Publié le : 01-08-2019 à 10:32:20 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

POLITIQUE/ GOUVERNANCE : nouvelles élections, nouvelles gouvernances


« Europe/ Grande-Bretagne/ En Écosse, Boris Johnson accusé de viser un Brexit sans accord : Après s'être entretenue avec Boris Johnson à Edimbourg, lundi, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a déclaré que la stratégie de son homologue britannique sur le Brexit était volontairement "très dure" afin d'être "vouée à l'échec". Un Brexit sans accord, c'est la perspective que semble dessiner depuis plusieurs jours le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson. Mais cela est loin de faire l'unanimité au sein du Royaume-Uni. Notamment en Écosse, où la Première ministre, Nicola Sturgeon, a affirmé, lundi 29 juillet, son opposition à une sortie de l'Union européenne (UE) sans accord lors de la visite du nouveau locataire de Downing Street. »

 

Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


1 - Europe/ Grande-Bretagne : Boris Johnson dévoile son gouvernement composé d'eurosceptiques

 

Après avoir été officiellement nommé Premier ministre par la reine, l'ex-maire de Londres Boris Johnson a annoncé les membres de son gouvernement composé pour mener à bien le Brexit. Une grande partie des poids lourds de l'équipe de Theresa May a été écartée. Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a fait place nette pour s'entourer d'eurosceptiques, avec la promesse de sortir de l'Union européenne le 31 octobre, avec ou sans accord.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Les femmes et les minorités ethniques en avant

Les premières nominations qu'il a décidées confirment aussi sa volonté, annoncée par ses proches, de promouvoir des femmes et des personnalités issues de minorités ethniques. L'ancien banquier Sajid Javid, fils d'immigrés pakistanais, a été nommé ministre des Finances, un poste stratégique dans le contexte du Brexit, en particulier en cas de sortie sans accord, qui pourrait générer de fortes turbulences économiques. Il était jusqu'à présent ministre de l'Intérieur, portefeuille récupéré par Priti Patel, 47 ans, une ardente avocate du Brexit et dont les parents sont d'origine indienne.

 

Boris Johnson a choisi un autre eurosceptique convaincu, Dominic Raab, 45 ans, pour prendre la tête de la diplomatie britannique, un poste crucial en pleine crise des pétroliers avec l'Iran. Dominic Raab avait démissionné l'an dernier du gouvernement de Theresa May pour marquer son opposition à sa stratégie sur le Brexit, qu'il jugeait trop conciliante avec l'Union européenne. Il remplace Jeremy Hunt, rival malheureux de Boris Johnson dans la course au leadership tory. Steve Barclay est lui maintenu à son poste de ministre chargé du Brexit et sera l'interlocuteur des équipes de négociations de l'UE.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Départ "sans conditions"

Lors de son premier discours devant Downing street, Boris Johnson a promis de "sortir de l'UE le 31 octobre, sans conditions". Cette nouvelle date butoir, dans moins de 100 jours, a été fixée après deux reports du Brexit, initialement prévu le 29 mars en raison du rejet de l'accord de divorce conclu par Theresa May avec Bruxelles. Il a répété qu'il était prêt à une sortie sans accord, fustigeant le "pessimisme" des anti-Brexit, qui redoutent les conséquences économiques d'une rupture brutale après 46 ans d'union. Trois ans après le référendum de juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52 % pour le Brexit, "les Britanniques en ont assez d'attendre", a martelé Boris Johnson.

 

Avant même qu'il n'arrive à Downing street, plusieurs ministres ont claqué la porte du gouvernement : le vice-Premier ministre, David Lidington, le ministre des Finances, Philip Hammond, celui de la Justice, David Gauke, et celui du Développement international, Rory Stewart, marquant ainsi leur opposition à l'éventualité d'une sortie sans accord de l'UE. D'autres ont été remerciés, y compris les pro-Brexit Penny Mordaunt, ministre de la Défense, et Liam Fox, ministre du Commerce International. Boris Johnson a nommé comme conseiller Dominic Cummings, directeur controversé de la campagne officielle en faveur du Brexit lors du référendum de juin 2016, a-t-on appris auprès d'une source proche de son équipe.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Premiers accrocs

Son premier jour au pouvoir a été marqué par quelques accrocs : des militants écologistes de Greenpeace lui ont brièvement bloqué la route, alors qu'il se rendait au palais de Buckingham pour être investi par la reine. Et pendant qu'il prononçait son discours, des manifestants anti-Brexit ont crié leur mécontentement. Ces anicroches montrent que Boris Johnson ne part pas en terrain conquis. Et s'il s'est dit persuadé d'obtenir un "meilleur accord qui maximisera les opportunités du Brexit", il lui reste à préciser sa stratégie. "Nous attendons de savoir ce que le nouveau Premier ministre, Boris Johnson, veut, quels sont les choix du Royaume-Uni", a déclaré mercredi le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, en prévenant : "Le 'no deal' ne sera jamais le choix de l'UE, mais nous sommes prêts".

 

Première publication : 24/07/2019/ Dernière modification : 25/07/2019/ Texte par :

FRANCE 24/

 

https://www.france24.com/fr/20190724-boris-johnson-gouvernement-eurosceptiques-royaume-uni-brexit-raab-javid-patel/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


2 - Europe/ Grande-Bretagne : En Écosse, Boris Johnson accusé de viser un Brexit sans accord

 

Après s'être entretenue avec Boris Johnson à Edimbourg, lundi, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a déclaré que la stratégie de son homologue britannique sur le Brexit était volontairement "très dure" afin d'être "vouée à l'échec". Un Brexit sans accord, c'est la perspective que semble dessiner depuis plusieurs jours le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson. Mais cela est loin de faire l'unanimité au sein du Royaume-Uni. Notamment en Écosse, où la Première ministre, Nicola Sturgeon, a affirmé, lundi 29 juillet, son opposition à une sortie de l'Union européenne (UE) sans accord lors de la visite du nouveau locataire de Downing Street.

 

"Après mes discussions avec Boris Johnson, derrière tout le bluff et la fanfaronnade, c'est un gouvernement qui est dangereux", a-t-elle déclaré. L'Écosse avait voté pour rester dans l'UE lors du référendum de 2016. "Je pense que s'il était dans cette pièce en ce moment, il le nierait avec véhémence, mais je pense qu'il veut un Brexit sans accord", a aussi expliqué Nicola Sturgeon après s'être entretenue avec Boris Johnson à Edimbourg, jugeant sa stratégie sur le Brexit volontairement "très dure" afin d'être "vouée à l'échec". Boris Johnson dit vouloir renégocier l'accord de Brexit, ce qu'exclut l'Union européenne. S'il échoue, il a affirmé que son pays quitterait l'UE le 31 octobre avec ou sans nouvel accord.


Résultat de recherche d'images pour


_ Tournée de Boris Johnson pour obtenir des soutiens

Voyant le Brexit comme "une énorme opportunité économique", Boris Johnson a annoncé, lundi, de nouveaux investissements de 332 millions d'euros en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Selon un communiqué, sa ministre au Commerce international, Elizabeth Truss, a aussi rencontré l'ambassadeur américain à Londres pour "discuter de l'accélération" d'un accord de libre-échange post-Brexit entre Washington et Londres.

 

Après le nord de l'Angleterre le week-end dernier, l'Écosse était la deuxième étape d'une tournée qui doit conduire Boris Johnson au Pays de Galles et en Irlande du Nord, afin de tenter d'obtenir des soutiens sur le Brexit et de donner tort à ceux qui agitent la menace d'une dissolution de l'union. De son côté, le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a prévenu qu'un Brexit sans accord pourrait stimuler un désir de réunification entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.


Résultat de recherche d'images pour


_ La négociation à tout prix

Le Premier ministre britannique, qui a pris ses fonctions la semaine dernière, a fait savoir qu'il attendait un geste des Européens en faveur de la réouverture des négociations sur le Brexit. Boris Johnson "veut évidemment rencontrer les dirigeants européens et négocier mais pas pour qu'on (...) lui dise que l'UE ne peut pas réexaminer l'accord de retrait", a déclaré plus tôt dans la journée une porte-parole du Premier ministre.

 

Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 30/07/2019/ Dernière modification : 30/07/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190730-union-europeenne-ecosse-boris-johnson-accuse-brexit-nodeal/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------


Résultat de recherche d'images pour

 

3 – Afrique/ Mauritanie : Mohamed Ould Ghazouani, le nouveau président mauritanien, veut jouer sa propre partition

 

Elu dimanche avec 52 % des suffrages, Mohamed Ould Ghazouani, le prochain chef de l’Etat a un profil plus rassembleur que son prédécesseur. _ LES FAITS : Dès le premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, le candidat du pouvoir, a été proclamé vainqueur avec 52 % des voix. Une partie de l’opposition rejette néanmoins le résultat. Depuis, le gouvernement a procédé à des coupures d’Internet et à des arrestations de manifestants. Entre Mohammed Ould Abdel Aziz et Mohamed Ould Ghazouani, c’est l’histoire d’un compagnonnage militaire, puis politique, de quarante ans. Le chef de l’Etat sortant et le nouveau président élu (qui sera investi le 1 août) ont monté ensemble les marches menant au sommet du pouvoir. A tel point que certains parlent, pour décrire le couple, des deux hémisphères d’un même cerveau.

