Publié le : 21-08-2019 à 18:17:18 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

INDE/ PAKISTAN/ CONFLITS PERMANENTS : deux pays structurellement incapables de s’entendre (guerre envisagée ; paix et coopération escamotées)



« INDE/ PAKISTAN/ NUCLEAIRE/ L'Inde et le Pakistan feront tout pour éviter une guerre atomique : En Inde comme au Pakistan, deux mots sont dans toutes les têtes: «armes nucléaires». Au vu de l’escalade militaire qui oppose les deux pays, ces mots devraient être dans la tête de beaucoup plus de personnes à Washington. La menace d’une guerre nucléaire entre New Delhi et Islamabad plane toujours –alors même que les négociations nucléaires entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un viennent de s’achever. Pour l’heure, une seule chose est parvenue à tenir à distance cette catastrophe potentielle: la bonne foi (relative) des dirigeants de ces deux ennemis historiques. »

 

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1 - Inde/Pakistan : les tensions prennent une nouvelle phase

 

La diplomatie kazakhe annonce que les tensions entre le Pakistan et l’Inde ont été inscrites à l’ordre du jour du prochain sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). À cet égard, les organisateurs du prochain sommet de l’OCS ont dû en reprogrammer l’agenda, a précisé Aibek Smadiyarov, le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères cité par l’agence de presse russe Sputnik.

Dans une toute récente note publiée par le journal Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan a écrit que les États-Unis et Israël cherchent à profiter de la tension militaire entre l’Inde et le Pakistan pour déstabiliser l’Asie du Sud et transférer le conflit dans cette parcelle du monde où coexistent deux pays détenteurs d’armes nucléaires.


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Selon Abdel Bari Atwan, les États-Unis et Israël cherchent à profiter de la tension militaire entre l’Inde et le Pakistan pour déstabiliser l’Asie du Sud et transférer le conflit dans cette partie du monde où existent deux pays détenteurs d’armes nucléaires. Selon le porte-parole de la diplomatie kazakhe, le Kazakhstan a pour sa part, proposé la tenue de la Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) pour enquêter et résoudre les tensions entre l’Inde et le Pakistan dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghai.

Smadiyarov a fait également savoir que Delhi avait demandé le report de certains événements de l’OCS, censés se dérouler en Inde. Les événements dus à l’attaque terroriste au Cachemire ont porté un coup sévère à la normalisation indo-pakistanaise en menaçant également les intérêts nationaux de la Russie.

 

Mon Mar 4, 2019 1:48PM

 

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/04/590121/IndePakistan-laxe-sinorusse-vis-/


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2 – Inde/ Cachemire : Donald Trump propose sa médiation au Cachemire, l’Inde nie en avoir fait la demande

 

Donald Trump se verrait bien médiateur entre le Pakistan et l'Inde sur la question du Cachemire. Le président américain a affirmé lundi 22 juillet avoir reçu une demande en ce sens du Premier ministre indien Narendra Modi. Des allégations que New Delhi a immédiatement démenties. "J'étais avec M. Modi il y a deux semaines et (...) il a dit : 'Voudriez-vous être un médiateur ou un arbitre ?'", a affirmé le président américain en accueillant le Premier ministre pakistanais Imran Khan à la Maison Blanche. "Je lui ai dit où ? Il a dit au Cachemire." "Si je peux aider, j'aimerais beaucoup être médiateur", a ajouté Donald Trump devant la presse. "Si je peux faire quoi que ce soit pour aider, faites-le moi savoir."

Le ministère indien des Affaires étrangères a très rapidement démenti  : "Aucune demande en ce sens n'a été faite par le Premier ministre Narendra Modi au président américain", a tweeté le porte-parole du ministère Raveesh Kumar. "La position de l'Inde a toujours été que toutes les questions en suspens avec le Pakistan ne peuvent être discutées que bilatéralement", a-t-il ajouté.


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_ "Un bel endroit"

Une médiation des États-Unis dans ce conflit aurait représenté une inflexion de la politique américaine dans la région, Washington ayant toujours considéré la question du Cachemire comme purement bilatérale. Séparés au moment de la décolonisation britannique en 1947, l'Inde et le Pakistan entretiennent des relations tendues depuis leur indépendance et se sont livré trois guerres, dont deux autour de la région himalayenne du Cachemire, qu'ils revendiquent tous deux dans son intégralité.

