Publié le : 10-06-2019 à 14:43:56 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MIGRATION/ GOUVERNANCE/ RISQUES : Exode massif des populations du sud vers des pays de plus en plus hostiles (en cause, pauvreté et mauvaise gouvernance)

 

« Le plus grand exode de l’histoire latino-américaine moderne se déroule sous nos yeux : 5,3 millions de réfugiés d’ici fin 2019. Le nombre de vénézuéliens qui fuient la crise économique et humanitaire de leur pays devrait atteindre 5,3 millions d’ici fin 2019, faisant de cette migration massive, le plus grand exode de l’histoire latino-américaine moderne, selon les Nations Unies. »

 

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1 - États-Unis / Trump repart en campagne contre l'immigration illégale

 

Donald Trump, qui remontera en soirée sur les estrades de campagne, a de nouveau menacé jeudi de fermer la frontière avec le Mexique, au lendemain de déclarations du chef de la police aux frontières faisant état d'un nombre record d'interpellations de migrants illégaux sur le territoire américain. "Le Mexique ne fait RIEN pour aider à arrêter le flux d'immigrants illégaux vers notre pays. Ils parlent beaucoup, mais n'agissent pas", a dénoncé le président américain au milieu d'une série de tweets matinaux sur différents sujets d'actualité. "De même, le Honduras, le Guatemala et le Salvador ont pris notre argent pendant des années et ne font rien. Les démocrates s'en moquent, les lois sont tellement MAUVAISES", a-t-il poursuivi dans le même message, avant de conclure, menaçant: "Je pourrais fermer la frontière sud!"


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Directement visé, le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a déclaré jeudi à des journalistes "respecter la position du président Trump" et vouloir "éviter à tout prix une confrontation avec les Etats-Unis". "Nous allons aider par tous les moyens dont nous disposons", a-t-il assuré, tout en soulignant l'importance de "s'attaquer fondamentalement aux causes des migrations". Le chef du service américain des douanes et de protection des frontières (CPB), Kevin McAleenan, avait évoqué mercredi "une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent tout le long de (la) frontière sud", lors d'une conférence de presse dans la ville frontalière d'El Paso, au Texas.

 

"Nous détenons ici (à El Paso) près de 3.500 migrants, dans des installations conçues pour beaucoup moins de monde", avait-il expliqué. "Nous avons arrêté plus de 1.000 personnes lundi. En grande majorité des familles originaires d'Amérique centrale". La police aux frontière pense dépasser en mars la barre des 100.000 interpellations de migrants illégaux, ce qui constituerait selon elle "le plus haut total mensuel depuis une décennie".

 

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- Mur, urgence, veto -

Délesté de l'enquête russe qui a empoisonné toute la première partie de son mandat, Donald Trump est remonté sur l'un de ses principaux chevaux de bataille, la lutte contre l'immigration illégale, avant de s'adresser à ses partisans, en soirée, lors d'un meeting de campagne "Make America Great Again" à Grand Rapids (Michigan), dans le nord du pays. Le milliardaire républicain avait déjà menacé en décembre, au début du plus long "shutdown" (paralysie partielle de l'administration fédérale) de l'histoire des Etats-Unis, de fermer la frontière si les démocrates du Congrès n'acceptaient pas de financer la construction du mur qu'il réclame à cor et à cri.

 

"Nous allons être contraints de fermer la frontière sud complètement si les démocrates obstructionnistes ne nous donnent pas l'argent pour terminer le mur", avait alors tweeté M. Trump, en leur demandant également de "changer les lois ridicules sur l'immigration dont notre pays est affublé". "Nous construisons un mur ou fermons la frontière sud", avait-il insisté après avoir déjà proféré une menace similaire en novembre. Le président américain a depuis décrété une "urgence nationale", le 15 février, afin de contourner le Congrès et de débloquer les fonds nécessaires à la construction du mur, grande promesse de sa campagne de 2016.