 

Nés respectivement le 20 et le 31 décembre 1956, Mohammed Ould Abdel Aziz et Mohamed Ould Ghazouani se sont rencontrés en 1980 à l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc. Les deux officiers ont ensuite gravi les échelons militaires. Ils ont participé au renversement du président Maaouiya Ould Taya en 2005. Ils ont ensuite apporté leur soutien à Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi lors de la première transition démocratique du pays en 2007. Elu président, ce dernier a été renversé par l’armée un an plus tard.


Résultat de recherche d'images pour

Leurs détracteurs prévoient déjà une transition à la russe, le président sortant restant le maître de l’échiquier politique national

 

Au terme d’un nouveau scrutin en 2009, le putschiste Mohamed Ould Abdelaziz est porté à la tête de la nation. Il fait de son frère d’armes le chef d’Etat-major de l’armée, puis son éphémère ministre de la Défense en 2018 et enfin son dauphin à l’élection de dimanche dernier. Leurs détracteurs prévoient déjà une transition à la russe, le président sortant restant le maître de l’échiquier politique national. Peu probable. Leur proximité masque une profonde différence de caractère.


Résultat de recherche d'images pour


Ould Abdel Aziz est un homme clivant, maniant le rapport de force. « Il n’hésite pas à utiliser sa position pour détruire ses adversaires », confie l’un de ses opposants. Le nouveau président est, lui, très consensuel. Fils du chef spirituel d’une tribu maraboutique influente de l’Est, les Ideiboussat, le général Ghazouani est un homme discret. On ne lui connaît pas d’ennemi. Il n’a jamais été cité dans une affaire de corruption. « Mohamed Ould Ghazouani est humble et courtois, explique le colonel Ndiawar Ndiaye, vice-président de Convergence mauritanienne pour l’unité et le développement, plateforme de soutien au président élu. Il consulte beaucoup, a une grande capacité d’écoute et agit par consensus. Son programme de campagne rassemble au-delà de la majorité présidentielle et a intégré de très nombreuses contributions. »

 

Sans interférer dans les décisions politiques d’Ould Abdel Aziz, le général Ghazouani l’a souvent appelé à la retenue, lui recommandant notamment de ne pas engager de soldats mauritaniens au Yémen et jouant l’apaisement avec les autorités marocaines quand les relations entre les deux pays battaient de l’aile. « C’est un excellent stratège qui a mieux géré sa relation que tous les autres prétendants à la succession », suggère un proche des deux hommes. D’une fidélité totale, le général Ghazouani a assuré l’intérim en 2012 lorsque le président Ould Abdel Aziz se faisait soigner à l’hôpital Percy à Paris, après une blessure par balle.

 

Certains analystes prévoient une continuité du pouvoir. « Il ne devait pas y avoir de grande révolution, prédit Jemal Mohamed Taleb, avocat associé du cabinet parisien Clyde & co et conseiller de l’actuel président. Le nouveau chef de l’Etat devrait s’appuyer sur les mêmes équipes aux finances et aux ressources stratégiques comme les mines et les hydrocarbures. Il aura le soutien de la majorité présidentielle tout en intégrant des personnalités proches et d’autres issues de la société civile. »


Résultat de recherche d'images pour

« Il n’est pas exclu que le nouveau président dissolve l’Assemblée nationale et organise de nouvelles élections pour obtenir un soutien plus large. Ce serait alors la fin de l’idylle entre les deux hommes »

 

Le président sortant a promis de s’effacer, restant à la disposition de son successeur pour l’accompagner. D’autres pronostiquent néanmoins la fin du compagnonnage politique. « L’Union pour la république (UPR, parti présidentiel) n’a pas de ligne politique, explique un fin connaisseur des arcanes du pouvoir. C’est un conglomérat d’intérêts particuliers, rejeté largement par les Mauritaniens. Le soutien de cette formation au candidat Ghazouani lui a fait perdre des voix. Il n’est pas exclu que le nouveau président dissolve l’Assemblée nationale et organise de nouvelles élections pour obtenir un soutien plus large. Ce serait alors la fin de l’idylle entre les deux hommes. »

