Publié le : 06-09-2019 à 18:27:33 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

SANTE PUBLIQUE : infertilités féminine et masculine, pathologies en rapport avec la procréation, examens et soins

 

« L’Afrique, continent le plus touché par l’infertilité : Entre 15 % et 30 % des couples africains ont des difficultés à procréer, les mauvaises conditions sanitaires étant un facteur aggravant. Très souvent, et sans surprise, ce sont les femmes qui sont blâmées de l’absence d’enfant. Pourtant, une étude menée en 2011 par le Gieraf a mis en évidence le partage des responsabilités dans les problèmes d’infertilité : femmes et hommes sont en cause dans 40 % des cas chacun, et dans les 20 % de cas restants, les deux personnes du couple ont des difficultés à concevoir. Une situation parfaitement comparable aux autres régions du monde.

Mais les causes d’infertilité, elles, sont spécifiques au continent. « En Afrique, la première cause d’infertilité chez les femmes, ce sont les trompes bouchées en raison d’infections sexuellement transmissibles mal soignées, d’avortements pratiqués hors milieu médical ou d’accouchements qui se font encore dans des conditions génératrices d’infections », poursuit Ernestine Gwet Bell.

Du côté des hommes, les causes environnementales (pollution, exposition à des produits toxiques) jouent un rôle important dans la mauvaise qualité du sperme, mais les causes infectieuses viennent majorer le problème. »

 

Résultat de recherche d'images pour


---------------------------------

 

Image associée


1 - L’Afrique, continent le plus touché par l’infertilité

 

Entre 15 % et 30 % des couples africains ont des difficultés à procréer, les mauvaises conditions sanitaires étant un facteur aggravant. Jour après jour, le cabinet du professeur Tolly Sy, gynécologue et chef de la maternité d’un des deux hôpitaux de Conakry, capitale de la Guinée, est pris d’assaut. S’il travaillait le vendredi, les patients feraient sans doute l’économie de la prière pour se précipiter à la consultation de cet homme avenant, la quarantaine, impeccable dans sa blouse blanche.

 

Qui sont ces patients si nombreux, dans les beaux bâtiments coloniaux de l’hôpital Ignace Deen ? Des femmes enceintes venues pour leur consultation prénatale ? Des jeunes filles désireuses d’avorter ? Pas seulement. « Tous les jours, je reçois en consultation des femmes ou des couples qui ne parviennent pas à concevoir et qui vivent cela comme un drame », lâche le gynécologue guinéen formé en Russie.

 

Des centres d’aide médicale à la procréation (AMP) apparaissent dans les grandes villes africaines, mais ces techniques s’adressent encore à une minorité de privilégiés. L’infertilité n’est pas un problème réservé aux riches pays occidentaux. En Afrique, les taux d’infertilité sont les plus élevés du monde : entre 15 % et 30 % des couples seraient touchés, contre 5 % à 10 % en Europe. Et c’est en Afrique que les traitements sont les plus rares : seul 1 % des 5 millions d’enfants nés par fécondation in vitro depuis la mise au point de la technique sont africains.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Infections mal soignées

A plus de 3 000 km au sud-est de Conakry vit une star de la médecine africaine : Ernestine Gwet Bell, gynécologue obstétricienne spécialisée en infertilité à Douala, au Cameroun. L’ancienne présidente du Groupe interafricain d’étude et de recherche et d’application sur la fertilité (Gieraf) est la « mère » du premier bébé-éprouvette camerounais, né en 1998, seize ans après Amandine, le premier bébé-éprouvette français. Elle est bien placée pour le savoir : « La fécondité des femmes en Afrique subsaharienne est en train de baisser. L’hypernatalité est loin d’y être aussi marquée qu’on le pense », explique-t-elle. 

 

Très souvent, et sans surprise, ce sont les femmes qui sont blâmées de l’absence d’enfant. Pourtant, une étude menée en 2011 par le Gieraf a mis en évidence le partage des responsabilités dans les problèmes d’infertilité : femmes et hommes sont en cause dans 40 % des cas chacun, et dans les 20 % de cas restants, les deux personnes du couple ont des difficultés à concevoir.


Résultat de recherche d'images pour


Une situation parfaitement comparable aux autres régions du monde. Mais les causes d’infertilité, elles, sont spécifiques au continent. « En Afrique, la première cause d’infertilité chez les femmes, ce sont les trompes bouchées en raison d’infections sexuellement transmissibles mal soignées, d’avortements pratiqués hors milieu médical ou d’accouchements qui se font encore dans des conditions génératrices d’infections », poursuit Ernestine Gwet Bell.

