Publié le : 19-01-2020 à 18:47:12 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

COTE D’IVOIRE/ ECONOMIE/ POLITIQUE : social, économie et gouvernance politique (peut-elle faire mieux que ce présent tableau d’incertitude ?)



« Côte d’Ivoire/ Politique/ Pour des élections paisibles : Le doyen du corps diplomatique a invité la Côte d’Ivoire dans toutes ses composantes à faire des élections d’octobre prochain « une occasion propice pour démontrer la vitalité politique et la maturité démocratique de ce pays à travers des élections justes, libres et transparentes, organisées dans un climat apaisé ».

Et pour y arriver, la grande famille diplomatique, a indiqué Mgr Borgia, « pense que tous les acteurs et partenaires électoraux devraient participer au travail de la commission électorale indépendante conformément à la Constitution et aux standards internationaux en matière d’élections ». »


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1 - Côte d’Ivoire/ Politique : Le Nonce apostolique prône le dialogue politique pour une élection sans peur

 

_ L’année 2020, une année d’importants et nombreux défis

Mgr Paolo Borgia s’est en outre appesanti sur les derniers évènements de l’année 2019 en Côte d’Ivoire qui, selon lui, ont suscités de grandes inquiétudes. L’année 2020, a- t- il ajouté, se présente à la Côte d’Ivoire « comme l’année d’importants et nombreux défis à relever, notamment sur le plan sécuritaire, sur le plan économique et social, sur la réconciliation, sur les réformes constitutionnelles et sur l’élection présidentielle tant attendue ». Et au regard de ces nombreux défis, pour le corps diplomatique en Côte d’Ivoire « il serait appréciable de rassurer les populations qui ne souhaitent guerre revivre les peurs des tensions politico-militaires avec le reflet néfaste des conflits parfois inter-ethniques, fragilisant la confiance et les institutions et ouvrant la voie à des formes d’autres justices ».

 

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_ Pour des élections paisibles

Le doyen du corps diplomatique a invité la Côte d’Ivoire dans toutes ses composantes à faire des élections d’octobre prochain « une occasion propice pour démontrer la vitalité politique et la maturité démocratique de ce pays à travers des élections justes, libres et transparentes, organisées dans un climat apaisé ». Et pour y arriver, la grande famille diplomatique, a indiqué Mgr Borgia, « pense que tous les acteurs et partenaires électoraux devraient participer au travail de la commission électorale indépendante conformément à la Constitution et aux standards internationaux en matière d’élections ».


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Selon les diplomates accrédités en Côte d'Ivoire, « les implications des observateurs internationaux, des diverses forces politiques et de la société civile, des ivoiriens et ivoiriennes donneront un meilleur garanti du scrutin ». Mgr Borgia a toujours au nom de ses pairs, souhaité vivement que le courage du dialogue et de la réconciliation prévalent sur les tentations d’arrogance et de vengeance, pour permettre à la Côte d’Ivoire de continuer son émergence sur le chemin de la prospérité.

 

Source : www.vaticannews.va/fr/ 11 janvier 2020/

 

https://www.vaticannews.va/fr/afrique/news/2020-01/cote-d-ivoire-presentation-de-v-ux-au-president-de-la-republiq.html/

 

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2 - COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE/ PRESIDENTIELLE 2020 : LE GOUVERNEMENT ENGAGE LE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE

 

Le Premier Ministre, Amadou Gon Coulibaly, a présidé, le 10 janvier 2020 à Abidjan, la 2ème phase du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs de la société civile sur la finalisation des travaux relatifs au code électoral. Le Chef du gouvernement a indiqué que la reprise du dialogue avec la société civile témoigne de l’engagement du gouvernement à garantir les meilleures conditions d’organisation du scrutin présidentiel de 2020. Ajoutant qu’elle offre également une occasion aux Ivoiriens de « montrer leur capacité à se parler et à se comprendre sur les sujets touchant à la vie de la Nation ».


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Le Premier Ministre a souligné l’importance des échanges avec les organisations de la société civile qui sont des partenaires naturels et privilégiés de l’Etat, en raison de leur proximité avec les populations et de leurs multiples actions en leur faveur. Après avoir instruit les participants sur l’objectif, le mode opératoire et la méthodologie devant régir les discussions, le Premier Ministre les a appelés à œuvrer pour que les travaux du comité restreint soient achevés au plus tard le 30 janvier 2020.

Au terme des échanges, le président du parlement des jeunes de Côte d’Ivoire, Vah Yao Josué, s’est dit satisfait de l’attention accordée par les participants aux propositions qui ont été faites. Il a souhaité que l’environnement pré-électoral soit apaisé. 

 

Abidjan, le 10 janvier 2020/

 

http://www.gouv.ci/_actualite-article.php?recordID=10784/

 

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3 - Côte d’Ivoire/ Reprise du dialogue politique : le PDCI-RDA et EDS entendent prendre une part active aux discussions

 

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, opposition) et la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) entendent prendre une part active au dialogue politique rouverte jeudi, entre le Gouvernement et les partis et groupements politiques de l'opposition et la société civile. "Nous voulons faire l'économie d'une nouvelle crise postélectorale en souhaitant que les échanges auxquelles nous entendons prendre une part active, soient réelles et que le nouveau code électoral soit le fruit de propositions de tous les acteurs du processus électoral ivoirien", s'est prononcé le président de EDS, Pr Georges Armand Ouégnin, lors d'une conférence de presse, coanimée avec le Secrétaire Exécutif en Chef du PDCI, Maurice Kakou Guikahué.

