Publié le : 02-12-2019 à 13:54:32 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

GUINEE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : la Guinée, ses équations politiques et ses perspectives économique et sociale



« GUINÉE/ Economie, perspectives politique et sociale : Premier pays africain à prendre son indépendance de la France, le pays a célébré, fin 2018, les soixante ans de cette dernière. Alpha Condé a été le premier président démocratiquement élu du pays en 2010. Les réformes économiques et sociales, entreprises depuis, ont permis une nette amélioration du climat des affaires qui se classe 152e au Doing Business en 2019 (plus 11 places par rapport à 2017).

Cependant, le manque d’infrastructures énergétiques et les nombreux délestages ont provoqué des troubles dans certaines villes en 2018 qui pourraient réapparaître en cas de répétition de ces phénomènes. Le mécontentement social est de plus en plus visible et les déclarations floues d’Alpha Condé quant à sa possible candidature à un troisième mandat en 2020, qui serait pourtant contraire à la constitution, pourraient aggraver la situation. »

 

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1 - GUINÉE : Economie, perspectives politique et sociale

 

_ POPULATION : 13,0 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT790 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2016

2017

2018 (e)

2019 (p)

Croissance PIB (%)

10,5

8,2

5,8

5,9

Inflation (moyenne annuelle, %)

8,3

8,9

9,6

9,2

Solde public * / PIB (%)

-0,1

-2,1

-2,2

-2,2

Solde courant / PIB (%)

-31,1

-6,9

-21,0

-15,9

Dette publique / PIB (%)

39,8

37,2

40,3

43,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dons inclus.

 

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_ POINTS FORTS

·         Un tiers des réserves mondiales de bauxite

·         Gisements de fer, d’or, de diamant, d’uranium et de pétrole encore largement inexploités

·         Potentiel hydro-électrique important

·         Amélioration graduelle du climat des affaires par des efforts de réformes

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Dépendance aux cours des produits miniers et de l’énergie

·         Dépendance à la demande chinoise de bauxite

·         Manque d’infrastructures, notamment dans le secteur électrique

·         Environnement des affaires difficile

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

Les grands projets d’investissement tirent la croissance

Après deux années de forte croissance, résultant d’un phénomène de rattrapage consécutif à une année 2015 difficile (notamment en raison de la maladie Ebola), la croissance a nettement ralenti en 2018. Elle restera, malgré tout, vigoureuse en 2019 et devrait être portée par l’investissement (public et privé) et la production minière (bauxite). Le Plan national de développement économique et social (PNDES), dont le financement, négocié fin 2017, s’appuie notamment sur de nombreux PPP, a pour vocation de combler le déficit infrastructurel du pays et s’étendra jusqu’en 2020. 


L’un des secteurs visés est celui de l’énergie, avec comme objectif un taux d’accès à l’électricité de 35 % en 2020 et de 100 % en 2030 (contre 29 % en 2015) grâce au programme national d’amélioration de l’accès à l’électricité. Quatre projets de barrages sont prévus dont le plus important, celui de Souapiti, devrait permettre une production de plus de 500 mégawatts (contre 773,97 MW dans tout le pays aujourd’hui). Bénéficiant de plus d’un milliard de financement chinois et construit par China International Water and Electric Corporation, il devrait être terminé d’ici début 2020.


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L’énergie est un secteur stratégique pour le pays. D’abord, il participe au fonctionnement des mines, ce qui a causé, en 2018, des délestages dans certaines villes guinéennes (notamment Siguiri). Ensuite, il est indispensable au projet gouvernemental de transformation de la bauxite en alumine (dont le prix à l’exportation est environ 12 fois plus élevé). Neuf projets de transformation de bauxite en alumine et un d’alumine en aluminium sont à l’étude. La production de bauxite devrait encore croître en 2019 avec la pleine production de la mine Bel Air (exploitée par Alufer), faisant du pays le troisième exportateur mondial.

 

De manière plus générale, la production minière, très diversifiée (or, diamant, fer), devrait soutenir la croissance. La création d’emplois dans ce secteur (environ 10 000 pour un seul projet de raffinerie d’alumine et de voie de chemin de fer à Dapilon, dans la région de Kobé) ainsi que la hausse des rendements et le développement de la transformation agricole devraient soutenir l’expansion économique par le canal de la consommation privée. Malgré tout, celle-ci souffre toujours de la forte inflation, notamment causée par la hausse des prix des produits d’alimentation.

