Publié le : 11-10-2020 à 18:03:30 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

CRISES POLITIQUES ET SOCIALES/ GOUVERNANCE : gouvernance et instabilité, révoltes, crises, processus électoral…


« USA/ PRESIDENTIELLE 2020/ Débat entre Donald Trump et Joe Biden : À cinq semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés pour la première fois, mardi soir, lors d'un débat télévisé qui a donné lieu à un duel plus que musclé. Les attaques personnelles et la cacophonie ont souvent empêché les propositions de fond d'émerger. »

 

Donald Trump : Joe Biden est « contre Dieu » | La vraie info

 

---------------------------

 

Pro-war Azerbaijani protesters break into parliament | Eurasianet


1 - Seconde guerre Arménie-Azerbaïdjan 2020 : conflit de 2020 au Haut-Karabagh

 

Le conflit de 2020 au Haut-Karabagh aussi appelé seconde guerre du Haut-Karabagh est un épisode du conflit armé opposant l'Arménie et l'Azerbaïdjan pour le contrôle du Haut-Karabagh, un État non reconnu par la communauté internationale depuis son indépendance unilatérale de l'Azerbaïdjan en 1991. Après plusieurs mois de montée des tensions ponctuées d'escarmouches le long de la frontière, des combats éclatent le 27 septembre 2020, provoquant la mobilisation générale et l'instauration de la loi martiale dans ces pays.


Nagorno-Karabakh battles rage for second day: Live news | Asia | Al Jazeera


_ Contexte

Articles détaillés : Guerre du Haut-KarabaghConflit frontalier au Haut-KarabaghGuerre des Quatre Jours et Affrontements armés arméno-azerbaïdjanais de 2020. La région du Haut-Karabagh, située historiquement en Azerbaïdjan mais peuplée à 95 % d'Arméniens, a proclamé son indépendance en 19914. Depuis le territoire est disputé4. En juillet 2020, les premières tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont observées avec quelques pertes des deux côtés.

 

Armenia-Azerbaijan: Both sides defy Nagorno-Karabakh ceasefire calls - BBC  News


_ Déroulement

Le 27 septembre 2020, des combats meurtriers éclatent dans le Haut-Karabagh entre les forces arméniennes et azéries3Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh, est bombardée par les Azéris5. Au moins trois tracteurs-érecteurs-lanceurs 9K35 Strela-10 et six 9K33 Osa de défense anti-aériennes arméniens sont détruits lors d'attaques de drones azerbaïdjanais, dont des Bayraktar TB2 d'origine turque6. L'Azerbaïdjan revendique la prise du mont Mourovdags3 et de six villages, dont cinq dans le district de Fizouli et un dans le district de Jebrail5. L'Arménie nie, mais les autorités du Haut-Karabagh reconnaissent la perte de quelques positions3.

 

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, déclare alors que l'Azerbaïdjan a « déclaré la guerre » à l'Arménie et décrète « la mobilisation générale » et l'instauration de « la loi martiale »3. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense annonce pour sa part le lancement d'une « contre-offensive sur toute la ligne de front » du Karabakh, afin de « mettre fin à des activités militaires des forces armées de l’Arménie »3. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev décrète également la loi martiale et déclare : « L'armée azerbaïdjanaise combat aujourd’hui sur son territoire, défend son intégrité territoriale, porte des coups dévastateurs à l’ennemi. Notre cause est juste et nous allons vaincre »3.

 

Les combats se poursuivent le 28 septembre : les autorités du Haut-Karabagh affirment avoir repris quelques positions perdues la veille, mais les forces azéries affirment au contraire avoir effectué de nouveaux gains territoriaux près du village de Talych7. Le 29 septembre, l'Arménie affirme qu'un de ses avions Su-25 a été abattu par un F-16 de l'armée turque, ce qu'Ankara et Bakou démentent7. Le 1er octobre, l'Arménie annonce avoir abattu 4 drones de reconnaissance azéris à proximité d'Erevan, sa capitale8.

 

Ready to work for Nagorno-Karabakh ceasefire, says Armenia as death toll  rises in war against Azerbaijan » NEWS LEGENDS


_ Réactions internationales

Dès le 27 septembre, l'ONU, l'Union européenne, les États-Unis et la France appellent à la fin des combats3. Le 28 septembre, réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU demande également la fin immédiate des combats9. La Russie qui, bien qu'alliée de l'Arménie, vend également des armes à l'Azerbaïdjan, se positionne en arbitre régional, appelant les deux camps à mettre fin aux hostilités3. La Russie, via son ministre des affaires étrangères, s'est dite prête à collaborer avec la Turquie dans le but de stabiliser la situation et d'aider à la résolution de ce conflit10.

 

Alliée de l'Azerbaïdjan, la Turquie condamne l'« attaque arménienne »3,11,12. Elle envoie également des mercenaires de l'Armée nationale syrienne en Azerbaïdjan13,14,15,16,17,18,19,20. Un premier contingent de 300 hommes de la division Sultan Mourad et du groupe Al-Amshat sont déployés dès le 24 septembre13Arayik Haroutiounian, président du Haut-Karabagh, soutient que 600 mercenaires ont été transférés de Syrie21. Le déploiement de mercenaires syriens est démenti par la Turquie et par l'Azerbaïdjan20. Cependant, le 2 octobre le journal Le Monde indique que « leur présence sur le terrain [...] est attestée par les annonces de décès qui commencent à émerger sur les réseaux sociaux »20.

