Publié le : 17-02-2020 à 16:31:58 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

LIBYE/ CENTRAFRIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : Economie et perspectives socio-politiques en temps de guerre ou d’instabilité

 

« Centrafrique, un pays entre agitation politique et exactions : À peine un an après l’accord de paix en Centrafrique, les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia sont rentrés à Bangui. L’élection présidentielle se tiendra fin 2020. Les groupes armés n’ont pas desserré leur emprise en province, s’affrontant pour le contrôle des ressources, comme à Bria, les 25 et 26 janvier.

C’est un pays où tout est possible, le pire, surtout. Qui aurait cru, sept ans après le début de la guerre civile qui déchire la Centrafrique, voir l’ancien président François Bozizé et l’ancien chef de la rébellion Séléka, Michel Djotodia, lui-même ancien chef de l’État autoproclamé après la fuite de son rival, de retour à Bangui presque comme si de rien n’était ? »

 

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1 - Centrafrique, un pays entre agitation politique et exactions

 

À peine un an après l’accord de paix en Centrafrique, les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia sont rentrés à Bangui. L’élection présidentielle se tiendra fin 2020. Les groupes armés n’ont pas desserré leur emprise en province, s’affrontant pour le contrôle des ressources, comme à Bria, les 25 et 26 janvier. C’est un pays où tout est possible, le pire, surtout. Qui aurait cru, sept ans après le début de la guerre civile qui déchire la Centrafrique, voir l’ancien président François Bozizé et l’ancien chef de la rébellion Séléka, Michel Djotodia, lui-même ancien chef de l’État autoproclamé après la fuite de son rival, de retour à Bangui presque comme si de rien n’était ?


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_ Sanctionné par l’ONU, il rentre à Bangui

Renversé en mars 2013 par la coalition armée conduite par Michel Djotodia, François Bozizé s’était enfui à l’étranger, laissant derrière lui un pays exsangue. Sanctionné par les Nations unies pour avoir soutenu les anti-balaka, milices responsables d’innombrables exactions contre les musulmans, l’ancien président est rentré dans la capitale centrafricaine le 15 décembre 2019 : un retour salué par ses partisans, en premier lieu son parti politique, la Convergence nationale (Kwa Na Kwa, KNK).

 

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_ Le temps de l’impunité

C’est libre qu’il a reçu la presse, lundi 27 janvier, pour annoncer sa probable candidature à l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année. Comme si de rien n’était, donc. Michel Djotodia, lui, est revenu de son exil béninois, le 10 janvier, six ans après avoir démissionné de ses fonctions de chef d’État.

« On voit la traduction réelle de l’accord de paix de Karthoum, signé le 3 février 2019 par le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés : une amnistie cachée pour tout le monde, note le directeur de l’observatoire Afrique central à l’Institut français des relations internationales, Thierry Vircoulon. Il n’a pas inquiété les leaders des milices - ils ont même été absorbés dans le gouvernement - et il a été très conciliant avec les deux anciens chefs d’États, qui devaient être bien traités et obtenir un statut : d’où leur retour possible ! »

 

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_ Manœuvre politique

Un retour plutôt bien accueilli par une partie de la population : « On est loin des préconisations du forum de Bangui, en 2015, où l’amnistie pour les responsables de la crise avait été clairement rejetée, poursuit Thierry Vircoulon. Aujourd’hui, ce forum est lettre morte. Dans la perspective de la présidentielle, on peut imaginer une alliance entre l’actuel président Touadéra et François Bozizé. Le premier, issu aussi du KNK, a déçu les Centrafricains. Un tel rapprochement leur donnerait une vraie perspective pour la présidentielle ».

 

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. 50 morts à Bria

Alors que les manœuvres politiques sont lancées à Bangui, les deux tiers du territoire restent sous la coupe des groupes armés. Des milices toujours violentes, comme l’attestent les heurts qui ont frappé Bria, samedi 25 et dimanche 26 janvier, faisant une cinquantaine de morts. Deux branches de l’ancienne rébellion Seleka se disputent le contrôle des ressources de cette ville diamantaire de l’est du pays. Un conflit que vient envenimer la rivalité entre plusieurs communautés, les Rounga d’une part, et les Kara alliés aux Goula, d’autre part.

Cette situation rappelle celle de septembre 2019 à Birao, une ville dans l’extrême nord du pays où des milices ennemies se sont affrontées, au prix de dizaines de tués. Sept ans après le début de la crise, plus du quart des 4,7 millions d’habitants de la Centrafrique sont toujours des déplacés ou des réfugiés.

 

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_ Des miliciens de Bangassou jugés

Dans ce contexte dramatique et ubuesque s’est toutefois ouvert à Bangui, le 15 janvier, le procès de plusieurs chefs miliciens anti-balaka. Parmi eux se trouvent Pino Pino et Béré Béré, poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Bangassou en 2017, dont l’assassinat de six casques bleus. « Ce procès est de bon augure pour la lutte contre l’impunité. Reste à savoir s’ils seront condamnés », relève Thierry Vircoulon.

Ces miliciens s’en étaient pris aux musulmans de Bangassou en juin 2017. 2 000 musulmans tentaient alors de survivre, sur le site de l’évêché, à l’encerclement et aux attaques de leurs.

 

Source : www.la-croix.com/ Laurent Larcher, le 30/01/2020/

 

https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Centrafrique-pays-entre-agitation-politique-exactions-2020-01-30-1201075150/

 

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2 - DIPLOMATIE : Fragile cessez-le-feu en vigueur en Libye, après des mois de combats

 

Un cessez-le-feu à l’initiative d’Ankara et Moscou est entré en vigueur dimanche 12 janvier en Libye, pays ensanglanté par plus de neuf mois de combats aux portes de sa capitale, après un intense ballet diplomatique suscité par la crainte d’une internationalisation accrue du conflit. L’homme fort de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui tente depuis avril de s’emparer de Tripoli, a proclamé ce cessez-le-feu, peu avant son entrée en vigueur prévue à minuit.