 

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_ Les nombreux projets pénalisent le compte courant

Le solde budgétaire devrait rester dans le rouge en 2019. Le niveau des dons (légèrement supérieur à 1 % du PIB) permet d’atténuer son déficit. Le gouvernement, qui mise beaucoup sur le secteur privé pour financer les investissements infrastructurels devra, malgré tout, participer à l’effort de financement en augmentant le niveau des dépenses d’investissement (qui représenteront environ 7,5 % du PIB). Moins pénalisées par les besoins sécuritaires que certains de ses voisins, les dépenses courantes du pays devraient connaître un léger recul et se maintenir à 11 % du PIB.

 

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L’année 2019 devrait permettre une réduction du déficit courant, bien que toujours important. La réduction prévue de plus de 6 % du PIB du déficit de la balance commerciale sera portée par les exportations minières (plus de 90 % des exportations). De l’autre côté, le maintien des prix du pétrole à un niveau relativement élevé devrait être compensé par la réduction des importations des biens d’équipement, l’approvisionnement du matériel de construction du barrage de Souapiti ayant été réalisé en 2018. Pour la même raison, la balance des services va aussi s’améliorer. À l’inverse, la hausse de la production des mines, exploitées par des compagnies étrangères, va dégrader la balance des revenus, mais son poids dans le PIB est trop faible (environ 7 %) pour empêcher l’amélioration de la balance courante.

 

Le financement du déficit courant continuera d’être effectué par des prêts-projets publics et des investissements privés, principalement des IDE, mais qui devrait considérablement se réduire par rapport à une année 2018 très faste en projets. La tendance haussière des réserves de change (légèrement plus de 3,5 mois de couverture d’importations) devrait se poursuivre en 2019. La pression sur le taux de change pourrait donc se réduire, et la valeur du franc guinéen se stabiliser.

 

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. 60 ans après l’indépendance, la difficile route vers une démocratie apaisée

Premier pays africain à prendre son indépendance de la France, le pays a célébré, fin 2018, les soixante ans de cette dernière. Les cérémonies se sont tenues dans le stade du 28-Septembre, lieu où, à la même date, en 2009, la junte militaire faisait 150 morts lors d’un meeting de l’opposition, symbole d’une situation politique encore fragile. Alpha Condé a été le premier président démocratiquement élu du pays en 2010. Les réformes économiques et sociales, entreprises depuis, ont permis une nette amélioration du climat des affaires qui se classe 152e au Doing Business en 2019 (plus 11 places par rapport à 2017).

 

Cependant, le manque d’infrastructures énergétiques et les nombreux délestages ont provoqué des troubles dans certaines villes en 2018 qui pourraient réapparaître en cas de répétition de ces phénomènes. Le mécontentement social est de plus en plus visible et les déclarations floues d’Alpha Condé quant à sa possible candidature à un troisième mandat en 2020, qui serait pourtant contraire à la constitution, pourraient aggraver la situation.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Guinee/

 

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2 – MINES/ Guinée : des filières minières à plusieurs vitesses

 

Si la production de bauxite en Guinée explose grâce à la présence de nouveaux acteurs, celle de l’or stagne, et le gouvernement doit encore débloquer le mégaprojet de fer de Simandou. C’est une réconciliation à laquelle peu de gens s’attendaient à Conakry. Après une médiation de Nicolas Sarkozy, le président guinéen, Alpha Condé, et Beny Steinmetz ont enterré la hache de guerre, le 21 février, à propos du mégagisement de fer de Simandou. Le patron franco-israélien de Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) a formellement renoncé à ses prétentions sur les blocs 1 et 2 du gisement. De son côté, Conakry abandonne ses poursuites contre l’entrepreneur, accusé d’avoir versé en 2008 des pots-de-vin à des proches de feu le président Lansana Conté pour obtenir ses licences minières. Cela devrait mettre un terme aux procédures engagées contre Steinmetz en Guinée, mais aussi en Suisse et en Israël.

 

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_ Une filière bauxite en plein boom

À la Chambre des mines de Guinée, où Beny Steinmetz traîne une réputation sulfureuse, on avoue avoir été surpris de la fin de ce différend datant de 2010. « Le dossier du Simandou est des plus stratégiques. Ce gisement recèle les plus importantes réserves de minerai à haute teneur en fer du continent. L’affaire est donc gérée au sommet de l’État, et nous n’avions pas connaissance des tractations en cours », indique un membre de la Chambre.