 

Le 1er octobre, le président français Emmanuel Macron accuse la Turquie d'envoyer des « djihadistes » en Azerbaïdjan. Il précise que près de 300 combattants syriens ont été transférés de la ville d'Alep vers l'Azerbaïdjan via Gaziantep et demande des explications à la Turquie22.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán apporte son soutien à l’Azerbaïdjan23.

 


Pro-Armenia protesters shut down Hollywood traffic, demand support in  conflict with Azerbaijan | Fox News


_ Bilan humain et matériel

Les pertes militaires infligées et revendiquées par les deux belligérants sont incertaines, du fait des enjeux de propagande et de communication de guerre. Les rapports officiels publiés par les gouvernements impliqués font cependant état de nombreux engagements impliquant victimes civiles et forces militaires.


The Armenia-Azerbaijan war, explained - Chicago Tribune


_ Pertes arméniennes

À la date du 2 octobre, les autorités du Haut-Karabagh annoncent que leurs pertes sont d'au moins 158 morts2. L'Arménie fait état de la mort de 13 civils7. L'Azerbaïdjan revendique pour sa part la mort de 1 900 soldats séparatistes arméniens2


En plus des pertes humaines, l'Azerbaïdjan affirme avoir détruit de nombreuses cibles matérielles militaires arméniennes dont 200 tanks et autres véhicules militaires, 228 pièces d'artillerie, 300 systèmes antiaériens dont un système S-300 et 15 9K33 OSAS, 18 drones ainsi que de nombreux lances-roquettes multiples dont un BM-2724. Ces revendications sont appuyées par la publication de nombreuses vidéos de frappes de drones par le Ministère de la Défense azéri25.

 

Nagorno-Karabakh conflict could spiral into regional war


_ Pertes azéries

À la date du 2 octobre, aucun bilan des pertes militaires n'est communiqué par l'Azerbaïdjan2 à l'exception de la destruction d'un hélicoptère dont l'équipage aurait survécu au crash3. L'Arménie revendique pour sa part la mort d'environ 1 280 militaires azerbaïdjanais7. Au moins 19 civils ont également été tués selon l'Azerbaïdjan7.

 

À la date du 29 septembre, les autorités arméniennes revendiquent la destruction de 6 hélicoptères azéris, 49 drones, 80 chars, 82 véhicules et un avion7. De nombreuses photos et vidéos sont publiées par le ministère de la défense arménien pour appuyer ces déclarations, montrant notamment la destruction de 10 blindés azéris26,27. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du 30 septembre, 850 mercenaires syriens de l'Armée nationale syrienne auraient été déployés en Azerbaïdjan et parmi ces derniers, au moins trois ont été tués au combat1.

 

_ Autres pertes

Deux journalistes français du journal Le Monde sont blessés dans un bombardement azéri le 1er octobre 202028.

 

Source : https://fr.wikipedia.org/ Octobre 2020

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_de_2020_au_Haut-Karabagh/

 

Azerbaijanis call for mobilization against Armenia | Daily Sabah


---------------------------


French President Macron told Hezbollah MP 'prove you are Lebanese

 

2 - Moyen-Orient : Le chef du Hezbollah critique le ton "condescendant" d'Emmanuel Macron

 

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé, mardi, soutenir l'initiative de Paris réclamant la formation d'un gouvernement au Liban dans les plus brefs délais mais a toutefois réclamé une "révision" du ton et du mode opératoire. L'aide d'accord, les accusations, non. Deux jours après le discours incendiaire d'Emmanuel Macron, qui a accusé l'ensemble de la classe libanaise de "trahison collective", le chef du Hezbollah, le puissant parti chiite libanais, a vivement réagi, mardi 29 septembre. Si Hassan Nasrallah a salué l'initiative de la France, il a souligné que cela n'autorisait pas le président français à se comporter en chef d'Etat du Liban.


"Nous saluons toujours l'initiative française (...) mais les intimidations du mois dernier ne doivent pas se poursuivre", a déclaré M. Nasrallah dans un discours télévisé. "Nous n'acceptons pas votre accusation de trahison (...) Nous rejetons et condamnons ce comportement condescendant", a-t-il ajouté. 


Explosion de fausses nouvelles sur Beyrouth | Le Devoir


_ Le mouvement Amal également "surpris"

Plus tôt dans la journée, c'est le mouvement Amal qui avaient réagi aux déclarations d'Emmanuel Macron, ce dernier ayant en partie imputé au tandem chiite la démission du Premier ministre désigné Moustapha Adib. "Le mouvement, tout en respectant le rôle joué par le président français Macron, est surpris par les propos qu'il a tenus, notamment au sujet des accusations et de la responsabilité particulière" qu'il lui a imputée, ainsi qu'au Hezbollah, dit-il dans un communiqué.

 

Le tandem chiite composé du Hezbollah et du mouvement Amal a en effet bloqué la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, de par leur exigence à voir le poste de ministre des Finances être attribué à une personne issue de leur communauté.


For France's Macron, Lebanon's Leader 'Betrayed' Their Commitment to Reform


_ Macron avait appelé le Hezbollah à une "clarification"

Le président français, fortement impliqué dans la crise libanaise, a dénoncé dimanche, lors d'une conférence de presse, une "trahison collective" de la classe politique libanaise, incapable de s'entendre sur un "gouvernement de mission" alors, a-t-il dit, qu'elle s'y était engagée début septembre. Il a également appelé le Hezbollah à une "clarification". "Le Hezbollah ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban", a-t-il dit.