Son rival Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d’union nationale (GNA, basé à Tripoli) a annoncé quelques heures plus tard qu’il acceptait lui aussi une cessation des hostilités, tout en soulignant le « droit légitime » de ses forces de « riposter à toute attaque ». La mission de l’ONU s’est félicitée de ces annonces, exhortant les parties « à laisser place aux efforts pour un dialogue interlibyen ».


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_ Calme précaire

Des tirs d’artillerie ont été entendus peu après minuit depuis le centre de Tripoli, avant qu’un calme précaire ne règne sur la banlieue sud de la capitale, théâtre des combats depuis plusieurs mois. Si aucun mécanisme de surveillance du cessez-le-feu n’a été annoncé, le chef du GNA a appelé dans son communiqué « les commissions militaires proposées par les deux camps à préparer les mesures relatives au cessez-le-feu, sous l’égide de l’ONU. Depuis le début de l’offensive des pro-Haftar, plus de 280 civils ont été tués, selon l’ONU. D’après la même source, plus de 2 000 combattants ont en outre péri et 146 000 Libyens ont dû fuir les combats, dans un pays en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

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_ Intense ballet diplomatique

L’entrée en vigueur du cessez-le-feu intervient après un intense ballet diplomatique cette semaine, emmené par la Turquie et la Russie, qui se sont imposés comme des acteurs clé. Les présidents turc, Recep Tayyip Erdogan, et russe, Vladimir Poutine, avaient pris l’initiative mercredi d’appeler les camps rivaux à cesser les hostilités à compter de dimanche. Les deux camps semblent avoir cédé aux pressions diplomatiques, face aux craintes d’une internationalisation accrue de ce conflit sur la rive sud de la Méditerranée.

 

Alors que l’Europe redoute que la Libye ne devienne une « seconde Syrie », la chancelière allemande Angela Merkel s’est entretenue samedi à Moscou avec Vladimir Poutine. « Je compte vraiment sur le fait que, dans quelques heures, (…) les parties cesseront le feu », avait dit le président russe. En soirée, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont discuté par téléphone afin de réaffirmer leur « volonté de (…) fournir une aide sur tous les aspects pouvant permettre de faire avancer le processus du règlement politique », selon le Kremlin. Ankara avait demandé plus tôt à Moscou de convaincre le général Haftar de respecter le cessez-le-feu.

 

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_ « Mercenaires »

Au début du mois, la Turquie a déployé des militaires pour soutenir le GNA et est accusée d’avoir envoyé des combattants syriens pro-turcs combattre les pro-Haftar. La Russie est de son côté soupçonnée d’avoir envoyé des centaines de mercenaires soutenir les troupes du maréchal Haftar, qui bénéficient également de l’appui des Émirats arabes unis et de l’Égypte. Vladimir Poutine a une nouvelle fois rejeté ces accusations. « S’il y a des citoyens russes là-bas, ils ne représentent pas les intérêts de l’État russe et ne reçoivent pas d’argent de l’État russe », a-t-il argué samedi.


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Les États-Unis, qui n’apprécient pas l’implication croissante de Moscou en Libye, ont dénoncé samedi soir le « déploiement de mercenaires russes (…) et de combattants syriens soutenus par la Turquie », dans un communiqué de son ambassade. Celle-ci a en outre indiqué que de hauts responsables américains avaient rencontré séparément, jeudi à Rome, le maréchal Haftar et le ministre de l’Intérieur et homme fort du GNA, Fathi Bachagha, pour « encourager » une « désescalade » et une reprise d’un dialogue entre parties libyennes.

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 12 janvier 2020/ Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 12 janvier 2020/

 

https://www.jeuneafrique.com/880459/politique/fragile-cessez-le-feu-en-vigueur-en-libye-apres-des-mois-de-combats/


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3 - LIBYE : Economie, perspectives économique, politique et sociale

 

_ POPULATION : 6,5 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 6 288 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2017

2018

2019 (e)

2020 (p)

Croissance PIB (%)

26,7

7,9

5,5

-0,6

Inflation (moyenne annuelle, %)

28,4

9,3

-7,0

-5,0

Solde public / PIB (%)

-34,5

-7,6

-6,9

-9,7

Solde courant / PIB (%)

7,9

2,2

-0,3

-11,6

Dette publique / PIB (%)

134,2

116,0

140,0

150,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

 

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_ POINTS FORTS

·         Importantes réserves de gaz et de pétrole (les plus importantes d’Afrique)

·         Très faible endettement extérieur

·         Positionnement stratégique en Méditerranée, proximité avec l’Europe

 

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Division du pays en deux : la Tripolitaine à l’ouest gérée par le Gouvernement d’entente nationale, mené par le Premier ministre du Conseil présidentiel, Fayez-al Sarraj, reconnu par la communauté internationale ; la Cyrénaïque à l’est, sous la tutelle du gouvernement d’Al-Beïda (du Premier ministre Abdullah al-Thani) et du Parlement de Tobrouk, soutenu par le maréchal Haftar

·         Le sud du pays (Fezzan) fait face à la prolifération des trafics (humain, arme, drogue) et à l’animosité entre Touaregs et Toubous

·         Tensions sociales, morcellement politique et tribal

·         Environnement des affaires déficient (186/190 dans le classement Doing Business 2020)

·         Destruction d’une grande partie des infrastructures du pays

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ Escalade des tensions et recrudescence des violences

Après plusieurs tentatives infructueuses de médiation sous l’égide des Nations unies, la crise libyenne semble être de nouveau dans l’impasse. Minée par les fractures politiques réapparues suite à la révolution de 2011 et au vide politique post-Kadhafi (provoqué par l’intervention de la France, du Royaume Uni et des États-Unis, sous l’égide de l’ONU), la Libye est un territoire divisé. Deux autorités continuent de se disputer la légitimité du pouvoir : le Parlement de Tobrouk dans l’Est, soutenu par l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar, et le Gouvernement d’entente nationale (GNA) basé à Tripoli dans l’Ouest, exécutif reconnu internationalement.