 

Le président de EDS, pour qui la question du cadre institutionnel qui régit les élections en Côte d’Ivoire préoccupe fortement sa plate-forme ainsi que le PDCI, s'est interrogé sur les motivations qui ont poussé le gouvernement à traité de façon précipité des question aussi importantes. « Soucieux du devenir de nos populations, nous avons fait abstraction à toutes ces entraves et nous nous sommes présenté à la table de discussion avec le gouvernement », a ajouté Georges Armand Ouégnin.

 

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De son côté, le secrétaire exécutif en chef du PDCI a réaffirmé que son parti sera présent à ces discussions. « Cette fois-ci, même s'ils nous énervent, on sera toujours là. Quelle que soit la situation, on sera là. On sera là scotché jusqu'à ce qu'on ait un consensus. Sinon on dira qu'on a fait la politique de la chaise vide. Mais même s'il n'y a pas de chaises, on sera là debout.» Tout en continuant de récuser la nouvelle CEI mise en place, M. Guikahué a foi qu’au sortir des discussions, les partis aboutiront à une CEI consensuelle. Du 24 janvier au 29 juin 2019, s’est tenue, la première phase du dialogue politique qui a abouti à la recomposition de la CEI. Cette phase a été boycottée par l’opposition significative, rappelle-t-on.

 

Lambert KOUAME/ Source : Pressecotedivoire  11/01/2020

 

http://pressecotedivoire.ci/article/4672-reprise-du-dialogue-politique-le-pdci-rda-et-eds-entendent-prendre-une-part-active-aux-discussions/

 

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4 - Ghana, Côte d'Ivoire, Indonésie : l'actualité cacao s'intensifie !

 

A quelques encablures de l'ouverture de la nouvelle campagne cacaoyère, l'actualité s'intensifie. Au Ghana, le Cocobod a signé vendredi son prêt annuel syndiqué permettant de financer ses achats de fèves aux planteurs sur la campagne à venir 2019/20. Un prêt de $ 1,3 milliard (lire nos informations Le Ghana va lever $1,3 milliard de prêts pour le cacao en 2019/20), sursouscrit, conclu à Paris avec 24 banques menées par Mitsubishi UFG Bank (MUFG), Rabobank, Natixis, Société Générale, Nedbank, et Ghana International Bank.


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"Il doit être rappelé que le remboursement de la facilité 2016/17 devait être achevé à la fin du mois d'août 2017. Cependant, le Ghana Cocoa Board a pu terminer de rembourser dès la fin du mois de juillet 2017. Parallèlement, le prêt 2018/19 a été remboursé intégralement en juillet 2019, avant la date butoir d'août 2019. Je ne suis donc pas surpris que la facilité 2019/20 ait été sursouscrite", a souligné le directeur général du Cocobod, Joseph Boahen Aidoo.  Un financement qui "contribue à maintenir les revenus de plus de 800 000 familles d'agriculteurs", a-t-il précisé.

 

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_ Des licences d'exportation à 72 entités en Côte d'Ivoire

En Côte d'Ivoire, outre  la signature des premiers contrats sur la campagne 2020/21 incorporant la prime de $ 400 la tonne de différentiel de revenu vital (DRV) (lire nos informations), le Conseil du café-cacao  (CCC) a publié jeudi la liste des 72 entreprises et coopératives ayant reçu leur licence d'exportation de café et de cacao.

 

_ Les entreprises sont : AFCOTRADE, AFCOTT CI, AFRICA SOURCING, AGRO WEST AFRICA, ASCOT, AWAHUS, BARRY CALLEBAUT (Suisse), BICAO, BEYOND BEANS COCOA, CAP SA, CARGILL COCOA SARL-U.S, CARGILL WEST AFRICA-U.S, COTE D'IVOIRE COMMODITIES, CEMOI CHCOLAT-France, CEMOI CI-France, CEMOI TRADING-France, COEX CI, COMPAGNIE CACAOYÈRE DU BANDAMA, CONDICAF, CYRIAN INTERNATIONAL, ETCI, FILDISI COCOA INDUSTRY, GPA EXPORT, GPA TRANSFORMATION, IVORY COCOA PRODUCTS, IVCAO, IVCOM, KINEDEN COMMODITIES, NESTLE CI (Switzerland), OCEAN SA, OMNIVALUE, OCP-OLAM COCOA ( Singapour), OUTSPAN-Olam (Suisse), PERFORM WORLD, PFI SARL, PLOT ENTREPRISE, PROMONT SA (Suisse), QUANG THIEN IMEX (Chine), S3C, SACC SACO- Barry Callebaut (Suisse), SOCICAF, SONEMAT, SUCAFINA, SUCDEN CI (France), SUSCOM, SUTEC, TAN IVOIRE, TAFI SA, TOUTON NEGOCE CI (France) et ZAMACOM-Ecom Trading (Suisse).

