Publié le : 23-07-2019 à 16:34:56 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

SOUDAN/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Economie, perspectives politiques et sociales (transition politique et attentes)

 

« Afrique/ Soudan/ Militaires et opposition trouvent un accord sur l'instance de transition : Le médiateur de l'Union africaine a annoncé que les militaires soudanais et les représentants de la contestation avaient trouvé un accord vendredi pour une direction "alternée" de l'instance qui dirigera la transition pendant trois ans.

Le Conseil militaire qui dirige le pays et l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, "se sont mis d'accord" pour une direction "alternée" de cette instance qui va diriger une période de transition d'environ trois ans, a annoncé en conférence de presse le médiateur de l'Union africaine, Mohamed El-Hacen Lebatt. Il n'a pas détaillé le mécanisme utilisé.

Mais selon un plan de transition établi par les médiateurs, l'instance devait initialement être présidée par un militaire pendant 18 mois, avant qu'un civil ne prenne la relève jusqu'à la fin de la transition. Le conseil sera composé de six civils, dont cinq issus de l'ALC, et de cinq militaires, avait annoncé à l'AFP un leader de la contestation, Ahmed Rabie. »

 

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1 - SOUDAN/ Accord de transition au Soudan : les parties se positionnent déjà pour la suite

 

Le week-end a été très politique au Soudan après l'accord de transition conclut vendredi 5 juillet entre les civils et les militaires. Cet accord prévoit une période de transition de plus de trois ans, et la création d'un conseil souverain avec une présidence tournante. Mais alors que le texte final n'a pas encore été signé, les différentes parties se positionnent déjà pour la suite. Côté militaires, on se veut rassurant : Abdel Fatah al-Burhan, le chef du conseil militaire de transition, s'est engagé samedi à veiller à l'application de l'accord. La contestation a quant à elle annulé la journée de désobéissance civile prévue pour le 14 juillet, même si elle maintient une commémoration des manifestants tués depuis le début de la mobilisation. Autant de signes qui indiquent que malgré les nombreuses questions qui restent à régler, civils et militaires voient dans ce projet de transition une petite victoire.


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Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Les chefs de deux factions rebelles du Darfour ont déjà annoncé rejeter l'accord. Abdelwahid Nour dénonce une trahison de la révolution. Et Minni Minawi, pourtant membre de la coalition de l'opposition, accuse l'Alliance pour la liberté et le changement de vouloir préserver l'ancien système et d'exclure certaines populations. Il demande des négociations de paix avec les groupes armés, qui avaient été évoquées lors des premières discussions avec l'opposition, mais qui sont aujourd'hui reléguées au second plan, dit-il. Reste à savoir s'il sera entendu. Sur le terrain, les factions rebelles sont affaiblies et ces revendications ressemblent à des tentatives pour se placer dans de futures institutions, explique un analyste, qui met plutôt en doute les promesses des militaires au pouvoir.

 

Par RFI / Publié le 08-07-2019 Modifié le 08-07-2019/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20190708-accord-transition-soudan-parties-positionnent-deja-suite/


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2 - Afrique/ Soudan : Au Soudan, militaires et opposition trouvent un accord sur l'instance de transition

 

Le médiateur de l'Union africaine a annoncé que les militaires soudanais et les représentants de la contestation avaient trouvé un accord vendredi pour une direction "alternée" de l'instance qui dirigera la transition pendant trois ans. Les généraux au pouvoir au Soudan et les chefs de la contestation sont arrivés à un accord, vendredi 5 juillet, concernant l'instance qui doit diriger la période de transition à venir, après des semaines d'un bras de fer politique.

 

Grâce à une médiation de l'Éthiopie et de l'Union africaine (UA), les deux camps se sont finalement accordés sur leur principal point : la direction du "Conseil souverain", l'instance qui doit superviser la période de transition. Le Conseil militaire qui dirige le pays et l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, "se sont mis d'accord" pour une direction "alternée" de cette instance qui va diriger une période de transition d'environ trois ans, a annoncé en conférence de presse le médiateur de l'Union africaine, Mohamed El-Hacen Lebatt.

