Publié le : 19-10-2019 à 18:03:22 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

ELECTIONS/ PROCESSUS ELECTORAL : élections, gouvernances, controverses électorales et perspectives (Tunisie, Royaume-Uni, Espagne, Botswana, Côte d’Ivoire, Guinée…)



« Côte d’Ivoire/ Politique/ Tension politique : A un an de la présidentielle, cette condamnation d’un opposant n’est pas de nature à apaiser un climat politique déjà très tendu. Ces derniers mois, plusieurs opposants et membres de la société civile ont déjà été arrêtés. Et, depuis le mois de juin, un autre enjeu complique les relations entre l’opposition et le pouvoir : le fonctionnement et la composition de la Commission électorale indépendante (CEI). Encouragé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, en 2016, à réformer en profondeur cet organe clé dans l’organisation des élections, le gouvernement n’a opéré qu’une simple recomposition.

L’instance est aujourd’hui boycottée par le PDCI, le plus gros parti de l’opposition parlementaire – qui a refusé de rejoindre la plateforme du RHDP en juin 2018 –, et par le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo. »

  

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1 - GUINEE/ POLITIQUE/ 3e mandat du Président Alpha Condé : Les manifestations en Guinée ont fait au moins neuf morts

 

L’opposition et la société civile militent depuis des mois contre un projet de nouvelle Constitution, évoqué par le pouvoir, qui permettrait à Alpha Condé, 81 ans, de se présenter à la fin de 2020 pour un troisième mandat. La communauté internationale s’inquiète de « l’escalade de la tension ». Les manifestations, qui agitent la Guinée depuis lundi, ont fait environ neuf morts, « dont huit dans notre capitale, ainsi que de nombreux blessés », a déclaré, mercredi 16 octobre, le ministre de l’administration du territoire, le général Bouréma Condé. Les autorités avaient jusqu’ici confirmé seulement la mort d’un habitant de Conakry et d’un gendarme.


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Ces manifestations « non autorisées » ont « engendré des conséquences tragiques », a commenté le ministre, selon qui le « calme est revenu sur la quasi-totalité du territoire », même si les forces de maintien de l’ordre « s’évertuent à normaliser la situation dans les zones où des échauffourées persistent ». L’opposition et la société civile militent depuis des mois contre un projet de nouvelle Constitution, évoqué par le pouvoir, qui permettrait à Alpha Condé, 81 ans, de se présenter à la fin de 2020 pour un troisième mandat présidentiel. Leur nombre est actuellement limité à deux.

 

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_ Les manifestations se poursuivent

Quelques commerces ont timidement rouvert à Matoto, l’une des cinq communes de la capitale, mais les manifestations se poursuivaient dans d’autres quartiers et d’autres communes, comme Hamdallaye, Cosa, Koloma, Lambanyi et Kobaya. « Ces jeunes sont fous, nous on est fatigués, nous voulons qu’ils rentrent chez eux, mais impossible », a déclaré une source policière. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de partis d’opposition, de syndicats et d’associations de la société civile, à l’origine des manifestations, a dénombré 10 morts côté manifestants, 70 blessés par balle et de près de 200 arrestations. L’Agence France-Presse (AFP) a, quant à elle, établi un bilan de sept tués chez les manifestants, en se fondant sur les témoignages des proches et de médecins.

 

Huit des dirigeants du FNDC interpellés samedi ont comparu dans une ambiance tendue devant un tribunal de Conakry. Ils ont dénoncé des traitements inhumains et dégradants au cours de leur garde à vue. Ils encourent de trois à cinq ans de prison pour avoir tenu des propos de nature à troubler l’ordre public en appelant à manifester, selon l’accusation. Leur défense a annoncé qu’elle plaiderait « non coupable » lors de la reprise de leur procès vendredi. A Kindia (ouest), le procureur a requis six mois d’emprisonnement à l’encontre de sept manifestants pour « participation à un attroupement interdit »« On continue d’assister à de nombreuses incursions des forces de l’ordre dans les domiciles des citoyens, où des femmes ont été agressées physiquement et verbalement et leurs marmites de riz renversées », a dénoncé le FNDC.

 

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_ « Action de déstabilisation de l’Etat »

Le gouvernement assure que les forces de sécurité ne font pas usage d’armes à feu et dénonce la diffusion d’« images montées de toutes pièces », en allusion à des vidéos présentées comme reflétant des exactions des services de maintien de l’ordre. Il estime que l’appel à manifester constitue en réalité « une action de déstabilisation de l’Etat (…) et une sérieuse menace pour la sécurité nationale ». « Les innombrables intimidations du pouvoir doivent cesser, elles ne nous feront pas abandonner le combat pour la démocratie », a rétorqué le chef de l’opposition politique, Cellou Dalein Diallo.