 

_ Les coopératives sont : CAADA COOP CA, CABF, CADESA, CAREPCI, CASB SCOOPS, CAY WANDA, CAYAT EXPORT, CNEK, COOP CA SOPLAD, COOPAGA COOP CA, ECAMOI, ECAMOM COOP CA, ECOOKIM, ECPAD SCOOPS, SCAA, SO.CO.DD, SCANZUE COOP CA, SCOABIA COOP CA, SOCAGC SCOOPS et SCOOPS COOPARM.

 

Rappelons que la date limite du dépôt des dossiers de demande d'agrément avait été reportée du 14 août au 30 août.

 

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_ Un prix de FCFA 1000 au planteur ? Fake news....

D'autre part, vendredi, le CCC a voulu formellement démentir par un communiqué officiel les rumeurs selon lesquelles le prix au planteur aurait d'ores et déjà été fixé à FCFA 1 000 le kilo pour la campagne à venir. "Le chef de l’Etat, SEM Alassane Ouatata, dans une interview accordée au journaliste BROU Aka Pascal et diffusée sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) le 6 août 2019, a affiché sa volonté de voir le prix du cacao augmenter progressivement pour atteindre 1000 FCFA le kg", rappelle le CCC. "Suite à cette interview, certains organes de presse et certaines personnes se sont empressés d’affirmer que le prix du cacao sera fixé à 1000 FCFA le kg pour la prochaine campagne 2019-2020. 


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Cette information est une spéculation de nature à semer la confusion dans l’esprit des acteurs de la chaîne de commercialisation du cacao, surtout celui de nos braves producteurs de cacao. Le Conseil du Café-Cacao tient à rappeler à tous, que depuis la réforme, c’est au moins 60% du prix CAF qui est servi aux producteurs. Le Conseil du Café-Cacao se réserve le droit de communiquer le prix d’achat du cacao fixé en début de campagne 2019-2020 par les canaux habituels, et demande aux acteurs de la filière de rester à l’écoute."

 

A noter que le CCC souligne qu"au moins 60% du prix CAF revient au planteur alors que, dans le cadre de la mise en place du DRV, l'objectif affiché est plutôt de 70%. 

Toujours en Côte d'Ivoire, du 27 au 30 septembre, se tiendra la 6ème Journée nationale du cacao et du chocolat qui a pour thème "Les enjeux d'un revenu décent aux producteurs de cacao".

 

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_ L'Indonésie plus que jamais importateur de fèves

Côté Asie, l'Association indonésienne du cacao (INCA) annonce aujourd'hui que les importations de fèves devraient augmenter de 5% à 10% en 2018. "Les importations continueront d'augmenter sui les rendements demeurent faibles", a expliqué à Reuters le président d'INCA, Arie Nauvel Iskandar. "J'estime que les importations seront encore énormes cette année et l'année prochaine parce que la production nationale demeure faible." La production est estimée passer de 240 000 t en 2018 à 260 000 t cette année.

 

Rappelons que l'Indonésie est le troisième broyeur mondial avec une capacité installée de 747 000 t mais utilisée seulement à 56%.  A titre de comparaison, la Côte d'Ivoire a une capacité installée de 712 000 t mais â broyé 503 000 t de fèves entre le début de la campagne le 1er octobre dernier et la fin août, soit une utilisation de 70,9% de sa capacité. Ceci est en hausse de 8,4% par rapport aux 464 000 t broyées  durant la même période la campagne dernière.

 

Notons que l'association et les autorités indonésiennes  travaillent à une feuille de route de filière intégrée du cacao.

 

Afrique de l'Ouest – Cacao/ 17 SEPTEMBRE 2019/ PAR COMMODAFRICA

 

http://www.commodafrica.com/17-09-2019-ghana-cote-divoire-indonesie-lactualite-cacao-sintensifie/

 

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5 - Économie/ Côte d'Ivoire : vers une économie plus inclusive avant 2020 ?

 

Les bénéfices de la croissance profiteront-ils mieux aux Ivoiriens avant 2020 et l'échéance électorale ? Championne des classements économiques, la Côte d'Ivoire peut se prévaloir d'une image positive, sauf que la question du bénéfice perceptible par les populations est toujours posée. « En dépit des chocs endogènes et exogènes de l'année 2017, l'économie ivoirienne a montré sa résilience et de bonnes performances économiques sont prévues pour 2018 et 2019. » Cette note, issue de la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) en Côte d'Ivoire, confirme une réalité : l'économie du pays est en bonne santé et la plupart des indicateurs sont au vert.

 

« Tous les critères de performance et les repères indicatifs pour fin juin 2018 ont été atteints, peut-on lire sur la note du FMI. Les repères structurels sur la gestion de la dette publique, le suivi des entreprises publiques, et de politique fiscale et d'administration budgétaire ont également été mis en œuvre. » Avec une croissance autour de 7 %, le pays d'Alassane Ouattara côtoie les bons élèves rwandais et éthiopien. Et l'inflation, toujours d'après le FMI, devrait rester bien en dessous de la norme de 3 % de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA).