 

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18 mois de présidence des militaires

Il n'a pas détaillé le mécanisme utilisé. Mais selon un plan de transition établi par les médiateurs, l'instance devait initialement être présidée par un militaire pendant 18 mois, avant qu'un civil ne prenne la relève jusqu'à la fin de la transition. Le conseil sera composé de six civils, dont cinq issus de l'ALC, et de cinq militaires, avait annoncé à l'AFP un leader de la contestation, Ahmed Rabie. Les deux camps se sont aussi mis d'accord pour "une enquête minutieuse, transparente, nationale et indépendante, sur les différents incidents violents malheureux qu'a connu le pays ces dernières semaines", a souligné Mohamed El-Hacen Lebatt. 

La contestation réclamait une enquête indépendante et internationale sur la dispersion du sit-in le 3 juin, ce que les généraux ont refusé après avoir mis sur pied leur propre comité d'investigation militaire. Enfin, généraux et contestataires ont accepté de "retarder" la mise en place d'un "conseil législatif", qui doit faire office de Parlement de transition, jusqu'à ce que soit installé le conseil souverain et un gouvernement civil.


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_ Cet accord "n'excluera personne"

Les discussions entre les deux camps avaient repris mercredi dans un hôtel de la capitale, Khartoum, après avoir tourné court le 3 juin suite à l'assaut conduit par des membres des services de sécurité contre un campementinstallé par des manifestants devant le ministère de la Défense qui aurait fait plus de 30 morts. Avant cette impasse dans les pourparlers, armée et opposition s'étaient entendus sur le principe d'une période de transition de trois ans, sans parvenir à un accord sur la répartition des responsabilités entre civils et militaires.

 

Le numéro deux du Conseil militaire, le général Mohammed Hamdan Daglo, surnommé "Hemeidti", a salué l'accord en prenant la parole après le médiateur. "Nous voulons rassurer toutes les forces politiques (...) et tous ceux qui ont participé au changement", a-t-il dit. "Cet accord sera complet, il n'exclura personne et inclura toutes les ambitions du peuple." Par ailleurs jeudi, 235 membres d'un groupe rebelle du Darfour (ouest), "l'Armée de libération du Soudan", une faction qui fait partie de l'ALC, ont été libérés d'une prison d'Omdourman, ville voisine de Khartoum. Ils ont été accueillis par leur famille, après une "amnistie" prononcée par le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Burhane.

 

Avec AFP et Reuters/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 05/07/2019/ Dernière modification : 05/07/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190705-soudan-militaires-opposition-accord-instance-transition/


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3 - SOUDAN : Economie, perspectives politiques et sociales 

 

POPULATION : 40,8 MILLIONS

 

PIB PAR HABITANT : 1123 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2016

2017

2018 (e)

2019 (p)

Croissance PIB (%)

3,0

1,4

-2,3

-1,9

Inflation (moyenne annuelle, %)

17,8

32,4

61,8

49,2

Solde public / PIB (%) *

-1,6

-1,5

-3,5

-3,3

Solde courant / PIB (%)

-7,6

-10,5

-14,2

-13,1

Dette publique / PIB (%)

99,5

121,6

167,5

165,1

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dons inclus.

 

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_ POINTS FORTS

·         Position stratégique entre le Moyen-Orient et l’Afrique de l’Ouest,

·         Relative stabilisation des relations diplomatiques avec le Soudan du Sud,

·         Effort d’ajustement budgétaire entrepris dans le cadre d’un suivi assuré par le FMI,

·         Allègement des sanctions imposées par les États-Unis en 1997.

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Dette extérieure non viable,

·         Manque d’investissements dans les infrastructures,

·         Lacunes importantes en termes d’environnement des affaires et de gouvernance,

·         Persistance de l’insécurité personnelle et alimentaire,

·         Niveau élevé du chômage (notamment des jeunes) et de la pauvreté,

·         Revendications d’appartenance au Soudan du Sud dans les régions pétrolifères du Sud et tensions dans la région pétrolifère du Darfour.

