Publié le : 20-03-2021 à 11:23:52 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ POLITIQUE/ MAUVAISE GOUVERNANCE : sur les causes des instabilités politiques et sociales


« Afrique/ Nigeria/ Corruption/ Des fonds volés saisis en Angleterre et restitués au Nigeria : La Grande-Bretagne a annoncé mardi la restitution au Nigeria de près de cinq millions d’euros saisis sur les comptes d’un ancien gouverneur nigérian de l’État du Delta, région riche en pétrole, condamné pour corruption par un tribunal londonien. « C’est la première fois que l’argent récupéré auprès de criminels sera retourné au Nigeria (depuis la Grande-Bretagne, NDLR) depuis la signature de l’accord signé en 2016 pour restituer, de manière responsable et transparente, l’argent détourné des caisses de l’État nigérian », a déclaré ministère des Affaires étrangères britannique dans un communiqué. Selon le communiqué britannique, cet argent doit financer des projets d’infrastructure au Nigeria toutefois les fonds restitués via la politique anticorruption du gouvernement de Muhammadu Buhari échappent à la surveillance des institutions. »
 

Nigeria corruption : 110 millions de dollars de pot-de-vin par an - BBC  News Afrique

 

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Confidence vote location must be safe, Libyan parliament says | Daily Sabah


1 - LIBYE : Dix ans après la révolution, la Libye face au chaos

 

Dix ans pile après le début de la révolution du peuple libyen, l'instabilité règne toujours sur le territoire. Des élections sont prévues en décembre 2021. Le 15 février 2011 marque le début de l'insurrection en Libye, qui conduira à la chute du clan Kadhafi. Le 15 février 2011 marque le début de l'insurrection en Libye, qui conduira à la chute du clan Kadhafi. (Reuters)

 

Une décennie de chaos. Le 15 février 2011, un sit-in est violemment dispersé à Benghazi, deuxième ville de Libye. Le point de départ d'une révolution du peuple libyen, dans le sillage des Printemps arabes. Mouammar Kadhafi, au pouvoir pendant 42 ans, est chassé puis tué. Après dix ans de conflits, le pays entame une transition politique, sous l'égide de l'Onu. Un exécutif intérimaire vient d'être désigné pour former un gouvernement et organiser des élections en décembre prochain. Instable, la Libye doit faire face à de nombreux défis économiques et sociaux.

 

Libyan parliament backs unity govt


. Un pays divisé mais sur la voie de la réconciliation?

Depuis la révolution et la chute du régime Kadhafi, la Libye est morcelée entre plusieurs instances qui se disputent le pouvoir central. Cette guerre civile meurtrière oppose des milices locales, groupes djihadistes basés au Sud, mais surtout deux belligérants principaux. A l'ouest, le Gouvernement d'union nationale (le GNA), proclamé en 2015 à la suite d'un accord parrainé par l'Onu, signé par des représentants de la société civile et des députés. Son chef : Fayez al-Sarraj, basé à Tripoli.

 

A l'est, une autorité parallèle s'oppose : le gouvernement de Tobrouk. Formé par le Parlement dissident, cette autorité n'est pas reconnue par la communauté internationale et est incarnée par le maréchal Khalifa Haftar, à la tête de l'"Armée nationale libyenne" (ANL). L'homme fort de l'est du pays a lancé, en 2014, des opérations militaires pour délivrer des villes libyennes des mains de groupes djihadistes, telle que Benghazi, libérée en 2017.

 

Après l'échec d'une offensive lancée par Khalifa Haftar en 2019 pour conquérir Tripoli, un cessez-le-feu "permanent" est conclu entre les deux parties le 23 octobre dernier. Un dialogue commence. Le 5 février, 75 délégués libyens désignent un exécutif provisoire composé d'un chef du Conseil présidentiel Mohamed al-Menfi, d'un Premier ministre intérimaire, Abdel Hamid Dbeibah, et de deux vice-présidents. Ces derniers devront former un gouvernement de transition et préparer des élections prévues le 24 décembre 2021. Signe d'espoir d'une réunification, le maréchal Haftar a exprimé son soutien, et celui de ses hommes, à cette initiative, espérant "qu'ils puissent réunifier les institutions et conduire le pays aux élections".

 

La Libye livrée à la surenchère des ingérences extérieures


. Un conflit internationalisé

Au fil des années, la guerre civile libyenne est devenue un sujet d'opposition et d'enjeux divergents pour d'autres puissances étrangères. Le maréchal Haftar est soutenu par l'Egypte, les Emirats arabes unis ou encore la Russie tandis que la Turquie appuie le GNA. L'Europe et les Etats-Unis sont plus divisés sur la question. Ce conflit est notamment l'une des sources de tension entre Paris et Ankara. D'un côté, la France accuse la Turquie de vendre des armes au Gouvernement d'union nationale malgré l'embargo des Nations unies. Selon un rapport de l'Onu en 2019, de nombreux pays et sociétés privées ont également rompu cet embargo, vendant des armes aux deux camps.

 

A l'inverse, la Turquie accuse la France de soutenir officieusement le maréchal Haftar, bien qu'elle s'en défende. En 2016, un incident embarrasse d'ailleurs la diplomatie française : trois officiers de la DGSE décèdent sur le terrain dans un hélicoptère de l'ANL, abattu par une milice islamiste. En décembre dernier, l'ONU indiquait que 20.000 forces étrangères ou mercenaires étaient encore présents sur le territoire libyen.

 

Haftar hands control of key Libya oil facilities to allies in east | Middle  East Eye


. Une situation économique et sociale préoccupante

Le pays d'Afrique du Nord, dont l'économie est dépendante des hydrocarbures, a vu sa situation se fragiliser au fil des années de conflit. Certaines accalmies ont permis des embellies de croissance, mais l'année 2020 a été particulièrement catastrophique. Entre le blocus pétrolier, imposé pendant plusieurs mois par le maréchal Haftar pour faire pression sur la communauté internationale, et la crise du Covid-19, les ressources de la Libye se sont raréfiées. Selon la direction du Trésor français, qui a publié une notice d'information sur la situation économique en Libye, l'économie du pays de près de 7 millions d'habitants est minée par "l'importance du secteur informel et de la corruption", complexifiée par l'existence d'une double administration, à l'instar des deux Banques centrales du pays en concurrence.

 

Les Libyens vivent au quotidien les pénuries de liquidité, d'électricité, d'essence, inflation, augmentation du prix des produits de premières nécessités (+50% en 2020 selon le ministre de l'Economie du Gouvernement d'union nationale basé à Tripoli). Une pauvreté grandissante doublée d'une insécurité chronique. A l'est du pays, notamment à Benghazi, la population dénonce des exactions, imputées aux forces de sécurité du maréchal Haftar.

