Publié le : 15-08-2019 à 15:17:05 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

CHINE/ HONG KONG/ MANIFESTATIONS : Depuis la rétrocession, la Chine respecte et garantit « un pays et deux systèmes » (Hong Kong : aspirations au changement, désordres et violences)


« CHINE-HONG KONG/ Politique/ Le principe « Un pays, deux systèmes », fondamental pour Hong Kong : En tant que politique concrète, le principal objectif de ce principe est d’accomplir une réunification nationale pacifique et de maintenir la prospérité et la stabilité à Hong Kong sur le long terme. Depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, le principe « Un pays, deux systèmes » a été le principe opérationnel entre le gouvernement central et le gouvernement de la RAS. Il est devenu une part importante de la modernisation du système et de la capacité de gouvernance nationale.

En réalité, le principe « Un pays, deux systèmes » pourrait être considéré comme une concession systémique accordée par le gouvernement central à Hong Kong pour stimuler le développement national. »

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1 - CHINE-HONG KONG/ POLITIQUE : Que se passe-t-il à Hong Kong ?

(Si vous n'avez rien suivi à la crise, on vous explique tout)

 

Le territoire autonome vit sa pire crise politique depuis son retour dans le giron chinois en 1997. Le gouvernement de Pékin et les autorités hongkongaises haussent le ton face aux manifestants pro-démocratie, laissant planer la menace d’une intervention par la force. « Réfléchissez cinq minutes, pensez à notre ville, voulez-vous vraiment qu’elle soit poussée vers l’abysse ? » Mardi 13 août, la cheffe du gouvernement hongkongais Carrie Lam a averti les manifestants pro-démocratie sur le risque d’un « chemin sans retour » sur lequel serait engagé le territoire semi-autonome.

 

Depuis le mois de juin, Hong Kong est secouée par des manifestations massives contre le pouvoir et pour la démocratie. Le mouvement de contestation s’est durci ces derniers jours, sur fond de tensions grandissantes avec Pékin. Vous n’avez rien suivi à la crise ? On vous explique tout.

 

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_ Hong Kong, c'est en Chine ou pas ?

Territoire semi-autonome situé au sud de la Chine, Hong Kong est une des « régions administratives spéciales » (RAS) de la République populaire. Ex-colonie britannique rétrocédée à Pékin en 1997, elle bénéficie d’un régime spécifique. Haut lieu de la finance internationale, le territoire est régi par une loi fondamentale spécifique, possède sa propre monnaie (le dollar hongkongais), ses équipes sportives nationales, pratique le multipartisme et jouit de libertés inconnues en Chine continentale.

 

Ce statut est en principe garanti jusqu’en 2047, mais de nombreux Hongkongais accusent le gouvernement central chinois de vouloir mettre le territoire au pas avant cette date. Les leaders du « mouvement des parapluies » de 2014 qui réclamait le suffrage universel ont été condamnés à de la prison, tandis qu’un parti indépendantiste a été interdit en 2018.

  

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_ Pourquoi y manifeste-t-on depuis deux mois ?

Dans ce contexte tendu, l’annonce fin avril par le gouvernement pro-Pékin d’un projet de loi devant permettre les extraditions vers la Chine continentale a mis le feu aux poudres. Une partie de la société hongkongaise dénonce le caractère opaque et politisé de la justice chinoise, et redoute une utilisation « politique » des extraditions par Pékin. Le 9 juin, entre 250 000 et un million de Hongkongais descendent dans la rue pour demander le retrait de ce projet de loi. C’est la plus grosse manifestation depuis 1997. 


Au bout d’une semaine de rassemblements et de blocages, la cheffe de l’exécutif Carrie Lam annonce que le projet est « suspendu ». Mais la mobilisation ne faiblit pas : les manifestants réclament désormais sa démission et l’élection de son successeur au suffrage universel, au lieu de sa désignation par Pékin comme c’est le cas actuellement. Ils dénoncent aussi le recul des libertés et les ingérences de la Chine dans les affaires intérieures de Hong Kong.

  

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_ Quelles techniques sont utilisées par les manifestants ?