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ La récession se poursuit

En 2018, l’économie est entrée en récession, et ce, malgré la levée de la quasi-totalité des sanctions américaines en 2017. D’importants déséquilibres, liés à la perte des trois quarts des exportations pétrolières, suite à l’indépendance du Soudan du Sud en 2011 continuent de peser sur l’économie. En 2019, la croissance devrait de nouveau être négative. Le manque d’intégration au commerce international et la faiblesse de l’environnement des affaires limiteront l’investissement privé, alors que de nouvelles mesures d’austérité devraient peser sur l’investissement public.

 

L’inflation, qui a fortement augmenté en 2018, du fait du retrait de subventions et des dévaluations de la livre soudanaise, devrait se maintenir à un niveau élevé. Elle continuera de peser sur la consommation privée, qui représente près de 80 % du PIB. Cette inflation et ces dévaluations, associées à la faible confiance envers le système bancaire ont conduit à une crise de liquidité. Cette dernière pourrait encore entraver le commerce, dans un pays où la majorité des transactions se font en argent liquide. Toutefois, le secteur pétrolier devrait bénéficier de l’amélioration des relations avec le Sud-Soudan. En effet, un accord permettrait, en 2019, de relancer la production de champs pétroliers dans la zone du Heglig, revendiquée par son voisin du sud.

De plus, s’il aboutit, l’appel d’offres pour l’exploration de gisements, que les autorités devraient lancer en 2019, pourrait soutenir la production à l’avenir. L’économie du Soudan, premier producteur mondial de gomme arabique, continuera de dépendre du secteur agricole (30 % du PIB). Par ailleurs, la production d’or devrait porter le secteur minier.


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(Headquarters of the Sudanese Central Bank in Khartoum)/

_ Laborieuse réduction des déficits public et extérieur

En octobre 2018, le gouvernement a annoncé un plan de réformes économiques. Ce dernier a pris effet pour 15 mois et inclut un certain nombre de mesures d’austérité budgétaire, telles que la suppression d’exonérations de taxes douanières et réduction des dépenses courantes. Côté recettes, la reprise de la production pétrolière au Soudan du Sud devrait soutenir leur croissance, le pays voisin utilisant, contre redevances, les équipements pétroliers du Soudan afin d’exporter sa production. Néanmoins, le déficit public ne devrait pas considérablement se réduire en 2019.

 

Les dépenses courantes ne représentant pas une part conséquente des dépenses totales et l’informalité de l’économie étant importante, l’efficacité du plan devrait être limitée. De plus, la récession viendra de nouveau peser sur les recettes. Le déficit public restera donc à un niveau qui nécessite le recours aux financements de la banque centrale, une méthode qui favorise l’inflation. Le pays, qui n’a pas accès aux marchés internationaux, devrait également avoir recours à des prêts concessionnels. Le poids de la dette publique demeurera lourd, et pourrait être accru par de nouvelles dévaluations, une grande partie étant libellée en dollars. Par ailleurs, la Chine a annoncé qu’elle annulerait une partie de la dette publique. La dette extérieure est essentiellement constituée d’arrières.

 

S’agissant des comptes extérieurs, le massif déficit courant devrait légèrement se résorber. Malgré la dépréciation de la livre soudanaise, les importations demeureront conséquentes, car ces dernières sont constituées de biens de première nécessité. Les exportations non pétrolières (or, gomme arabique, bétail, sésame) devraient néanmoins croître. L’excédent de la balance des services profitera de l’utilisation croissante des équipements pétroliers par le Soudan du Sud.

 

Néanmoins, la forte dette publique, essentiellement extérieure, induit des paiements importants d’intérêts, qui pèseront sur le solde des revenus. En dépit de la volonté des acteurs du secteur pétrolier d’attirer des IDE, ils ne seront pas suffisants pour financer le déficit courant. Le niveau des réserves de change étant déjà faible, l’aide financière internationale sera donc nécessaire et les pressions sur la livre soudanaise devraient persister.