 

L'Union africaine crée un Observatoire sur la migration


. Le sort dramatique des migrants

Le pays d'Afrique du Nord reste un point de transit important pour les migrants qui cherchent à atteindre l'Europe et fuir l'instabilité de leurs pays. Une situation idéale pour les trafiquants d'êtres humains qui profitent du flou politique et sécuritaire.

 

Depuis plusieurs années, les témoignages glaçants de survivants enlevés et torturés par des trafiquants en l'échange de rançons se multiplient. Les migrants sont retenus de force dans des centres, aux mains de milices, dont des groupes armés proches de l'Etat islamique. Certains racontent même avoir été vendus comme esclaves. En 2017, un reportage de CNN provoque une réaction indignée de la communauté internationale. Les images montrent une vente d'esclaves dans la banlieue de Tripoli. Pour quelques centaines de dinars, des migrants originaires de l'Afrique de l'Ouest sont "achetés", sur un marché organisé une à deux fois par mois.

 

Source : https://www.lejdd.fr/International/Afrique/ 16 février 2021/ Par Mathilde Durand/

 

https://www.lejdd.fr/International/Afrique/dix-ans-apres-la-revolution-la-libye-face-au-chaos-4025682

 

Libya parliament resumes session to vote on new gov't


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Le Parlement libyen vote la confiance au gouvernement de transition |  Africanews


AFRIQUE/ Libye : le gouvernement de transition décroche la confiance du Parlement

 

Le gouvernement de transition en Libye a décroché mercredi la confiance du Parlement, un vote salué comme "historique" pour un cabinet né d'un processus parrainé par l'ONU et qui doit contribuer à sortir le pays du chaos en le menant jusqu'à des élections fin décembre. Après deux jours d'intenses débats, le Parlement a approuvé l'équipe d'Abdelhamid Dbeibah par 121 voix sur les 132 députés présents.


Tout savoir sur Abdel Hamid Dbeibah, l'homme-clé de la transition en Libye


"Je vous remercie pour votre confiance", a réagi ce milliardaire de 61 ans désigné Premier ministre par intérim le 5 février par 75 responsables libyens de tous bords réunis à Genève sous l'égide de l'ONU, en même temps qu'un Conseil présidentiel de trois membres. "Le moment est venu de tourner la page des guerres et des divisions", a-t-il ensuite tweeté. Le nouveau gouvernement doit prêter serment lundi à Benghazi (est), deuxième ville de Libye et berceau de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.


Le Gouvernement d'union nationale (GNA) sortant de Fayez al-Sarraj s'est dit "pleinement prêt à lui transmettre les missions et les responsabilités en toute sérénité et dans le respect de l'alternance pacifique du pouvoir". Le nouvel exécutif doit remplacer aussi bien le GNA que le pouvoir rival à l'Est, incarné par le maréchal Khalifa Haftar. Les députés étaient réunis depuis lundi à Syrte, ville à mi-chemin entre les régions rivales de l'Est et de l'Ouest. Ils ont longuement débattu de la composition du gouvernement Dbeibah, de la répartition géographique des postes et de sa feuille de route.

 

La mission onusienne en Libye avait salué lundi une "session historique" et une "étape cruciale" pour l'unification du pays, alors que le Parlement, profondément divisé, s'était très rarement réuni ces dernières années. Elle a rappelé mercredi à ce pays de sept millions d'habitants qu'il avait "désormais une réelle opportunité d'avancer vers l'unité, la stabilité, la prospérité, la réconciliation et de restaurer pleinement sa souveraineté". "Ce sera le gouvernement de tous les Libyens", a promis le Premier ministre visiblement ému, dans un bref discours après le vote. "La Libye est une et unie", a clamé M. Dbeibah, originaire de Misrata (Ouest).

 

Libye: le Parlement accorde sa confiance au gouvernement d'Abdel Hamid  Dbeibah


- "Jour historique" -

Les Etats-Unis, l'Union européenne, la France, l'Italie, les Emirats arabes unis ou encore le voisin tunisien ont félicité la Libye aussitôt après le vote. L'ambassadeur de l'UE en Libye Jose Sabadell a salué une "journée vraiment historique!", tandis que l'ambassade de France a félicité "le peuple libyen en ce jour historique" et transmis à M. Dbeibah "les voeux de succès du président (Emmanuel) Macron pour une Libye unie". 

 

"Il s'agit d'un résultat important et encourageant sur le parcours de normalisation du pays et qui ouvre la voie à une transition institutionnelle effective sous le signe de l'unité", a réagi le ministère italien des Affaires étrangères. Saluant "un jour historique", le président du Parlement Aguila Saleh a tenu à rappeler que le gouvernement de M. Dbeibah "devait savoir que son mandat et ses responsabilités prendraient fin le 24 décembre", date des élections programmées dans le cadre du processus onusien. 


Le Premier ministre a présenté un gouvernement "représentatif de tous les Libyens", composé de deux vice-Premiers ministres, 26 ministres et six ministres d'Etat. Deux ministères régaliens, les Affaires étrangères et la Justice, ont été attribués à des femmes, une première en Libye. M. Dbeibah devra désormais unifier les institutions libyennes et mener la transition jusqu'aux élections du 24 décembre.


La Libye entame une nouvelle phase de transition | Le Devoir


Le processus politique lancé sous l'égide de l'ONU a été entaché par la récente diffusion d'extraits d'un document encore confidentiel d'un Comité d'experts onusiens faisant état de faits de corruption et d'achat de votes. L'affaire a provoqué un tollé en Libye mais M. Dbeibah a défendu "l'intégrité du processus". Depuis la chute de Kadhafi, la Libye est minée par le chaos, les divisions et les luttes d'influence sur fond d'ingérences étrangères. 


La fin des combats à l'été 2020 et le lancement du processus onusien ont ravivé l'espoir d'une relance de l'économie de ce pays pétrolier d'Afrique du Nord, jadis parmi les plus prospères de la région. Le Premier ministre devra aussi répondre aux attentes pressantes des Libyens dont le quotidien est marqué par d'importantes pénuries de liquidités, d'essence, des coupures d'électricité quotidiennes et par une inflation galopante. Les infrastructures sont à plat, les services défaillants.