 

Le général Ghazouani veut se présenter comme un homme du renouveau politique, de la modernisation économique, sociale et culturelle. « Il va faire de la justice sociale son credo en favorisant la cohésion nationale et en œuvrant pour une meilleure intégration de certaines communautés comme les haratines (maures noirs), ajoute le colonel Ndiawar Ndiaye. Il devrait aussi mettre l’accent sur l’école publique qui doit être le creuset de la nation. »

 

D’autres attendent des gestes d’ouverture, notamment envers l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, bête noire d’Ould Abdel Aziz et financeur de l’opposition. Poursuivi par la justice mauritanienne, ce dernier vit actuellement en exil en Europe. « Les opposants parient sur une mésentente entre les présidents Ghazouani et Ould Abdel Aziz, poursuit Jemal Mohamed Taleb. Ils se trompent. Le nouveau président aura tous les leviers du pouvoir. Et l’ex-chef d’Etat se rendra disponible si on fait appel à lui. »


Résultat de recherche d'images pour


Le président Ghazouani devait poursuivre la coopération avec la France. Chef d’Etat-major de 2008 à 2018, il a renforcé le partenariat sécuritaire avec l’armée française, qui fait notamment de la formation à Atar. Le général Ghazouani entretient d’excellentes relations avec les patrons de la DGSE, les chefs d’Etats-majors particuliers des présidents français, les diplomates du Quai d’Orsay... Il est aussi réputé proche de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.


« L’armée est très attachée au président Ghazouani, ajoute le colonel Ndiawar Ndiaye. Il l’a profondément modernisé et a lutté contre le terrorisme avec efficacité pour assurer la stabilité du pays. » Qualifié de social-démocrate, le candidat Ghazouani a promis une économie inclusive, libérée et partagée. Il devrait faire adopter un nouveau code des investissements, créer un conseil présidentiel pour les investissements, moderniser le système judiciaire et se lancer dans la lutte contre la corruption. Il devrait aussi inciter la diaspora à revenir pour participer au développement du pays. Dernière carte du nouveau président, son épouse, Marieme Mint Mohamed Vadhel Ould Dah. Cette fille de diplomate, dentiste de profession, a prévu de s’investir dans les œuvres sociales. Elle dirige déjà une fondation pour les enfants autistes.

 

Pascal Airault Pascal Airault/ 27 juin 2019 /

 

https://www.lopinion.fr/edition/international/mohamed-ould-ghazouani-nouveau-president-mauritanien-veut-jouer-propre-162491/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


4 - Afrique du Sud : victoire de l'ANC au pouvoir, malgré un net recul

 

Aux élections générales de mercredi, le parti de Nelson Mandela, au pouvoir depuis 1994, obtient un de ses plus mauvais résultats. Le Président, Cyril Ramaphosa, est tout de même assuré d'être réélu. Le naufrage a été évité, mais le navire demeure fragile. A l’issue des élections générales, qui se sont tenues mercredi en Afrique du Sud, le Congrès national africain, l’ANC, conserve sa majorité au Parlement. Mais il n’y a pas de quoi triompher. L’ANC obtient 57 % des suffrages, le score le plus faible jamais enregistré par le parti, pour une élection nationale, depuis son arrivée au pouvoir en 1994. Le renouveau promis par le Président, Cyril Ramaphosa, qui a succédé à Jacob Zuma après que celui-ci a été contraint de quitter le pouvoir, en février 2018, n’aura pas suffi à enrayer la chute de l’ancien mouvement de la lutte contre l’apartheid.

 

«L’ANC a perdu le confortable coussin sur lequel il était assis lorsqu’il se maintenait au-dessus de 60 % des voix. Il est maintenant dans une position vulnérable, estime l’analyste politique indépendant Daniel Silke. Cependant, le score obtenu est meilleur que lors des municipales de 2016 (54 %). Cela devrait jouer en faveur de Ramaphosa, qui a réussi à limiter les dégâts.» L’opposition continue de ­grignoter l’électorat du parti historique de Nelson Mandela, dont l’image a été profondément endommagée par des scandales de corruption, sans pour autant effectuer de percée.