 

Du côté des hommes, les causes environnementales (pollution, exposition à des produits toxiques) jouent un rôle important dans la mauvaise qualité du sperme, mais les causes infectieuses viennent majorer le problème. « Il en résulte une anomalie des spermatozoïdes et, chez 12 % de ces hommes, nous sommes confrontés à une “azoospermie”, c’est-à-dire une absence totale de spermatozoïdes dans le sperme », constate la doctoresse camerounaise.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Les couples « tournent en rond »

Si les femmes sont les premières montrées du doigt quand l’enfant se faire attendre, ce sont souvent aussi les premières à chercher une solution. Mais beaucoup ne s’adressent qu’à leurs proches. « Les patients africains ne savent pas toujours qu’il existe des médecins spécialistes de l’infertilité. Seulement 15 % des couples, les plus urbains et modernes, se rendent directement chez un spécialiste », poursuit le docteur Gwet Bell. « Beaucoup de familles vont évoquer des causes surnaturelles, témoigne de son côté le professeur Sy, de Conakry. Pour beaucoup de femmes, en zone rurale, le premier recours pour avoir un bébé, c’est Dieu ou le marabout. »

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans 40 % des cas, les couples ne se rendent pas dans une structure sanitaire, mais cherchent de l’aide auprès de personnes sans formation médicale. Les autres vont s’adresser à des centres de santé de premier niveau, où le personnel est mal formé aux questions relatives à l’infertilité. Enfin, parmi les rares couples qui connaissent l’existence de ces centres spécialisés, la plupart les considèrent comme étant hors de leur portée. Pour des raisons financières – une fécondation in vitro dans un centre coûte entre 1 000 et 2 000 euros – et d’accessibilité : ces centres, tous privés, ne se trouvent que dans les grandes villes. Résultat, les couples « tournent en rond » pendant des années et perdent en moyenne… douze ans !

 

« Les patients font le tour de tous les praticiens, prennent toutes sortes de médicaments. La réserve ovarienne des femmes est souvent complètement effondrée quand elles arrivent à nous, témoigne le docteur Moïse Fiadjoe, gynécologue obstétricien à la clinique Biasa, qui pratique l’AMP à Lomé, au Togo. En moyenne, les femmes que nous voyons ont déjà 38 ans et nombreuses sont celles qui ont besoin d’un don d’ovocytes. »


Résultat de recherche d'images pour


_ « Un homme stérile, c’est une honte pour la famille »

Un parcours du combattant qui met les couples à rude épreuve. « Les mariages vont bien souvent exploser avant, note Ernestine Gwet Bell. Bon nombre d’hommes ne vont pas accompagner leur femme dans tout ce processus, et se tournent vers d’autres femmes pour tenter de procréer. »

 

Et même lorsqu’une femme ou un couple a franchi la porte d’un centre spécialisé, des problèmes culturels et sociaux encombrent encore ces situations d’infertilité. C’est le plus souvent du côté du mari que le bât blesse. « Quand l’homme est responsable de l’infertilité, les problèmes sont plus aigus, constate la gynécologue camerounaise. Si c’est indispensable, nous essayons de faire accepter le don de sperme. Ce n’est pas toujours simple, même si les choses évoluent. »

 

Le don de sperme est porteur de nombreux tabous. « Un homme stérile, c’est une honte pour la famille : il est considéré comme un vaurien », assure Moïse Fiadjoe. Même dans les situations où les hommes ont accepté le don de sperme, beaucoup demandent à ce que leur partenaire ne soit pas informée. « Une information que nous ne pouvons évidemment pas taire. Les femmes, dans la plupart des cas, ne sont pas contre, les problèmes que nous rencontrons sont souvent liés à la susceptibilité masculine », note le docteur Gwet Bell. 

