Publié le : 05-11-2019 à 14:16:59 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

POLITIQUE/ ELECTIONS : élections, violences et contestations électorales (Botswana, Argentine, Uruguay, Bolivie, Colombie, Mozambique...)



« Bolivie/ Election contestée/ L'OAS va débuter un audit des résultats du scrutin présidentiel : L'Organisation des Etats américains (OAS) va débuter jeudi un audit de l'élection présidentielle bolivienne dont les résultats, attribuant au président sortant Evo Morales une victoire à l'issue du premier tour, ont provoqué un vaste mouvement national de contestation. L'opposition accuse le dirigeant socialiste, qui brigue un quatrième mandat, de fraude électorale et plusieurs pays - Etats-Unis, Brésil, Argentine, ainsi que l'Union européenne - ont appelé à la tenue d'un second tour de scrutin pour apaiser la contestation. S'exprimant mercredi devant des journalistes, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que le processus que l'OAS débutera jeudi sera "contraignant" pour toutes les parties. »

 

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1 - AFRIQUE/ BOTSWANA : Le président Masisi grand vainqueur des élections au Botswana, l'opposition conteste

 

Le président sortant du Botswana Mokgweetsi Masisi a été proclamé vendredi vainqueur des élections générales malgré la fronde inédite de son prédécesseur qui menaçait le règne du parti au pouvoir, des résultats aussitôt contestés par l'opposition. Après deux jours de dépouillement, M. Masisi, 58 ans, a été déclaré élu pour un mandat de cinq ans dès la confirmation que son Parti démocratique du Botswana (BDP) avait obtenu la majorité absolue des 57 sièges du Parlement.

 

"Moi, Terrence Rannowane (...) j'ai l'honneur de déclarer à la nation du Botswana et au monde que le Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi est élu président de la république du Botswana", a annoncé le principal magistrat du pays. "Je suis ému et honoré que vous ayez à nouveau accordé votre confiance au BDP", s'est réjoui sur son compte Twitter le chef de l'Etat élu. "Je me sens béni et privilégié de pouvoir vous servir et je continuerai à le faire avec intégrité, compassion, humilité et honnêteté", a-t-il ajouté.


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La Coalition pour un changement démocratique (UDC), le principal parti d'opposition, a d'emblée rejeté la victoire de M. Masisi, arguant de "fraudes massives". "Je pense que ces élections sont frauduleuses et que le résultat annoncé ne mérite aucun respect", a réagi auprès de l'AFP le chef de l'UDC, Duma Boko. "Nous pensons que le parti au pouvoir a délibérément orchestré un vol du scrutin parce qu'il s'est rendu compte qu'il était en difficulté".

 

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- "Libres et transparentes" -

Dans le rapport préliminaire de sa mission d'observation, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) s'est réjoui à l'inverse que les élections avaient été "bien organisées et conduites dans un climat pacifique et libre". "Ceci a permis aux électeurs de se prononcer de façon transparentes", a estimé la SADC. Agé de 58 ans, M. Masisi dirige le pays depuis avril 2018 et la démission de Ian Khama, conformément à la Constitution du pays qui limite à dix ans le mandat des chefs de l'Etat.

 

A la tête du pays depuis son indépendance en 1966, le parti du président sortant était pour la première fois menacé de perdre sa majorité au Parlement lors de ce scrutin à cause des critiques lancées par son prédécesseur. Quelques mois après sa retraite, M. Khama a reproché à son successeur de revenir sur certaines de ses décisions emblématiques, comme l'interdiction de la chasse aux éléphants sauvages, et il l'accuse depuis de dérive autoritaire.

 

"Nous avons des dirigeants devenus ivres de pouvoir", avait-il expliqué quelques jours avant le scrutin dans un entretien accordé à l'AFP. "Notre démocratie est menacée par un tsunami de la même veine que ce que fait (le président américain Donald) Trump dans son pays". Résolu à lui faire mordre la poussière, M. Khama a claqué la porte du BDP, créé un nouveau parti qui a présenté des candidats dans plusieurs circonscriptions législatives et appelé à voter publiquement pour l'opposition.

 

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- Le BDP en progrès -

Cette guerre des chefs a fragilisé la position du parti au pouvoir, en perte de vitesse depuis les élections générales de 2014 où il réalisé le plus mauvais score de son histoire en tombant sous la barre symbolique des 50% des voix. S'il avait reconnu des difficultés, M. Masisi s'était toutefois déclaré persuadé de l'emporter. "J'en suis aussi sûr que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest", avait-il plastronné mercredi en votant dans son village natal de Moshupa (sud).

 

Jusque-là cantonnée dans l'opposition, la coalition UDC espérait tirer les marrons du feu des divisions au sein du BDP. Elle a fait campagne en promettant de développer l'économie du pays et de créer au moins 100.000 emplois. Avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant de plus de 8.000 dollars largement nourri par ses diamants, le Botswana est un des pays les plus riches du continent. Mais il est aussi un des plus inégalitaires, avec un taux de chômage de 18%.