 

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_ Champion des classements

Des chiffres qui permettent à la Côte d'Ivoire de remonter dans la plupart des classements économiques publiés en fin d'année. Le pays passe, par exemple, de la 139e à la 122e place sur les 190 nations étudiées par les économistes du Doing Business 2018. Il fait également partie du top 10 des pays les plus réformateurs en la matière. Côté gouvernance, les progrès ivoiriens ont été salués par le dernier indice Mo Ibrahim, publié en octobre : de la 41e place en 2017, le pays passe au 22e rang, la plus grande progression du classement.

Entre 2008 et 2017, la Côte d'Ivoire a, au total, gagné 12,7 points. Enfin, le rapport du Millenium Challenge Corporation (MCC) – une initiative de Washington qui vise des partenariats avec les pays ayant réalisé des performances économiques – est de bon augure pour l'économie du pays. Sur les 20 indicateurs pris en compte par les analystes américains, 14 sont au vert.

 

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_ Un bon client des bailleurs de fonds

Si le pays convainc les économistes des classements, il obtient également la confiance des plus grands bailleurs de fonds. La Banque africaine de développement (BAD) a en effet engagé au total 802 729 milliards de francs CFA en 2018, soit plus d'un milliard d'euros, pour le financement de projets inscrits au portefeuille de la Côte d'Ivoire. Quant à la Banque mondiale, elle a octroyé près de 638 milliards de francs CFA au pays cette année.

 

L'objectif : financer la mise en place de onze projets de développement, dont le plus important est celui du « Grand Abidjan » – doté d'un financement de 315 millions de dollars – en faveur d'une fluidité urbaine et de l'amélioration des activités socioéconomiques dans l'espace concerné. Deux autres programmes majeurs composent aussi le cahier des charges : le premier, d'un montant de 200 millions de dollars, pour appuyer la transformation de la noix de cajou ; le second, de 208 millions de dollars, en forme de garantie, pour apurer les arriérés du secteur énergie.

 

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_ Au-delà d'Abidjan

Sur le papier, la Côte d'Ivoire peut donc se targuer d'être un des pays les plus compétitifs du continent. « Les chiffres macro-économiques de ces dernières années indiquent que le pays a fait d'énormes progrès, grâce notamment aux grands travaux engagés dans le domaine des infrastructures publiques », confirme Bakary Traoré, analyste pour l'Afrique subsaharienne à l'OCDE. Mais le modèle ivoirien, dont la croissance est essentiellement tirée par le secteur public, a-t-il atteint ses limites ? En effet, si la Côte d'Ivoire présente de bons résultats en matière d'économie, sa population, elle, ne semble guère en profiter. La pauvreté, qui s'élève à 47 %, régresse peu et le climat social se dégrade.

 

« Il est clair qu'il faut désormais aller au-delà des grands projets, assure l'économiste. Pour que la population puisse profiter du dynamisme de son pays, la priorité, aujourd'hui, c'est de créer de l'emploi. » Et prioritairement en région. « Des projets d'investissements sont bloqués à cause de la saturation des zones industrielles concentrées à Abidjan. La Côte d'Ivoire a pourtant la chance d'avoir une dizaine de villes intermédiaires, comme Bouaké ou Korhogo, déplore Bakary Traoré. Et, d'ailleurs, seulement 26 % de la classe moyenne du pays réside dans la capitale économique. Il y a en région un véritable potentiel encore mal exploité. »


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_ Inclure les firmes privées

Si la Côte D'Ivoire veut perdurer sur la voie de la croissance, et pour contrer un éventuel essoufflement, il faudra aussi qu'elle regarde du côté du privé. « Des projets pour des partenariats sont en discussion en ce moment, notamment sous l'impulsion du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés (CNP-PPP), mis en place en 2012. « Il faut aussi que les autorités fassent un pas vers les PME. Beaucoup de firmes ont les savoir-faire, et des projets plein les cartons. Mais certaines se retrouvent bloquées, car elles n'ont pas, par exemple, accès au marché d'exportation, faute de politiques en la matière. On ne part pas de zéro, mais il faut des initiatives pour leur faciliter l'accès au marché », affirme l'analyste.

Si beaucoup d'initiatives en la matière ont été engagées, leur opérationnalisation pourrait prendre du temps... et faire perdre patience aux Ivoiriens. Le gouvernement a encore presque deux ans pour agir. Mais les nombreuses péripéties politiques qui s'annoncent pourraient le détourner de ses objectifs. Il sera alors trop tard.

 

Source : Publié le 10/01/2019 / Le Point.fr/ Par Marlène Panara/ Publié le 10/01/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/economie/cote-d-ivoire-vers-une-economie-plus-inclusive-avant-2020--10-01-2019-2284740_28.php/

 

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6 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE/ Côte d’Ivoire : les bons indicateurs économiques ne doivent pas cacher le risque d’essoufflement

 

Principaux indicateurs au vert, croissance au beau fixe. L’activité ivoirienne est l’une des plus dynamiques du continent. Mais certains secteurs clés donnent quelques signes d’essoufflement. La bonne santé de l’économie ivoirienne ne se dément pas. Le pays enchaîne les années de croissance à un rythme soutenu, et celle-ci devrait se maintenir aux alentours de 7 % dans les prochaines années. En matière de dynamisme, il se classe en Afrique juste derrière l’Éthiopie et le Rwanda. Tous les experts applaudissent.