 

« Le gros challenge des gynécologues africains, c’est que le mari annonce à sa femme son incapacité à faire un enfant et la nécessité de faire appel à un don de sperme. Il faut que l’information puisse circuler dans le couple », ajoute le docteur Fiadjoe. Le recours à l’AMP reste dans l’écrasante majorité des cas le « secret » du couple, aussi destiné à protéger l’enfant, lequel risquerait d’être rejeté par la famille élargie. La clinique du docteur Fiadjoe accueille des patients de tout le Togo, mais aussi de la sous-région. « Nous avons beaucoup de patients venant des pays à forte domination musulmane, où les dons de gamètes sont interdits. »


Image associée


Dans l’ombre des grandes épidémies

Le professeur Sy, lui, envoie ses patients les plus aisés à Dakar ; la Guinée n’offrant aucune possibilité d’AMP. Car le nombre de centres, même s’il progresse, est encore largement insuffisant. « En Afrique, un centre est créé tous les ans, en moyenne. Et environ deux tiers des pays du continent ont une offre d’AMP. Mais il faut un centre de la fertilité par million d’habitants, indique le gynécologue togolais. Si on considère les besoins des populations, nous n’en avons pas encore assez. Mais si on considère le pouvoir d’achat des populations, ces centres ne pourraient pas satisfaire les besoins sans soutien financier extérieur. Car il n’y a aucune aide à la prise en charge de ces soins. »

 

Une aide qui n’est pas près d’arriver, le problème de l’infertilité n’étant pas, à l’heure actuelle, une priorité pour les gouvernements. « Et il ne l’est pas non plus pour l’Organisation mondiale de la santé, la communauté internationale ou les bailleurs de fonds », assure Mme Gwet Bell. L’infertilité est donc un problème de santé publique majeur qui reste dans l’ombre de celui des grandes épidémies et des problématiques liées à la santé de la mère et de l’enfant, invariablement associés à l’Afrique. Et qui laisse bon nombre de couples sans aucun recours.

 

Héloïse Rambert/ Par Héloïse Rambert/ Publié le 18 mars 2016 / Mis à jour le 22 mars 2016/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/18/l-afrique-continent-le-plus-touche-par-l-infertilite_4885427_3212.html/


Résultat de recherche d'images pour


---------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

 

2 - INFERTILITÉ FÉMININE

 

Qu'est-ce que l'infertilité féminine ? Quelles sont ses causes ?

L'infertilité correspond à l'incapacité pour un couple d'obtenir une grossesse ou, pour une femme, de mener une gestation à son terme. Selon les estimations, l'infertilité est avérée au terme de deux années de rapports sexuels non protégés. Contrairement à la stérilité, l'infertilité féminine n'a pas de caractère définitif. Elle peut résulter de différents troubles ou dysfonctionnements gynécologiques : endométriose, dysfonction ovarienne, polypes utérins, obstruction des trompes de Fallope, obésité, stress, consommation excessive d'alcool...

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Découvrez les principales causes d'infertilité féminine.

 

. Quels sont les symptômes de l'infertilité féminine ?

L'absence de grossesse constitue le principal symptôme de l'infertilité féminine. Mais attention, concevoir un enfant peut naturellement prendre du temps. Il ne faut donc pas s'inquiéter si les essais bébé s'enchaînent sans le résultat escompté. Le processus de la fécondation est complexe et peut prendre du temps. Il est, en revanche, conseillé de consulter un gynécologue si l'absence de grossesse est associée à des troubles du cycle menstruel (aménorrhée, dysménorrhée...), à des pertes vaginales anormales, ou encore à des douleurs pelviennes.

 

. Quelles sont les personnes à risques ?

A partir de 30 ans, la fertilité féminine tend à diminuer. En outre, le tabac ainsi que la consommation d'alcool et de caféine représentent également des freins potentiels à la fécondation et peuvent augmenter les risques d'avortement spontané. Enfin, la condition physique est aussi un paramètre primordial. Ainsi, les femmes présentant un surpoids ou, au contraire, une maigreur importante peuvent avoir des difficultés à tomber enceinte.


Résultat de recherche d'images pour


. Comment est établi le diagnostic de l'infertilité féminine ?

En cas de difficulté à obtenir une grossesse, il est indispensable de consulter un gynécologue, seul praticien habilité à mener une investigation médicale adaptée. Pour cela, le professionnel de santé dispose d'une batterie de tests pour confirmer et détecter la cause exacte de l'infertilité : analyses sanguines, frottis vaginal, échographie pelvienne, bilan hormonal... Pour les cas les plus difficiles, il peut également procéder au test de Hühner, un test post-coïtal qui permet, entre autres, d'analyser la qualité de la glaire cervicale.

 

. Quels sont les traitements de l'infertilité féminine ?

La prise en charge de l'infertilité féminine dépendra de son origine. S'il s'agit de troubles menstruels, des traitements hormonaux (stimulateurs d'ovulation...) pourront être préconisés. En outre, la voie chirurgicale sera privilégiée en présence de kystes ovariens ou d'obstruction des trompes de Fallope, tandis que le recours à des techniques de procréation médicalement assistée sera proposé à certains couples.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Découvrez comment se soigne l'infertilité féminine.

