Publié le : 31-12-2019 à 12:28:23 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

République Démocratique du Congo/ Economie/ Gouvernance : Economie, perspectives politique et sociale



« Politique économique en RD Congo/ le FMI met en garde contre la trop forte dépendance aux recettes minières : Face à la baisse anticipée des recettes minières qui risque de ralentir la croissance du PIB congolais, une mission du FMI recommande à Kinshasa de consolider ses recettes, notamment fiscales, tout en encourageant la diversification de l’économie. C’est une première depuis 2015, rendue possible grâce à la rencontre de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, et de Christine Lagarde, présidente du FMI, à Washington en mars dernier.

Encourager les investissements du privé : les experts estiment que la croissance du PIB total diminuera, à cause d’un prévisible ralentissement de l’activité minière (celle-ci avait très fortement augmenté en 2018 en raison de la hausse des prix du cobalt). Passée de 3,7 % en 2017 à 5,8 % en 2018, la croissance du PIB devrait s’établir autour de 4,3 % en 2019. »

 

Image associée

 

------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


1 - POLITIQUE/ RD Congo : nouvelles dissensions au sein de l’alliance Tshisekedi-Kabila

 

Des tensions ont éclaté le 10 novembre au sein de la coalition au pouvoir en RDC, qui réunit les forces de l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila. Le responsable du parti de Félix Tshisekedi et de sa coalition Cap pour le changement (Cach), Jean-Marc Kabund, a annoncé l’arrêt de « toutes discussions » avec le Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila.

 

Image associée


Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund accuse des individus d’avoir brûlé une affiche de Félix Tshisekedi à Kolwezi (sud-est), sur la base d’une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Dans son tweet, il juge « inacceptable » que l’affiche ait été brûlée au nez et à la barbe « des responsables de l’ANR (les renseignements) et de la police ». Le gouverneur pro-Kabila de la province, Richard Muyej, a affirmé que des portraits de Joseph Kabila ont également été déchirés. Il a qualifié ces atteintes aux effigies de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila de « coup de folie qui doit s’arrêter tout de suite, puisqu’à Kolwezi nous avons besoin de la paix ».

 

Image associée


_ « Il ne faut pas jouer avec le feu »

« Il ne faut pas jouer avec le feu », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, agitant le spectre des violences communautaires qui ont déchiré le Katanga au début des années 90, et qui avaient visé les Lubas, la communauté d’origine du président Tshisekedi. « Le FCC condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72h posés par les militants des différents bords », a également déclaré son porte-parole, l’ex-directeur de cabinet de Joseph Kabila, Nehemie Mwilanya. 

Si l’investiture de l’ex-opposant Tshisekedi le 24 janvier a marqué la première transition pacifique dans l’histoire de la RDC, son prédécesseur reste incontournable. Il conserve une vaste majorité au Parlement, le poste de Premier ministre, les 2/3 des ministères au sein du gouvernement, et la majorité des postes de gouverneurs dans les 26 provinces.

 

11 novembre 2019/ Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 11 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/854684/politique/rdc-nouvelles-dissensions-au-sein-de-lalliance-tshisekedi-kabila/

 

Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


2 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE/ RDC : le FMI met en garde contre la trop forte dépendance aux recettes minières

 

Face à la baisse anticipée des recettes minières qui risque de ralentir la croissance du PIB congolais, une mission du FMI recommande à Kinshasa de consolider ses recettes, notamment fiscales, tout en encourageant la diversification de l’économie.

C’est une première depuis 2015, rendue possible grâce à la rencontre de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, et de Christine Lagarde, présidente du FMI, à Washington en mars dernier. Après quinze jours de mission en RDC, une équipe du FMI a rendu le 5 juin son rapport sur la situation du pays, dans lequel elle préconise des ajustements de politiques économiques et financières.

 

Dirigée par Mauricio Villafuerte, cette mission souligne que « la stabilité macroéconomique [de la RDC] a continué à se consolider en 2018 grâce aux politiques macroéconomiques prudentes mises en place depuis mi-2017 ». Selon son rapport, « la croissance des activités non minières devrait plus que doubler en 2019 », en raison de la hausse des investissements publics et de l’optimisme post-électoral.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Encourager les investissements du privé

Malgré tout, les experts estiment que la croissance du PIB total diminuera, à cause d’un prévisible ralentissement de l’activité minière (celle-ci avait très fortement augmenté en 2018 en raison de la hausse des prix du cobalt). Passée de 3,7 % en 2017 à 5,8 % en 2018, la croissance du PIB devrait s’établir autour de 4,3 % en 2019. Face à ces perspectives, les représentants du FMI listent des suggestions afin de « diversifier l’économie et de s’attaquer aux niveaux élevés de pauvreté et de chômage dans une population en rapide expansion ».

Simplifier la réglementation, consolider les impôts et les paiements non fiscaux, améliorer de la gouvernance, intensifier la lutte contre la corruption et la recherche de rentes… Ces conseils listés par le rapport devraient « contribuer à améliorer l’environnement des affaires et à encourager les investissements du secteur privé ».

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Augmenter les réserves de change

Les plans des autorités concernant les projets d’infrastructures sont cohérents avec l’objectif d’initier une croissance durable, « mais ils nécessiteraient une plus forte mobilisation des recettes », estiment les envoyés du FMI. Ceux-ci préconisent donc une rationalisation des dépenses fiscales et une consolidation des recettes minières au sein du Trésor, « ce qui donnerait au gouvernement une capacité d’emprunt accrue pour soutenir les investissements publics et les priorités sociales ». « Une plus grande transparence dans la gestion des ressources naturelles est capitale pour atteindre cet objectif », ajoute le texte.