 

Toutefois, pour les professionnels des mines guinéens, leur industrie ne peut être résumée à ce mégaprojet, au demeurant bloqué depuis des décennies. Car si le secteur a fortement augmenté ses revenus ces trois dernières années, il le doit principalement à la filière bauxite en plein boom en Guinée maritime, dans le nord-ouest du pays, et non pas au fer encore inexploité de la Guinée forestière, dans le Sud-Est. La production de bauxite, dont on tire l’aluminium, a en effet triplé en quatre ans, de quelque 20 millions de tonnes en 2015 à près de 60 millions en 2018. L’an dernier, la hausse a été de 31 %. Cela grâce, d’une part, à l’entrée en production de nouveaux acteurs, chinois notamment, et, d’autre part, à une optimisation de la logistique.

 

En première ligne : la Société minière de Boké (SMB). Ce consortium sino-­guinéen qui a démarré en 2016 explique une bonne part de cette croissance, avec 42 millions de tonnes produites en 2018. Cet essor a été rendu possible par la mise en place d’une logistique fluviale efficace sur le rio Nunez, que descendent ses barges chargées de bauxite pour son client et actionnaire chinois Shandong WeiQiao.

 

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_ Multiplications des acteurs et des projets

« Notre consortium a pu démarrer puis accroître sa production de manière exponentielle parce qu’il n’a pas manqué la fenêtre de tir apparue en 2014 », explique Frédéric Bouzigues. Le directeur général de la SMB énumère : « Des prix élevés, un soutien financier de la Chine, dont les fournisseurs habituels – l’Indonésie et la Malaisie – ont interdit l’exportation de bauxite non transformée, et l’appui des autorités guinéennes, ouvertes à de nouveaux investisseurs. »

 

Dans le sillage de ce projet d’envergure, d’autres acteurs accélèrent la cadence, notamment grâce à une mutualisation du chemin de fer de la Compagnie des bauxites de Guinée (filiale de Rio Tinto et d’Alcan). L’opérateur historique de la région de Boké doit désormais partager la ligne avec le projet de Dian-Dian de Rusal, démarré en 2018, et, demain, avec Guinea Alumina Corporation (filiale d’Emirates Global Aluminium), qui devrait commencer à exporter en 2019.

 

Plus au sud, dans la région de Boffa, les projets des chinois TBEA et Chinalco progressent eux aussi, quoique plus lentement. « Dans la bauxite, nous allons connaître une croissance de notre production au même rythme en 2019 et en 2020. Notre objectif est de devenir le premier exportateur du monde. Nous sommes déjà au coude-à-coude avec la Chine, derrière l’Australie, leader mondial », assure le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba.

 

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_ L’or stagne

L’essor incontestable de la filière bauxite a tiré la croissance du PIB guinéen, qui a dépassé 7 % en moyenne ces trois dernières années, selon la Banque centrale. Il a également dopé les recettes minières de l’État, passées de 293 millions de dollars en 2015 à 355 millions en 2018. Mais ce boom minier n’a pas été observé dans la production d’or de la Haute-Guinée (Centre), qui est stable avec 16,6 tonnes pour les industriels (principalement AngloGold et Norgold) et 10,1 tonnes extraites artisanalement en 2018. Quant à la production industrielle de diamant, elle a fortement baissé, de près de 12 000 carats à environ 1 000, entre 2015 et 2018.

 


 

_ Grogne sociale

Toutefois, cette expansion n’a pas été suffisamment accompagnée au niveau local. Les populations de la région de Boké vivant à proximité des exploitations ont souvent le sentiment d’avoir été oubliées par l’État (manque de travail, d’eau, d’électricité…). Ce qui a entraîné plusieurs manifestations en 2017 et en 2018, dégénérant parfois en violences, avec blocages de sites et dégradations de bâtiments publics. « Il nous a fallu du temps pour installer les instances permettant d’accroître l’impact local du développement minier », reconnaît Abdoulaye Magassouba. « Nous voulions être sûrs de l’adhésion des populations et attendions également que les maires – élus en 2017 mais installés en 2018 – soient en place.

