Publié le : 20-07-2021 à 13:45:48 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

SANTE/ COVID-19/ TRAITEMENTS : Covid-19, médicaments et traitements efficaces ?


« Traitement de la Covid-19/ Anticorps monoclonaux, ivermectine, dexaméthasone…

Depuis plus d'un an, les scientifiques s'activent pour trouver un traitement contre le coronavirus et prévenir les formes graves. Deux anticorps monoclonaux ont été autorisés par l'Agence française du médicament. En revanche, une autorisation temporaire d'utilisation a été refusée à l'ivermectine. D'autres pistes (vitamine B6…) sont à l'étude. »

 

Antiviral drug shown to save lives of covid-19 patients in hospital | New  Scientist

 

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Iran Daily Virus Deaths Hit Record High | Financial Tribune

 

1 - Le recours aux traitements non éprouvés contre la COVID-19

 

La flambée pandémique de la COVID-19 a entraîné de nombreuses difficultés en matière de traitement, notamment l’utilisation de thérapies non éprouvées. La Professeure Lucille Blumberg, directrice adjointe de l’Institut sud-africain des maladies transmissibles (South African National Institute for Communicable Diseases), aborde ici les causes, les risques et la manière de s’attaquer aux traitements non éprouvés contre la COVID-19.

 

L'Afrique est confrontée à sa plus grande résurgence de COVID-19 |  AfriqueRenouveau


. Quelle est l’ampleur du recours aux traitements non éprouvés contre la COVID-19 en Afrique ?

Il est difficile de déterminer l’ampleur du phénomène. Nombre de produits médicaux sont achetés en dehors des pharmacies officielles et il n’existe aucun document attestant de leur utilisation. Il est donc difficile de confirmer s’ils sont utilisés pour le traitement contre la COVID-19. Ces médicaments sont notamment l’ivermectine, la colchicine, la chloroquine, la dihydrochloroquine, le peroxyde d’hydrogène, les médicaments antipaludiques comme l’artémisinine. L’ivermectine est un médicament très efficace contre l’onchocercose et contre certaines maladies parasitaires, notamment chez les animaux. Cependant, les données disponibles sur son efficacité pour la prévention ou le traitement de la COVID-19 sont insuffisantes.        

 

Des dizaines de pays reçoivent de l'AIEA du matériel de dépistage de la  COVID-19 | AIEA


. Qu’est-ce qui motive le recours aux traitements non éprouvés et quelles en sont les conséquences ?

La peur de la maladie à coronavirus (COVID-19), la pression exercée par les familles et les patients, le besoin désespéré de faire quelque chose, surtout si le patient est gravement atteint, ainsi que l’absence de directives nationales, peuvent expliquer ce phénomène. Les fausses informations, les réseaux sociaux et les recherches sur Internet sont également des facteurs problématiques. Il convient aussi de noter la publication « d’études » peu rigoureuses, notamment celles qui n’ont pas fait l’objet d’un examen adéquat ou qui ont été publiées « en contexte », ou encore les études publiées dans des revues qui ne sont pas considérées comme fiables, ainsi que celles dont les résultats font l’objet d’une appréciation excessive ou d’une mauvaise interprétation par le public. Les études de faible portée dont le nombre de participants est limité et celles qui ne confrontent pas les traitements aux meilleurs disponibles viennent également aggraver le problème.

Il en résulte un gaspillage de ressources, une perte de confiance dans le système de santé et de faux espoirs alors qu’aucune amélioration n’est constatée face à la maladie.


A Drug Cocktail Hastens Recovery in Some Coronavirus Patients - The New  York Times

 

. Quels sont les traitements actuels normalisés contre la COVID-19 ?

Des efforts extraordinaires ont été déployés pour identifier des médicaments spécifiques qui combattent le virus lui-même ou qui limitent ses effets néfastes. Les résultats de ces études sont de qualité et de portée très variables et peuvent ne pas fournir suffisamment de données factuelles sur les avantages de l’utilisation du médicament ou d’informations sur sa posologie ou ses effets secondaires. Les coûts de certains traitements identifiés ne sont pas abordables ou ils ne sont pas facilement disponibles partout.

Par ailleurs, d’excellentes études scientifiques ont montré que pour la pneumonie due à la COVID-19, la dexaméthasone administrée aux patients est très efficace et peut sauver la vie si elle est administrée rapidement aux personnes présentant des symptômes de la pneumonie due à la COVID-19 tels que l’essoufflement. Les médicaments utilisés pour lutter contre les coagulations sanguines, s’ils sont disponibles, sont également importants à ce stade.

La plupart des jeunes ne présentant pas de problèmes de santé sous-jacents se rétablissent après avoir été atteints de COVID-19. Pour les personnes âgées de plus de 60 ans, celles souffrant de diabète, d’hypertension, de cancer, les personnes infectées par le VIH ou celles qui sont obèses peuvent présenter une maladie plus grave, notamment une pneumonie due à la COVID-19 et des coagulations sanguines, malheureusement, certaines en meurent.


Hepatitis C drugs help combat Covid-19 in trials | Financial Times

 

. Comment peut-on lutter contre le recours aux traitements non éprouvés ?

L’enseignement médical à travers différentes approches, notamment les orientations et directives nationales régulièrement mises à jour, les rencontres entre chercheurs visant à s’assurer que les études impliquent un plus grand nombre de participants, l’analyse correcte des résultats et le renforcement du processus d’examen par les pairs peuvent contribuer à lutter contre le recours aux traitements non éprouvés. La surveillance des médias sociaux et le renforcement des communications relatives aux recommandations fausses ou de mauvaise qualité doivent être soutenus. Il est essentiel de fournir des directives et des sites fiables à travers lesquels les professionnels de la santé et les communautés peuvent avoir accès à des informations pertinentes. Les autorités de réglementation des pays doivent être impliquées et ne pas céder aux pressions visant à faire « approuver » des traitements non éprouvés.

Le principe directeur des soins est de « ne pas nuire », surtout dans le contexte de la pandémie de COVID-19 marqué par la crainte.   

 

Source : www.afro.who.int/fr/ OMS/ Afrique/ COVID-19/ 14 mai 2021

 

https://www.afro.who.int/fr/news/le-recours-aux-traitements-non-eprouves-contre-la-covid-19

 

Arthritis drug effective in treating sickest COVID-19 patients | Imperial  News | Imperial College London


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Anticorps monoclonaux : le traitement

 

2 - Anticorps monoclonaux : un traitement qui suscite espoir et dissension

 

De plus en plus d’études montrent que les anticorps monoclonaux, médicaments qui ont fait les manchettes l’automne dernier quand ils ont été utilisés pour traiter Donald Trump, peuvent éviter des hospitalisations chez les patients plus à risque de contracter des formes graves de la COVID-19. Des médecins de l’Université McGill veulent que les autorités sanitaires en autorisent l’évaluation. Mais tous ne sont pas d’accord avec eux.


Le laboratoire québécois qui traque le COVID-19 | Le Devoir


Le 30 décembre, l’Institut national de santé publique du Québec a décrété que les anticorps monoclonaux ne devraient pas être utilisés contre la COVID-19, notamment à cause d’un « manque de robustesse des données scientifiques disponibles à ce jour ». Mais depuis, plusieurs études ont été publiées, selon Don Sheppard, directeur des maladies infectieuses au Centre universitaire de santé McGill (CUSM). « Ça montre qu’il faut traiter huit patients pour éviter une hospitalisation, dit le Dr Sheppard. Si on avait de tels résultats avec un autre médicament, avec une autre maladie, il serait approuvé tout de suite.

 

Des collègues à moi sont en train de monter une demande de révision à l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS). On a 20 000 doses d’anticorps monoclonaux qui dorment dans un entrepôt au Canada. Ils sont utilisés beaucoup aux États-Unis. À mon avis, quand on fera le bilan de la pandémie, l’incapacité à autoriser leur usage sera l’un des points les plus négatifs. » À l’INESSS, la relationniste Olivia Jacques indique que l’organisme suit la publication des données sur la COVID-19. L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé a un avis semblable à celui de l’INESSS, ce qui signifie que les autres provinces n’utilisent pas davantage les anticorps monoclonaux.


Foire aux questions (FAQ): Vaccins anti-COVID-19 - OPS/OMS | Organisation  panaméricaine de la santé

 

. Cliniques d’injection

Les anticorps monoclonaux fonctionnent dans un cas de figure : pour éviter les hospitalisations et les décès chez les patients à risque d’avoir des formes graves de la COVID-19, avec une utilisation quelques jours après l’infection. Le problème, c’est qu’ils doivent être injectés. « Quand le Canada a acheté des doses l’automne dernier, j’ai tout de suite adapté une clinique externe d’injection pour donner des anticorps monoclonaux. Les CLSC font parfois des injections à domicile. Ce n’est pas un problème insurmontable », affirme le Dr Sheppard. Les patients ciblés pourraient être par exemple des gens ayant un facteur de risque, comme du diabète, ayant côtoyé une personne qui a un test positif et qui ont à leur tour un test positif.

 

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. Colchicine et fluvoxamine

Un collègue du CUSM du Dr Sheppard, Todd Lee, qui a été impliqué dans plusieurs études sur des traitements contre la COVID-19, estime que les données sur les anticorps monoclonaux ne sont pas plus intéressantes que d’autres molécules actuellement envisagées, notamment l’antidépresseur fluvoxamine et la colchicine, un médicament contre la goutte étudié comme traitement pour plusieurs maladies, dont la COVID-19, à l’Institut de cardiologie de Montréal. En mars, l’INESSS avait refusé d’appuyer la colchicine contre la COVID-19. « Dans ces cas, on parle d’une étude seulement, répond le Dr Sheppard. Pour les anticorps monoclonaux, il y en a plusieurs. »

 

Covid-19 : une étude chinoise randomisée donne raison au professeur Raoult


. Études randomisées

Le Dr Lee estime que les études sur les anticorps monoclonaux souffrent d’une lacune importante : elles n’ont pas attribué au hasard les patients vers un groupe contrôle recevant un placebo et un groupe traité avec les anticorps monoclonaux. « Il n’y a qu’une seule étude de ce type avec les anticorps monoclonaux, qui a été publiée en janvier dans le JAMA. Et les résultats n’ont pas été bons. Quand on autorise d’urgence un médicament sans ce type d’études, souvent, c’est décevant. C’est ce qui est arrivé avec le plasma sanguin. » Selon le Dr Sheppard, l’étude du JAMA a été négative parce qu’elle incluait des patients ayant peu de risques d’avoir une forme grave de la COVID-19.

 

Covid-19 : que sait-on des deux variants du coronavirus ?


. Variants

Détail important, Santé Canada n’a pas autorisé les traitements combinant plusieurs anticorps monoclonaux. Or, la FDA vient de révoquer l’autorisation en solo du bamlanivimab, l’un des quatre anticorps monoclonaux approuvés aux États-Unis. « Les traitements combinés sont plus efficaces contre certains variants, dit le Dr Sheppard. Mais tant que les variants sud-africain et brésilien ne sont pas très courants au Canada, la monothérapie suffit. » Au Québec, à la mi-avril, le variant dit sud-africain représentait 5,3 % de tous les variants détectés, et le variant dit brésilien, 0,7 %. Mais selon Andrés Finzi, virologue à l’Université de Montréal, l’utilisation d’anticorps monoclonaux en monothérapie peut accélérer l’apparition de nouveaux variants. Cela s’est vu avec le VIH, note M. Finzi. « Le variant brésilien est apparu de manière naturelle, dans un pays où les anticorps monoclonaux ne sont pas utilisés », répond le Dr Sheppard.

 

Source : www.lapresse.ca/ Publié le 10 mai 2021/ Mathieu Perreault/ LA PRESSE

 

https://www.lapresse.ca/covid-19/2021-05-10/anticorps-monoclonaux/un-traitement-suscite-espoir-et-dissension.php


Anticorps monoclonaux : à qui s'adresse ce nouveau traitement contre la  Covid-19 ? - Capital.fr

 

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Voici les traitements déjà testés les plus utilisés contre la Covid-19  


3 - Traitement de la Covid-19 : anticorps monoclonaux, ivermectine, dexaméthasone…

 

Depuis plus d'un an, les scientifiques s'activent pour trouver un traitement contre le coronavirus et prévenir les formes graves. Deux anticorps monoclonaux ont été autorisés par l'Agence française du médicament. En revanche, une autorisation temporaire d'utilisation a été refusée à l'ivermectine. D'autres pistes (vitamine B6…) sont à l'étude.

 

Sommaire

·         Deux traitements par anticorps monoclonaux autorisés : qui est concerné ?

·         Une pilule à prendre dès les premiers symptômes ?

·         Faut-il se supplémenter en vitamines ou minéraux ?

·         Le zinc et la vitamine C ne sont pas efficaces contre la Covid-19

·         Ivermectine : l'utilité de la molécule fait débat, une étude sur l'animal prometteuse

·         Peut-on utiliser l'aspirine et l'ibuprofène contre la fièvre ?

·         Dexaméthasone, remdésivir, sérothérapie… : quelle efficacité ?

·         L’hydroxychloroquine déconseillé comme traitement préventif

·         Budésonide, lama, antidépresseurs, hydrogène… : de nouvelles pistes

·         L'herbe à pic, une plante traditionnelle efficace contre la Covid-19 ?

 

Les scientifiques se mobilisent depuis près d'un an, mais aucun traitement préventif ou curatif efficace n'est encore disponible. La prise en charge de la Covid-19 est dite "symptomatique" (elle vise à soulager les symptômes) à l'aide de médicaments contre la fièvre (paracétamol). L'administration d'antibiotiques est indiquée seulement en cas de co-infection bactérienne. L'une des pistes de recherches actuelles consiste à repositionner des médicaments pour accélérer la mise à disposition de traitements, soit évaluer un médicament dans une autre indication que celle pour laquelle il est déjà commercialisé.

 

La prise en charge des cas graves a évolué avec un recours plus important à l'oxygénothérapie à haut débit (l'air est envoyé dans les poumons via une canule nasale). Lorsque cela ne suffit pas, une ventilation mécanique non invasive (VNI)est mise en place au moyen d’un masque insufflant de l’air enrichi en oxygène sous pression. Une ventilation mécanique invasive (VI) peut aussi être nécessaire : les patients sont alors sédatés et placés sous respirateur artificiel (intubation de la trachée au moyen d’une sonde).


Covid-19 : les traitements aux anticorps monoclonaux, nouvel espoir ? - Le  Parisien

 

·         Deux traitements par anticorps monoclonaux autorisés : qui est concerné ?

Les premiers traitements par anticorps monoclonaux dans le cadre de la Covid-19 sont arrivés sur le territoire français le 15 mars (autorisation de l'Agence française du médicament (ANSM).

 

Initialement réservé aux patients adultes à risque d'évolution vers une forme grave de la Covid-19 "en raison d'une immunodépression liée à une pathologie ou des traitements, d'un âge avancé ou de la présence de comorbidités", l'accès à ces bithérapies a été élargi à d'autres catégories de patients (communiqué ANSM du 08 juin 2021) :

·         "aux enfants âgés de 12 ans et plus, à risque élevé de développer une forme grave de la Covid-19, notamment en raison d'une immunodépression sévère ;

·         aux patients présentant une pathologie chronique, quel que soit leur âge à partir de 12 ans, tels qu'une obésité, une hypertension artérielle compliquée, un diabète ou une insuffisance rénale/respiratoire chronique ;

·         aux patients ayant une infection par le VIH non contrôlée ou au stade sida".

Les médicaments concernés par ces autorisations temporaires d'utilisation sont :

·         la bithérapie casirivimab/imdevimab du laboratoire Roch ;

·         la bithérapie bamlanivimab/etesevimab du laboratoire Lilly France.

 

Ces anticorps monoclonaux sont conçus pour cibler spécifiquement la protéine S située à la surface du SARS-CoV-2, neutralisant ainsi la capacité du virus à se fixer et à pénétrer dans les cellules humaines. lls doivent être administrés de façon précoce dans un délai maximal de 5 jours après le début des symptômes. Leur administration se fait par voie intraveineuse à l'hôpital (une perfusion unique).

Au 31 mai 2021, un peu plus de 1000 patients ont bénéficié d'un traitement par bithérapie d'anticorps monoclonaux dans le cadre de ces auotisations tempoaires d'utilisation. "Les données de pharmacovigilance recueillies dans les premiers rapports mensuels portent sur environ la moitié de cet effectif de patients. Elles n'ont pas mis en évidence de signal de sécurité, au-delà de certains effets indésirables déjà observés dans les essais cliniques, tels que des réactions allergiques", souligne l'ANSM dans son communiqué.

 

L'Académie de médecine s'était prononcée, début février, en faveur de ce type de traitement. « Les anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 sont dépourvus de risque infectieux, leur activité neutralisante sur le virus et ses variants est bien caractérisée. De plus, ils peuvent être produits avec régularité, à grande échelle et selon les mêmes contrôles de qualité que les biomédicaments pour traiter les maladies inflammatoires et auto-immunes », soulignait-elle.


Celltrion COVID-19 therapy significantly lowers patient risks in phase III  study | 2021-06-15 | BioWorld

 

·         Le Regdanvimab, un autre anticorps monoclonal

Par ailleurs, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a fait savoir le 29 mars 2021 que son comité des médicaments à usage humain (CHMP) a émis un avis favorable scientifique pour  le Regdanvimab. Cet anticorps monoclonal, connu sous le nom de CT-P59, et développé par le groupe sud-coréen Celltrion. Il a été conçu pour se fixer sur la protéine Spike du Sars-CoV2. Quand il se fixe à cette protéine, la capacité du virus à pénétrer les cellules du corps se trouve réduite. Cela réduirait les besoins en hospitalisation chez les patients atteints d'un Covid faible à modéré. 

L'EMA continue à évaluer toutes les données sur ce médicament. "L'examen continu se poursuivra jusqu'à ce que suffisamment de preuves soient disponibles pour soutenir une demande d'autorisation de mise sur le marché officielle. »

 

·         Une pilule à prendre dès les premiers symptômes ?

Aux Etats-Unis et en Belgique, les équipes du laboratoire Pfizer mènent actuellement des essais à propos de l’efficacité d’une pilule destinée à arrêter le SRAS-CoV-2. Soixante volontaires, de 18 à 60 ans, ont reçu une pilule destinée à arrêter la propagation du virus. Cette molécule, au nom de code PF 07321332, est classée comme "inhibiteur de protéase". Comme l’explique le Telegraph, elle a été formulée pour attaquer la "colonne vertébrale" du virus SRAS-Cov-2 et l'empêcher de se répliquer dans nos nez, gorge et poumons. Il sera administré en association avec de faibles doses de ritonavir, un antiviral utilisé pour traiter le VIH. Il agit comme un "booster" pour augmenter la quantité de PF-07321332 dans le sang des participants.

"Nous avons conçu PF-07321332 comme une thérapie orale potentielle qui pourrait être prescrite au premier signe d'infection, sans exiger que les patients soient hospitalisés ou en soins intensifs", a déclaré Mikael Dolsten, directeur scientifique et président de la recherche mondiale, du développement et médical de Pfizer dans un communiqué officiel publié le mois dernier. Pour le moment, ce médicament n’avait pas encore été administré à l’Homme. L'essai est divisé en trois phases et durera 145 jours, avec 28 jours supplémentaires pour le "dépistage et le dosage".

L'étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, à dose unique et multiple est conçue pour voir dans quelle mesure des schémas posologiques différents ou différents sont tolérés chez l'homme alors que le composé actif est maintenu dans l'organisme. Au total, trois phases de l’essai sont prévues pour analyser la tolérance, l’efficacité et l’innocuité de cette molécule chez les participants. 

 

Quel est l'intérêt des vitamines contre le Covid-19 ? - Sciences et Avenir


·         Faut-il se supplémenter en vitamines ou minéraux ?

La vitamine D est-elle oui ou non efficace contre la Covid-19 ?

La vitamine D fait beaucoup parler d'elle pendant cette pandémie, mais les informations disponibles sur ses effets protecteurs contre la maladie restent limitées. En effet, l'Inserm rappelait en mars 2021 dans sa rubrique "Canal Detox" que les données actuelles sont parcellaires et qu'il n’est pas possible d’affirmer qu'une supplémentation aurait un effet protecteur, malgré plusieurs publications scientifiques en ligne. Ses experts indiquent qu'il s'agit là de l'avis de deux organismes sanitaires de premier plan : le National Institutes of Health (Etats-Unis) et la Société française de pharmacologie. "Toutefois, plusieurs études sont menées sur le sujet, pour ouvrir des pistes de réflexion intéressantes", indiquent-ils.

 

Des scientifiques de la Queen Mary University of London estiment ainsi que les personnes ayant reçu une supplémentation en vitamine D sont moins à risque de développer une infection respiratoire aiguë. Mais concernant la Covid-19, "la pertinence des résultats n’est pas connue et nécessite des recherches dédiées", précisent ces mêmes scientifiques. 

 

Mardi 27 avril, selon les conclusions d’une étude brésilienne publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA )une dose élevée de vitamine D n'améliore pas l'état des patients atteints de Covid-19 modéré à sévère. "Des études in vitro ou des essais sur des animaux avaient précédemment montré que dans certaines situations, la vitamine D et ses métabolites peuvent avoir des effets anti-inflammatoires et antimicrobiens, ainsi que moduler la réponse immunitaire. Nous avons décidé de rechercher si une dose élevée de la substance pourrait avoir un effet protecteur dans le contexte d'une infection virale aiguë, réduisant soit l'inflammation, soit la charge virale", a déclaré Rosa Pereira, chercheuse principale du projet, à Agência FAPESP.

 

Les volontaires ont été répartis au hasard en deux groupes, dont l'un a reçu de la vitamine D3 en une dose unique de 200 000 unités (UI) dissoutes dans une solution d'huile d'arachide. L'autre groupe n'a reçu que la solution d'huile d'arachide. Tous les participants ont été traités selon le protocole standard de traitement hospitalier contre le virus. Aucune différence significative entre les groupes n'a été observée pour aucun de ces résultats cliniques. Selon les auteurs, il n’existe donc actuellement aucune indication d'administrer de la vitamine D aux patients qui viennent à l'hôpital avec un Covid-19 sévère.

 

Les scientifiques recommandent avant tout d'en parler à son médecine généraliste : une supplémentation, loin d'être anodine, doit toujours se faire sous avis médical et selon le degré de carence du patient. Car même si le risque d’intoxication est faible, des effets indésirables peuvent néanmoins apparaitre si celle-ci est inadaptée. Toujours est-il que maintenir une alimentation riche en vitamine D (poisson gras, œufs, produits laitiers) est nécessaire pour éviter toute carence, que ce soit en période de pandémie de Covid-19 ou non.


Laboratoire Ramo Pharm

 

·         Le zinc et la vitamine C ne sont pas efficaces contre la Covid-19

Le zinc est réputé pour ses propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et de renforcement de l’immunité tandis que la vitamine C intervient dans de grandes fonctions de l'organisme : défense contre les infections virales et bactériennes, protection de la paroi des vaisseaux sanguins, assimilation du fer, action antioxydante et cicatrisation. Deux nutriments essentiels pour une immunité optimale, mais sont-ils pour autant efficaces pour prévenir ou traiter une infection par la Covid-19 ? Des chercheurs se sont posés cette question, dont la réponse publiée en février 2021 dans le JAMA Open Network est très claire.

 

Le zinc ou la vitamine C, ou une combinaison des deux, ne réduisent pas de manière significative la gravité ou la durée des symptômes chez les patients positifs à la Covid-19 par rapport aux soins standard. Les chercheurs ont recruté 214 adultes avec une infection COVID-19 confirmée, ayant ensuite reçu pendant 10 jours du gluconate de zinc (50 mg), de la vitamine C (8000 mg), les deux agents ou des soins standard. L'étude, qui avait pour objectif une réduction de 50% des symptômes, a été menée d'avril à octobre 2020, a été arrêtée prématurément car il n'y avait pas de différences significatives entre les groupes de patients.

 

Les chercheurs se montrent néanmoins optimistes quant au fait que si la vitamine C et le zinc se sont révélés inefficaces comme traitement par rapport aux soins standard, l'étude d'autres thérapies se poursuit. Les patients inclus dans cette étude n'ont pas été hospitalisés, mais pris en charge en ambulatoire. « Nous savons que tous les patients atteints de Covid-19 ne doivent pas être hospitalisés, et comparés à ceux traités en milieu hospitalier, ils sont plus susceptibles de rechercher des suppléments qui pourraient les aider, il s'agissait donc d'une population importante à étudier », souligne le Dr Suma Thomas, du Heart Vascular & Thoracic Institute de Cleveland Clinic et coauteur de l'étude.

 

Pour les personnes qui prenaient un traitement par vitamines ou oligoéléments avant la pandémie et se questionnent sur l'utilité de le poursuivre, la Société française de pharmacologie et thérapeutique incite à le faire. « Des études montrent qu'en cas d'infection virale, une carence en certaines vitamines pourrait être associée à une forme plus grave, de moins bon pronostic », note-t-elle. En revanche, elle aussi affirme qu'il « n'y a aucune donnée qui permette de conclure que les vitamines ou oligo-éléments protègent de la Covid19. »

 

Vitamine B6 - Rôle dans l'organisme et sources alimentaires - Doctissimo


·         La vitamine B6 à l'étude pour réduire la gravité de l'infection

Les minéraux (zinc, magnésium) et la vitamine D ne sont pas les seuls nutriments qui intéressent les chercheurs dans la prévention des formes graves de la Covid-19. Des chercheurs de l'Université d'Hiroshima se sont penchés sur une vitamine du groupe B, la B6, qui aurait le potentiel de réduire les risques de tempête de cytokines au moment de l'infection.

 

Sous le terme de vitamine B6 se trouve une famille de six substances dont la plus couramment utiliséeest la pyridoxine. Comme l'explique la revue Vidal, elle « intervient dans le métabolisme des acides aminés et du glycogène ainsi que dans la synthèse de l’ADN, de l’hémoglobine et de nombreux messagers chimiques du cerveau. » Les chercheurs, dont l'étude a été publiée dans la revue Frontiers in Nutrition,sont partis du constat que la nutrition figure parmi les premières lignes de défense contre l'infection par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère ou SARS-CoV.

 

Dans leur article, ils affirment que des preuves croissantes montrent que la vitamine B6 exerce un effet protecteur contre les maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires et le diabète en supprimant l'inflammation et le stress oxydatif. « Les coronavirus et la grippe font partie des virus qui peuvent causer des lésions pulmonaires mortelles et un décès à la suite d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë », précisent-ils. Ils se sont alors demandé si cette vitamine pouvait s'avérer efficace contre cette fameuse « tempête de cytokines », soit un afflux extrêmement important de molécules pro-inflammatoires appelées cytokines.

 

L'enjeu est important puisque ce phénomène inflammatoire pourrait être à la racine de nombreuses complications sévères. Outre la tempête de cytokines, la thrombose (coagulation sanguine) pourrait aussi être liée à la gravité de l'infection. La tempête de cytokines se produit lorsque le système immunitaire attaque les cellules saines tandis que les caillots sanguins liés à la Covid-19 peuvent endommager les organes vitaux comme le cœur ou les poumons.

 

Or, les chercheurs rappellent que la vitamine B6 est un nutriment anti-thrombotique et anti-inflammatoire connu. Une carence en cette vitamine est également associée à une fonction immunitaire plus faible et à une plus grande sensibilité aux infections virales. « La vitamine B6 a une relation étroite avec le système immunitaire. Ses niveaux chutent toujours chez les personnes souffrant d'inflammation chronique comme l'obésité, le diabète et les maladies cardiaques. On sait également aujourd’hui que les personnes obèses et diabétiques sont à haut risque de Covid-19 », ajoutent-ils. Ces derniers disent attendre « avec impatience » que des essais cliniques testent leur hypothèse.

En attente de résultats plus approfondis, les chercheurs ne recommandent donc pas de se supplémenter en vitamine B6, mais celle-ci se trouve dans les viandes, le poisson, les œufs, les pommes de terre et les fruits autres que les agrumes.

 

L'ivermectine, un traitement prometteur contre le Covid ?


·         Ivermectine : l'utilité de la molécule fait débat, une étude sur l'animal prometteuse

Depuis l’apparition du nouveau coronavirus SARS-CoV-2, des équipes de recherche se sont penchées sur des stratégies de repositionnement thérapeutique. C'est dans ce contexte qu'un traitement antiparasitaire, l’ivermectine, fait parler de lui. Possédant des propriétés anti-inflammatoires intéressantes, ce médicament est utilisé dans le traitement de plusieurs pathologies dont la gale. Toutefois, son efficacité contre le COVID-19 reste encore clairement à démontrer en raison du peu d'essais publiés dans ce domaine mettant en avant des résultats cliniques prometteurs. Et ce d'autant que la majorité des travaux n’ont été publiés qu’en préprint et/ou sont limités par des biais méthodologiques.

Enfin, la question de sa dose efficace n’est pas résolue tout comme son positionnement thérapeutique, c'est pourquoi cette molécule n’est pas encore recommandée pour le traitement ou la prévention du Covid-19 hors cadre d’un essai clinique. Plusieurs essais sont en cours pour répondre à toutes ces questions, mais en attendant deux agences sanitaires françaises, l'Agence française du médicament (ANSM) et le Haut Conseil de la santé publique (avis du 28 janvier 2021), estiment son bénéfice insuffisant. En effet, l'ANSM a décidé de rejeter la recommandation temporaire d'utilisation (RTU) de l’ivermectine pour la prise en charge de la Covid-19 (communiqué ANSM, 1er avril 2021).

 

Si le profil de sécurité de ce médicament antiparasitaire est bien connu grâce à ses années d'utilisation dans le cadre de ses indications autorisées (AMM), son bénéfice clinique face à la Covid-19 n'a pas été jugé suffisant par l'ANSM qui a analysé toutes les données publiées disponibles à ce jour : "Nous ne pouvons pas présumer d'un rapport bénéfice/risque favorable de l'ivermectine en traitement curatif ou en prévention de la Covid-19." L'ANSM souligne toutefois la nécessité de mettre en place de larges études cliniques randomisées "en vue de conclure sur la base d'une méthodologie adaptée à la possible utilisation de l'ivermectine dans le contexte de la maladie Covid-19".

 

Mais une nouvelle étude menée en laboratoire relance l'intérêt pour cette molécule controversée. Publié le 12 juillet 2021 dans la revue scientifique « EMBO Molecular Medicine » par des chercheurs de l'Institut Pasteur, le document affirme que l’ivermectine protège des symptômes cliniques du Covid-19, notamment la perte de l'odorat, et la gravité de l’infection dans un modèle animal : le hamster. Concrètement, la prise d’ivermectine à des doses standard (400 µg/kg) serait associée à une limitation de l’inflammation des voies respiratoires et des symptômes qui en découlent. Reste que ces effets bénéfiques sont fortement influencés par le sexe, les femelles présentant les meilleurs résultats.

 

Traitement de la Covid-19 : anticorps monoclonaux, ivermectine,  dexaméthasone… | Santé Magazine


« Nous avons choisi d’étudier l’ivermectine car c’est un modulateur allostérique du récepteur nicotinique de l’acétylcholine (nAChR). Ce choix a été basé sur l’hypothèse que le récepteur nAChR joue un rôle critique dans la pathophysiologie de l’infection à SARS-CoV-2 et pourrait représenter une cible pour la prévention et le contrôle de l’infection.» précise Guilherme Dias de Melo, premier auteur de l’étude. L’ivermectine agit sur la modulation de la réponse immunitaire des animaux infectés, et permet de diminuer l’inflammation au niveau des voies respiratoires. C'est cet effet immunomodulateur qui participe à la réduction de l’apparition des symptômes de la maladie, dont la perte d'odorat.

 

Toutefois, les chercheurs ont observé que le traitement à l’ivermectine n’agit pas sur la réplication virale du SARS-CoV-2. « De manière surprenante, nous avons observé que le traitement à l'ivermectine n'a pas limité la réplication virale, les modèles traités et non traités présentaient des quantités similaires de charge virale dans la cavité nasale et dans les poumons. Nos résultats révèlent que l’ivermectine possède un effet immunomodulateur et non antiviral.», ajoute Guilherme Dias de Melo. Dans un avis du 31 mars 2021, l’OMS déconseille d’utiliser l’ivermectine pour traiter le Covid-19 en dehors des essais cliniques, en attendant que davantage de données soient disponibles.

 

A ce sujet, le chercheur explique : « notre étude apporte des données précliniques qui démontrent scientifiquement une action protectrice de l’ivermectine pendant l’infection par le SARS-CoV-2 dans un modèle animal. Ces données sont essentielles pour appuyer les essais cliniques chez l’homme. » L'ivermectine pourrait alors être considérée comme un agent thérapeutique encourageant contre le Covid-19, sans impact sur la réplication du virus mais soulageant l'inflammation et les symptômes qui en découlent. L'équipe scientifique conclut sur le fait que ces nouveaux résultats « ouvrent la voie à des axes de développement pour de meilleurs traitements contre le Covid-19


Covid-19 : L'ibuprofène est-il réellement dangereux ? | Santé Magazine

 

·         Peut-on utiliser l'aspirine et l'ibuprofène contre la fièvre ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) réduisent la douleur, la fièvre et l'inflammation. En mars 2020, suite aux messages des autorités sanitaires indiquant que l'ibuprofène et l'aspirine pouvaient aggraver l’infection au SARS-CoV-2, leur utilisation a été limitée, au profit du paracétamol.

Au vu de récentes études, plusieurs spécialistes appellent aujourd’hui à réévaluer ces consignes de prescription. "Est-ce que les AINS augmentent le risque d’attraper le Covid-19 ? Non. Est-ce que, quand on est positif, on a davantage de risques d’avoir une forme grave ? Neuf études montrent qu’il n’y a pas de risque supplémentaire de décès", a indiqué le Pr Nicholas Moore, interrogé par 20 minutes

En France, l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ASNM) soutient toujours le principe de précaution. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence européenne du médicament (EMA) sont bel et bien revenues sur leurs recommandations. Elles recommandent désormais l’ibuprofène pour traiter les douleurs et la fièvre en cas de Covid-19.

 

La FDA autorise le Remdesivir (Veklury) dans le traitement de la Covid-19


·         Dexaméthasone, remdésivir, sérothérapie… : quelle efficacité ?

L'efficacité de la dexaméthasone contre les formes graves se confirme

L'efficacité de la dexaméthasone pour prévenir les formes graves de la Covid-19 (notamment les syndromes de détresse respiratoire aiguë) se confirme. Ce corticostéroïde aurait permis de sauver près d'un million de patients hospitalisés, a affirmé le service de santé britannique (NHS) s'appuyant sur une étude parue le 10 février 2021 dans Nature Communications. Un chiffre toutefois nuancé par plusieurs scientifiques, dont  Kevin McConway, de l'Open University de Londres : "Il est tout à fait vrai qu'un grand nombre de personnes sont en vie aujourd'hui grâce à la dexaméthasone, mais certains des chiffres semblent bien trop précis" (Media Science Center, 23 mars 2021).

 

Une étude antérieure affirmait déja que la dexaméthasone permettait de réduire de 21 %  la mortalité des patients ventilés ou placés sous oxygène. En revanche, le traitement (par voie orale ou intraveineuse) n’a pas montré d'efficacité pour les patients qui ne nécessitent pas d’assistance respiratoire.

 

Ces premières expérimentations avaient conduit l'OMS à recommander "l'usage systématique des corticoïdes chez les patients atteints d'une forme sévère ou critique" de la maladie. Objectif : apaiser l’emballement du système immunitaire qui dévaste les poumons des malades dans un second temps (orage cytokinique). Les recommandations de l'OMS ont été suivies par l'Agence européenne du médicament (EMA) qui déclarait mi-septembre 2020 : "En se basant sur les données disponibles, l'EMA approuve l'utilisation de la dexaméthasone chez les adultes et les adolescents (de plus de 12 ans et pesant au moins 40 kilos) dont l'état nécessite l'administration d'oxygène."

 

·         Le remdésivir, un antiviral intéressant dont l'efficacité est mise en doute

Le remdésivir (un antiviral développé initialement contre le virus Ebola) a fait partie des antiviraux à avoir montré une efficacité relative. Administré sous perfusion (uniquement dans le cadre d'essais cliniques), il n’améliorerait pas la survie des patients sous oxygène, mais diminuerait le temps d’hospitalisation. Des combinaisons thérapeutiques avec d’autres médicaments sont en cours d’évaluation pour augmenter son efficacité. Certaines équipes de chercheurs étudient également l'efficacité du remdésivir en association avec d'autres molécules, notamment les interférons.

 

Toutefois, en septembre dernier, la Haute autorité de santé a estimé que son effet restait modeste. Le manque de preuves sur son efficacité a aussi conduit l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à se prononcer dans un communiqué publié fin novembre en défaveur du remdésivir, "quel que soit le degré de gravité de la maladie, car il n'y a actuellement pas de preuve qu'il améliore la survie ni qu'il permette d'éviter d'être placé sous ventilation artificielle". L'essai clinique européen Discovery a également décidé d'arrêter de tester le remdesivir par "manque de preuves de l'efficacité du remdesivir après 15 jours", a précisé l'Inserm, jeudi 27 janvier.

 

Covid-19 : le tocilizumab limite le risque de recours à la réanimation des  patients atteints de pneumonie modérée à sévère


·         L'efficacité du tocilizumab remise en doute

Une étude parue le 20 janvier dans la revue médicale BMJ a remis en doute l'efficacité du tocilizumab. Traditionnellement utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde , ce médicament était administré à certaines conditions dans les formes sévères de la Covid-19. Toutefois, l'essai clinique portant sur 129 patients hospitalisés dans un état grave au Brésil a dû être arrêté prématurément en raison d'une proportion de décès plus importante chez les patients qui recevaient ce traitement, sans pour autant que cela puisse être attribué au médicament.

 

·         Utiliser les anticorps de patients guéris pour soutenir le système immunitaire

Dans le même ordre d'idée que les anticorps spécifiques (monoclonaux) dirigés contre le virus, la sérothérapie est une autre piste explorée par les chercheurs. Cette technique consiste à prélever le sang de patients convalescents ayant vaincu le SARS-CoV-2 pour le transfuser aux malades et ainsi booster leurs défenses naturelles contre le coronavirus. Le plasma sanguin contient en effet les anticorps développés spécifiquement par l'organisme contre un virus. Une solution notamment intéressante pour les patients immunodéprimés. 

 

L'Agence nationale du médicament (ANSM) a récemment donné son autorisation "à titre exceptionnel et temporaire" pour que des malades de la Covid-19 bénéficient de ce procédé de manière encadrée, parallèlement aux essais cliniques toujours en cours. A noter : cette technique a déjà fait ses preuves lors de la pandémie de grippe H1N1 et face au virus Ebola (en réduisant la charge virale ce qui peut améliorer le taux de survie).

 

Covid-19 : combien de morts si la prescription d'hydroxychloroquine avait  été généralisée ?


·         L’hydroxychloroquine déconseillé comme traitement préventif

La chloroquine est une molécule utilisée comme antipaludique, commercialisée en France sous le nom de Nivaquine. Il en existe un dérivé, l’hydroxychloroquine (Plaquenil), utilisée de longue date dans certaines maladies auto-immunes telles que le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde. Plusieurs études ont été publiées la concernant, en monothérapie ou en association avec l’azithromycine, en France et à l’étranger. Celles-ci visaient à déterminer si la molécule s'avère efficace en prévention (prophylaxie), au début de l'infection ou en cas de symptômes graves de la Covid-19.

Plébiscité en France, notamment par le Pr Didier Raoult (directeur de l''IHU Méditerranée), son utilisation a fait l'objet de nombreux revirements, en particulier depuis la publication d'une étude controversée dans la revue scientifique The Lancet (le 22 mai). À l’heure actuelle,  son efficacité ne fait pas l'objet de preuves scientifiques probantes : les données disponibles tendent de plus en plus à montrer que la molécule n’est pas efficace pour réduire la mortalité ou l’aggravation de la maladie, ni pour améliorer les symptômes.

 

Dernière confirmation, une annonce d'un groupe d'experts de l'OMS qui déconseille fortement le recours à l’hydroxychloroquine comme traitement préventif de l'infection. Ces derniers affirment en effet que l'hydroxychloroquine ne doit pas être utilisée pour prévenir l'infection chez les personnes qui n'ont pas déclaré la Covid-19."Des recherches ont permis de démontrer avec certitude que l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet significatif sur le risque de décès ou d’admission à l’hôpital, tandis que d’autres recherches ont montré que l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet sur le nombre de cas de Covid-19 rapportés positifs confirmés par les laboratoires et qu’elle augmente probablement le risque d’effets indésirables",  souligne le document publié par le comité d’experts que l'on retrouve dans le British Medical Journal. Cette "forte recommandation" s’appuie sur les résultats de six essais contrôlés et randomisés réunissant au total près de 6 000 participants, avec et sans exposition connue à une personne infectée. "Ce médicament n’est plus prioritaire pour de nouvelles recherches et que les moyens mis à disposition devaient être redirigés pour évaluer des médicaments plus prometteurs afin de prévenir le coronavirus", ajoutent les experts. 

Par ailleurs, le groupe d’experts a jugé que presque toutes les études ne considéreraient pas ce médicament comme valable et a aussi décidé que des facteurs tels que "les ressources, la faisabilité, l’acceptabilité et l’équité pour les pays et les systèmes de santé" n’allaient probablement pas modifier la recommandation.

 

En mai 2020, l'agence onusienne avait déjà décidé de suspendre les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine. En France, la demande de recommandation temporaire d'utilisation (RTU) de l'hydroxychloroquine émanant de l'IHU, a été rejetée par l'ANSM le 23 octobre. La molécule ne peut officiellement plus être prescrite pour les patients atteints de Covid-19. Cette décision est en phase avec la très grande majorité des recommandations thérapeutiques internationales.

 

JIM.fr - Covid-19 : une place pour la corticothérapie inhalée ?


·         Budésonide, lama, antidépresseurs, hydrogène… : de nouvelles pistes

Le budésonide, médicament contre l'asthme, raccourcit le temps de récupération chez les patients non hospitalisés

Le budésonide est un médicament de type corticostéroïde qui, par voie inhalée, est utilisé dans la prise en charge d’asthme pour son action anti-inflammatoire. C'est cette capacité qui intéresse des chercheurs de l'Université d'Oxford, à la recherche de traitements efficaces contre le Covid-19 pour réduire considérablement le temps de récupération chez les patients malades. Les chercheurs, dont l'étude a fait l'objet en avril 2021 d'une prépublication sur le serveur MedRxiv, sont partis du constat que si la majorité des interventions étudiées actuellement se concentre sur les patients hospitalisés, des interventions en cas de Covid-19 léger sont nécessaires également pour les patients malades invités à rester chez eux.

 

La première étape de leur essai clinique appelé PRINCIPLE a montré qu'un traitement précocepar budésonide inhalé raccourcit le temps de récupération de trois jours chez les patients âgés atteints de Covid-19 et qui présentent un risque élevé de maladie plus grave. « Ces résultats ont le potentiel de changer la façon dont le Covid-19 est traité à ses débuts dans des contextes non hospitaliers au Royaume-Uni et à l'étranger », précisent les chercheurs. Le budésonide inhalé est un corticostéroïde déjà couramment utilisé dans le monde dans les inhalateurs pour traiter l'asthme et la BPCO : un recul qui permet d'établir qu'il s'agit d'un traitement sûr et peu coûteux.

 

Les résultats ont également montré que les participants traités avec le budésonide ont signalé un plus grand bien-être après deux semaines. Concrètement, les patients traités par budésonide inhalé ont été invités à en inhaler 800 microgrammes deux fois par jour pendant 14 jours et ont été suivis pendant 28 jours. Tous les patients membres de l'étude étaient âgés de plus de 50 ans avec un problème de santé sous-jacent qui les exposait à un risque accru de maladie grave à Covid-19, ou âgés de plus de 65 ans.

 

« Pour la première fois, nous disposons de preuves de qualité d'un traitement efficace pouvant être déployé pour les personnes qui risquent le plus de développer une maladie plus grave due au Covid-19. Contrairement à d'autres traitements éprouvés, le budésonide est efficace comme traitement à domicile et pendant les premiers stades de la maladie. Il s'agit d'une étape importante pour cette pandémie et d'une réalisation majeure pour la recherche », affirme le Pr Richard Hobbs de l'Université d'Oxford. Dès que les patients restants de l'essai auront terminé leur suivi de 28 jours et qu'une analyse complète aura été effectuée, des résultats détaillés sur les délais de récupération et d'hospitalisation seront publiés.

 

Tofacitinib (Xeljanz), risc de embolism pulmonar la doză mare. Restricție  temporară EMA | DCMedical.ro


·         Un médicament contre l'arthrite est prometteur contre le COVID sévère

Le traitement tant attendu contre le COVID-19 serait-il déjà existant sur le marché et utilisé contre une autre maladie ? Telle est la piste suivie par de nombreuses équipes scientifiques, et cette stratégie s'appelle le repositionnement de médicaments. Comme l'expliquent des chercheurs de l'Inserm, « il s’agit de rechercher une activité antivirale à partir de produits déjà commercialisés pour une autre indication thérapeutique, dont la toxicité chez l’humain a déjà été évaluée. » Cette approche a pour avantage d’éviter la phase d’évaluation clinique de toxicité chez l’Homme, ce qui réduit considérablement les délais de mise à disposition de la molécule repositionnée en question.

 

C'est dans ce contexte qu'un médicament contre l'arthrite a montré des résultats positifs dans un essai clinique sur des patients hospitalisés avec COVID-19, selon un article publié dans le New England Journal of Medicine. La molécule tofacitinib, prise par voie orale et vendue entre autres sous le nom commercial Xeljanz (laboratoire Pfizer), a été testée chez 289 patients hospitalisés pour un COVID sévère dans 15 sites au Brésil. La moitié d'entre eux a reçu le médicament, une pilule de 10 mg deux fois par jour, et des soins standard pour atténuer une réponse immunitaire hyperactive de l'organisme, tandis que l'autre moitié a reçu un placebo et les mêmes soins standard. Après 28 jours de traitement, 18,1% des patients du groupe recevant le tofacitinib ont développé une insuffisance respiratoire contre 29% dans le groupe placebo.

 

« Cela représentait une réduction du risque relatif statistiquement significative de 63%.», précise les chercheurs. L'insuffisance respiratoire fait référence à un patient nécessitant une ventilation à travers un masque à oxygène, ou étant intubé et placé sur un ventilateur mécanique. Sur cette même période, des décès sont survenus chez 2,8% des patients du groupe tofacitinib et chez 5,5% des patients du groupe placebo. Enfin, des effets secondaires graves sont survenus chez 14,1% des membres du groupe tofacitinib et chez 12% du groupe placebo.

 

« Nous sommes encouragés par les premiers résultats de notre essai aléatoire du tofacitinib auprès des patients hospitalisés pour une pneumonie de Covid-19 .», a fait savoir Otavio Berwanger de l’hôpital israélite Albert Einstein, qui a conduit l’essai clinique en partenariat avec Pfizer. « Ces résultats fournissent de nouvelles informations qui indiquent que l'utilisation du tofacitinib lorsqu'il est ajouté au traitement standard peut réduire davantage le risque de décès ou d'insuffisance respiratoire dans cette population de patients. » Le tofacitinib appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de la Janus kinase (JAK). Outre l'arthrite, il est approuvé aux États-Unis pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et la colite ulcéreuse (la rectocolite hémorragique).

 

Covid-19: l'Agence du médicament autorise deux anticorps pour traiter les  plus fragiles - Le Parisien


·         Neutraliser une protéine en lien avec la gravité de la maladie, nouveau levier de traitement

De nombreuses recherches portant sur le SARS-CoV-2 s'intéressent à sa protéine Spike (protéine S) qui lui permet de pénétrer dans les cellules humaines. Et si un traitement émergeaitd'une tout autre protéine ? Telle est la piste de GeNeuro, une biotech franco-suisse comme l'a expliqué son directeur général Jesus Martin-Garcia sur Europe 1 le 22 avril dernier. Il a évoqué le rôle d'une protéine appelé « W ENV », « que l'on retrouve principalement dans des maladies neurodégénératives, comme la sclérose en plaques », explique-t-il à l'antenne. La société a publié une étude dans EbioMedicine, dont les résultats ont montré une expression de la protéine W ENV dans les lymphocytes de 30 patients hospitalisés à cause du COVID-19, contre aucune chez les sujets sains.

 

L’étude montre aussi une corrélation entre le niveau d’expression de la protéine et la gravité de la maladie. « C'est une protéine très inflammatoire. Il est possible que cette protéine, comme c'est supposé par ces publications, joue le rôle d'huile sur le feu dans la partie aiguë de la maladie », a commenté Jesus Martin-Garcia sur Europe 1. Ses propriétés pro-inflammatoires pourraient donc servir «d’accélérant » à l’activation du système immunitaire inné, mais aussi alimenter l’évolution de la maladie vers une forme plus sévère, et affecter la récupération à long terme.

 

D'autres données publiées dans Research Square ont montré l'expression de cette protéine dans les lymphocytes de donneurs de sang sains après une exposition au SARS-CoV-2 dans 20 % des cas, ce qui suggère une susceptibilité individuelle. Le fait d'avoir identifié cette protéine change la donne puisque « nous avons des médicaments contre, déjà utilisés sur des patients atteints de sclérose en plaques, avec des résultats très prometteurs », ajoute Jesus Martin-Garcia. L'un d'eux intéresse particulièrement : le temelimab, un anticorps monoclonal qui pourrait faire l'objet d'essais cliniques contre le COVID-19 dès cet été 2021.

 

Covid-19 : un traitement basé sur un anticorps de lama ? | I24NEWS


·         Le lama, une nouvelle arme ?

Les chercheurs se sont tournés vers une source improbable : de minuscules anticorps naturellement générés par… les lamas. Grâce à des rayons spécifiques, ils ont tenté de transformer les anticorps de lama générés naturellement en thérapies potentiellement efficaces contre le SRAS. CoV-2. "Les lamas génèrent ces nanocorps naturellement avec des rendements élevés, et ils s'insèrent dans les poches à la surface des protéines auxquelles les anticorps de plus grande taille ne peuvent pas accéder", a précisé Jason McLellan, de l'université du Texas à Austin. "Au total, les chercheurs ont reçu plus de 50 anticorps de lamas contenant plusieurs protéines du SRAS-CoV-2", a déclaré Andrzej Joachimiak, directeur du Centre de biologie structurale (SBC).

 

Ce n’est pas sans raison que les chercheurs se tournent vers les lamas. Ces animaux appartiennent à un groupe de mammifères appelés camélidés, un groupe qui comprend également les chameaux et les alpagas. Grâce à une bizarrerie de la nature, les camélidés produisent un type unique d'anticorps contre la maladie. Ces anticorps, souvent appelés nanocorps, font environ la moitié de la taille des anticorps produits par les humains. Ils sont également remarquablement stables et faciles à manipuler pour les scientifiques. Seul le temps (et d'autres tests) dira si les différents nanocorps se traduiront par des traitements efficaces contre le virus.

 

Antidépresseurs et modifications de grammage


·         Des antidépresseurs pour éviter une intubation et un décès chez les patients hospitalisés

Parmi les dernières molécules actuellement testées, celles d'une famille d'antidépresseurs. Une étude menée par des chercheurs français et parue dans la revue Molecular Psychiatry affirme que ces antidépresseurs pourraient être potentiellement utiles pour réduire le risque d'intubation ou de décès chez les patients atteints de COVID-19. Les médicaments concernés appartiennent à la classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : fluoxétine (Prozac), paroxétine (Deroxat) ou encore escitalopram (Seroplex).

 

Tout est parti d'un constat établi par le Dr Nicolas Hoertel, psychiatre en région parisienne : « Je travaille dans un grand service, avec près de 90 lits d'hospitalisation. Et j'ai été assez étonné de voir qu'il y avait finalement peu de patients présentant des troubles psychiatriques. J'ai tout de suite pensé aux antidépresseurs et me suis dit qu'il pouvait y avoir un lien », indiquait-il à France Interle 8 février 2021. Son étude concerne les données de 7 230 patients hospitalisés pour la Covid-19 à l’AP-HP entre le 24 janvier et le 1er avril 2020. 345 patients avaient une prescription de traitement antidépresseur dans les 48 heures suivant leur admission.

 

Les résultats ont montré que ces patients avaient un risque d’intubation ou de décèsdiminué de plus de 40% comparé aux patients qui n’avaient pas pris de tel traitement. Selon la molécule utilisée, des antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ou certains antidépresseurs non-ISRS (venlafaxine et mirtazapine), la réduction du risque était comprise entre 42% et 78%. « Ces résultats sont en accord avec des données in vitro montrant que ces traitements antidépresseurs spécifiques inhibent en quelques heures l’activité de la sphingomyélinase acide, une enzyme qui semble influencer la pénétration intracellulaire du virus SARS-CoV-2 », souligne l'AP-HP.

 

Des résultats encourageants, d'autant qu'une méta-analyse antérieure, comprenant principalement des études sur les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, a montré que l'utilisation d'antidépresseurs dans le trouble dépressif majeur était associée à une réduction des taux de plusieurs cytokines pro-inflammatoires qui ont été associées à une forme grave de Covid-19. « Certains traitements antidépresseurs pourraient rendre étanches nos cellules à l'infection par le virus, et ce, en quelques heures. Certains traitements, en inhibant une enzyme, pourraient gêner fortement, voire empêcher complètement, le virus d'infecter les cellules », a ajouté le Dr Nicolas Hoertel sur France Inter.

 

Aux Etats-Unis, un essai clinique mis en place pour évaluer l’effet d'un antidépresseur courant, la fluvoxamine, sur l’activité de la sphingomyélinase acide chez des patients avec un Covid symptomatique a montré qu’aucun des 80 patients traités par fluvoxamine ne présentait d’aggravation clinique, contre 6 des 72 patients ayant reçu un placebo (résultats publiés en novembre 2020).

 

HydroCOVID : participez à l'évaluation d'un nouveau traitement contre la  Covid-19 ! - Université Grenoble Alpes


·         Un essai clinique français teste l'effet de l'hydrogène pour les formes légères

Le CHU Grenoble-Alpes a lancé une étude clinique baptisée « HydroCOVID » en partenariat avec le laboratoire des Techniques de l'ingénierie médicale et de la complexité (TIMC) visant à évaluer un complément alimentaire qui pourrait limiter les complications de la Covid-19 et permettre une meilleure récupération. Sa particularité ? Le traitement à l’étude n'est rien d'autre que de l’hydrogène sous une forme dissoute dans l’eau. Depuis quelques années, les deux organismes travaillaient déjà sur les applications médicales de l’hydrogène or, plusieurs expériences récentes ont renforcé l’opinion des chercheurs du laboratoire sur son intérêt potentiel comme traitement de la Covid-19.

 

Par son rôle antioxydant puissant, l’hydrogène pourrait avoir un effet bénéfique permettant d'éviter l’emballement des réactions inflammatoires qui conduit aux complications de la Covid-19, le fameux orage cytokinique. « Cette hypothèse est étayée par de nombreux arguments précliniques et théoriques. Ses propriétés antioxydantes ont été utilisées dans la prise en charge des formes graves de la maladie, en Chine en particulier, mais il n’existe aucune étude avec ce produit dans les formes non graves, qui sont les plus fréquentes. », indique l’université Grenoble-Alpes. L'étude évalue l'intérêt clinique d'un traitement de 21 jours, une cure d'eau enrichie à l'hydrogène gratuite et à réaliser à domicile.

 

« Nous travaillons sur l'hydrogène depuis quelques années pour son intérêt anti-inflammatoire grâce à ses propriétés antioxydantes », explique à France Inter le Pr Philippe Cinquin, responsable scientifique de l'étude. « C'est une molécule toute petite, qui se diffuse facilement et rapidement dans l'organisme. Elle est réductrice (donc antioxydante) et rapidement absorbée par le sang et le filtre pulmonaire. Elle est capable de capturer les espèces réactives de l'oxygène, des espèces qui déclenchent des mécanismes inflammatoires. » Les chercheurs souhaitent notamment pouvoir réduire les effets de fatigue, de sensation d’essoufflement et surtout les risques d’aggravation de la maladie.

 

VIDÉO. «Remède» antillais contre le covid-19 : « Nous recevons tous les  jours des dizaines d'appels pour du Virapic » - Le Parisien


·         L'herbe à pic, une plante traditionnelle efficace contre la Covid-19 ?

Le laboratoire guadeloupéen Phytobokaz a récemment annoncé avoir "prouvé l’efficacité d’une plante endémique sur l’immunité innée face aux virus émergents à ARN". Il a dans la foulée déposé un brevet impliquant une plante traditionnelle pour lutter contre le coronavirus et ses variants, l'herbe à pic.

"L'herbe à pic est une plante dont les vertus sont utilisées depuis des siècles, qui suscite beaucoup d’engouement", a indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal, mardi 16 février, devant l'Assemblée nationale. Et de poursuivre : "Je ne peux en tant que biochimiste que reconnaître l’apport potentiel de molécules présentes dans les pharmacopées traditionnelles, particulièrement dans les pays tropicaux et subtropicaux qui sont très riches en biodiversité."

 

Interrogé par les médias locaux, Damien Bissessar, chercheur chez Phytobokaz, indique que "chimiquement, la molécule d’herbe à pic testée a montré une action inhibitrice sur l’enzyme DHODH qui permet la réplication des virus à ARN".  Toutefois, il est encore trop tôt pour crier victoire. Des études cliniques doivent encore être menées pour attester (ou non) de l'efficacité du médicament.

À noter : le laboratoire produit déjà un médicament fortifiant à base d'herbe à pic, le Viparic, pris d'assaut depuis quelques jours. Le laboratoire précise pourtant que ce médicament n'est pas en mesure de prévenir ou de soigner la Covid-19.

 

Covid-19 : le spray nasal anti-Covid ne sera finalement pas commercialisé


·         Commercialisation suspendue pour le spray nasal anti-covid, "COV-Defense" (spray nasal "Biokami"). 

L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a suspendu, lundi 22 février, la commercialisation d'un spray nasal anti-covid-19 développé par la société Pharma & Beauty-Centrepharma. Selon son fabricant, ce spray virucide composé à 60 % d’eau purifiée et à 40 % d’eau ionisée, assurerait "l’inactivation du virus Sars-CoV-2 à plus de 99 %". Toutefois, l'ANSM estime n’avoir "reçu aucune donnée de validation clinique démontrant la performance et la sécurité d’utilisation de ce spray, condition indispensable pour qu’un dispositif médical puisse être mis sur le marché selon la réglementation européenne". La société Pharma & Beauty-Centrepharma est sommée de rappeler les lots qui auraient déjà été distribués et d’informer toutes les personnes physiques ou morales susceptibles d’en détenir. 

 

Source : //www.santemagazine.fr/ Auteurs : Sylvie Gotlibowicz, Journaliste front page editor/ Johanna Amselem, Journaliste santé/ Article mis à jour le 15 juil. 2021 par  Alexandra Bresson

 

https://www.santemagazine.fr/traitement/medicaments/ou-en-est-la-recherche-de-traitements-contre-la-covid-19-879025

 

Chloroquine et coronavirus - Hydroxychloroquine : effets indésirables ? |  Santé Magazine


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Solidarity : aucun traitement testé n'est efficace contre la Covid-19