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La crise pèse sur le climat social

Le président Omar Al-Béchir, du National Congress Party (NCP), engagé dans un programme de consolidation budgétaire, va devoir faire face aux contestations de la population. Ces dernières ont fait reculer le gouvernement, qui a augmenté les subventions sur la farine en novembre 2018. Néanmoins, un mois plus tard, des manifestations, provoquées par la décision du gouvernement d’augmenter le prix du pain, ont fait plusieurs morts, témoignant de tensions sociales croissantes. Elles sont, plus globalement, consécutives au manque de changement politique significatif, aux mesures d’austérité, et à la hausse de l’inflation.

 

Toutefois, le président reste en bonne position pour les élections de 2020 face à une opposition fragmentée et manquant d’organisation pour présenter une alternative crédible. Un amendement de la constitution, qui lui permettrait de rester à la tête du pays lors d’un 3e mandat, devrait être approuvé, le NCP étant majoritaire au Parlement. De plus, les revendications d’appartenance au Soudan du Sud généreront encore des conflits armés dans les régions soudanaises du Sud-Kordofan et du Nil bleu. Il en sera de même dans la région du Darfour, où la question de la marginalisation économique et sociale des minorités ethniques persiste.

 

En 2017, les États-Unis ont levé la quasi-totalité des sanctions, mais ont maintenu le pays sur leur liste noire du terrorisme. En 2018, la première puissance mondiale a salué les engagements en matière de coopération contre le terrorisme, de respect des droits de l’homme, mais a également indiqué attendre des efforts en matière de démocratie, afin de retirer le Soudan de cette liste. Le maintien sur cette liste handicape le pays, freinant les investisseurs internationaux et acteurs financiers à garantir les transactions commerciales.

 

Dernière mise à jour : Février 2019/ www.coface.com/fr/

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Soudan/


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4 - Perspectives économiques au Soudan

 

_ Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel était estimée à 4,1 % en 2018, en légère hausse par rapport aux 3,3 % enregistrés en 2017. Concernant l’offre, les industries extractives (croissance de 6,3 %), l’agriculture (3,7 %) et l’industrie manufacturière (1,5 %) ont été les principaux moteurs de la croissance. Concernant la demande, la consommation privée a été le principal facteur de croissance, entravée cependant par le déficit de la balance courante, estimé à 2,4 % du PIB en 2018. L’inflation élevée et la suppression progressive des subventions à l’énergie ont également freiné la croissance. 


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Bien que le chômage ait atteint 18 % en raison d’une dépréciation rapide du taux de change et d’une inflation persistante, la pauvreté et les inégalités ont diminué entre 2010 et 2015. Toutefois, le manque de données disponibles ne permet pas d’analyser la façon dont les déclins ont affecté la transformation structurelle. Le Soudan est surendetté, avec une dette extérieure estimée à 62 % du PIB en 2018. La levée des sanctions américaines devrait normaliser les relations avec les créanciers et accélérer, dans le cadre de l’Initiative d’allègement de la dette des pays pauvres très endettés, les négociations sur un allégement de la dette. 

L’inflation a grimpé à 43 % en août 2018 contre 38,8 % en août 2017, sous l’effet d’une forte dévaluation de la livre soudanaise et de la monétisation du déficit budgétaire. La pénurie de devises et un taux de change officiel surévalué ont provoqué une situation d’urgence et la création d’un marché parallèle de devises.


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(Port Sudan Paediatric Centre | EMERGENCY)/


_ Perspectives : facteurs positifs et négatifs

La croissance du PIB réel devrait s’établir à 3,6 % en 2019 et 3,8 % en 2020 ; celui-ci bénéficie de deux facteurs, à savoir un engagement ferme en faveur de la politique macroéconomique en cours et des réformes structurelles. Parmi celles-ci, relevons la suppression des exonérations fiscales, la réduction des dépenses publiques, la rationalisation des importations, mais aussi la mise en place de mesures incitatives pour doper les exportations, stimuler la reprise de l’industrie manufacturière et augmenter la consommation privée. Il sera également capital de résoudre le problème de la dette pour concrétiser les perspectives économiques.