Enfin, compte tenu de la dollarisation du système financier international et de la vulnérabilité de la RDC aux aléas économiques externes, la mission a encouragé les autorités à « poursuivre les efforts pour augmenter fortement [leurs] réserves internationales par rapport à leur faible niveau actuel – environ trois semaines de couverture d’importations », conclut le rapport.

 

06 juin 2019 / Par Théau Monnet/ Mis à jour le 23 août 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/785149/economie/rdc-le-fmi-met-en-garde-contre-la-trop-forte-dependance-aux-recettes-minieres/

 

Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------

 

Image associée


3 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE : RDC : quel bilan économique pour Kabila ?

 

Alors que le chef de l’État s’apprête à laisser sa place, l’incertitude politique inquiète le secteur privé. Pourtant, depuis deux ans, l’économie, dans le sillage des mines, s’est refait une santé. Réformes et projets en cours pourraient conforter la tendance, à condition qu’ils aboutissent.

 

Image associée


_ Présidentielle en RDC : l'alternance, et après ?

L’économie ne passionne apparemment pas les foules en RDC. Pourtant directement concernés, les 66 % de la population qui vivent avec moins de deux dollars par jour ont en effet d’autres priorités. Plus surprenant, les centaines de candidats en lice pour les différentes élections organisées le 23 décembre – présidentielle, législatives et provinciales – ne semblent pas y prêter plus d’attention, en dehors de quelques vagues promesses noyées dans les professions de foi ou d’immenses slogans placardés le long du boulevard Lumumba, aux formules aussi creuses qu’incompréhensibles pour les 60 % d’analphabètes que compte le pays.

Pas de plan de développement annoncé ni la moindre critique énoncée par les opposants qui dénoncerait un pouvoir prédateur incarné par le clan Kabila, dont le successeur désigné, Emmanuel Ramazani Shadary, fait bien sûr partie des favoris du scrutin. Comme si cette économie ouverte aux quatre vents de la mondialisation par sa surdollarisation refusait d’ouvrir le débat.


Résultat de recherche d'images pour

 

«  LES INVESTISSEURS QUI VIENNENT TRAVAILLER ICI CONNAISSENT LE CONTEXTE. ILS FONT AVEC OU VONT VOIR AILLEURS »

Pourtant, des bailleurs de fonds aux chefs d’entreprise, en passant par les experts des agences de notation ou de développement, tous insistent sur la mainmise du champ politique sur le secteur économique. La Banque mondiale parle « d’accaparement » au profit de quelques-uns, avec pour seul effet la corruption à tous les niveaux de l’administration. Mais ce n’est pas un sujet en RDC. « Les investisseurs qui viennent travailler ici connaissent le contexte. Ils font avec ou vont voir ailleurs », explique l’un des cimentiers les plus importants de la place.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Phase de calme

Et puis, contrairement à ses voisins de la Cemac, plombés par leur dette publique, les finances de la RDC sont plutôt bien tenues ces derniers temps (avec une dette représentant 20,7 % du PIB) et ce, sans aucun soutien du FMI depuis 2012.

 

JA3022_p49


Enfin, comme le rappellent les experts de Rawbank, « il n’y a rien de pire pour une économie que l’instabilité politique ». Et force est de reconnaître qu’après les crises à répétition qui ont jalonné l’histoire du pays depuis son indépendance la période de glissement électoral, inaugurée à la fin de 2016 par Joseph Kabila, apparaît rétrospectivement comme une phase de calme, propice aux affaires. « Il a beaucoup été sous-estimé, mais, depuis l’accord de Sun City en 2002, le président a largement contribué à remettre les fondamentaux en place », constate le représentant local de l’un des plus grands cabinets d’audit de la planète.

 

Résultat de recherche d'images pour


Le chef de l’État et son dernier gouvernement ont aussi eu de la chance ces deux dernières années. « Le pays l’a échappé belle », confirme Henry Wazne, directeur général de Sofibanque. La remontée spectaculaire des cours du cuivre (+ 38,73 % en trois ans) et du cobalt (+ 124 %) – la RD Congo détient à elle seule 70 % des réserves mondiales de ce dernier minerai – a en effet redonné un peu de souffle à une économie qui risquait alors l’asphyxie.

 

« Les flux financiers sont de retour, l’inflation reste volatile mais semble contrôlée, la Banque centrale a pu se reconstituer des réserves de change, et la parité avec le dollar s’est enfin stabilisée », énumère Yves Cuypers, le président de l’Association congolaise des banques (ACB). Après avoir connu son taux le plus bas depuis quinze ans en 2016, à 2,4 %, la croissance a inversé la tendance dès l’année suivante pour se maintenir autour de 3,8 % aujourd’hui.


Image associée


_ Un secteur minier toujours central

Les prévisions du FMI tablent même sur plus de 4 % dès 2019, même si le processus électoral en cours pèse lourdement sur le budget national, empêchant tout investissement public depuis de longs mois, et si les incertitudes, liées à l’organisation même des scrutins dans les délais prévus, provoquent une inquiétude certaine chez les investisseurs, nationaux comme internationaux.

Bien sûr, cette orientation positive reste très inférieure au taux de croissance de 7,5 % enregistré en moyenne par la RDC entre 2010 et 2015, et qui a culminé à 9,5 % en 2014, mais le pays bénéficiait à cette époque d’un heureux concours de circonstances – flux d’aide extérieure massifs et supercycle des matières premières – sur lequel il doit apprendre à ne plus compter, tout en espérant connaître à nouveau une ère de politique économique fondée sur la réforme et la bonne gouvernance, telle que constatée de l’avis général sous les deux gouvernements Matata Ponyo Mapon.

 

Pour éviter que la RDC ne retombe dans ses travers, « il convient de décorréler l’économie de la production minière », affirme Célestin Muntuabu, directeur général d’Equity Bank. Le secteur extractif contribue pourtant peu – 20 % du budget de l’État, quelques milliers d’emplois – au regard de son inestimable potentiel, mais son influence se fait sentir dans chaque strate de l’économie nationale, parfois même de manière disproportionnée. Pour rééquilibrer les comptes, l’heure est donc à la valorisation de ces minerais, notamment le cuivre et le cobalt, désormais classés stratégiques par la RDC pour éviter tout caractère spéculatif.


Résultat de recherche d'images pour


_ Des minerais destinés à 80 % à la Chine

« Le code minier de 2002 avait pour objectif d’attirer les compagnies minières à venir travailler au Congo. Celui de 2018 vise d’assurer au pays des retombées financières significatives », explique Mabolia Yenga, coordinateur congolais au sein de l’organisme Promines, créé avec la Banque mondiale en 2009, précisément à cet effet. Le champ d’action est aussi vaste que l’est la veine géologique du pays, identifiée aujourd’hui à hauteur seulement de 17 %.

 

« Le modèle n’a pas changé depuis la colonisation. Ceux qui sont venus se sont concentrés sur des projets déjà lancés par la Gécamines. Peu de nouveaux gisements de taille internationale, en dehors de Kibali Gold ou de Kamoa-Kakula, ont vu le jour. Le minerai est toujours exporté sans subir la moindre transformation et rapporte donc toujours aussi peu au pays. Seule différence, il ne part plus en Europe par l’intermédiaire de Matadi, mais à 80 % vers la Chine, en sortant par la Zambie et l’Afrique du Sud », s’agace l’expert.

 

Les miniers se sont vite crispés face à l’arrivée de ces nouvelles règles du jeu, notamment celle, révolutionnaire, instituant un partage des productions, tel qu’appliqué dans les hydrocarbures. Une trêve dans les négociations a été décrétée durant la période électorale, « mais tout sera en place dans six mois, veut croire Albert Yuma, le président de la Gécamines. Les compagnies minières résistent encore, mais je doute qu’elles décident de quitter le pays ».

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Contenu local

La société nationale vient d’ailleurs de signer son premier partenariat du genre avec une filiale du groupe chinois Putailai, lui permettant de retrouver au passage son étiquette d’opérateur minier. Pour compléter ce code et renforcer la transformation locale, les autorités ont promulgué une loi sur la sous-traitance au début de 2017. Destiné à donner plus d’espace aux Congolais dans un secteur peu inclusif, ce texte leur réserve, dans un premier temps, 40 % des emplois. « Cela va favoriser l’arrivée d’entreprises locales dans les chaînes d’approvisionnement et dans les services comme le catering », prédit Baraka Kabemba, associé chez EY.

 

Résultat de recherche d'images pour


Avant de contribuer à relancer un appareil industriel réduit en miettes au lendemain des pillages de 1991 et 1993, voire de lancer cette diversification tant attendue par tous les acteurs économiques du pays, le jour où le local content sera généralisé à toutes les branches. « Il n’y a aucune raison pour que le pays ne puisse pas, à terme, produire des bobines de fils de cuivre », résume Mabolia Yenga. Il n’y en a pas davantage lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité alimentaire de ses populations. « Seuls 10 % de nos 80 millions d’hectares de terres arables sont aujourd’hui utilisés. 

Il faut développer l’agriculture, puis l’agro-industrie. C’est le deuxième grand levier de croissance à actionner, déclare Ambroise Tshiyoyo, président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise. En plus de rapporter d’importantes recettes commerciales, cela permettrait de “formaliser” une partie des 80 % de Congolais aujourd’hui dans l’informel. »


Image associée


_ Avantage comparatif

Des initiatives existent déjà en la matière, comme avec Feronia, groupe dans lequel l’homme d’affaires congolais Kalaa Mpinga a investi en 2017 et qui a repris les participations d’Unilever pour produire de l’huile de palme. Pour administrer le remède à un pays grand comme trois fois et demie la France, l’État congolais a trois ­préalables à remplir : « Construire des infrastructures dans les transports et l’énergie, former la ressource humaine et mettre en place un cadre juridique et judiciaire susceptible de redonner confiance aux investisseurs », recense Henry Wazne.


Image associée


Dans les infrastructures, si tout, ou presque, reste à faire en matière de liaisons terrestres, fluviales et aériennes, et alors que DP World se noie dans les eaux troubles du projet portuaire de Banana, la RDC possède « un véritable avantage comparatif avec Inga III », selon Al Kitenge, l’un des économistes congolais les plus respectés du pays. Le projet ne cesse de rebondir depuis trente ans, mais la future « centrale hydroélectrique la plus grande de la planète » pourra disposer d’une capacité de production électrique de 5 000 à 11 000 MW, à l’horizon 2025.