Au fil du mouvement de contestation, les militants ont mis au point leur stratégie face aux forces de l’ordre : « éviter les blessures, le sang et les arrestations », et être « comme de l’eau » pour éviter les coups, explique un étudiant de 17 ans. Dans les manifestations monstres qui se succèdent depuis dix semaines, se mêlent familles, personnes âgées et étudiants. Certains s’équipent de casques de chantier et de masques à gaz, ou se retranchent derrière des parapluies ou même des valises pour se protéger des gaz lacrymogènes.

 

Une technique éprouvée lors des grandes manifestations de 2014, qui ont d’ailleurs pris le nom de « révolte de parapluies ». Autre élément essentiel de la panoplie du militant hongkongais : le pointeur laser, utilisé pour masquer les objectifs des caméras de la police et leurs instruments de reconnaissance faciale. Les manifestants pro-démocratie ont aussi mené des actions coup de poing qui ont paralysé une partie de la ville : occupations, blocage des transports en commun ou grève générale. Après trois jours de sit-in géant, 5 000 manifestants ont investi l’aéroport de Hong Kong, un des plus fréquentés du monde, lundi 12 août, entraînant l’annulation de tous les vols.


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_ Pourquoi la situation a-t-elle dégénéré ?

Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté dès les premières manifestations. Le 1er juillet, jour anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, la police a fait usage de matraques et de gaz lacrymogène contre de jeunes manifestants. Le même jour, des militants pro-démocratie ont pris d’assaut le Parlement local, rompant avec le caractère jusque-là pacifique des mobilisations. Les violences vont alors crescendo : le 21 juillet, des manifestants pro-démocratie sont violemment attaqués par des hommes vêtus de blanc accusés de faire partie des triades (gangs) dans le métro de Hong Kong, sous l’œil passif de la police. Une semaine plus tard, 44 manifestants sont inculpés pour participation à une émeute, un délit passible de dix ans de prison.

 

Parallèlement, les manifestations se poursuivent, et les affrontements avec la police aussi. « Cela devient de plus en plus dangereux, mais si on ne continue pas de descendre dans la rue à ce stade, notre avenir sera de plus en plus effrayant et nous perdrons nos libertés », témoigne une manifestante de 22 ans à l’aéroport, le 12 août. Mardi 13 août, l’ONU a réclamé une « enquête impartiale » sur la répression des manifestants à Hong Kong, affirmant détenir « des preuves crédibles montrant que des agents des forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes d’une manière interdite par les normes internationales ».

 

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_ Que peut-il se passer maintenant ?

Face à la contestation, Pékin est longtemps resté prudent avant de brutalement hausser le ton. Le 12 août, les médias chinois le Quotidien du peuple et le Global Times diffusent une vidéo censée montrer des chars chinois rassemblés à la frontière avec Hong Kong. « Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu », menaçait quelques jours plus tôt le responsable chinois du Bureau de Hong Kong et Macao. Lundi 12 août, il a dénoncé « les germes du terrorisme à l’œuvre » dans les dernières manifestations. Un terme qui fait redouter à des juristes hongkongais que Pékin ne prépare la mise en œuvre de l’arsenal légal antiterroriste pour mater la contestation.

 

« Le gouvernement a fixé trois lignes rouges à ne pas franchir : la mise en péril de la sécurité nationale, la défiance de l’autorité de Pékin et de la loi constitutionnelle de Hong Kong, et l’utilisation de Hong Kong par des forces étrangères pour nuire à la Chine » explique le chercheur Marc Julienne dans Ouest-France. « Pékin entretient ici à dessein une large marge d’interprétation. » Une intervention par la force de la Chine à Hong Kong serait désastreuse pour l’image de Pékin à l’étranger, déjà plombée par la guerre commerciale avec les États-Unis. « Le jeu n’en vaut pas la chandelle. La Chine perdrait sa crédibilité internationale et surtout les avantages économiques que lui procure Hong Kong », estime le sinologue Jean-Pierre Cabestan.

 

Elle est au contraire de plus en plus probable, selon Marc Julienne, car le contexte interne s’y prête. Les élections présidentielles prévues en janvier 2020 à Taïwan représentent un enjeu-clé pour Pékin, qui veut dissuader les candidats et les électeurs d’opter pour l’indépendance. « À ce titre, les manifestations de Hong Kong donnent un « très mauvais exemple » aux Taïwanais », détaille le chercheur. « Tout porte à croire que la guerre de Hong Kong aura lieu ».