 

Source : https://information.tv5monde.com/afrique/ Par Hamza MEKOUAR/ AFP/ © 2021 AFP/ Mise à jour 10.03.2021/

 

https://information.tv5monde.com/afrique/libye-le-gouvernement-de-transition-decroche-la-confiance-du-parlement-399829

 

Libye: les Parlements de Tobrouk et Sebrata préparent une réunion commune


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Élections en Centrafrique : l'explosion de violence redoutée n'a pas eu  lieu | Radio-Canada.ca


2 - AFRIQUE/ Centrafrique : les législatives menacées par les rebelles

 

La Minusca a présenté son plan de sécurisation du scrutin de ce samedi face aux intimidations de la coalition rebelle. En Centrafrique, le second tour des élections législatives ainsi que des scrutins partiels se tiennent ce samedi 14 mars. La campagne électorale s'est ainsi achevée ce vendredi à minuit. A Yalinga, au nord-est du pays, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) auraient menacé d'amputer les mains et les jambes des électeurs, selon les déclarations de Thierry Evariste Binguindi, préfet de la Haute-Kotto.


Centrafrique : les législatives menacées par les rebelles | Afrique | DW |  12.03.2021


Face à l'inquiétude qui grandit, la Minusca a présenté son plan de sécurisation. Abelaziz Fall, porte-parole militaire de la mission onusienne en Centrafrique, ne veut pas "entrer dans les détails des opérations pour des raisons sécuritaires et opérationnelles." Mais selon lui, "plus de cinq cents hommes supplémentaires ont été envoyés dans ces zones afin de densifier le réseau sécuritaire, pour permettre enfin une meilleure sécurité pour la tenue des élections." Abelaziz Fall ajoute que "malheureusement, nos ressources ne permettent pas d'être partout tout le temps, nous sommes aussi engagés dans les missions d'acheminer du matériel électoral et cela veut dire qu'on est au maximum de nos capacités opérationnelles."

 

RCA : la Russie fait don de véhicules blindés de reconnaissance et de  patrouille - Neo Africa News


. La logistique est en place

La prudence est de mise chez les candidats mais l'Autorité nationale des élections (ANE) croit en la tenue de ces élections malgré les défis. Davy Yama est l'un des commissaires de l'ANE. Il explique que "il n'y a pas de retard possible sur le plan de la logistique, toutes les dispositions ont été prises pour que les matériels électoraux soient disponibles dans tous les centres et bureaux de vote. Nous avons pris le soin d'assurer convenablement la formation des agents qui vont assurer à leur tour la formation des membres des bureaux de vote."

 

La société civile redoute pour sa part un faible taux de participation et se mobilise pour assurer une meilleure légitimité des élus. A l'image de Zéphirin Kaya, représentant de l'Observatoire des élections (ONE). "Nous nous sommes engagés et nous menons des actions de sensibilisation pour mobiliser la population à aller massivement choisir leur représentant à l'Assemblée nationale", assure-t-elle. Les élections législatives groupées seront un test important alors que les rebelles de la CPC continuent de menacer la capitale Bangui.

 

Source : https://www.dw.com/fr/ Date 12.03.2021/ Auteur Jean Fernand Koena/ Dossier thématique Elections en Centrafrique

 

https://www.dw.com/fr/centrafrique-les-l%C3%A9gislatives-menac%C3%A9es-par-les-rebelles/a-56858843


Les Centrafricains votent pour leur président et leurs députés sous la  menace rebelle – Jeune Afrique

 

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Centrafrique : 44 rebelles tués dans une offensive des forces armées

 

En Centrafrique, la rébellion se replie mais ne cède pas

 

Explication Deux semaines après en avoir pris le contrôle, les rebelles centrafricains ont quitté la ville de Bangassou samedi 16 janvier. Mais ils continuent à contester la légitimité de la réélection du président Touadéra.

 

. En Centrafrique, la rébellion se replie mais ne cède pas

Des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Menace Séléka en Centrafrique : panique générale à Bangui


. Quelle est la situation militaire en Centrafrique ?

Les rebelles centrafricains ont finalement quitté Bangassou, une dizaine de jours après l’avoir conquise. La ville est « sous le contrôle total de la Minusca », a déclaré samedi 16 janvier dans la soirée son porte-parole. Les rebelles « ont abandonné les positions qu’ils occupaient (depuis le 3 janvier) et fui la ville dans la nuit ». De nombreux habitants de cette ville, située à 750 km à l’est de la capitale Bangui, s’étaient réfugiés en République démocratique du Congo. « C’est une grande joie », a déclaré à l’AFP Mgr Juan Jose Aguirre, évêque de Bangassou. « Après treize jours à dormir à la belle étoile, les gens vont pouvoir rentrer chez eux ».

 

L’ultimatum de l’ONU et l’arrivée de renforts - composés de contingents de la mission des Nations unies en Centrafrique et de centaines de militaires rwandais et de paramilitaires russes dépêchés par leurs pays au début de l’offensive rebelle - ont fait leur effet. Mais les forces présentes sur place restent « en alerte pour prévenir toute action des groupes armés visant la population civile, l’autorité de l’État et les Casques bleus ou le retour des rebelles dans la ville ».

 

Juste avant leur départ, les rebelles ont lancé quelques opérations de « pillages » à Bangassou. Une pratique qui, pour le premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, révèle « l’un des objectifs de ces mercenaires étrangers : piller nos richesses et les biens de notre peuple ».

 

Centrafrique : un état d'urgence de quinze jours proclamé face à la  rébellion


. Quel lien avec les élections de décembre ?

La situation en Centrafrique ne cesse de se dégrader depuis décembre. Plutôt que de calmer la contestation, les élections, organisées le 27 décembre, ont précipité la reprise des hostilités. L’accord de Khartoum, qui avait été signé en février 2019 entre quatorze groupes armés et le gouvernement du président en place, Faustin Archange Touadéra, a permis l’intégration d’une partie d’entre eux au gouvernement : des postes souvent honorifiques ont été confiés à certains de leurs membres. Mais il n’a pas suffi à calmer leurs ambitions en termes de répartition des richesses : minerais, or ou bétail.

 

Le 17 décembre 2020, les six plus puissants des groupes armés - occupant les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans - se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), avant d’annoncer deux jours plus tard une offensive pour empêcher la réélection du président Touadéra. L’élection s’est tenue le 27 décembre 2020 mais moins d’un électeur inscrit sur deux a pu se rendre dans les bureaux de vote en raison de l’insécurité dans tout le pays en dehors de Bangui. Faustin Archange Touadéra a été déclaré vainqueur mais l’opposition réclame l’annulation de la présidentielle.

 

Centrafrique : vers un report (prévisible) des élections – Jeune Afrique


. Quelles suites possibles ?

