Publié le : 02-12-2019 à 09:40:59 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

GUINEE EQUATORIALE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : un pays africain remarquable en matière de développement



« Guinée Equatoriale/ Indicateurs économiques : La forte dépendance de la Guinée Equatoriale vis-à-vis du pétrole (90% des recettes d’exportation) continue d’entraîner l’économie dans la récession. En 2018, l'économie s'est contractée de -7,7%. Toutefois, la récession devrait s’atténuer en raison de la mise en œuvre récente de nouvelles réformes visant à améliorer le secteur financier, ainsi que de la hausse des prix des commodités. Ainsi, la croissance économique devrait s’élever à -2,6% en 2019 et -2,3% en 2020. La hausse des cours du pétrole et les réformes visant à renforcer les finances publiques ont permis de réduire les vulnérabilités macroéconomiques. »

 

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1 - Afrique centraleGuinée Équatoriale / Perspectives économiques en Guinée Equatoriale

 

_ Perspectives économiques en Guinée Equatoriale

. Performances macroéconomiques

Au cours de la période 2015-2018, le PIB réel de la Guinée Équatoriale a baissé de près de 29 %, après quatre années consécutives de récession due à la chute des prix pétroliers et à l’absence de diversification de son économie. En 2017, dépendait des hydrocarbures pour 56 % de son PIB, pour 95 % de ses exportations et 80 % de ses recettes fiscales. Le taux de croissance du PIB réel a poursuivi son déclin en 2018, tombant à –7,9 %, contre –2,9 % en 2017, suite à la chute de la production pétrolière (–14 %) due à une baisse des rendements des puits en exploitation.

 

Le déficit budgétaire est estimé à 0,9 % du PIB en 2018, contre 2,9 % en 2017 et 8,6 % en 2016, grâce à des réductions importantes dans les dépenses de l’État (investissements et fonctionnement), conjuguées à des efforts de recouvrement des recettes. L’inflation est restée modérée au cours de l’année 2018, à un taux estimé à 0,6 %, contre 0,7 % en 2017, principalement à cause d’une contraction des prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées.

 

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_ Perspectives : facteurs positifs et négatifs

Grâce à sa mise en oeuvre de la stratégie de la CEMAC pour lutter contre les déséquilibres budgétaires et extérieurs dus à la chute des cours pétroliers, le solde budgétaire équato-guinéen s’améliore : ce déficit devrait se réduire à 0,5 % en 2019 et 0,3 % en 2020. Le taux d’inflation (projetée à 1,4 % en 2019 et 1,9 % en 202) devrait rester en deçà des 3 % fixés par la norme communautaire de la CEMAC. Les croissances resteront négatives en 2019 (–2,7 %) et en 202 (–2,5 %) suite à une baisse de la production d’hydrocarbures et à des ajustements budgétaires. Le gouvernement compte sur des IDE supplémentaires dans le secteur pétrolier pour relancer la production à moyen terme. La croissance devrait redevenir positive en 2021.

 

Les efforts du gouvernement porteront sur : i) l’assainissement du cadre macroéconomique ; ii) le renforcement des capacités humaines, notamment en matière de formulation et d’exécution des politiques publiques ; iii) la transformation de l’agriculture pour une diversification de l’économie ; iv) la relance du secteur des hydrocarbures, afin de profiter pleinement de l’embellie des prix sur le marché pétrolier.

 

À l’instar d’autres pays de la CEMAC, la Guinée Équatoriale fait toujours face à d’importants défis : 1) le faible niveau des réserves ; 2) la faible activité économique ; et 3) le manque de protection des groupes le plus vulnérables. Pour relever ces défis et préserver les acquis, le pays doit poursuivre la consolidation budgétaire dans le cadre des efforts coordonnés au sein de la CEMAC, sécuriser les dépenses prioritaires et entreprendre des réformes pour améliorer le climat des affaires afin de stimuler la croissance et la diversification de l’économie en partenariat avec le secteur privé.


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L’amélioration de la gouvernance reste également un défi : (i) l’accès à l’information est limité ; (ii) les procédures en matière de planification, d’exécution, de contrôle, de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques sont peu efficaces et (iii) les institutions manquent de moyens et de systèmes, et le personnel qualifié est insuffisant pour la gestion administrative courante et l’exécution des politiques de réformes. Au cours de deux décennies précédentes, les ressources pétrolières avaient permis à la Guinée Équatoriale d’investir massivement dans des infrastructures de transport et d’énergie pour soutenir son développement.