 

Malgré ces circonstances difficiles, le BDP a, contre tous les pronostics, conforté son emprise sur le Parlement. Selon un décompte officieux, il a décroché 38 des 57 sièges - un de plus qu'en 2014. La UDC a reculé avec 15 députés contre 17 lors des précédentes élections générales. La commission électorale (IEC) devait rapidement confirmer officiellement ces résultats. Les partis ou leurs candidats disposeront ensuite de trente jours pour les contester. L'investiture de M. Masisi a été fixée à dimanche.

 

AFP/ © 2019 AFP/ Mise à jour 25.10.2019/

 

https://information.tv5monde.com/afrique/le-president-masisi-vainqueur-des-elections-au-botswana-l-opposition-conteste-328701/

 

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2 - ÉLECTIONS/ Argentine : le péroniste Alberto Fernandez remporte la présidentielle dès le premier tour

 

Le président sortant, Mauricio Macri, achève son mandat au milieu de la pire crise économique que l'Argentine ait vécue depuis 2001. Le candidat péroniste de centre-gauche, Alberto Fernandez, a remporté dimanche l'élection présidentielle en Argentine au premier tour, devant le président sortant libéral Mauricio Macri, selon des résultats partiels. Avec près de 80% des bulletins dépouillés, Alberto Fernandez a obtenu 47,45% des voix, contre 41,11% pour son concurrent. Il devient le nouveau président de ce pays de 44 millions d'habitants. 

 

Pour gagner dès le premier tour, Alberto Fernandez devait obtenir plus de 45% des voix, ou bien plus de 40% des voix avec un avantage de plus de 10 points sur le candidat arrivé en deuxième position. Selon le ministère de l'Intérieur, la participation au scrutin a été de plus de 80%. Le président sortant, Mauricio Macri, 60 ans, dont la popularité a fortement chuté l'année dernière en raison de la grave crise économique, avait estimé après avoir voté que deux "visions concurrentes de l'avenir (étaient) en jeu". 


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_ "'Nous' et 'eux', c'est terminé"

De son côté, Alberto Fernandez avait promis de travailler à réduire la forte polarisation politique qui traverse le pays, entre péronistes et partisans de Mauricio Macri. "'Nous' et 'eux', c'est terminé", a assuré cet avocat de 60 ans, qui forme un ticket avec l'ex-présidente Cristina Kirchner (2007-2015), candidate à la vice-présidence. "Nous vivons une profonde crise (économique), chacun doit prendre sa responsabilité pour ce qui va advenir", a-t-il insisté. 

 

Après l'annonce de sa victoire, Alberto Fernandez, visiblement ému, a pris la parole devant plusieurs milliers de ses partisans. "Les temps qui viennent ne sont pas faciles", a-t-il déclaré. "La seule chose qui nous préoccupe, c'est que les Argentins arrêtent de souffrir". Cristina Kirchner, qui se trouvait à ses côtés, a appelé Mauricio Macri à prendre dans les derniers jours de son mandat "toutes les mesures nécessaires pour atténuer la situation dramatique" de l'Argentine. 

 

Le président sortant a félicité Alberto Fernandez et a promis de mener une opposition "saine et constructive". Il a invité le nouveau chef de l'État à déjeuner lundi à la présidence, et son invitation a été acceptée par Alberto Fernandez. Lors des primaires d'août - considérées comme une répétition générale avant l'élection présidentielle - Alberto Fernandez avait devancé de 17 points Mauricio Macri, qui a finalement fortement réduit l'écart. 


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_ La pire crise économique depuis 2001

Le président sortant achève son mandat au milieu de la pire crise économique que l'Argentine ait vécue depuis 2001. En récession depuis plus d'un an, le pays connaît une inflation élevée (37,7% en septembre), une dette massive et un taux de pauvreté en hausse (35,4%, soit un Argentin sur trois). Mais des investisseurs craignent que le retour au pouvoir d'Alberto Fernandez n'entraîne le retour des politiques interventionnistes de la période du kirchnérisme (2003-2015). Des analystes se demandent en outre qui gouvernera réellement: Alberto Fernandez, ancien chef de cabinet de Cristina Kirchner et de son mari Néstor Kirchner (président de 2003 à 2007), ou bien l'ex-présidente de 66 ans. 

 

Affaibli par les craintes d'un défaut de paiement du pays, qui a bénéficié d'un crédit de 57 milliards de dollars du FMI, le peso a chuté de 5,86% dans la semaine précédant le vote pour finir à 65 pesos pour un dollar. Habitués aux bouleversements économiques, nombre d'Argentins se sont massés vendredi devant les banques et les bureaux de change pour acheter des dollars ou retirer leurs dépôts. La région est par ailleurs secouée par de nombreuses crises politiques et sociales: mobilisation contre les résultats de la présidentielle en Bolivievague de contestation au Chili et troubles sociaux en Équateur deux semaines auparavant. 