La Cour constitutionnelle a validé lundi 18 janvier la réélection au premier tour du président Touadéra et rejeté tous les recours en annulation du scrutin déposés par 13 des 16 de ses rivaux, malgré un taux de participation extrêmement bas : 35,25%, loin des 76,31% des inscrits annoncés provisoirement le 4 janvier par l’Autorité nationale de élections qui avait déclaré provisoirement la réélection du président sortant.

 

Les experts se montrent très sévères avec le président ce dernier, qui a tenu coûte que coûte à ce que les élections présidentielles et législatives se tiennent le 27 décembre, soutenu dans son entêtement par le « groupe des cinq » (l’ONU, l’Union Européenne, la France, les États-Unis et la Russie). « Quand une élection se déroule dans ces conditions, cela pose forcément un problème de légitimité pour celui qui se déclarera vainqueur », souligne Thierry Vircoulon, coordinateur de l’observatoire Afrique centrale et australe à l’Institut français de relations internationales (IFRI).

 

Centrafrique : L'urgence de mettre en place un plan stratégique pour le  Développement de l'économie numérique en Centrafrique avant le démarrage du  projet CAB - Corbeau News Centrafrique ou si b il


. La Centrafrique entre-t-elle dans une nouvelle guerre ?

« Une démocratie ce n’est pas juste un protocole électoral, c’est tout un système d’État de droit », appuie Nicolas Normand, ancien diplomate et spécialiste de l’Afrique. « Il faut être en capacité de préparer le vote dans de bonnes conditions. Qu’il soit inclusif, fiable, transparent, et qu’il ait du sens, quitte à ne pas respecter les délais ». Depuis décembre, 60 000 Centrafricains ont fui les violences, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés à Genève qui « appelle à une cessation immédiate de toutes les violences » et « au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix ».

 

Source : https://www.la-croix.com/Monde/ Anne-Bénédicte Hoffner, le 17/01/2021/ Modifié le 17/01/2021

 

https://www.la-croix.com/Monde/En-Centrafrique-rebellion-replie-cede-pas-2021-01-17-1201135429

 

Centrafrique: retour sur l'époque où Bokassa se prenait pour Napoléon40 ans après, que reste-t-il de Jean-Bedel Bokassa ? | Afrique | DW |  20.09.2019


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Crise sanitaire/Covid-19: Plus rien ne va entre Gon et Hambak. Gon, malade,  s'est rendu au Maroc pour des soins urgents | Ivoirebusiness.net

 

3 – Afrique/ Côte d'Ivoire/ Politique et Santé : quand la vie politique tient à un bulletin de santé

 

Les spéculations vont bon train suite aux décès, coup sur coup, de deux hôtes de la primature, Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko. "C'est où l'endroit le plus dangereux en ce moment à Babi (Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, NDLR) ? La primature !" Ce trait d'humour noir circule sur les réseaux sociaux depuis la mort de celui qui occupait à la fois le poste de Premier ministre et de ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, à l'âge de 56 ans. Le président Alassane Ouattara a annoncé le 10 mars 2021 son décès des suites d'un cancer en Allemagne, où il avait été transféré après son évacuation sanitaire vers la France le 18 février. 

 

Côte d'Ivoire-AIP/ Hamed Bakayoko échange avec des responsables de partis  politiques à la Primature


. Deux morts à la primature 

L'opinion publique ivoirienne est quelque peu abasourdie par la mort, en moins d'un an et dans des conditions similaires, de deux personnalités politiques de haut rang nommées à la primature. L'ancien Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, à qui Hamed Bakayoko avait succédé, s'est éteint le 8 juillet 2020 à 61 ans, une semaine après avoir regagné son pays. Il avait séjourné deux mois en France où il avait été soigné pour des problèmes cardiaques. Amadou Gon Coulibaly était mort dans la clinique où il avait été transporté à la suite d'un malaise, durant le premier conseil des ministres auquel il assistait depuis son retour.


Côte-d'Ivoire: Qui sont les élus et politiciens inéligibles aux  législatives ? - Connectionivoirienne.net


Si le sort de ces disparus interpelle, en dehors de leur personnalité et de leur carrière, c'est entre autres parce qu'ils occupent un poste clé dans l'échiquier politique ivoirien, surtout en l'absence de vice-président. C'est le cas aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Le scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 était censé permettre de désigner un président et un vice-président. Mais pour l'heure, les Ivoiriens doivent se contenter uniquement du premier.  Selon la Constitution ivoirienne, "en cas de décès, de démission ou d'empêchement absolu du vice-président de la République, alors que survient la vacance de la présidence de la République, les fonctions de président de la République sont exercées par le Premier ministre"

 

Certains internautes conseillent déjà au nouveau locataire de la primature, Patrick Achi nommé le 8 mars, de démissionner de ses fonctions compte tenu du funeste sort de ses prédécesseurs. L'état de santé du nouveau Premier ministre, qui a rendu hommage à Hamed Bakayoko, à l'instar de l'ensemble de la classe politique ivoirienne, fait aussi l'objet de beaucoup de spéculations. 

 

Covid-19 en Afrique : les campagnes de vaccination commencent en Côte d' Ivoire et au Ghana | ONU Info


. Le flou autour de la santé de hauts responsables

Spéculations qui concernent également plusieurs dignitaires du régime qui ont eu des soucis de santé ces derniers mois, même si peu d'informations transpirent. Le président de l'Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, est rentré de Turquie en février dernier après y avoir reçu des soins. Il avait même dû démentir des rumeurs annonçant sa mort quelques jours plus tôt. 


Côte d'Ivoire: Amadou Soumahoro humilié au Parlement de la CEDEAO


Le Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne SEM Amadou Soumahoro rentrera en Côte d’Ivoire dans le courant de la semaine prochaine. Contrairement aux rumeurs qui circulent, il se porte très bien. Son collègue du Sénat, Jeannot Ahoussou-Kouadio, s'est rendu en Allemagne  en juillet 2020 où il a été diagnostiqué positif au Covid-19. En décembre, la séance de clôture de la session ordinaire de la chambre haute du Parlement était présidée par sa première vice-présidente, Sarra Fadiga Sako.

 

Jeannot Ahoussou-Kouadio, sur la santé duquel aucune information officielle n'est disponible depuis le 11 juillet, s'exprime néanmoins régulièrement via les réseaux sociaux sur la situation politique de son pays. Il a d'ailleurs récemment salué la mémoire d'Hamed Bakayoko. Quant au Conseil économique et social ivoirien, il n'a plus de président depuis la disparition de Charles Koffi Diby le 7 décembre 2019. 

 

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/ Falila Gbadamassi/ France Télévisions/ Rédaction Afrique/ Publié le 11/03/2021 / Mis à jour le 11/03/2021

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/cote-d-ivoire/cote-d-ivoire-quand-la-vie-politique-tient-a-un-bulletin-de-sante_4328505.html

 

Morts en cascade des opposants en Côte d'Ivoire - Fresco Courriels


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Accra — Wikipédia

 

4 – Afrique/ Ghana/ Politique : l'élection de Nana Akufo-Addo validée

 

La Cour suprême ghanéenne a rejeté jeudi le recours de l’opposant John Mahama, qui contestait les résultats de la présidentielle de décembre pour cause de bourrage d'urnes. "L'accusation de bourrage d'urnes n'a pu être étayée par des preuves crédibles. Nous n'avons donc aucune raison d'ordonner une nouvelle élection. Nous rejetons ainsi cette plainte, car jugée sans fondement", a déclaré Kwesi Anin Yeboah, le juge de la Cour suprême à Accra.

 

La décision valide donc le verdict de la Commission électorale qui donnait vainqueur le président sortant avec 51,59 % des voix, contre 47,36 % pour son rival. Seules 515 524 voix séparaient les deux candidats. Les observateurs internationaux avaient salué un scrutin qui s’était déroulé dans le calme, alors que cinq personnes avaient trouvé la mort dans des violences post-électorales.


SONA 2021: Ghana Nana Akufo-Addo State of de Nation Address go feature  Covid-19 response, economic recovery den national unity - BBC News Pidgin


Le parti de John Mahama, le Congrès national démocratique, avait déposé un recours au lendemain de la présidentielle du 7 décembre 2020 pour invalider la victoire de Nana Akufo-Addo, dénonçant un scrutin "frauduleux" et réclamant une "nouvelle élection". La sentence de la Cour Suprême met donc fin au contentieux électoral au Ghana.

 

Source : https://fr.africanews.com/ CHRIS STEIN/Chris Stein/ By Rédaction Africanews/  Dernière MAJ : 04/03 - 19:55/ GHANA

 

https://fr.africanews.com/2021/03/04/ghana-la-reelection-d-akufo-addo-validee//

 

Jubilee House - Wikipedia


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Nigeria: libération des lycéennes enlevées fin février dans l'État de  Zamfara


5 - AFRIQUE/ Nigeria : 39 étudiants portés disparus après l'attaque de leur établissement

 

Les parents de plus d'une trentaine d'étudiants enlevés jeudi soir par des hommes armés dans le nord du Nigeria, où les rapts massifs d'élèves se multiplient, étaient vendredi après-midi toujours sans nouvelles de leurs enfants. Des hommes armés ont envahi jeudi vers 23H30 locales (22H30 GMT) un établissement scolaire à Afaka, en périphérie de Mando, ville située dans l'Etat de Kaduna. Au moment de l'attaque, environ 200 personnes, des élèves - âgés de 17 ans et plus - et leurs professeurs, ont été enlevées, selon les autorités locales.


Nigeria : plus de 300 adolescentes enlevées dans leur école | Afrique | DW  | 26.02.2021


Mais rapidement alertées, des troupes de l'armée nigériane à proximité sont intervenues et se sont confrontées aux bandits, selon un communiqué du ministère des Affaires internes de l'Etat de Kaduna. "Les soldats ont réussi à secourir 180 personnes, 42 étudiantes, 8 membres du personnel et 130 étudiants de sexe masculin", selon le communiqué. "Le nombre de personnes toujours portées disparues s'élève à 39, dont 23 femmes et 16 hommes", a indiqué Samuel Aruwan, le ministre local de l'Intérieur, dans un communiqué publié dans la soirée. Le bilan précédemment annoncé était d'environ 30 étudiants portés disparus. Vendredi après-midi, des forces de sécurité patrouillaient dans les rues de la ville, un avion de chasse survolant la zone, ont raconté à l'AFP des journalistes locaux et des habitants, joints au téléphone.

 

Nigeria : l′angoisse se poursuit pour les parents des filles enlevées |  Afrique | DW | 01.03.2021


Il n'était pour l'heure pas possible de recueillir les témoignages des 180 rescapés, toujours gardés dans un camp militaire proche de l'établissement, autour duquel se pressaient les parents des captifs, espérant obtenir plus d'informations des autorités. Comme Helen Sunday, dont la fille âgée de 21 ans, "est entre les mains des ravisseurs", dit-elle. "J'appelle le gouvernement à aider à sauver nos enfants, j'attends des nouvelles de ma fille depuis ce matin, je n'ai pas mangé depuis", déclare cette femme.

 

Même inquiétude pour Denis John, dont le frère manque à l'appel: "Je ne sais pas dans quelles conditions mon frère est retenu par ses ravisseurs, cela ajoute à mon anxiété", dit-il. Il a appelé le gouvernement à mettre fin aux enlèvements d'élèves: "Il est inacceptable que les parents envoient leurs enfants à l'école pour qu'ils soient ensuite kidnappés par des criminels", ajoute-t-il. Il s'agit de la quatrième attaque d'école en moins de trois mois dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, où des groupes criminels, appelés "bandits" par les autorités, attaquent des villages, volent du bétail et pratiquent des enlèvements contre rançon depuis une dizaine d'années.

 

Nigeria, una fonte governativa: “Liberate le 317 studentesse rapite” - La  Stampa


- Frapper "plus fort" -

La localité de Mando est fréquemment la cible de ces groupes criminels qui multiplient les vols à main armée, en particulier le long de l'autoroute reliant la ville à l'aéroport de Kaduna. En 2020, des groupes criminels ont tué plus de 937 personnes, enlevé 1.972 personnes et volé près de 7.195 têtes de bétail dans le seul Etat de Kaduna, selon les autorités locales. Mais les autres Etats frontaliers sont également la cible de ces bandes, agissant par appât du gain, et a priori sans motivation idéologique.

 

Ces derniers mois, ces bandits ont multiplié les attaques visant des écoles, provoquant l'émoi dans le monde entier. Le 26 février, 279 adolescentes avaient été enlevées d'un pensionnat dans l'Etat de Zamfara et libérées cinq jours plus tard. Début décembre, 344 jeunes garçons avaient été enlevés dans un pensionnat à Kankara, dans l'Etat de Katsina, avant d'être relâchés au bout d'une semaine, après des négociations.


 Nigerian army kills scores of Boko Haram militants in airstrikes: spokesman  | CGTN Africa


La multiplication de ces kidnappings fait craindre une aggravation de la déscolarisation, particulièrement des filles, dans ces régions pauvres et rurales qui comptent déjà le plus fort taux d'enfants n'allant pas à l'école du pays. Face aux enlèvements, de nombreux Etat ont pris la décision de fermer temporairement les pensionnats, et pour certains, comme l'Etat nigérian du Niger (centre-ouest), toutes les écoles pour au moins deux semaines.

 

Face à l'insécurité qui mine le Nord-Ouest, le président nigérian Muhammadu Buhari est de plus en plus critiqué. Jeudi, il a demandé aux responsables de l'armée de frapper "plus fort" pour réprimer la criminalité dans cette région. "Quiconque porte un AK-47 (une kalachnikov) doit être abattu", a-t-il menacé. L'armée nigériane opère dans ces régions depuis 2016, mais sa priorité reste le nord-est du pays, en proie à une rébellion jihadiste depuis 2009. Ses opérations contre les gangs criminels n'ont pas endigué les attaques.

 

Source : https://information.tv5monde.com/afrique/ afp.com/ 12 MAR 2021/ Mise à jour 12.03.2021/ Par Aminu ABUBAKAR/ AFP/ © 2021 AFP

 

https://information.tv5monde.com/afrique/nigeria-39-etudiants-portes-disparus-apres-l-attaque-de-leur-etablissement-400181

 

Armed group captures military base in northeast Nigeria | Conflict News |  Al Jazeera


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5 Things You Didn't Know About The Capital Of Nigeria - PropertyPro Insider


6 - Afrique/ Nigeria/ Corruption : Des fonds volés saisis en Angleterre et restitués au Nigeria

 

(Lagos) La Grande-Bretagne a annoncé mardi la restitution au Nigeria de près de cinq millions d’euros saisis sur les comptes d’un ancien gouverneur nigérian de l’État du Delta, région riche en pétrole, condamné pour corruption par un tribunal londonien.

 

« C’est la première fois que l’argent récupéré auprès de criminels sera retourné au Nigeria (depuis la Grande-Bretagne, NDLR) depuis la signature de l’accord signé en 2016 pour restituer, de manière responsable et transparente, l’argent détourné des caisses de l’État nigérian », a déclaré ministère des Affaires étrangères britannique dans un communiqué. Des agences financières ont récupéré 4,2 millions de livres (7,4 millions de dollars canadiens) détournés par James Ibori, gouverneur de l’État du Delta, région du sud riche en pétrole, entre 1999 et 2007, selon le jugement d’une cour britannique. 

 

Selon le communiqué britannique, cet argent doit financer des projets d’infrastructure au Nigeria toutefois les fonds restitués via la politique anticorruption du gouvernement de Muhammadu Buhari échappent à la surveillance des institutions. 

 

Royaume-Uni: le président nigérian Buhari est à Londres pour se faire  soigner


. Il avait détourné 50 millions de livres

James Ibori avait été emprisonné en avril 2012 pour avoir détourné près de 50 millions de livres (88 millions de dollars canadiens) à l’issue d’une longue procédure d’extradition, puis libéré sous caution en décembre 2016 à Londres. Son cas avait été perçu comme emblématique dans la lutte contre la corruption de haut niveau au Nigeria, avec des milliards de livres envoyés en Grande-Bretagne chaque année.

 

Corruption | Des fonds volés saisis en Angleterre et restitués au Nigeria |  La Presse


Durant sa mandature de gouverneur entre 1999 et 2007, James Ibori a utilisé des fonds publics pour acheter des résidences, des voitures de luxe et un jet privé, selon la justice britannique. Grande figure du Parti démocratique populaire (PDP), actuellement dans l’opposition, aurait également utilisé cet argent pour financer l’élection d’Umaru Musa Yar’Adua à la présidence du Nigeria en 2007. Des millions de dollars de fonds récupérés volés par l’ancien dirigeant militaire Sani Abacha ont également été rapatriés au Nigeria depuis la Suisse et d’autres pays. Abacha, décédé en juin 1998 après avoir dirigé le Nigéria avec une main de fer, aurait volé quelque cinq milliards de dollars des caisses nigérianes. 

 

Source : https://www.lapresse.ca/international/ Publié le 9 mars 2021/ AGENCE FRANCE-PRESSE

 

https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-03-09/corruption/des-fonds-voles-saisis-en-angleterre-et-restitues-au-nigeria.php


Les géants Shell et Eni relaxés dans une affaire de corruption au Nigeria

 

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Muhammadu Buhari, l'ex-putschiste de retour au pouvoir


Nigeria : le président Buhari nomme un directeur anti-corruption

 

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a nommé mardi un nouveau directeur de l'agence anti-corruption après le limogeage de son prédécesseur ciblé par des accusations de détournements de fonds. Muhammadu Buhari avait fait de la lutte contre la corruption, ce "cancer" de la nation, l'un de ses principaux objectifs de gouvernance lors de sa première élection en 2015 à la tête du pays le plus peuplé d'Afrique. La présidence a nommé Abdulrasheed Bawa directeur de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), selon un communiqué.

 

Nigéria : Abdulrasheed Bawa, nouveau patron anti-corruption


Abdulrasheed Bawa, 40 ans, a une longue expérience des enquêtes et des poursuites judiciaires concernant des affaires de fraude, de corruption, de fraude bancaire, de blanchiment d'argent et d'autres crimes économiques, indique le communiqué. En juillet 2020, le président Buhari avait suspendu l'ancien directeur Ibrahim Magu de l'EFCC après des accusations de détournements de fonds. Cet ancien officier de police avait été nommé en 2016 et était l'un des piliers de la campagne anti-corruption lancée par le président. La corruption est endémique au Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, mais peu d'affaires d'ampleur ont été portées en justice depuis 2015. Ses détracteurs accusent l'EFCC, créée en 2003, de mener une chasse aux sorcières contre ses opposants.

 

Source : https://fr.africanews.com/ By Rédaction Africanews avec AFP/ Dernière MAJ: 16/02/2021/

 

https://fr.africanews.com/2021/02/16/nigeria-le-president-buhari-nomme-un-directeur-anti-corruption//

 

Nigeria: Anti-corruption group demands 2021 'security votes' details


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Sénégal : après plusieurs jours de troubles, la contestation appelle à de  nouvelles manifestations  


7 - Afrique/ Sénégal/ Politique et gouvernance : l’opposant Ousmane Sonko relâché, le président Macky Sall appelle au calme

 

L’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, inculpé dans une affaire de viols présumés, a déclenché des troubles qui ont fait au moins cinq morts. Un juge sénégalais a inculpé, lundi 8 mars, le principal opposant au pouvoir, Ousmane Sonko, dans une affaire de viols présumés, mais l’a relâché sous contrôle judiciaire, alors que son arrestation a provoqué les heurts les plus graves qu’a connus le pays depuis des années.


Sénégal : l'heure à la désescalade ? - Le Point  


M. Sonko « est inculpé dans le dossier de viols et placé sous contrôle judiciaire », a déclaré à la presse l’un de ses avocats, Me Cira Clédor Ly. « Il rentre chez lui. Il est libre », a précisé un autre conseil, Me Etienne Ndione, après la présentation de son client au juge. Ce rendez-vous avec le juge était lourd d’enjeux autres que judiciaires. Après trois jours d’affrontements, de saccages et de pillages depuis son arrestation le 3 mars, des blindés de l’armée ont pris position dans Dakar en prévision de cette journée à hauts risques dans ce pays de 16 millions d’habitants, considéré d’ordinaire comme un îlot de stabilité politique.


Troubles au Sénégal: le médiateur de la République appelle Macky Sall à  «écouter la jeunesse»


Des milliers de partisans d’Ousmane Sonko ont convergé dans l’après-midi sur la place de la Nation, lieu traditionnel des rassemblements dans la capitale sénégalaise. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, souvent très jeunes, qui les bombardaient de pierres, selon des correspondants de l’Agence France-Presse (AFP). Ils répondaient à l’appel du collectif Mouvement de défense de la démocratie (M2D), comprenant le parti de l’opposant, des formations d’opposition et des organisations contestataires de la société civile, qui avait appelé « à descendre massivement dans les rues » à partir de lundi et pendant trois jours.

 

Après les troubles au Sénégal, Macky Sall joue la carte de l'apaisement


. Macky Sall appelle au calme

M. Sonko, qui s’est exprimé devant la presse lundi en fin de journée, a demandé aux Sénégalais de renforcer leur « mobilisation », tout en réclamant que la « révolution », selon lui, en cours soit « pacifique ». « La révolution est déjà lancée, rien ni personne ne pourra l’arrêter, a déclaré le député. Il faut garder cette mobilisation, il faut qu’elle soit beaucoup plus importante même, mais il faut surtout qu’elle soit pacifique. » M. Sonko a assuré que M. Sall n’était plus « légitime à diriger le Sénégal », mais s’est opposé à un renversement par la force et s’est inscrit dans la perspective de la présidentielle prévue en 2024.


SENEGAL : La diplomatie (de toute petite taille) du président Macky Sall |  Afrique Education


Le président Macky Sall, jusqu’à présent silencieux, a appelé, lundi soir, ses concitoyens au « calme et à la sérénité ». « Tous, ensemble, taisons nos rancœurs et évitons la logique de l’affrontement qui mène au pire », a dit le chef de l’Etat dans une allocution retransmise à la télévision. Il a appelé à laisser la justice « suivre son cours en toute indépendance » et annoncé un « allègement » du couvre-feu en vigueur dans deux régions, dont Dakar.

 

M. Sonko, arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux concurrents de l’élection de 2024, a été arrêté mercredi, officiellement pour trouble à l’ordre public, alors qu’il se rendait en cortège au tribunal où il était convoqué pour répondre à des accusations de viol portées contre lui par une employée d’un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos. Personnalité au profil antisystème, le député crie au complot ourdi par le président lui-même pour l’écarter de la prochaine présidentielle.


Sonko est devenu l'homme le plus puissant de l'échiquier politique grâce à Macky  Sall

(Afrik.com : Sonko est devenu l’homme le plus puissant de l’échiquier politique grâce à Macky Sall//)

 

L’arrestation de M. Sonko a non seulement provoqué la colère de ses partisans, mais aussi, disent de nombreux Sénégalais, porté à son comble l’exaspération accumulée par la dégradation, au moins depuis le début de la pandémie de Covid-19 en 2020, des conditions de vie dans un pays déjà pauvre. Au moins cinq personnes ont été tuées dans les heurts de la semaine passée.

 

Devant le risque d’escalade, huit blindés de l’armée surmontés de mitrailleuses avaient été positionnés sur la place de l’Indépendance, centre du quartier névralgique du Plateau, siège des grandes institutions, dont la présidence. Cette dernière était elle-même placée sous haute protection et ses accès barrés. D’autres blindés encore stationnaient auprès du port et à l’entrée d’un quartier populaire, théâtre d’affrontements la semaine passée. L’activité était considérablement ralentie dans la capitale visiblement inquiète. Les autorités ont suspendu l’école pendant une semaine.

 

Sénégal : l'opposant Ousmane Sonko relâché, le président Macky Sall appelle  au calme


. Trouver les voies de la désescalade

Les différentes parties, à commencer par le président, sont pressées de toutes parts de trouver les voies de la désescalade. Le président a démenti à la fin de février les mises en cause de M. Sonko quant au rôle qu’il aurait joué dans ses ennuis. Confronté à des choix délicats entre indépendance proclamée de la justice, pression de la rue, et conséquences politiques du sort de M. Sonko, il a depuis gardé le silence en public sur l’affaire. Son intervention dans la soirée est donc, elle aussi, très attendue.

 

Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, a pressé le chef de l’Etat de sortir de son silence pour s’adresser aux jeunes, ajoutant sa voix aux appels de l’Organisation des Nations unies (ONU) ou des organisations africaines. Les Sénégalais « veulent vous entendre, pourquoi diable ne leur parlerez-vous pas ? », a demandé devant la presse cet ancien proche collaborateur et ministre de M. Sall, volontiers critique du pouvoir : « Faites-le avant qu’il ne soit trop tard. »

 

Sénégal : avis de tempête ? - Le débat


Exprimant leur « préoccupation », les ambassades de l’Union européenne (UE) et de ses Etats membres, mais aussi du Royaume-Uni, de la Suisse, des Etats-Unis, du Canada, de la Corée du Sud et du Japon ont appelé à « une restauration pacifique du calme et du dialogue », soulignant que « le Sénégal a une longue histoire d’Etat de droit, de démocratie participative, de tolérance et de respect des droits humains ». Plus que ces incitations internationales, ce sont celles des chefs religieux, chrétiens et surtout musulmans, qui risquent de peser. Leurs émissaires, en particulier ceux des khalifes à l’influence considérable sur le pouvoir et la société, ont rencontré le chef de l’Etat, a rapporté, dimanche, en leur nom le dignitaire Serigne Mansour Sy. M. Sall « nous a écoutés et nous attendons ses décisions », a-t-il dit.

 

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/ Le Monde avec AFP/ Publié le 08 mars 2021/ Mis à jour le 09 mars 2021/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/08/au-senegal-le-president-macky-sall-sous-pression-a-l-aube-d-une-nouvelle-semaine-de-manifestations_6072324_3212.html

 

Sénégal : Ousmane Sonko, le dernier opposant à Macky Sall ? – Jeune Afrique


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Seven Troops, 11 'Terrorists' Killed in Niger Ahead of Vote

 

8 - Afrique/ Niger/ Terrorisme : au moins 100 morts suite aux attaques de Tchombangou et Zaroumdareye

 

Samedi 2 janvier, deux attaques meurtrières ont entraîné la mort d'une centaine de personnes dans les villages de Tchombangou et Zaroumdareye, situés dans la région de Tillabéri à 120 km de Niamey. La « zone des 3 frontières » est de nouveau frappée par une effroyable attaque qui suscite l'indignation générale et provoque de nouvelles vagues migratoires.


Terrorism - Niger travel advice - GOV.UK


« Je voudrais au nom du peuple nigérien et en mon nom propre adresser nos condoléances les plus émues aux populations de Tchombangou et Zaroumdareye, suite à l'attaque lâche et barbare de leur village. Que l'âme des disparus repose en paix et prompt rétablissement aux blessés », tweetait Mahamadou Issoufou, le président du Niger, dimanche 3 janvier, au lendemain des attaques terroristes qui ont provoqué la mort d'au moins 100 civils.

 

Samedi dernier, de nouvelles violences ont ensanglanté le Niger, non loin de la frontière malienne, du côté de Tillabéri. L'attaque du village de Tchombangou aurait fait 70 morts et plusieurs blessés graves et celle de Zaroumdareye, perpétrée simultanément, aurait provoqué au bas mot, le décès d'une trentaine de civils. Entre épisode terroriste et conflit intercommunautaire, le fond de cet épisode meurtrier reste imprécis.

 

100 Civilians Are Reported Dead After Attacks in Niger - The New York Times


« Les assaillants sont arrivés nombreux vers 9h. Ils ont attaqué les villages de Tchombangou où l'on a compté 70 morts et Zaroumdareye, où 30 personnes ont perdu la vie », a déclaré Almou Hassane, maire de Tondikiwindi, la commune qui administre les deux villages, à La Tribune Afrique, dans la soirée de dimanche. « Il y a eu également plusieurs blessés dont certains ont été évacués à Niamey et à Ouallam », a-t-il précisé.

 

De sources bien informées, un évènement avait précédé cette sanglante attaque quelques jours plus tôt, impliquant deux présumés terroristes. Venus en reconnaissance à moto dans un petit village situé dans le département de Ouallam, deux hommes avaient été repérés par un groupe local d'auto-défense qui les aurait lynchés. « Apparemment, il s'agissait d'une réaction contre les populations locales qui se sont organisées pour se défendre contre des attaques terroristes. Les civils avaient identifié deux terroristes venus en moto, quelques jours avant l'attaque (...) Ils ont tué ces hommes et ce qu'il s'est passé samedi, serait une forme de représailles », explique Almou Hassane.

 

Le 2 janvier 2021, des terroristes de la même mouvance seraient donc revenus en nombre dans la ferme intention de se venger en prenant les villageois par surprise, attaquant tous ceux qu'ils croisaient sur leur passage : femmes, enfants et vieillards avant de mettre le feu aux villages.

 

India strongly condemns terrorist attacks in southwestern Niger | Hindustan  Times


. Vers un renforcement de la sécurité dans la région de Tillabéri

Dimanche 3 janvier, au lendemain du raid sanglant qui a couté la vie à une centaine de personnes, en blessant plusieurs dizaines d'autres grièvement, une délégation officielle conduite par le Premier ministre Brigi Rafini et par Alkach Alhada, le ministre de l'Intérieur, s'est rendue sur place pour « soutenir moralement les populations ».  Un conseil national de sécurité exceptionnel est prévu ce lundi 4 janvier dans la matinée. Des forces de sécurité supplémentaires devraient être déployées dans les jours à venir. « Une stratégie et des mesures propres seront prises pour sécuriser les populations » a d'ailleurs précisé Brigi Rafini, le Premier ministre du Niger dépêché sur place.

 

Cette attaque est intervenue le jour où la Céni proclamait les résultats du premier tour des élections présidentielles, et où 2 soldats français de la force Barkhane qui réalisaient une mission de renseignement près de Ménaka au nord-est du Mali perdaient la vie dans cette même zone dite « des 3 frontières » (Mali, Niger et Burkina Faso). Déjà, le 12 décembre dernier, le Niger avait été en proie à une violente attaque de Boko Haram qui avait provoqué la mort de 34 personnes à Toumour. La région enregistre en effet, une flambée de violences meurtrières et Diffa tout comme Tillabéri au Niger, payent un lourd tribut face aux terroristes venus notamment du Nigéria voisin.

 

L'armée nigérienne appelée à être réformée après l′audit | Afrique | DW |  03.06.2020


Dans ces localités où les forces de sécurité sont exsangues et l'Etat absent, les populations s'organisent en groupe d'auto-défense contre les terroristes de Boko Haram et de la Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP). Le contrôle de la zone des 3 frontières fait d'ailleurs l'objet de luttes intestines entre différentes factions terroristes, prenant ainsi les populations locales en otage. A cette heure, aucune revendication n'a été faite bien que le modus operandi de ces dernières attaques ressemble fort aux méthodes de l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

 

« Avant l'arrivée des forces de l'ordre sur place, environ 3 heures après l'attaque, les assaillants sont repartis vers la frontière du Mali mais il semblerait qu'à Tchombangou, dans leur face à face avec les villageois, il y aurait eu des victimes du côté des assaillants. Leurs corps auraient été emmenés afin qu'on ne puisse pas les identifier », toujours selon le maire de Tondikiwindi, qui ajoute que ces attaques ont provoqué des déplacements massifs de « populations terrorisées » du côté de Mangaize. Au drame sécuritaire s'ajoute désormais le spectre d'une catastrophe socio-migratoire.

 

Source : https://afrique.latribune.fr/ Par Marie-France Réveillard/ 04/01/2021/

 

https://afrique.latribune.fr/politique/2021-01-04/niger-au-moins-100-morts-suite-aux-attaques-de-tchombangou-et-zaroumdareye-869913.html

 

Niger :


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Sénégal : « Quand les autorités envoient des chars d'assaut contre des  manifestants, ça ressemble à la guerre », redoute Caroline Roussy