 

Ainsi, Ruben Nizard, économiste Afrique subsaharienne chez Coface, estime que, « depuis 2011, la Côte d’Ivoire fait partie des pays les plus dynamiques du monde, avec des pointes de croissance à 10 % portées par des investissements publics réalisés prioritairement dans les infrastructures ». Bakary Traoré, économiste au Centre de développement de l’OCDE, applaudit quant à lui une inflation maîtrisée à 1,5 %, une dette contenue au-­dessous des 60 % du PIB, un déficit budgétaire en baisse plus rapide que prévu… « La stabilité macroéconomique est le domaine où le plus d’efforts a été réalisé », constate-t-il. « Il y a un véritable élan, renchérit Jacques Morisset, chef de programme de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire. Le fait qu’aucun de ses indicateurs n’aille dans la mauvaise direction prouve que tout s’améliore. »

 

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_ IL RESTE BEAUCOUP À FAIRE EN MATIÈRE DE PRODUCTIVITÉ

Est-ce parce qu’ils sont exigeants avec le bon élève ivoirien ? Tous mettent cependant un bémol à ce satisfecit : le risque d’un ralentissement à court terme en raison de la crise cacaoyère et du resserrement budgétaire. Pour l’avenir, ils soulignent la persistance de fragilités. « Il reste beaucoup à faire en matière de productivité, rappelle Jacques Morisset. Cela prendra du temps parce que la Côte d’Ivoire figure parmi les pays les moins bien classés d’Afrique en matière de développement humain. Entre 2011 et 2015, son économie a crû de 80 %, mais la pauvreté a seulement reculé de 5 points. Où est passée la richesse créée ? Le secteur agricole et rural comme l’informel urbain en ont peu profité. »

 

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_ Précarité et frustrations

Ruben Nizard déplore quant à lui que, « comme dans tant d’autres pays africains, les dividendes de la croissance ne ruissellent pas vers les populations les plus défavorisées ». Bakary Traoré enfonce le clou : « 75 % des travailleurs occupent des emplois précaires ou vulnérables. Et seulement 44 % des personnes interrogées se disent satisfaites de leurs conditions de logement. » Certes, il faut prendre patience. « Il faudra attendre une génération avant que les efforts du gouvernement en matière d’infrastructures aient un effet sur le portefeuille des ménages », analyse Jacques Morisset. 


Mais est-ce que les frustrations de ceux-ci ainsi que l’augmentation des inégalités ne se traduiront pas par une réelle impatience, par exemple par de nouvelles agitations – comme les mutineries de militaires ou les grèves des fonctionnaires de 2017 –, qui creusent les déficits budgétaires ? Est-ce que les échéances électorales et la perspective d’une transition à la tête de l’État en 2020 ne feront pas monter la tension au point de perturber sérieusement l’économie ? « Les fragilités politiques vont devenir de plus en plus présentes », reconnaît Ruben Nizard.

 

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_ À l’écoute de la diaspora

Pour remédier à la faible inclusivité de la croissance ivoirienne, il faudra jouer sur plusieurs registres : une meilleure protection sociale et une politique de redistribution plus forte et mieux ciblée en faveur des plus démunis seraient bienvenues. Une poursuite de la diversification est également indispensable, notamment pour sortir de la dépendance à l’égard du cacao. La transformation domestique de la fève demeurera en effet limitée parce que le chocolat voyage mal et crée donc peu d’emplois, à la différence de celle de l’anacarde.

 

Bakary Traoré estime que trois facteurs seront déterminants pour la pérennité de la croissance. « Il convient de permettre à l’investissement privé de prendre le relais de l’investissement public, qui a tiré la croissance jusqu’à présent, analyse-t-il. Le crédit au secteur privé doit être développé, car il ne représente que 26 % du PIB en Côte d’Ivoire, contre 70 % au Kenya. Ensuite, les revenus du gouvernement doivent être augmentés. En 2017, cela a été le cas, mais ils ne pèsent toujours que 17,4 % du PIB, contre 29,4 % en Tunisie, par exemple ! »

 

Une autre source de capitaux pourrait également être exploitée : les fonds des migrants. « La diaspora a tendance à les utiliser pour des dépenses de consommation, affirme Bakary Traoré. Elle exprime pourtant des désirs d’investissements, de l’ordre de 3 000 à 5 000 euros par an, mais elle ne trouve pas de structures fiables pour les concrétiser. Il faudrait prendre exemple sur le Ghana, l’Éthiopie ou le Maroc, qui ont créé des cellules spéciales pour informer la diaspora, l’orienter vers des produits innovants et lui assurer la sécurité. » Si elle veut poursuivre sur son élan, la Côte d’Ivoire n’en a pas fini avec les réformes.