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP/ Publié le 28/10/2019/

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/argentine-le-peroniste-alberto-fernandez-remporte-la-presidentielle-des-le-premier-tour_2105084.html/

 

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3 - Amérique latine/ Uruguay : le candidat de gauche en tête du 1er tour

 

Malgré son avance, Daniel Martinez devrait être contraint à un second tour face au candidat de centre droit Luis Lacalle Pou. Le candidat de gauche Daniel Martinez est arrivé en tête dimanche à l'élection présidentielle en Uruguay, mais devra disputer un second tour face au candidat de centre droit Luis Lacalle Pou, selon les sondages à la sortie des urnes. Daniel Martinez (Frente Amplio) a obtenu 37% des voix, devant Luis Lacalle Pou (Partido Nactional) à 29%, selon ces sondages.

 

Les deux candidats disputeront un second tour le 24 novembre. L'Uruguay votait dimanche pour élire le successeur de son président de gauche Tabaré Vazquez et devait aussi se prononcer sur la présence de militaires dans les rues pour combattre la délinquance. Le scrutin dans ce petit pays de 3,4 millions d'habitants avait lieu en même temps que des élections chez son imposant voisin, l'Argentine et ses 44,5 millions d'habitants. Il intervient alors que la région est agitée par de nombreuses crises politiques: mobilisation contre les résultats de la présidentielle bolivienne, vague de contestation au Chili et troubles sociaux en Équateur deux semaines auparavant.

 

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_ Démocratie «très solide»

Le candidat de gauche, l'ex-maire de Montevideo Daniel Martinez, avait dit à la presse attendre les résultats avec «sérénité» même s'il n'était pas certain de remporter l'élection, faute d'avoir su créer des alliances. Son principal adversaire, l'ex-sénateur de centre-droit Luis Lacalle Pou (Partido Nacional) qui capitalisait 28% des intentions de vote, a déclaré que sa campagne pour le second tour démarrerait «dès demain» (lundi) car il «n'y a pas de temps à perdre».


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Au second tour, Luis Lacalle Pou devra notamment s'efforcer de rassembler autour de lui, notamment avec des soutiens du Partido Colorado (libéral, 13% des intentions de vote) et de Cabildo Abierto (droite, 11%). «La démocratie en Uruguay est très solide, il faut en prendre soin et anticiper les risques», avait déclaré jeudi le président Tabaré Vazquez devant la presse, lors de sa dernière apparition publique avant le vote de dimanche.

 

Ce vote s'apparentait à une épreuve du feu pour la coalition de gauche au pouvoir depuis 2005, le Frente Amplio (Front élargi), dans un contexte économique compliqué, une inflation largement au-dessus des objectifs officiels (7,56%), un taux de chômage à 9% et des indicateurs de sécurité en berne, devenant un des thèmes principaux de la campagne électorale. Autrefois considéré comme une oasis de paix dans une région turbulente, l'Uruguay a vu l'insécurité se développer sur son territoire ces dernières années.

 

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_ Record d'homicides

Le pays, qui a enregistré un record de 414 homicides en 2018, une hausse de 45% par rapport à 2017, devait se prononcer sur une réforme constitutionnelle qui a créé la polémique: la création d'une garde nationale avec des effectifs militaires qui viendront effectuer des tâches traditionnellement réalisées par les policiers. La mesure prévoyait également un durcissement des peines de prison pour les homicides et les viols ou encore l'autorisation des perquisitions des domiciles sur ordre judiciaire en cas de suspicion d'actes illicites.

 

Bien qu'aucun des candidats à la présidentielle ne soutienne la mesure, et malgré une campagne d'information menée tambour battant par des mouvements sociaux, les syndicats et le Frente Amplio contre cette initiative proposée par un sénateur de droite, des sondages estimaient qu'une majorité d'Uruguayens y seraient favorables (53%). Mais selon les premières projections des instituts de sondage, le projet semblait avoir été rejeté par les électeurs du premier tour, n'obtenant pas la majorité des voix. L'institut Cifra donnait un chiffre de 47% seulement en faveur du projet. Les 2,6 millions d'électeurs renouvelaient en outre l'intégralité du parlement, soit 99 sièges à la chambre des députés et 30 au Sénat. Le prochain président entrera en fonction le 1er mars 2020.

 

(afp/nxp)/ Créé : 28.10.2019/

 

https://www.24heures.ch/monde/uruguay-gauche-tete-2nd-tour/story/26437246/

 

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4 - Présidentielle en Bolivie : la victoire d'Evo Morales confirmée, les résultats contestés

 

Le président sortant Evo Morales a été déclaré vainqueur de la présidentielle en Bolivie dès le premier tour. Son opposant Carlos Mesa conteste ces résultats et plusieurs organisations internationales demandent un audit. Le Tribunal électoral suprême (TSE) a annoncé vendredi 25 octobre la victoire d'Evo Morales dès le premier tour de l'élection présidentielle en Bolivie, confirmant ainsi les premiers résultats donnés la veille. Il a obtenu 47,08 % des voix, contre 36,51 % pour Carlos Mesa. Il dispose donc des dix points d'avance nécessaires pour être élu dès le premier tour.

 

La veille, le principal candidat de l'opposition, Carlos Mesa, avait rejeté les premiers résultats donnant la victoire à son rival et avait appelé ses partisans à continuer de manifester tant que les résultats officiels ne seraient pas publiés. Il accuse Evo Morales de fraude électorale et demande l'officialisation de la tenue d'un second tour. Des manifestants se sont réunis vendredi pour exiger le "respect de leur vote". Ils ont bloqué des rues dans le sud de La Paz, érigeant des barricades avec des pneus, des cordes et des poubelles. À Cochabamba, dans le centre, dans un climat plus tendu, des partisans du gouvernement et de l'opposition s'affrontaient à coups de bâton et de jets de pierres, selon les médias locaux.


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_ L'OEA demande un audit

L'Union européenne a réagi en appelant, jeudi, à "mettre un terme au processus de dépouillement en cours" et a recommandé "la tenue d'un second tour pour rétablir la confiance" dans ces élections. De leur côté, les États-Unis, le Brésil, l'Argentine et la Colombie ont demandé qu'un second tour ait lieu si l'Organisation des États américains (OEA) ne confirmait pas le résultat du premier tour. Une instance qui s'est prononcée, vendredi, en faveur d'un audit sur les résultats controversés. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, soutient cet audit et il a demandé au gouvernement et à l'opposition "d'observer la plus grande retenue" dans l'attente des conclusions de cette expertise.

 

La mission d'observation de l'OEA, présente en Bolivie pour le scrutin, avait fait part jeudi de sa "surprise" et de son "inquiétude" face au revirement du décompte. Elle a recommandé un second tour après que le TSE a interrompu de manière inattendue les projections sur son site quand un second tour entre Evo Morales et Carlos Mesa se profilait après dépouillement de 84 % des bulletins de vote. Quand le TSE a repris son décompte, lundi, Morales était donné en tête avec une marge supérieure au seuil des 10 points de pourcentage nécessaires pour être élu au premier tour, engendrant des incidents dans plusieurs bureaux électoraux et des heurts entre manifestants et forces de l'ordre.


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_ Morales dénonce un putsch

Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a qualifié son principal rival de "criminel" et s'en est pris aux observateurs de l'OEA qui ont exprimé de "sérieux doutes" sur le processus électoral. Le dirigeant socialiste, qui brigue un quatrième mandat, a accusé l'opposition de droite de fomenter un putsch. Le mouvement de contestation constitue le plus important défi auquel fait face Evo Morales, qui a mené le pays à une prospérité économique sans précédent, mais s'est attiré des critiques pour avoir défié les résultats du référendum national de 2016 sur la limitation de la fonction présidentielle à deux mandats.

 

Le président bolivien bénéficie de forts soutiens dans la région. Cuba, le Venezuela et le Mexique ont ainsi félicité Evo Morales pour sa réélection. Et le président vénézuélien Nicolas Maduro, en déplacement en Azerbaïdjan, a dénoncé vendredi une "tentative de coup d'État" et appelé à "reconnaître la légitimité de la victoire d'Evo Morales". "Mesa, c'est le Guaido des Andes", a estimé Juan Ramon Quintana, un des ministres d'Evo Morales, en référence au chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, reconnu comme président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis.

 

Avec Reuters/ Publié le : 25/10/2019/ Modifié le : 26/10/2019/ Texte par : FRANCE 24

 

https://www.france24.com/fr/20191025-presidentielle-bolivie-evo-morales-reelu-premier-tour-opposition-conteste/

 

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5 - Monde/ Bolivie : L'OAS va débuter un audit des résultats du scrutin présidentiel

 

Le secrétaire général de l'OAS, Luis Almagro, a dit sur Twitter que l'audit prendrait entre 10 et 12 jours, avec notamment la vérification des tables de votes, des bulletins, des mécanismes numériques et des éléments statistiques.

 

Mais le principal rival de Morales a soulevé des doutes sur l'intégrité du processus de l'OAS. Carlos Mesa, qui avait auparavant estimé qu'un audit permettrait d'établir clairement une fraude électorale, a déclaré mercredi qu'il n'avait aucune confiance en l'audit convenu entre l'OAS et le parti de Morales. Dans un communiqué, il indique que l'opposition "n'a pas accepté l'audit dans ses termes actuels, convenus unilatéralement".

 

(Vivian Sequera; Jean Terzian pour le service français)/ Par Reuters le 31.10.2019/ LA PAZ (Reuters)

 

https://www.challenges.fr/monde/bolivie-l-oas-va-debuter-un-audit-des-resultats-du-scrutin-presidentiel_682394/

 

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6 - ÉLECTION/ Colombie : Claudia López, écolo, lesbienne et première femme à la tête de Bogotá

 

Docteure en sciences politiques et ouvertement homosexuelle, l'ancienne sénatrice a été élue dimanche première femme maire de la capitale colombienne. Un symbole politique après plusieurs virages très à droite dans le pays. Tout un symbole. La nouvelle maire de Bogotá, Claudia López, s’est avancée sur la scène flanquée d’un côté de sa compagne, la sénatrice Angélica Lozano, et de l’autre de sa mère, l’institutrice María del Carmen Hernández, pour prononcer son premier discours de victoire.


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«Le changement et l’égalité sont imparables», a déclaré, sous une pluie de confettis verts, celle qui est devenue dimanche la première femme maire de la capitale colombienne, un poste politique considéré comme le plus important du pays, après celui de président. Issue d’un milieu modeste, écolo de centre gauche, revendiquant son homosexualité, Claudia López, 49 ans, tranche avec l’élite et les clans politiques qui gouvernent habituellement en Colombie. Même son titre de docteure en sciences politique incarne un changement. Car Claudia López, comme elle aime le répéter, a obtenu tout ce qu’elle a «par la force du poignet» et de son seul mérite.

 

Elevée bien loin des quartiers chics de la capitale, notamment à Ciudad Bolivar et à Engativá, elle a pu faire des études d’abord dans le système public puis dans une université privée réputée grâce à une bourse et à la pugnacité de sa mère présente tout le long de sa campagne. Elle a donc rendu immédiatement hommage «aux jeunes, aux femmes, aux professeurs», insistant sur le développement d’une nécessaire «éducation gratuite et de qualité» phare de son programme pour la capitale, dans ce pays qui est l’un des plus inégalitaires de la région et où l’ascenseur social n’existe pas ou peu.


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_ Virage et dauphin

«Elle nous redonne espoir, nous dit que les choses peuvent changer, que les jeunes comme nous peuvent avoir des opportunités, croire à des rêves auxquels on ne croyait plus» dit, des larmes d’émotions dans les yeux, Alba Lucia, professeure de gym de 24 ans, qui a grandi elle aussi dans l’une des banlieues difficiles de Bogotá. Lors de sa première conférence de presse, lundi, Claudia López a aussi assuré de son soutien les étudiants des universités publiques qui manifestent régulièrement dans la capitale contre la corruption et les coupes dans les budgets.

 

«Après tant de défaites, nous avons enfin gagné», célèbre en riant Camila, 32 ans, productrice audiovisuelle. La victoire de Claudia López représente clairement un virage dans la politique colombienne : elle survient après l’échec du référendum sur la paix d’octobre 2016, puis l’élection à la présidence en 2018 du très droitier et conservateur Ivan Duque, dauphin désigné de l’ex-président Alvaro Uribe, élu notamment grâce aux voix des évangéliques. Candidate d’une alliance entre le Parti vert et le Pôle démocratique alternatif (gauche), Claudia López a obtenu 35,21% des voix devant son principal opposant Carlos Fernando Galán (32, 48%), fils de l’ex-candidat à la présidence Luis Carlos Galán, assassiné en 1989, et Hollman Morris (13,99%) du mouvement de gauche Colombie humaine de l’ancien maire de Bogotá (2012-2015) et candidat à la présidence Gustavo Petro.


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_ Complicité de massacres

Le candidat de la droite traditionnelle et petit-fils d'un ancien président, Miguel Uribe Turbay, arrive, lui, bon dernier avec 13,56% des voix. Un schéma qui se reproduit dans une bonne partie du pays où les candidats indépendants gagnent du terrain et font reculer le clientélisme et de nombreux caciques locaux. L’influence de l’ancien président Alvaro Uribe (2002-2010), actuellement mis en examen par la Cour suprême de justice pour subornation de témoins et obstruction à la justice et est la cible de dizaines d’autres plaintes pour des motifs bien plus graves, comme complicité de massacres et liens avec les paramilitaires, semble aussi enfin s’effriter. Ses candidats ont perdu plusieurs de ses fiefs : la mairie de Medellín, le poste de gouverneur de la région d’Antioquia ou de Córdoba.

 

Claudia López n’est pas inconnue du grand public colombien. Jeune chercheuse sans peur, elle s’était notamment fait connaître au début des années 2000 en rendant publique une longue investigation sur les liens entre la classe politique et les paramilitaires. Et, flamboyante sénatrice (de 2014 à 2018), elle a inlassablement dénoncé la corruption, comme son mentor Antanas Mockus, l’un des premiers maires indépendants de Bogotá en 1996.


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_ Franc baiser

En plus de l’éducation et de la lutte contre la corruption, ses principaux chevaux de bataille sont «la préservation des réserves naturelles de Bogotá» mises à mal par des années de spéculation immobilière. Elle milite également pour la construction d’un métro, «transport public propre et de masse», sujet de discorde depuis de longues années, dans cette capitale embouteillée et polluée. N’en déplaise aux élites conservatrices locales, la nouvelle maire et sa compagne, la sénatrice Angélica Lozano, ont savouré la victoire d’un franc baiser aussitôt photographié et diffusé sur les réseaux sociaux et dans la plupart des médias.

 

Anne Proenza correspondante à Bogotá/ 28 octobre 2019/

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/10/28/colombie-claudia-lopez-ecolo-lesbienne-et-premiere-femme-a-la-tete-de-bogota_1760201/

 

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7 - ELECTIONS/ Présidentielle au Mozambique : Filipe Nyusi réélu à plus de 70 % des voix

 

Le président sortant a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 15 octobre par la commission électorale ce dimanche. Il remporte le scrutin avec près de 73 % des voix, contre 22 % pour son principal opposant Ossufo Momade. Après un scrutin qui s’est déroulé sans incident mais avec de vives tensions, l’opposition a dénoncé des fraudes et accusé le gouvernement d’avoir eu recours à des violences et des intimidations.


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Les résultats ont été annoncés par le président de la commission électorale, Abdul Carimo. Filipe Nuysi est élu pour un nouveau mandat de cinq ans. La Commission avait commencé à publier vendredi des résultats très partiels des élections présidentielle et législatives du 15 octobre, donnant sans surprise une large avance au président sortant et au parti au pouvoir, le Frelimo. Le Frelimo, qui dirige le Mozambique sans partage depuis son indépendance en 1975, avait même commencé à célébrer la victoire dimanche dans la capitale, avant même l’annonce officielle des résultats.


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_ Campagne tendue

Ces élections avaient valeur de test après le fragile accord de paix conclu en août entre le parti au pouvoir et la Renamo, l’ex-rébellion active pendant la guerre civile (1975-1992). Cet accord était censé mettre un point final à leurs affrontements, récurrents depuis plus de quarante ans. Mais la campagne électorale a ravivé les tensions entre les deux camps. La Renamo, dont Ossufo Momade était le candidat, avait cependant appelé vendredi à la tenue de « nouvelles élections », dénonçant des « fraudes électorales massives » et des opérations d’intimidation des électeurs.

 

27 octobre 2019/ Par Jeune Afrique avec AFP

 

https://www.jeuneafrique.com/848549/politique/presidentielle-au-mozambique-filipe-nyusi-reelu-a-plus-de-70-des-voix/


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8 - Tunisie/ Président élu : Le nouveau président Kaïs Saïed appelle les Tunisiens à "s'unir contre le terrorisme"

 

Élu président de la République de Tunisie le 13 octobre, Kaïs Saïed a prêté serment, mercredi. Il a appelé les Tunisiens à "s'unir contre le terrorisme pour mettre fin à toutes ses racines et ses causes". Dix jours après sa victoire à l'élection présidentielle, le constitutionnaliste Kaïs Saïed a prêté serment, mercredi 23 octobre, à 12 h (heure de Paris) comme nouveau président de la République de Tunisie.

Dans ce discours d'investiture prononcé en arabe littéraire – langue que Kaïs Saïed a l’habitude d'utiliser pour ses prises de parole –, le nouveau président tunisien a remercié "ceux qui ont choisi une autre voie et ont élu librement une autre personne." Devant une assemblée constituée de la précédente mandature de 2014, et de la nouvelle assemblée élue le 6 octobre dernier, celui-ci a esquissé les contours d'un "monde nouveau", avec pour maîtres-mots : "l'espoir", la "liberté" et la "dignité".


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_ Lutte contre le terrorisme, droits des femmes

Première allocution de Kaïs Saïed depuis sa victoire à l'élection présidentielle, celle-ci a été l'occasion pour lui d'insister sur la lutte contre le terrorisme et la corruption, mais aussi la défense et le renforcement des droits des femmes. Lors de sa prestation de serment, le nouveau président est revenu sur chacun des enjeux de son mandat, assurant vouloir prendre soin de chaque centime dépensé, et saluant son armée et appelant le peuple tunisien à s'unir face à la menace terroriste. "Nous devons nous unir contre le terrorisme pour mettre fin à toutes ses racines et ses causes", a-t-il déclaré. "Une balle tirée par le terrorisme fera face à des tirs d'unité" a-t-il poursuivi sous les applaudissements de l'assemblée. Répétant la notion de "devoir", le nouveau président tunisien a énuméré les priorités qui doivent être celles de chacun : le peuple, l'État, la sécurité, mais aussi "les pauvres et les misérables". 

 

"Il n'est pas question de toucher aux droits des femmes", a-t-il par ailleurs assuré. La femme a besoin de voir ses droits renforcés, notamment ses droits économiques et sociaux." "Il est temps d’inviter de nouvelles méthodes pour réaliser les aspirations de notre peuple en matière d’emploi, de liberté et de dignité", a également déclaré celui qui, largement élu avec 72,71 % des voix au second tour, était jusque-là quasi inconnu sur la scène politique. À l'issue de son discours, le nouveau président était attendu à Carthage, au palais présidentiel, où le président par intérim s'apprête à lui passer le flambeau. Deuxième étape de cette investiture avant la formation d'un gouvernement, dans les dix prochains jours.


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_ Spécialiste du droit constitutionnel

Né le 22 février 1958 dans une famille originaire de Beni Khiar sur la côte est de la Tunisie, fils d'un fonctionnaire de la municipalité et d'une mère éduquée mais restée au foyer, il grandit à Radès, banlieue de la classe moyenne dans le sud de Tunis. Il fait toutes ses études dans l'enseignement public tunisien. Farouchement anti-israélien, il a cependant souligné sa fierté que son père ait, à ses dires, protégé des nazis la jeune juive tunisoise Gisèle Halimi, devenue depuis célèbre avocate féministe.

 

Kaïs Saïed est diplômé d'un prestigieux établissement public, le Collège Sadiki, comme de nombreux présidents avant lui : le père de l'indépendance, Habib Bourguiba, le président Moncef Marzouki (2011-2014) et le premier président élu au suffrage universel en 2014, feu Béji Caïd Essebsi. Diplômé à 28 ans à l'Académie internationale de droit constitutionnel de Tunis, il a été enseignant assistant à Sousse (centre-est), où il a brièvement dirigé un département de droit public. De 1999 jusqu'en 2018, il enseigne à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Tunis. Spécialiste du droit constitutionnel, il a pris sa retraite de l'université publique en 2018.

 

Surnommé "Robocop" en raison de sa diction saccadée et de son visage impassible, il est décrit par plusieurs étudiants comme un enseignant dévoué, attentionné derrière son apparente rigidité. Dans son noyau de supporteurs se trouvent de nombreux anciens étudiants. Mais aussi des idéalistes, rencontrés en 2011 au sit-in de Kasbah 1, mouvement de jeunes et de militants déterminés à réorienter la transition démocratique qui s'amorçait après le départ de Zine el-Abidine Ben Ali.

 

Le grand public connaît surtout Kaïs Saïed pour l'avoir entendu commenter savamment, sur les plateaux des principales chaînes de télévision, les premiers pas de la démocratie tunisienne, durant la rédaction de la Constitution adoptée en 2014. Les débats ont fleuri ces dernières semaines pour mieux cerner les convictions de ce personnage austère, jusque-là mal connues, même des commentateurs politiques. Accusé d'être intégriste ou gauchiste, il est décrit comme inflexible sur ses principes.

 

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_ Monsieur "Propre"

De nombreuses vidéos sont ressorties depuis sa qualification au second tour, montrant un homme d'une placidité à toute épreuve, portant depuis 2011 la même vision d'une décentralisation radicale du pouvoir. Ce néophyte en politique a percé dans les sondages au printemps, porté par un ras-le-bol de la classe politique. Considéré comme irréprochablement "propre", il habite un quartier de la classe moyenne, et son QG est installé dans un appartement décrépit du centre-ville, où l'on fume assis sur des chaises en plastique.

 

Ses positions conservatrices sur le plan sociétal, qu'il est loin d'être le seul à avoir dans la classe politique, lui ont valu des accusations d'intégrisme. Mais son discours politique n'est pas appuyé sur des références religieuses. Son allure assurée et son éloquence savante l'ont placé en bonne posture lors du face-à-face télévisé avec son rival Nabil Karoui vendredi. Son premier défi sera d'élargir le cercle restreint de ses collaborateurs, actuellement composé d'une poignée de partisans passionnés, mais sans expérience du pouvoir, revendiquant une organisation horizontale. Son frère Naoufel a été un pilier de sa campagne, mais Kaïs Saïed a assuré, lors d'un débat télévisé vendredi, qu'il n'embaucherait "jamais" un membre de sa famille.

 

Avec AFP et Reuters/ Publié le : 23/10/2019/ Modifié le : 23/10/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20191023-tunisie-direct-live-nouveau-president-kais-saied-prestation-serment/

 

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9 - Election/ Guatemala : le candidat de droite Alejandro Giammattei élu président

 

Alejandro Giammattei, candidat de droite, à été élu président du Guatemala ce dimanche avec 58,7% des suffrages (sur 95% des bulletins dépouillés), selon le tribunal électoral. Le candidat de droite Alejandro Giammattei a été élu dimanche à la présidence du Guatemala, a annoncé le tribunal électoral en faisant état de résultats préliminaires du second tour du scrutin "notoirement irréversibles". Avec 95% des bulletins dépouillés, le Alejandro Giammattei était crédité de 58,7% des suffrages, selon le décompte communiqué par le Tribunal suprême électoral (TSE). Le parti de son adversaire sociale-démocrate Sandra Torres a reconnu sa défaite.


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_ Combattre à coup de "testostérone"

Alejandro Giammattei a promis de combattre les criminels et les trafiquants de drogue à coup de "testostérone", et de rétablir la peine de mort. Comme son adversaire sociale-démocrate, il s'est prononcé contre le mariage homosexuel et la légalisation de l'avortement. Se déplaçant à l'aide de béquilles en raison d'une maladie vieille de 40 ans, le médecin conservateur en est à sa quatrième candidature depuis 2007, à chaque fois pour des partis différents. Elu sous les couleurs du parti de droite Vamos (Allons-y), Alejandro Giammattei est redouté pour ses colères intempestives et incontrôlables.

 

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_ Abstention supérieure à 55%

Ancien directeur de l'administration pénitentiaire, il a lui-même connu la prison pendant 10 mois en 2010. Accusé dans une affaire d'exécution extrajudiciaire de huit détenus en 2006, il a été libéré faute de preuves mais est resté, dit-il, profondément marqué par cette expérience d'incarcération. Le scrutin a été marqué par une forte abstention, de plus de 55%, selon les résultats préliminaires. Plus de huit millions d'électeurs guatémaltèques étaient appelés à voter dimanche pour élire le successeur du président sortant Jimmy Morales, dont l'unique mandat de quatre ans a été entaché par de nombreux scandales. La prise de fonction du nouveau président est programmée pour le 14 janvier 2020. Les électeurs rencontrés avaient beau être désabusés, ils ont l'espoir que leur nouveau président aura à coeur de venir à bout des trois plaies de leur pays : la corruption, la violence criminelle et la misère.

 

Alexandra Jaegy avec AFP/ 12/08/2019/

 

https://www.bfmtv.com/international/guatemala-le-candidat-de-droite-alejandro-giammattei-elu-president-1747723.html/

 

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10 - Kazakhstan/ Election : Kassym-Jomart Tokaïev élu président avec 70% des voix au Kazakhstan

 

Diplomate de carrière de 66 ans, Kassym-Jomart Tokaïev a notamment occupé le poste de directeur général du siège européen des Nations Unies à Genève du printemps 2011 à l'automne 2013. Le président par intérim du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokaïev a remporté dimanche 9 juin l'élection présidentielle kazakhe, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote. Le protégé du dirigeant historique du pays Noursoultan Nazarbaïev a obtenu plus de 70% des voix.


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Sa victoire ne faisait guère de doute puisqu'il était soutenu par l'ex-président Noursoultan Nazarbaïev, qui a dirigé sans partage le Kazakhstan depuis son indépendance en 1991. Le président élu est un diplomate de carrière de 66 ans, qui a notamment occupé le poste de directeur général du siège européen des Nations Unies à Genève (ONUG) du printemps 2011 à l'automne 2013. Noursoultan Nazarbaïev a annoncé sa démission à la surprise générale en mars, conservant toutefois des fonctions clé dans le système politique kazakh.

 

Kassym-Jomart Tokaïev a obtenu 70,13% des voix, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes par l'institut «Opinion Publique». Son plus proche rival, Amirjan Kossanov, en a obtenu 15,39%, ce qui est le meilleur score jamais réalisé par un opposant dans une élection présidentielle kazakhe. Le taux de participation s'est établi à 77,4%, selon la Commission électorale centrale.

 

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_ Manifestation et arrestations

Mais ce scrutin a surtout été marqué par d'importantes manifestations à travers le pays, les protestataires appelant au boycott d'une élection qu'ils estimaient jouée d'avance. Dans les deux principales villes kazakhes, la capitale Nur-Sultan et Almaty, des journalistes de l'AFP ont été témoins de plusieurs centaines d'arrestations. Un correspondant de l'AFP a été conduit à un poste de police avant d'être libéré tandis qu'un reporter vidéo de l'AFP a vu ses équipements confisqués.

Au total, «environ 500» personnes ont été conduites dans les commissariats des deux villes, selon les chiffres du vice-ministre de l'Intérieur Marat Kojaïev, qui en a rejeté la faute sur des «éléments radicaux» ayant organisé des «manifestations non autorisées».

 

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_ Dans la continuité de Nazarbaïev

Depuis la démission de Noursoultan Nazarbaïev, le Kazakhstan est traversé par une agitation sociale rare qui a provoqué un raidissement des autorités. L'opposant le plus virulent au régime, un ancien banquier en exil, Moukhtar Abliazov, avait appelé à des manifestations dimanche. Interrogé sur les manifestations de la journée, Kassym-Jomart Tokaïev a assuré dimanche qu'il avait demandé à la police de «faire preuve de retenue» tout en précisant que les violations de la loi «ne seraient pas tolérées».

 

Kassym-Jomart Tokaïev a occupé de nombreux postes au sommet de l'Etat kazakh, de Premier ministre à ministre des Affaires étrangères et président du Sénat, le poste qu'il occupait quand Noursoultan Nazarbaïev a annoncé son départ. Au cours de sa campagne, il a promis de se placer dans la continuité de Noursoultan Nazarbaïev. Une de ses premières décisions en tant que président par intérim avait d'ailleurs été de renommer la capitale, Astana, «Nur-Sultan», du nom de son prédécesseur.


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_ Moins bien élu

S'il a remporté son pari, au terme d'une campagne où il a pu bénéficier du soutien de tout l'appareil d'Etat, il ne réitère pas les scores stratosphériques de son prédécesseur. En 2015, pour son cinquième et dernier mandat, Noursoultan Nazarbaïev avait obtenu presque 98% des voix et le taux de participation était de 95%. Ces élections n'ont jamais été reconnues comme libres et justes par les observateurs internationaux et il est peu probable qu'il en aille autrement pour celle-ci.

 

ATS/ Publié lundi 10 juin 2019/

 

https://www.letemps.ch/monde/kassymjomart-tokaiev-elu-president-70-voix-kazakhstan/

 

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