 

Ce conflit "devrait être résolu", a poursuivi Donald Trump. "Parce que j'ai tellement entendu parler du Cachemire, c'est un si beau nom". C'est censé être "un bel endroit mais en ce moment il y a des bombes partout". Le milliardaire américain s'est déclaré convaincu de pouvoir résoudre cette épineuse question diplomatique. "Je pense que je peux", a-t-il dit, évoquant ses "bonnes relations" avec Narendra Modi et ses futures relations "phénoménales" avec Imran Khan. Les deux voisins avaient failli se livrer une nouvelle guerre en février dernier à la suite d'un sanglant attentat-suicide perpétré au Cachemire indien, qui avait été suivi d'une crise diplomatique et de brefs combats aériens.

 

Avec AFP/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 23/07/2019/ Dernière modification : 23/07/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190723-cachemire-donald-trump-mediation-inde-pakistan/


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3 - INDE-PAKISTAN/ Cachemire : un conflit vieux de 70 ans entre l’Inde et le Pakistan

 

INFOGRAPHIE - Le Pakistan veut porter la question du Cachemire devant les instances internationales au lendemain de la révocation par l’Inde de l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle et qu’Islamabad revendique. Depuis la disparition de l’Empire britannique des Indes, le Cachemire navigue entre tentation indépendantiste, influence indienne et pakistanaise.


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_ La scission de l’Inde et du Pakistan

Avant la Seconde Guerre mondiale, les territoires qui forment aujourd’hui le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh et la Birmanie (jusqu’en 1937) était regroupés dans une seule et même entité : l’Empire britannique des Indes. Cependant, depuis le début du XXe siècle, les peuples qui le composent aspirent à l’indépendance. Si les colonisateurs espéraient laisser leur empire d’un seul tenant, les musulmans ne l’entendent pas ainsi, craignant d’être dominés par les Hindous. Ils souhaitent la création d’un État musulman: le Pakistan, acronyme créé sur la base du nom des provinces du Pendjab, de l’Afghania, du Cachemire et le Balouchistan.

 


 

Inde et Pakistan accèdent à l’indépendance en août 1947. Les frontières entre les deux États ont été tracées à la va-vite. Certaines provinces, comme le Pendjab et le Bengale, sont divisées en deux. La scission entraîne de gigantesques mouvements de population, hindous et sikhs tentant de rejoindre la partie indienne et les musulmans la pakistanaise. Plusieurs centaines de milliers de personnes perdent la vie dans les troubles occasionnés par ces déplacements de population.


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_ Le cas particulier du Cachemire

Lors de la scission, on laisse le choix à certaines principautés, qui étaient restées autonomes sous l’administration britannique, de rejoindre l’une ou l’autre entité. Le Cachemire est l’une d’entre elle. Son prince, le maharajah Hari Singh, hésite. Sa population est majoritairement musulmane, tandis que sa dynastie est, elle, hindoue. S’offre également à lui le choix de déclarer son indépendance, coincé entre deux géants, l’Inde et le Pakistan. Pour contrer la pression des tribus musulmanes, Hari Singh choisi de rejoindre l’Union indienne, en octobre 1947.

  

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_ Trois conflits

Cette décision entraîne immédiatement le premier conflit entre Inde et Pakistan, qui prend fin le 31 décembre 1948. Les positions des différentes forces sont figées autour d’une «ligne de contrôle». Au terme du conflit, l’Inde occupe les deux-tiers de la province, le Pakistan, un tiers. Une seconde guerre éclate en 1965. L’Inde n’organise pas la consultation de la population prévue par le cessez-le-feu de 1948. Les Pakistanais tentent alors de susciter une insurrection du côté du Cachemire indien. Ces derniers réagissent par une attaque frontale qui déborde de la simple question régionale, ses troupes se rapprochant de Lahore, la grande ville pakistanaise du Pendjab. Moins d’un mois après son déclenchement, le conflit prend fin, sous la pression internationale. Chacun reprend ses positions initiales, même si le Pakistan sort affaibli de la guerre.

 



Une troisième guerre oppose les deux pays sur la question du Cachemire en 1999, lorsque des troupes pakistanaises tentent de prendre le contrôle du district de Kargil. Ce conflit dure un peu moins de trois mois et se solde une nouvelle fois par une défaite pakistanaise.


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_ Suppression de l’autonomie après des décennies de violences

Malgré les conflits, l’idée séparatiste n’a jamais disparu du Cachemire. Une première insurrection éclate en 1989. Il y en aura de nombreuses autres, faisant au total 50.000 morts jusqu’à aujourd’hui. Une certaine autonomie régnait pourtant dans l’État, garantie par la constitution indienne, laissant au gouvernement local la gestion des affaires régionales. De plus, il était impossible pour un ressortissant extérieur au Cachemire d’acquérir une maison, de s’inscrire sur les listes électorales ou de travailler dans l’administration. 

Les nationalistes au pouvoir à New Delhi ne pouvaient accepter cette idée. La suppression de l’autonomie décrétée lundi va rendre possible l’installation de populations hindoues non originaires du Cahemire et permettre au gouvernement central d’asseoir un peu plus son contrôle sur le territoire.

 

Par   Journaliste Figaro / Julien Licourt/ Mis à jour le 06/08/2019/ Publié le 06/08/2019/

 

http://www.lefigaro.fr/international/cachemire-un-conflit-vieux-de-70-ans-entre-l-inde-et-le-pakistan-20190806/

 

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4 - INDE/ Politique/ Crise au Cachemire : l'Inde desserre légèrement l'étau

 

Le gouvernement indien a annoncé mardi 13 août une levée progressive des restrictions au Cachemire, une semaine après l’annulation du statut autonome de cette région à majorité musulmane ultra-militarisée. Les habitants de l’État restent toutefois encore coupés du reste du pays, New Delhi craignant en embrasement de la violence après cette décision très controversée. L’autoroute reliant Srinagar et Jammu, les deux capitales du Cachemire indien, a été rouverte, les Cachemiriens ont désormais accès aux soins médicaux dans les hôpitaux. Ces derniers ont notamment pu renouveler leur stocks de médicaments avec ces allégements des restrictions imposées par New Delhi dans la région ce mardi.

 

La Cour suprême a toutefois rejeté, le même jour, une pétition demandant la restoration d’internet et des lignes de téléphone au Cachemire rappelant la situation encore « très sensible » dans la région. Hormis la région de Jammu, à majorité hindoue, où les moyens de communication ont été rétablis, la grande majorité des Cachemiriens restent injoignables et les journalistes étrangers n’ont toujours pas l’autorisation de se rendre au Cachemire.


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Plusieurs Cachemiriens qui ont rejoint Jammu ou New Delhi ces derniers jours font état d’un climat de terreur dans la région. Selon eux, la fête musulmane de l’Aid s’est déroulée sous haute surveillance lundi. Une grande majorité de mosquées est restée fermée et d’après ces mêmes témoins, les imams ont reçu l’ordre de ne pas évoquer la révocation de l’article 370 dans leurs prêches, sous peine d’arrestation. Le climat reste donc extrêmement tendu, le calme étant pour l’instant imposé par la force, alors que la population locale est largement défavorable au changement de statut de l’État.

 

Par RFI/ Publié le 13-08-2019/ Modifié le 16-08-2019/ Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard/

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190813-crise-cachemire-inde-pakistan-desserre-etau/


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5 - Inde/ Politique/ Cachemire : le gouvernement met fin à l'autonomie du Cachemire

 

Cette région disposait d'un statut spécial. Un décret adopté par les nationalistes hindous met fin à son autonomie, ce qui pourrait créer des tensions. C'est une décision explosive pour cette région en proie à une insurrection séparatiste et revendiquée par le Pakistan. Le gouvernement indien a annoncé ce lundi la révocation de l'autonomie constitutionnelle du Cachemire ainsi que sa dislocation, promesse de campagne du Premier ministre Narenda Modi, nationaliste hindou.