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_ Et en résumé ?

Un projet de loi d’extradition vers la Chine continentale à Hong Kong, territoire semi-autonome chinois attaché à ses libertés, a mis le feu aux poudres début juin. Une partie de la société hongkongaise a craint que Pékin n’essaye de reprendre la main sur leur territoire, qui bénéficie d’un statut particulier jusqu’en 2047. Des manifestations monstres ont contraint la cheffe du gouvernement pro-Pékin Carrie Lam à retirer le projet de loi, mais la mobilisation s’est maintenue, et les revendications se sont élargies : les manifestants demandent la démission du gouvernement hongkongais nommé par Pékin et l’instauration du suffrage universel sur le territoire. 


En plus des manifestations, les militants pro-démocratie ont mené des actions coup de poing qui ont conduit au blocage des transports en commun, des voies de circulation et même à la fermeture de l’aéroport, le 12 et le 13 août. Mercredi 14 août, les vols ont repris alors que seuls quelques manifestants sont toujours présents dans l’aéroport. Des affrontements entre manifestants, forces de l’ordre et membres des triades ont fait plusieurs blessés depuis le début de la contestation. Face au durcissement de la mobilisation, Pékin se fait de plus en plus menaçant, laissant planer la possibilité d’une intervention par la force dans le territoire semi-autonome.

 

Ouest-France/ Modifié le 14/08/2019/ Publié le 13/08/2019/

 

https://www.ouest-france.fr/monde/hong-kong/que-se-passe-t-il-hong-kong-si-vous-n-avez-rien-suivi-la-crise-vous-explique-tout-6478841/


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2 - CHINE-HONG KONG/ Politique : Le principe « Un pays, deux systèmes », fondamental pour Hong Kong

 

Le rapport du XIXe Congrès national du Parti communiste de Chine (PCC) en 2017 a indiqué que le principe « Un pays, deux systèmes » était le meilleur moyen de résoudre les problématiques héritées de l’histoire liées à Hong Kong et Macao, mais aussi le meilleur système garantissant leur prospérité et leur stabilité à long terme. Cela montre l’engagement du PCC et du gouvernement central envers ce principe.

 

Cette année au mois de juin, les manifestants de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong ont cependant recouru à la violence pour protester contre un projet d’amendement à la loi d’extradition de la RAS. Pire encore, ces manifestations sont devenues de plus en plus violentes, malgré le retrait de ce projet d’amendement par le gouvernement de Hong Kong. Le 21 juillet, les manifestants ont vandalisé le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la RAS de Hong Kong et bafoué l’emblème national. Le 3 août, des manifestants violents ont retiré le drapeau national d’un mât près du quai d’embarquement du Star Ferry à Tsim Sha Tsui et l’ont jeté dans le détroit de Victoria Harbor. Le 5 août, ils ont paralysé le trafic routier de Hong Kong, forçant la population hongkongaise à soutenir malgré eux leur grève.


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En laissant libre cours à cette vague de violence, les manifestants n’ont pas seulement sapé l’état de droit, l’ordre social et l’économie de Hong Kong, mais ils ont également porté atteinte à la vie de la population et remis en cause le principe constitutionnel « Un pays, deux systèmes ». En tant que politique concrète, le principal objectif de ce principe est d’accomplir une réunification nationale pacifique et de maintenir la prospérité et la stabilité à Hong Kong sur le long terme. Depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997, le principe « Un pays, deux systèmes » a été le principe opérationnel entre le gouvernement central et le gouvernement de la RAS. Il est devenu une part importante de la modernisation du système et de la capacité de gouvernance nationale.


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En réalité, le principe « Un pays, deux systèmes » pourrait être considéré comme une concession systémique accordée par le gouvernement central à Hong Kong pour stimuler le développement national. Dans les années 1980, en tant que ville prospère et stable, Hong Kong a aidé au lancement de la réforme et de l’ouverture dans la partie continentale de la Chine. Il n’est donc pas étonnant que le principe « Un pays, deux systèmes » et la Loi fondamentale de Hong Kong soutiennent la préservation du système institutionnel de la RAS avant 1997 pour maintenir la prospérité et la stabilité de la ville, mais également afin de réaliser la réunification pacifique du pays. C’est la raison pour laquelle la Loi fondamentale de Hong Kong comporte quelques arrangements.