 

. Grossesse de jumeaux./ CONCEPTIONPAR CATHERINE CORDONNIERLE 07 JUIN 2019

Une femme ménopausée accouche de jumeaux

Une jeune femme ménopausée précocement a mis au monde des jumeaux à Paris, après avoir bénéficié d'une maturation ovocytaire in vitro (MIV) réalisée à l'hôpital Jean-Verdier de Bondy.

 

. Greffe-utérus-donneuse-décédée/ CONCEPTIONPAR MATHILDE RAGOTLE 05 DÉC 2018

Première naissance d'une greffe d'utérus provenant d'une donneuse décédée

C'est une première mondiale. Au Brésil, un bébé est né grâce à une greffe d'utérus provenant d'une donneuse décédée. Si ces transplantations sont déjà pratiquées, elle étaient réalisées à partir de donneuses vivantes.

 

Résultat de recherche d'images pour


. Endométriose et grossesse : quels sont les obstacles à franchir ? / GYNECOPAR JADE BOCHESLE 11 JUIL 2018

De nombreuses femmes souffrant d'endométriose rencontrent des difficultés pour tomber enceinte. Pourquoi ? Quelles solutions s'offrent à elle ? La grossesse comporte-t-elle des risques ? Horace Roman, chirurgien gynécologue spécialiste de...

Première greffe d'utérus entre jumelles.

 

. Première greffe d'utérus entre jumelles : le bébé est né/ CONCEPTIONPAR CATHERINE CORDONNIERLE 29 JUIN 2018

Le premier bébé conçu après une greffe d'utérus entre jumelles est né hier à Bologne, en Italie.

 

. Principale cause d'infertilité// GYNECOPAR CATHERINE CORDONNIERLE 18 MAI 2018

On connaît l'origine du syndrome des ovaires polykystiques

Des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Lille, ont découvert que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) serait causé par la surexcitation de neurones cérébraux.

 

Résultat de recherche d'images pour


. Chimiothérapie : quels sont les effets sur la fertilité féminine ?// CANCERPAR JADE BOCHESLE 18 AVR 2018

Des chercheurs allemands viennent de décoder, avec précision, les mécanismes moléculaires de l'infertilité féminine induite par la chimiothérapie.

 

. Traitement de l'asthme / MALADIES CHRONIQUESPAR CATHERINE CORDONNIERLE 15 FÉV 2018

Asthme : les bronchodilatateurs réduiraient la fertilité

Les femmes qui utilisent régulièrement des bronchodilatateurs pour soulager les crises d'asthme ont 30 % de chances en moins de tomber enceinte avant un an de tentatives.

  

https://www.topsante.com/themes/infertilite-feminine/

 

Résultat de recherche d'images pour


---------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


3 - L’infertilité met hommes et femmes à égalité

 

Age de la première grossesse repoussé mais aussi baisse de la qualité des spermatozoïdes expliquent le recours fréquent à l’assistance à la procréation. L’infertilité met hommes et femmes à égalité : Il y a d’abord les chiffres, révélateurs. Aujourd’hui, l’âge de la première maternité se situe à 28 ans et cinq mois contre 24 ans dans les années 70 - sachant que le pic de fertilité est à 22 ans et que celle-ci baisse drastiquement à partir de 35 ans. Et en cinquante ans, la concentration moyenne de spermatozoïdes dans un éjaculat a diminué de moitié. Chez un homme de 35 ans, leur nombre est passé de 113 millions/ml à 49,9 millions/ml en moyenne.

En France, un couple sur six consulte pour des problèmes de fécondité durant sa vie, contre un couple sur sept il y a six ans. Et 24 % d’entre eux ne parviennent pas à concevoir après un an sans contraception (8 % au bout de vingt-quatre mois). D’où cette question : sommes-nous en train de devenir une génération d’infertiles ?

 

Image associée


_ Chute libre

«La détérioration de la santé reproductive masculine est très probable en France. En revanche, on ne dispose malheureusement pas d’études d’ampleur qui permettraient de savoir précisément s’il y a une détérioration de la santé reproductive féminine [mesure de la réserve ovocytaire et des marqueurs hormonaux par exemple, ndlr] et de la fertilité des couples au cours du temps», avance Rémy Slama, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).