 

En cohérence avec les efforts communautaires des pays de la CEMAC, les autorités nationales semblent être disposées à mettre en oeuvre des réformes supplémentaires en vue de promouvoir la croissance et la diversification économique. En 2019, elles réviseront le Plan national de développement économique et social (PNDES) de façon à accélérer la croissance hors pétrole. Le plan révisé vise à diversifier l’économie et à améliorer le climat des affaires.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2019/ Novembre 2019

 

https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/equatorial-guinea/equatorial-guinea-economic-outlook/

 

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2 - Guinée équatoriale : Le contexte économique

 

_ Les indicateurs économiques

La forte dépendance de la Guinée Equatoriale vis-à-vis du pétrole (90% des recettes d’exportation) continue d’entraîner l’économie dans la récession. En 2018, l'économie s'est contractée de -7,7%. Toutefois, la récession devrait s’atténuer en raison de la mise en œuvre récente de nouvelles réformes visant à améliorer le secteur financier, ainsi que de la hausse des prix des commodités. Ainsi, la croissance économique devrait s’élever à -2,6% en 2019 et -2,3% en 2020.

 

La hausse des cours du pétrole et les réformes visant à renforcer les finances publiques ont permis de réduire les vulnérabilités macroéconomiques. Le déficit de la balance courante a été ramené à 3,1% PIB en 2018, selon les estimations du FMI. Cependant, il devrait atteindre 3,5% en 2019 et 4,2% en 2020. Soutenu par cette institution internationale, le gouvernement guinéen a augmenté son budget social en 2018. La dette publique du pays, qui s’élève à 37,3% PIB, reste supportable. Elle devrait tout d'abord atteindre 37,4% en 2019 avant de retomber à 37,2% en 2020. L'inflation reste également à un niveau relativement bas, soit 0,9% en 2018, avec des prévisions tablant sur 1,4% en 2019 et 1,9% en 2020.

 

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Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est au pouvoir depuis près de 39 ans, ce qui constitue la deuxième longévité au pouvoir la plus importante du monde pour un chef d’Etat non-monarchique. Malgré des accusations de corruption, le Président a été réélu en avril 2016 avec plus de 93% des voix et il a récemment nommé son fils en tant que vice-président. L’absence d’un réel équilibre des pouvoirs garantit à son parti (Partido democratico de Guinea Ecuatorial – PDGE) un pouvoir exécutif absolu. 


Cependant, les partis d’opposition autorisés continuent d’exprimer leur mécontentement quant à la façon dont le pays est gouverné, mais leur capacité à insuffler un changement de politique est limitée. Malgré un PIB par habitant élevé attribué aux activités pétrolières, la Guinée Equatoriale enregistre toujours un niveau de pauvreté alarmant. Selon le PNUD, en 2018 le pays était classé 15ème d’Afrique en termes de développement humain et 141ème au monde. Selon les estimations de l’OIT, le taux de chômage dans le pays a atteint 7,6% en 2018.

  

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Indicateurs de croissance

2017

2018 (e)

2019 (e)

2020 (e)

2021 (e)

PIB (milliards USD)

12,29

13,73

12,14

11,64

11,33

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

-4,7

-5,7

-4,6

-5,0

-5,3

PIB par habitant (USD)

9.692

10.453

8.927

8.274

7.799

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

38,0

43,3

45,4

46,5

47,6

Taux d'inflation (%)

0,7

1,3

0,9

1,7

1,7

Balance des transactions courantes (milliards USD)

-0,71

-0,74

-0,72

-0,73

-0,62

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

-5,8e

-5,4

-5,9

-6,2

-5,5

Source : FMI - World Economic Outlook Database - Dernières données disponibles.

Note : (e) Donnée estimée



Indicateurs monétaires

2013

2014

2015

2016

2017

Franc CFA BEAC (XAF) - Taux de change annuel moyen pour 1 EUR

630,96

630,63

631,22

630,86

657,54

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

  



_ Les principaux secteurs économiques

Répartition de l'activité économique par secteur

Agriculture

Industrie

Services

Emploi par secteur (en % de l'emploi total)

60,4

6,4

34,0

Valeur ajoutée (en % du PIB)

2,3

56,0

40,7

Valeur ajoutée (croissance annuelle en %)

5,4

-6,6

-1,9

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Equatorial Guinea" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

Source : www.expert-comptable-international.info/ Novembre 2019

 

http://www.expert-comptable-international.info/fr/pays/equatorial-guinea/economie-3/

 



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3 - Gouvernance économique : La Guinée équatoriale s’engage dans la diversification de son économie