 

Source : www.jeuneafrique.com/ RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 20 décembre 2018 / Par Alain Faujas/ Mis à jour le 20 décembre 2018 / Mis à jour 11/01/2020

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/685438/economie/cote-divoire-les-bons-indicateurs-economiques-ne-doivent-pas-cacher-le-risque-dessoufflement//

 

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7 - Perspectives économiques en Côte d'Ivoire

 

_ Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel a atteint, selon les estimations, 7,4 % en 2018, contre 7,7 % en 2017, soutenue par la demande extérieure de produits agricoles et pétroliers et par une demande intérieure accrue résultant de grands projets d’investissement et de la consommation des ménages.

L’économie a dû faire face à plusieurs chocs en 2017, dont une forte baisse des prix du cacao, une hausse des prix du pétrole et des tensions sociales. En conséquence, le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre 4,2 % du PIB avant de connaître une amélioration à un niveau estimé à 3,8 % en 2018. La dette publique a augmenté pour atteindre 48,2 % du PIB en 2018, sous l’impulsion des émissions d’euro-obligations en 2017 et 2018. Le risque de surendettement reste modéré. L’inflation a été faible, à un taux estimé à 0,5 % en 2018, contre 1,0 % en 2017. Le déficit des opérations courantes s’est creusé, passant de 1,8 % du PIB en 2017 à 2,7 % en 2018.

 

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Les perspectives économiques demeurent favorables, avec une croissance du PIB réel de 7,0 % en 2019 et de 6,9 % en 2020. Une bonne performance dans le secteur agricole maintiendra l’inflation en dessous du seuil de convergence de 3 % pour l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le déficit de la balance courante devrait se stabiliser à 2,8 % en 2019, grâce à des importations soutenues de biens d’équipement liés à des projets d’infrastructure.

 

L’économie reste vulnérable aux chocs extérieurs qui peuvent résulter d’une évolution défavorable des cours des matières premières (cacao et pétrole principalement) et de conditions climatiques défavorables. Un autre défi urgent consiste à poursuivre la croissance économique et à assurer une répartition plus équilibrée entre les secteurs, en vue de réaliser une transformation structurelle de l’économie. Pour ce faire, il faudrait améliorer la qualité des produits agricoles et moderniser le secteur industriel en vue d’activités à plus forte valeur ajoutée et à forte création d’emplois.

 

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_ Perspectives : facteurs positifs et négatifs

La Côte d’Ivoire a mis en oeuvre de nombreuses réformes dans le cadre de son Plan national de développement 2016-2020. Dans le secteur de l’énergie, les réformes ont été axées sur la soutenabilité financière du secteur, l’apurement des arriérés des producteurs indépendants et l’investissement dans la capacité de production. En conséquence, la puissance installée a augmenté de 56 % entre 2011 et 2018 pour atteindre 2 200 M W. La couverture en électricité rurale est également passée de 33 % à 54 % de la population rurale.

 

Dans le secteur agricole, les réformes se sont concentrées sur l’accélération du développement des chaînes de valeur et l’augmentation de la transformation locale des principaux produits agricoles, notamment le cacao, les noix de cajou, l’huile de palme et le caoutchouc. L’investissement a également amélioré la qualité et l’accès à l’éducation de base et aux services de santé. Mais la réduction de la pauvreté et des inégalités reste un défi. La Côte d’Ivoire est partie à la plupart des institutions continentales compétentes en matière d’intégration régionale. Historiquement, le pays a toujours été une destination importante pour l’immigration et demeure au centre de l’une des routes migratoires les plus dynamiques du continent. 


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La Côte d’Ivoire est également un important couloir de transit pour ses voisins enclavés, grâce à ses ports d’Abidjan et de San Pedro. Elle est un partenaire clé sur le marché régional de l’électricité et fait partie d’un réseau d’interconnexion électrique avec le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo et bientôt le Mali, ainsi qu’avec les pays de l’Union du fleuve Mano (Guinée, Liberia et Sierra Leone). La Côte d’Ivoire est le principal acteur des marchés financiers de l’UEMOA et abrite la bourse régionale des valeurs mobilières. Elle a également accru ses investissements dans les infrastructures énergétiques, routières et aériennes et les réseaux de télécommunication régionaux.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2019

 

https://www.afdb.org/fr/pays-afrique-de-louest-cote-divoire/perspectives-economiques-en-cote-divoire/

 

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8 - CÔTE D'IVOIRE : Economie, perspectives politique et sociale

 

_ POPULATION : 24,3 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 1 466 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2016

2017

2018(p)

2019(p)

Croissance PIB (%)

8,2

7,8

7,4

7,0

Inflation (moyenne annuelle, %)

0,7

0,8

0,6

1,4

Solde public / PIB (%)

-3,9

-4,2

-3,8

-3,2

Solde courant / PIB (%)

-1,1

-2,1

-2,7

-3,1

Dette publique / PIB (%)

47,0

46,8

48,3

47,3

(p) : prévision

 

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_ POINTS FORTS

·         Diversité des ressources : hydrocarbures, minerais (or, cuivre, fer, manganèse, bauxite) et richesses agricoles (premier producteur mondial de cacao, café, sucre, noix de cajou)

·         Infrastructures en cours de modernisation

·         Amélioration du climat des affaires et de la gouvernance

·         Renforcement de la stabilité politique

 

_ POINTS FAIBLES

·         Économie dépendante des aléas climatiques et de l’évolution des cours du cacao, principal produit d’exportation

·         Lacunes encore à combler en matière de gestion des finances publiques, d’infrastructures et d’environnement des affaires, en dépit des progrès accomplis

·         Lents progrès en matière de réconciliation nationale

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ Croissance robuste, malgré une baisse graduelle

Alors que l’effet de rattrapage post-crise politique de 2011 s’estompe, la croissance devrait continuer à baisser en 2019. Elle restera néanmoins vive, portée par les investissements. Les secteurs de la construction, des transports et de l’énergie devraient continuer à se montrer vigoureux, sous l’impulsion de l’investissement public dans les grands travaux d’infrastructures, dans le cadre du second Plan national de développement (PND 2016-2020), comme l’expansion du port autonome d’Abidjan qui se poursuivra. Les améliorations du climat des affaires et un recours accru au PPP contribueraient au soutien de l’investissement privé. Ce dernier visera notamment les secteurs de la transformation (agro-industrie en particulier) et des services (télécommunications). La croissance du secteur tertiaire sera aussi tirée par une consommation privée qui, bien qu’en perte de vitesse, devrait rester vigoureuse.

 

Malgré les probables progrès des exportations industrielles, la contribution de la balance commerciale devrait souffrir des difficultés de la filière cacao, dont les recettes représentent plus de 40 % des exportations totales. En effet, après deux saisons difficiles dans le sillage de la chute des cours de l’or brun en 2016-2017 et marquées par la procédure de liquidation judiciaire de l’un des principaux exportateurs du pays (SAF-Cacao), la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée (cacao swollen shoot virus) et la politique d’arrachage des cacaoyers malades devraient se traduire par une baisse de la production lors de la campagne du cacao 2018-2019.


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_ Poursuite de l’ajustement budgétaire, dégradation du déficit courant

En 2019, la poursuite des efforts d’ajustement dans le but d’atteindre le niveau du critère de convergence de l’UEMOA de 3 % du PIB en 2019 devrait permettre de réduire le déficit budgétaire qui s’était particulièrement creusé en 2017 à cause des conditions socio-économiques difficiles (baisse des prix du cacao, versements de primes pour répondre aux revendications sociales). L’atteinte de l’objectif passera notamment par une mobilisation accrue des recettes fiscales : le retrait graduel d’exonérations fiscales, la remise en place du droit d’enregistrement sur le cacao, l’introduction d’une taxe sur les noix de cajou ou encore l’amélioration des recettes de la TVA sont quelques-unes des mesures entreprises pour y parvenir.


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L’accélération des réformes de l’administration fiscale et douanière doit également permettre d’améliorer la mobilisation des recettes. Ces mesures s’accompagneraient d’efforts pour contenir la masse salariale et l’investissement public, avec notamment l’inscription des PPP au programme d’investissement public à compter de 2019. Les réformes du système fiscal continueront d’être soutenues par le FMI dans le cadre des programmes triennaux de la facilité élargie de crédit (FEC) et du mécanisme élargi de crédit (MEDC) dans lesquels est engagé le pays depuis fin 2016. Le niveau de la dette publique demeure modéré, en deçà notamment de la norme de l’UEMOA de 70 %, et les indicateurs de soutenabilité et de liquidité indiquent un risque de surendettement mesuré.

 

Le déficit de la balance des transactions courantes devrait se dégrader en 2019 dans le sillage de la détérioration de l’excédent commercial. Ce dernier devrait principalement souffrir d’un repli des exportations de l’or brun et, surtout, de la croissance des importations de consommation et d’investissement, tirées par le dynamisme de la demande interne. Les déficits des comptes des services, des transferts et des revenus, relativement stables continueront de faire pencher la balance courante dans le rouge. Malgré cette détérioration, les prêts projets et les IDE devraient permettre de financer ce déficit.

 

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_ La scène politique mobilisée par les élections présidentielles 2020

Si la réélection sans heurts du président Alassane Ouattara en 2015 a témoigné d’une certaine normalisation du climat politique après les violences qui avaient suivi l’élection 2010, la stabilité politique du pays affiche quelques signes de fragilité à l’approche des élections 2020. Des déclarations ambiguës sur les intentions de M. Ouattara de se présenter pour un troisième mandat, en principe interdit par la Constitution de 2016, ont provoqué de vives réactions et, malgré les démentis qui s’en sont suivis, ont attisé les tensions entourant la succession du président.

Le retrait du Parti démocratique de la Côte d’Ivoire et de son chef de file, l’ex-président Henri Konan Bédié (1993-1999) du parti unifié, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, lancé en juillet 2018 par Alassane Ouattara dans l’optique des élections présidentielles, met notamment en exergue l’intensification des querelles politiques.