 

L’accord de paix signé en septembre 2018 pour mettre fin à la guerre civile au Soudan du Sud a encouragé les gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud à ouvrir quatre points de passage frontaliers pour faciliter les flux humanitaires et commerciaux et doubler la production de pétrole. Parmi les risques, notons la persistance des conflits civils et l’insécurité dans les États du Nil Bleu, du Darfour et du Kordofan du Sud. Parmi les principaux défis figurent les faibles capacités institutionnelles et humaines, le taux de chômage élevé des jeunes, le fardeau de la dette extérieure et le changement climatique. 

Le Soudan reste typiquement un État en transition confronté aux carences de ses capacités institutionnelles et humaines. Chaque année, plus de 130 000 jeunes entrent sur le marché du travail avec seulement 30 000 postes vacants, ce qui constitue un défi considérable pour le pays.

 

L’encours de la dette extérieure, qui est passée de 18 milliards USD en 1995 à 53,6 milliards USD en 2016, pour remonter à 56 milliards USD en 2018, est insoutenable et limite donc les perspectives de reprise économique du pays. De plus, le Soudan connaît une dégradation environnementale grave et prolongée due à la faiblesse des précipitations et à la surexploitation des arbres, des sols et des pâturages. De nombreuses opportunités existent, comme l’énorme potentiel agricole inexploité, l’optimisation des politiques nationales, et le potentiel du secteur privé. Environ 63 % de la superficie terrestre du Soudan sont constitués de terres agricoles qui conviennent à une grande variété de cultures et d’élevage.

 

Le Soudan offre également d’énormes possibilités d’investissement privé dans les domaines suivants : l’agriculture irriguée à grande échelle, la production laitière et l’élevage, les entreprises forestières productrices de gomme arabique et la chaîne d’approvisionnement en cuir destiné aux exportations régionales et mondiales ; le revenu national et en devises étrangères pourrait ainsi augmenter en encourageant les exportations de produits manufacturés et semi-manufacturés.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2019

 

https://www.afdb.org/fr/countries/east-africa/sudan/sudan-economic-outlook/

 

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5 - Pétrole : le Soudan du Sud veut tripler sa production d'ici fin 2019

 

D'ici la fin de l'année 2019, le Soudan du Sud compte multiplier par trois sa production de pétrole qui est actuellement de 350 000 barils par jour pour la faire passer à un million de barils par jour. Le pays tente de relancer sa production de pétrole en remettant en service les puits qui avaient été endommagés durant la guerre. La production de l'or noir est cruciale pour l'économie de ce pays dont les revenus dépendent du pétrole à plus de 90%.

 

L'ambassadeur du Soudan du Sud en Ethiopie James Morgan a fait part lundi de la volonté de son pays de tripler sa production de pétrole actuelle (350 000 barils) pour la faire passer à un million de barils par jour. Un objectif très ambitieux pour ce pays qui a tant souffert de l'arrêt de production de son pétrole à cause de la guerre. Elle avait détruit ses infrastructures pétrolières et plombé son économie qui dépend à plus de 90% du pétrole.

 

Après cinq ans de conflit, cette jeune nation relance peu à peu les activités dans ses champs de pétrole et ambitionne aujourd'hui de multiplier par trois sa production actuelle. « Actuellement, le Soudan du Sud produit environ 350 000 barils de pétrole par jour, mais avec l'ouverture de champs de pétrole précédemment fermés et la réhabilitation en cours des champs de pétrole en exploitation, nous sommes optimistes. Le Soudan du Sud produira un million de barils de pétrole par jour d'ici fin 2019 », a déclaré le diplomate Sud-Soudanais.