Résultat de recherche d'images pour


«L’ampleur de la dégradation de la santé reproductive masculine n’est pas suffisante à elle seule pour faire aujourd’hui baisser la fécondité en France [qui est de l’ordre de deux enfants par couple]. En revanche, elle pourrait être suffisante pour avoir entraîné une augmentation du nombre de couples ayant recours à l’assistance médicale à la procréation.» Si la chute libre de la fertilité n’est donc pas totalement confirmée, certaines causes de l’infertilité sont, elles, déjà actées. «On a identifié plusieurs facteurs pouvant influencer la santé reproductive masculine, féminine ou celle du couple à partir d’études chez l’animal et l’humain.» Lesquelles ?

 

«Des facteurs généraux, tels que le surpoids et l’obésité, qui sont de plus en plus présents dans notre société, développe le chercheur, également président du conseil scientifique du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE). La consommation de tabac et d’alcool. Et puis il y a aussi des facteurs liés à l’environnement. Les perturbateurs endocriniens en particulier. Il y a très peu de chances qu’un unique facteur soit à l’origine de cette détérioration probable.»

 

Image associée


_ Double cause

Ces changements n’épargnent personne. Ni les femmes ni les hommes. Une enquête réalisée par Patrick Thonneau - alors responsable de l’équipe Epidémiologie de la fertilité à l’Inserm - montre d’ailleurs que l’inaptitude biologique à procréer semble «équitablement répartie entre les hommes et les femmes». Dans ces travaux, une altération de la fertilité féminine a été constatée pour plus de sept couples inféconds sur dix et une altération de la fertilité masculine pour près de six couples sur dix. Pour quatre couples inféconds sur dix, une double cause - féminine et masculine - est diagnostiquée. Une «coresponsabilité loin des clichés» selon Elise de la Rochebrochard, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques.

 

Par Anaïs Moran / 9 août 2018/

 

https://www.liberation.fr/france/2018/08/09/l-infertilite-met-hommes-et-femmes-a-egalite_1671847/

 

Résultat de recherche d'images pour


---------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour "health, infertility, women, hospitals"


4 - Les différentes causes de l'infertilité féminine et masculine

 

•          Les grandes causes d'infertilité féminine

•          Les grandes causes d'infertilité masculine

•          Quand la vie quotidienne impacte la fertilité

 

Un couple sur 7 rencontrerait aujourd'hui des problèmes à concevoir un enfant. Si l'âge féminin est souvent en cause, différentes pathologies peuvent également 'être à l'origine de l'infertilité, que ce soit chez l'homme ou la femme, tout comme des facteurs environnementaux ou liés aux modes de vie. Tour d'horizon.

 

Résultat de recherche d'images pour "santé, infertilité, femmes, france, hopitaux"


Les grandes causes d'infertilité féminine

Les infertilités féminines se classent schématiquement en 5 grands groupes :

 

Les troubles de la fonction ovarienne

 Les troubles de la fonction ovarienne représentent environ la moitié des infertilités féminines. Quand ils ne sont pas liés à l'âge de la patiente, ils sont souvent dus à une perturbation de la fonction endocrine (excès ou défaut de l'un des régulateurs). Concrètement, ils se traduisent par une grande difficulté ou une incapacité à produire un ovocyte qui pourra être fécondé. On retrouve parmi les pathologies à l'origine de troubles ovariens :

·         le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK),

·         les ovaires multifolliculaires,

·         les ovaires macropolykystiques

·         l'anovulation due à une forte source de stress, une forte prise ou une perte de poids, une sécrétion excessive de prolactine, etc.

·         la ménopause précoce,

·         l'insuffisance ovarienne.

 

Résultat de recherche d'images pour "santé, infertilité, anomalies tubaires"


Les anomalies tubaires :

 Chez près de 25 % des femmes souffrant de difficultés à concevoir, l'infertilité est due à une altération des trompes de Fallope. Essentielle à la fécondation (c'est dans la trompe que se réalise la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïdes), la trompe peut toutefois être endommagée, voire parfois complètement obstruée suite, notamment, à une infection ou une inflammation. À l'origine, des infertilités tubaires, des maux variés tels que :

·         la maladie inflammatoire pelvienne (MIP),

·         certaines infections et maladies sexuellement transmissibles : salpingite, chlamydiose, etc

·         l'endométriose

·         l'agénésie bilatérale des trompes,

·         l'appendicite,

·         l'exposition transgénérationnelle in utero au distilbène (DES),

·         les suites d'une grossesse extra-utérine,

·         des antécédents de chirurgie pelvienne, etc.