Largement suffisante pour alimenter le pays (qui ne dispose actuellement que d’une capacité installée de 2 500 MW) et même une bonne partie du continent – Nigeria et Afrique du Sud en tête –, prête à mettre le prix pour accéder un jour à l’électricité congolaise.


Résultat de recherche d'images pour


_ Le défi de la formation

La formation d’une main-d’œuvre qualifiée relève davantage du défi aujourd’hui pour le pays, vu l’état de son système d’éducation. « Les bases se remettent en place dans le primaire, mais il faudra dix ans pour que sorte la première génération », calcule Al Kitenge. D’ici là, le pays peut compter sur sa diaspora formée en Occident ou en Chine et sur les centres mis en place par les opérateurs de téléphonie (Orange, Vodacom) et plus récemment par certaines banques pour développer les compétences de leurs employés.

 

Mais la priorité du gouvernement, s’il veut vraiment relancer son économie, consiste à mettre tout en œuvre pour aider le secteur privé local et attirer l’investissement international. « Depuis deux ans, les IDE sont en chute libre, et les investisseurs attendent de voir ce qu’il va se passer », confirme Célestin Muntuabu. Pour les motiver, les pouvoirs publics vont devoir enclencher de nouvelles réformes, en complément des avancées déjà réalisées, comme l’adhésion au traité de l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) en 2013.

 

En plus de s’attaquer à une administration pléthorique et inefficace, les futurs responsables de l’économie du pays vont devoir s’attacher à sécuriser l’investissement, en protégeant la propriété privée et surtout en simplifiant la fiscalité, « utilisée ici comme une arme de destruction massive », témoigne un homme d’affaires.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Des banques prudentes

Pour réussir leur mission, Ils devront être un peu mieux soutenus par un secteur bancaire qui a vite atteint ses limites, malgré la libéralisation du secteur en 2002. Les acteurs se sont bien multipliés, grâce à l’arrivée des banques panafricaines (Ecobank, Standard Bank, United Bank of Africa, BGFI), mais le marché reste concentré, pour 60 %, entre les mains des quatre banques « familiales » (Rawbank, BCDC, Sofibank et TMB). Et le taux de bancarisation stagne à 8 %, limitant les capacités des établissements à financer des projets. « Le bilan de l’ensemble de la place est de 5 milliards de dollars, soit 10 % du PIB du pays. À elle seule, BNP Paribas a un bilan supérieur à celui de la France. 


Résultat de recherche d'images pour


Les moyens disponibles ne sont donc pas les mêmes », explique Thierry Taeymans, directeur général de Rawbank. La principale enseigne du pays peut bien avoir inauguré son siège flambant neuf, début décembre à Kinshasa, elle mène la même politique prudente que ces consœurs, obligées de piloter à vue sur un marché où les économies ont encore tendance à rester sous les matelas. « La recette est connue, il reste à trouver le gouvernement qui voudra l’appliquer », déclare le représentant local d’une grande institution internationale. En espérant qu’il suive déjà les textes existants, à commencer par la loi de décentralisation, telle que mentionnée dans la constitution issue de l’accord de Sun City et dont seul le remembrement des provinces, passées de 11 à 26 en 2015, a pour l’instant été réalisé.


Image associée


_ Une fiscalité parallèle contre-productive

« Il est prévu que l’administration de Kinshasa collecte les revenus des provinces pour leur en redistribuer 40 %. Mais comme elle ne le fait pas, les autorités provinciales n’ont d’autres moyens que de mettre en place une fiscalité parallèle, aux effets contre-productifs pour le secteur privé », précise Al Kitenge. Les blocages de la capitale empêchent surtout une redistribution des richesses sur l’ensemble du territoire et pour la totalité des 80 millions de Congolais. « Toute l’activité économique formelle est concentrée sur trois points : l’ex-Katanga pour les mines, le Kongo-Central et son port, Kinshasa et ses administrations. Il faut que cela change », persiste l’économiste, qui soulève la question d’un fédéralisme « bâti autour d’un réseau d’infrastructures planifié et cohérent qui permettrait à chacun de capitaliser sur ses atouts économiques ».

 

Quel que soit le vainqueur dans les prochaines semaines, il n’aura pas d’autre choix que de trouver des solutions pérennes qui répondront aussi à la formidable poussée démographique du pays, lequel pourrait abriter une population de 150 millions de personnes en 2050. Ne serait-ce que pour permettre à l’ensemble des Congolais de tirer aussi avantage de leur sous-sol, dont la valeur a été estimée à plus de 24 000 milliards de dollars.


 

_ Des revenus miniers en hausse

Sur les neuf premiers mois de 2018, le pays a vu ses revenus miniers augmenter de 147,4 % par rapport à la même période l’an dernier, pour s’établir à 1,21 milliard de dollars. Une satisfaction pour le gouvernement, qui s’emploie à réviser ses accords avec les groupes extractifs.

 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 12 décembre 2018/ Par Olivier Caslin/ Mis à jour le 12 novembre 2019

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/679413/economie/rdc-quel-bilan-pour-kabila/

 

Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour

 

4 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE/ RDC : le FMI soutiendra le patient congolais, malgré des réserves sur son budget

 

Mi-décembre, le Fonds monétaire international (FMI) devrait accorder à la République démocratique du Congo (RDC) une aide d’urgence, malgré un budget 2020 peu crédible. Le FMI se porte au secours de la RDC. Le 15 novembre, les autorités congolaises et les représentants du Fonds ont signé un accord sur un programme de réformes « soutenu par la Facilité rapide de crédit (FRC) ».