Résultat de recherche d'images pour


_ Risque de «montée du populisme»

L’Alliance démocratique (DA) obtient un peu moins de 21% des voix, soit une légère baisse par rapport aux dernières élections législatives en 2014 (22%). Divisé, avec une campagne peu attractive, le parti s’est montré incapable de profiter de la faiblesse de l’ANC. En tentant de se débarrasser de son image de parti blanc, DA a, au final, délivré un message peu clair, qui a du mal à se renouveler, au-delà des accusations contre l’ex-président Jacob Zuma, et s’est aliéné une partie de son électorat traditionnel, blanc et conservateur, sans séduire massivement l’électorat noir.

 

Le parti de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique, passe de justesse la barre des 10 % (6 % en 2014) et s’impose comme la troisième force politique du pays. «Si l’ANC ne se remet pas en question, nous allons assister rapidement à une montée du populisme, estime William Gumede, président du think tank Democracy Works Foundation. L’Afrique du Sud est un pays dont la population est jeune. Bientôt, une majorité n’aura pas connu l’apartheid. L’ANC doit répondre aux préoccupations actuelles, l’économie, le chômage, la corruption, et cesser de penser que le monde s’est arrêté en 1994.»

 

Une autre formation politique, moins attendue, a augmenté son score de manière significative. Le Freedom Front Plus (FF+), un petit parti qui a fait de la défense de la minorité blanche, particulièrement afrikaner, son programme. Le FF+ s’est fermement opposé à l’expropriation sans compensation des terres agricoles, est monté au créneau sur la question des meurtres de fermiers blancs, et a vivement critiqué le «Black Economic empowerment», le système de discrimination positive mis en place sur le marché du travail, au profit des populations opprimées sous l’apartheid. Son slogan «Ripostons maintenant» a séduit 2,3 % de l’électorat, alors que les Afrikaners ne représentent qu’un peu moins de 6 % de la population sud-africaine. Un vote symptôme d’un repli identitaire et d’une société de plus en plus polarisée.

 

Le taux de participation au scrutin (65 %) est le plus faible depuis l’avènement de la démocratie, preuve que cette élection n’a pas enthousiasmé les Sud-Africains, particulièrement les jeunes qui se sont peu inscrits sur les listes électorales. Une majorité de ceux qui se sont rendus aux urnes ont néanmoins décidé de donner une dernière chance à l’ANC. Mais la faible performance du parti dans les ­provinces du Gauteng – qui comprend les villes de Johannesburg et de Pretoria –, du KwaZulu-Natal, fief de ­Jacob Zuma, et dans son ancien bastion de l’Etat libre, traduit sa position précaire.


Résultat de recherche d'images pour


_ Irrégularités dénoncées

L’annonce des résultats définitifs pourrait prendre plus de temps que prévu, car plusieurs petits partis ont dénoncé des irrégularités. Selon eux, l’encre appliquée sur le pouce des électeurs après le vote n’était pas indélébile, et certains auraient pu voter deux fois. Il est cependant peu probable que cette contestation ait un impact majeur sur les résultats finaux. Cyril Ramaphosa est donc certain d’être réélu à la présidence par les députés, le 22 mai. «Nous nous ­engageons à enclencher un processus de croissance pour notre économie et à attirer des investissements. Le résultat de cette élection sera un élan majeur», a-t-il déclaré mercredi, après avoir voté dans le township historique de Soweto, dont il est ­originaire.

 

Cyril Ramaphosa a maintenant cinq ans pour faire ses preuves. Le résultat des urnes, sans être un plébiscite, démontre qu’une majorité d’électeurs ont décidé de lui faire confiance. Au moins pour un moment. Cela devrait lui donner plus de poids face à ses adversaires, anciens alliés de Jacob Zuma, au sein de son propre parti. Mais la tâche reste complexe. Et s’il ne parvient pas à convaincre, la sanction sera lourde pour l’ANC.

 

Par Patricia Huon, Correspondance à Johannesburg — 10 mai 2019 à 15:56

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/05/10/afrique-du-sud-victoire-de-l-anc-au-pouvoir-malgre-un-net-recul_1726170/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------


Image associée

 

5 - Europe/ Lituanie : L'économiste Gitanas Nauseda remporte l'élection présidentielle en Lituanie

 

L'économiste Gitanas Nauseda a remporté dimanche l'élection présidentielle lituanienne, battant sa rivale Ingrida Simonyte avec près de 69 % des voix, ont révélé des données préliminaires fournies par la Commission électorale centrale (CEC). "J'espère que nous parviendrons, en compagnie d'autres institutions, à atteindre notre objectif de rendre la vie meilleure en Lituanie. Nous sommes un pays qui a accompli beaucoup de choses, et j'espère que nous continuerons à aller de l'avant", a déclaré M. Nauseda à ses partisans après l'annonce des résultats préliminaires par la CEC. Après décompte des voix dans 1 710 des 1 972 bureaux de vote du pays, M. Nauseda est en tête de l'élection présidentielle avec 68,80 % des suffrages, tandis que Mme Simonyte n'en remporte que 29,83 %, selon la CEC.