 

Par conséquent, le Fonds national de développement local (FNDL), qui représente 15 % des recettes publiques minières, et le Fonds de développement économique local (Fodel, 0,5 % des recettes, versées directement sur place), ne sont lancés que maintenant », explique le ministre, qui jouit d’une bonne réputation parmi les professionnels (lire ci-dessous). Cette redistribution est très attendue à Boké, où la SMB compte verser au Fodel régional environ 4 millions de dollars, déjà provisionnés pour les trois derniers exercices. 


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Après la réconciliation entre Alpha Condé et Beny Steinmetz, Abdoulaye Magassouba affirme être en meilleure posture pour trouver des partenaires enfin capables de concrétiser ce projet. Avec 20 milliards de dollars d’investissements nécessaires, dont les deux tiers pour les infrastructures ferroviaires et portuaires, il attend depuis plus de vingt ans son entrée en exploitation. « Maintenant que les blocs 1 et 2 sont revenus dans le giron de l’État, nous ne nous interdisons rien, y compris de trouver un accord avec un seul et même consortium pour les quatre blocs : ceux récupérés de BSGR, ainsi que les blocs 3 et 4, encore détenus par Chinalco et Rio Tinto (qui souhaite sortir du projet) », précise le ministre. 

 

Pour Abdoulaye Magassouba, l’appétit pour un minerai à haute teneur en fer, actuellement plus important que jamais sur les marchés, est favorable au Simandou. À la Chambre des mines, on est plus circonspect, mais on espère que les avancées dans la filière bauxite, tant sur le plan de la mutualisation des infrastructures logistiques que sur celui de la gouvernance, ouvriront la voie à un nouveau boom minier, cette fois-ci dans le fer. Rio Tinto tablait auparavant sur 100 millions de tonnes de fer annuelles au Simandou (plus de 7 milliards de dollars au cours actuel) pendant quarante ans. Si un nouveau consortium reprend l’ensemble des blocs du mégagisement, il pourrait entraîner à sa suite un nouvel essor économique à partir d’une autre région minière que celle de la bauxite, ce qui permettrait aussi un rééquilibrage géographique de l’économie du pays.

 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 16 mars 2019/ Par Christophe Le Bec/ Mis à jour le 12 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/746657/economie/guinee-des-filieres-minieres-a-plusieurs-vitesses/

 

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3 - Exploration du pétrole : la Guinée accuse du retard par rapport au Sénégal et à la Mauritanie

 

Après une allocation budgétaire de 5 milliards GNF dans la loi de finances rectificatives de 2018, le département des Hydrocarbures sera doté, pour l’exercice 2019, d’une enveloppe de 10 milliards 703 millions 146 mille GNF. Dans son intervention, Zakaria Koulibaly a rappelé que la Guinée partage le même bassin géologique que le Sénégal et la Mauritanie qui ont découvert le pétrole après une politique efficace de promotion et de recherche pétrolière. Ces recherches ont permis au Sénégal de réaliser 160 puits et à la Mauritanie 20 puits. Pendant ce temps, la Guinée n’a réalisé que 3 puits pendant 60 ans.

 

« Le développement de l’activité économique dans notre pays s’accompagne d’une hausse significative et soutenue des besoins en produits pétroliers dans différents secteurs  dont entre autres, les secteurs minier, énergétique, des bâtiments et travaux publics, de l’industrie, de l’agroalimentaire. L’importation et la distribution du carburant sur toute l’étendue du territoire national exigent des dépôts de stockage  plus grands et plus modernes, un réseau de stations-services  plus dense et mieux réparti, et des parcs de camions citernes plus fournis, tous répondant aux impératifs des normes sécuritaires et environnementales », a-t-il fait remarquer.


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Créé le 25 mai 2018, le ministère des Hydrocarbures a pour missions principales, la sécurisation et la stabilisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers ; le développement de la recherche on-shore et offshore ; le développement de l’utilisation du gaz butane dans les ménages ; l’évaluation du potentiel en hydrocarbures de la Guinée ; la construction d’un centre de données sismiques en vue de la promotion pétrolière en Guinée.

 

Le département devra également veiller au respect des règles de concurrence dans le secteur pétrolier ;  réaliser une étude de faisabilité dans la perspective de la délocalisation du dépôt pétrolier de la société générale des pétroles (SGP) situé dans la commune de Kaloum. Faire évoluer les normes et les spécifications des produits pétroliers importés en Guinée est une autre mission qui a été assignée au ministère des Hydrocarbures. Il faut rappeler que c’est le site de Moribayah, dans la sous-préfecture de Maféreinyah, à Forécariah, qui a été retenu pour abriter le dépôt pétrolier SGP. Ce choix est justifié par le fait que Moribayah est jugé plus potentiel et plus optimal en affiche de coût estimatif de réalisation, au dépens de la localité de Makhinsi, dans la préfecture Boffa.