 

Ces tensions, dans ce pays à la stabilité incertaine et pauvre malgré ses importantes ressources minières, alarment la communauté internationale. « L’insuffisance de dialogue (…) provoque une escalade de la tension avec des recours à la violence, susceptible de porter gravement atteinte aux acquis démocratiques », ont conjointement averti les représentants à Conakry des Nations unies (ONU), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France, notamment.

« Nous appelons tous les acteurs à renouer le dialogue » et à « faire preuve de calme et de retenue en bannissant tout recours à la violence ou un usage disproportionné de la force », ont-il dit, en suggérant qu’une « éventuelle libération rapide des personnes détenues de façon préventive serait de nature à aider à l’apaisement ».

 

Le Monde avec AFP / Publié 17 octobre 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/17/les-manifestations-en-guinee-ont-fait-au-moins-neuf-morts_6015794_3212.html/

 

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2 - Guinée/ Politique : la mobilisation contre un 3e mandat d'Alpha Condé continue en dépit des morts et des arrestations

 

L'opposition et la société civile restent mobilisées pour dire non au souhait d'Alpha Condé de briguer un troisième mandat. En dépit des morts, la mobilisation contre un troisième mandat du président Alpha Condé s'est poursuivie, ce mardi 15 octobre 2019, en Guinée. Au deuxième jour d'une mobilisation meurtrière, de nouveaux heurts ont opposé des centaines de manifestants aux forces de l'ordre à Conakry, la capitale guinéenne. Des centaines de jeunes très mobiles ont érigé des barricades, brûlé des pneus et lancé des pierres sur les policiers et gendarmes à nouveau massivement déployés à Cosa, Koloma ou encore Bambéto, quartiers périphériques de la capitale et fiefs de l'opposition, ont indiqué un correspondant de l'AFP et des témoins. Les forces de l'ordre ont riposté par des tirs de lacrymogènes.


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_ Au moins cinq morts parmi les manifestants 

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un collectif qui réunit l'opposition et la société civile, avait appelé à manifester à compter du 14 octobre à 6h (heure locale). Le mot d'ordre a été suivi, mais le bilan était déjà lourd au premier jour de protestation. Il est passé à cinq manifestants tués, après la mort d'un chauffeur de 27 ans, atteint par balle à l'abdomen, selon le médecin qui l'a traité et son père. 


Les autorités ont fait état, elles, de deux morts, dont un gendarme. La tension n'a cessé de monter depuis l'appel à manifester lancé il y a une semaine par le FNDC. Constituée en avril 2019, cette coalition rassemblant des partis d'opposition, des syndicats et des membres de la société civile s'oppose résolument à une révision de la Constitution évoquée par le pouvoir. Laquelle permettrait à Alpha Condé, 81 ans, de se présenter pour un troisième mandat, alors que la Constitution en limite le nombre à deux. 


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L'opposition s'attend à ce qu'il officialise bientôt la tenue d'un référendum constitutionnel. Elle dénonce un projet de coup d'Etat institutionnel et la dérive "dictatoriale" de celui qui fut lui-même un opposant historique ayant connu la prison pour son engagement contre différents régimes autoritaires, avant de devenir le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d'Afrique de l'Ouest. 


Le gouvernement avait déclaré que la mobilisation était illégale faute de déclaration préalable. Il avait prévenu qu'il ne cèderait "pas le moindre centimètre carré au règne de l'anarchie". L'opposition a justifié l'absence d'une telle déclaration par l'existence, depuis juillet 2018, d'une interdiction officieuse de toute protestation des adversaires du gouvernement.


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_ "Inquiétude grandissante" aux Nations unies

Au moins une vingtaine d'opposants ont été arrêtés samedi 12 octobre, selon le FNDC. Parmi eux, six responsables de la coalition. Ils ont été inculpés de "trouble à l'ordre public" et de propos "incitant à la révolte", puis écroués à la prison de Conakry, selon leur avocat Me Salifou Béavogui. Ils pourraient être jugés le 16 octobre, a-t-il affirmé. Policiers et gendarmes ont également bouclé le 14 les abords des domiciles de deux figures de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré. "Je demande aux Guinéens de continuer à manifester et à bloquer les voies jusqu'à ce que ce pouvoir comprenne qu'on ne nous imposera pas une dictature par la force", a promis Sidya Touré, joint au téléphone par l'AFP. 


Malgré une amélioration par rapport aux sombres régimes précédents, des dizaines de manifestants ont été abattus par les forces de sécurité depuis l'accession d'Alpha Condé à la présidence en 2010. Plusieurs policiers et gendarmes ont été également tués par des manifestants. Depuis plus d'un an, le gouvernement interdit de fait les manifestations de rue, selon l'ONG Human Rights Watch.


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L'ONU et l'ONG Amnesty International redoutent une escalade. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres "suit la situation avec une inquiétude grandissante", a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric à New York. Il exhorte tous les acteurs au dialogue et appelle les forces de sécurité à une "retenue maximale". "Etant donné leur bilan désastreux (en termes de respect des libertés), souligne Amnesty International dans un communiqué, les autorités doivent prendre des mesures immédiates pour briser le cycle de la violence avant qu'il n'échappe à tout contrôle."