 

Résultat de recherche d'images pour "infertilité, facteurs utérins, examens"


Les facteurs utérins

 Parfois, la difficulté à procréer est imputable à une malformation utérine ou un problème liée à la muqueuse utérine (endomètre) qui est trop fine, voire hostile. Congénitaux ou acquis, ces facteurs utérins peuvent notamment empêcher la bonne implantation du fœtus dans la cavité utérine et favoriser les fausses couches à répétition. Parmi eux, on retrouve fréquemment :

·         l'utérus cloisonné,

·         l'utérus unicorne,

·         l'utérus bicorne,

·         les polypes endométriaux,

·         les synéchies utérines,

·         les fibromes (quand ils sont nombreux et de grande taille),- certaines maladies auto-immunes,

·         l'endométrite,

·         l'exposition au DES, etc.

 

Les facteurs cervicaux

L'infertilité féminine peut avoir pour origine une altération du col de l'utérus et notamment des lésions ou des sténoses cervicales. En cas de pathologie cervicale, le col de l'utérus n'assure plus sa fonction tampon, rendant ainsi la fécondation incertaine. Les causes cervicales d'infertilité les plus fréquentes :

·         les polypes,

·         l'endométriose,

·         certaines suites d'intervention chirurgicale ou de curetage (conisation, syndrome d'Asherman),

·         l'exposition au DES, etc.

 

Les facteurs génétiques

Plus rares, certains syndromes génétiques, à l'instar du syndrome de Turner, s'accompagnent d'infertilité, tout comme certains traits géniques (Syndrome de l'X fragile entraînant une ménopause précoce, par exemple).

 

Résultat de recherche d'images pour "health, infertility, women, men, hospitals"


_ Les grandes causes d'infertilité masculine

La plupart des infertilités masculines faisant l'objet d'un diagnostic se classent schématiquement en 2 grands groupes :

 

Les troubles de la spermatogenèse

Constitutionnels ou acquis, ces troubles ont un point commun : une altération de la qualité, de la quantité et/ou de la mobilité des spermatozoïdes. On parle alors d'azoospermie (absence de spermatozoïdes), de tératospermie (la forme des spermatozoïdes est altérée), asthénospermie (en cas de défaut de mobilité des spermatozoïdes), ou de nécrospermie (fort pourcentage de gamètes morts dans le sperme). Ces troubles peuvent être dus à :

·         une anomalie chromosomique (Syndrome de Klinefelter, des microdélétions du chromosome Y, etc.),

·         une varicocèle,

·         une cryptorchidie même après sa prise en charge chirurgicale,

·         une infection comme les oreillons (orchite ourlienne),

·         un traumatisme ou manque d'afflux sanguin (ischémie) au niveau des testicules, des antécédents chirurgicaux (torsion testiculaire, etc.),

·         des antécédents tumoraux,

·         une insuffisance hypophysaire (hypogonadisme) ou d''autres troubles hormonaux (hyperprolactinémie, pathologie de la thyroïde),

 

Résultat de recherche d'images pour "santé, infertilité excrétoire"


Les infertilités excrétoires

 Dans certains cas, une altération des voies génitales empêche les spermatozoïdes de parcourir le trajet nécessaire à la fécondation. Ces troubles se classent en différentes familles selon leurs origines.

·         Dans les cas d'obstruction des voies séminales qui représentent 6 % des infertilités masculines, on parle d'azoospermie obstructive ou excrétoire (ou dans les cas moins sérieux, d'oligospermie). Là encore, ces difficultés à concevoir peuvent être présentes dès la naissance (agénésie vésiculo-déférentielle, mucoviscidose, Syndrome de Young, etc.) ou acquises suite à une infection (tuberculose, chlamydia, etc.) ou un traumatisme.

·         Les infertilités post-infectieuses sont quant à elles toujours dues, comme leur nom l'indique, à une infection préalable, généralement urinaire ou sexuellement transmissible (urétrite, épididymite, prostatite).

·         les infertilités auto-immunes : Chez 8 % des hommes infertiles, la conception est rendue difficile en raison de la formation d'auto-anticorps anti-spermatozoïdes. Résultat : les gamètes perdent en mobilité, en fécondance, ont tendance à s'agglutiner et migrent mal dans la glaire cervicale.

·         Les troubles de l'éjaculation et les perturbations d'origine sexuelle, à l'instar de l'éjaculation rétrograde, l'anéjaculation ou les troubles érectiles. Ils constituent environ 5 % des infertilités masculines.