 

Par Alhassane Bah/ décembre 16, 2018

 

https://www.guineenews.org/exploration-du-petrole-la-guinee-accuse-du-retard-par-rapport-au-senegal-et-a-la-mauritanie/

 

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4 – POLITIQUE/ Guinée : des milliers de personnes de nouveau dans la rue « contre un troisième mandat » d’Alpha Condé

 

Des milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 24 octobre dans les rues de Conakry contre une réforme constitutionnelle qui ouvrirait la voie à une éventuelle candidature d'Alpha Condé à un troisième mandat. La manifestation, qui avait cette fois été autorisée, s'est déroulée sans heurts, sous la surveillance d'une forte présence policière. « Amoulanfe » (« ça ne passera pas ») scandaient les manifestants, ce jeudi 24 octobre, dans les rues de la capitale guinéenne. 


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Le cortège, impressionnant, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont répondu à l’appel du Front national de défense de la Constitution (FNDC) pour protester contre une réforme constitutionnelle qui ouvrirait la voie à une éventuelle candidature à un troisième mandat du président Alpha Condé. Les autorités évoquent 30 000 manifestants, les organisateurs en revendiquent 1,5 millions. Et cette fois-ci, les leaders de l’opposition avaient le champ libre, puisque les cinq maires et le gouverneur de la ville de Conakry avaient autorisé la manifestation, contrairement à celles de la semaine passée, lors desquelles aucune demande formelle n’avait été déposée par les organisateurs.

 

À l’issue de deux jours d’intenses négociations avec les organisateurs, un consensus a pu être trouvé autour de l’itinéraire parti du rond-point de la Tannerie dans la haute banlieue (commune de Matoto) pour arriver à l’esplanade du Stade du 28 septembre (commune de Dixinn). Lorsque le cortège du président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, a quitté le domicile de ce dernier, aucun policier n’était visible aux alentours.

 

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_ Des slogans hostiles au pouvoir

Nombre de manifestants se sont vêtus de rouge, symbolisant, selon le FNDC, le sang des manifestants tués la semaine passée, la colère contre les arrestations et le refus d’un changement de Constitution. « Non au 3e mandat. Non au référendum. Non à une nouvelle Constitution. 2020, un autre président », pouvait-on lire sur les pancartes. « Nous sommes-là pour marquer notre opposition à un troisième mandat présidentiel, à la confiscation de nos droits, l’arrestation de Sanoh et de tous les autres membres du FNDC. Il faut que tout le monde se mobilise pour arrêter ce projet maléfique pour le pays », a précisé Baba Alimou Barry, responsable du Mouvement pour l’alternance en Guinée (MAG).

 

Dans la foule, marchait également Me Souleymane Barry, l’un des avocats des membres du FNDC condamnés mardi dernier à des peines allant d’un an à six mois d’emprisonnement ferme. « Le peuple de Guinée vient de dire non au référendum et à la dictature. De mémoire, je n’avais jamais vu une telle mobilisation, se réjouit l’avocat. Lors de ma plaidoirie au tribunal, j’ai dit que je ne demandais pas la relaxe de mes clients, car le peuple lui-même est en train de les libérer. Ce n’est pas un an qui va les effrayer ».

 

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_ « Marche funèbre du troisième mandat »

Le cortège des opposants a atteint à 15 h sa ligne d’arrivée après quatre heures de marche. « Cela fait six ans que vous m’avez pas vu manifester à Conakry. Je suis sorti aujourd’hui parce qu’il s’agit de l’avenir de la Guinée. Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques », renchérit de son côté Sidya Touré, de l’Union des forces républicaines de Guinée (UFR), qui avait juré de ne plus « monter sur le capot d’une voiture » pour manifester, avant de rallier le pouvoir au lendemain de la présidentielle de 2015. Et Cellou Dalein Diallo d’ajouter : « Nous venons d’effectuer la marche funèbre du troisième mandat. » La foule s’est ensuite dispersée, aux alentours de 16 h.