 

Source : www.france24.com/fr/ Avec AFP et Reuters/ Publié le : 29/09/2020/ Texte par : FRANCE 24

 

https://www.france24.com/fr/20200929-au-liban-le-chef-du-hezbollah-critique-le-ton-condescendant-d-emmanuel-macron/

 

Economic Crisis Looms as Protests Rage in Lebanon - The New York Times


---------------------------

 

A one-way ticket to escape the Lebanon crisis | Atalayar - Las claves del  mundo en tus manos


3 - Moyen-Orient/ Emmanuel Macron : "La classe politique libanaise a trahi son engagement"

 

Réagissant au renoncement du Premier ministre libanais, Moustapha Adib, de former un gouvernement, Emmanuel Macron a parlé dimanche de "trahison" de la classe politique du pays du Cèdre. Le président français Emmanuel Macron a déclaré, dimanche 27 septembre, avoir "pris acte de la trahison collective" de la classe politique libanaise, après son échec à former un gouvernement.


New government in crisis-hit Lebanon ends 3-month vacuum | The Times of  Israel


"J'ai honte" pour la classe politique libanaise, a déclaré le président français au cours d'une conférence de presse organisée à l'Élysée, au lendemain de la démission du Premier ministre désigné Moustapha Adib, incapable de former un gouvernement en raison de querelles politiciennes sur les portefeuilles. Les partis libanais "portent l'entière responsabilité" de cet échec, et "elle sera lourde", a ajouté Emmanuel Macron au cours d'une conférence de presse à Paris. Les dirigeants du pays du Cèdre disposent d'une "dernière chance" pour que soient respectés ces engagements, afin de constituer un "gouvernement de mission et obtenir de l'aide internationale", a-t-il poursuivi.

 

Explosions à Beyrouth: le RN et les insoumis accusent Macron d'ingérence au  Liban


_ La conférence de presse d'Emmanuel Macron sur le Liban

"La feuille de route du 1er septembre demeure (...), elle est la seule initiative prise sur le plan national, régional et international (...), elle n'est pas retirée de la table (...) mais il appartient maintenant aux responsables libanais de saisir cette dernière chance eux-mêmes", a encore déclaré Emmanuel Macron. Les partis politiques s'étaient engagés auprès d'Emmanuel Macron, venu à Beyrouth début septembre, à former un cabinet de ministres "compétents" et "indépendants" dans un délai de deux semaines.


French president seeking Lebanese government without Hezbollah | | AW


Mais samedi, le Premier ministre désigné Moustapha Adib, chargé le 31 août de le former, a jeté l'éponge, mettant en avant l'inexistence d'un consensus entre les partis en dépit de l'urgence de mener les réformes réclamées par la communauté internationale pour débloquer des milliards de dollars d'aide. Ce renoncement semble marquer l'échec de l'initiative lancée par le président français, après la tragique explosion du 4 août au port de Beyrouth.

 

Emmanuel Macron s'en est pris au parti chiite Hezbollah, qui "ne doit pas se croire plus fort qu'il ne l'est". Le Hezbollah "ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban. C'est à lui de démontrer qu'il respecte les Libanais dans leur ensemble. Il a, ces derniers jours, clairement montré le contraire".

 

Source : www.france24.com/fr/ Avec AFP/ Publié le 27/09/2020/ Texte par FRANCE 24/

 

https://www.france24.com/fr/20200927-en-direct-suivez-la-conf%C3%A9rence-de-presse-de-macron-sur-le-liban/

 

Le Liban au bord du gouffre


---------------------------


Lebanon turns 100 amid upheaval and crises | Middle East News | Al Jazeera

 

4 - Crise financière, pauvreté et pénurie : que se passe-t-il au Liban ?

 

Le Liban traverse en ce moment la pire crise économique de son histoire. Cette semaine, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, s'y est rendu pour réclamer au pays des réformes en échange d'un soutien financier. Retour sur l'histoire d'un marasme qui couvait depuis longtemps.

 

Economy of Lebanon - Wikipedia


_ DÉCRYP TAGE

Dans une rue sombre, un motocycliste armé d'un couteau surgit devant un passant et réclame... de l'argent ou de la nourriture. Voilà une scène qui, selon une source sécuritaire libanaise, se reproduit régulièrement ces derniers jours au Liban. Le pays, qui traverse la pire crise économique de son histoire, voit sa population se paupériser à vitesse grand V. En visite pour deux jours cette fin de semaine, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a de nouveau encouragé Beyrouth à entreprendre les réformes indispensables à sa modernisation, condition sine qua non à une aide financière internationale.


Hezbollah at the core of Lebanon's financial crisis | Zuhair Ksibati | AW


_ Que se passe-t-il exactement au Liban ?

Le Liban connaît un véritable naufrage économique depuis près d'un an, qui s'explique d'abord par une crise du secteur financier. Après avoir pendant longtemps attiré des capitaux étrangers (notamment en provenance de la diaspora libanaise) s'octroyant ainsi le surnom de "Suisse du Moyen-Orient", le pays a vu le système se gripper. Les tensions géopolitiques de la région ont découragé les investisseurs. Résultat : les banques libanaises, voyant les réserves de la Banque centrale fondre, ont limité les transferts et les retraits d'argent. Ce qui prive donc bien des épargnants de l'accès à leur argent.