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Au cours de ces dernières années, la croissance économique rapide de la Chine et l’essor de sa puissance nationale ont toutefois changé de manière radicale la position de la RAS dans le pays. Par ailleurs, des idées politiques extrêmes ont été fréquemment exprimées à Hong Kong, certains proclamant même des slogans prônant « l’indépendance de Hong Kong ». Cela signifie que le principe « Un pays, deux systèmes » fait face à un nouveau défi et que le gouvernement central doit gérer les questions liées à Hong Kong de manière plus décisive.

 

L’adhésion au principe « Un pays, deux systèmes » et la promotion de la réunification nationale constituent l’un des quatorze stratégies nationales fondamentales. Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement central doit mettre en œuvre de manière continue le principe « Un pays, deux systèmes » et renforcer sa gouvernance dans les RAS de Hong Kong et Macao. En tant que tel, le gouvernement central devrait promouvoir l’état de droit et fixer la « ligne de fond politique » en faveur de « la gouvernance de Hong Kong par les Hongkongais », afin de s’assurer que le principe « Un pays » devienne réellement la base pour les « deux systèmes ». Il faut garder à l’esprit que Hong Kong jouit d’un « haut degré d’autonomie » sur la base de ce principe.


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D’après la Loi fondamentale de Hong Kong, l’expression politique est l’un des droits fondamentaux dont bénéficient les habitants de Hong Kong. Toutefois, les manifestants ne devraient pas transgresser cette « ligne de fond ». Toute activité, qui menace la souveraineté nationale, remet en cause l’autorité du gouvernement central et de la Loi fondamentale de Hong Kong, ou utilise les problématiques liées à la RAS pour saboter les intérêts de la Chine, constitue une violation du principe fondamental « Un pays, deux systèmes » et ne sera jamais toléré.

 

Source :french.china.org.cn/ French.china.org.cn/ Mis à jour le 14. 08. 2019/

 

http://french.china.org.cn/china/txt/2019-08/14/content_75099262.htm/


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3 - INTERNATIONAL/ HONGKONG : Pékin qualifie de « révolution de couleur » les manifestations de Hongkong

 

Les dirigeants chinois sont convaincus que les « révolutions de couleur » qui ont secoué l’ex-empire soviétique et le Moyen-Orient au début du XXIe siècle sont fomentées par l’Occident.

Jusqu’ici seule la presse nationaliste chinoise qualifiait le mouvement de protestation qui secoue Hongkong depuis deux mois de « révolution de couleur ». Désormais, les officiels chinois n’hésitent plus à employer l’expression, une « ligne rouge » dans la Chine de Xi Jinping. Mercredi 7 août, Zhang Xiaoming, le directeur du bureau des affaires de Hongkong et Macao à Pékin, soit le « M. Hongkong et Macao » au sein du gouvernement chinois, a jugé, devant 500 responsables économiques et politiques réunis à huis clos à Shenzhen, que ce qui se passait à Hongkong présentait « les caractéristiques évidentes d’une révolution de couleur ».

 

Selon le quotidien South China Morning Post, qui rapporte les propos d’une participante, ces révolutions qui ont secoué l’ex-empire soviétique et le Moyen-Orient au début du XXIe siècle se caractérisent par le rôle éminent joué par la jeunesse et par les Eglises. Par ailleurs, les dirigeants chinois sont convaincus qu’elles sont fomentées par l’Occident. « La tâche primordiale la plus pressante est désormais de mettre un terme à la violence et au chaos afin de protéger notre patrie et d’éviter que Hongkong ne tombe dans l’abîme », a jugé Zhang Xiaoming. La « bataille pour l’avenir de Hongkong » est « une question de vie ou de mort », a renchéri son homologue Wang Zhimin, le directeur du bureau de Pékin à Hongkong.