 

"Je ferai de mon mieux, et je suis certain que mon équipe fera aussi tout son possible pour la Lituanie, afin que le peuple lituanien ne soit pas déçu de la politique en général - car la politique étrangère et la politique intérieure sont les pierres angulaires du bien-être et de la sécurité de la Lituanie", a ajouté M. Nauseda. Avant d'entamer sa campagne présidentielle, M. Nauseda était économiste en chef dans l'une des plus grandes banques de Lituanie. Il a annoncé que sa première mission présidentielle serait de former un gouvernement, tout en essayant d'en préserver la continuité et la stabilité. Selon la Constitution lituanienne, le gouvernement en place restitue en effet son mandat au président nouvellement élu, qui décide alors d'éventuels changements au sein de l'équipe gouvernementale. M. Nauseda remplacera la présidente sortante Dalia Grybauskaite, qui a déjà exercé deux mandats consécutifs.

 

VILNIUS, 26 mai (Xinhua)/ French.xinhuanet.com/ Publié le 2019-05-27/ Mercredi 31 juillet 2019 /

 

http://french.xinhuanet.com/europe/2019-05/27/c_138092027.htm/


Résultat de recherche d'images pour "lituanie, élections, présidentielle, Lituanie, 2019"


--------------------------------------

 

Image associée


6- L'Italien David Sassoli est le nouveau président du Parlement européen pour un mandat de deux ans et demi

 

Cet ancien présentateur du journal télévisé s'est lancé en politique en 2009. Social-démocrate, il fait partie des plus anciens eurodéputés. Juste avant le vote, il avait promis un Parlement "moderne, plus transparent, éco-durable, accessible aux citoyens". L'eurodéputé social-démocrate italien David Sassoli a été élu président du Parlement européen, mercredi 3 juillet, pour un mandat de deux ans et demi. Cet homme de 63 ans a recueilli 345 voix au deuxième tour sur 667 votants, et donc la majorité absolue des suffrages exprimés à bulletin secret par les eurodéputés réunis à Strasbourg.

 

Le nouveau président est un ancien journaliste ayant entamé en 2009 une nouvelle carrière d'eurodéputé sous les couleurs du centre gauche. Agé de 63 ans, il était le candidat des sociaux-démocrates, deuxième famille du Parlement, pour succéder à un autre Italien, Antonio Tajani, un proche de Silvio Berlusconi issu pour sa part du PPE (droite). Son élection permet à l'Italie de se maintenir à l'un de ses trois postes européens importants, après de départ de Mario Draghi (Banque centrale européenne) et de Federica Mogherini (cheffe de la diplomatie), mais il ne sera clairement pas un allié pour le gouvernement populiste au pouvoir à Rome.


Résultat de recherche d'images pour "Parlement européen"


_ Un ancien présentateur du journal télévisé

David Sassoli est né le 30 mai 1956 à Florence, en Toscane, et après des études de sciences politiques, il a commencé à collaborer avec de petits journaux et des agences de presse. Il a notamment été embauché par la RAI en 1992, où il est ensuite devenu présentateur du journal télévisé sur la première chaîne publique. Le coup de foudre pour la politique arrive en 2009, quand l'ex-maire de Rome de gauche Walter Veltroni organise la fusion de deux grands partis de gauche et centre-gauche, un projet auquel David Sassoli se rallie immédiatement et qui donne naissance au Parti démocrate (PD). Candidat aux élections européennes, il est élu sur une liste de ce parti. David-Maria Sassoli revendique notamment la paternité de "la plus importante réforme ferroviaire de l'Union européenne – la loi européenne Sassoli-Dijksma – qui a été adoptée en 2017 après trois années de négociations compliquées".