 

Dans le même temps, la valeur de la livre libanaise a dégringolé, perdant plus de 85%. Beyrouth est aujourd'hui en défaut de paiement, avec une dette totale qui se monte à 90 milliards de dollars. Et la crise du coronavirus n'a évidemment rien arrangé.


Liban: mobilisation de la communauté internationale pour Beyrouth | Agence  de Presse Régionale


_ Quelles conséquences pour les Libanais ?

Cela a des conséquences très concrètes sur la vie quotidienne des Libanais. "Le prix du pain a augmenté de 50 à 70%, beaucoup de produits, surtout importés, n'existent plus comme les médicaments ou le tabac", témoigne Camille, un habitant, au micro d'Europe 1. "Rien ne va plus. Le pays s'est écroulé comme un château de cartes." Car le Liban importe presque tout. Tout vient donc à manquer. Plusieurs commerces distribuant des produits de marques internationales, refusant de revoir chaque jour leurs prix alors que, de toute façon, le pouvoir d'achat des Libanais est si impacté que ces derniers n'achètent plus rien de non indispensables, ont fermé provisoirement. Tout vient donc à manquer.

 

Aujourd'hui, 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté et plus de 35% des actifs sont au chômage. Selon une source sécuritaire, le Liban enregistre depuis plusieurs semaines un "nouveau type de vol" qui concerne "le lait pour enfants, les produits alimentaires et les médicaments". Fait marquant, "plus d'une victime" a rapporté que l'agresseur "s'était excusé au moment du vol", ajoute cette source à l'AFP.

 

Autre conséquence : l'exode. Des libanais quittent Beyrouth pour aller cultiver de la nourriture dans les terres et ainsi trouver de quoi se nourrir. "Nous sommes dans une situation où la crise est très mal gérée par le gouvernement et je pense que dans peu de temps, on aura à faire face à une situation de pseudo-famine", explique Salim Zwein, un ingénieur agronome libanais qui a créé un groupe Facebook pour encourager ses compatriotes à se lancer dans l'agriculture. "Le Liban bénéficie d'un climat entre le climat tropical et méridional. On peut tout cultiver." En octobre, un soulèvement inédit avait eu lieu contre l'intégralité de la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence.


Liban : nouvelles manifestations à Beyrouth, heurts avec la police


_ Pourquoi est-ce aussi une crise politique ?

Le lien entre économie et politique est étroit. Pour s'en sortir, Beyrouth doit débloquer de l'argent frais auprès de ses bailleurs internationaux, comme la France par exemple, mais aussi le FMI, avec lequel des négociations en cours ont été interrompus. Or, ces derniers n'acceptent de mettre la main au porte-monnaie que si le pays entreprend des réformes profondes afin de ne pas retomber dans ses travers. Lutte contre la corruption, transparence, coupes dans les dépenses publiques, modernisation des infrastructures : depuis deux ans et la conférence CEDRE pour le développement du Liban, la communauté internationale attend des changements profonds qui ne viennent pas.

 

"Ces réformes, les Libanais les attendent aussi depuis plus d'une décennie et elles n'arrivent jamais parce que ceux à qui on les demande les bloquent", analyse Sami Nader, économiste. L'arrivée d'un nouveau gouvernement en janvier n'a, de fait, rien changé. Rongé par la corruption et le clientélisme, le système politique libanais ne peut faire face. "Les partis politique en présence se font financer par l'État, c'est une dilapidation de l'argent public", complète Sami Nader. Et les banques libanaises, inclues dans la négociation, refusent d'éponger les pertes et bloquent donc une grande partie du processus.


France sends reform roadmap to Lebanon – Middle East Monitor


_ Que dit la France ?

Dans ce contexte très difficile, Jean-Yves Le Drian est venu tout à la fois taper du poing sur la table et assurer Beyrouth de la solidarité française. "Aidez-nous à vous aider !", a ainsi déclaré le ministre des Affaires étrangères mercredi. "Aujourd'hui, il y a un risque d'effondrement. Il faut que les autorités libanaises se ressaisissent et je me permets de dire ici à nos amis libanais : 'Vraiment nous sommes prêts à vous aider mais aidez-nous à vous aider, bon sang !'"

 

"Ces réformes ne sont pas au rendez-vous. On sait ce qu'il faut faire sur la transparence, la régulation de l'électricité, la lutte contre la corruption, la réforme du système financier et bancaire. Mais rien ne bouge ! ", a déploré Jean-Yves Le Drian, se disant "très inquiet" sur la situation dans le pays. Vendredi, le chef de la diplomatie française a estimé que les "exigences" françaises avaient été entendues.

 

Source : www.europe1.fr/ Europe 1/ Par Nicolas Feldmann et Margaux Baralon, avec AFP/ Publié le 24 juillet 2020/ Modifié le 24 juillet 2020

 

https://www.europe1.fr/international/crise-financiere-pauvrete-et-penurie-que-se-passe-t-il-au-liban-3982636/

 

Hezbollah to speak on Lebanon crisis, S&P says saver confidence tested -  The Jerusalem Post


---------------------------

 

Les États-Unis annoncent au Président du Conseil constitutionnel ivoirien  des observateurs à Abidjan - UCCADIA


5 – Côte d’Ivoire/ Crise politique : Les États-Unis annoncent au Président du Conseil constitutionnel ivoirien des observateurs américains à Abidjan

 

Richard Bell a annoncé ce 30 septembre 2020, des observateurs américains à Abidjan au président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné.  » Je suis venu rencontrer le président du Conseil constitutionnel pour lui présenter une équipe qui est une mission indépendante d’observateurs du processus électoral » a déclaré Richard Bell. Richard Bell, ambassadeur des États-Unis à Abidjan, a annoncé la présence de deux observateurs en Côte d’Ivoire pour la présidentielle. « Election Institute for Sustainable Democracy in Africa (EISA) et Carter Center sont des structures qui ont beaucoup d’expérience en matière d’observation électorale, financés par le gouvernement américain, mais ils sont une mission indépendante  » a-t-il précisé.