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_ Retour à la normale

Selon ses propos, le Soudan du Sud bénéficiant désormais d'une paix relative après cinq ans de guerre avec son voisin du nord, et après avoir signé une série d'accord avec ce dernier, se concentre désormais sur la relance de son secteur pétrolier. Un choix ambitieux pour cette jeune nation dont l'économie, était au bord de l'effondrement, en raison de la perte des revenus pétroliers. Il y a quelques mois, « avec la signature de l'accord de paix de septembre 2018, le Soudan du Sud a pu ouvrir cinq champs de pétrole fermés pendant la guerre », s'est réjouit M. Morgan. 


L'on se souvient qu'à la même période, le gouvernement Sud-Soudanais avait annoncé que les puits seront rouverts dans l'Etat d'Unité, que la production reprendrait officiellement et que le pays retrouverait sa pleine capacité d'ici la fin de cette même année. Un objectif qui n'avait pas été atteint mais que les autorités promettent de réaliser d'ici la fin 2019 avec le concours des principaux partenaires de développement, dont la Chine, à qui le pays fait déjà appel pour soutenir ses efforts de relance de la production de pétrole et l'aider à attendre le million de barils par jour d'ici la fin 2019.

 

Par Emmanuel Atcha/ 27/03/2019/

 

https://afrique.latribune.fr/entreprises/industrie/energie-environnement/2019-03-27/petrole-le-soudan-du-sud-veut-tripler-sa-production-d-ici-fin-2019-812145.html/


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6 - ROSATOM VA CONSTRUIRE LA PREMIÈRE CENTRALE NUCLÉAIRE DU SOUDAN

 

Le géant du nucléaire russe Rosatom a rendu public la dernière semaine de l’année 2017 la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement soudanais portant sur le développement du nucléaire civil et la construction prochaine d’une centrale nucléaire au Soudan. Ce nouveau partenariat, conclu jeudi 21 décembre à Khartoum, permettra à ce pays d’Afrique subsaharienne de stabiliser sa production d’électricité et de sécuriser son approvisionnement.


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Frappé par de lourdes pénuries d’électricité ces dernières années, le Soudan est favorable au développement de l’énergie nucléaire et cherche aujourd’hui à construire plusieurs réacteurs afin de répondre à sa demande croissante d’électricité. Le président soudanais Omar el-Béchir considère en effet l’atome comme la réponse adéquate à tous les problèmes énergétiques auxquels fait face actuellement son pays. Dans ce contexte et selon un communiqué publié par l’agence Rosatom, la Russie s’est associée avec le gouvernement soudanais dans le cadre d’un contrat stratégique de partenariat, et coopérera avec le Ministère soudanais des ressources en eau et électricité afin d’aider au développement de l’énergie nucléaire dans la prochaine décennie au Soudan, et favoriser la construction de la première centrale nucléaire du pays.

 

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_ Garantir la sécurité énergétique du Soudan

« Le développement de la technologie nucléaire permettra au Soudan de faire face à son problème de sécurité énergétique. Il s’agit d’un projet stratégique qui déterminera la nature des relations entre nos deux pays pendant longtemps », s’est félicité Rosatom dans ce communiqué. « Dans le cadre de l’étude de faisabilité du projet de construction d’une centrale nucléaire, le choix du site sera examiné et les paramètres clés seront définis », dont le calendrier et le financement, est-il indiqué.


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Ce contrat intervient un mois après la signature entre Moscou et Khartoum d’un accord de coopération dans le nucléaire civil à l’occasion d’une visite du Président soudanais fin novembre à Sotchi, durant laquelle les deux partenaires avaient évoqué « la possibilité de construire un Centre des sciences et des technologies nucléaires, ainsi qu’une centrale nucléaire sur le territoire du Soudan ».

Précisons toutefois que la Russie n’est pas le seul candidat en lice sur ce marché prometteur. La compagnie chinoise CNNC a également signé en mai 2016, deux accords-cadres avec le gouvernement soudanais pour la construction d’un réacteur nucléaire de 600 MW.

 

RÉDIGÉ PAR : LA RÉDACTION/ Crédits photo : Rosatom/ Vendredi 5 jan 2018/ NUCLÉAIRE/ BRÈVE

 

https://lenergeek.com/2018/01/05/rosatom-construiction-centrale-nucleaire-soudan/

 

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