 

franceinfo avec AFPFrance/ Télévisions/ Mis à jour le 03/07/2019/ Publié le 03/07/2019/

 

https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/david-sassoli-est-le-nouveau-president-du-parlement-europeen-pour-un-mandat-de-deux-ans-et-demi_3519203.html/


Résultat de recherche d'images pour "Parlement européen"


---------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


7 - Ukraine : victoire massive pour le président Zelensky aux législatives

 

L’ampleur de la victoire est telle – 42 % selon les estimations – que son parti, Serviteur du peuple, pourrait gouverner seul. Volodymyr Zelensky a parachevé, dimanche 21 juillet, son offensive éclair sur la scène politique ukrainienne. Elu triomphalement à la présidence du pays au mois d’avril, l’ancien humoriste a conclu non moins brillamment l’acte II de sa conquête du pouvoir : avec 42 % des voix récoltées aux élections législatives, selon les résultats officiels partiels, M. Zelensky obtient le meilleur score jamais observé en Ukraine pour un scrutin de ce type. Avec ce plébiscite, il s’apprête à prendre le contrôle du Parlement, étape indispensable dans la transformation profonde du pays qu’il a promise aux électeurs. Le renouvellement est d’ores et déjà là, symboliquement, avec plus de 70 % de nouveaux élus dimanche soir.

 

L’ampleur de la victoire est telle que Serviteur du peuple, la formation de M. Zelensky, pourrait être en mesure de gouverner seul. Le système électoral ukrainien attribue en effet la moitié des sièges de la Rada à la proportionnelle sur un scrutin de liste, et l’autre moitié à des députés élus dans les circonscriptions (moitié à laquelle il faut retrancher les 26 circonscriptions de Crimée et du Donbass sur lesquelles Kiev n’exerce pas son contrôle).


Résultat de recherche d'images pour


Les résultats dans ces circonscriptions sont plus longs à être connus, mais les premiers à tomber indiquent contre toute attente que les candidats de Zelensky, tous des nouveaux venus, parviennent à détrôner les élites locales, pourtant bien implantées et maîtrisant parfaitement les ficelles du clientélisme. Si cela s’avérait malgré tout nécessaire, deux partis sont pressentis pour jouer les forces d’appoint dans la majorité présidentielle : Batkivchtchina, la formation de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko (7,4 % des voix), ou Holos, le parti créé par la rockstar Sviatoslav Vakartchouk il y a deux mois, qui a réussi à obtenir 6,5 % des suffrages.

 

Cette dernière option, celle de la participation d’un parti incontestablement libéral et réformateur, permettrait d’encadrer quelque peu le nouveau pouvoir. Parmi la cohorte d’élus du camp Zelensky, on trouve en effet de nombreux inconnus dont les observateurs craignent qu’ils ne soient au service des intérêts oligarchiques, à commencer par ceux d’Ihor Kolomoïski, l’homme d’affaires qui a permis l’ascension de Volodymyr Zelensky.


Résultat de recherche d'images pour


_ « Immense responsabilité »

Dimanche soir, s’exprimant depuis son quartier général de campagne, le président a évité d’évoquer de possibles alliances, se contentant de saluer en termes généraux le bon résultat du soir : « Ce n’est pas seulement un signal de confiance, c’est aussi une immense responsabilité pour moi et mon équipe », a dit M. Zelensky, assurant : « Je suis sûr que cela peut permettre la fin de la guerre. »Numéro cinq sur la liste présidentielle, la nouvelle élue Halyna Yantchenko confirmait en aparté qu’il était « trop tôt pour discuter sur des bases encore trop incertaines ».

 

Pour Volodymyr Zelensky et son parti apparu dans le paysage il y a seulement quelques mois, l’exploit est historique. L’enseignement de cette victoire est double : si les électeurs ont montré en avril leur volonté de renverser coûte que coûte la table, en élisant un homme sans aucune expérience politique, connu uniquement pour ses moqueries à l’encontre de la classe politique, ils ont aussi fait preuve de cohérence, trois mois plus tard, en lui donnant les moyens de gouverner. C’était d’ailleurs l’axe de campagne principal choisi par les stratèges de Serviteur du peuple, qui ont présenté le scrutin de dimanche comme le « troisième tour » de la présidentielle.

 

Pour le reste, les recettes utilisées par les conseillers du président n’ont guère changé. Ceux-ci, pour la plupart venus des rangs du Kvartal 95, la société de production de Zelensky, ont continué à surfer sur l’aura de la série télévisée qui a rendu leur candidat si populaire, dans laquelle il incarnait un simple professeur propulsé président. Serviteur du peuple, le nom choisi pour le parti présidentiel, n’est autre que celui de la série à succès. Comme en avril, la campagne a été menée principalement sur les réseaux sociaux, et à coups de slogans attrape-tout et vagues. Les tournées du président dans les régions, au cours desquelles il a démis de leurs fonctions des dizaines de fonctionnaires présumés corrompus, ont aussi contribué à maintenir la popularité de l’ancien comédien au sommet.