 

Ces mesures sans précédent, préparées dans le plus grand secret par les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi, sont susceptibles de provoquer un soulèvement de la vallée à majorité musulmane de Srinagar. Nombre d'habitants de cette région himalayenne sont hostiles à l'Inde et attachés à leur autonomie qui prévalait depuis les débuts de la république fédérale indienne il y a sept décennies. Ces dernières semaines, New Delhi avait d'ailleurs préparé le terrain, coupant totalement les communications dans la région du Cachemire indien et déployant plus de 80 000 paramilitaires supplémentaires dans cette zone déjà hautement militarisée. Les autorités indiennes avaient également assigné à résidence des responsables politiques locaux. Les Cachemiris étaient totalement coupés du monde lundi, les sorties et rassemblements étaient interdits et les écoles fermées.


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_ Entrée en vigueur immédiate

Vendredi, les autorités ont annulé le pèlerinage d'Amarnath, qui attire chaque année des centaines de milliers d'hindous au Cachemire, en faisant état de "menaces terroristes". Elles ont demandé à tous les pèlerins et touristes de quitter la vallée "immédiatement". La situation a provoqué un mouvement de panique au sein de la population locale, qui s'est précipitée sur les distributeurs automatiques pour retirer de l'argent liquide et a fait des stocks de nourriture. 

 

Les autorités nationalistes hindous ont passé un décret présidentiel abolissant un statut spécial de l'État du Jammu-et-Cachemire (nord), qui était garanti par la Constitution indienne. L'annonce en a été faite au Parlement par le ministre de l'Intérieur Amit Shah, au milieu d'un tumulte assourdissant venant des rangs de l'opposition. Le décret présidentiel "entre en vigueur immédiatement, et remplace aussitôt" les articles constitutionnels relatifs au Jammu-et-Cachemire, en particulier l'article 370, selon un texte diffusé par le gouvernement.


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_ Le Pakistan condamne

"Le Pakistan condamne fortement et rejette l'annonce" faite lundi à New Delhi, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "Aucune mesure unilatérale du gouvernement indien ne peut modifier ce statut contesté. En tant que partie de ce différend international, le Pakistan fera tout ce qui est en son pouvoir pour contrer les mesures illégales", a-t-il ajouté. L'article 370 de la Constitution indienne conférait un statut spécial au Jammu-et-Cachemire et autorisait le gouvernement central de New Delhi à légiférer seulement en matière de défense, affaires étrangères et communications dans la région, le reste relevant de l'assemblée législative locale.

 

Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a également présenté au Parlement un projet de loi pour diviser le Jammu-et-Cachemire. Le Ladakh, sa partie orientale à majorité bouddhiste, en sera séparé. Le Jammu-et-Cachemire restant, qui comprendra les plaines à majorité hindoue de Jammu au sud et la vallée de Srinagar à majorité musulmane dans le nord, va perdre le statut d'État fédéré, pour être rétrogradé au statut de "territoire de l'Union". Cela signifie que la région sera sous l'administration directe de New Delhi et n'aura presque plus aucune autonomie.

 

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_ "Le jour le plus noir de la démocratie indienne"

La révocation de l'autonomie du Cachemire était une vieille promesse de campagne des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi, qui a été triomphalement réélu au printemps pour un deuxième mandat. Les rassemblements étaient interdits et les communications totalement coupées lundi dans la vallée de Srinagar, où seuls les militaires et paramilitaires déployés en nombre pouvaient être dans la rue.  "Aujourd'hui marque le jour le plus noir de la démocratie indienne", a tweeté l'ancienne cheffe de l'exécutif de Jammu-et-Cachemire Mehbooba Mufti, assignée à résidence depuis la nuit dernière. 


"La décision unilatérale du gouvernement indien d'abolir l'article 370 est illégale et inconstitutionnelle" ; elle fera de l'Inde une force d'occupation au Jammu-et-Cachemire", a-t-elle déclaré sur le réseau social. "Cela aura des conséquences catastrophiques pour le sous-continent. Les intentions du gouvernement de l'Inde sont claires. Ils veulent le territoire du Jammu-et-Cachemire en terrorisant son peuple", a-t-elle poursuivi. Le Cachemire est divisé de fait entre l'Inde et le Pakistan depuis la partition de l'empire colonial britannique des Indes en 1947, qui le revendiquent tous deux. Les deux frères ennemis d'Asie du Sud se sont livrés deux guerres à son sujet.

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP/ Publié le 05/08/2019/

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/inde-le-gouvernement-met-fin-a-l-autonomie-constitutionnelle-du-cachemire_2093089.html/

 

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6 - Asie et Pacifique/ Politique : Le Pakistan réduit ses liens diplomatiques avec l'Inde et suspend les échanges commerciaux

 

Après le passage en force du Premier ministre indien sur la révocation de l'autonomie du Cachemire, le Pakistan a annoncé, mercredi, la réduction de ses échanges diplomatiques avec New Delhi et la suspension du commerce bilatéral avec l'Inde. Les autorités pakistanaises sont passées à l'offensive. Le pays a réduit, mercredi 7 août, ses relations diplomatiques avec l'Inde et suspendu le commerce bilatéral, deux jours après la révocation par New Delhi de l'autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu'elle contrôle et que le Pakistan revendique. "Nous allons rappeler notre ambassadeur à Delhi et renvoyer le leur", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi à la télévision pakistanaise ARY news. Le gouvernement a également ajouté dans un communiqué qu'il suspendait le commerce bilatéral avec l'Inde.

 

Ces décisions ont été annoncées après une nouvelle réunion du comité de sécurité nationale, à laquelle ont participé les principaux ministres et généraux pakistanais. Depuis plusieurs jours, le Cachemire indien est sous haute tension. Les autorités indiennes ont imposé un black-out total sur la région pour éviter un embrasement. On note cependant des rassemblements sporadiques. Un manifestant est mort après avoir été pourchassé par la police alors que plus de 100 personnes, dont des responsables politiques locaux, ont été arrêtées, a rapporté l'agence Press Trust of India en citant des officiels.


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Appel aux instances internationales

Les autorités indiennes assurent que la situation est calme. Mais selon un responsable sécuritaire, presque tous les responsables politiques de partis cachemiris, aussi bien séparatistes que pro-Inde, sont en détention. Le Pakistan envisage de porter la question du Cachemire devant les instances internationales, a annoncé, mardi, son Premier ministre Imran Khan, se disant prêt à aller devant le Conseil de sécurité de l'ONU et la Cour pénale internationale.

 

Avec AFP/ Première publication : 07/08/2019/ Dernière modification : 07/08/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190807-cachemire-pakistan-inde-relations-diplomatiques-suspension-commerce-bilateral/

 

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7 - Inde et Pakistan échangent des messages de paix après la reconduction de Modi

 

Le Premier ministre pakistanais a échangé jeudi des messages de paix avec son homologue indien, après le triomphe de ce dernier aux élections législatives, qui avaient pourtant été précédées d'une nouvelle crise entre Islamabad et New Delhi. "Je félicite le Premier ministre (Narendra) Modi pour la victoire électorale du BJP et de ses alliés. Je suis impatient d'oeuvrer avec lui pour la paix, le progrès et la prospérité en Asie du Sud", a tweeté Imran Khan, ce dont l'intéressé l'a remercié juste après s'être adressé à ses partisans, réunis au siège du BJP pour célébrer la victoire. "Je vous exprime chaleureusement ma gratitude pour vos voeux. J'ai toujours donné la priorité à la paix et au développement de notre région", écrit le nationaliste Narendra Modi sur le même canal.

 

L'armée pakistanaise avait auparavant procédé au tir expérimental d'un missile balistique sol-sol Shaheen II, une arme d'une portée de 2.500 km qui peut être coiffée d'une ogive nucléaire. "Le Shaheen II est un missile extrêmement puissant qui répond pleinement aux besoins stratégiques du Pakistan en matière de dissuasion", dit l'état-major dans un communiqué, sans parler de l'Inde.


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Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmud Qureshi, s'est brièvement entretenu mercredi avec son homologue indien, Sushma Swaraj, en marge d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai, au Kirghizistan. "Nous voulons vivre comme de bons voisins et régler nos problèmes par la discussion", a-t-il déclaré à l'issue de leur rencontre.