 

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_ Aucun incident majeur 

Aucun incident majeur n’a été signalé durant la marche. La délimitation, à l’aide d’un cordon sécuritaire installé sous la passerelle de Dabondy Kondébounyi n’a pas été franchie, grâce à l’effort conjugué des services de maintien d’ordre public et du comité d’organisation de la marche. Les services de sécurité, restés à la queue du peloton, se sont pour leur part cantonné à leur rôle d’encadrement. Les autres citoyens ont plus ou moins pu librement vaquer à leurs occupations même si la circulation et l’activité économique ont tourné au ralenti. Au grand marché de Madina par exemple, hormis quelques étalagistes, tous les magasins et boutiques étaient fermés.

 

25 octobre 2019/ Par Diawo Barry/ Mis à jour le 25 octobre 2019 /

 

https://www.jeuneafrique.com/847417/politique/guinee-des-milliers-de-personnes-de-nouveau-dans-la-rue-contre-un-troisieme-mandat-dalpha-conde/

 

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5 - Guinée/ Electricité : la Banque mondiale approuve un projet d’électrification visant à permettre à 600 000 personnes de bénéficier de services d’électricité nouveaux ou améliorés

  

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 50 millions de dollars à l’appui du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée visant à permettre aux populations de certaines régions du pays d’accéder plus facilement aux services d’électricité. Ce nouvel engagement représente un investissement de quatre ans financé par l’IDA et bénéficiant d’un cofinancement de l’Agence française de développement (AFD) qui porte le montant total du projet à 108,5 millions de dollars.

 

Ce projet fait partie d’une importante participation de la Banque mondiale au développement du secteur énergétique guinéen, qui inclut le projet Projet de redressement du secteur de l’électricité (50 millions de dollars approuvés en 2014 et un financement complémentaire de 25 millions de dollars autorisé en 2018) et trois projets d’interconnexion approuvés durant les trois dernières années qui permettront à la Guinée de tirer parti du marché régional naissant de l’électricité en Afrique de l’Ouest. 


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En participant au marché régional de l’électricité, la Guinée améliorera les services d’électricité au profit des Guinéens et contribuera à réduire le coût de l’électricité dans la sous-région. Le projet financera la rénovation, la densification et l’expansion des réseaux de distribution dans les zones du Grand Conakry et les villes secondaires de Kindia et Forécariah. Il permettra de créer ou d’améliorer 90 000 branchements électriques au profit de 600 000 Guinéens.

 

Le projet réduira les vols d’électricité grâce à la régularisation de branchement illégaux et dangereux ou hasardeux, et contribuera donc à améliorer la viabilité financière d’Électricité de Guinée. Par ailleurs, il testera des partenariats public-privé pour étendre les services d’électricité aux localités isolées à l’aide de mini réseaux solaires Enfin, le projet contribuera à promouvoir des possibilités d’activité économique, rendues possibles par la distribution de services d’électricité, au profit des femmes et des jeunes.

 

« Le projet arrive à point nommé en Guinée, car il donnera accès à une électricité fiable à un coût abordable et permettra à un nombre accru de Guinéens de tirer avantage des importants investissements réalisés par l’État guinéen dans la production d’électricité à la suite de la mise en exploitation du Projet hydroélectrique de Kaleta en 2015 et dans la perspective de la mise en service attendue du Projet hydroélectrique de Souapiti », se réjouit Rachidi Radji, représentante de la Banque mondiale pour la Guinée.

 

« Ce projet constitue une importante étape de la mise en œuvre du Programme national de développement de l’accès à l’électricité à moindre coût, car il introduira un dispositif institutionnel approprié et créera les capacités nécessaires au déblocage de financements complémentaires de la part d’autres bailleurs de fonds », explique Yussuf Uwamahoro, spécialiste senior en énergie.


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Le projet est aligné sur la stratégie du Gouvernement guinéen, notamment sur le Projet national 2016–2020 d’amélioration de l’accès à l’électricité, document de planification visant à accélérer l’accroissement de la disponibilité des services électriques dans le pays et à tracer la voie vers un accès universel pour l’ensemble de la population guinéenne à l’horizon 2030. Le programme a bénéficié d’un don du Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP). 

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE 15 FÉVRIER 2019/ WASHINGTON, 15 février 2019/ Contacts/ Conakry/ Mamadou Bah/ mbah3@worldbank.org

 

https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2019/02/15/guinea-world-bank-approves-electricity-project-to-provide-600000-people-with-new-or-improved-electricity-services/

 

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