 

Bien qu’étant formellement l’autorité légitime en Libye, le GNA n’a que très peu de pouvoir sur le territoire et s’appuie sur des milices islamistes pour sa défense. Suite à une offensive contre Tripoli lancée par le maréchal Haftar en avril 2019, le pays a plongé dans une nouvelle période de guerre civile ouverte entre les deux autorités rivales. Après des gains initiaux de territoire par l’ANL, les lignes de front autour de la capitale sont restées stables, Haftar contrôlant la grande majorité du territoire (notamment le croissant pétrolier). Des frappes aériennes des zones peuplées et l’utilisation de drones militaires ont occasionné des pertes civiles et militaires.


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Le conflit est par ailleurs nourri par l’ingérence de puissances étrangères, qui apportent un soutien au GNA – Qatar, Turquie – ou à l’ANL – EAU, Égypte – violant l’embargo sur les armes imposé par l’ONU. Depuis septembre 2019, l’implication croissante de la Russie au côté des troupes du maréchal Haftar pourrait bouleverser l’équilibre des forces. Malgré la nomination de Ghassan Salamé à la tête de la Mission d’appui des Nations unies à la Libye (MANUL) en 2017, qui avait ravivé les espoirs d’une résolution politique du conflit, les avancées restent faibles. L’offensive d’avril a conduit au report indéfini de la Conférence nationale qui devait avoir lieu en avril 2019 à Tripoli, afin d’ouvrir la voie à la tenue d’élections législatives et présidentielles, et à l’organisation d’un référendum constitutionnel.

 

Selon Ghassan Salamé, la situation actuelle pourrait aboutir à la division permanente du pays. L’Allemagne prévoit d’organiser une conférence internationale sur l’avenir de la Libye, dans le but de forcer les nombreux acteurs étrangers à cesser de financer et d’armer les belligérants. Berlin espère se positionner comme un acteur neutre, les précédentes conférences, en France et en Italie, ayant été infructueuses notamment en raison des intérêts des deux pays en Libye (pétrole, mais aussi question du djihadisme et des migrants).

 

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_ Économie tributaire de l’évolution du conflit et de l’activité pétrolière

La production de pétrole s’est maintenue autour d’un million de barils par jour en moyenne en 2019, permettant une croissance de l’activité pour la troisième année consécutive. Néanmoins, l’exacerbation du conflit a pesé sur la production, qui a commencé à chuter à la mi-2019, en raison d’arrêts d’exploitation dans les champs pétroliers. Face à l’impasse, cette tendance pourrait se poursuivre en 2020, la détérioration sécuritaire réduisant les perspectives de nouveaux investissements dans le secteur et accroissant le risque d’attaques sur les infrastructures pétrolières. Ainsi, bien que les compagnies pétrolières continuent d’opérer, la National Oil of Libya (NOC) a averti de probables arrêts d’activité.

 

Les compagnies anglaise et italienne, BP et ENI, ont retardé indéfiniment leurs projets d’exploration prévus en 2020 dans le Bassin de Ghadames, devenu le théâtre d’affrontements entre l’ANL et des milices soutenant Tripoli. Les secteurs non-pétroliers sont, eux, pénalisés par le manque de ressources et l’instabilité. Par ailleurs, en décembre 2018, le gouvernement a imposé une taxe sur les ventes de devises, ce qui a réduit l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché noir, et ralenti l’inflation.

La consommation des ménages pourrait en profiter, bien que le chômage élevé, les pénuries récurrentes et le niveau toujours élevé des prix pèsent sur le pouvoir d’achat. Ces deux derniers facteurs résultent en grande partie de la corruption et de la contrebande (de devises et de pétrole raffiné, principalement).


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_ Des déficits jumeaux conséquents

Bien que l’ANL contrôle la grande majorité des champs pétroliers, seule la NOC, située à l’ouest, est autorisée à exporter le pétrole libyen. La banque centrale, basée à Tripoli, en collecte les recettes et les distribue aux gouvernements de l’est et de l’ouest. La hausse des recettes budgétaires a permis une nette réduction du déficit public par rapport à 2017. Toutefois, une baisse de la production pétrolière, en plus de peser sur les exportations, limiterait considérablement les recettes (dont 91 % proviennent du pétrole), menant à une détérioration simultanée des comptes publics et extérieurs. Ce déséquilibre serait exacerbé par le repli du cours du pétrole en 2020. La situation sécuritaire implique des dépenses militaires importantes et repousse les investisseurs étrangers.

 

Les dépenses salariales et subventions sont traditionnellement le premier poste de dépense. En 2018, 60 % du budget du GNA étaient alloués aux salaires, notamment des milices. Le gouvernement de Tripoli continuerait de se financer auprès de la banque centrale libyenne, d’une part, mais aussi grâce aux avoirs libyens accumulés à l’étranger sous le régime de Kadhafi. Les institutions de l’Est resteront, quant à elles, tributaires du soutien financier de certains pays comme les Émirats Arabes Unis ou l’Arabie saoudite. Le pays importe 80 % de ses besoins de consommation, y compris du pétrole raffiné (provenant surtout d’Italie).

 

Dernière mise à jour : Février 2020

 

Source : www.coface.com/ Février 2020

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Libye/

 

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4 - RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Economie, perspectives économique, politique et sociale

 

_ POPULATION : 5,1 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 449 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2017

2018

2019 (e)

2020 (p)

Croissance PIB (%)

4,3

3,8

4,4

4,8

Inflation (moyenne annuelle, %)

4,5

1,6

3,5

3,0

Solde public * / PIB (%)

-1,1

0,4

2,1

0,6

Solde courant ** / PIB (%)

-7,8

-7,9

-4,6

-5,4

Dette publique / PIB (%)

49,4

48,8

45,4

42,6

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dons inclus. **Coopération internationale incluse.

 

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_ POINTS FORTS

·         Potentiel agricole (coton, café), sylvicole et minier (diamant, or, uranium)

·         Importance du soutien financier international

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Extrême pauvreté (deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté)

·         Vulnérabilité de l’économie aux chocs externes

·         Faiblesse des infrastructures de transport et des capacités de production d’énergie

·         Enclavement géographique

·         Situation politique et sécuritaire instable (une grande partie du territoire est contrôlée par des groupes rebelles armés)

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ Une croissance entravée par la situation sécuritaire

La croissance devrait accélérer légèrement en 2020, portée par les activités forestière, agricole et minière. Elle sera également soutenue par l’aide internationale, mobilisée dans des projets d’infrastructures, notamment dans les secteurs de l’énergie et des communications. Toutefois, le pays reste l’un des plus pauvres et demeure soumis à un niveau de violence élevé. La croissance pâtira de ce contexte très fragile avec un secteur agricole, représentant plus d’un tiers du PIB en 2018, qui subit l’éclatement régulier de conflits dans les zones rurales. Néanmoins, la production de bois conservera sa bonne dynamique, générant environ la moitié des exportations, avant l’or, le café et le coton.

 

En revanche, la production officielle de diamant restera limitée, pénalisée par l’embargo qui interdit toujours les exportations de diamants produits dans les zones contrôlées par les groupes rebelles. S’agissant de la demande interne, elle demeurera faible en raison du niveau élevé de pauvreté et de l’important exil de la population. L’inflation se situera proche de l’objectif de 3 % établi par la CEMAC, mais elle conservera son caractère volatile compte tenu de sa dépendance aux ruptures fréquentes de l’approvisionnement alimentaire. Le franc CFA étant indexé sur l’euro, l’inflation restera également impactée par l’évolution du taux de change euro-dollar.


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_ L’aide internationale en soutien des finances publiques

L’accord avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit s’est conclu en juillet 2019 avec le versement de la sixième tranche de prêt, ce qui témoigne des efforts consentis à poursuivre les réformes budgétaires. Le gouvernement est parvenu à maîtriser ses dépenses et à augmenter la part des recettes intérieures, bien qu’il reste de lourds progrès à faire pour généraliser la collecte fiscale sur l’ensemble du territoire. En s’engageant à poursuivre sur cette voie, le pays devrait pouvoir obtenir un nouvel accord avec le FMI.

 

Néanmoins, l’équilibre des comptes publics repose toujours largement sur les dons, notamment ceux de la Banque mondiale et de l’Union européenne, qui ont représenté environ 11 % du PIB en 2019, soit plus de la moitié du budget. Le nouvel accord de paix a suscité une nette hausse de l’engagement international afin de financer sa mise en œuvre. Ce soutien budgétaire supplémentaire a permis de dégager un excédent plus élevé qu’espéré en 2019, malgré l’augmentation des dépenses sociales et sécuritaires. En 2020, la hausse des recettes intérieures se poursuivra, tandis que la part des dons dans le budget devrait reculer, entraînant une baisse de l’excédent budgétaire. Le ratio de dette publique sur le PIB devrait de nouveau diminuer avec l'apurement des arriérés. Toutefois, le pays demeure exposé à un risque élevé de surendettement. 


Malgré les transferts des partenaires internationaux et des expatriés (à eux deux 12,5 % du PIB en 2019), le compte courant devrait encore afficher un important déficit en 2020, principalement lié au déficit de la balance des biens (14 % du PIB en 2019). La baisse de ce déficit en 2019 a résulté notamment d’un recul des importations, plus marqué que celui des exportations, causé par la fermeture temporaire de la principale route reliant Bangui au Cameroun.

La hausse du déficit courant en 2020, relevant principalement de la diminution prévue des transferts publics, devrait être limitée. Les prêts bonifiés des organismes internationaux, liés ou non à des projets, financeront le déficit courant. De plus, les réserves de change, mutualisées entre les pays de la CEMAC, ont commencé à se reconstituer, ce qui réduit le risque de crise de la balance des paiements.

 

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_ Un contexte sécuritaire et politique tendu

Le président Faustin-Archange Touadéra est au pouvoir depuis les élections de 2015/2016 qui se sont déroulées après une longue période de guerre civile, marquée par la brève prise de pouvoir par la coalition rebelle Séléka et la fuite de l’ancien président François Bozizé en 2013. Les prochaines élections présidentielle et législatives se tiendront à partir de décembre 2020 et resteront focalisées sur l’enjeu sécuritaire. En effet, malgré un nouvel accord de paix signé en février 2019 entre le gouvernement et les différents groupes rebelles, qui a contribué à faire reculer la violence, la situation sécuritaire reste très dégradée. Les factions de l’ex-Séléka, groupe armé à majorité musulmane, et les anti-balaka, majoritairement chrétiens, continuent de s’affronter.

 

De nombreux autres groupes armés profitent de cette instabilité pour tenter de s’imposer localement. Le nouvel accord de paix prévoit d’intégrer des représentants de groupes rebelles au sein du gouvernement et de permettre à l’armée nationale de reprendre le contrôle du territoire (70 à 80 % est aux mains des rebelles), en s’appuyant sur des unités composées de militaires issus de l’armée régulière et des groupes rebelles. Cependant, l’application de cet accord sera difficile et hautement incertaine. 


En juin 2019, le pays comptabilisait plus de 600 000 déplacés internes, soit environ 13 % de la population, et autant de réfugiés dans les pays voisins. La mission de paix de l’ONU, Minusca, semble ne pas disposer des moyens suffisants et enregistre des pertes dans ses rangs. En raison de ce contexte instable, le climat des affaires restera mauvais. La République centrafricaine est l’un des pays les plus mal notés du classement Doing Business (184e place sur 190 pays).

 

Dernière mise à jour : Février 2020

 

Source : www.coface.com/ Février 2020

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Republique-centrafricaine/

 

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Réhabilitation du Building administratif


5 - Perspectives économiques en Centrafrique

 

_ Performances macroéconomiques et perspectives

L’économie centrafricaine s’améliore malgré un environnement marqué par une situation sécuritaire et humanitaire difficile. Le taux de croissance du PIB réel est en hausse, 4,5 % en 2019 contre 3,8 % en 2018, grâce à la reprise soutenue des activités agricoles et des extractions minières. En revanche l’inflation est passée à 3,5 % en 2019 (contre 1,6 % en 2018) en raison de problèmes dans l’approvisionnement en denrées alimentaires et de la situation sécuritaire dans certaines zones de production agricole. Le solde budgétaire était excédentaire en 2019 (2,4 % du PIB contre 0,4 % en 2018), grâce à une meilleure maitrise des dépenses publiques et une hausse progressive des recettes, suite à la mise en place de mesures fiscales.

 

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À la suite du programme de réformes du FMI, dont la mise en oeuvre a été jugée satisfaisante, un autre programme triennal (2020–2022) est en cours de négociation pour renforcer et consolider le cadre macroéconomique. En dépit d’une position extérieure structurellement déficitaire, le déficit du compte courant a diminué, passant de 8,3 % du PIB en 2018 à 5,2 % en 2019 en raison de la reprise de la production intérieure et de l’amélioration des transferts courants.

 

Le pays présente un risque élevé de surendettement, mais le ratio de la dette publique est passé de 48,5 % du PIB en 2018 à 42,2 % en 2019, reflétant une politique d’emprunt prudente du gouvernement. Environ 58 % des demandeurs d’emploi ont entre 20 et 29 ans. Les inégalités sociales sont très élevées, notamment dans les zones rurales affectées par les conflits. Les femmes représentent 53,7 % de la population active ; leur taux d’analphabétisme est plus élevé que celui des hommes, et 80 % des femmes âgées de 15 à 49 ans n’ont pas eu accès à l’éducation.

 

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_ Facteurs favorables et défavorables

Les perspectives économiques sont favorables avec un taux de croissance du PIB réel projeté à 4,8 % en 2020, en raison de la relative accalmie sécuritaire qui devrait suivre l’accord de paix et de réconciliation signé le 6 février 2019 à Bangui entre le gouvernement et les groupes rebelles. L’augmentation de la capacité de production hydroélectrique de Boali et le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Boali 2 devraient accroître les capacités électriques de 10 MW et améliorer l’approvisionnement en eau.

 

Pour relancer l’agriculture et l’élevage, un projet est en cours pour développer les chaînes de valeurs et augmenter la productivité pour les filières porteuses du manioc, du maïs, du riz et du bétail. En vue d’améliorer son intégration en Afrique centrale et ses exportations sous-régionales, la Centrafrique a ratifié l’accord de Zone de libre-échange continentale africaine. La réalisation de différents projets structurants prévus dans le cadre du plan national de développement devrait contribuer à relever les nombreux défis de développement du pays. Le projet de modernisation de l’aéroport de Bangui devrait permettre la promotion des échanges.


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La Centrafrique, pays fragile ayant traversé une très longue période d’instabilité institutionnelle et politique, fait face aujourd’hui à un déficit infrastructurel, au chômage des jeunes, à des inégalités sociales criantes et à la faiblesse des capacités humaines. L’index de développement humain classait en 2018 la Centrafrique au 188e rang mondial sur 189 pays (52e en Afrique). La volonté et la capacité du pays de relever ces défis se heurtent au manque de financement, à l’instabilité sociopolitique et aux faiblesses administratives.

 

La mise en oeuvre de l’accord de paix accuse un certain retard et les tensions sécuritaires et la polarisation politique postélectorale risquent de fragiliser l’environnement sociopolitique en 2020–2021. La capacité à attirer l’investissement privé reste encore sujette à l’approvisionnement régulier en électricité, à une plus grande stabilité économique et politique, à l’amélioration de l’accès au financement de long terme du secteur privé ainsi qu’à l’assainissement de l’environnement des affaires.

 

Source: African Economic Outlook (AEO) 2020

 

Source : www.afdb.org/ Source: African Economic Outlook (AEO) 2020

 

https://www.afdb.org/fr/countries/central-africa/central-african-republic/central-african-republic-economic-outlook/

 

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6 - Promotion des investissements : La Centrafrique se vend en Côte d’Ivoire

 

En prélude au forum « Africa Dévelopment for Bangui » prévu au mois de mai, une cérémonie de lancement est prévue à Abidjan, le 25 janvier prochain. Après plusieurs années de crise qui ont mis le pays à genoux, le gouvernement de la République Centrafricaine cherche les voies et moyens de relancer son économie et son développement. Entre autres initiatives, il organise, les 18 et 19 mai 2020, un forum économique à Bangui, sa capitale.

 

Dénommé « Forum Africa Development For Bangui », ce cadre d’échanges permettra au gouvernement centrafricain, de présenter les opportunités de ce pays et exhorter, par la même occasion, les opérateurs économiques du monde entier, à y investir. En prélude à ce forum, les autorités centrafricaines, en collaboration avec un cabinet de communication ivoirien, ont décidé d’initier, dans diverses capitales du monde, une tournée de présentation et de lancement de cette rencontre de haut niveau. La première étape de cette tournée internationale, est prévue le samedi 25 janvier 2020, à Abidjan, la capitale ivoirienne. Prévue au Sofitel Hôtel Ivoire, à Cocody, cette cérémonie sera l’occasion pour les investisseurs d’échanger avec la délégation centrafricaine sur les opportunités de ce pays d’Afrique centrale. 


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Pour préparer l’évènement, une délégation ministérielle de la République Centrafricaine séjourne depuis le lundi 13 janvier, dans la capitale ivoirienne. Composée de Gilbert Poumangué, ministre conseiller, chargé des relations avec les institutions de financement du développement et de Rameaux Claude Bireau, ministre Conseiller économique, la délégation a été accueillie à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, par Sem. Lydie Flaure Magba, ambassadrice de la République centrafricaine en Côte d’Ivoire.

 

Au cours d’une conférence de presse, qu’il a animé à l’aéroport, Gilbert Poumangué, a souligné que le choix d’Abidjan pour la première étape de cette tournée de présentation, n’est pas fortuit. « Premièrement, La Côte d’Ivoire a connu des crises. La République Centrafricaine également, connait des crises. La Côte d’Ivoire, à travers plusieurs initiatives, a pu sortir de la crise. Nous sommes venus nous inspirer de ce modèle-là. Deuxièmement, la Côte d’Ivoire est un modèle de développement économique. Depuis l’époque du Président Félix Houphouët-Boigny, le développement économique de la Côte d’Ivoire est basé sur l’agriculture. La RCA est également un pays agricole.

 

C’est normal que nous puissions venir nous inspirer du modèle ivoirien. Et troisièmement, la Côte d’Ivoire a des moyens de communication qui permettent de diffuser cette initiative dans le monde entier », a-t-il affirmé. Avant d’ajouter : « La RCA sort de crise et a besoin d’investissements. Après Abidjan, nous irons à Paris, à Berlin, à Washington et dans le Golfe pour présenter les opportunités de notre pays. La République centrafricaine dispose de beaucoup d’opportunité et d’atouts. La Côte d’Ivoire sera invité d’honneur de ce forum ».


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Pour sa part, Bogui William, Consultant au développement, Commissaire général du Forum, a indiqué que ce forum a pour but de mobiliser le secteur privé pour soutenir la relance économique du pays, au moment où la République Centrafricaine se relève de crises politiques, qui avaient ébranlé les fondements de son tissu économique et social. « Le secteur privé est le moteur de la création de richesses et d’emploi. Les opportunités en Centrafrique sont énormes. Notamment dans le secteur de l’agrobusiness. Par ailleurs, le pays donne accès à un vaste marché régional compte tenu de sa position géographique centrale », a-t-il noté.

 

Par Casimir Djezou

 

Source : www.fratmat.info/ Par Casimir Djezou/ Le 13/01/20/ Modifié 13/01/2020.

 

https://www.fratmat.info/article/201108/R%C3%A9gions/Abidjan/promotion-des-investissements--la-centrafrique-se-vend-en-cote-divoire/

 

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7 - SOCIAL/ Centrafrique : 401 millions $ sont nécessaires pour le Plan de réponse humanitaire 2020 (OCHA)

 

La Centrafrique a besoin de 401 millions $ pour répondre à ses besoins humanitaires en 2020. C’est ce qu’a indiqué le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans un communiqué publié cette semaine. Les nouveaux fonds devraient servir à mettre en place le plan de réponse humanitaire (PRH) 2020 du pays. Celui-ci vise à venir en aide à 1,6 million de personnes extrêmement vulnérables, exposées à l’insécurité et à l’insuffisance des ressources alimentaires.


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En raison des violences liées à la présence de nombreux groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources minières du pays, la situation humanitaire de la Centrafrique s’est détériorée ces dernières années. D’après l’ONU, le pays compte au total 2,6 millions de personnes ayant besoin d’assistance et de protection humanitaire (plus de la moitié de la population). Parmi elles, 1,7 million ont besoin d'une assistance immédiate pour survivre.

 

« Si l'assistance n'est pas fournie à grande échelle, la situation humanitaire déjà critique va se dégrader davantage en 2020 », a à cet effet indiqué Denise Brown (photo), coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, qui appelle les donateurs à poursuivre leurs efforts en faveur du pays. En 2019, les besoins humanitaires de la Centrafrique se sont élevés à 430 millions $. 300 millions $ ont été mobilisés pour le pays cette année-là ; ce qui a permis de venir en aide à 1,1 million de personnes sur un objectif de 1,7 million.

 

Source : www.agenceecofin.com/ Moutiou Adjibi Nourou / (Agence Ecofin)/ Date de création: 22 janvier 2020/ Dernière modification le: 22 janvier 2020

 

https://www.agenceecofin.com/social/2201-73044-la-centrafrique-veut-mobiliser-401-millions-pour-son-plan-de-reponse-humanitaire-2020/

 

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8 - Tenue prochaine à Bangui d’un salon international des mines, des carrières et du pétrole

 

Le Ministre des Mines et de la Géologie, Léopold M’boli-Fatrane a annoncé la tenue prochaine à Bangui, sous le très haut patronage du Président Faustin-Archange Touadéra, du 27 au 29 février 2020, d’un salon international des mines, des carrières et du pétrole sous le thème : « Invest in Africa Mining, Quarries ; Oil and Gas Opportunities », lors d’une conférence de presse organisée mercredi 11 décembre 2019 à Bangui.

 

Le Ministre Léopold M’boli-Fatrane a expliqué que cet événement panafricain réunira de hautes personnalités, des capitaines d’industrie, des investisseurs, des fournisseurs de services, des sociétés minières et pétrolières, des entreprises de carrières et de métiers connexes à travers des conférences thématiques, des rencontres d’affaires B2B, des expositions, des événements spéciaux de réseautage et une cérémonie de distinction des meilleures entreprises minières, de carrières et pétrolières du continent africain.


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Il a souligné qu’en sa qualité de ministre en charge du développement minier et pétrolier au sein du gouvernement centrafricain et en accord avec les plus hautes autorités du pays, ses collaborateurs et les partenaires, il a décidé qu’il était temps que les secteurs minier et pétrolier centrafricains soient révélés au monde entier et que la République Centrafricaine puisse tirer pleinement profit de ses ressources naturelles pour son développement.

 

Selon lui, un tel événement ne saurait se tenir sans un engagement ferme au plus haut niveau de l’Etat et il a tenu à rendre un hommage mérité aux hautes personnalités qui accompagnent ce projet notamment, le Président Faustin-Archange Touadéra, le Premier Ministre Firmin Ngrébada, M. Aliko Dangoté, parrain du SEMICA Centrafrique 2020, M. Mahamoudu Bonkoungou, Co-parrain du SEMICA Centrafrique 2020. Il a fait savoir que pendant trois jours, Bangui sera la vitrine minière et pétrolière du continent africain et il invite la population centrafricaine à réserver un accueil chaleureux à nos hôtes durant tout leur séjour dans notre pays.

 

Il convient de rappeler que le cabinet SEMICA est un cabinet privé, qui intervient dans plusieurs pays et dont la mission serait de rechercher les partenaires financiers, qui vont investir en République Centrafricaine dans les domaines précités.

 

Source : centrafrique-presse.over-blog.com/ 12 décembre 2019 / Bangui, 11 déc. (ACAP)-

 

http://centrafrique-presse.over-blog.com/2019/12/tenue-prochaine-a-bangui-d-un-salon-international-des-mines-des-carrieres-et-du-petrole.html/


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9 - Production : La Libye va maintenir sa production pétrolière autour de 1,25 million de barils par jour

 

En Libye, Mustafa Sanalla, le patron de la société publique du pétrole (NOC) a fait savoir que la production nationale se situera entre 1,2 et 1,3 million de barils par jour, à court terme. Une annonce qui survient au moment où le champ El Feel a repris service, avec une production comprise entre 73 000 et 75 000 barils par jour. Il faut rappeler que sa capacité normale de production est de 90 000 barils par jour.


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Cette annonce a été faite dans un contexte marqué par les négociations pour une nouvelle réduction de l’offre de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont est membre la Libye. Si la Libye en est pour l’instant, exemptée en raison de l’instabilité de sa situation sécuritaire, on voit transparaitre une volonté de participer à l’effort collectif. Le pays voulait au départ doper sa production à partir de 2020 en la portant à plus de 1,5 million de barils.


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« En raison du contexte et des problèmes politiques que nous avons, nous sommes très désireux de maintenir nos niveaux de production actuels », a fait savoir le responsable. Et de préciser que chaque centime est important pour la Libye actuellement. Selon des données fournies par S&P Global Platts, la production de brut de la Libye s’est élevée en moyenne à 1,04 million de barils par jour de janvier à octobre, contre 948 333 barils par jour en 2018 et 807 500 barils par jour en 2017.

 

Source : www.agenceecofin.com/ Date de création : 05 décembre 2019/ Dernière modification le : 05 décembre 2019/ (Agence Ecofin) –

 

https://www.agenceecofin.com/production/0512-71823-la-libye-va-maintenir-sa-production-petroliere-autour-de-1-25-million-de-barils-par-jour/

 

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10 - Gestion publique/ Libye : les pertes dues à la fermeture des installations pétrolières grimpent à plus de 500 millions $

 

La société publique libyenne du pétrole (NOC) a déclaré que les pertes totales dues à la fermeture des principaux champs pétroliers et installations de production se sont accélérées pour atteindre 502 millions de dollars, lundi. Cette perte a été calculée sur une période de 10 jours après la suspension de plus de 75 % de la production nationale d’huile.


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La production pétrolière a diminué de plus d’un million de barils par jour. « La valeur totale des pertes depuis le début des blocus a atteint 502 289 339 dollars au lundi 27 janvier 2020 », a-t-elle affirmé. La fermeture des installations pétrolières est l’œuvre des puissants groupes tribaux fidèles au Général Haftar. Une mesure visant à défier la communauté internationale qui soutient le gouvernement de Tripoli à l’Ouest.

 

Il y a quelques jours, Mustafa Sanalla, le patron de la NOC a indiqué que cette mesure est suicidaire étant donné qu’elle prive les caisses publiques de ressources précieuses qui serviront à financer le budget, rééquilibrer les finances publiques et relancer l’économie en perte de vitesse depuis 10 ans.

 

Source : www.agenceecofin.com/ Date de création : 29 janvier 2020/ (Agence Ecofin) -

 

https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/2901-73265-libye-les-pertes-dues-a-la-fermeture-des-installations-petrolieres-grimpent-a-plus-de-500-millions/

 

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11 - Libye: l'autre bataille pour le contrôle des champs pétroliers

 

En Libye, depuis huit mois, la bataille de Tripoli s'éternise. Mais une bataille parallèle s'est engagée dans le sud-ouest du pays, dont l'objectif est le contrôle des sites pétroliers. Les deux belligérants tentent coûte que coûte de marquer des points avant la conférence internationale de Berlin. Ce mercredi, à l'aube, par surprise, plusieurs véhicules armés ont fait irruption dans le champ pétrolier al-Fil, le plus grand du pays, situé en plein désert au Sud-Ouest. 


L'ANL, l'Armée nationale libyenne, dirigée par Khalifa Haftar, a accusé les forces fidèles au gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj, de mener l'attaque avec des mercenaires tchadiens. Mais ce dernier garde le silence. Sur des vidéos montrant l'occupation du site, on voit des jeunes hommes armés qui fêtent leur victoire sur les lieux en s'exprimant en arabe tchadien. Des renforts en provenance des villes voisines sont ensuite venus aider l'ANL à reprendre sa position. L'aviation de Khalifa Haftar est également entrée en jeu, et a mené des frappes visant les véhicules des assaillants.

 

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_ Objets de toutes les convoitises

Le porte-parole de l'ANL a annoncé finalement dans la soirée la reprise du champ al-Fil par ses forces. Mais les hostilités ne s'arrêtent pas là. Les assaillants fidèles à Fayez el-Sarraj ont tenté ce jeudi matin de mettre la main sur al-Sharara, un autre champ pétrolier situé dans la même zone. Leur convoi a été visé par avion. Il y aurait 17 morts dans leurs rangs, selon l'ANL.


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Les champs pétroliers sont donc l'objet de toutes les convoitises, notamment parce qu’ils sont le symbole du pouvoir en Libye. Ces deux dernières années, ils sont passés entre les mains des deux camps à plusieurs reprises. Depuis 2018, c'est Khalifa Haftar qui en a le contrôle, au croissant pétrolier. Selon des analystes, la gestion des ressources et la distribution équitable de la richesse en Libye constituent l'une des raisons principales du conflit actuel.