Côte d'Ivoire/Trois nouveaux membres intègrent le Conseil constitutionnel | Côte  d'Ivoire / AIP


 » Vous avez pu remarquer que nous ne sommes pas à la Maison Blanche ici. Ça veut dire que je suis bien là. La dernière fois que je suis allé à l’ambassade des États-Unis, si j’ai bonne mémoire, c’était le 25 avril 2015, lorsqu’à ma prise de fonction ici au Conseil constitutionnel, j’ai entrepris de faire une visite de courtoisie aux ambassadeurs des pays membre permanents de l’ONU. Depuis ce jour-là, je n’ai plus remis les pieds à l’ambassade des États-Unis, même pas pour une demande de visa » a expliqué le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné.

 

Source : https://lecourrierquotidien.com/ Publié le 01 Octobre 2020/ Source : Autre Presse / Publié le 01 Octobre 2020

 

https://lecourrierquotidien.com/actualites-ouattara-dans-de-sales-draps-les-etats-unis-annoncent-au-president-du-conseil-constitutionnel-ivoirien-des-observateurs-americains-a-abidjan/


Côte d`Ivoire: le président du Conseil constitutionnel, pro-Gbagbo,  remplacé #CIV2010

Côte d'Ivoire/Présidentielle 2020 : le Conseil constitutionnel retient 4  sur 44 candidatures - VOIXVOIE DE FEMME S'ENGAGE


---------------------------

 

 Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara renonce à briguer un 3e mandat de  président en 2020 - YouTube

6 – Côte d’Ivoire/ Crise politique : à l’approche de la présidentielle, la crainte de « graves menaces sur la paix »

 

Le Conseil national des droits de l’homme appelle à un « dialogue inclusif » et exprime sa « vive préoccupation » face à une situation sociopolitique tendue. Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), organisme public de Côte d’Ivoire, s’est inquiété jeudi 24 septembre de « graves menaces sur la paix sociale » à l’approche de l’élection présidentielle du 31 octobre et a appelé à un « dialogue inclusif », dans un communiqué. Précisant avoir rencontré ces derniers jours les responsables des principaux partis d’opposition ainsi que du parti au pouvoir, le CNDH exprime sa « vive préoccupation » face à une situation sociopolitique « qui crée assurément les conditions de graves violations des droits de l’homme et fait peser de graves menaces sur la paix sociale » en Côte d’Ivoire.


Calme précaire à Abidjan avant de nouvelles manifestations | Afrique | DW |  14.08.2020


Alors que de nombreux militants d’opposition et d’ONG ont été arrêtés ces derniers mois, le CNDH, qui est un organe consultatif pour le gouvernement, demande des « mesures pour garantir (…) l’exercice des libertés publiques par l’ensemble des forces politiques de la nation » et appelle à « l’ouverture d’un dialogue pressant et inclusif » pour « trouver des solutions consensuelles durables ». Le CNDH demande aussi « l’ouverture d’enquêtes sur les allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme ».

 

Côte d'Ivoire : une crise politique devenue militaire


_ Quelque 3 000 morts en 2010

La crainte de violences meurtrières est forte dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dix ans après la crise post-électorale née de la présidentielle de 2010 qui avait fait quelque 3 000 morts. Des violences, dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat controversé, ont fait une quinzaine de morts en août dans le pays. Une figure de la société civile ivoirienne, Pulcherie Gbalet, qui avait appelé en août à des manifestations contre un troisième mandat du président Ouattara, est incarcérée depuis un mois. 


Monde : Thabo MBeki hausse le ton contre l'ONU | Ivoirebusiness.netPoint d'interrogation | Nébulosités variables


Justin Koua, président de la jeunesse de l’opposition FPI (pro-Gbagbo) a été arrêté il y a une semaine sur son lieu de travail à Korhogo (Nord) et transféré quelques jours après dans une prison à Bouaké (centre), a déploré son parti. 


Côte d'Ivoire: manifestations contre le 3è mandat de Ouattara - Africaxó


Mercredi, une dizaine de proches de l’ancien chef rebelle et ex-premier ministre Guillaume Soro, dont la candidature à la présidentielle du 31 octobre n’a pas été retenue par le Conseil constitutionnel, ont été libérés après neuf mois de prison.

 

Source : www.lemonde.fr/ Le Monde avec AFP/ Le Monde avec AFP / Publié le 25 septembre 2020/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/25/cote-d-ivoire-a-l-approche-de-la-presidentielle-la-crainte-de-graves-menaces-sur-la-paix_6053560_3212.html/

 

Urgent-Abidjan-CPI: “Le retour de Gbagbo, une chance pour la paix des  Ivoiriens”-Thabo M'beki pressé – LE DEBAT IVOIRIEN


---------------------------

 

Élection du nouveau président de la Commission Électorale Indépendante -  Abidjan.net Photos


7 – Côte d’Ivoire/ Crise politique/ Commission Électorale Indépendante (CEI) : Le représentant du PDCI refuse de prêter serment devant le Conseil constitutionnel

 

Le représentant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) à la Commission électorale indépendante (CEI) centrale, Siaka Bamba a refusé, jeudi 17 septembre 2020, de prêter serment devant le Conseil constitutionnel. A la demande de sa formation politique, le représentant du principal parti de l’opposition ivoirienne à la CEI a, en effet, brillé par son absence lors de sa cérémonie de prestation de serment au siège du l’institution à Abidjan-Plateau.