 

franceinfo Afrique avec agences/ Rédaction Afrique/ France Télévisions/ Mis à jour le 15/10/2019/ Publié le 15/10/2019/

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/guinee-la-mobilisation-contre-un-3e-mandat-d-alpha-conde-continue-en-depit-des-morts-et-des-arrestations_3659927.html/

 

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3 - Europe/ Espagne/ Politique : nouvelles émeutes à Barcelone, le président catalan condamne les violences

 

Des milliers d'indépendantistes se sont heurtés aux policiers, mercredi, pour la troisième nuit consécutive à Barcelone. Une mobilisation qui intervient après la condamnation lundi de neuf dirigeants catalans. Barcelone a vécu sa troisième nuit consécutive d'émeutes. Des militants indépendantistes ont affronté la police, dans la nuit de mercredi 16 à jeudi 17 octobre. Une escalade des violences en Catalogne dénoncée jeudi par les autorités séparatistes de cette région autonome tandis que le gouvernement espagnol se tient prêt à intervenir. 

Après une marche pacifique de milliers de manifestants à Barcelone, des centaines de jeunes militants en vêtements sombres, masqués et portant des casques de moto, ont dressé et mis le feu à des barricades, incendié des voitures et lancé des pierres et des bouteilles sur la police antiémeute, a constaté un journaliste de l'AFP.


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_ "C'est de l'autodéfense"

Pour la première fois, la police régionale, les Mossos d'Esquadra, a signalé des jets de cocktails Molotov et d'acide. Des manifestants ont également tenté sans succès de tirer des feux d'artifice contre un hélicoptère de la police. Devant une barricade en feu, de jeunes manifestants masqués criaient : "Ce n'est pas de la violence, c'est de l'autodéfense." Les affrontements se sont étendus à d'autres villes comme Tarragone et Lérida. Les manifestations ont commencé après la condamnation lundi par la Cour suprême de neuf dirigeants indépendantistes à de longues peines de prison pour leur implication dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Une cinquantaine de personnes ont dû recevoir des soins dont 32 rien qu'à Barcelone, ont annoncé les services de secours, après les 125 blessés de la nuit de mardi à mercredi. "Au moins 20 personnes ont été interpellées" dans toute la région, après les 51 de la veille, ont annoncé les Mossos.


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_ "Un groupe d'infiltrés et de provocateurs"

Peu après minuit, le président catalan Quim Torra est intervenu à la télévision pour condamner ces violences, qu'il a attribuées à "un groupe d'infiltrés et de provocateurs". "Nous ne pouvons pas permettre les incidents que nous voyons dans les rues... cela doit s'arrêter immédiatement", a-t-il déclaré quelques heures après que le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lui avait demandé de "condamner clairement et sans l'excuser le recours à la violence". Mais "il est normal et il est bon que nous protestions contre une sentence injuste et aberrante", a ajouté Quim Torra. Plusieurs villes de la région avaient déjà été, mardi, le théâtre de scènes de guérilla urbaine entre policiers et manifestants

Lundi, des milliers de militants avaient tenté de paralyser l'aéroport de Barcelone, se heurtant aux brigades antiémeute qui tiraient des balles de mousse et de caoutchouc.

 

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_ Une "grève générale" vendredi

La sentence de la Cour suprême a déclenché une vague de protestation bien organisée et mercredi matin, de longues colonnes de manifestants se sont mis en marche depuis cinq villes de cette riche région du nord-est de l'Espagne. Elles doivent converger à Barcelone vendredi, jour de "grève générale" et de manifestation massive. Pedro Sanchez, qui a consulté dans la journée les chefs des principaux partis politiques, n'a pas annoncé de mesures draconiennes comme les lui réclame l'opposition de droite, à moins d'un mois des élections législatives. 


Celle-ci parle de reprendre le contrôle des forces de l'ordre actuellement confié à la région autonome, voire de suspendre l'autonomie de la Catalogne comme Madrid l'avait fait après la tentative de sécession. "Nous allons moduler notre réponse en fonction de l'attitude et des décisions que prendront les responsables" du gouvernement régional catalan, a-t-il dit. Des renforts policiers vont être envoyés cette semaine en Catalogne, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur.


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_ Un tournant pour le mouvement séparatiste

La Catalogne est divisée sur la question de indépendance. D'après le dernier sondage publié en juillet par le gouvernement de Quim Torra, 44 % des Catalans y sont favorables et 48,3 % y sont opposés. Nées de la frustration d'une partie du mouvement indépendantiste, deux ans après l'échec de la tentative de sécession, ces batailles de rue ont marqué un tournant pour le mouvement séparatiste qui se targue d'être non violent. La manifestation de mercredi avait été convoquée par les Comités de défense de la République (CDR), adeptes des actions coup-de-poing, que Quim Torra avait un jour encouragé publiquement à "continuer à mettre la pression". 