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L'initiative a provoqué une levée de boucliers dans l'opposition démocrate, mais aussi chez certains républicains, qui y voient une atteinte grave aux prérogatives du Congrès, normalement responsable des "cordons de la bourse" des fonds publics. Donald Trump a été contraint le 15 mars de faire usage de son premier veto pour bloquer une résolution du Congrès, adoptée avec l'appui de douze sénateurs de son propre camp républicain, visant à stopper cette procédure d'urgence.

 

Source : www.voaafrique.com/ Mars 28, 2019/ AFP

 

https://www.voaafrique.com/a/trump-repart-en-campagne-contre-l-immigration-ill%C3%A9gale/4852207.html/

 

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2 - Crises en série en Amérique latine

 

L’Amérique latine est l’un des angles morts de la géopolitique française : on n’en parle presque pas. Comme si la déroute de l’armée française au Mexique sous Napoléon III avait tiré le rideau sur ce continent pourtant riche et passionnant. Les médias parlent beaucoup de l’Afrique noire, du Maghreb et du Proche-Orient, un peu de la Chine, mais l’Amérique latine et l’Asie centrale passent inaperçues. Et c’est bien dommage, car il se passe beaucoup de choses ces derniers temps sur ce continent, qui ont aussi des conséquences pour l’Europe.

 

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_ Le Venezuela s’enfonce dans la misère

Les journaux nous expliquent que le Venezuela est confronté à une crise, ce qui provoque le départ de nombreux habitants. À ce jour, l’ONU estime que ce sont environ 2,3 millions de personnes qui ont quitté le pays, dont près de 1,3 million en 2017. Une crise certes, mais pourquoi ? Est-il si difficile de dire que c’est la politique menée par Hugo Chavez et poursuivie par Nicola Maduro qui en est la cause ?  Une crise du socialisme révolutionnaire qui aboutit à un peuple affamé, à une hyperinflation, à des violences et à des départs massifs. En 2017, plus de 200 000 Vénézuéliens ont quitté le pays pour se rendre en Espagne, près de 300 000 ont été aux États-Unis et 600 000 se sont rendus chez le voisin, la Colombie.


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Ces départs affaiblissent encore davantage le pays, car ce sont d’abord les chefs d’entreprises qui partent, les cadres et les classes moyennes. La pauvreté est telle que ce sont maintenus également les plus pauvres qui s’en vont. Restent dans le pays ceux qui ne peuvent pas encore partir, ceux qui veulent restent pour renverser Maduro (mais ils sont de moins en moins nombreux) et surtout les dévots du régime. Ces départs renforcent donc Maduro qui voit partir des opposants potentiels.

 

Sa rhétorique est d’ailleurs bien rodée. Les départs ne sont pas dus, selon lui, à la faillite du régime, mais à une conjuration des pays voisins qui appâtent les Vénézuéliens en leur faisaient miroiter d’excellentes conditions de vie afin de les faire partir pour affaiblir le Venezuela. C’est la stratégie habituelle de Maduro : dénoncer un complot international contre lui, mené par les Américains, afin de l’affaiblir pour renverser le régime du « socialisme du XXIe siècle ». C’est pour lui également un moyen de renforcer les pouvoirs de l’armée et de sa milice populaire, et ainsi d’accroître la pression policière sur la population.

 

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_ Les migrations touchent tout le continent

La géographie des migrations est assez précise. Les cadres et les personnes éduquées se rendent essentiellement en Europe, notamment en Espagne ou aux États-Unis. Elles peuvent partir loin, car elles ont l’argent et les visas nécessaires, elles ont de la famille sur place et elles sont à peu près certaines de trouver du travail. Ceux qui partent maintenant bénéficient des réseaux communautaires tissés les années antérieures. Les plus pauvres partent dans les pays proches : Colombie et Brésil. Avec 600 000 migrants reçus en 2017, la Colombie est en première ligne. Elle n’apprécie guère ces arrivées massives qui menacent de déstabiliser le pays.

 

Les migrants posent les sempiternelles questions : où les loger, comment leur trouver du travail, comment les insérer ? Et avec eux, comme ailleurs dans le monde, les mafias qui les exploitent, la drogue, la prostitution, les violences, les vols ; donc des tensions le long des frontières. La situation devient de plus en plus tendue le long de la frontière brésilienne avec des affrontements répétés entre les communautés. Cet été, les Brésiliens s’en sont pris à des bidonvilles de Vénézuéliens, brûlant leurs effets personnels et les chassant pour les forcer à rentrer chez eux. Ils répondaient ainsi aux violences causées par certains migrants.

 

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Le gouvernement brésilien a dû dépêcher un bataillon de l’armée pour sécuriser la frontière, empêcher la venue des migrants et ramener le calme. Ces pays qui se plaignaient de la politique américaine le long de la frontière avec le Mexique, avec son mur et ses milices, sont en train de faire la même chose désormais qu’ils sont confrontés au phénomène migratoire. Cette crise au Venezuela déborde donc largement le cadre de ce seul pays et elle est en train d’avoir des conséquences sur l’ensemble du continent américain. Elle touche également l’Europe.

Certes ce sont des Vénézuéliens plutôt éduqués qui se rendent en Espagne, mais 200 000 personnes à intégrer ce n’est tout de même pas rien. Déjà affaiblie par le chômage et les crises régionalistes, l’Espagne doit en plus affronter les migrations venues d’Afrique et celles venues du Venezuela. L’ancien empire espagnol vient frapper à la porte de Madrid, ce qui ne fait pas forcément le bonheur des Ibériques.

 

 

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_ Un continent déstabilisé et affaibli

Caracas est donc en train de déstabiliser l’ensemble des pays sud-américains, réveillant les rancœurs et les jalousies jamais éteintes des guerres d’indépendances du début du XIXe siècle. La rhétorique marxiste, que l’on croyait éteinte avec la fin de l’URSS est en train de se réveiller. En Amérique latine, elle a muté sous cette forme particulière du populisme, qui est propre au sous-continent, et qui mêle étatisme, socialisme, nationalisme et militarisme. C’était Perón en Argentine, comme la junte militaire au Brésil.

 

Le sous-continent est aussi miné par les rivalités ethniques, qui sont en train de ressurgir. L’indigénisme est une force qui travaille silencieusement la région, mais qui prend de plus en plus d’importance et qui commence à faire valoir des revendications politiques. Elle sera la grande matrice des décennies à venir, fracturant le pays entre Européens installés de longue date et peuples indigènes aspirant à retrouver leur territoire. Entre les deux, le grand dégradé du métissage, où chacun tente de repousser l’autre vers le bas et de s’élever vers le haut. La hiérarchie raciale est l’impensée des populations, même si elle n’est jamais exprimée publiquement, et elle épouse très souvent les hiérarchies sociales.

 

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_ Revoilà le Nicaragua

Vous vous souvenez peut-être du dictateur Ortaga, qui avait renversé en 1979 le dictateur Somoza avec ses troupes sandinistes. Le Nicaragua poursuivait sa spirale de violence et de terreur. Ortega fut renversé par les urnes en 1990 puis il revint en 2006, où il gagna l’élection présidentielle avec 37% des voix au premier tour. La constitution avait au préalable été modifiée pour permettre l’élection d’un candidat dès le premier tour s’il atteignait au moins 35% des voix. Avec un tiers de la population derrière lui, Ortega pouvait redevenir président. Il abandonna quelque peu la rhétorique révolutionnaire et la politique socialiste et se fit plus conciliant avec les milieux financiers. Cela lui permit d’être réélu en 2011 et 2016, après modification de la constitution qui limitait le nombre de mandats.


Une révolte a néanmoins débuté en mars 2018, qui trouve son origine dans plusieurs causes. Le pays connaît de graves problèmes financiers. Jusqu’à présent, il vivait en partie à crédit et avec l’argent des pétrodollars du Venezuela. Mais les dettes finissent par devoir être payées et le Venezuela n’est plus en mesure de financer ses alliés. Donc le Nicaragua connut des difficultés économiques. Pour y remédier, il se lança dans des économies et il décida de réduire les pensions des retraités. Cela déclencha des manifestations dans les rues de la capitale, puis des émeutes, avec violences et répressions.

 

L’armée commença à faire usage d’armes lourdes pour réprimer les manifestants. À l’armée se sont jointes des milices progouvernementales. Le pays est aujourd’hui en pleine crise, et on croit revivre les moments des contras et des sandinistes des années 1970. Le moteur de ces révoltes n’est plus tant le marxisme et la révolution socialiste que les difficultés économiques et les disparités sociales qui là aussi recoupent les fractures indigénistes. Ortega refuse de quitter le pouvoir et d’avancer les élections présidentielles (prévues en 2021), comme le demandent les opposants. La violence est telle que l’on voit mal ce qui pourrait y mettre un terme.

  
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_ Un arc de crises latines

Nicaragua, Venezuela, Brésil, avec la tentative d’assassinat du favori de l’élection présidentielle, le continent sud-américain ne trouve pas le calme et la stabilité espérés avec la fin des régimes militaires au cours des années 1980-1990. Le Brésil, éternel pays de l’avenir, n’en finit pas de stagner. Le Venezuela dispose de nombreux atouts pour être la grande puissance de l’espace caraïbéen. La Colombie, l’Argentine et le Chili pourraient être des pays très développés. Empêtrés dans leur histoire, dans les marées illusoires du socialisme, dans les revendications indigénistes, ces pays n’ont pas encore trouvé la solution pour surmonter leurs fractures.

 

Catégories: Géopolitique, International, Jean-Baptiste Noé, Mis en avant/ Par Jean-Baptiste Noé/ 13 septembre, 2018

 

https://institutdeslibertes.org/crises-en-serie-en-amerique-latine/


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3 - Le plus grand exode de l’histoire latino-américaine moderne se déroule sous nos yeux : 5,3 millions de réfugiés d’ici fin 2019

 

Le nombre de vénézuéliens qui fuient la crise économique et humanitaire de leur pays devrait atteindre 5,3 millions d’ici fin 2019, faisant de cette migration massive, le plus grand exode de l’histoire latino-américaine moderne, selon les Nations Unies. Le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’agence des Nations Unies pour les migrations (OIM) précisent qu’en 2018, 5000 personnes ont quitté le Venezuela chaque jour. En février 2019, ils étaient 3,4 millions à avoir fui le chaos dans lequel leur pays a basculé. La grande majorité d’entre eux – 2,7 millions – sont hébergés dans des pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

 

Actuellement, la Colombie accueille le plus grand nombre de réfugiés et de migrants vénézuéliens, avec plus de 1,1 million. Viennent ensuite le Pérou avec 506 000, le Chili 288 000, l’Équateur 221 000, l’Argentine 130 000 et le Brésil 96 000. Le Mexique et d’autres pays d’Amérique centrale et des Caraïbes accueillent également un nombre important de réfugiés et de migrants du Venezuela. Eduardo Stein, représentant spécial du HCR et de l’OIM pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens, s’est exprimé. « Les pays de la région ont fait preuve d’une formidable solidarité avec les réfugiés et les migrants du Venezuela et ont mis en œuvre des solutions ingénieuses pour les aider. »


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Conformément à la déclaration de Quito signée le 3 et 4 septembre 2018, les gouvernements argentin, brésilien, chilien, colombien, costaricain, équatorien, mexicain, panaméen, péruvien et uruguayen, coopèrent pour répondre à la crise migratoire des citoyens vénézuéliens dans la région. La Colombie devrait continuer d’accueillir le plus grand nombre de migrants, avec plus de 2,2 millions de personnes installées dans le pays d’ici à décembre 2019. Le Pérou devrait connaître le deuxième plus important afflux, avec près de 1,4 million d’arrivées à la fin de l’année prochaine.

 

Eduardo Stein, représentant spécial des Nations Unies pour les réfugiés et migrants vénézuéliens, écrit dans le rapport du plan de réponse. « Outre les impacts humanitaires les plus immédiats du plus grand déplacement de population de l’histoire de l’Amérique latine, il existe d’autres implications assez complexes pour lesquelles nous n’étions pas préparés en tant que région. » Le défi migratoire engendré par la crise politique, économique et sociale du Venezuela est considérable. Selon le HCR, les organisations humanitaires auraient désormais besoin de 738 millions de dollars pour fournir aux migrants des services essentiels, tels que de la nourriture et des abris d’urgence. 

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi décrit l’urgence humanitaire. « Il est maintenant vital de stabiliser la situation humanitaire catastrophique qui affecte les millions de Vénézuéliens en quête de protection et d’abris sur tout le continent. »

 

H.L./ 10 avril 2019/

 

https://www.infochretienne.com/le-plus-grand-exode-de-lhistoire-latino-americaine-moderne-se-deroule-sous-nos-yeux-53-millions-de-refugies-dici-fin-2019/


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4 - Crise migratoire : L’Italie accuse la France d’appauvrir l’Afrique

 

Le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, a de nouveau porté un uppercut à la France l’accusant d’être le principal acteur de la pauvreté en Afrique. C’était le dimanche 20 janvier 2019 alors qu’il se prononçait sur l’invasion de migrants sur les côtes italiennes. Ces propos on provoqué un incident diplomatique entre ces deux pays. La crise migratoire en Europe vient de prendre une nouvelle tournure avec la sortie de Luigi Di Maio, le vice-président du Conseil italien, réclamant des sanctions de l’Union Européenne contre  la France qu’elle accuse d’appauvrir l’Afrique au point  de contraindre les jeunes Africains à l’exode.

 

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Au lendemain de cette déclaration, le lundi 21 janvier 2019, Teresa Castaldo, l’ambassadrice d’Italie en France a été convoquée au Quai d’Orsay dans les locaux du ministère français des Affaires étrangères. Selon Paris, ces propos sont à la fois “inacceptables et sans objet tenus”, comme le mentionne une note du Quay d’Orsay. Luigi Di Maio, vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) qui gouverne avec la Ligue (extrême droite) a dénoncé le dimanche 20 Janvier 2019, sans embellir les mots, le pillage des ressources de l’Afrique par la France, ce qui justifie selon lui l’aggravation de la crise migratoire en Europe.

 

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Remettant la couche en dépit de la convocation de l’ambassadrice italienne, Luigi Di Maio a insisté en ces termes : “Je ne crois pas qu’il y ait un incident diplomatique… Je pense que tout cela est vrai. La France est un de ces pays qui, parce qu’il imprime la monnaie de 14 pays africains, empêche le développement et contribue au départ des réfugiés. Si l’Europe veut en ce moment avoir un peu de courage, elle doit avoir la force d’affronter le thème de la décolonisation de l’Afrique”, a-t-il tranché.

 

Avant Luigi Di Maio, la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta en septembre 2018 dernier, imputait la responsabilité du conflit libyen à la France qui aurait privilégié ses intérêts à ceux du peuple libyen. Le moindre qu’on puisse dire est que les autorités italiennes sont définitivement remontées contre les gouvernants français au point d’apporter leur soutien aux “gilets jaunes”, véritable casse-tête chinois pour le Président Emmanuel Macron en France.

 

Kouamé Louis-Philippe Arnaud KOUAKOU/ Burkina24/ Source : Africanews/ Publié le 22 janvier 2019/ par KOUAKOU

 

https://www.burkina24.com/2019/01/22/crise-migratoire-litalie-accuse-la-france-dappauvrir-lafrique//

 

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5 - Les nouvelles routes migratoires vers l’Europe

 

Cela transparaît peu dans les discours politiques, mais le nombre de migrants qui rejoignent l’Europe a atteint son plus bas niveau depuis 2014. A la fin du mois de septembre 2018, ils étaient moins de 100 000 à être entrés dans l’espace Schengen, dix fois moins qu’en 2015. L’accord conclu en 2016 entre l’Union Européenne et la Turquie pour bloquer les départs de bateaux de passeurs y est pour beaucoup. Mais pas seulement.

 

L’Italie, puis l’Europe ont passé aussi un accord avec la Libye qui se chiffre en centaines de millions d’euros avec, à la clé, la formation des gardes-côtes libyens et l’extension de la zone maritime où ils ont l’exclusivité du sauvetage des migrants. Avec toutes les dérives que dénoncent les ONG. A savoir la violence, le racket, le non respect des demandes d’asile, et le renvoi en Libye, pays peu sûr, s’il en est. Aujourd’hui, on ne parle plus de crise migratoire, mais de gestion de flux migratoires. Et les anciennes routes celles entre la Turquie et la Grèce, entre la Libye et l’Italie sont en perte de vitesse. En 2018, les migrants tentent surtout leur chance via le Maroc pour rejoindre l’Espagne. Ecoutez ce qu’en dit Camille Schmoll, chercheuse sur les mouvements migratoires en Europe, elle est interviewée par Catherine Rolland. Et dans ce contexte, il n’est guère étonnant que l’ONU ait choisi Marrakech pour organiser la prochaine grande conférence internationale sur les migrations, le 10 décembre 2018.

 

Alors que l’Europe rêve d’étendre son partenariat avec la Libye, à l’ensemble de l’Afrique du Nord, le Maroc est sous pression. Pour satisfaire aux demandes de l’UE, le ministère de l’Intérieur se vante d’avoir intercepté, en 2018, 68 000 candidats à l’immigration clandestine en 2018, plus du double par rapport à 2015. Pour la plupart, ces migrants sont renvoyés à l’extrême sud du pays, ou expulsés hors du Maroc. Ecoutez dans quelles conditions. C’est le reportage à Casablanca de Thea Ollivier. L’Espagne, premier pays d’entrée désormais sur le sol européen, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Un afflux qui pourrait coûter cher politiquement au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. Début décembre 2018, commencent les élections régionales. Et l’Andalousie première sur la liste, commence déjà à sentir un frémissement dans l’opinion publique. Sur place, Laetitia Dive.

 

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_ Les dublinés aux Pays-Bas

Et puisqu’on parle de flux, l’autre grand sujet de préoccupation de l’Europe concerne ce qu’elle appelle les flux secondaires. Ces mouvements illégaux au sein même de l’Europe. Là encore, de nouvelles routes voient le jour qui passent par l’Albanie, la Croatie et la Slovénie. Mais il y a aussi tous ces migrants qui arrivés en Italie, tentent d’échapper à la nouvelle politique antimigrants de Matteo Salvini. Et on les retrouve aux Pays-Bas.

Ils s’appellent alors des Dublinés. Car, selon l’accord européen de Dublin, ils sont normalement contraints de faire leur demande d’asile dans leur premier pays d’entrée, soit l’Italie. A Amsterdam, les voilà donc illégaux et dans un statut très précaire. C’est le reportage d’Antoine Mouteau.

 

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 _ La chronique d’Eve Minault

A partir de la rentrée prochaine, les étudiants étrangers – non européens – devront payer plus cher, beaucoup plus cher pour venir fréquenter les bancs des facultés françaises… Officiellement, l’objectif affiché par le Premier ministre est d’attirer davantage d’étudiants étrangers, mais déjà certaines voix s’élèvent contre cette réforme qui risque d’éloigner, dans un premier temps, les étudiants africains qui n’auront pas les moyens de payer ces frais d’inscriptions.

 

Par Frédérique Lebel Diffusion : mercredi 21 novembre 2018

 

http://www.rfi.fr/emission/20181121-europe-migrants-italie-libye-turquie-grece-espagne-albanie-croatie-slovenie-france/

 

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6 - Plusieurs pays d'Europe de l'Est font bloc contre les migrants en provenance du Maroc

 

L'Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne veulent agir au Maroc "de manière très spécifique". IMMIGRATION - L’Allemagne et les quatre pays du groupe de Visegrád (V4) font une alliance pour planifier un projet de développement au Maroc afin de lutter contre la migration de l’Afrique du Nord vers l’Europe, ont annoncé ce vendredi à Bratislava, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre slovaque Peter Pellegrini. “Nous devons agir sur les causes de la migration ou de l’exil, et c’est pourquoi, à l’avenir, nous nous consacrerons à ce projet avec le Maroc”, a déclaré Merkel lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet des chefs de gouvernement de l’Allemagne et des pays du V4, à savoir la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne.

 

“Nous voulons déclarer que nous collaborons dans la lutte contre les racines de la migration”, a déclaré la chancelière allemande après avoir reconnu que l’Union européenne (UE) avait commencé ses “activités” dans le royaume. “Le Maroc est un pays d’où proviennent de nombreux réfugiés et c’est pourquoi nous voulons y agir de manière très spécifique”, a-t-elle ajouté, sans toutefois donner de détails sur le projet. Le chef du gouvernement slovaque a pour sa part simplement indiqué qu’il était prévu de créer un fonds monétaire et une structure administrative et qu’ils espéraient pouvoir le concrétiser dans un avenir proche, précise l’agence de presse espagnole EFE.

 

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Merkel a toutefois indiqué que l’accord conclu était exemplaire et que le V4 et l’Allemagne “souhaitaient renforcer leur coopération également dans ce domaine”, faisant ainsi allusion aux positions politiques pourtant très éloignées entre Berlin et les quatre autres capitales. Les États de Visegrád hésitent à accorder l’asile aux réfugiés ou à accepter les migrants, surtout s’ils viennent du Moyen-Orient ou d’Afrique, et les gouvernements polonais et hongrois ont vivement critiqué Merkel pour sa politique de 2015, lorsque l’Allemagne a ouvert ses frontières à des centaines de milliers de réfugiés qui ont emprunté la route des Balkans, relève EFE.

 

Le V4 est resté catégorique dans son refus d’accepter des quotas obligatoires de relocalisation des demandeurs d’asile parmi tous les partenaires de l’UE proposés par la Commission européenne en 2015, et plaidait pour un renforcement du contrôle des frontières extérieures du pays avec un bloc communautaire pour arrêter l’immigration. “Nous avons besoin d’une migration légale ainsi que de la défense des frontières, pour lesquelles il est nécessaire d’entretenir de bonnes relations avec les voisins, et l’un d’entre eux est le Maroc”, a conclu Angela Merkel. Le Maroc n’a, pour sa part, pas encore annoncé de partenariat ni de coopération avec ces cinq pays.

 

Rédaction du HuffPost Maroc/ 08/02/2019/

 

https://www.huffpostmaghreb.com/entry/plusieurs-pays-deurope-de-lest-font-bloc-contre-les-migrants-en-provenance-du-maroc_mg_5c5d4bc8e4b0e01e32ab5dd5/

 

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7 - Le Bangladesh veut concentrer les réfugiés rohingyas dans une île

 

La crise humanitaire au Bangladesh après l'exode des Rohingyas continue, avec 700 000 personnes forcées de fuir les exactions de l'armée birmane. Les camps bangladais sont surpeuplés, les conditions de vie déplorables. Voilà pourquoi le gouvernement construit en ce moment une structure en dur sur l’île de Bhasan Char, au large de ses côtes, avec l'idée de reloger une partie de ces déplacés qui ne veulent pas rentrer en Birmanie. L’Initiative est critiquée par certaines ONG qui parlent d'une nouvelle prison à ciel ouvert pour les Rohingyas, comme l’explique Alice Baillat, spécialiste du Bangladesh à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

 

Depuis au moins 2015, le gouvernement du Bangladesh avance l’idée de concentrer une partie des migrants rohingyas dans cette île formée en 2006. Selon l’agence Reuters, les travaux de construction des structures avancent. Celles-ci sont pourtant dures : selon des images révélées par le quotidien britannique The Guardian mercredi 28 novembre, les familles rohingyas seront logées dans des cubes de 2x2,5 mètres avec des petites fenêtres bloquées par des barres de fer.


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Ces dernières semaines, les arrestations de membres de cette minorité musulmane se sont multipliées. La police bangladaise a annoncé vendredi 30 novembre avoir arrêté dix réfugiés qui s’apprêtaient à partir pour la Malaisie, dont six jeunes femmes et quatre hommes. Deux jours auparavant, les autorités birmanes ont annoncé l’interpellation de 93 Rohingyas dans les eaux territoriales du pays. Forcé à rentrer dans l’ouest du pays, il s’agit du troisième bateau tentant de fuir vers la Malaisie par la mer à être interpellé par les forces de l’ordre birmanes ces deux dernières semaines. Après de multiples retards, le Bangladesh devrait lancer mi-novembre le rapatriement d’un premier groupe de 2 251 réfugiés. Mais aucun candidat ne s’est présenté à la frontière entre ce pays et la Birmanie, car nombreux redoutent de rentrer par peur de nouvelles exactions ou d’être immédiatement cantonnés dans les camps de fortune de l’État Rakhine.

 

La concentration de ces réfugiés dans l’île de Bhasan Char pose problème, selon Alice Baillat, spécialiste du Bangladesh à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), « on sait que cette île est vulnérable à plusieurs aléas climatiques, notamment inondations et cyclones, ce qui expose en fait les Rohingyas qui iront sur cette île à des menaces climatiques sérieuses, explique la chercheuse. Le deuxième problème, c’est que c’est une île qui est extrêmement isolée, puisqu’elle est à 30 kilomètres des côtes du Bangladesh et qu’il faudra plusieurs heures de bateau pour y accéder. Cela pose la question de la liberté de mouvement des Rohingyas qui iront sur cette île : est-ce qu’ils auront la possibilité de quitter l’île s’ils le souhaitent ? Ça, on ne le sait pas. »


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ANALYSE/ « Les Rohingyas vont être logés par famille dans des espaces extrêmement confinés, avec très peu de salles de bain disponibles. Donc, cela pose aussi des questions en matière de respect de leur dignité et de leurs droits humains. Pourquoi est-ce que le gouvernement prend cette décision aujourd’hui ? Je pense qu’ils voient cela comme une réponse à la congestion actuelle des camps. Et le rapatriement n’étant pas possible pour l’heure, en raison des différents blocages politiques et notamment des réticences des autorités birmanes sur ce dossier, cela doit aussi être vu comme une sorte de bonne volonté aussi du Bangladesh, de trouver des réponses par rapport à cette crise qui s’éternise. »

 Pour Alice Baillat, chercheuse à l'Iris, la concentration des Rohingyas dans une île «pose aussi des questions en matière de respect de leur dignité et de leurs droits humains.»30/11/2018 - par Vincent Souriau

 

Par RFI / Publié le 30-11-2018/ Modifié le 30-11-2018/

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20181130-birmanie-camp-refugies-rohingyas-bangladesh-ile-bhasan-char/


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