  

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_ Ambassadeurs en ordre rangé

Selon un participant, Zhang Xiaoming a précisé qu’il ne saurait être question de tolérer que Hongkong perturbe les célébrations du 70eanniversaire de l’arrivée des communistes au pouvoir qui se dérouleront dans toute la Chine le 1er octobre. « Le plus tôt sera le mieux », a résumé Ip Kwok-him, un membre de l’Assemblée nationale populaire, présent à cette réunion. Evidemment, pour Pékin, qui a donc désormais choisi de dramatiser la situation, il ne saurait être question d’accepter les revendications des « révolutionnaires ». Celles-ci sont au nombre de cinq : retirer officiellement le projet de loi sur les extraditions, notamment vers la Chine continentale, et qui n’est que « suspendu », lancer une commission d’enquête indépendante sur les violences policières, libérer les centaines de personnes arrêtées, cesser de qualifier le mouvement d’« émeutes » et lancer un processus de réforme politique de Hongkong.

 

Contrairement aux promesses faites lors de la rétrocession de cette ancienne colonie britannique de 7,3 millions d’habitants à la Chine en 1997, Hongkong n’est pas une véritable démocratie et les libertés publiques, bien qu’infiniment supérieures à celles accordées en Chine continentale, sont désormais remises en cause par Pékin. Zhang Xiaoming a juste envisagé la création d’une commission d’enquête, une fois le calme revenu. Sans doute conscient de l’effet désastreux qu’aurait une intervention des forces de l’ordre, voire de l’armée chinoise, à Hongkong, Pékin a, semble-t-il, demandé à plusieurs de ses ambassadeurs (notamment à Rome, Londres, La Haye et Madrid) d’intervenir publiquement pour expliquer que la priorité du gouvernement chinois était de mettre fin aux violences.


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Mercredi a également été marqué par une manifestation on ne peut plus pacifique d’environ 3 000 professionnels de justice (juges, avocats…) qui, au nom de « la loi, l’ordre, la justice et la paix », ont dénoncé les « poursuites politiques » à l’encontre des manifestants. En fin de soirée, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Musée de l’espace, projetant des pointeurs laser sur le dôme de celui-ci afin de dénoncer l’arrestation, la veille, d’un leader étudiant qui avait acheté dix pointeurs laser, considérés comme des « armes » par la police.

 

Par Frédéric Lemaître/ Publié le 08 août 2019/ Mis à jour le 08 août 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/08/pekin-qualifie-de-revolution-de-couleur-les-manifestations-de-hongkong_5497693_3210.html/


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4 - Chine/Hong Kong : Pour comprendre Hongkong et sa spécificité, voici 3 cartes et 2 graphiques

 

INFOGRAPHIE - L'ex-colonie britannique est, depuis une dizaine d'années, le théâtre d'une forte agitation politique, en raison notamment des inquiétudes que génèrent l'ingérence de Pékin dans ses affaires intérieures.


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• 1 pays, 2 systèmes

Depuis 1997, et après un siècle et demi de domination britannique, le statut de Hongkong est aujourd’hui celui de «Région administrative spéciale» («Special administrative Region» ou «SAR»). Sous souveraineté chinoise, elle jouit d'une semi-autonomie et de libertés qui n'existent pas en Chine continentale, et ce, en théorie, jusqu’en 2047. Elle possède notamment sa propre monnaie.

Cependant, elle n’a pas d’indépendance sur les questions de défense et de diplomatie. Ce statut «hybride» est le fruit de l’accord de rétrocession signé en 1984entre le Royaume-Uni de Margareth Thatcher et la Chine de Deng Xiaoping. Entré en application en 1997, il a été théorisé par Deng Xiaoping sous la formule «un pays, deux systèmes».

 

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• 6830 habitants/km2

Hongkong est un archipel composé de plus de 200 îles. C’est l’un des territoires les plus densément peuplés au monde, avec 6830 habitants par kilomètre carré. Ce chiffre peut même avoisiner les 50.000 habitants au kilomètre carré dans certains quartiers.


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7 millions d'habitants sur 1 000 kilomètres carrés

Ainsi, plus de 7,3 millions d'habitants s'entassent sur 1092 kilomètres carrés, sachant que seul un cinquième du territoire est constructible. Depuis la rétrocession de 1997, on estime à 1.000.000 le nombre de ressortissants de République populaire de Chine venus s'installer à Hongkong, soit 1/7e de la population totale. En outre, la ville compte environ 34.000 ressortissants britanniques.

 

• 61.015 dollars par habitant

Hongkong est l’un des territoires les plus riches de la planète. Selon le FMI, la «région» occupe la 11e position, juste derrière la Suisse, avec un PIB par habitant de 61.015 dollars en 2017.

 

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. La richesse par habitant en progression constante (PIB par habitant à Hongkong, en dollars)

La croissance annuelle du PIB était estimée, en 2018, à 3,8% et le taux de chômage à 2,6%. Enfin, Hongkong pointe en 2019 à la première place de l’indice mondial sur la liberté économique, un classement établi par la Fondation Heritage, qui prend notamment en compte la liberté d'entreprise, la liberté des échanges ou encore le poids des taxes et impôts dans les pays concernés.


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• 55% d’exportations vers la Chine

Sa position géographique et son statut spécial en font un territoire hyperdépendant de la Chine d’un point de vue économique. Ainsi, plus de 55% des produits exportés par Hongkong en 2018 le sont en direction du voisin chinois. Dans l’autre sens, le pourcentage d’importations en provenance de la Chine représente 44,8% du total des importations.

 

• Près de 2 millions de manifestants

En 2014, pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de protestataires pro-démocratie avaient paralysé des quartiers entiers de Hongkong, réclamant l'élection du président du gouvernement local au suffrage universel, sans obtenir la moindre concession de Pékin. Le mouvement avait été baptisé «révolte des Parapluies», en référence aux objets utilisés par les manifestants pour se protéger du gaz.


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Lors des manifestations des dimanche 9 et 16 juin 2019, plus d’un million à près de 2 millions de contestataires ont manifesté dans les rues, selon les organisateurs, soit les mobilisations les plus massives depuis la rétrocession en 1997. La police annonçait, elle, 240.000 participants dimanche 9 juin. Lundi 1er juillet, les contestataires ont envahi le Parlement durant plusieurs heures pour y déployer le drapeau de l’époque coloniale britannique, au jour anniversaire de la rétrocession de l’île à la Chine en 1997.

 

Source et informations complémentaires : www.lefigaro.fr// Par  Gildas Des Roseaux/ Journaliste Figaro Service Infographie/ Mis à jour le 02/07/2019/ Publié le 16/06/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/pour-comprendre-hongkong-et-sa-specificite-voici-3-cartes-et-2-graphiques-20190616/

 

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5 - HONG KONG : perspectives économique et sociopolitique

 

_ POPULATION : 7,4 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 46 080 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

 

2016

2017

2018 (e)

2019 (p)

Croissance PIB (%)

2,2

3,8

2,5

1,8

Inflation (moyenne annuelle, %)

2,4

1,5

2,5

2,3

Solde public / PIB (%)

3,3

5,5

3,0

2,5

Solde courant / PIB (%)

4,0

4,3

3,5

3,0

Dette publique / PIB (%)

0,1

0,1

0,1

0,1

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

 

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_ POINTS FORTS

·         Économie ouverte

·         Infrastructures très performantes

·         Centre financier mondial de premier ordre, sas entre la Chine et le reste du monde

·         Un système bancaire sain

·         Ancrage de la monnaie au dollar américain

·         Qualité institutionnelle et système judiciaire solides grâce au principe « un pays, deux systèmes »

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Vulnérabilité au ralentissement économie de la Chine continentale

·         Décalage entre les cycles économiques aux États-Unis et en Chine, car le HKD est rattaché au dollar américain

·         L’industrie est entièrement délocalisée en Chine continentale

·         Forte exposition au secteur immobilier et aux prix inabordables des logements

·         Inégalités croissantes de revenus

·         Manque d’innovation, tant dans le secteur financier que dans d’autres secteurs

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ La croissance ralentira en 2019

La croissance restera forte en 2019, mais ralentira légèrement en raison de la conjoncture externe. Le ralentissement de l’économie chinoise et les guerres commerciales vont affaiblir la croissance des échanges : les exportations représentent plus de 190 % du PIB de Hong Kong, dont plus de 50 % sont des réexportations vers la Chine continentale. La croissance des investissements pourrait s’essouffler à cause d’une frilosité grandissante des investisseurs liée aux incertitudes que créent les guerres commerciales et au durcissement des conditions de crédit, conformément au resserrement de la FED américaine. La caisse d’émission de Hong Kong arrime le dollar de Hong Kong au dollar américain, ce qui exige que l’Autorité monétaire de Hong Kong (HKMA) suive les hausses de taux de la FED.