 

Source : www.rfi.fr/fr/afrique/ Publié le : 28/11/2019/ Modifié le : 28/11/2019

 

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20191128-libye-une-bataille-le-controle-champs-petroliers/

 

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12 - Libye : Le contexte économique

 

_ Les indicateurs économiques

L'économie libyenne a connu une croissance exceptionnelle en 2017 après quatre années de récession, en raison de l'amélioration de la situation politique et des mesures de sécurité. Cependant, la reprise a considérablement ralenti en 2018, en particulier au premier semestre, alors que la production de pétrole diminuait progressivement. Selon les estimations, la croissance économique aurait atteint 10,9% en 2018 et devrait rester à un niveau similaire en 2019, les revenus du pétrole - même s'ils affichent une tendance à la hausse - ne suffisant pas à couvrir les dépenses salariales.

 

L’économie libyenne, étroitement liée à des revenus pétroliers volatiles, a été affectée par la baisse de la production pétrolière au premier semestre et par les perturbations qui ont suivi en juin-juillet, lors de l’attaque et la prise de contrôle temporaire des champs pétrolifères de la région est du pays par les milices. La production est tombée à 500.000 barils par jour (bpj) au cours de cette période, mais s'est redressée depuis pour atteindre près de 1,3 million bpj en novembre, son niveau le plus élevé en cinq ans.


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La production pétrolière libyenne devrait rester soutenue, ce qui devrait contribuer à compenser l'augmentation rapide des dépenses salariales de ces dernières années. Le retour progressif des entreprises énergétiques internationales dans le pays, telles que BP et Eni, qui ont signé un accord d'exploration et de production avec le gouvernement de Tripoli, le démontre également. Selon les estimations, la masse salariale a atteint 48% PIB du fait des augmentations de salaire et des embauches supplémentaires. Les subventions devraient également rester élevées, mais le gouvernement de Tripoli, qui s'est lancé dans un programme d'assainissement budgétaire, devrait les réduire dans les années à venir. Le déficit budgétaire a été ramené de 34,5% PIB à 26% en 2018 et devrait être financé par des avances de fonds de la Banque centrale de Tripoli.

 

L'inflation est restée forte pour la troisième année consécutive, autour de 28%, mais elle devrait être mieux maîtrisée en 2019 en raison de l'amélioration relative du taux de change et de l'offre de devises. En 2018, de nombreux efforts ont été déployés, visant à unifier la Libye sous un gouvernement unique, comme en témoigne l'accord de Paris de mai 2018, qui a réuni des représentants du gouvernement de Tripoli et ceux du gouvernement basé à Tobrouk, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar. Les deux parties ont convenu de tenir des élections générales d'ici la fin de l’année 2018, mais celles-ci ont été reportées au premier semestre de 2019.

 

L’inflation persistante et la faiblesse de la production pétrolière ont exacerbé la pauvreté dans un pays déjà ravagé par la guerre civile et les attaques terroristes répétées. Néanmoins, le gouvernement de Tripoli a mis en œuvre une politique active de création d'emplois, en particulier dans le secteur public, qui a permis de ramener le taux de chômage à 17,9% en 2018 (Banque mondiale), son niveau le plus bas depuis 2011.


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Indicateurs de croissance

2017

2018

2019 (e)

2020 (e)

2021 (e)

PIB (milliards USD)

30,56

40,95

33,02

34,08

35,00

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

64,0

17,9e

-19,1

-0,0

0,0

PIB par habitant (USD)

4.739

6.288e

5.020

5.129

5.217

Taux d'inflation (%)

28,5

9,3e

4,2

8,9

6,5

Balance des transactions courantes (milliards USD)

2,41

0,89

-0,10

-3,95

-3,95

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

7,9e

2,2

-0,3

-11,6

-11,3

Source : FMI - World Economic Outlook Database - Dernières données disponibles.

Note : (e) Donnée estimée

 

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Indicateurs monétaires

2014

2015

2016

2017

2018

Dinar libyen (LYD) - Taux de change annuel moyen pour 1 EUR

1,62

1,47

1,48

1,57

1,61

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

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_ Les principaux secteurs économiques

La part de l'agriculture dans l'économie libyenne est négligeable, représentant 1,3% du PIB en 2017, selon les dernières estimations du CIA World Factbook, et employant 11,2% de la population active (2018, Banque mondiale). Les principaux produits agricoles comprennent le blé, l'orge, les olives, les dattes, les agrumes, les légumes, les arachides, le soja et le bétail. Le climat aride et la mauvaise qualité des sols limitent beaucoup la production agricole.

 

Le secteur industriel est le pilier de l’économie libyenne du fait de la vigueur de l’industrie pétrochimique. Il représentait 63,8% du PIB et employait 25,4% de la population active en 2018, taux le plus bas depuis 2011 (Banque mondiale). La production inclut le pétrole, la pétrochimie, l'aluminium, le fer, l'acier, l'agroalimentaire, le textile, l'artisanat et le ciment. Les services représentent 34,9% du PIB et leur part dans l'emploi total a augmenté rapidement depuis 2016, le pays montrant des signes de reprise et de stabilité. L'emploi dans le secteur des services a atteint 63,4% en 2018, contre 55% deux ans plus tôt.

 

Répartition de l'activité économique par secteur

Agriculture

Industrie

Services

Emploi par secteur (en % de l'emploi total)

7,7

26,6

65,7

Valeur ajoutée (en % du PIB)

1,8

77,5

19,9

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Libya" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

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_ La population active en chiffres

2012

2013

2015

Population active

1.875.000

1.644.000

1.195.000

Source : CIA - The World Factbook

 

2015

2016

2017

Taux d'activité total

53,22%

53,11%

52,99%

Taux d'activité des hommes

62,39%

62,44%

62,48%

Taux d'activité des femmes

27,83%

27,83%

27,81%

 

Source : OIT, Laborstat - Yearly Statistics

 

Source : www.expert-comptable-international.info/fr/ Février 2020/ Source : OIT, Laborstat - Yearly Statistics

 

http://www.expert-comptable-international.info/fr/pays/libya/economie-3/

  

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