"Nous avons pris un chemin sans retour", ont proclamé les CDR mercredi dans un communiqué. "Ne tombons pas dans le piège de ceux qui veulent nous démobiliser", ont-ils ajouté, en appelant le gouvernement régional séparatiste à "faire un pas en avant en rompant avec l'État espagnol".

 

Avec AFP/ Publié le : 17/10/2019/Texte par : FRANCE 24

 

https://www.france24.com/fr/20191017-espagne-catalogne-emeutes-torra-sanchez-violences-independantistes-barcelone/

 

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4 - BOTSWANA/ POLITIQUE : LES ÉLECTIONS GÉNÉRALES FIXÉES AU 23 OCTOBRE 2019

  

Le président du Botswana Mokgweetsi Masisi a fixé au 23 octobre la date des prochaines élections générales, qui devraient être dominées par la rivalité politique inédite qui l'oppose à son prédécesseur Ian Khama. "Les opérations électorales nécessaires auront lieu le 23 octobre", a annoncé le porte-parole de la commission électorale, Osupile Maroba, dans un communiqué publié vendredi soir. Les candidats aux élections législatives et locales doivent déposer leurs candidatures d'ici au 26 septembre, a-t-il ajouté.

Dominée sans partage par le Parti démocratique du Botswana (BDP) depuis l'indépendance en 1966, la vie politique du pays est troublée depuis plusieurs mois par un conflit sans précédent. Au pouvoir depuis 2008, Ian Khama a quitté ses fonctions en avril 2018 pour respecter la Constitution qui limite à dix ans le règne des présidents.


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Il a alors passé le relais à son vice-président Mokgweetsi Masisi. Leurs relations se sont depuis rapidement dégradées, le second prenant systématiquement le contrepied du premier sur des questions emblématiques comme l'environnement. En mai dernier, M. Khama a claqué la porte du BDP et annoncé vouloir tout faire pour obtenir la défaite aux élections générales de M. Masisi, qu'il a qualifié de "très autocrate, très intolérant" lors d'un récent entretien accordé à l'AFP.M. 


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Khama a formé son propre parti et annoncé son soutien à plusieurs candidats de la coalition de l'opposition.Malgré cette rivalité, M. Masisi a toute les chances d'être élu.Le président du Botswana est élu par l'Assemblée nationale, qui compte 57 sièges, issue des élections.

 

31 AOÛT 2019/ PAR AFP

 

https://www.africaradio.com/news/botswana-les-elections-generales-fixees-au-23-octobre-155966/

 

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5 - BOTSWANA/ Politique/ Elections : Pourquoi Khama ne souhaite pas la victoire de son successeur

 

L’ancien président du Botswana, Ian Khama, a appelé dimanche soir les Botswanais à ne pas voter pour le Parti démocrate du Botswana (BDP), au pouvoir, déclarant que si son ancien parti remportait les élections du 23 octobre, lui et d’autres dirigeants seraient jetés en prison. Au début de l’année, le très influent ancien président a quitté le parti que son père, également ancien président, Sir Seretse Khama, avait fondé dans les années 1960, invoquant des divergences de vues sur des problèmes de gouvernance avec son successeur, le président choisi, Mokgweetsi Masisi.


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Ce dernier a depuis révélé qu’il avait refusé lorsque son prédécesseur lui avait demandé de rester président du BDP et principal animateur du parti lors des élections générales de 2019, après son départ en avril de l’année dernière. Suite à ce désaccord et à d’autres problèmes de gouvernance, tels que le limogeage du responsable influent du renseignement, Isaac Kgosi, et le renversement de certaines politiques de Khama, tels que la levée de l’interdiction de chasser et la réduction de la taxe sur l’alcool, l’ancien président et son jeune frère, paru ailleurs ancien ministre Tshekedi Khama a depuis changé de camp et se bat maintenant dans le camp opposé. Khama, parrain de la branche du BDP appelée Front patriotique du Botswana, a présenté dimanche dernier Tshekedi comme candidat parlementaire à la circonscription de Serowe, leur village d’origine.


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« Ce n’est pas le BDP que nous connaissions auparavant. Si vous votez BDP, ils vont nous emprisonner, alors n’essayez même pas de voter pour lui », a déclaré Khama en apportant son soutien à la coalition de l’opposition, dénommée Umbrella for Democratic Change, dirigé par l’avocat Duma Boko. Khama, un critique acharné de l’opposition durant son règne, a déclaré : « Le 24 octobre, nous célébrerons l’ascension de Duma Boko à la présidence du Botswana ». Khama, qui est également le chef suprême de l’une des tribus les plus influentes du pays, les Bagammangwato a expliqué à de nombreux électeurs potentiels que le BDP, fondé par son père et qui avait dirigé le pays depuis son indépendance en 1966, se mourait. « Le parti du père fondateur de la république n’est plus. Il est mort », a déclaré Khama en exhortant les électeurs à voter là où le BDP n’a pas présenté de candidats.

 

APA/ Par APA / Mis en ligne le 15 octobre 2019/ APA – Gaborone (Botswana) –

 

http://www.atoo.ci/2019/10/15/pourquoi-khama-ne-souhaite-pas-la-victoire-de-son-successeur/

 

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6 - Grande-Bretagne/ Politique : la Cour suprême juge "illégale" la suspension du Parlement

 

La Cour suprême britannique a également ordonné que le Parlement siège à nouveau "dès que possible". Mardi, la Cour suprême britannique a jugé "illégale" la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement et ordonné qu'il siège à nouveau "dès que possible".

 

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_ "Illégal, nul et sans effet"

Les onze juges ont décidé à l'unanimité que l'avis de Boris Johnson demandant à la reine de suspendre le parlement pendant cinq semaines jusqu'au 14 octobre, à deux semaines du Brexit, était "illégal, nul et sans effet". Les juges ont désavoué le Premier ministre sur toute la ligne. Cette suspension "n'avait aucune justification" et "aurait eu un effet extrême sur les fondements de notre démocratie", a notamment justifié la Cour suprême britannique.

 

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_ Boris Johnson sous pression

Suite à cette décision de la Cour suprême, le président du Parlement britannique, John Bercow, a déclaré que la chambre devait "se réunir sans délai". John Bercow a précisé qu'il allait consulter à cet effet les chefs des différents partis politiques "de toute urgence". Ce jugement pousserait n'importe quel Premier ministre à la démission. C'est déjà ce que disent la plupart des analystes politiques outre-Manche. Les appels au départ de Boris Johnson se multiplient déjà dans la classe politique. 

Le chef de l'opposition travailliste a ainsi "invité Boris Johnson à reconsidérer sa fonction" et à "devenir le Premier ministre le plus éphémère qu'il y ait jamais eu."

 

24 septembre 2019/ Modifié le 24 septembre 2019/

 

https://www.europe1.fr/international/grande-bretagne-la-cour-supreme-juge-illegale-la-suspension-du-parlement-3921467

 

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7 - Royaume-Uni/ Brexit : Après l’accord conclu jeudi, Boris Johnson doit convaincre les députés britanniques

  

Boris Johnson doit convaincre les députés britanniques ce vendredi 18 octobre, après l’accord conclu jeudi entre le Royaume-Uni et l’union européenne sur le Brexit. S’il échouait à obtenir samedi un vote favorable au Parlement, Boris Johnson serait contraint de demander à Bruxelles un nouveau report de trois mois du Brexit. De retour à Londres après avoir trouvé sur le fil un accord sur le Brexit avec les 27, le Premier ministre Boris Johnson va s’atteler ce vendredi à la difficile tâche de convaincre les membres du Parlement britannique de l’adopter.


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La Chambre des communes doit se réunir samedi, pour la première fois depuis la guerre des Malouines en 1982, pour une séance exceptionnelle. Mais Boris Johnson, arrivé au pouvoir fin juillet, a perdu sa majorité à Westminster et ne dispose plus que de 288 élus, là où il aura besoin de 320 voix. S’il échouait à obtenir un vote favorable au Parlement, Boris Johnson serait contraint de demander à Bruxelles un nouveau report de trois mois du Brexit, en vertu d’une loi votée début septembre par les députés, dont 21 rebelles de son propre camp.

 

À Bruxelles jeudi aux côtés du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le Premier ministre britannique s’est dit « très confiant ». « J’ai très bon espoir que lorsque les députés de tous les partis (l') examineront, ils verront les avantages de le soutenir », a déclaré le Premier ministre britannique, qui n’a de cesse de répéter qu’il veut mettre en œuvre le Brexit - déjà repoussé deux fois - au 31 octobre, quoi qu’il arrive.

 

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_ L’accord rejeté par le parti nord-irlandais

L’accord tout juste publié, le petit parti nord-irlandais DUP, allié des conservateurs l’a rejeté. Le parti unioniste, qui compte 10 députés, a dit ne pas être « en mesure de soutenir ces propositions au Parlement », sur les questions de règlement douanier et du consentement de l’exécutif nord-irlandais au projet de Brexit. Ultérieurement, M. Junker a averti que la situation deviendrait « extrêmement compliquée » si le Parlement britannique rejette samedi l’accord trouvé pour le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE.« Si c’est le cas, nous nous trouverons dans une situation extrêmement compliquée », a-t-il déclaré à la presse au terme de la première journée du sommet européen à Bruxelles.

 

Le chef du Parti travailliste, principale formation d’opposition au Royaume-Uni avec 244 députés, a appelé les députés à « rejeter » l’accord entre Londres et l’Union européenne. Selon Jeremy Corbyn, « la meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot » lors d’un deuxième référendum, plus de trois ans après que 52 % des Britanniques ont voté pour quitter l’Union européenne. Favorables au maintien dans l’UE, les indépendantistes écossais du SNP (35 députés) et les Libéraux-démocrates (19) ont également opposé une fin de non-recevoir.