 

La crise pétrolière en cours semble venir donner une nouvelle lecture économique à la Guinée équatoriale. En effet, suite aux déséquilibres macroéconomiques consécutifs à la baisse importante des cours du pétrole, amorcée depuis 2014, le pays se dit désormais prêt pour la concertation sur la diversification économique, en partenariat avec la Commission économique pour l'Afrique (CEA). Lors du dialogue de haut niveau qui s’est tenu à Malabo le 12 juillet dernier, les membres du gouvernement, technocrates publics, acteurs du secteur privé et acteurs non étatiques ont convenu avec les responsables de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), que les difficultés macroéconomiques du pays, liées à la chute des cours du pétrole, doivent inspirer au pays l’industrialisation et la diversification de sa base de production comme alternatives sûres pour le développement durable.

 

Selon la CEA, cet engagement découle d’une mission de cadrage en Guinée équatoriale pour une concertation politique de haut niveau sur la diversification de l’économie, conjointement organisée par le ministère des Finances, de l’Economie et de la Planification du pays, et le Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale. Au cours de cette mission, les experts ont également appelé à la poursuite d’une politique industrielle dynamique et même « agressive », continue et évolutive, et à l’acquisition des technologies requises pour la transformation des produits sur place.


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Un auditoire fort de 100 experts nationaux, issus de l’ensemble des ministères et des agences en charge du développement dans le pays, du secteur privé et de la société civile, a systématiquement passé en revue les raisons des balbutiements de la « Vision pour l’émergence à l’horizon 2020 » de la Guinée équatoriale, et les actions à mener pour la promouvoir. Il a ainsi été noté qu’avec l’avènement du pétrole au début des années 1990, le pays s’est rapidement engagé dans la révolution infrastructurelle qui devait être suivie par la diversification économique et la promotion des secteurs productifs. Ce deuxième segment a été mis hors course en raison du ralentissement des cours du pétrole, qui constituait l’essentiel des recettes budgétaires, appelant ainsi à une révision et à un recalibrage de la vision.

 

Le chef de la mission, Antonio Pedro, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale, a présenté de manière détaillée les contours de la diversification économique. « C’est pendant les périodes de ralentissement des cours des matières premières que les mesures contre-cycliques doivent être prises, parce qu’il devient alors évident pour tout le monde qu’un modèle de croissance tiré par les exportations et basé sur l’exportation des produits bruts expose les pays aux chocs externes », a-t-il souligné.


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De l’autre côté, les participants au débat se sont associés aux réflexions de la CEA, selon lesquelles, le succès d’une politique industrielle requiert une approche pragmatique du développement, avec un solide pôle de coordination de l’industrialisation et de la diversification, contrôlé par les plus hautes autorités de l’Etat ; un gouvernement qui s’engage dans des partenariats avec les populations, mais qui a également la clairvoyance de créer l’environnement propice nécessaire pour la prospérité des affaires, garantit aux investisseurs la sécurité judiciaire et capitalise sur les avantages comparatifs locaux.

 

Des discussions ont aussi eu lieu avec les membres du gouvernement, qui ont eu des sessions spéciales avec l’équipe de la CEA. Ces échanges portaient sur la voie pratique à suivre par le pays. Ainsi, au terme de ce dialogue, le conseiller technique à la présidence, Rafael Tung Nsue Bilogo, a promis de porter les recommandations des débats aux plus hautes autorités de l’Etat pour appropriation et prise en compte dans les politiques et actions orientées vers la diversification de l’économie. Pour le coordonnateur résident du système des Nations unies dans le pays, Coumba Mar Gadio : « l’engagement de la CEA à accompagner la Guinée équatoriale dans la voie de la diversification arrive à point nommé. Cette synergie sera développée avec les autres agences des Nations unies, avec les actions nécessaires pour fournir un appui consolidé au pays ».

 

Stéphane Billé/ Date de création: 18 juillet 2018/ Dernière modification le: 18 juillet 2018/ (Agence Ecofin) -

 

https://www.agenceecofin.com/gouvernance-economique/1807-58716-la-guinee-equatoriale-s-engage-dans-la-diversification-de-son-economie/

 

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4 – Hydrocarbures/ Exploration/ Guinée équatoriale : Kosmos Energy découvre du pétrole dans le bloc offshore S

 

En Guinée équatoriale, le pétrolier américain Kosmos Energy a annoncé la découverte d’un important gisement d’or noir dans le bloc offshore S, à travers le puits d’exploration S-5. L’annonce a été confirmée par le ministre du pétrole, Gabriel Obiang Lima. Le puits S-5 a été foré à une profondeur de 4 400 mètres et a permis d’entrer en contact avec un intervalle chargé d’huile de 39 mètres, dans un réservoir du Santonien. Des travaux sont en cours pour déterminer l'étendue de la découverte et le calendrier de la phase de développement, note la firme qui, en Mauritanie, vient de mettre la main sur le plus gros gisement de gaz naturel en eaux profondes de l’année. S-5 est le premier puits d’une campagne de forages qui devrait se poursuivre jusqu’à l’année prochaine.


