Publié le : 12-10-2019 à 20:50:53 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ ECONOMIE/ SOCIAL : économie et perspectives de croissance en Afrique



« L’Afrique n’a pas besoin de plus d’aide, mais de plus de capitalisme : En Asie, la lutte contre la pauvreté et la faim a été très efficace parce que plusieurs pays asiatiques ont mis en œuvre des réformes capitalistes. Rien qu’en Chine, grâce à l’introduction partielle des droits de propriété privée et de l’économie de marché, la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est tombée de 88 % en 1981 à moins de 1 % aujourd’hui. Les pays asiatiques ont reçu beaucoup moins d’aide au développement que les pays africains. »

 

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1 - Economie : La paix, la condition pour le développement de l'Afrique

 

"Je ne connais pas de pays qui ont pu ou qui pourront se développer économiquement s'il n'y a pas la paix", tonne Christine Lagarde. La persistance des conflits est le principal frein à la croissance en Afrique subsaharienne, souligne l'ancienne dirigeante du FMI. "La paix, c'est la première condition", insiste-t-elle dans un entretien exclusif à l'AFP, déplorant que l'on parle "très peu" de la situation de conflit que vivent ces pays, des camps de réfugiés "très très importants" aux frontières. "Tout est lié. Les réfugiés ne quittent pas leur pays de gaieté de coeur", dit-elle. "Bien souvent, ils quittent un pays parce qu'il y a des violences, parce qu'il y a un risque de conflit, parce que la guerre les chasse de leur pays". La Croix vous explique, avec lumière et clarté, le monde qui vous entoure, afin que vous puissiez bâtir votre opinion.

 

Sur une note plus optimiste, elle souligne que l'Afrique a connu "des changements phénoménaux" et "une amélioration significative" ces dernières décennies. Le Fonds monétaire international, qui a renforcé sa présence sur le continent africain pour apporter ses compétences techniques, a contribué "au changement des mentalités" en sensibilisant les pays à l'importance des politiques macro-économiques.

 

En outre, le rôle de la femme africaine dans l'économie --que Christine Lagarde a constamment mise en avant -- et l'impact de la technologie sur les jeunes sont autant d'éléments ayant contribué à la croissance. Mme Lagarde, qui vient de quitter le poste de directrice générale du FMI qu'elle a occupé pendant huit ans, rappelle avoir elle-même été au chevet des pays. "J'ai visité tant de pays africains", se remémore-t-elle. A chaque déplacement --un à deux par an-- elle s'est rendue dans trois ou quatre pays différents pour prendre le pouls économique, encourager les décideurs à prendre les mesures nécessaires et à lutter contre la corruption.

 

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- Pauvreté persistante -

Le développement économique en Afrique subsaharienne est aujourd'hui "supérieur à la croissance mondiale", constate-t-elle, soulignant qu'il y a des pays, à l'instar de la Côte d'Ivoire, du Rwanda ou du Sénégal où le développement est encore beaucoup plus rapide. Le FMI y a joué un "rôle de portefeuille", déployant d'importants financements. 

Pour autant, la pauvreté continue d'augmenter en Afrique sub-saharienne, qui comptait déjà il y a quatre ans plus de la moitié de la population mondiale extrêmement pauvre. Et cette région du monde est particulièrement fragilisée par les changements climatiques et la pression démographique.

 

Les projections montrent que d'ici 2030, près de 9 personnes sur 10 vivant dans l'extrême pauvreté seront originaires de cette région du monde, alors que la population du continent va s'accroître dans le même temps de 1,3 milliard, soit plus de la moitié de la croissance de la population mondiale.

 

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Pour 2019, le FMI table sur une croissance de 3,4% du PIB pour cette partie du monde, contre 3% en 2018 et contre 3,2% pour l'économie mondiale. Mais l'expansion enregistrée en moyenne ces dernières années reste insuffisante pour créer les 20 millions d'emplois qui seraient nécessaires chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail. Face à ces difficultés, le FMI, sous la houlette de Christine Lagarde, a encouragé sans relâche les pays africains à former une zone de libre-échange pour stimuler les échanges commerciaux.

 

Début juillet, les pays membres de l'Union africaine ont ainsi lancé symboliquement à Niamey la "phase opérationnelle" de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlec). Pour ses promoteurs, celle-ci doit constituer un pas vers la paix et la prospérité en Afrique et devenir "le plus grand espace commercial au monde".

 

L'ambition est de rendre ce marché actif à partir du 1er juillet 2020 à condition que les 54 pays se mettent d'accord sur le calendrier et l'ampleur des réductions des droits de douane ainsi que sur la circulation de biens importés de l'étranger. Au côté de cette zone de libre-échange, l'autre défi reste la mobilisation de fonds pour investir massivement dans les infrastructures, tout aussi cruciales pour le développement.

 

Afp/ le 20/09/2019/            Modifié le 20/09/2019

 

https://www.la-croix.com/Economie/paix-condition-developpement-Afrique-Christine-Lagarde-2019-09-20-1301048951/

 

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2 - L’Afrique n’a pas besoin de plus d’aide, mais de plus de capitalisme

 

Le commerce et le capitalisme entrepreneurial sortent plus de personnes de la pauvreté que l’aide. Nous avons besoin que l’Afrique devienne une puissance économique. En 1990, l’ONU s’est engagée à réduire de 50 % la pauvreté dans le monde d’ici 25 ans. La réalisation de cet objectif ambitieux est en grande partie due au succès de la Chine. Au cours de la même période, le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 56,8 % à 42,7 % sur l’ensemble du continent africain. Cependant, avec 20 % d’Africains vivant sous le spectre de la famine, un pourcentage plus élevé que partout ailleurs dans le monde, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

 

La situation ne s’est pas améliorée ces dernières années. En fait, elle s’est détériorée, notamment en Afrique. Le rapport « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde » pour 2019 a été publié conjointement par plusieurs organisations des Nations Unies et confirme l’augmentation de la faim dans le monde pour la troisième année consécutive.

 

On estime actuellement à 821 millions le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation chronique dans le monde. Jusqu’en 2015, ce nombre avait diminué. Il a maintenant regagné les niveaux observés pour la dernière fois en 2011. Par rapport à 2017, la proportion de personnes souffrant de malnutrition (20 %) a augmenté dans presque toutes les régions d’Afrique. Les régions les plus touchées sont l’Afrique de l’Est, où près de 31 % de la population souffrent de malnutrition, et l’Afrique centrale, où ce chiffre atteint 26,5 %.


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_ L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT AIDE-T-ELLE VRAIMENT ?

Dès que les chiffres ci-dessus ont été publiés, des appels pour l’augmentation de l’aide au développement en faveur de l’Afrique se sont automatiquement multipliés. L’aide au développement a une belle connotation morale et constitue, selon certains, une sorte d’expiation quasi religieuse pour les péchés du colonialisme et de « l’exploitation du tiers monde par les pays capitalistes ». Mais les objectifs sont-ils réellement atteints ? En 2002, le président sénégalais Abdoulaye Wade avait déclaré : « Je n’ai jamais vu un pays se développer grâce à l’aide ou au crédit. Les pays qui se sont développés en Europe, en Amérique, au Japon, en Asie, comme à Taiwan, en Corée du Sud et Singapour, tous ont misé sur le libre marché. Il n’y a pas de mystère là-bas. L’Afrique a pris le mauvais chemin après l’indépendance ».

 

En Asie, la lutte contre la pauvreté et la faim a été très efficace parce que plusieurs pays asiatiques ont mis en œuvre des réformes capitalistes. Rien qu’en Chine, grâce à l’introduction partielle des droits de propriété privée et de l’économie de marché, la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est tombée de 88 % en 1981 à moins de 1 % aujourd’hui. Les pays asiatiques ont reçu beaucoup moins d’aide au développement que les pays africains. Née en Zambie, Dambisa Moyo, qui a étudié à Harvard et a obtenu un doctorat à Oxford, identifie l’aide occidentale au développement comme l’une des raisons de l’échec de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

 

« Au cours des cinquante dernières années, plus de 1000 milliards de dollars d’aide liée au développement ont été transférés des pays riches vers l’Afrique », souligne Moyo dans son livre Dead Aid : « Mais plus de 1000 milliards de dollars d’aide au développement au cours des dernières décennies ont-ils amélioré la situation des populations africaines ? Non. En fait, partout dans le monde, les bénéficiaires de cette aide sont moins bien lotis. Pis, l’aide a contribué à rendre les pauvres plus pauvres et la croissance a ralenti…

L’idée selon laquelle l’aide peut, et a pu, réduire la pauvreté systémique, est un mythe. Des millions d’Africains sont aujourd’hui plus pauvres à cause de l’aide. La misère et la pauvreté n’ont pas été éradiquées mais ont augmenté. L’aide a été et continue d’être un désastre politique, économique et humanitaire absolu dans la plupart des pays en développement ».

 

Pour être clair, les critiques de Moyo ne sont pas dirigées contre la famine et les secours en cas de catastrophe, mais contre les transferts financiers à long terme destinés à stimuler le développement économique. Ces fonds se sont souvent retrouvés entre les mains de despotes corrompus plutôt que de celles des pauvres. William Easterly, professeur d’économie et d’études africaines à l’Université de New York, estime également que l’aide étrangère est en grande partie inutile et souvent contre-productive.

 

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_ ESPOIR POUR L’AFRIQUE

Mais il y a encore de l’espoir pour l’Afrique. L’essor des nouvelles technologies a entraîné un relâchement du contrôle de l’État dans de nombreux secteurs et a permis aux entrepreneurs de prospérer indépendamment du soutien du gouvernement et des relations politiques. Beaucoup de jeunes Africains confiants qui ont émergé de leur classe ont étudié à l’étranger, généralement en Europe ou aux États-Unis, mais de plus en plus en Chine ou en Inde.

 

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Nombre d’entre eux travaillent pour des entreprises internationales avant leur retour dans leur pays d’origine. L’Afrique voit désormais l’émergence d’une classe d’entrepreneurs qui pilote et façonne l’essor économique de l’ensemble du continent. L’Afrique offre de nombreuses opportunités économiques. Cependant, certaines des prédictions d’un boom massif sur le continent qui circulent actuellement parmi les experts s’appuient sur des modèles qui ne permettent pas une appréciation réaliste des faits sur le terrain.

Tenter de reproduire les réussites asiatiques en Afrique sans prendre en compte les différences entre les deux continents serait trop simpliste.


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Mais l’Afrique pourrait certainement apprendre une chose de l’Asie : la faim et la pauvreté ne sont pas combattues par l’aide au développement mais par l’entrepreneuriat et le capitalisme. Même Bono, le chanteur de U2, qui organisait autrefois de grands festivals pour recueillir de l’aide pour l’Afrique et qui a si longtemps épousé une rhétorique anticapitaliste et une conviction apparemment inébranlable en une aide étrangère comme solution à la faim et à la pauvreté en Afrique, a changé son discours sous le poids des preuves contraires. 

« L’aide n’est qu’un palliatif », a-t-il avoué en 2013 lors d’un discours prononcé à l’Université de Georgetown. « Le commerce et le capitalisme entrepreneurial sortent plus de personnes de la pauvreté que l’aide. Nous avons besoin que l’Afrique devienne une puissance économique ».

 

Article traduit et publié par Libre Afrique./ Par Rainer Zitelmann.1/ Un article de The Foundation for Economic Education

 

https://www.contrepoints.org/2019/09/22/354034-l-afrique-na-pas-besoin-de-plus-daide-mais-de-plus-de-capitalisme/

 

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3 - Pauvreté en Afrique : Mamadou Koulibaly accuse les Africains

 

La pauvreté en Afrique avance. « D’ici 2030, près de neuf personnes extrêmement pauvres sur 10 seront africaines », selon David Malpass, tout nouveau président de la Banque mondiale (BAD). Le successeur de Jim Yong Kim s’exprimait à l’occasion des réunions du printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, tenues le jeudi 11 avril 2019, aux États-Unis, précisément à Washington.  

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir l’Ivoirien Mamadou Koulibaly qui estime que « les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables de leur pauvreté ». Pauvreté en Afrique, pour Mamadou Koulibaly, « les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables»

 

La pauvreté recule partout sauf en Afrique. Le sujet a été abordé le jeudi 11 avril 2019, au cours des réunions du printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Washington. David Malpass l’a clairement affirmé à cette rencontre. En 2030, si rien n’est fait, environ neuf personnes sur dix vivant dans une pauvreté extrême seront africaines. Mamadou Koulibaly s'est exprimé sur la question.

 

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David Malpass, à la tête de l’institution financière depuis le vendredi 5 avril 2019, en remplacement de Jim Yong Kim qui a démissionné le 31 janvier 2019, après sept ans de présidence, a également estimé que « ce fait est extrêmement troublant, car il met en péril le principal objectif de la Banque mondiale, qui est de mettre fin à la pauvreté extrême à l’horizon 2030 ». Pour Mamadou Koulibaly, les raisons de cette situation ne doivent pas être cherchées ailleurs. L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire pense que les Africains sont la cause de leur propre malheur.

 

« Les Africains eux-mêmes sont les premiers responsables de leur pauvreté », a commenté l’actuel maire d’ Azaguié, commune située dans le sud de la Côte d’Ivoire, dans le département d’Agboville. Le professeur d’économie fonde sa réflexion autour de trois axes. D'abord, il avance que les Africains « s’offrent le droit d’être mal gouvernés ». Mamadou Koulibaly fait partie de ceux qui pensent qu’« un peuple a les dirigeants qu’il mérite ». En clair, les peuples africains refusent tout changement pouvant améliorer leurs conditions de vie. 

C’est la raison pour laquelle le transfuge du Front populaire ivoirien soutient que ceux-ci s’arrogent le droit d’être mal gouvernés.

 

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La pauvreté en Afrique liée au manque de liberté économique

Secundo, Mamadou Koulibaly ajoute que les Africains « refusent la liberté économique comme toutes les libertés proclamées par les Lumières occidentales ». En clair, si l’on s’en tient aux propos de l’économiste et enseignant-chercheur, la liberté économique, tant clamée dans les pays africains, ne serait que de la poudre aux yeux. L’homme qui a obtenu son agrégation en économie en 1997, à l’université Aix-Marseille III de France accuse les Africains de croire « encore à la société magique » dans laquelle tout s’obtient avec un bâton magique.

 

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Mamadou Koulibaly : "Aveu d'échec de la Banque mondiale ?"

À en croire Mamadou Koulibaly, qui se définit comme un politicien de "ruptures et de réformes", si la Banque mondiale a pour objectif d'oeuvrer au développement de l'Afrique, les propos de David Malpass sonneraient alors comme un aveu d'échec. En tout cas, les chiffres fournis par l'institution en 2018 ne sont pas reluisants pour l'Afrique. Le Rapport 2018 sur la pauvreté et la prospérité partagée montre que les pays peuplés issus de l'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud renferment le plus grand nombre d'habitants vivant dans une extrême pauvreté.

Un autre rapport, le Rapport triennal de la banque mondiale, publié le 19 septembre 2019, révèle que la pauvreté touche 41 % de la population de l'Afrique subsaharienne.

 

NEWSAbidjan-Côte d'Ivoire/ Par K. Richard Kouassi/ Publié le 15 avril 2019/ Mis à jour le 15 avril 2019/

 

https://www.afrique-sur7.fr/422045-pauvrete-en-afrique-mamadou-koulibaly/

 

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4 - AFRIQUE/ ÉCONOMIE : Classement, où sont les riches en Afrique ?

 

Quels pays accumulent le plus de richesse privée, où sont les patrimoines les plus élevés, et comment évoluent-ils?  Où sont les villes les plus riches ou les plus chères…? Alors que la richesse totale détenue en Afrique « n’a augmenté que de 14 % ces dix dernières années (2008-2018) », le rapport Afrasia Africa Wealth Report 2019 dresse un bilan classé des contributions de 17 pays africains à ce classement. Faute de sources suffisamment fiables, les données concernant l’Algérie, la RDC et le Zimbabwe n’ont pas été retenues par Afrasia.

 

Mais qu’entend Afrasia par richesse totale ? Il s’agit des « avoirs nets détenus par l’ensemble des individus vivants dans un pays, comprenant tous leurs actifs (immobiliers, liquidités, actions, intérêts commerciaux) moins les passifs », précise d’emblée le rapport. De fait, en terme de « richesse totale » les états les plus peuplés seront avantagés. Pour poser certaines bases, Afrasia rappelle qu’avec 16 % de la population mondiale (1,2 milliards d’habitants) et 2,2 billions de dollars de richesse totale, l’Afrique ne possède que 1 % de la richesse mondiale (environ 204 billions de dollars). En moyenne, la richesse net par africain est de 1 900 dollars, contre 27 000 $ au niveau mondial.

 

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• Perspectives

Les auteurs du rapport prévoient une augmentation de 35 % de la richesse totale détenue sur le continent africain au cours des dix prochaines années, atteignant 3 billions de dollars américains d’ici 2028. Selon ces analystes de la banque mauritienne : Maurice, le Ghana, le Rwanda et l’Ouganda sont en passe d’émerger comme les pays les plus performants en Afrique, avec une augmentation de leur richesse supérieure à 100 % au cours des dix prochaines années.

En revanche, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Côte d’Ivoire devraient continuer à connaître une croissance modérée de leurs richesses, de l’ordre de 30 % alors que le Maroc, l’Égypte et le Nigeria risquent d’éprouver des difficultés en raison de leur faibles perspectives de croissance (de 10 % à 20 %).

 

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• Le cas sud-africain

Malgré les difficultés croissantes qui affectent l’administration sud-africaine, le pays reste le plus riche du continent avec une richesse totale de 649 milliards de dollars. Plusieurs facteurs ont contribué à ces mauvaises performances au cours de la dernière décennie indique le rapport qui cite notamment la mauvaise gestion de ses grandes entreprises publiques, la baisse de sa monnaie, la morosité du marché immobilier local et l’exode des personnes fortunées.

 

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• Le cas mauricien

« Au cours de la dernière décennie, Maurice a été le pays le plus performant d’Afrique et le deuxième au monde, derrière la Chine, en terme de croissance des richesse » affirme le rapport, qui justifie notamment cette évolution positive pour ses citoyens les plus riches par la « sécurité » économique du pays, son secteur financier « florissant », la hausse des prix de l’immobilier, et la forte croissance du nombre de personnes qui sont au moins millionnaires.

 

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Les villes passées au crible :


Classement des villes les plus riches d'Afrique, en 2018

Chart

Ville

Richesse totale (Mds $)

Nbe de millionnaires

Nbe de milliardaires

Prix du m² ($)

Johannesburg (Afrique du sud)

248

16 600

2

2 600

Cape Town (Afrique du sud)

133

7 100

1

5 600

Le Caire (Égypte)

129

8 200

4

900

Lagos (Nigeria)

96

5 400

2

1 100

Durban & Umhlanga (Afrique du Sud)

54

3 300

-

2 800

Nairobi (Kenya)

49

6 200

-

1 800

Pretroria (Afrique du Sud)

45

2 600

-

-

Luanda (Angola)

42

2 600

1

1 300

Casablanca (Maroc)

39

2 200

2

1 500

Accra (Ghana)

35

2 400

-

1 200

Abidjan (Côte d'Ivoire)

25

1 900

-

1 000

DAr Es Salaam (Tanzanie)

24

1 300

1

-

Alexandrie (Egypte)

23

1 700

1

1 000

Kampala (Ouganda)

16

800

-

800

Addis-Abeba (Éthiopie)

14

800

-

-

Windoek (Namibie)

12

1 100

-

-

Gaborone (Botswana)

12

1 200

-

-

Abuja (Nigeria)

11

600

-

-

Marrakech (Maroc)

10

500

-

1 700

Tanger (Maroc)

10

500

-

1 700

 

Note : nombre de millionnaires arrondis à la centaine. Ne prend en compte que les résidents.

Désigne le prix d'un appartement / villa de 200 à 400 m² situé dans la meilleure partie de chaque ville.


Source : New World Wealth/ 12 septembre 2019/ Par Jeune Afrique/ Mis à jour le 13 septembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/828413/economie/classement-afrique-ou-sont-les-riches/

 

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5 - Afrique de l'Ouest : la bombe des inégalités

 

À en croire le nouvel indice sur l'engagement des pays à la réduction des inégalités de l'ONG Oxfam et du Development Finance International (DFI), l'Afrique de l'Ouest fait figure de très mauvais élève. « La richesse cumulée des cinq Nigérians les plus riches s'élève à 29,9 milliards de dollars, soit plus que l'intégralité du budget du Nigéria en 2017 » ; « Au Ghana, une fille de famille pauvre est 14 fois plus susceptible de n'être jamais allée à l'école qu'une fille de famille riche. » Deux exemples parmi tant d'autres qui sont un constat frappant dont regorge le dernier rapport d'Oxfam sur « La crise des inégalités en Afrique de l'Ouest  ».

 

Tant de chiffres et de comparatifs pour montrer une chose : les écarts de richesse en Afrique de l'Ouest sont abyssaux et cela ne fait qu'empirer. Pendant qu'une minorité croissante devient de plus en plus riche, la majorité de la population n'a pas accès à des éléments essentiels comme l'accès à l'éducation, la santé ou un emploi décent. Que font les gouvernements pour réduire ces inégalités grandissantes ? S'intéressent-ils tout bonnement à cette question ?

 

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_ L'Afrique de l'Ouest à la traîne

L'indice régional d'Oxfam de l'engagement à la réduction des inégalités (ERI) a permis d'évaluer l'action des pouvoirs publics des quinze pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (la Cedeao regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo) et de la Mauritanie.

Et ce en étudiant les données dans des grands domaines d'action reconnus comme étant indispensables dans la lutte contre les inégalités :

-   consacrer des dépenses progressives à des secteurs comme l'éducation, la santé et la protection sociale,

-   imposer les plus riches davantage que les plus pauvres,

-   payer aux travailleurs un salaire minimum vital.

 

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La conclusion est formelle : « Les gouvernements d'Afrique de l'Ouest exacerbent les inégalités en sous-finançant les services publics, tels que la santé et l'éducation, tout en sous-taxant les entreprises et les plus riches. » En comparaison, « sur les cinq grands blocs économiques d'Afrique, l'Afrique de l'Ouest se laisse distancer, explique le rapport. […] Les citoyens d'Afrique de l'Ouest vivent sous des gouvernements dont l'engagement à réduire les inégalités n'arrive qu'à la moitié de celui de leurs homologues d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe. »

 

« Quand on voit du rouge et de l'orange presque partout sur une carte, c'est qu'il faut sérieusement déclencher la sonnette d'alarme, c'est qu'il y a urgence, prévient Adama Coulibaly, directeur régional d'Oxfam International pour l'Afrique de l'Ouest. L'ERI doit permettre aux pays de la région de se rendre compte qu'ils ont beaucoup à faire. »

 

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_ Une croissance qui profite à quelques-uns

Pendant longtemps, les économistes ont pensé que tant qu'il y a plus de croissance, il y a plus de richesse pour tous. En somme, que tout le monde profite d'une croissance soutenue. Comment expliquer alors que dans des pays comme la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Sénégal, qui figurent en 2018 parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, le nombre de personnes à entrer dans la pauvreté augmente aussi ?

 

Ces dernières années, « le Fonds monétaire international (FMI) s'est rendu compte qu'une croissance inégalitaire était en fait un frein à la réduction de la pauvreté d'une part, mais aussi un frein à la croissance future, explique Susana Ruiz, responsable du pôle justice fiscale chez Oxfam International. C'est maintenant que les pays concernés doivent agir. Mais ce n'est pas une fatalité. Les gouvernements peuvent, par des politiques bien menées, changer les choses ». Le rapport donne l'exemple du Burkina Faso et du Sénégal qui, « par leurs modestes investissements dans des politiques de dépenses sociales progressives », sont des « exceptions notables ».

 

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_ Agenda politique d'action

Les rédacteurs proposent un agenda politique qui, selon eux, permettrait de réduire « considérablement » les inégalités en Afrique de l'Ouest. Cinq recommandations sont adressées aux gouvernements, comme l'augmentation des dépenses sociales, permise par le développement d'une fiscalité progressive qui augmenterait les recettes fiscales, le renforcement de la protection du marché du travail et des investissements dans l'agriculture.

 

D'autres sont aussi adressées à la Cedeao pour qu'elle reconnaisse au moins la crise des inégalités, qu'elle en fasse un cheval de bataille et encourage à un « nivellement vers le haut ». « De façon générale, nous pensons que la Cedeao devrait bien plus s'impliquer qu'elle ne le fait maintenant », conclut Adama Coulibaly. D'après le responsable, elle « s'est montrée sensible ». Il reste donc à transformer cet intérêt en volonté politique plus ferme pour que la croissance ouest-africaine ne laisse pas la grande majorité de la population sur la touche.

 

Par Marie Lechapelays, à Dakar/ Modifié le 11/07/2019/ Publié le 10/07/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-de-l-ouest-la-bombe-des-inegalites-10-07-2019-2323834_3826.php/

 

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6 - Afrique : Ces pays africains parmi les plus prometteurs

 

La banque britannique Standard Chartered vient de classer les économies au plus fort potentiel. Et surprise, les meilleures sont africaines. Où investir ? 

C'est la question que se sont posée les économistes de la banque Standard Chartered, basée à Londres, pour mettre à la disposition des investisseurs un outil qui puisse les guider, du moins à partir du potentiel de l'économie qui les intéresse. Après l'étude de 66 pays, dont 14 africains, ils ont livré, fin septembre, leurs réponses dans le Trade20 Index. Trois critères principaux ont guidé les analyses : d'abord, le dynamisme économique des candidats, lequel comprend la croissance du PIB et le volume des exportations ; ensuite, l'évaluation des atouts indispensables au soutien de la croissance future, à l'instar de la qualité des infrastructures, de la pénétration du commerce électronique et du climat des affaires ; et enfin, la diversification des exportations.

 

L'objectif de ce classement est clair : dévoiler aux investisseurs les « étoiles montantes du commerce mondial » qui constitueront « des opportunités intéressantes pour les entreprises à la recherche de nouveaux partenaires », explique-t-on dans le rapport. Si la plupart des indices traditionnels sont basés sur les performances actuelles du marché, le Trade20 Index « prend en compte les changements survenus au fil du temps pour révéler les marchés qui se sont le plus améliorés au cours de la dernière décennie ».

 

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_ Un podium (presque) africain

Parmi eux, la Côte d'Ivoire, le Kenya et le Ghana tiennent une bonne place, notamment grâce à « l'augmentation des infrastructures physiques et numériques » et aux « mesures entreprises pour assainir le climat des affaires ». Le pays francophone ouest-africain est même devant l'Inde. L'explication ? Une croissance dynamique – à 7,8 %, d'après la Banque mondiale – couplée à un développement rapide des infrastructures de commerce. « Abidjan, le principal centre urbain de ce marché, a étendu son port et son aéroport, renforçant ainsi sa position de pôle d'affaires clé pour l'Afrique de l'Ouest », expliquent les auteurs de l'étude.

 

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Dans son dernier rapport sur la Côte d'Ivoire, la Banque mondiale partage le même avis. « Inflation modérée, maîtrise des finances publiques grâce à des politiques budgétaires et monétaires prudentes », réformes destinées à « améliorer le climat des affaires », mais aussi promotion des partenariats public-privé… 


L'organisme financier multilatéral ne tarit pas d'éloges sur la gestion économique du pays. Standard Chartered prévient cependant : si le PIB et les exportations ont tendance à augmenter, l'évolution des investissements directs étrangers (IDE) est restée « limitée ». Une situation qui pourrait, à terme, « freiner le potentiel de croissance » du pays, en proie également à des inégalités persistantes. En 2015, le taux de pauvreté de la Côte d'Ivoire s'établissait encore à 46,3 %.

 

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Un défi que le Kenya devra également relever, en même temps que les conséquences du changement climatique et son endettement croissant. Mais la qualité de ses infrastructures, les réformes engagées, notamment dans « les domaines de la création d'entreprise, de l'accès à l'électricité, de l'enregistrement des biens et de la protection des investisseurs minoritaires » ont convaincu les analystes de Standard Chartered. À la troisième place de l'Index, le Kenya « confirme sa position de hub d'Afrique de l'Est ». Le « Big Four », le plan de développement lancé par Uhuru Kenyatta en 2017, est également un gage de confiance pour les experts de la Banque qui voient d'un bon œil le développement de l'industrie manufacturière, un des quatre piliers du programme.

 

L'objectif du gouvernement est d'ailleurs de faire passer la part du secteur dans le PIB du pays de 8,5 % actuellement à 15 %. La stratégie est aujourd'hui payante, puisque le Kenya attire chaque année davantage d'entreprises sur son sol, dont de nombreuses françaises. Carrefour, Décathlon, ou encore Danone, qui a acquis 40 % du capital de la holding du groupe kényan Brookside, le leader des produits laitiers dans le pays, sont désormais installés dans le pays.

 

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_ Le fort potentiel du Ghana

Troisième pays africain leader dans ce classement : le Ghana, au 13e rang. Une place qui s'explique par « une croissance impressionnante » – à 8,5 %, selon la Banque mondiale, 6,3 %, d'après le FMI – boostée par des efforts en matière d'e-commerce et l'augmentation des investissements directs étrangers (IDE). Le pays s'est également appliqué à améliorer le climat des affaires. Décidées par les autorités, dix nouvelles règles sont entrées en vigueur cette année pour attirer de nouvelles entreprises. Parmi elles, la numérisation des dispositifs destinés aux entrepreneurs comme l'enregistrement et la délivrance de numéros d'identification des entreprises.

 

Combinés, les résultats collectés par Standard Chartered permettent au Ghana de tirer son épingle du jeu parmi ses voisins africains. La société française spécialisée en commerce extérieur Coface le reconnaît : « Malgré la persistance du déficit d'infrastructures et de lourdeurs administratives, l'environnement des affaires reste relativement favorable par rapport à ses pairs régionaux. »


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Pourtant, l'Afrique « pourrait devenir un acteur beaucoup plus important sur la scène commerciale mondiale », estime, dans l'étude, Philip Panaino, chef des opérations bancaires. Pour lui, le lien qu'entretient le continent avec l'Asie, par le biais de l'Initiative Belt & Road (la route de la soie chinoise), mais aussi le lancement de la zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) apportent « de nombreuses opportunités pour le commerce et l'investissement dans les années à venir ».

 

Mais la transformation économique du continent se fera aussi grâce à « la population africaine jeune et connectée » ainsi qu'à « une main-d'œuvre féminine croissante ». Autant dire que, si des avancées intéressantes ont été enregistrées, il reste encore du chemin à combler par des initiatives de grande importance.

 

Par Marlène Panara/ Publié le 08/10/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/ces-pays-africains-parmi-les-plus-prometteurs-08-10-2019-2340114_3826.php/

 

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7 - Afrique : comment améliorer la gestion des finances publiques

 

En 2015 les Africains avaient de bonnes raisons d'espérer que les 193 pays membres de l'ONU adopteraient les Objectifs de développement durable. Il s'agissait de mobiliser un large éventail de ressources nationales et internationales pour y parvenir, et de mettre fin à la pauvreté d'ici 2030 "sans laisser personne" sur le bord de la route. Or l'endettement public croissant, le ralentissement généralisé de l'économie et l'affaiblissement du multilatéralisme empêchent beaucoup de pays africains de progresser. 


Confrontés à ces difficultés, ils doivent améliorer la gestion des finances publiques (GFP) pour atteindre les Objectifs de développement durable. Pour cela, en collaboration avec leurs partenaires de développement, ils doivent réexaminer leur stratégie habituelle pour répondre au problème complexe de leurs finances publiques. La plupart de leurs budgets publics sont déjà sous tension, sans même prendre en compte le financement des objectifs de développement durable. Et en raison de la baisse du prix des matières premières et de la hausse des taux d'intérêt envisagée par les pays développés, la situation de certains pays africains pourrait s'aggraver.

 

De ce fait, pour progresser sur la voie des Objectifs de développement durable, ils doivent gérer leurs services publics plus efficacement et à moindre coût. Et beaucoup d'entre eux doivent améliorer la conception de leur politique, sa mise en œuvre et son évaluation, ainsi que l'élaboration et la planification de leur budget. Ces réformes seront ne seront sans doute pas faciles pour des Etats qui parviennent difficilement à remplir leurs missions de base. 


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Pour certains, gérer l'achat et la livraison de livres scolaires aux écoles rurales en temps voulu paraît une tâche titanesque. Et bien que nombre de pays africains ne disposent pas du budget suffisant pour des investissements pourtant nécessaires, certains ne dépensent que 2% de la somme dont ils disposent en raison d'une politique d'achat inadéquate et d'une administration inefficace.

 

Le problème commence souvent lors de la préparation du budget. Un défaut de prévision du montant des revenus de l'Etat, un financement imprévisible des donateurs et un processus décisionnel fragmenté peuvent rendre cet exercice acrobatique. Le dernier rapport sur les dépenses publiques et la responsabilité financière (PEFA, Public Expenditure and Financial Accountability) portant sur 40 pays africains souligne que typiquement, leur calendrier budgétaire est rudimentaire et que son application subit souvent des retards importants.

 

Ces retards s'accompagnent fréquemment d'une mise en œuvre du budget qui laisse à désirer. Cela conduit à des dépenses excessives, à des transactions extrabudgétaires et au détournement de ressources initialement destinées à des priorités en terme de développement. La transparence et le contrôle démocratique en pâtissent, notamment lorsque le pouvoir législatif n'a pas la capacité d'examiner véritablement le budget. Le rapport Pratiques et procédures budgétaires 2015portant sur 23 pays africains donne un score moyen de seulement 11% à la capacité d'examen du budget par leur parlement.

 

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L'aide au développement ne manque pas pour résoudre ces problèmes. Depuis 2002, les partenaires du développement ont dépensé quelques 20 milliards de dollars pour améliorer la gestion des finances publiques des pays à revenu faible ou moyen. Il existe maintenant une pléthore de services de conseil dans ce domaine, et des centaines de conseillers techniques traversent le continent pour aider les pays en difficulté à mettre de l'ordre dans leurs finances.

 

Malgré tout cet argent et ces efforts, la gestion des finances publiques africaines laisse encore à désirer. La Gambie par exemple dispose d'un cadre réglementaire moderne pour cette gestion, mais les réorientations fréquentes des affectations budgétaires créent des divergences entre affichage budgétaire et dépenses réelles. Les dépenses hors budget restent fréquentes au Libéria, malgré les aides bilatérales et multilatérales destinées à améliorer la crédibilité budgétaire du pays.

 

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Beaucoup d'investissements destinés à la gestion des finances publiques en Afrique ont servi à financer des systèmes informatisés de gestion financière intégrée (IFMIS) qui devaient résoudre des problèmes tels que la corruption, le manque de transparence, l'insuffisance des comptes à rendre ou la mauvaise qualité des services. Mais le plus souvent cela a échoué parce que la plupart de ces problèmes tiennent à une multitude de facteurs intriqués entre eux. 


Certains, purement techniques, peuvent être résolus en appliquant une solution connue, comme l'adoption d'un système informatique approprié ou la recherche d'une meilleure pratique. Cependant, dans nombre de cas les problèmes sont plus complexes et s'enracinent dans le contexte local. De ce fait, quand les solutions proviennent de l'extérieur, en général elles échouent. Ces dysfonctionnements sont plus fréquents dans les services publics tels que les écoles et les hôpitaux où la connaissance empirique des conditions locales joue un rôle critique. Une grande partie du développement dépendant de ces institutions, cela augure mal des chances de l'Afrique de parvenir aux Objectifs de développement durable.

 

Il faut une nouvelle approche des finances publiques pour aider les pays africains à mieux définir leurs priorités, à mieux élaborer leur budget et à fournir aux citoyens les services dont ils ont besoin. Au lieu de s'appuyer sur une solution passe-partout, cette approche devrait prendre en compte la nécessité d'une gestion avisée des contraintes politiques et administratives et d'une compréhension en profondeur du contexte local.


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Le processus de réforme devrait donc accorder une place centrale aux responsables gouvernementaux et viser à un changement par étape. Ainsi, en collaboration avec l'université de Harvard, notre organisation utilise l'Adaptation itérative en fonction des problèmes (PDIA, problem-driven iterative adaptation) pour aider les responsables des finances publiques à travers l'Afrique à analyser des problèmes complexes et à expérimenter des solutions. Cet apprentissage par l'action est encore très peu courant pour réformer la gestion des finances publiques.

 

Il n'existe pas de raccourci pour construire une administration publique efficace ou pour atteindre les Objectifs de développement durable. Mais en élaborant de nouvelles méthodes plus appropriées pour gérer leurs finances publiques, les pays africains pourraient faire des pas de géant dans la bonne direction.

 

10 avril 2019/ Neil Cole/ Biniam Bedasso/ PRETORIA

 

https://fr.weforum.org/agenda/2019/04/afrique-comment-ameliorer-la-gestion-des-finances-publiques/

 

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8 - Economie : L'Afrique du Sud n'atteindra pas son objectif de 1,5% de croissance en 2019 (Tito Mboweni)

 

L’Afrique du Sud n’atteindra probablement pas son objectif de 1,5% de croissance en 2019. C’est ce qu’a annoncé ce vendredi, Tito Mboweni (photo), ministre des Finances du pays. S’exprimant lors d’une conférence, le responsable a indiqué que le pays pourrait manquer d’atteindre son objectif en raison d'un changement de conditions et de nombreux vents contraires qui soufflent sur l'économie nationale. Cette annonce intervient quelques mois après que la Banque centrale du pays a revu à la baisse ses prévisions de croissance, de 1% à 0,6%.

 

Dans un rapport sur le pays, l’agence de notation Moody’s abaissait quant à elle, ses prévisions de croissance 2019 pour le pays à 0,7%. D’après l’institution, cette décision serait due à un ralentissement de l’activité économique consécutive à la lenteur des réformes économiques et aux renflouements massifs effectués par l’Etat au profit des entreprises publiques.


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« Les hypothèses qui sous-tendent les prévisions ont clairement changé... le déficit réel est maintenant probablement beaucoup plus élevé », a indiqué le responsable dans des propos relayés par Reuters. Et d’ajouter : « nous devons recentrer notre économie sur l'agriculture... mais nous devons aussi continuer à soutenir Eskom, car sans électricité, il n'y a pas de croissance ».

 

Moutiou Adjibi Nourou/ Date de création : 13 septembre 2019/ Dernière modification le : 13 septembre 2019/ (Agence Ecofin)

 

https://www.agenceecofin.com/economie/1309-69208-lafrique-du-sud-natteindra-pas-son-objectif-de-1-5-de-croissance-en-2019-tito-mboweni/

 

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Ethiopia inaugurates the biggest airport aviation hub in Africa