  

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Une bataille difficile

Ces prises de position annoncent une bataille difficile pour Boris Johnson devant le Parlement, où sa prédécesseure Theresa May a échoué à trois reprises à faire adopter l’accord qu’elle avait négocié avec Bruxelles. Jeudi, Boris Johnson a multiplié les coups de téléphone aux députés, selon Downing street, et devrait poursuivre son entreprise de persuasion vendredi. « Il faudra bien qu’un jour dans cette assemblée […] on prenne ses responsabilités et que ce qui a été décidé par un référendum, et soutenu par les différents gouvernements avec lesquels nous avons négocié, se mette en œuvre », a estimé le négociateur en chef de l’Union européenne Michel Barnier. Pour le président du Conseil européen Donald Tusk, « la balle est dans le camp du Royaume-Uni ».


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_ Abandon du « Backstop »

Le compromis trouvé jeudi fait disparaître la disposition la plus controversée de la version de l’accord que Theresa May, qui a démissionné cet été, le « backstop ». Cette clause de sauvegarde prévoyait le maintien du Royaume-Uni dans un territoire douanier unique avec l’Union européenne pour éviter le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande, afin de préserver la paix après des décennies de violences. Le nouveau compromis établit des règles particulières pour les douanes concernant les marchandises arrivant en Irlande du Nord, qui reste dans le territoire douanier britannique, selon que celles-ci sont destinées à y rester ou à passer dans le marché unique européen.


Il prévoit également un mécanisme de « consentement » des autorités nord-irlandaises sur la poursuite de l’application de certaines règles de l’UE dans la province britannique, après une période de quatre ans suivant la mise en œuvre de l’accord. Plus généralement, le texte prévoit les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l’UE, notamment en matière de droit des citoyens et de respect des engagements financiers. Il introduit également une période de transition jusqu’à décembre 2020.

 

Ouest-France avec AFP/ Publié le 18/10/2019/

 

https://www.ouest-france.fr/europe/grande-bretagne/brexit/brexit-apres-l-accord-conclu-jeudi-boris-johnson-doit-convaincre-les-deputes-britanniques-6570980/

 

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8 - Tunisie/ Présidentielle 2019 : Kaïs Saïed élu président, d’après les résultats préliminaires officiels de l’Isie

 

L'instance électorale a confirmé lundi 14 octobre la large victoire du constitutionnaliste Kaïs Saïed lors du second tour du scrutin présidentiel, avec 72,71 % des voix, contre 27,29 % pour son concurrent Nabil Karoui. Le constitutionnaliste Kaïs Saïed est le nouveau président élu de la Tunisie, a annoncé lundi 14 octobre l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). En totalisant 72,71 % des suffrages exprimés (soit 2,77 millions de voix), il devance largement le magnat des médias Nabil Karoui, qui ne récolte que 27,29 % des voix (1 million de voix), d’après les résultats préliminaires officiels – qui valident par ailleurs une participation de 57,8 % des inscrits sur les listes.


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Ces chiffres confirment ceux avancés la veille par les principaux instituts de sondage tunisiens, qui créditaient le candidat indépendant de 72 % à 77 % des votes. Nabil Karoui a reconnu sa défaite dès dimanche soir, appelant à l’unité de l’opposition. Quant à Kaïs Saïed, il a remercié dans une déclaration solennelle « ceux qui ont voté pour lui et ceux qui n’ont pas voté pour lui », leur promettant une relation « basée sur la confiance et le respect de la Constitution ».

 

L’intérim de Mohamed Ennaceur à la tête de l’État prendra fin officiellement 90 jours après le décès du président Béji Caïd Essebsi, soit le 23 octobre. Un délai difficile à respecter en cas de recours, que le tribunal administratif aura dix jours pour examiner. Après la prestation de serment du nouveau président de la République, la prochaine Assemblée des représentants du peuple (ARP), plus morcelée que jamais après les élections législatives du 6 octobre, devrait entamer ses travaux le 30 novembre.

 

14 octobre 2019/ Par Jeune Afrique/ Mis à jour le 14 octobre 2019/

 

https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/elections-kais-saied-elu-president-en-tunisie-bouscule-le-paysage-politique/

 

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9 - Élections au Mozambique : le nouvel eldorado africain du gaz (3/3)

 

Le président sortant Filipe Nyusi et son parti sont les favoris des élections générales de mardi. Son gouvernement est toutefois fragilisé par la crise : de nombreux Mozambicains vivent sous le seuil de pauvreté alors que leur pays est riche en gaz. Les Mozambicains sont appelés aux urnes mardi 15 octobre pour des élections générales qui devraient permettre au parti Frelimo, au pouvoir depuis plusieurs décennies, de prolonger son règne sur un pays en passe de devenir l'un des principaux producteurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL).

 

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Le Mozambique, pays de cocagne pour les amateurs de crevettes, est aussi surnommé "le Qatar africain". La découverte de gisement de gaz en fait l'un des pays les plus prometteurs du continent. Des multinationales comptent y investir plus de 50 milliards de dollars. Et ceux qui profiteront le plus de cette manne sont les avocats, car toutes les transactions passent par un juriste local.

 

Publié le : 15/10/2019/ Texte par : Caroline DUMAY/

 

https://www.france24.com/fr/20191015-mozambique-elections-generales-eldorado-africain-gaz/

 

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10 - Mozambique : la SADC appelle à des élections « pacifiques »

 

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) invite la classe politique à la retenue afin que les élections générales de mardi aient lieu dans le calme et la paix. Quelque 13 millions de Mozambicains répertoriés par la commission électorale ont rendez-vous avec les urnes ce mardi 15 octobre 2019. Il s’agit des élections législatives, locales et surtout présidentielle. Pour la magistrature suprême, ils auront à départager le chef de l‘État sortant Filipe Nyusi (au pouvoir depuis 2015) et trois autres candidats : Ossufo Momade, Daviz Simango et Mário Albino.


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Une élection que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) veut apaisée. « Prélude aux élections de demain, la SADC souhaite un processus électoral pacifique qui renforcera la paix au Mozambique. Nous demandons à tous les électeurs inscrits d’exercer leur droit de vote démocratique », déclare l’organisation sur Twitter. Numa altura em que o povo de #Moçambique vota amanhã nas suas Eleições, a SADC deseja-lhes um processo pacífico cujo resultado irá fortalecer a paz existente. Pedimos a todos os eleitores inscritos que exerçam o seu direito democrático de voto

 

L’appel de la SADC est tout sauf anodine. Assassinat d’un observateur électoral, menaces à l’endroit de candidats, cas de destruction de matériel électoral dans certaines circonscriptions,….En tout cas, la météo politique de l’ancienne colonie portugaise semble annoncer une bourrasque qui pourrait balayer quelques fondements de stabilité mis en place par les éternels rivaux : la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO, au pouvoir depuis l’indépendance en 1975) et le Front de libération du Mozambique (FRELIMO).

 

John Ndinga Ngoma  14/10 - 14:30

 

https://fr.africanews.com/2019/10/14/mozambique-la-sadc-appelle-a-des-elections-pacifique//

 

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11 - CÔTE D'IVOIRE/ Politique/ Elections générales de 2020 : Le climat politique se crispe en Côte d’Ivoire, à un an de la présidentielle

 

Un jeune homme a été tué par balle et trois autres blessés lors d’une manifestation dans la région de Bouaké après l’arrestation de l’opposant Jacques Mangoua. Dans la tradition ivoirienne, lorsque le chef du village reçoit ses invités sous l’arbre à palabres, on commence par se demander les nouvelles.


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Vendredi 4 octobre, à Djébonoua (centre), les nouvelles sont mauvaises. « Yako », « Yako », (« désolé » en langue baoulé), répètent les membres de l’assemblée, trois députés du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le principal parti d’opposition d’un côté, la chefferie du village de l’autre. « Nous sommes venus apporter notre compassion, notre soutien, appeler au calme et à la paix avec les forces de l’ordre », annonce Marius Konan Koffi, député PDCI d’Attiégouakro, l’un des émissaires de l’ancien président Henri Konan Bédié.

 

La veille, à l’entrée de ce village situé au sud de Bouaké, des tirs des forces de l’ordre ont fait un mort et au moins trois blessés. Dès six heures du matin, la jeunesse militante des environs avait érigé un barrage, bloquant l’axe entre Bouaké et Yamoussoukro, pour demander la libération du président du conseil régional et vice-président du PDCI, Jacques Mangoua. Placé le 30 septembre sous mandat de dépôt, celui-ci était jugé pour « détention illégale d’armes à son domicile ».


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La victime, Romaric Kouakou, un maraîcher de 32 ans, n’était même pas manifestant, encore moins militant. « Il était en train de creuser une fosse septique juste à côté des barrages. Il a voulu s’enfuir avant de recevoir une balle dans l’abdomen, détaille son oncle. Il n’avait même pas sa carte au parti, il n’était pas politisé. » Norbert Konan non plus. Pourtant, le villageois est l’une des autres victimes collatérales de cette charge policière : il s’est pris une balle dans le tibia.

 

« Je revenais du champ et suis allé voir les manifestants. Ils n’ont même pas lancé de pierres, ils barraient juste la route avec des bouts de bois. Mais la police s’est mise à lancer des grenades et à tirer », relate-t-il. Malgré l’impressionnant bandage couvrant sa jambe droite, il devrait vite remarcher, mais se dit « en colère » contre l’Etat. « Ils nous ont tiré dessus comme des fugitifs, comme du gibier ! », poursuit Xavier Kouadio, l’un des militants.

 

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_ « Coup monté »

Les manifestations, en périphérie de Bouaké ainsi que devant le tribunal correctionnel de la ville, n’ont pas suffi. Jacques Mangoua a été condamné jeudi en fin de journée à cinq ans de prison ferme, assortis d’une privation de ses droits civiques au terme d’un procès de quelques heures. Trois semaines plus tôt, alerté par l’un de ses employés de maison de la présence d’armes et de munitions dans sa propriété, le président du conseil régional se serait pourtant décidé à prévenir lui-même la gendarmerie locale et le préfet.

 

Le déroulement des faits et la célérité de la procédure judiciaire font bondir l’opposition qui parle d’un « coup monté aboutissant à un procès politique » et d’une « traque contre les opposants ». Dans un communiqué publié après le jugement, le PDCI rappelle que, lors des dernières élections locales, en octobre 2018, Jacques Mangoua avait battu un ministre, toujours membre du gouvernement, et affirme qu’il s’agit désormais pour le parti au pouvoir de prendre de « façon anti-démocratique » le contrôle de cette région.

 

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« Le pouvoir cherche à affaiblir les responsables qui sont encore au PDCI, de sorte à isoler Henri Konan Bédié et à envoyer un message à ceux qui n’ont pas encore rejoint le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) », la plateforme de partis de la majorité au pouvoir, estime le politologue Sylvain N’Guessan.

 

A un an de la présidentielle, cette condamnation d’un opposant n’est pas de nature à apaiser un climat politique déjà très tendu. Ces derniers mois, plusieurs opposants et membres de la société civile ont déjà été arrêtés. Et, depuis le mois de juin, un autre enjeu complique les relations entre l’opposition et le pouvoir : le fonctionnement et la composition de la Commission électorale indépendante (CEI). Encouragé par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, en 2016, à réformer en profondeur cet organe clé dans l’organisation des élections, le gouvernement n’a opéré qu’une simple recomposition.

 

L’instance est aujourd’hui boycottée par le PDCI, le plus gros parti de l’opposition parlementaire – qui a refusé de rejoindre la plateforme du RHDP en juin 2018 –, et par le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo. « Cette commission, nous ne la reconnaissons pas, c’est une commission pour aller à la bagarre et ils le savent très bien », déclare César Etou, secrétaire général adjoint du FPI chargé de la communication. Même son de cloche du côté du PDCI, qui a récemment appelé « tous ses militants à se tenir prêts (…) pour faire barrage » à cette CEI « illégale et illégitime ».

 

« L’opposition est bel et bien représentée dans cette CEI avec trois membres, au même titre que le parti au pouvoir », assure le gouvernement, par l’entremise de son porte-parole et ministre de la communication et des médias, Sidi Touré. « Les gens dits de l’opposition dans la CEI, sont une opposition choisie. Ils émargent au RHDP et se font appeler opposition après », répond César Etou du FPI.

 

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_ « Jeu dangereux »

Entre le boycottage de la CEI par l’opposition, les récentes arrestations et condamnations d’opposants ainsi que l’usage de la force pour réprimer des manifestations, le contexte pré-électoral se crispe. « La peur change de camp. Vu l’usage qu’il fait de la force, le pouvoir n’est pas si certain de lui que ça, assène Laurent Akoun, vice-président du FPI et proche de Laurent Gbagbo. Ils sont dans un jeu de quilles : je ne t’aime pas, je te tire dessus et je te renverse. C’est un jeu dangereux. » 

 

Interrogé sur le climat délétère qui s’installe, le porte-parole du gouvernement affirme que « la présidentielle de 2020 sera apaisée et sécurisée ». Et ajouter : « Nous assistons à une politisation et à une instrumentalisation systématique des moindres faits par une partie de l’opposition qui tente de se conférer un rôle de victime. » Pour le politologue Sylvain N’Guessan, le procès expéditif de l’opposant et président du conseil régional est aussi un test pour jauger le camp d’en face : « Le pouvoir est entré dans une logique d’intimidation. Il veut voir ce que l’opposition a dans le ventre avant 2020 », estime-t-il.


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Pour l’instant, celle-ci se contente essentiellement de communiqués, mais certains de ses responsables envisagent d’appeler à des marches pour occuper la rue. De la stratégie à mettre en œuvre en vue de gagner la présidentielle, il sera certainement question lors du « giga meeting » du PDCI prévu mi-octobre à Yamoussoukro, où seront présents, pour la deuxième fois, des militants et responsables du FPI.

 

Youenn Gourlay (Djébonoua, envoyé spécial) et Yassin Ciyow (Abidjan, correspondance)/ Par Youenn Gourlay et Yassin Ciyow/ Publié le 07 octobre 2019/  Mis à jour le 09 octobre 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/07/le-climat-politique-se-crispe-en-cote-d-ivoire-a-un-an-de-la-presidentielle_6014546_3212.html/

 

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