 

Résultat de recherche d'images pour "health, infertility, women, men, hospitals"


Quand la vie quotidienne impacte la fertilité

Au-delà de ces spécificités liées au sexe, certains facteurs dus aux modes de vie et aux expositions environnementales sont aujourd'hui reconnus comme perturbant la fertilité, à la fois chez l'homme et la femme. Parmi eux :

·         un surpoids ou un sous-poids,

·         les conditions de travail (exposition prolongée à la chaleur, longues durées de transport),

·         le stress,

·         le manque de sommeil,

·         le tabac, l'alcool, la consommation de drogues (et de café chez la femme),

·         l'exposition aux pesticides dont certains sont des perturbateurs endocriniens avérés,

·         l'exposition à d'autres substances toxiques (arsenic, plomb, aluminium, mercure, parabènes, Bisphénol A),

·         le sport intensif,

·         l'exposition prolongée aux ondes mobiles.

 

Rédaction : Véronique Deiller, journaliste spécialiste de l'univers parental.
Mai 2017

 

https://www.passeportsante.net/fr/grossesse/Fiche.aspx?doc=causes-infertilite-homme-femme#/

 

Résultat de recherche d'images pour "health, infertility, women, men, hospitals"


---------------------------------

 

Image associée


5 - Tout savoir sur le bilan d'infertilité et les tests de fertilité

 

•          Qu'est-ce que le bilan d'infertilité ?

•          Les tests de fertilité chez la femme

•          Bilan de fertilité : les examens de dépistage de l'infertilité masculine

•          Bilan d'infertilité : les examens pour déceler une éventuelle infertilité liée au couple

•          Le bilan d'infertilité : un moment d'information clé

 

Une tendance à tomber enceinte très fréquemment, même sous contraception... L'hyperfertilité serait, selon les femmes qu'elle toucherait, un phénomène largement sous-estimé à la faveur des problématiques d'infertilité. Mais quelle est la position du corps médical sur l'hyperfertilité ? Est-elle vraiment une condition médicale avérée ? Décryptage.

 

Image associée


Qu'est-ce que le bilan d'infertilité ?

Le bilan d'infertilité rassemble tous les examens permettant au praticien d'établir un diagnostic de l'infertilité du couple et de préconiser ainsi une prise en charge adaptée à sa situation. Loin d'être un rendez-vous unique ou une première prise de contact avec un spécialiste de l'Assistance Médicale à la Procréation (AMP), le bilan d'infertilité peut être amené à durer plusieurs semaines.

 

Et pour cause : selon les recommandations pour la pratique clinique du Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français (CNGOF) émises en 2010, "les deux membres du couple, homme et femme, doivent être associés à égalité dans la recherche du diagnostic" , ce qui implique parfois la multiplication d'explorations médicales pour les deux membres du couple. Une double piste d'investigation qui doit permettre au praticien de répondre à 3 grandes questions qui orienteront le diagnostic vers une infertilité masculine, féminine ou du couple :

·         La qualité du sperme est-elle suffisante à la procréation ?

·         La qualité des ovocytes permet-elle d' envisager une éventuelle grossesse ?

·         Les spermatozoïdes et l'ovocyte peuvent-ils se rencontrer ?

 

Résultat de recherche d'images pour


Les tests de fertilité chez la femme

Les explorations menées chez la femme en cas de soupçon d'infertilité varient en fonction des patientes. Toutefois, 5 grands examens gynécologiques sont préconisés en fonction des besoins de la patiente, dans les recommandations de pratique clinique, à savoir :

 

Résultat de recherche d'images pour


Le bilan de réserve ovarienne

S'il n'est pas systématique, le bilan de réserve ovarienne est largement réalisé chez les femmes :

·         de plus de 35 ans,

·         ayant

·         des antécédents familiaux d'insuffisance ovarienne,

·         dans les cas de recours prévisible à l'AMP.

Dans le cadre de cette investigation, un bilan hormonal (FSH, oestradiol, hormone anti-mülleriienne, ou AMH) est réalisé ainsi qu'un compte des follicules antraux (CFA) par échographie.

 

Image associée


L'échographie pelvienne

Examen réalisé en première intention dans le cadre du bilan d'infertilité, l'échographie pelvienne permet également de réaliser le CFA.

 

Résultat de recherche d'images pour


L'hystérosalpingographie

L'hystérosalpingographie est recommandé pour explorer la cavité utérine et les trompes en cas de soupçons d'infécondité. Le principe : l'appareil génital féminin est observé au rayon x après avoir été opacifié grâce à un produit de contraste à base d'iode.