 

Les élections indiennes, qui étaient étalées sur 39 jours, ont débuté le 11 avril, deux mois après l'attentat revendiqué par des séparatistes cachemiris qui a fait une quarantaine de morts parmi des auxiliaires de police indiens. Narendra Modi, qui s'est présenté en garant de la sécurité nationale, a ordonné des représailles militaires sans précédent depuis 1971.

 

ISLAMABAD (Reuters) - Par Reuters le 23.05.2019/ (James Mckenzie avec Devjyot Ghoshal à New Delhi, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

https://www.challenges.fr/monde/inde-et-pakistan-echangent-des-messages-de-paix-apres-la-reconduction-de-modi_656335/

 

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8 - INDE/ PAKISTAN/ NUCLEAIRE : L'Inde et le Pakistan feront tout pour éviter une guerre atomique

 

En Inde comme au Pakistan, deux mots sont dans toutes les têtes: «armes nucléaires». Au vu de l’escalade militaire qui oppose les deux pays, ces mots devraient être dans la tête de beaucoup plus de personnes à Washington. La menace d’une guerre nucléaire entre New Delhi et Islamabad plane toujours –alors même que les négociations nucléaires entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un viennent de s’achever. Pour l’heure, une seule chose est parvenue à tenir à distance cette catastrophe potentielle: la bonne foi (relative) des dirigeants de ces deux ennemis historiques.


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(Pakistan : PM will inaugurate Chashma Nuclear Power Plant Unit-3 today - Pakistan - Dunya News)


Mercredi 27 février, le Pakistan a annoncé avoir abattu deux avions de combat indiens et fait prisonnier l’un des pilotes, qu’il s’est empressé de promener devant les caméras de télévision. L’Inde affirme avoir abattu un avion de chasse pakistanais, et affirme qu’un seul de ses chasseurs a été abattu. Quelle que soit la vérité, un constat s’impose: deux puissances nucléaires en sont venues aux mains. Cette bataille aérienne n’est que la dernière étape en date d’une escalade militaire qui couve depuis le 14 février dernier, lorsqu’un attentat suicide a tué au moins 42 soldats indiens dans la région disputée du Cachemire. L’Inde a pointé du doigt des militants cachemiris basés au Pakistan –et soutenus par ce dernier, selon elle.

 

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_ Une conscience des répercussions

Ce mercredi a marqué la seconde journée consécutive durant laquelle des avions de combat indiens ont franchi la Ligne de contrôle, qui sépare le Cachemire indien du Cachemire pakistanais. La chose n’était pas arrivée depuis un demi-siècle. Le tout survient en pleine campagne électorale indienne. Les menaces externes profitent généralement au candidat en exercice –en l’occurrence, au premier ministre Narendra Modi (pour peu qu’il s’acquitte d’une démonstration de force adéquate).

 

Voilà pour la mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que les dirigeants –civils et militaires– des deux pays semblent garder la tête froide. Pour l’instant. «Nous devrions nous rencontrer et trouver une issue diplomatique», a affirmé le premier ministre pakistanais Imran Khan lors d’une allocution publique. Quelques heures plus tôt, l’armée pakistanaise avait annoncé avoir abattu les avions de chasse indiens et avoir à son tour pénétré dans l’espace aérien du pays voisin. «Toutes les guerres sont mal calculées, et personne ne sait où elles mènent… On ne peut imaginer l’issue d’un conflit opposant des nations possédant l’arme nucléaire», a-t-il ajouté.

 

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_ Partage de positions

Pour celles et ceux qui sont surpris d’apprendre que l’utilisation de l’arme nucléaire est bel et bien envisagée, un peu de contexte s’impose. Le Pakistan compte moins de 200 millions d’habitants; l’Inde, 1,3 milliards. L’armée indienne est presque quatre fois supérieure en nombre à celle du Pakistan. Le Pakistan n’aurait donc que peu de chances de repousser une invasion indienne en bonne et due forme sans l’aide d’armements nucléaires tactiques. «Voilà ce que je demande à l’Inde», a poursuivi Imran Khan: «Étant donné leurs armes, et les nôtres, pouvons-nous nous permettre la moindre erreur de calcul? Toute escalade serait incontrôlable, pour moi comme pour Modi.»

 

Narendra Modi n’a pas répondu dans l’immédiat, mais dans les jours qui ont suivi l’attentat-suicide visant les troupes indiennes, Modi et Khan avaient tous deux affirmé qu’il était préférable de mettre en valeur tout ce que leurs pays avaient en commun. Même les puissantes forces pakistanaises s’étaient montrées conciliantes. Un porte-parole de l’armée pakistanaise avait affirmé que ses bombardements dans le territoire contrôlé par l’Inde étaient pensés pour éviter les pertes militaires et civiles: «C’était un message implicite –en dépit de notre potentiel, nous voulons la paix.»

 

Un porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a confirmé cette position sur son compte Twitter: «Le seul but de cette opération était de faire la démonstration de notre droit à l’autodéfense, et de notre détermination –et de notre capacité– à l’assurer. Nous ne voulons pas d’escalade de la violence, mais nous sommes parfaitement préparés à cette éventualité si l’on nous y force.»


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_ Une opinion préocccupée

Les médias pakistanais –qui sont étroitement surveillés– ont reçu des consignes du même ordre. Un rédacteur en chef m’a dit avoir reçu ce message: «Gardez votre calme.» De l’autre côté de la frontière, certains organes de presse se sont laissés gagner par un patriotisme va-t’en-guerre. «La petite mascarade du ‘Faukistan’», claironnait une bannière sur la WebTV de la chaîne indienne Times Now. Le présentateur de la chaîne n’était pas en reste, qui déclamait une tirade des plus grandiloquentes: «Puisqu’on nous force à rendre coup pour coup, eh bien les voilà, les répercussions! Nous ne mentons pas. C’est le Pakistan qui ment, chers téléspectateurs.»

 

Mais les va-t-en-guerre n’ont pas été les seuls à s’exprimer. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #SayNoToWar s’est hissé en tête des tendances dans les deux pays. Dinakar Peri, journaliste de défense pour le quotidien indien The Hindu, a tweeté: «Besoin de désamorcer la crise avant qu’elle n’empire.» Le Herald de Goa a exprimé sa préoccupation quant aux motivations des premiers bombardements ordonnés par Modi après l’attentat-suicide: «Nous aimerions croire qu’il ne s’agissait pas d’un simple coup électoral. Merci de ne pas nous faire changer d’avis.»

 

La crise a pour origine le Cachemire, territoire divisé entre l’Inde et le Pakistan lors de la partition de l’Empire britannique des Indes en 1947. Cette région a provoqué trois guerres indo-pakistanaises; la plus récente remonte à 1999. Depuis, le conflit s’étiole, loin des regards des grandes puissances mondiales.

 

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_ En attente

Ici, à Karachi, capitale commerciale du Pakistan, les cieux sont gris, pollués –et vides. Des nuées de rapaces noirs –omniprésents en ville– volent bas au dessus des rues embouteillées; ils ont le ciel pour eux. Tous les avions de ligne sont cloués au sol suite à la fermeture de l’espace aérien pakistanais. Le plus grand quotidien du pays, Dawn, a publié une capture d’écran (tirée d’un dispositif de suivi des vols) mettant en évidence le cordon aérien.

 

A l’heure où j’écris ces lignes, l’hôtel où je suis descendu est en train de tester son système de sonorisation de sécurité. «Hello, hello? Test micro.» Les cadres occidentaux qui ont rendu leur clé à midi en pensant s’envoler vers Dubai ou Doha attendent dans le lobby sans trop savoir quoi faire, l’air sombre. Pour l’heure, la confrontation n’est guère plus qu’une dispute de cour de récré: d’un côté comme de l’autre, on se contente de montrer qu’on est capable de se défendre. Il faut juste espérer qu’aucun des deux écoliers ne s’armera d’une pierre –car ils ont à leur disposition des pierres bien terrifiantes.

 

Karachi, PAKISTAN/ Lawrence Pintak et Foreign Policy/ Traduit par Jean-Clément Nau/ 1 mars 2019/ Mis à jour le 2 avril 2019 /

 

http://www.slate.fr/story/174054/new-delhi-islamabad-guerre-atomique-inde-pakistan/


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