 

Résultat de recherche d'images pour


Cette facilité est accordée sans conditions aux pays en difficulté soit en raison de leur pauvreté, soit en raison des difficultés de leur balance de paiements. La RDC cumule les deux problèmes et la déclaration de la mission du FMI à Kinshasa confirme l’extrême précarité d’un pays handicapé par des « problèmes profondément enracinés liés à la mauvaise gouvernance, à un environnement économique difficile et à une pauvreté généralisée ». De plus, les prévisions du FMI ne sont pas optimistes puisqu’elles prévoient un ralentissement de la croissance de 5,8 % en 2018 à 4,5 % en 2019 et à 3,2 % en 2020, en raison de la conjoncture médiocre du secteur minier, en particulier dans le cobalt.

 

Image associée


_ Un soutien inattendu qui coïncide avec un budget peu orthodoxe

L’accord signé à Kinshasa doit encore être validé à Washington par le Conseil d’administration du Fonds dans le courant du mois de décembre. Il devrait donner lieu au versement d’environ 370 millions de dollars sous la forme d’un prêt au taux de 0 % et d’une durée maximale de 10 ans. Le soutien du FMI est d’autant plus remarquable qu’il ne croit manifestement pas à soutenabilité de la politique budgétaire du gouvernement congolais. En effet, celui-ci a élaboré un projet de budget 2020 qui accorde la priorité aux secteurs sociaux. Éducation et santé recevraient 30 % des dépenses sur un total de 10 milliards de dollars.

Ce projet présente deux inconvénients. Comme l’a déclaré le député du Mouvement social, Muhindo Nzangi, « le pays va s’occuper du social et pas de créer des emplois ». D’autre part, il suppose une meilleure perception des recettes fiscales pour pouvoir le financer.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ L’inconnue des recettes fiscales

Sylvestre Ilungo Ilukamba, le Premier ministre a déclaré, le 18 novembre, à l’Assemblée qu’il fallait « stopper la culture de la facilité et du confort de l’endettement ». Pour cela, il a arrêté 19 mesures pour mieux faire rentrer les impôts dans les caisses de l’État. Malheureusement ces mesures semblent insuffisantes et font reposer l’effort sur les télécoms et le secteur minier. Dans son communiqué du 15 novembre, le responsable de la mission du Fonds Mauricio Villafuerte souligne les périls : « Le gouvernement a introduit la gratuité de l’éducation de base et entrepris la construction et la réhabilitation d’infrastructures dans le cadre du programme présidentiel des 100 jours. 


Les recettes intérieures étant insuffisantes, pour financer ces initiatives, la Banque centrale (BCC) a accordé des avances au gouvernement ce qui a entraîné l’érosion de ses réserves internationales pour atteindre des niveaux extrêmement bas ». Cela laisse mal augurer du financement du budget ambitieux 2020 et fait craindre que le trou budgétaire atteigne plusieurs milliards de dollars. De nombreux projets indispensables à l’accélération du développement risquent d’être mort-nés. L’aide du FMI permettra au moins d’éviter une nouvelle crise.

 

21 novembre 2019/ Par Alain Faujas/ Mis à jour le 21 novembre 2019

 

https://www.jeuneafrique.com/859779/economie/rdc-le-fmi-soutiendra-le-patient-congolais-malgre-des-reserves-sur-son-budget/

 

Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


5 - RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO : Economie, perspectives politique et sociale

 

_ POPULATION : 86.7 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 478 $US

 

Résultat de recherche d'images pour


_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2016

2017

2018 (e)

2019 (p)

Croissance PIB (%)

2,4

3,7

3,8

4,1

Inflation (moyenne annuelle, %)

5,9

40,8

23,2

13,5

Solde public / PIB (%)

-0,9

0,4

-0,2

-0,4

Solde courant / PIB (%)

-3,6

-3,1

-3,0

-2,8

Dette publique / PIB (%)

19,3

18,2

20,9

22,1

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

 

Image associée


_ POINTS FORTS

·         Ressources minérales abondantes (cuivre, cobalt, diamant, or, étain)

·         Important potentiel hydroélectrique

·         Mobilisation internationale et coopération régionale pour résoudre les conflits dans la région des Grands Lacs

·         Annulation de la dette dans le cadre des initiatives PPTE et IADM

 

Résultat de recherche d'images pour


_ POINTS FAIBLES

·         Faible gouvernance et grande fragilité politique

·         Faiblesse des infrastructures (transports, énergie, télécommunications)

·         Situation sécuritaire et humanitaire dégradée, en particulier dans l’Est du pays avec présence de nombreux groupes armés

·         Résurgence de l’épidémie d’Ébola à l’Est depuis août 2018

·         Très forte dépendance aux cours des matières premières

·         Niveau de pauvreté élevé

  

Résultat de recherche d'images pour


_ APPRÉCIATION DU RISQUE

_ Le secteur minier masque la faiblesse de la demande intérieure

En 2019, la croissance devrait continuer de monter en puissance, essentiellement soutenue par le secteur minier. Les exportations de minerais, particulièrement de cuivre, devraient continuer à progresser, en ligne avec l’évolution de la production. Le secteur minier devrait également continuer de drainer l’investissement privé. Cependant, la mise en vigueur d’un nouveau code minier, qui préoccupe les industriels du secteur, pourrait peser sur les investissements.

 

Ce code prévoit notamment des augmentations de taxes et redevances, impose aux sociétés minières que leur capital soit détenu, a minima, à hauteur de 10 % par les citoyens congolais et interdit, sauf dérogation, l’exportation de minéraux bruts pour les nouveaux permis d’exploitation. Grâce à la hausse des recettes minières, mais aussi grâce aux financements extérieurs dans le cadre du Plan National Stratégique de Développement, l’investissement public, notamment dans le développement des infrastructures, devrait progresser également.

La détérioration de la situation sécuritaire dans le pays suite aux élections pourrait, néanmoins, avoir un impact sur les financements extérieurs. La contribution de la consommation privée devrait rester anémique, à cause des nombreux conflits domestiques, de l’épidémie d’Ébola dans l’Est du pays et de l’inflation encore élevée qui affligent une population largement (près de 75 %) touchée par la pauvreté.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Une position extérieure fragile

Attendu légèrement excédentaire en 2019, le solde public pourrait être grevé par les dépassements budgétaires constatés au premier semestre de l’année, en particulier dans le fonctionnement de l’État. Toujours largement dominées par le poids de la masse salariale, les dépenses devraient progresser également dans les domaines de la sécurité, de la santé (pour contenir Ebola) et dans les infrastructures. La hausse des taxes et redevances minières (environ 30 % des recettes totales) devrait, néanmoins, permettre d’absorber en partie ces hausses de dépense. La dette étant encore à un faible niveau, et largement concessionnelle, le risque de surendettement reste limité.

 

Le solde courant devrait rester déficitaire, grevé par le déficit des services et des revenus. Respectivement, ce sont les services liés à l’exploitation minière et les rapatriements de profits qui entretiendront ces déficits. Le déficit courant devrait se réduire légèrement, à la faveur de la progression de l’excédent commercial, grâce aux exportations minières et à une croissance des importations limitée par la faible demande intérieure. Les IDE, essentiellement dirigés vers le secteur minier, financent le déficit, mais restent exposés à une détérioration de la situation sécuritaire et politique ou à une baisse des prix des minerais. Les réserves de change, qui représentent un peu plus d’un mois d’importations, seraient insuffisantes pour éviter une dépréciation brutale du franc congolais.

 

Image associée


_ Après les élections, la situation politique, sécuritaire et humanitaire reste critique

Après deux ans et une semaine de reports houleux, suite au refus de Joseph Kabila (au pouvoir depuis 2001) de démissionner de la présidence à la fin de son deuxième et, constitutionnellement, dernier mandat, les élections présidentielles, législatives et provinciales se sont finalement tenues le 30 décembre 2018. Félix Tshisekedi a été élu président devant Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary, désigné comme dauphin par Joseph Kabila. L’issue du scrutin, marqué par de nombreux dysfonctionnements, a souffert de vives contestations de la part de Martin Fayulu et de certains observateurs qui le donnaient vainqueur, à commencer par l’Église catholique. Par ailleurs, le président sortant Joseph Kabila demeure un acteur politique incontournable, puisque la coalition autour de son parti a conservé la majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat.

 

Le nouveau président Félix Tshisekedi doit donc composer avec un premier ministre issu de la majorité parlementaire. Le gouvernement, toujours l’enjeu de négociations au mois de juillet 2019, sera dominé par des membres de la coalition pro-Kabila. Dans un contexte sécuritaire et humanitaire déjà critique en certains endroits du territoire, ce processus électoral chaotique a généré une instabilité accrue et une flambée de violence. Face à une armée nationale incapable de rétablir l’ordre, les nombreux groupes armés continuent leurs exactions, principalement le long des frontières avec le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda à l'Est (provinces Sud-Kivu, Nord-Kivu et Ituri), en dépit de la mission de l’ONU chargée de la protection des civils (MONUSCO).

 

Résultat de recherche d'images pour


Ces groupes se financent notamment grâce aux pillages et à l’exploitation de mines clandestines. Fragilisées par la violence et les déplacements de population, ces régions sont également touchées par la maladie à virus Ébola. Déjà responsable de plus de 1750 morts entre août 2018 et juillet 2019, l'épidémie peine à être contenue. Par ailleurs, la situation dans le Kasaï, où l'insurrection des Kamwina Nsapu contre le pouvoir central avait plongé la région dans la violence en 2016 et 2017, pourrait de nouveau s'embraser.

Ces nombreuses sources d’instabilités politique et sécuritaire, au même titre que la corruption, la faiblesse de la gouvernance et le déficit d’infrastructures, contribuent au climat des affaires extrêmement dégradé du pays (184ème sur 190 pays dans le classement Doing Business 2019).

 

Dernière mise à jour : Juillet 2019

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Congo-Republique-democratique-du/

 

Résultat de recherche d'images pour


-----------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


6 - RDC : bataille de titans pour le pétrole à l’est du pays

 

La présidence congolaise a offert aux Italiens d’ENI d’anciens blocs accordés par Kabila au sulfureux Dan Gertler. Problème : ils sont aussi convoités par Total. Selon la lettre britannique African Energy, la présidence congolaise aurait proposé au CEO de la multinationale italienne ENI, Claudio Descalzi, qui a rencontré le chef de l’Etat le 14 septembre dernier, de reprendre les blocs pétroliers 1 et 2 du Graben Albertine de la société Oil of Congo de Dan Gertler, actuellement sous sanctions américaines, situés à la frontière avec l’Ouganda.

A l’origine, la société italienne avait exprimé le vœu d’obtenir un ou plusieurs blocs dans le bassin de la Cuvette, suite à la découverte, dans la même région géologique, de l’autre côté du fleuve, au Congo-Brazzaville, par deux autres sociétés d’un gisement dont les réserves, estimées à 360 millions de barils, permettraient de quadrupler pendant un an, la production nationale.

 

Résultat de recherche d'images pour


Mais en définitive, Kinshasa a donc fait cette offre des deux blocs de l’Albertine qui intéresse aussi les Italiens. Jusqu’à présent, ils étaient détenus par la société Oil of DRC, filiale du Groupe Fleurette, appartenant au sulfureux homme d’affaires israélien, proche de l’ex-président Joseph Kabila, Dan Gertler. Mais dans la mesure où toutes les sociétés de la galaxie Gertler, sont sous sanctions américaines depuis 2017, en raison de soupçons de contrats miniers et pétroliers opaques et entachés de corruption, le développement des projets était bloqué. D’où la volonté de Kinshasa de trouver un partenaire plus présentable pour exploiter des ressources qui, à en croire, Oil of DRC, s’éleverait à 3 milliards de barils.

 

L’ironie des faits est toutefois que la multinationale Total, elle-même détentrice avec deux sociétés sud-africaines bien en cours auprès de Joseph Kabila, Dig Oil et Efora Energy, du bloc 3 du Graben Albertine, convoite également les deux blocs offerts à ENI qui doit encore donner son accord définitif. Mais les activités d’ENI et de Total dans la région, leur valent bien des démêlés. Total est assignée en justice à Paris par les ONG Amis de la Terre et Survie qui lui reprochent d’aller forer, du côté ougandais de la frontière, dans le parc naturel des Murchison Falls, avec ses partenaires chinois CNOOC et irlandais Tullow Oil, et d’endommager ainsi l’habitat de 500 espères d’animaux dont plusieurs sont menacées (lions, éléphants, hippopotames, girafes, phacochères).

 

Résultat de recherche d'images pour


De surcroît, selon les ONG, les habitants de la zone subissent des intimidations, sont parfois expulsés ou compensés insuffisamment pour la perte de leur terre. Des enfants abandonnent l’école, leurs parents étant incapables de payer les minervals. Par ailleurs, les ONG redoutent le danger de pollution que représente la perspective de forages dans le lac Albert pour la faune et la flore locales ainsi que celui de ruiner les pêcheurs artisanaux.

 

ENI trimballe ses propres casseroles. La société italienne a admis fin septembre que son PDG Claudio Descalzi faisait l’objet d’une enquête pour conflits d’intérêts, liée aux opérations d’ENI au Congo Brazzaville. ENI Congo aurait recouru aux services de la société Petroservice, liée à l’épouse de Monsieur Descalzi, l’élégante Marie Magdalena Ingoba, d’origine congolaise. ENI fait aussi l’objet d’une enquête par le procureur de Milan pour des faits de corruption présumée au Congo-Brazzaville entre 2009 et 2015. Et Claudio Descalzi est assigné en justice au Nigeria pour une affaire de corruption présumée, liée à l’acquisition d’un champ pétrolier géant.


Résultat de recherche d'images pour


Quoi qu’il en soit, en contrepartie, comme au Congo-Brazzaville, en échange de l’accès à la manne pétrolière, ENI qui a construit une centrale au gaz de 300 MW à Pointe-Noire, pourrait investir dans l’électricité en RDC. Des discussions ont été ouvertes avec la société Katanga energy, filiale du groupe ACS, pressenti pour construire Inga 3 en consortium avec la Three Gorges Corporation chinoise et d’autres sociétés. Parmi les autres projets en discussion, il a été question de celui d’une ligne Inga-Cabinda-Pointe Noire, élaboré en commun par la RDC, l’Angola et le Congo-Brazzaville auquel pourrait participer l’ENI, voire d’une participation au projet Inga lui-même.

 

24 octobre 2019/ François Misser

 

https://afrique.lalibre.be/42619/rdc-bataille-de-titans-pour-le-petrole-a-lest-du-pays/

 

Résultat de recherche d'images pour


------------------------------

 

Résultat de recherche d'images pour


7 - AFRIQUE : L'électricité du barrage Inga III va-t-elle profiter aux Congolais ?

 

Un rapport de Ressource Matters et le Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) affirme qu'il n'y aurait aucune garantie que l'électricité produite bénéficie aux Congolais. La direction du projet dément ces conclusions.

Le barrage Inga III, sur le fleuve Congo, dans la province du Kongo central, fait parfois rêver la RDC. Ce projet à 14 milliards de dollars doit générer au moins dix gigawatts et ainsi quadrupler la production d'électricité du pays. Mais deux organisations ayant consulté les documents relatifs au projet, à savoir l'ONG belge Ressources Matters et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC), un centre de recherche rattaché à l’université de New York, affirment que la population locale congolaise risque d'être en grande partie privée de cette électricité. Il n'y aurait aucune garantie et cinq gigawatts auraient même déjà été promis à l'Afrique du Sud.

 

"Le projet Inga III fait rêver beaucoup de Congolais qui n'ont aujourd'hui pas d'électricité", raconte Elisabeth Caessens, qui travaille pour Ressource Matters. "Mais, à l'heure actuelle, on parle de 9% peut-être de la population qui a accès à l'électricité. Il faudra trouver un juste équilibre pour que ce projet puisse se faire", souligne-t-elle.

 

Résultat de recherche d'images pour


. Entreprises chinoises et espagnoles

Deux consortiums, le groupement Chine Inga et le groupe ProInga, majoritairement espagnol, ont signé, fin 2018, avec l'ancien gouvernement de Joseph Kabila un accord pour développer le projet. À ce stade, tout reste à financer. Ressources Matters et le GEC appellent l'actuel président Félix Tshisekedi à être prudent dans les négociations à venir pour que le projet Inga III puisse aider à électrifier une bonne partie de la RDC.

 

Résultat de recherche d'images pour


. 6.000 mégawatts pour la population congolaise

Réagissant au rapport de ces deux organisations, l'Agence pour le développement et la promotion du projet grand Inga (ADPI), une structure rattachée à la présidence de la République, affirme que ce projet est avant tout une affaire de politique nationale. "C'est un projet de 11.050 mégawatts", rappelle Patrick Kabuya, chargé de communication de l'ADPI. "Sur ces 11.000 mégawatts il y en a 6.000 qui seront prévus pour  les besoins internes. 3.000 mégawatts sur les 6.000 seront prévus pour les industries et ménages pour la ville de Kinshasa et la province du Kongo-Central (Sud -Ouest). Les autres 3.000 seront pour les miniers de l'ex-province du Katanga. C'est un projet congolais pour des Congolais et par des Congolais. Je ne vois pas pourquoi on devrait oublier la population congolaise", déclare-t-il encore.

 

Plusieurs partenaires dont l'Afrique du sud, la Chine, l'Egypte, l'Espagne et la Banque africaine de développement ont manifesté leur intérêt pour le financement de la construction de ce barrage. La Banque mondiale avait suspendu, en juillet 2016, sa contribution de 73 millions de dollars qui consistait essentiellement à financer  l'expertise technique du projet. Selon les promoteurs du projet, le barrage hydroélectrique d'Inga III aurait pour ambition de fournir du courant "à l'Afrique tout entière".

 

LA RÉDACTION/ Date 06.11.2019/ www.dw.com/

 

https://www.dw.com/fr/l%C3%A9lectricit%C3%A9-du-barrage-inga-iii-va-t-elle-profiter-aux-congolais/a-51129105/

 

Résultat de recherche d'images pour

 

-------------------------

  

Résultat de recherche d'images pour


8 - RD Congo : DP World sélectionné pour la construction d’un port à un milliard de dollars

 

La République Démocratique du Congo devrait disposer d’un port en eaux profondes d’ici 2020. Les autorités congolaises ont opté pour l’émirati DP Word pour la gestion et le développement du futur port de Banana. Le groupe a décroché une concession de 30 ans pour un projet qui devra mobiliser un total d’un milliard de dollars dont 350 millions de dollars seront alloués à la première phase du projet. 


Résultat de recherche d'images pour


L'opérateur portuaire émirati DP World vient de décrocher une concession de 30 ans pour la gestion et le développement d'un nouveau port multifonctionnel en République Démocratique du Congo. Cet accord se traduira par la mise en place d'une joint-venture liant le groupe émirati et Kinshasa pour gérer et investir dans le port de Banana situé sur la côte atlantique.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Premier port en eaux profondes

Ce projet devra mobiliser une enveloppe initiale de 350 millions de dollars qui sera allouée à la construction d'un quai de 600 mètres et à une extension de 25 hectares de la zone de stockage de conteneurs dont la capacité devra atteindre 350.000 EVP (équivalent vingt pieds) et 1,5 million de tonnes en marchandises diverses. La construction de ce port le long de ses 50 km de côte vise à renforcer le flux de marchandises importées ou exportées en RDC et de ne plus dépendre des installations portuaires des pays limitrophes. 


Pour rappel, l'infrastructure portuaire dont dispose actuellement Kinshasa se limite à des ports peu profonds sur le fleuve Congo, où ne peuvent aborder les gros navires marchands. Le chantier devrait démarrer courant 2018, pour une durée estimée de 2 ans. Le coût total du projet est situé à plus d'un milliard de dollars, les travaux ont été répartis en quatre phases dont l'enchaînement dépendra de la demande du marché. La JV sera contrôlée à 70% par DP World, alors que le gouvernement congolais conservera les 30% restants.

 

Résultat de recherche d'images pour


_ Dépendances aux ports des pays voisins

L'accord prévoit également une option de prolongation de la concession pour une vingtaines d'années supplémentaire. Ce projet s'inscrit dans la stratégie congolaise de renforcements de ses rentrées financières, notamment dans le secteur minier. Le pays vient en effet d'adopter un nouveau code minier où les redevances et dispositions fiscales ont été considérablement musclées et où certains minerais (cobalt, coltan, lithium...) ont été classés stratégiques poussant leur redevance à 10% contre 3,5% pour les restes des minerais.

 La mise en place d'un port à eaux profondes permettra à Kinshasa de canaliser le flux d'une grosse partie des ressources dédiées à l'export, vers un port sous son contrôle. Ce qui devrait se traduire par une amélioration des recettes publiques grâce aux taxes douanières et devrait réduire en partie le recours par les opérateurs aux installations portuaires avoisinantes notamment en Angola, Congo et Tanzanie.

 

Par La Tribune Afrique/ 25/03/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/2018-03-25/rdc-dp-world-selectionne-pour-la-construction-d-un-port-a-un-milliard-de-dollars-773002.html/

 

Résultat de recherche d'images pour


------------------------------

 

Image associée