Côte d'Ivoire : Deux listes de candidats indépendants enregistrées pour les  sénatoriales, onze jours après l'ouverture du dépôt des dossiers

« Il nous a confirmé qu’il sera là et se fera accompagné par une personne », rapporte le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, indiquant avoir joint le ministre de l’Administration du territoire pour l’en informer. « Je suis vraiment désolé, je viens d’avoir M. Siaka Bamba au téléphone. Il m’a fait savoir que ce matin (jeudi) même, une réunion a été organisée au niveau de son parti au cours de laquelle il a été convenu qu’il ne devrait pas prêter serment », a pour sa part réagit le ministre de l’Administration Territoriale, Sidiki Diakité.


Présidentielle 2020 : l'opposition ivoirienne «rejette le calendrier»  électoral - Apanews.net


Poursuivant, il a présenté ses excuses aux hommes des médias ayant effectué le déplacement pour l’absence de celui qui devait prêter serment en qualité de membre de la Commission centrale de la CEI. Le 1er août dernier, Siaka Bamba avait été désigné par son parti, le PDCI-RDA en tant que membre de la commission centrale de la CEI. Après son refus de prêter serment, son poste au sein de cette Commission reste toujours vacant. L’effectif de la structure organisatrice des élections en Côte d’Ivoire reste alors incomplet, à moins de deux mois de la tenue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

 

Source http://lepointsur.com/ Georges Kouamé/ Abidjan, 18-09-2020/ lepointsur.com)/

 

http://lepointsur.com/cote-divoire-cei-le-representant-du-pdci-refuse-de-preter-serment-devant-le-conseil-constitutionnel/

 

Recomposition de la Commission électorale indépendante en Côte d'Ivoire -  Atoo.ci


*******

 

Le FPI Affi satisfait des avancées dans la réforme de la CEI 7info |  L'information vue de Côte d'Ivoire


Côte d'Ivoire/ Commission Électorale Indépendante (CEI) : Les représentants de l'opposition à la CEI ont démissionné

 

En côte d'Ivoire, deux membres de la Commission Électorale Indépendante (CEI) ont annoncé leur retrait de l'institution mercredi 30 septembre 2020. « Messieurs Yapo Yapi, Commissaire central et Dogou Alain, Commissaire central et 2eme Vice-président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont notifié ce mercredi 30 septembre 2020, au Président de la CEI, la suspension de leurs fonctions de commissaires centraux-superviseurs, et de 2eme Vice-président de la Commission Electorale Indépendante, » peut-on lire dans une note d'information signé par Alain Dogou.

 

Après le retrait de l'opposition des Commissions électorales locales, ces deux derniers représentants se sont retirés de la grande institution et ont également remis leur véhicule de fonction. Malgré l'approche de la date de l'élection présidentielle prévue pour le 31 octobre, la désobéissance civile annoncée par les opposants d'Alassane Ouattara continue.

 

Source : www.icilome.com/ Mensah A./ Octobre 2020

 

https://www.icilome.com/actualites/886645/cote-d-ivoire-les-representants-de-l-opposition-a-la-cei-ont-demissionne/

 

A la croisée des chemins de Corinne Montout - Message texte - TopMessages —  TopChrétien


---------------------------

 

La Cour africaine des Droits de l'Homme et des Peuples au travail en  Tunisie, «


8 – Côte d’Ivoire/ Crise politique / Réintégration Gbagbo et Soro sur la liste électorale : Ouattara réfute l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’Homme

 

Au cours de la conférence de presse qui a clôturé sa visite d'État dans la Marahoué, le Président sortant de Côte d’Ivoire a rejeté les arrêts de la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples «ordonnant» la réintégration de Laurent Gbagbo Guillaume Soro sur la liste électorale.


Côte d'Ivoire : la Cour africaine des droits de l'homme exige la  réintégration de Laurent Gbagbo sur la liste électorale - Beafrica info


Interrogé sur sa réaction après des arrêts de la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples «ordonnant» la réintégration de l’ex-Président Laurent Gbagbo et de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro sur la liste électorale, le Président Alassane Ouattara a répondu que ces arrêts étaient nuls et de nul effet. «Cette décision qui porte atteinte à notre souveraineté (…) n’est pas applicable et ne sera pas appliquée en Côte d’Ivoire», a rétorqué le chef de l’État. Il a noté que sur les 54 pays africains, seulement 10 en sont membres dont quatre s’en sont retirés.

 

CEI : Bédié se prononce après le verdict de la Cour Africaine - YECLO.com


_ En Côte d’Ivoire, le poker menteur d’Henri Konan Bédié

Saisie par des opposants ivoiriens, la Cour a ordonné dans deux arrêts la réintégration des deux personnalités ivoiriennes sur la liste électorale, exigeant également leur éligibilité à la candidature pour l’élection présidentielle. Quatre candidats sur 44 ont été déclarés aptes à la candidature pour la présidentielle du 31 octobre 2020, à savoir le Président Alassane Ouattara (RHDP), Henri Konan Bédié (PDCI-RDA), Pascal Affi N’Guessan (FPI) et Kouadio Konan Bertin (indépendant).