 

La cœlioscopie

La cœlioscopie est recommandée en cas de soupçons d'une pathologie des trompes ou du pelvis. En cas d'antécédents d'appendicite compliquée, de soupçons d'endométriose, d'infection aux chlamydia, une cœlioscopie peut donc être réalisée afin de confirmer un diagnostic et parfois, de corriger les anomalies de la zone.

 

Résultat de recherche d'images pour


L'hysteroscopie

L'hystéroscopie est généralement réalisée si une anomalie de l'endomètre ou de la cavité utérine est soupçonnée.


Image associée

 

_ Bilan de fertilité : les examens de dépistage de l'infertilité masculine

Pour déceler une éventuelle infertilité d'origine masculine, un premier entretien approfondi est mené. Son objectif : faire un bilan des antécédents génitaux, du mode de vie, d'éventuelles expositions environnementales qui pourraient expliquer l'infécondité. En parallèle, plusieurs examens médicaux peuvent être préconisés.

 

Résultat de recherche d'images pour


Le spermogramme 

 Examen clé de l'analyse du sperme, le spermogramme permet notamment d'observer et d'évaluer :

·         le nombre de spermatozoïdes par ml,

·         le volume de l’éjaculât,

·         la vitalité des spermatozoïdes,

·         la présence d'anticorps produit par le patient contre ses propres spermatozoïdes (agglutinats de spermatozoïdes),

·         une éventuelle infection du sperme (agglomérats de spermatozoïdes).

 

Résultat de recherche d'images pour


Le spermocytogramme

Le spermocytogramme permet d'évaluer les potentielles anomalies de forme des spermatozoïdes, qu'elles soient de la tête ou du flagelle. Cette exploration peut notamment amener le praticien à poser un diagnostic de tératozoospermie, qui peut avoir une incidence sur les chances de grossesse.

 

À noter : si des variations peuvent être observées en fonction des patients et de l'examen, la normalité du sperme a été fixée, dans le cadre des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé à 15 millions de spermatozoïdes par millilitre, une mobilité progressive des spermatozoïdes supérieure à 32 % et des formes types des gamètes mâles supérieurs à 4 %.

Pour vérifier ces données, 2 spermogrammes et spermocytogrammes sont généralement effectués dans un délai de 3 mois au moins.

 

Résultat de recherche d'images pour


L'échographie scrotale :

Plus rare, l'échographie de testicules est recommandée en cas de suspicion d'anomalies testiculaires. Elle n'est néanmoins réalisée qu'en cas d'anomalies sévères du sperme ou si le praticien soupçonne de telles anomalies.

 

Résultat de recherche d'images pour


Bilan d'infertilité : les examens pour déceler une éventuelle infertilité liée au couple

Si l'homme et la femme sont soumis à bon nombre d'explorations distinctes dans le cadre du bilan d'infertilité, certains examens permettent d'évaluer si l'infertilité ne provient pas d'une interaction du couple. Le premier d'entre eux : le test de Hühner ou TPC (Test post-coïtal) dont l'objectif est d'observer la présence, la mobilité et la survie des spermatozoïdes dans la glaire cervicale après un rapport sexuel et la qualité de cette dernière. Très souvent prescrit, ce test doit toutefois faire l'objet d'une interprétation précautionneuse et toujours être observé en complément d'autres examens à commencer par le spermogramme.


Image associée


Le bilan d'infertilité : un moment d'information clé

Pour les couples dans l'attente de concevoir, le bilan d'infertilité se résume parfois à un long inventaire d'examens gynécologiques. Toutefois, ce bilan est (ou doit aussi être) l'occasion d'un échange entre le praticien et ses patients, échange dont la principale vocation est l'information.

 

 En effet, selon les recommandations pour la pratique clinique du CNGOF toujours, le médecin est tenu, dans le cadre de la prise en charge d'un couple consultant pour une infertilité :

·         d'informer sur la fréquence des rapports sexuels et les mesures hygiéno-diététiques pour favoriser la survenue d'une grossesse naturelle,

·         de lui donner les renseignements préconceptionnels nécessaires à la compréhension de sa prise en charge,

·         de les renseigner sur certains risques sur la fertilité liés à l'âge (maternel et paternel), l'obésité, le tabac, etc.

 

Rédaction : Véronique Deiller, journaliste spécialiste de l'univers parental.
Mai 2017

 

https://www.passeportsante.net/fr/grossesse/Fiche.aspx?doc=bilan-infertilite/

 

Image associée


---------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour