Publié le : 28-06-2019 à 15:14:56 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ ECONOMIE/ SOCIAL : perspectives économiques 2019, croissance et leadership


 

« Afrique/ Economie/ Classement des 10 pays les plus riches d’Afrique selon la BAD : La Banque Africaine de Développement a rendu public son classement sur les pays les plus riches d’Afrique. Le Nigeria est le pays le plus riche du continent très loin devant l’Afrique du Sud et l’Egypte. Le Nigeria, la première puissance économique Ouest Africaine, est également, le pays le plus riche du continent Africain. Les ressources pétrolières et le PIB ont fait de ce pays, le plus riche d’Afrique.

En effet, le pays dirigé par le président Muhamadu Buhari cumulerait 581 milliards de dollars de PIB en 2018. L’Afrique du Sud, un autre pays Anglophone occupe la deuxième place avec 276 milliards de dollars. En 3è position, l’Egypte, avec 264 milliards de dollars. Le pays des pyramides devance l’Algérie qui cumule à 170 milliards. Le Soudan complète le quinté de tête avec 124 milliards. »

 

Lagos

 

--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

(Casablanca Finance City: 180 entreprises labellisées)/ Maroc

1 - Afrique/ BAD/ Perspective économique : croissance du PIB du continent de l’ordre de 4.0 % en 2019

 

La Banque africaine de développement (Bad), dans son rapport intitulé « Perspectives économiques de l’Afrique 2019 » et reçu mercredi à APA, soutient que la croissance du PIB du continent devrait monter jusqu’ à 4.0 % en 2019 avant d’atteindre 4,1 % en 2020. « Ce taux reste néanmoins insuffisant pour (d’une part) résorber les déficits budgétaires et courants persistants et (d’autre part venir à bout d’) une dette devenue parfois insoutenable », avertit l’institution financière, invitant les pays africains à accélérer leur taux de croissance et à renforcer leur efficacité pour créer des emplois décents.

 

Pour ce faire, la Bad invite les Etats africains à miser sur l’industrialisation parce que « les Perspectives 2019 (ont montré) que les résultats macroéconomiques et en matière d’emploi sont meilleurs lorsque l’industrie mène la croissance ». Par ailleurs, les nouvelles recherches sur lesquelles se fonde cette édition des Perspectives montrent que cinq mesures de politique commerciale pourraient porter les gains totaux de l’Afrique à 4,5 % de son PIB, soit 134 milliards de dollars par an.


Résultat de recherche d'images pour

(Sidi R'cine oil refinery inaugurated in Algeria)

Il s’agit, premièrement, selon la Bad, d’éliminer tous les tarifs bilatéraux appliqués aujourd’hui en Afrique, deuxièmement de maintenir les règles d’origine simples, souples et transparentes, troisièmement d’éliminer tous les obstacles non tarifaires au commerce des biens et des services sur la base de la nation la plus favorisée.

 

Quatrièmement, la Bad invite les pays africains à mettre en œuvre l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce afin de réduire les temps de passage aux frontières et les coûts de transaction liés à des mesures non tarifaires. La Bad convie, enfin, les Etas africains à négocier avec d’autres pays en développement en vue de réduire de moitié leurs barrières tarifaires et non tarifaires sur la base de la nation la plus favorisée.

 

ARD/cat/APA/ Mars 06, 2019/ APA/ Dakar (Sénégal) / Par Abdourahmane Diallo -

 

https://apanews.net/index.php/news/vers-un-pib-de-4-pour-lafrique-en-2019-selon-la-bad/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


2 - Afrique/ Economie : Classement des 10 pays les plus riches d’Afrique selon la BAD

 

La Banque Africaine de Développement a rendu public son classement sur les pays les plus riches d’Afrique. Le Nigeria est le pays le plus riche du continent très loin devant l’Afrique du Sud et l’Egypte. Le Nigeria, la première puissance économique Ouest Africaine, est également, le pays le plus riche du continent Africain. Les ressources pétrolières et le PIB ont fait de ce pays, le plus riche d’Afrique. En effet, le pays dirigé par le président Muhamadu Buhari cumulerait 581 milliards de dollars de PIB en 2018. L’Afrique du Sud, un autre pays Anglophone occupe la deuxième place avec 276 milliards de dollars. 

En 3è position, l’Egypte, avec 264 milliards de dollars. Le pays des pyramides devance l’Algérie qui cumule à 170 milliards. Le Soudan complète le quinté de tête avec 124 milliards. Le Maroc (6è), l’Angola (7è), et l’Ethiopie (8è) devraient atteindre respectivement 121, 104 et 96 milliards de dollars de PIB. Le Kenya et la Tanzanie ferment la marche avec 77 milliards de dollars pour le premier, et 52 pour le second.

 

Résultat de recherche d'images pour

(Hawassa Industrial Park)/ Ethiopia

Le Top 10 des pays les plus riches d’Afrique en 2018

 

 1- Nigeria (581 milliards de dollars)

 

2- Afrique du Sud (276 milliards de dollars)

 

3- Egypte (264 milliards de dollars)

 

4- Algérie (170 milliards dollars)

 

5-Soudan (124 milliards de dollars)

 

6- Maroc (121 milliards de dollars)

 

7- Angola (104 milliards de dollars)

 

8- Ethiopie (93 milliards de dollars)

 

9- Kenya (77 milliards de dollars)

 

10-Tanzanie (52 milliards de dollars).

 

Source : AfrikMag/ 5 décembre 2018

 

http://africanow.media/economie-classement-des-10-pays-les-plus-riches-dafrique-selon-la-bad/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


3 - Perspectives économiques en Afrique 2019

 

Cette année, les Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement montrent une amélioration générale et continue des performances économiques du continent. Le produit intérieur brut (PIB) est estimé à 3,5 % en 2018, soit à peu près le même pourcentage qu’en 2017 mais en hausse par rapport à 2016 (2,1 %). La croissance du PIB de l’Afrique devrait s’accélérer à 4.0 % en 2019 et atteindre 4,1 % en 2020.

 

Ce taux reste néanmoins insuffisant pour résorber les déficits budgétaires et courants persistants et à une dette devenue parfois insoutenable. Il faut donc que les pays accélèrent leur taux de croissance et renforcent son efficacité pour créer des emplois décents. Les Perspectives 2019 montrent que les résultats macroéconomiques et en matière d’emploi sont meilleurs lorsque l’industrie mène la croissance. Le thème spécial de cette année est l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique. Cette intégration couvre non seulement la coopération commerciale et économique mais aussi la fourniture de biens publics régionaux.


Résultat de recherche d'images pour


Les nouvelles recherches sur lesquelles se fondent cette édition des Perspectives montrent que cinq mesures de politique commerciale pourraient porter les gains totaux de l’Afrique à 4,5 % de son PIB, soit 134 milliards de dollars EU par an.

 

·        Premièrement, il faut éliminer tous les tarifs bilatéraux appliqués aujourd’hui en Afrique.

·        Deuxièmement, les règles d’origine doivent rester simples, souples et transparentes.

·        Troisièmement, il faut éliminer tous les obstacles non tarifaires au commerce des biens et des services sur la base de la nation la plus favorisée.

·         Quatrièmement, il faut mettre en oeuvre l’accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce afin de réduire les temps de passage aux frontières et les coûts de transaction liés à des mesures non tarifaires.

·         Cinquièmement, il faut négocier avec d’autres pays en développement en vue de réduire de moitié leurs barrières tarifaires et non tarifaires sur la base de la nation la plus favorisée.

 

Image associée


Les Perspectives 2019 examinent également les gains possibles en matière de biens publics régionaux, tels que l’harmonisation des cadres de gouvernance financière, la mise en place de pools énergétiques multinationaux, l’ouverture du ciel à la concurrence et l’ouverture des frontières à la libre circulation des personnes, des biens et des services. Dans la dernière partie, le rapport fournit des prévisions à court et moyen terme sur l'évolution des principaux indicateurs macroéconomiques pour les 54 pays membres régionaux, ainsi qu'une analyse de l'état des défis socio-économiques et des progrès réalisés dans chaque pays. Cela ajoute de la granularité à l'analyse plus agrégée menée dans la première partie du rapport.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ FOCUS

 

·         Performances macroéconomiques en Afrique et perspectives

Après une croissance du PIB réel bien modeste, de seulement 2,1 %, en 2016, l’économie de l’Afrique s’est rétablie à 3,6 % en 2017 et 3,5 % en 2018. La croissance devrait s’accélérer à 4 % en 2019 et 4,1 % en 2020, plus soutenue que dans les autres économies émergentes et en développement dans leur ensemble, mais plus faible qu’en Chine et qu’en Inde (figure 1.1). Le taux de croissance actuel est inférieur à la trajectoire de l’Afrique avant la récession de 2009, qui était de 5 % environ. En 2019, 40 % des pays africains devraient enregistrer une croissance d’au moins 5 %. L’enjeu consiste à atteindre le chemin d’une croissance supérieure, qui soit inclusive et favorable à l’emploi.

 

·         Emploi, croissance et dynamisme des entreprises

La population africaine en âge de travailler devrait passer de 705 millions de personnes en 2018 à près d’un milliard d’ici 2030.1 Avec l’arrivée de plusieurs millions de jeunes sur le marché du travail, la pression pour fournir des emplois décents va s’intensifier. Au rythme actuel de la croissance de la main-d’oeuvre, l’Afrique doit créer chaque année environ 12 millions de nouveaux emplois pour contenir l’augmentation du chômage. Une croissance économique forte et durable est indispensable à la création d’emplois, même si cela n’est pas suffisant. La source et la nature de la croissance sont également des éléments importants.

 

·         L’intégration pour la prospérité économique de l’Afrique

L’Afrique a progressivement intégré plusieurs de ses activités lors des 60 dernières années. Dans un premier temps, au cours des années 1960 et 1970, le modèle d’intégration autocentrée sur le continent reflétait le désir des pays africains de se développer indépendamment des anciens pouvoirs coloniaux. L’unification économique était censée être la solution au dilemme du développement de l’Afrique, et de nombreux Africains estimaient que cela nécessitait une union politique. Toutefois, la plupart des dirigeants des jeunes États africains se sont avérés peu enclins à encourager l’érosion de la souveraineté nationale au profit de l’émergence d’une autorité supranationale visant à coordonner et gérer les affaires de l’Union africaine.

 

Source : www.afdb.org/fr/ Juin 2019

 

https://www.afdb.org/fr/knowledge/publications/african-economic-outlook/


Image associée


--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


4 - L’Afrique en passe de prendre le leadership mondial de la production de graphite, un matériau du futur

 

Le secteur du graphite vit une nouvelle ère avec la croissance continue due à la demande en véhicules électriques. Ces derniers mois, on assiste à une course entre la Chine et l’Occident pour s’octroyer la production des mines africaines, qui se traduit par plusieurs accords d’achat. Alors que l’avenir de ce secteur s’annonce reluisant, «pour au moins la prochaine décennie», l’Afrique semble en position force. Saura-t-elle en profiter ?

 

Résultat de recherche d'images pour

(Advanced battery technology, lithium and graphite...inside) 


_ De l’importance du graphite…

Le graphite est un matériau léger, flexible, malléable, compressible, inerte et non toxique. Il possède une forte conductivité thermique et électrique et d’une grande résistance à la chaleur. Qu’il soit naturel ou synthétique, il est essentiel dans plusieurs grands secteurs de l’économie mondiale, en l’occurrence la métallurgie, la sidérurgie, l’énergie ou encore l’automobile. Forme naturelle de carbone pur, on l’utilise dans la fabrication des écrans (ordinateurs, téléphones portables) pour évacuer la chaleur. 

Il est également utilisé pour fabriquer des cokes des hauts-fourneaux en sidérurgie pour son excellente résistance aux températures élevées. De par sa conductivité, le métalloïde est utilisé dans la fabrication d’électrodes, d’accumulateurs (piles alcalines et lithium-ion) pour des véhicules hybrides et électriques. Il fait notamment office de second composant dans la fabrication des batteries lithium-ion.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Un marché en forte croissance

Selon un rapport d’Investing News Network, la demande de graphite a continué de croître fortement en 2018, soutenue par le boom des véhicules électriques, en particulier sur le marché chinois. Le marché s’est précipité pour répondre à cette croissance de la demande, ce qui s’est traduit par une augmentation de l’offre en provenance d’Afrique, où de nouvelles mines sont entrées en production. «Pour la première fois depuis une génération, nous avons commencé à voir la Chine importer d'importantes quantités de graphite naturel comme matière première», a déclaré Albert Li, analyste chez la firme londonienne Benchmark Mineral Intelligence.

 

Alors que l’empire du Milieu, qui a toujours la mainmise sur le secteur, a fermé temporairement plusieurs usines pour des préoccupations d’ordre environnemental, les utilisateurs chinois se sont intéressés au marché africain pour satisfaire leurs besoins. «Pour la première fois depuis une génération, nous avons commencé à voir la Chine importer d'importantes quantités de graphite naturel comme matière première», a déclaré Albert Li, analyste chez la firme londonienne Benchmark Mineral Intelligence.

 

Le marché a ainsi connu une accélération de la production dans quatre nouvelles mines importantes de graphite en paillettes exploitées respectivement par Syrah Resources et AMG (Graphit Kropfmuhl) au Mozambique, Bass Metals à Madagascar et Imerys Graphite and Carbon en Namibie. Les cours ont atteint 3000$/t en 2011 (+ 500% en 7 ans), avant d’être progressivement ramenés aux alentours de 1300 – 1400 $/t en 2016, ce qui reste tout de même 190% supérieur à 10 ans plus tôt. En ce qui concerne les prix, ils sont toujours à la baisse en raison de la «sécurité» apportée au marché par l’augmentation de l’offre africaine. Il faut noter que les cours ont atteint 3000$/t en 2011 (+ 500% en 7 ans), avant d’être progressivement ramenés aux alentours de 1300 – 1400 $/t en 2016, ce qui reste tout de même 190% supérieur à 10 ans plus tôt.


Résultat de recherche d'images pour


_ Quelles perspectives pour 2019 ?

Selon Suzanne Shaw, analyste senior chez Roskill, la demande des batteries ne se relâchera pas en 2019. «L'offre et la demande seront plus qu'adéquates en 2019, mais cela dépend de la quantité de graphite mise sur le marché par Syrah Resources (et sa mine Balama au Mozambique, NDLR) et d’autres compagnies», a-t-elle expliqué. Pour Benchmark Mineral Intelligence, les perspectives de demande sur le marché du graphite sont également positives, compte tenu de la consommation croissante des marchés industriels et de l'émergence d'applications à valeur ajoutée. «Le graphite sera la matière première de base des anodes pour batteries lithium-ion pendant au moins les cinq prochaines années, mais de nouvelles technologies commenceront à gagner du terrain», a déclaré la firme londonienne.

 

Pour répondre à cette demande croissante, elle estime que de nouvelles capacités de production de graphite naturel et synthétique sont nécessaires. «Un grand nombre de gisements de graphite en paillettes sont en cours de développement, dont plusieurs ont fait l'objet d'une étude de faisabilité définitive ou sont dotés d'usines pilotes - il s'agit maintenant d'une course au financement», indique Mme Shaw. Parallèlement, les prix continueront de baisser en 2019 à mesure que l'offre continuera d'augmenter, si l’on en croit la firme Roskill. Elle précise toutefois qu'ils seront à nouveau en hausse dans les années à venir, car les prévisions de croissance des batteries sont si rapides que la demande croissante mettra bientôt le marché sous pression.

  

Résultat de recherche d'images pour


_ Ces pays africains producteurs de graphite…

 

. Le Mozambique, future superpuissance du graphite

Le sous-sol mozambicain héberge d’énormes ressources de graphite. Les découvertes réalisées depuis 2013 multiplient par 3 les ressources mondiales alors que les réserves prouvées équivalent à environ 52% des réserves mondiales. Le pays abriterait à lui seul des ressources allant jusqu’à 2,7 milliards de tonnes, dont 124 millions de tonnes de réserves prouvées (données datant de 2016). Sur cette richesse se ruent plusieurs compagnies minières, notamment australiennes.

 Il est prévu que la production mozambicaine de graphite atteigne 540 000 tonnes/an d’ici 2020, talonne la Chine et devance des pays comme l’Inde, le Brésil, la Corée du Nord ou la Turquie.

 Ainsi, Syrah Resources exploite déjà la mine Balama, qui pourrait représenter à elle seule le tiers de la production mondiale, une fois la capacité maximale atteinte. La société cotée à la bourse ASX a conclu en 2018 plusieurs accords de vente avec des groupes chinois, notamment sur le marché des anodes pour batteries.


Résultat de recherche d'images pour


Outre Syrah, sont également présents en Mozambique des compagnies minières comme Triton Minerals sur la mine Ancuabe, Graphit Kropfmuhl (GK) sur un autre gisement à Ancuabe, Battery Minerals sur les projets Montepuez et Balama Central, ou encore Balama Resources sur le projet Caula. En dehors de GK, qui exploite déjà sa mine, les autres sociétés ne produisent pas encore, mais sont à des stades assez avancés.

 Syrah Resources pourrait représenter à elle seule le tiers de la production mondiale, une fois la capacité maximale atteinte.

 Il est prévu que la production mozambicaine de graphite atteigne 540 000 tonnes/an d’ici 2020, ce qui équivaudrait à 45% de la production mondiale de 2016 (1,2 million de tonnes/an). Cela pourrait permettre au pays de talonner la Chine et de devancer des pays comme l’Inde, le Brésil, la Corée du Nord ou la Turquie.

 

. Zimbabwe

Le Zimbabwe a produit 7000 tonnes de graphite en 2015. Le pays était classé le premier producteur de graphite du continent africain et le 10e sur le plan mondial. La plus grande mine de graphite du pays demeure la mine de Lynx, opérée par la société allemande Graphit Kropfmuhl (GK).


Image associée


. Madagascar

Le pays a longtemps fait partie des plus grands producteurs de graphite d’Afrique. Il exporte en moyenne 10 000 tonnes de graphite par an, principalement vers la Chine, les États-Unis et l’Inde. Le plus grand gisement de l’île se trouve dans la province de Toamasina et quatre sociétés y exploitent du graphite, en l’occurrence Gallois, Bass Metals, Power Stand Development et Rostin. D’autres sociétés, BlackEarth Minerals par exemple, mènent des activités d’exploration.

 

. Tanzanie : la pays se positionne parmi les trois premiers producteurs mondiaux de graphite.

Plusieurs gisements de graphite ont été découverts cette décennie en Tanzanie. Le plus important est le projet Bunyu, piloté par la compagnie minière Volt Resources, avec une capacité de traitement de 400 000 tonnes par an. En plus du projet Bunyu, Volt Resources développe le projet Namangale. Magnis Energy Technologies, quant à elle, développe le projet Nachu, d'une capacité de 240 000 t/a et d'une durée de vie de 15 ans, tandis que Kibaran Resources développe le projet Epanko, capable de produire annuellement 60 000 t/a de graphite.

Citons également Armadale Capital qui travaille sur le projet Liandu, Black Rock Mining sur le projet Mahenge, ou encore Graphex Mining et son projet Chilalo. Une fois pleinement opérationnels, les projets devraient positionner la Tanzanie parmi les trois premiers producteurs mondiaux de graphite.

 

. Et les autres…

D’autres pays africains possèdent des ressources de graphite. Citons notamment la Guinée, où la société canadienne SRG Graphite gère le projet Lola, ou encore le Malawi, où Sovereign Metals pilote le projet Malingunde.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ « Les pays disposant d'installations de transformation en aval seront ceux qui profiteront le plus »// Julian Stephens, DG de Sovereign Metals, compagnie active sur le graphite au Malawi.

 

AE : En novembre 2018, vous avez publié l'étude de préfaisabilité du projet Malingunde. Comment avance le projet ?

·         JS : Nous venons tout juste de commencer l'étude de faisabilité définitive qui devrait durer de 6 à 8 mois. Parallèlement, nous commencerons le processus d'obtention de permis, une fois notre étude d'impact environnemental terminée dans environ un mois. En supposant que tous les permis soient délivrés et que le financement soit obtenu, nous pourrions commencer la construction au début de 2020 et la production début 2021.

 

AE : Vous travaillez au Malawi, une nation qui n’est pas forcément reconnue pour ses richesses minérales. Comment trouvez-vous l’environnement minier du pays ?

·         JS : Le secteur minier au Malawi n'est pas très développé. Cependant, le sous-sol héberge potentiellement de grandes richesses minières, notamment les sables minéraux, les terres rares, le graphite, l'uranium, le niobium et le charbon. Le gouvernement est en train d'adopter une nouvelle loi minière, qui facilitera l’avancée de l'industrie minière. Le Malawi est un pays amical et où il est facile de travailler.

 

Résultat de recherche d'images pour


AE : On assiste depuis plusieurs années à un regain d’intérêt des investisseurs pour le secteur du graphite. A quoi serait-ce dû ?

·         JS : Le principal moteur de cet intérêt est le secteur émergent des batteries lithium-ion et en particulier la thématique des véhicules électriques. Cela dit, les marchés traditionnels tels que les réfractaires représentent encore environ 80 % de la consommation de graphite.

 

AE : Selon vous, quel potentiel économique présente l’industrie du graphite pour les pays producteurs ?

·         JS : L’industrie du graphite présente un fort potentiel économique compte tenu de l'émergence de l'industrie des batteries au lithium-ion. Les pays disposant d'installations de transformation en aval seront ceux qui profiteront le plus.

 

Louis-Nino Kansoun/ vendredi, 22 février 2019/ Ecofin Hebdo/

 

https://www.agenceecofin.com/hebdop3/2202-64207-l-afrique-en-passe-de-prendre-le-leadership-mondial-de-la-production-de-graphite-un-materiau-du-futur/


Résultat de recherche d'images pour

(The company will purchase high quality concentrate from graphite miners in East Africa (Tanzania, Madagascar and Mozambique) and transport it to the UAE) 

--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour "rare earths, Burundi, Malawi"


5 - Métaux rares/ Technologies : Terres rares, le Pentagone cherche à s'approvisionner en Afrique

 

La Chine va-t-elle limiter l'approvisionnement des États-Unis en terres rares (métaux rares) ? Pékin n'a pas encore mis sa menace à exécution que déjà les prix de ces métaux grimpent. Le Pentagone cherche à se fournir en Afrique. Preuve de la domination chinoise sur les terres rares, les prix à l'export de cette famille de métaux ont déjà grimpé, avant même que Pékin n'exécute sa menace de couper l'approvisionnement des États-Unis. Le praséodyme, qui sert à fabriquer la fibre optique ou les lunettes à vision nocturne, voit son prix se redresser depuis le 20 mai, jour de la visite de Xi Jinping dans l'usine de raffinage de terres rares, juste après l'échec des négociations avec Donald Trump. Cette terre rare vaut désormais 9 % de plus.


Résultat de recherche d'images pour "terres rares, industries, technologies" Image associée


+ 30 % en deux semaines

Le gadolinium utilisé dans les piles à combustible ou l'imagerie a augmenté de 13 % en deux semaines. La progression est encore plus forte pour le dysprosium, + 18 %, et le néodyme, + 30 %. Ces deux terres rares entrent dans la composition des aimants et des barres de contrôle nucléaire pour la première, des moteurs et des turbines pour la deuxième. D'où la réaction du Pentagone. Les États-Unis s'approvisionnent à 80 % auprès de la Chine. Et le département américain à la Défense dépend lui aussi du marché international. Il n'y a plus qu'une mine de terres rares aux États-Unis, Mountain Pass, de nouveau opérationnelle depuis peu en Californie. Et aucune usine de transformation de ces métaux. Ce qui accroît la dépendance américaine envers la Chine, dans des applications qui peuvent être militaires.


Résultat de recherche d'images pour "rare earths, Burundi, Malawi"


Burundi et Malawi approchés

C'est pour cela que le Pentagone a recommandé, mardi dernier, de développer de façon urgente la production de terres rares aux États-Unis. Deux nouvelles mines sont en projet, au Texas et dans le Wyoming et deux usines de transformation sont envisagées en Californie et au Texas. En parallèle, le Pentagone a contacté les sociétés qui ont des permis en Afrique, en particulier Rainbow Rare Earths, au Burundi, qui exporte déjà des terres rares depuis fin 2017. Mais aussi Mkango Resources, au Malawi, qui n'a pas encore commencé à extraire de terres rares, mais qui prévoit une raffinerie associée à la mine.

 

Par Claire Fages/ Diffusion : vendredi 7 juin 2019

 

http://www.rfi.fr/emission/20190607-terres-rares-le-pentagone-cherche-s-approvisionner-afrique/


Résultat de recherche d'images pour "rare earths, advanced technologies"


--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour "south africa, gas"


6 - Afrique du Sud : la première découverte de condensat de gaz suscite de l'espoir

 

En 2016, les importations sud-africaines de gaz naturel depuis le Mozambique ont atteint quelque 4 milliards de m3 pour alimenter l'usine de carburant synthétique de Secunda et quelques centrales électriques à gaz. La Chambre africaine de l'énergie voit en la première découverte de gaz en Afrique du Sud une preuve du potentiel de pétrole et de gaz dont recélerait le pays et une opportunité pour faire relancer son économie. «La découverte de gaz dans le bassin offshore d'Ooutiqua témoigne du potentiel caché de pétrole et de gaz de l'Afrique du Sud donne l'occasion d'un dialogue constructif sur une législation attrayante et le développement de contenu local». C'est ainsi que le directoire de la Chambre africaine de l'énergie (African Energy Chamber, AEC) a commenté la première découverte de gaz par le Français Total en Afrique du Sud.


Résultat de recherche d'images pour "energy, gas field field"


L'institution a indiqué qu'il s'agit d'un grand pas pour le pays qui importe d'importants volumes de pétrole et de gaz. Cette découverte porte beaucoup d'espoir puisqu'elle permettra non seulement d'ouvrir une nouvelle province des hydrocarbures en Afrique du Sud, mais prouverait la présence de milliards de barils d'équivalent pétrole dans les eaux sud-africaines, «ce qui modifiera sans aucun doute le cours de l'économie du pays et contribuera à réduire sa dépendance à l'égard des importations», indique la Chambre.

 

«L'industrie pétrolière espère que cela stimulera et encouragera tous les décideurs politiques à créer un environnement commercial favorable aux activités d'exploration et de forage en Afrique du Sud», a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre cité dans le communiqué.  «Nous pensons que l'Afrique du Sud a le potentiel pour que de nombreuses autres découvertes de ce type soient faites au cours des prochaines années. Le moment est venu d'engager un dialogue constructif sur le développement du contenu local pour que le secteur profite à tous les travailleurs et entrepreneurs sud-africains sur toute la chaîne de valeur et crée des emplois pour les communautés», a ajouté le responsable de l'institution panafricaine.


Résultat de recherche d'images pour "south africa, gas new fields, total"


_ Une découverte qui tombe à pic

La découverte du gaz arrive au bon moment, estime l'AEC, puisque le gouvernement travaille actuellement sur une nouvelle législation séparant le pétrole et le gaz des minéraux traditionnels. Celui-ci a également publié l'année dernière un nouveau plan de ressources intégré (IRP 2018) qui ambitionne d'installer 8 100 MW supplémentaires en capacité de production d'électricité à partir de gaz en Afrique du Sud d'ici 2030. «Cela fait également écho à l'engagement accru du gouvernement sud-africain avec l'industrie pétrolière africaine et mondiale», note-t-on de plus dans le communiqué. «Les sociétés pétrolières veulent voir un leadership et une gouvernance saine où qu'elles investissent», a commenté le patron de l'AEC. 

Pour Ayuk, «l'Afrique du Sud faisant preuve d'un engagement en faveur de réformes et de la création d'un environnement favorable aux affaires, l'industrie pétrolière est convaincue que le pays peut attirer les investissements nécessaires à sa révolution énergétique».

 

Par Sylvain Vidzraku/ 08/02/2019/

 

https://afrique.latribune.fr/entreprises/industrie/energie-environnement/2019-02-08/afrique-du-sud-la-premiere-decouverte-de-condensat-de-gaz-suscite-de-l-espoir-806829.html/


Résultat de recherche d'images pour "south africa, gas new fields, total"


--------------------------------

 

Image associée


7 - Total veut être leader dans le gaz en Afrique

 

L'entreprise est prête à débourser 8 milliards d’euros pour asseoir sa présence stratégique en Afrique. Il lui faut pour cela acheter les actifs d’Anadarko, société américaine présente en Algérie, au Ghana, au Mozambique et en Afrique du Sud. Le géant français deviendrait le second opérateur mondial de gaz naturel liquéfié. 


C’est dans le cadre d’un accord avec un autre groupe, Occidental Petroleum, qu’apparaît Total en tant qu’associé. C’est Occidental Petroleum qui, dans la pratique, réalise l’acquisition. "Si elle se réalise, l'acquisition d'Anadarko nous offre l'opportunité d'acquérir un portefeuille d'actifs de classe mondiale en Afrique, ce qui renforcerait notre position de leader parmi les sociétés privées internationales sur le continent", a expliqué le PDG de Total, Patrick Pouyanné dans un communiqué. C’est notamment dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL) que le groupe français place de grands espoirs. Au Mozambique, l’acquisition d’Anadarko permettrait de prendre une participation de 26,5% dans un projet de GNL dont la production est estimée à 12,8 mégatonnes par an.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Total négocie toujours

L’ensemble des actifs de la société Anadarko représente 1,2 milliard de barils équivalent pétrole dont les trois quarts en gaz. Total, qui négocie toujours, met en avant ses compétences. "Nous pourrions ainsi tirer parti de notre expertise dans le GNL en opérant un projet majeur au Mozambique et dans l'offshore profond au Ghana et nous deviendrions opérateurs d'actifs pétroliers majeurs en Algérie dans lesquels nous sommes déjà partenaires", avance le communiqué.

 

Selon l’AFP qui cite le cabinet spécialisé Wood Mackenzie, "cette opération établirait confortablement Total comme le deuxième vendeur de GNL au monde parmi les compagnies privées, derrière l'anglo-néerlandaise Shell. En comptant les géants publics du secteur, le groupe français se hisserait à la quatrième position après Qatargas, Shell et le malaisien Petronas."


Résultat de recherche d'images pour


_ Total contre Chevron

Mais l’affaire n’est pas encore bouclée. Et pour acheter ces actifs les enchères grimpent. Car un autre géant est sur les rangs, il s’agit de l’américain Chevron. Ce dernier avait dans un premier temps la préférence d’Anadarko. Une offre de rachat "valorisée" de la part d’Occidental Petroleum remet le tandem franco-américain dans la course. Désormais Chevron a jusqu’au 10 mai pour faire une nouvelle offre.

 

Jacques Deveaux/ Rédaction Afrique/ France Télévisions/ Mis à jour le 08/05/2019/   Publié le 08/05/2019/

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mozambique/total-veut-etre-leader-dans-le-gaz-en-afrique_3432671.html/


Résultat de recherche d'images pour


--------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour