fois sur le sol africain.

 

Au Maroc, de plus en plus d’entreprises manifestent leur grand intérêt à la promotion du sport. La création récente de plusieurs agences de conseil en communication et marketing dédiées au sport, démontre une nouvelle stratégie des grands groupes. Depuis plusieurs années, l’Etat marocain tente de bâtir une réelle économie du sport au Maroc. Maroc Telecom est le partenaire de la Fédération Royale Marocaine de Football.

 

Parmi les autres gros sponsors marocains, on trouve également la Marocaine des Jeux et des Sports, Royal Air Maroc, ou encore La Banque Populaire. La ville de Casablanca a abrité en 2017 la deuxième édition du plus grand Salon International du Sport et des Loisirs en Afrique. Pour la prochaine édition, il est question de fonder une Association des acteurs du sport business au Maroc.


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_ Le Maroc bénéficie d'un contexte favorable

« Il y a un contexte favorable pour le Maroc. Ce pays est assez stable pour le continent africain surtout en termes de terrorisme », analyse Vincent Chaudel, directeur de la Communication et du Marketing du cabinet Wavestone. « Le roi souhaite faire du Maroc une plaque tournante de l’Afrique. Il veut être dans la position de l’Afrique du Sud en termes d’influence », ajoute-t-il. Le Maroc peut aussi augmenter durablement l’industrie du tourisme avec par exemple la pratique du golf.

 

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami, avait signé à Budapest il y a quelques mois avec Marius Vizer (président de la fédération internationale de judo) un protocole d’accord pour l’organisation par le Maroc de six grandes compétitions mondiales de judo durant les trois prochaines années. En novembre dernier, le Français Teddy Riner avait décroché un dixième titre mondial en triomphant lors du championnat du monde toutes catégories à Marrakech.


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_ De plus en plus difficile d’émerger seulement par la performance

Si le Maroc cherche un digne successeur à Hicham El Guerrouj, considéré comme le meilleur athlète marocain de tous les temps, avec deux médailles d’or du 1 500 m et du 5 000 mètres lors des Jeux olympiques de 2004, à Athènes et quatre titres de champion du monde sur 1 500 m, cela n’empêche pas de recevoir chaque année les meilleurs athlètes du monde lors d’une manche de la Ligue de Diamant à Rabat.

« Aujourd’hui c’est de plus en plus difficile d’émerger seulement par la performance. Beaucoup de pays ont de grands athlètes. Le Maroc veut accueillir de grandes épreuves pour profiter de la rotation des continents du CIO et de la FIFA », explique Vincent Chaudel. La priorité du pays est de régler la question des infrastructures le plus rapidement possible.

 

« Le Maroc a lancé des programmes de construction de stades en gazon naturel et synthétiques mais aussi des pistes d’athlétisme. Les maitres d’ouvrage ont intégré des contrôles qualité en phase de construction et la certification des surfaces sportives selon les référentiels internationaux pour le football et l’athlétisme », écrit Vincent Chaudel dans son blog. Au Maroc, le sport représente désormais un enjeu politique et économique, à l'image du Qatar dans le Golfe. Et le nombre d’évènements organisés chaque année le prouve.

 

Par Farid Achache / Publié le 04-01-2018/ Modifié le 05-01-2018/

 

http://www.rfi.fr/sports/20180104-le-maroc-nouveau-royaume-sport/


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