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La consommation privée (68 % du PIB) risque de ralentir, car des taux plus élevés augmentent les coûts de remboursement de la dette. Dans le même temps, la consommation continuera de bénéficier des recettes touristiques, d’une faible inflation et d’un marché du travail tendu (taux de chômage stable autour de 2,5 %), ce qui devrait stimuler la croissance des salaires réels. L’inflation restera limitée en 2019, même si l’on tient compte d’une hausse solide de la demande et des salaires, car l’inflation importée sera réduite par la dépréciation du renminbi chinois. La pression sur les prix des loyers devrait également diminuer. La hausse des taux d’intérêt pourrait se traduire par une atonie des prix du logement, ce qui pourrait également peser sur la consommation en raison de l’effet de richesse.

 

Le nombre de touristes chinois (75 % du nombre total de visiteurs) devrait diminuer avec le rythme de la croissance en Chine continentale et la dépréciation du RMB par rapport au HKD. En outre, l’activité portuaire de Hong Kong, plaque tournante du commerce mondial, devrait continuer à être confrontée à la concurrence croissante de ports plus grands et plus rentables en Chine continentale. La croissance des services financiers restera dynamique.


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_ Un système financier solide

Le solde budgétaire restera excédentaire en 2019. La situation budgétaire de la Région administrative spéciale (RAS) est solide compte tenu d’importantes réserves de change qui représentent plus de 20 mois de dépenses publiques. Et même si les dépenses augmentent légèrement du fait de nouveaux investissements en infrastructure, les recettes provenant de la vente de terrains et de logements devraient demeurer robustes, à condition que la correction des prix des logements soit modérée − notre scénario de référence. La dette publique restera pratiquement inexistante.

 

La balance commerciale se détériorera puisque les importations de biens augmenteront plus rapidement que les exportations. La même tendance sera observée pour le solde des revenus secondaires, compte tenu du montant des transferts de fonds vers l’étranger. Toutefois, la balance courante restera excédentaire grâce au rapatriement des revenus à l’étranger des entreprises résidentes et locales.

 

Les banques devraient rester solides, même en cas de forte correction des prix de l’immobilier, grâce à aux limites d’endettement des ménages et à des tests de résistance réguliers effectués par les autorités de supervision. De plus, Hong Kong est l’un des principaux centres mondiaux de premier appel public à l’épargne (IPO) et la connexion entre les bourses de Hong Kong et de Chine continentale, qui permet aux investisseurs étrangers de négocier des titres cotés à Shanghai/Shenzhen et vice versa, renforce le rôle de la ville comme pôle financier.


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_ La nouvelle cheffe du pouvoir exécutif incarne la continuité

Carrie Lam a été élue au poste de directrice générale par le Collège électoral, au sein duquel le camp pro-chinois est majoritaire. Les trois candidats ont été proposés par un comité mis en place par Pékin. Elle a été élue en 2017 et restera au pouvoir jusqu’en 2022. Le conseil législatif reste dominé par une majorité pro-Pékin et soutient la position politique de la cheffe de l’exécutif, limitant tout mécontentement potentiel de la Chine. Son adhésion au principe « un pays, deux systèmes » continuera de limiter les revendications d’une plus grande autonomie, ou d’indépendance, de Hong Kong.

 

En septembre 2018, un parti politique a été interdit pour la première fois depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997 : le Parti national de Hong Kong, un petit parti indépendantiste. La cheffe de l’exécutif poursuivra un autre objectif politique controversé : rapprocher le programme scolaire du modèle éducatif « patriotique » de la Chine. Le mécontentement populaire et les tensions politiques ont été une source de préoccupation pour la ville, car l’influence grandissante de la Chine continentale n’est pas bien vue par tous. 


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Les récemment inaugurés pont et ligne de chemin de fer en sont de bons exemples : bien que les deux projets d’infrastructure présentent des avantages économiques, ils posent également un défi particulier en ce qui concerne l’emplacement des contrôles douaniers et frontaliers. Pour gérer le mécontentement, le gouvernement continuera d’investir dans des programmes destinés aux jeunes et d’accroître l’offre de logements. Sur le plan international, la signature d’un accord de libre-échange avec l’ASEAN favorisera les relations économiques avec les autres pays de l’ASEAN.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Hong-Kong/

 

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