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En août 2018, la libération de Simone Gbagbo, vice-présidente du Front populaire ivoirien et femme de l’ex-président Laurent Gbagbo (2000-2010) encore incarcéré par la CPI au moment de l’écriture, a ravivé les ambitions de son parti, ouvrant ainsi la voie à une lutte entre les trois forces politiques qui se disputent le pouvoir depuis trois décennies lors des présidentielles 2020. Dans le même temps, alors qu’une partie de la population estime ne pas recevoir les dividendes de la robuste croissance connue par le pays depuis 2012, les mutineries au sein de l’armée et les nombreuses grèves de fonctionnaires qui avaient éclaté en 2017 ont témoigné d’un climat social tendu. Les évènements des dernières années constituent des rappels que la réconciliation nationale post-2011 est toujours en cours.

 

Source : www.coface.com/fr/ Dernière mise à jour : février 2019

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Cote-d-Ivoire/

 

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9 - La Côte d'Ivoire va doubler sa production de pétrole en 2020

 

La Côte d'Ivoire compte à peu près doubler sa production de pétrole et de gaz d'ici 2020 en tentant notamment d'attirer des investissements étrangers dans l'exploration offshore dans le golfe de Guinée, a déclaré mercredi le directeur général de la compagnie publique ivoirienne d'hydrocarbures, Petroci.


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Aujourd’hui, nous avons environ 60 blocs. Nous en avons attribué une vingtaine, a dit Ibrahima Diaby en marge d’une conférence sur l’énergie à Yamoussoukro. Avec l’exploration actuelle, notre ambition est d’atteindre 200.000 BOE (barils équivalent pétrole) en 2020, a-t-il ajouté. C’est environ deux fois plus que la production actuelle. Parmi les compagnies effectuant actuellement ou préparant de l’exploration en Côte d’Ivoire figurent Total, Exxon Mobil, Anadarko et Tullow Oil.

 

Source: Reuter/ Janvier 2019/

 

http://www.petroci.ci/article-detail/1/29/la-cote-d-ivoire-va-doubler-sa-production-de-petrole-en-2020/

 

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10 - COTE D’IVOIRE/ ENERGIE : les ambitions régionales de la Côte d’Ivoire

 

La Côte d’Ivoire compte bien amplifier sa capacité énergétique d’ici 2020 tout en se tournant de plus en plus vers les énergies renouvelables.

La Côte d’Ivoire persévère dans son ambition d’éclairer toute la région. Dans le cadre du programme de renforcement du parc électrique qu’il a lancé en 2011 pour passer d’une puissance installée de 2 000 mégawatts (MW) à 4 000 MW à l’horizon 2020, le pays mise sur une réorganisation du mix énergétique en développant l’hydraulique et le renouvelable pour réduire la part du thermique (charbon, gaz ou pétrole), lequel reste prédominant (plus de 80 % du parc actuel).

 

De 2011 à 2017, le pays a investi 7 000 milliards de F CFA (plus de 10 milliards d’euros) dans le secteur, selon les données du ministère de l’Énergie. Il exporte déjà de l’électricité au Ghana, au Burkina Faso, au Mali, au Togo et au Bénin. La stratégie du pays est d’étendre les exportations vers la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia. Afin de relier la Côte d’Ivoire aux trois pays, la construction d’une ligne à haute tension de 1 400 km est en projet, dont le coût a été estimé à 211,87 milliards de F CFA.

 

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_ La transition énergétique entamée

En attendant, d’ici à 2020, le gouvernement souhaite accélérer la restructuration du mix énergétique pour réduire la part des énergies fossiles à 66 % et, dans le même temps, augmenter à 34 % (contre 1 % à la fin de 2016) la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité. En matière de renouvelable, tous les projets sont portés par le secteur privé via des partenariats public-privé dans lesquels l’État s’engage à acheter l’électricité qui sera produite.

 

Plusieurs chantiers ont été engagés, dont le plus emblématique est la construction de la centrale à biomasse de palmiers dans la région d’Aboisso (Sud-Est, proche du Ghana), qui devrait entrer en service au premier semestre 2019, avec une puissance installée de 66 MW. À Abidjan, la livraison d’une centrale au biogaz (produit à partir de déchets ménagers) d’une capacité de 8,5 MW est également prévue pour 2019.

 

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Dans la filière solaire, le gouvernement travaille sur deux projets de centrale, l’une d’une puissance de 20 MW à Korhogo, l’autre de 50 MW, dans la région du Poro (Nord). Toujours dans le septentrion ivoirien, dans la région de Boundiali, une unité de production d’électricité à partir de résidus de coton est également en projet, un investissement estimé à 21 milliards de F CFA pour une capacité de 25 MW. Enfin, dans le Centre-Ouest, cœur de la production cacaoyère, c’est la biomasse de cacao qui pourrait servir de combustible pour une centrale de 20 MW, dont le coût est évalué à 21 milliards de F CFA. Encore à l’étude, cette dernière ne verra a priori pas le jour avant 2020.

 

Source : https://www.jeuneafrique.com/ RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 26 juillet 2017/ Par Baudelaire Mieu

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/457341/economie/energie-les-ambitions-regionales-de-la-cote-divoire/

 

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