Résultat de recherche d'images pour


_ Obtenir des concessions de Poutine

Zelensky et ses troupes ont désormais les moyens de rentrer dans le vif du sujet. L’opposition du Parlement sortant, voire les sabotages de l’administration, ont jusqu’à présent constitué une excuse confortable au manque de résultats des premiers mois de présidence. La tâche – assainir un système politico-mafieux fondé sur l’opacité et les arrangements de couloir – est certes immense étant donné la faiblesse des institutions de l’Etat, mais le président dispose d’une marge de manœuvre plus importante qu’aucun de ses prédécesseurs.

 

Au sein de l’Assemblée, il devrait ainsi affronter une opposition affaiblie, constituée de deux blocs principaux : d’un côté les troupes de l’ancien président Petro Porochenko (8,8 %), autoproclamées gardiennes de la ligne patriotique et pro-européenne, et de l’autre côté les forces prorusses. Avec 11,4 %, la Plateforme d’opposition, qui a bénéficié d’un soutien très appuyé de Moscou, reste certes le deuxième parti du pays, mais son recul se poursuit, illustrant le déclin de la mouvance prorusse.

 

M. Zelensky devrait désormais pouvoir mettre en avant les projets de loi qu’il promeut depuis longtemps : fin de l’immunité des élus, amnistie fiscale, réforme judiciaire, libéralisation de l’économie, e-gouvernement… mais aussi tenter d’obtenir des concessions de la part de Vladimir Poutine, lui qui a fait de l’obtention d’un cessez-le-feu durable dans le Donbass la priorité de son mandat. Ses premiers contacts avec son homologue russe, les semaines passées, devraient déboucher prochainement sur un nouvel échange de prisonniers, mais ils n’ont pour l’heure pas permis d’autres avancées, alors même que la partie ukrainienne a multiplié les gestes de bonne volonté, comme un retrait des troupes en plusieurs points du front.

 

Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)/ Par Benoît Vitkine  Publié le 21 juillet 2019/ Mis à jour le 22 juillet 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/21/en-ukraine-plebiscite-pour-le-president-zelensky-lors-des-legislatives_5491883_3210.html/

 

Image associée


--------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


8 - Politique/ Elections au Sénégal : la caution pour les candidats aux communales et aux départementales fixée à 10 millions de Fcfa

 

Pour participer aux élections municipales au Sénégal, les candidats devront débourser 10 millions de francs CFA. Il faut le même montant pour participer aux départementales. Les candidats aux élections communales et départementales au Sénégal vont devoir débourser la somme de 10 millions de francs CFA au titre de caution conformément à une décision officielle prise cette semaine. «Le montant de la caution en vue de la participation aux élections départementales d'une part et aux élections municipales d'autre part est fixé à dix millions de francs CFA pour chaque type d'élections et chaque liste, quel que soit le nombre de départements ou de communes où la liste de candidats se présente», a indiqué le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye dans un arrêté.

 

Dans son annonce, le membre du gouvernement a précisé les modalités de versement la caution. Selon l'arrêté, cette importante somme sera versée à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) par un mandataire au nom d'un parti politique légalement constitué, d'une coalition de partis politiques légalement constitués ou d'une entité regroupant des personnes (candidates) indépendantes.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Cent cinquante jours avant le scrutin

Cette annonce du gouvernement fait suite à des consultations organisées par le ministre de l'Intérieur en début de semaine avec les responsables des partis politiques, des coalitions de partis politiques, ainsi que ceux des entités regroupant les indépendantes. L'objectif était de recueillir leur avis consultatif, préalable à la fixation du montant de la caution. Rappelons que selon les lois électorales du Sénégal, la caution des élections doit être fixée au plus tard cent cinquante jours avant la tenue du scrutin. Les élections municipales et départementales sont d'ailleurs prévues le 1er décembre 2019.

 

Par La Tribune Afrique/ 05/07/2019/

 

https://afrique.latribune.fr/politique/2019-07-05/elections-au-senegal-la-caution-pour-les-candidats-aux-communales-et-aux-departementales-fixee-a-10-millions-de-fcfa-822767.html/

 

Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour