Publié le : 02-12-2019 à 13:26:39 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

GUINEE-BISSAU/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : l’après José Mário Vaz et ses perspectives politique, économique et sociale



« Guinée-Bissau/ Présidentielle 2019/ Un second tour opposera Domingos Simões Pereira à Umaro Sissoco Embaló : L’ex-Premier ministre Domingos Simões Pereira, candidat du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC), est arrivé largement en tête, mais n’a pas obtenu la majorité absolue. Un second tour l’opposera à Umaro Sissoco Embaló, candidat du Mouvement pour l’alternative démocratique (Madem G-15), le dimanche 29 décembre prochain.

José Mário Vaz en quatrième position : José Mário Vaz, le président sortant dont le bras de fer avec le PAIGC a conduit le pays dans une crise politique, arrive en quatrième position, avec 12,41% des voix, derrière Nuno Gomes Nabiam (13,16%). L’ancien Premier ministre Carlos Gomes Júnior, lui, n’a obtenu qu’environ 2% des voix. »

 

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1 - Afrique de l'Ouest/ Guinée-Bissau / Perspectives économiques en Guinée-Bissau

 

_ Perspectives économiques en Guinée-Bissau

. Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel, stabilisée à environ 5,3 % en 2018, légèrement en dessous des 5,9 % de 2017, est soutenue par une agriculture (6,3 %) et une industrie de la pêche (8,3 %) solides. L‘économie dépend fortement de l’agriculture, notamment le riz et les noix de cajou, qui comptent pour 45,3 % du PIB, près de 85 % de l’emploi, et plus de 90 % des exportations. Concernant la demande, la croissance est tirée par les exportations et la consommation des ménages.


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Grâce à une politique budgétaire restrictive et des recettes améliorées, le déficit budgétaire reste modéré, à –2,5 % en 2018. La restructuration de la dette l’a fait diminuer à 49,2 % en 2017 contre 55,1 % en 2014. La Guinée- Bissau connaît un risque de surendettement modéré. L’inflation atteint 2,0 % en 2018 contre 1,4 % en 2017, entraînée par une demande intérieure élevée et des prix en hausse du riz et d’autres produits alimentaires de base.

 

Le déficit de la balance s’est aggravé en 2018, atteignant –3,2 % contre –0,6 % en 2017, malgré de fortes augmentations du volume des exportations de noix de cajou (90 % des exportations) et des prix internationaux. Les importations sont dominées par les machines et les matériaux de construction (19 %), les carburants et les produits raffinés (18 %), les services (16 %), et les produits alimentaires et agricoles (12 %). En 2018, les réserves officielles s’établissaient à 3,3 milliards USD (soit 4,6 mois d’importations).

 

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_ Perspectives : facteurs positifs et négatifs

Le PIB réel devrait croître de 5,1 % en 2019 et de 5,0 % en 2020, grâce aux cours favorables de la noix de cajou, malgré des récoltes plus faibles, et grâce à un investissement public élevé dans les secteurs de l’énergie, de la construction et de l’alimentation en eau. Au total, l’inflation devrait être de 2,2 % en 2019 et de 2,3 % en 2020, inférieure au critère de convergence de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine. En 2018, le déficit de la balance courante est d’environ –3,2 % du PIB et devrait diminuer à –2,3 % en 2019 grâce à l’accroissement de l’investissement et d’une hausse de la facture des importations de pétrole.

 

Les perspectives économiques sont très incertaines en raison de l’instabilité politique et de fortes variations de prix des noix de cajou, principale source de revenus de plus des deux tiers des ménages. En outre, on note des risques d’instabilité bancaire, l’augmentation imprévue des prix du pétrole et la forte dépendance à une agriculture tributaire des précipitations, menacée par de mauvaises conditions météorologiques.

 

La forte concentration de la dette sur le marché intérieur (39,7 % du PIB) peut constituer une menace pour le secteur bancaire. Une gestion améliorée des finances publiques est donc essentielle pour éviter l’effet d’éviction de l’investissement privé. Le gouvernement rationalise la dépense publique par le biais du programme Défi zéro (Défi dépense non réglementée zéro, Défi nouvel arriéré zéro, et Défi crédit zéro des banques commerciales à la banque centrale).


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Remédier au manque d’infrastructures est essentiel au maintien d’une croissance forte et inclusive. En effet, seuls 10 % des routes sont goudronnées, et le taux d’accès à l’électricité est d’environ 14,7 %. L’état des services de santé et d’éducation est lamentable, en raison de l’instabilité politique et de la mauvaise gouvernance. En 2016, le pays est au 178e rang sur 188 à l’Indice du développement humain.

La pauvreté affecte plus de 70 % de la population. En 2010, l’inégalité des revenus s’établit à 50,7, selon l’indice Gini. Les femmes ont un accès limité au crédit et à la formation professionnelle. Gérer les fragilités et résoudre l’instabilité politique et institutionnelle permettront de poser des fondements solides au développement.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA)/ 2019

 

https://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/guinea-bissau/guinea-bissau-economic-outlook/

 

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2 - Guinée-Bissau : Le contexte économique

 

_ Les indicateurs économiques

Après une période d’instabilité politique chronique, la Guinée Bissau est dirigée par un nouveau président démocratiquement élu en mai 2014, José Mario Vaz, ce qui a amené une reprise de la croissance économique. Depuis lors, l’économie du pays se développe. Selon les dernières données disponibles, la croissance économique de la Guinée Bissau a atteint 4,5% en 2018, principalement en raison d'une faible production et d'une baisse des prix des noix de cajou. La croissance ralentie, conjuguée aux faibles revenus, a eu un impact négatif sur les objectifs budgétaires. Néanmoins, la croissance devrait légèrement augmenter pour atteindre 5% en 2019 et rester à ce niveau en 2020.

 

Une croissance plus faible que prévu, à laquelle s’ajoutent les difficultés rencontrées par le gouvernement pour recouvrer les recettes, a entraîné une aggravation du déficit budgétaire à 5% en 2018, ce qui est supérieur aux prévisions et à la norme communautaire de la région de l’UEMOA. Pour 2019, la Guinée-Bissau a adopté un budget orienté vers la consolidation des finances publiques, qui vise à réduire le déficit budgétaire à moins de 3% PIB. En 2018, le déficit de la balance courante s'est creusé pour atteindre 3,6% PIB et devrait atteindre 4,1% en 2019 avant de redescendre à 3,8% en 2020.



(Central Bank of Guinea-Bissau in Bissau)


Le niveau de la dette reste élevé, à 55,3% en 2018. À court terme, les réformes gouvernementales devraient réduire le fardeau de la dette qui devrait diminuer à 52,7% en 2019, puis à 50,6% en 2020. L’inflation, qui a atteint 2% en 2018, reste en deçà du seuil communautaire de l’UEMOA mais devrait augmenter à 2,2% en 2019 et à 2,3% en 2020. La majorité de la main d’œuvre est employée soit dans l’économie informelle, soit dans le secteur public, étant donné que l’opacité du cadre règlementaire continue de freiner le développement du secteur privé, même si des progrès ont été réalisés ces dernières années.

 

De plus, deux travailleurs sur trois ont des revenus inférieurs au seuil d’extrême pauvreté. La taille de l’économie informelle et du trafic de drogue sont difficiles à mesurer mais ils jouent un rôle important dans l’activité économique du pays. En effet, le pays mène une lutte contre les trafiquants de drogue sud-américains, qui ont parfois des liens avec l’armée. Même si l’élection démocratique d’un président en 2014 a rendu la situation politique à nouveau conforme aux exigences constitutionnelles, l’économie est restée instable, ce qui oblige la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest à poursuivre sa mission de maintien de la paix dans la région. 


La Guinée Bissau est très dépendante de l’aide internationale et le manque de stabilité a provoqué une forte contraction des projets de financement. De plus, le sauvetage controversé de deux banques commerciales par le gouvernement (une opération équivalente à environ 6% du PIB) n’a pas été totalement solutionné. Les sauvetages ont été effectués contre l'avis du FMI et ont soulevé de graves inquiétudes en matière de gouvernance. La cour constitutionnelle n’a pas encore statué sur la légalité de la transaction, mais l’actuel gouvernement a déclaré le contrat nul et non-avenu et il a réclamé que les banques effectuent des corrections dans leur bilan comptable pour terminer la transaction, car une recapitalisation des deux banques sera probablement nécessaire.

 

L’ONU a montré qu’elle était résolue à soutenir la Guinée Bissau dans l’avancement des réformes clés, dont les grandes lignes ont été définies dans l’Accord de Conakry. Cet accord, négocié avec la CEDEAO avec le soutien des Nations Unies et d’autres partenaires internationaux, avait pour objectif de créer un environnement propice à l’organisation des élections législatives et présidentielles de 2018 et 2019, de réformer le Code électoral et de promulguer une nouvelle loi sur les partis politiques, qui renforcerait l’autonomie et la démocratie interne de ces derniers.  


Ces réformes constitueraient une étape vers la création d’un environnement propice à la réconciliation nationale. La Guinée-Bissau se classait au 177ème rang mondial sur 189 pays, selon le classement 2018 en matière d’IDH publié par le PNUD. Selon l'institution, plus de 58% de la population vit dans la pauvreté. Les jeunes de 15 à 35 ans (plus de 50% de la population totale) et les femmes (plus de 51% de la population totale) sont les plus touchés par le chômage. Selon l'OIT, le taux de chômage dans le pays était d'environ 6,1% en 2018.

 

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Indicateurs de croissance

2017

2018 (e)

2019 (e)

2020 (e)

2021 (e)

PIB (milliards USD)

1,35e

1,43

1,40

1,51

1,63

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

5,9e

3,8

4,6

4,9

5,0

PIB par habitant (USD)

794e

822

786

830

877

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

57,2

64,3

69,2

68,2

67,1

Taux d'inflation (%)

1,1

1,4

-2,6

1,3

2,0

Balance des transactions courantes (milliards USD)

0,00

-0,07

-0,06

-0,06

-0,06

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

0,3

-4,5

-4,2

-3,7

-3,6

Source : FMI - World Economic Outlook Database - Dernières données disponibles.

Note : (e) Donnée estimée

 

 

Indicateurs monétaires

2013

2014

2015

2016

2017

Franc CFA BCEAO (XOF) - Taux de change annuel moyen pour 1 EUR

630,96

630,63

631,22

630,86

657,54

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

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_ Les principaux secteurs économiques

 

Répartition de l'activité économique par secteur

Agriculture

Industrie

Services

Emploi par secteur (en % de l'emploi total)

83,3

6,9

9,6

Valeur ajoutée (en % du PIB)

49,0

12,5

32,3

Valeur ajoutée (croissance annuelle en %)

-0,3

11,9

6,0

Source : Banque Mondiale - Dernières données disponibles.

 

Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Guinea-Bissau" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

Source : www.expert-comptable-international.info/ Novembre 2019

 

http://www.expert-comptable-international.info/fr/pays/guinea-bissau/economie-3/

 

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3 – POLITIQUE/ Présidentielle 2019 en Guinée-Bissau : un second tour opposera Domingos Simões Pereira à Umaro Sissoco Embaló

 

Domingos Simões Pereira est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, avec 40,13 % des suffrages exprimés. Il sera opposé à Umaro Sissoco Embaló, qui a reccueilli 27,65 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale. L’ex-Premier ministre Domingos Simões Pereira, candidat du Parti pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC), est arrivé largement en tête, mais n’a pas obtenu la majorité absolue. Un second tour l’opposera à Umaro Sissoco Embaló, candidat du Mouvement pour l’alternative démocratique (Madem G-15), le dimanche 29 décembre prochain.

 Selon les chiffres de la Commission électorale nationale (CNE), Domingos Simões Pereira, 56 ans, a obtenu 40,13%. Umaro Sissoco Embaló, 47 ans, a recueilli 27,65% des suffrages exprimés.

 

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_ José Mário Vaz en quatrième position

José Mário Vaz, le président sortant dont le bras de fer avec le PAIGC a conduit le pays dans une crise politique, arrive en quatrième position, avec 12,41% des voix, derrière Nuno Gomes Nabiam (13,16%). L’ancien Premier ministre Carlos Gomes Júnior, lui, n’a obtenu qu’environ 2% des voix. Les chiffres, encore provisoires, rendus publics par la Commission électorale nationale (CNE) ce mercredi font également état d’une abstention légèrement supérieure à 25%.

 

27 novembre 2019/ Par Jeune Afrique/ Mis à jour le 27 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/862419/politique/presidentielle-en-guinee-bissau-un-second-tour-opposera-domingos-simoes-pereira-a-umaro-sissoco-embalo/

 

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4 – ELECTIONS/ Guinée-Bissau : une présidentielle pour remettre le pays sur les rails de la stabilité

 

Les Bissau-guinéens ont commencé à voter dimanche 24 novembre pour élire leur nouveau président, avec l'espoir de lever les blocages dans lesquels s'est empêtrée depuis des années la classe politique. « Je viens de voter, un geste très important pour moi et pour tout le pays car nous espérons que le pays tournera définitivement la page sombre de l’instabilité », a déclaré Victor Nafassa, président d’un bureau de vote de Luanda, un quartier de la capitale Bissau. 


« Tout le matériel est en place, les candidats sont représentés. Nous avons démarré à 07H05 », avec à peine quelques minutes de retard, a-t-il ajouté, alors que des policiers gardent les alentours et que des observateurs nationaux et internationaux surveillent le déroulement des opérations. Les bureaux de vote doivent rester ouverts jusqu’à 17H00 (GMT et locales). Les premières tendances sont attendues en début de semaine. La date du 29 décembre a été retenue pour un second tour hautement probable. Si la campagne s’est déroulée pratiquement sans heurts, une certaine inquiétude de lendemains difficiles habite les près de 700 000 électeurs appelés aux urnes pour départager les 12 candidats, tous des hommes.

 

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_ Querelles politiques

« J’espère qu’il n’y aura pas de problème après le vote. Depuis l’indépendance, la Guinée est dans les problèmes. Vous voyez vous même l’état du pays », explique Justin Malang, un chauffeur de 47 ans, alors que près de 70% des quelque 1,8 million de Bissau-guinéens vivent avec moins de 2 dollars par jour. Cette ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest, abonnée aux coups d’État depuis son indépendance en 1974, a vécu ces quatre dernières années au rythme des querelles entre le président José Mario Vaz et la principale formation du pays, l’historique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). 


José Mario Vaz, élu en 2014 sous l’étiquette du PAIGC avant d’en être exclu, avait provoqué l’étincelle en limogeant en août 2015 son Premier ministre, Domingos Simões Pereira, chef de cette même formation. Sous sa présidence, les Premiers ministres se sont succédé les uns après les autres, sous le regard inquiet des pays d’Afrique de l’Ouest, qui ont multiplié les efforts de médiation. Dans le même temps, des grèves d’enseignants réclamant le paiement d’importants arriérés de salaires paralysaient pendant des mois un secteur de l’éducation en déshérence.


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_ Favoris issus du système

Deux semaines avant la présidentielle, la communauté internationale s’inquiétait encore d’une remise en question de l’élection et même de « risques de guerre civile », mais la campagne s’est déroulée dans une ambiance festive, avec des bruyantes caravanes de candidats rassemblant des milliers de personnes. « C’est déjà un défi d’avoir organisé cette élection. C’est un pas qui a été franchi », a confié à l’AFP Julien Nounontin Oussou, chef du Groupe des organisations de la société civile locale (Gosce).

 

Les favoris de l’élection sont issus du système et ont été des acteurs des crises des dernières années, à commencer par le président sortant, José Mario Vaz, et par son grand rival Domingos Simões Pereira. Il y a aussi Umaro Sissoco Embaló, à la tête d’une dissidence du PAIGC, ou encore Nuno Nabiam, battu au second tour en 2014. Chassé par les militaires entre les deux tours alors qu’il était favori de l’élection de 2012, l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior tente à nouveau sa chance.

 

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_ Accusations de corruption

Après des années d’accusations de corruption et de trafic de drogue, le nouveau président pourrait être tenté d’amener avec lui « haine, rancoeurs et règlements de comptes », a confié un analyste à l’AFP, en estimant que « beaucoup d’hommes politiques vont devoir s’exiler » pour échapper à des poursuites judiciaires. La présence de militaires en armes devant les grilles de la présidence et de véhicules de l’Ecomib, la force de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) déployée dans le pays depuis le coup d’État de 2012, rappellent que l’histoire de la Guinée-Bissau est jalonnée de putschs et d’assassinats politiques. Mais l’armée n’est pas intervenue au cours des cinq dernières années et son chef, le général Biaguê Na Ntam, a assuré qu’elle ne pensait « plus à fomenter des coups d’État », laissant augurer qu’elle restera dans ses casernes.

 

24 novembre 2019/ Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 24 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/860804/politique/guinee-bissau-une-presidentielle-pour-remettre-le-pays-sur-les-rails-de-la-stabilite/

 

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5 - Afrique de l’Ouest/ Guinée-Bissau : le chinois CNOOC devient majoritaire dans des projets pétroliers

 

L’explorateur australien de pétrole et de gaz FAR Ltd, détenteur des participations dans des licences de forages pétroliers au large des côtes de la Guinée-Bissau, annonce l’entrée de la China National Offshore Oil Corp dans deux projets où il est partenaire. Un intérêt grandissant des majors de l’industrie pétrolière pour ce petit pays lusophone d’Afrique de l’Ouest.


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En Guinée Bissau, la compagnie nationale chinoise China National Offshore Oil Corp (CNOOC) vient d'acquérir des parts dans des projets d'exploration pétrolières. Le groupe australien FAR Limited a annoncé l'approbation de la demande de transfert de la participation de 55,55% dans les licences pétrolières Sinapa et Esperanca au large de la Guinée-Bissau au chinois CNOOC.

 

L'acquisition concerne des licences détenues par le suédois Svenska Petroleum Exploration GB dont les parts seront ramenées à 23,03 % au profit de la filiale du groupe chinois CNOOC en Afriquen devenu, l'actionnaire majoritaire du projet. Svenska Petroleum Exploration GB est une unité de Petroswede AB d'origine saoudienne.

 

La CNOOC est l'une des plus grandes sociétés indépendantes d'exploration, de production de pétrole et de gaz au monde. L'australien FAR conservera sa participation de 21,42% dans chacune des deux licences.


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_ Gagner la confiance des investisseurs

Par cette transaction, la société chinoise s'offre également la possibilité de devenir l'opérateur de la coentreprise après la fin de la prochaine campagne de forage en mer, précise le communiqué de la compagnie australienne FAR. La participation de la CNOOC devrait être convertie à 50% en cas de découverte commerciale estime l'australien.

 

«L'entrée dans le projet d'une société pétrolière telle que CNOOC montre la confiance qu'inspirent les explorations en Guinée Bissau», a déclaré Cath Norman, la directrice générale de FAR.

 

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Les partenaires considèrent que CNOOC apporte une importante contribution au projet en termes d'expertise, d'expérience technique et opérationnelle. Les différentes parties devraient procéder prochainement à la finalisation des détails des plans de forage. Celui-ci devrait débuter l'année prochaine. 


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Une découverte et une production pétrolière qui, si elles s'avèrent effectives, peuvent propulser la Guinée-Bissau dans une nouvelle ère. Le pays de moins de deux millions d'habitants, coincé entre le Sénégal et la Guinée Conakry, demeure toujours dans le top 10 des pays les moins avancés dans les classements mondiaux.

 

Par La Tribune Afrique/ 07/08/2019

 

https://afrique.latribune.fr/afrique-de-l-ouest/2019-08-07/guinee-bissau-le-chinois-cnooc-devient-majoritaire-dans-des-projets-petroliers-825331.html/

 

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