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« Cette découverte confirme la validité de notre stratégie de remplacement des réserves pétrolières par l'exploration de bassins très prometteurs comme le Rio Muni », s’est-elle ravie.

 

Le pays fait actuellement face à une arrivée à maturité de ses plus importants gisements en production, ce qui a donné lieu à un recul de la production, ces dernières années. Le gouvernement s’est engagé à attirer des investisseurs pour renouveler les réserves et relancer la production. Un appel d’offres international a même été lancé, il y a quelques mois. Le bloc S, au même titre que les blocs EG-21, EG-24 et W, est adjacent aux périmètres producteurs Ceiba et Okumé et tous appartiennent à la société. Kosmos est l’opérateur du site avec une participation de 40%. Ses autres partenaires sont Trident Energy (40%) et la société publique du pétrole de la Guinée équatoriale (20%).

 

Olivier de Souza/ Date de création: 04 novembre 2019/ Dernière modification le: 04 novembre 2019/ Agence Ecofin/

 

https://www.agenceecofin.com/exploration/0411-70741-guinee-equatoriale-kosmos-energy-decouvre-du-petrole-dans-le-bloc-en-mer-s/

 

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5 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE/ Guinée équatoriale : après la crise économique, le secteur privé tente de se réinventer

 

Depuis fin 2016, les organisations patronales ont gagné en indépendance et comptent bien peser dans la nouvelle stratégie de diversification et de soutien aux petites et moyennes entreprises. Car si les grands du BTP et des hydrocarbures ont réduit la voilure, les PME, elles, tiennent bon.

Il aura fallu une crise économique et son lot de réduction d’activité, de fermetures d’entreprises et de licenciements pour redécouvrir les vertus des PME. Depuis deux ans, ce sont les opérateurs des filières pétrolières et, surtout, du BTP, la plupart à capitaux majoritairement étrangers, qui ont le plus souffert de la conjoncture ; la forte contraction des ressources dans le budget de l’État, liée à la baisse des cours mondiaux des hydrocarbures, a en effet entraîné un sérieux ralentissement des chantiers d’infrastructures, voire le gel de certains d’entre eux.

 

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Renaissance du patronat

Les PME ont en revanche mieux résisté, même si elles ont évidemment été fragilisées. D’où la nécessité de consolider le tissu existant et de favoriser la création de nouvelles sociétés privées, avec l’objectif de donner corps à la diversification de l’économie en s’appuyant avant tout sur les entrepreneurs locaux. « La diversification se fera surtout avec des Équato-Guinéens, qui doivent créer des activités et s’impliquer dans la gestion des infrastructures réalisées. Chez nous, l’esprit d’entreprise est limité. Il faut le stimuler », reconnaît Mariola Bindang Obiang, la directrice générale de Holding Guinée équatoriale 2020.

Conscients des enjeux, les acteurs du secteur privé sont désormais plus nombreux à revendiquer leur rôle dans le développement du pays et à vouloir se faire entendre des pouvoirs publics. De son côté, l’État se montre plus réceptif, et les ministres beaucoup plus accessibles qu’il y a encore quelques mois.

 

NOUS AVONS RECONSTITUÉ LA FONCTION DU PATRONAT. IL FAUT QUE L’ÉTAT NOUS LAISSE NOUS ORGANISER

 

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Chapeauté pendant des années par l’État, le patronat a refait surface en tant qu’entité indépendante en novembre 2016, au plus fort de la crise. En effet, la Patronale (créée en 1988), dont le président était jusqu’à présent nommé par l’État, a pu enfin choisir ses représentants. « Nous avons reconstitué la fonction du patronat. Il faut que l’État nous laisse nous organiser », explique Don Basilio Tomas Efa Mangue, son président.

 

Parmi ses actions en cours figure l’élaboration d’un listing des entreprises équato-guinéennes, qui seront classées par régions, secteurs d’activité et origine du capital. Des fiches d’enregistrement comportant diverses informations ont été envoyées à toutes les sociétés du pays pour faire un état des lieux. Fin 2017, quand elle aura une meilleure visibilité du secteur privé, la Patronale tiendra une assemblée générale pour lancer des initiatives.

 

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La chambre de commerce évolue aussi

D’autres groupements émergent, tel le Consortium équato-guinéen d’entreprises (Cegem), créé le 25 novembre 2016. « Nous rassemblons 40 membres, surtout issus du secteur des services, précise Benjamin Evita Oma, son secrétaire général. Notre rôle est d’informer et d’aider les dirigeants d’entreprise à se professionnaliser et à s’organiser. » Plus sectoriel, plus informel, mais tout aussi mobilisé, le Club des hôteliers et des restaurateurs tente de trouver des solutions à la crise et de relancer le tourisme.

 

Enfin, la Chambre de commerce (CC, créée en 1923), divisée en deux entités – la CC de la région continentale et celle de Bioko, qui coordonne l’ensemble –, est également en pleine évolution. Outre de nouveaux statuts adoptés en septembre 2016, elle multiplie ses participations aux foires internationales, dont celle de Dakar en novembre, et a développé les offres de formations proposées à ses membres (techniques agricoles, qualité des intrants, gestion d’entreprise, etc.). « Nous avons élaboré un plan de travail pour orienter les femmes et les jeunes vers les secteurs dans lesquels l’économie se diversifie », ajoute Gregorio Boho Camo, le président de la CC et de la chambre de Bioko.


À la suite d’un accord signé en avril 2016 entre le vice-président de la République, Ignacio Milam Tang, et le vice-président de la Confédération des entreprises de la communauté des pays de langue portugaise (CPLP), Mario Costa, l’Institut de certification et de formation de la CPLP a été créé, dont l’installation à Malabo a été confiée à la CC de Bioko. Cette dernière a réceptionné en février 2017 tous les équipements du laboratoire et, à la demande du chef de l’État, une deuxième structure a même été achetée pour la région continentale. Une fois l’installation du matériel sur les deux sites et la formation de leur personnel (par des techniciens portugais) achevées, l’institut pourra fonctionner, à partir de la fin mai.

 

POUR LES ORGANISMES CONSULAIRES ET LES ASSOCIATIONS PATRONALES, DIVERS OBSTACLES FREINENT ENCORE L’ESSOR DU PRIVÉ

 

Chargé de contrôler la qualité des produits importés et exportés, il devrait renforcer les relations d’affaires entre la Guinée équatoriale et les États membres de la CPLP, notamment en certifiant les produits agricoles équato-guinéens destinés aux marchés étrangers et en apportant aux exploitants des formations qui leur permettront d’augmenter les rendements et la productivité, de développer leurs activités, mais aussi d’apprendre le portugais.

 

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Collaboration public-privé

Le réveil du patronat ne s’arrête pas là. Sous son impulsion, la concertation entre secteur public et secteur privé se structure. « Nous avons eu deux réunions avec le ministère du Travail, du Développement de l’emploi et de la Sécurité sociale, celui des Finances et du Budget, ainsi que celui des Affaires sociales et de la Promotion de la femme. Si l’État nous écoute, le reste ira de soi », assure Basilio Tomas Efa. Pour les organismes consulaires et les associations patronales, s’il ne fait pas de doute que le pays a un fort potentiel de développement dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture, le tourisme et les services, divers obstacles freinent encore l’essor du privé.

 

SI LE PRIVÉ MONTE DES PROJETS SÉRIEUX, L’ÉTAT L’APPUIERA ET LES BANQUES SUIVRONT

 

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En effet, en dépit des mesures prises en faveur de l’investissement (avantages fiscaux, réduction des délais de création d’une entreprise, etc.), l’information circule mal, le marché, trop encadré, doit être libéralisé. Quant aux financements, il faut les adapter aux besoins des entreprises locales. Les prêts octroyés par les banques locales le sont à court terme et à des taux élevés. Des banques chinoises, aux conditions plus souples, pourraient-elles apporter de nouvelles solutions ? Pour le Cegem, la balle est bel et bien dans le camp du secteur privé. « Si le privé monte des projets sérieux, l’État l’appuiera et les banques suivront », assure Benjamin Evita Om

 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 31 mai 2017/ Par Muriel Devey Malu-Malu/ Mis à jour le 09 janvier 2018/

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/440446/economie/guinee-equatoriale-apres-crise-grand-reveil-secteur-prive/

 

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