 

Source : https://fr.sputniknews.com/ AFRIQUE/ 29.09.2020/ Par AIP

 

https://fr.sputniknews.com/afrique/202009291044497630-reintegration-gbagbo-et-soro-sur-la-liste-electorale-ouattara-refute-larret-de-la-cour-africaine/

 

La Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples


---------------------------

 

22h01 - Décès de l'émir du Koweït, le prince héritier lui succède - La Libre


9 - KOWEIT/ POLITIQUE : Décès de l'émir du Koweït, le prince héritier lui succède

 

L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, est mort mardi à 91 ans, a annoncé le palais royal de ce riche pays pétrolier du Golfe, région traversée par des décennies de crises et où il était considéré comme un doyen de la diplomatie. Son demi-frère, le prince héritier Nawaf Al-Ahmad Al-Sabah, 83 ans, a rapidement été désigné nouvel émir et doit prêter serment mercredi.

 

"C'est avec une grande tristesse et un grand chagrin que nous pleurons (...) la mort de cheikh Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, émir du Koweït", avait annoncé le ministre du cabinet de l'émir dans un enregistrement diffusé à la télévision. Le gouvernement a annoncé 40 jours de deuil national. Après son hospitalisation au Koweït le 18 juillet, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2006, avait transféré "temporairement" une partie de ses pouvoirs au prince héritier. Il est décédé aux Etats-Unis, où il s'était rendu fin juillet pour un traitement médical, selon les autorités qui n'avaient donné aucun détail sur sa maladie. Il avait subi plusieurs opérations depuis 2002.


Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, nouvel émir du Koweït


_ Médiateur

Cheikh Sabah était considéré comme l'architecte de la politique étrangère du Koweït moderne, grand allié des Etats-Unis et de l'Arabie saoudite tout en entretenant de bonnes relations avec l'Iran. Ryad a présenté ses condoléances tandis que Téhéran a salué "la modération et l'aplomb" du défunt. Après la mort en janvier du sultan Qabous d'Oman, c'est un autre médiateur influent qui disparaît dans une région marquée par des tensions avec l'Iran et la dispute (depuis 2017) entre le Qatar d'une part et l'Arabie saoudite et ses alliés de l'autre. Dans ce dossier, cheikh Sabah a joué les médiateurs et appelé à une désescalade. Les Nations unies ont salué un dirigeant "distingué (...) reconnu mondialement pour sa sagesse, sa générosité et ses succès en matière de construction de l'Etat et de diplomatie préventive".

 

Les Emirats arabes unis, l'Egypte, le Liban et le Qatar ont déclaré trois jours de deuil en hommage à l'émir. "Le monde arabe et musulman a perdu l'un de ses plus précieux dirigeants", a tweeté le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Bahreïn a rendu hommage à un "dirigeant sage". Le Premier ministre britannique Boris Johnson a, lui, salué la "contribution (de l'émir) à la stabilité régionale et à l'assistance humanitaire". Au Yémen en guerre, le ministre des Affaires étrangères Mohammed al-Hadhrami, a présenté ses "sincères condoléances aux frères au Koweït".

 

Et le porte-parole des rebelles Mohammed Abdelsalam a affirmé que les Houthis "n'oublieraient jamais le rôle (de l'émir) en faveur des négociations de paix (...) ni son amour pour le Yémen". Selon Kristin Diwan, de l'Arab Gulf States Institute, basé à Washington, sa mort "aura un impact profond, à la fois en raison de son rôle en tant que diplomate et médiateur régional mais aussi comme figure unificatrice dans son pays". "Les Koweïtiens ont apprécié sa capacité à maintenir l'émirat en dehors des rivalités et conflits régionaux."


Amazing Spots To View Kuwait City's Skyline


_ Stabilité et normalisation

Son règne a toutefois été marqué par des troubles politiques, manifestations et arrestations d'opposants mais aussi la chute des prix du pétrole, dont le pays dépend. Considéré comme un libéral, notamment en raison des réformes économiques et sociales qu'il a introduites, il a toutefois écarté la légalisation des partis politiques. Sur le politique, son successeur ne devrait pas être différent alors même que deux de ses voisins, les Emirats arabes unis et Bahreïn, ont décidé de normaliser leur relation avec Israël.

 

La normalisation reste très impopulaire au sein de la société koweïtienne, qui soutient largement le consensus arabe qui faisait du règlement du conflit israélo-palestinien la condition à toute normalisation avec l'Etat hébreu. Rien ne signale un changement dans la posture du Koweït sur la normalisation, souligne Mme Diwan, pour qui "la priorité des dirigeants sera d'abord la stabilité interne" du Koweït, où les législatives sont prévues d'ici deux mois. Nommé prince héritier en 2006, cheikh Nawaf a occupé plusieurs postes importants.

 

Cinquième fils du cheikh Ahmed Al-Jaber Al-Sabah, qui a dirigé le Koweït de 1921 jusqu'à sa mort en 1950, cheikh Nawaf était ministre de la Défense en 1990, au moment de l'invasion irakienne de l'émirat. Bagdad a réagi à la mort de l'émir du Koweït, affirmant qu'il avait su reléguer au passé l'occupation irakienne pour soutenir le "nouvel" Irak dans l'ère post-Saddam Hussein, notamment dans sa lutte contre le "terrorisme".

 

Source : www.lepoint.fr/ AFP/ Modifié le 29/09/2020/ Publié le 29/09/2020/

 

https://www.lepoint.fr/monde/deces-de-l-emir-du-koweit-le-prince-heritier-lui-succede-29-09-2020-2394247_24.php/

 

Kuwait Petroleum Corporation, Kuwait 2019

Travel Notes/ Kuwait Petroleum Corporation, Kuwait 2019

---------------------------

 

Premier débat entre Donald Trump et Joe Biden : une foire d'empoigne du  début à la fin


10 - USA/ PRESIDENTIELLE 2020/ Débat entre Donald Trump et Joe Biden : une foire d'empoigne du début à la fin

 

À cinq semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés pour la première fois, mardi soir, lors d'un débat télévisé qui a donné lieu à un duel plus que musclé. Les attaques personnelles et la cacophonie ont souvent empêché les propositions de fond d'émerger. Cacophonie, foire d'empoigne, chaos... Les mots ne manquent pas pour qualifier le premier débat qui a opposé, mardi 29 septembre, Donald Trump à Joe Biden, les deux candidats à la présidentielle américaine de novembre.

 

Ces échanges étaient si acrimonieux que les téléspectateurs en ont presque oublié le fond des thèmes évoqués. Questionnés tour à tour sur la Cour suprême, la crise sanitaire et économique, les violences policières et le racisme systémique, ou encore l'intégrité des élections, chaque candidat a tenté de marquer des points sans vraiment réussir à parler de son programme.

 

Le président républicain, distancé dans les sondages par son rival démocrate, a passé les 90 minutes du débat à tenter de discréditer Joe Biden. Il l'a accusé d'être manipulé par la gauche radicale et de ne pas oser prononcer les mots "la loi et l'ordre". Il a aussi ouvertement questionné l'intelligence de l'ex-vice-président, critiquant l'université qu'il a fréquentée et rappelant qu'il était plutôt mauvais élève. Donald Trump s'en est pris également aux supposés conflits d'intérêt du fils de Joe Biden, Hunter, en rappelant le travail de ce dernier pour une firme gazière ukrainienne.

 

Questionné sur ses impôts — il n'aurait payé que 750 dollars de taxes en 2016 et 2017, selon le New York Times — Donald Trump a botté en touche, affirmant avoir payé "des millions de dollars d'impôts". Il a en même temps admis avoir profité des crédits d'impôts accordés par l'administration Obama-Biden.

 

i24NEWS - USA/Débat:


_ "Menteur"

Le milliardaire n'a cessé de couper la parole à son concurrent, mais aussi au modérateur Chris Wallace, dont la performance a été largement critiquée par les commentateurs pour son manque de fermeté. Joe Biden, de son côté, s'en est à plusieurs fois pris personnellement au président. Il l'a traité de "menteur", l'a accusé d'être le "chiot" du président russe Vladimir Poutine et lui a demandé de "la fermer" à plusieurs reprises. "C'est difficile d'en placer une avec ce clown", a-t-il soufflé. Même en évoquant des sujets graves comme la pandémie de Covid-19, les attaques se sont résumées à des sarcasmes : "Vous devriez sortir de votre bunker et de votre parcours de golf" pour vous occuper de cette crise, a ainsi conseillé le démocrate au chef de l'État.

 

Joe Biden a aussi misé sur une adresse directe aux téléspectateurs en regardant directement la caméra et en ne parlant de Donald Trump qu'à la troisième personne. "Votez, votez, votez", leur a-t-il intimé. "Il ne peut pas vous empêcher de déterminer l'issue de cette élection." Il s'est engagé à reconnaître les résultats du scrutin du 3 novembre, peu importe le gagnant. Donald Trump, lui, a refusé de s'engager à appeler au calme ses partisans si le comptage des voix prenait du temps et a réitéré ses accusations de fraude liée au vote par correspondance.

 

_ Donald Trump s'en prend au vote par correspondance

"C'était à celui qui criait le plus fort", résume Michael Anne Jones, une habitante de Cleveland interrogée par France 24. Cette républicaine, qui s'est donné pour mission de convaincre ses camarades de voter pour Joe Biden, estime que Donald Trump s'était comporté comme une "brute" et que Chris Wallace "ne pouvait pas le contrôler". "Joe Biden a réussi à faire passer quelques messages vers la fin et s'est comporté de manière civilisée. Je ne pense pas que le public ait appris quoi que ce soit sur le fond, sinon combien certaines personnes se comportent mal."

 

Shannon, une supportrice de Donald Trump rencontrée à Cleveland, se dit "un peu déçue par l'impatience du président". "J'aurais aimé qu'il soit plus calme. Je n'ai pas eu une meilleure impression de Biden. Ses réponses semblaient vagues et creuses", affirme-t-elle à France 24. Les deux candidats auront l'occasion de s'affronter à nouveau, jeudi 15 octobre, lors d'un deuxième débat organisé à Miami. En espérant que les noms d'oiseaux laissent la place à des échanges plus constructifs.

 

Source : www.france24.com/fr/ Publié le : 29/09/2020/ Modifié le 30/09/2020/ Texte par : Yona HELAOUA

 

https://www.france24.com/fr/20200929-pr%C3%A9sidentielle-am%C3%A9ricaine-suivez-en-direct-le-d%C3%A9bat-entre-donald-trump-et-joe-biden/

 

Trump contaminé, débat chaotique, impôts : une semaine de campagne  présidentielle américaine - Libération


---------------------------

 

A one-way ticket to escape the Lebanon crisis | Atalayar - Las claves del  mundo en tus manos