Publié le : 02-01-2020 à 12:45:25 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

CONGO/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : stabilité politique et perspectives économique et sociale (développement inclusif et intégration des forces vives nationales)



« Congo Brazzaville/ Restructuration des quartiers précaires/ démarrage des travaux dès janvier 2019 : Environ soixante-cinq mille personnes à Brazzaville et Pointe-Noire vont bénéficier du Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires. D’un montant de quatre-vingt-cinq millions de dollars américains, soit plus de quarante-huit milliards FCFA, le projet va permettre la réhabilitation des infrastructures de base, des écoles, centres de santé, des marchés. Il y aura également des chantiers de construction des maisons de jeunes, des conduites d’eau, des routes, des voiries urbaines… »

 

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1 - Congo : Denis Sassou-Nguesso désigné candidat de son parti à la présidentielle de 2021

 

Agé de 76 ans, le chef de l’Etat cumule trente-cinq ans à la tête du pays et peut se représenter jusqu’en 2026. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou-Nguesso a été désigné candidat à la présidentielle de 2021 à l’issue du congrès du Parti congolais du travail (PCT). « Les 2 588 congressistes ont décidé unanimement que le camarade Denis Sassou-Nguesso soit reconduit à la tête du comité central [du parti] et qu’il soit notre candidat à l’élection présidentielle de 2021 », a indiqué Pierre Ngolo, secrétaire général sortant du PCT, dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 décembre.

 

Agé de 76 ans, le président Sassou-Nguesso cumule trente-cinq ans à la tête du Congo, un pays riche en pétrole mais dont la majorité des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Selon la Constitution, il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2021 et, pour la dernière fois, en 2026. « Ce choix n’est pas un choix de trop. Nous avons dit que le choix de Denis Sassou-Nguesso était un choix inéluctable. C’est un choix du changement dans la continuité, le choix de la stabilité et le choix de la paix », a commenté auprès de l’AFP Léonidas Mottom, député PCT et deuxième questeur à l’Assemblée nationale.

 

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_ Un nouveau secrétaire général

Jeudi, le principal parti d’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), avait estimé que les conditions ne seraient pas réunies pour que le Congo organise une élection présidentielle en 2021. L’Upads a proposé une transition et un scrutin en 2023, sans la participation du président Sassou-Nguesso. Le PCT, qui fête ses 50 ans d’existence ce mardi, a organisé son cinquième congrès ordinaire du 27 au 30 décembre. Le parti a désigné 727 nouveaux membres de son comité central, qui ont à leur tour élu Pierre Moussa, 78 ans, au poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans.


M. Moussa remplace à ce poste Pierre Ngolo, 65 ans, qui est également président du Sénat. Né en 1941, M. Moussa est un économiste qui a travaillé par le passé dans des institutions financières internationales comme la Banque mondiale. Plusieurs fois ministre entre 1997 et 2012, il a été président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) entre 2012 et 2017. « Pierre Moussa est un homme capable de rassembler ce qui est épars », a estimé le député Mottom.

 

Le Monde avec AFP / Publié 01/01/2020.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/31/congo-denis-sassou-nguesso-designe-candidat-de-son-parti-a-la-presidentielle-de-2021_6024473_3212.html/

 

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2 - FMI-CONGO (Brazzaville) : Accord d’un montant de 448,6 millions de dollars

 

Le conseil d’administration du FMI approuve un accord d’un montant de 448,6 millions de dollars au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur de la République du Congo.

 

·         La décision du conseil d’administration permet de décaisser immédiatement 32,4 millions de DTS (environ 44,9 millions de dollars) en faveur de la République du Congo.

·         Le programme de la République du Congo au titre de la FEC appuie les efforts déployés par les autorités pour rétablir la viabilité des finances publiques et reconstituer les réserves régionales tout en améliorant la gouvernance et en protégeant les groupes vulnérables de la population.

·         Les autorités congolaises ont redoublé d’efforts en 2018 et en 2019 pour s’attaquer à la crise économique qui les a frappé et aux problèmes de gouvernance qui y sont liés.

 

Le 11 juillet 2019, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé en faveur de la République du Congo un accord triennal au titre de sa facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 324 millions de DTS (environ 448,6 millions de dollars, ou 200 % de la quote-part du pays) à l’appui du programme de réformes économiques et financières du pays. Le programme appuyé par la FEC vise à aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette, et à jeter les bases d’une croissance plus élevée et plus inclusive. 


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Il vise également à améliorer la gouvernance afin d’accroître l’efficience et la transparence de la gestion des ressources publiques, plus particulièrement dans le secteur pétrolier. Le programme appuyé par le FMI contribuera de manière positive à la stratégie régionale et aux efforts de stabilité de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). La décision du conseil d’administration du FMI permet de décaisser immédiatement 32,40 millions de DTS, soit environ 44,9 millions de dollars. Les décaissements du montant restant seront échelonnés sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles par le conseil d’administration.

 

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À l'issue des débats du conseil d'administration sur la République du Congo, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré :

« La République du Congo a été durement touchée par le choc des prix du pétrole et par le retard du rééquilibrage budgétaire, auxquels s’ajoutent des problèmes de gouvernance et une dette non viable. Ce choc a réduit les amortisseurs budgétaires et extérieurs et déclenché une profonde récession. Pour remédier à ces problèmes, le programme appuyé par le FMI donne la priorité à un rééquilibrage budgétaire et une restructuration de la dette ; un renforcement du capital humain, notamment au moyen de mesures protégeant les groupes vulnérables et des réformes structurelles mettant l’accent sur la gouvernance et le renforcement de la diversification économique afin de rendre la croissance plus inclusive.

 

« Les autorités ont commencé à mettre en œuvre un programme ambitieux d’assainissement des finances publiques et de réformes structurelles. La mobilisation des recettes intérieures constituera un pilier essentiel de la stratégie ; les autorités devraient poursuivre la mise en œuvre des mesures prévues au budget 2019, en mettant l’accent sur l’élargissement de l’assiette fiscale et le respect de la réglementation, tout en protégeant les dépenses sociales en faveur de l’éducation, de la santé et des groupes vulnérables, y compris les programmes destinés aux femmes. Il importera également d’accroître la transparence des finances publiques, d’améliorer l’efficience des investissements publics et de supprimer les dépenses hors budget.

 

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« Le récent accord de restructuration de la dette bilatérale de la République du Congo devrait s’accompagner d’efforts de bonne foi visant à restructurer la dette commerciale, afin de maintenir la viabilité de la dette du pays.

« Les autorités ont appliqué un programme ambitieux de réformes visant à améliorer la gouvernance. D’autres réformes s'imposeront en vue de renforcer l’État de droit et le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de mettre sur pied la nouvelle haute autorité de lutte contre la corruption.

« Les perspectives à moyen terme pour la République du Congo sont sujet à des risques découlant de la volatilité des cours pétroliers, d’éventuels déséquilibres dans la mise en œuvre des politiques et de la détérioration de la situation sécuritaire. Cependant, les autorités ont pris des mesures décisives pour améliorer les finances publiques et ont récemment fait preuve d'une bonne mise en œuvre des réformes structurelles. Les risques pesant sur le programme devraient être gérables si les autorités continuent d’appliquer des politiques prudentes.

« Le programme est appuyé par des efforts déployés à l’échelle de l’Union pour maintenir une orientation adéquate de la politique monétaire, constituer des réserves régionales et assurer la stabilité du secteur financier. »

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 19/274/ FMI/ 11 juillet 2019

 

https://www.imf.org/fr/News/Articles/2019/07/11/pr-19274-rep-of-congo-imf-executive-board-approves-us448-mil-arrangement-under-the-ecf/

 

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( Brazzaville/ Tour Nabemba/ 106 mètres de hauteur/ 30 étages)

3 - CONGO : Economie, perspectives politique, économique et sociale

 

_ POPULATION : 4,3 MILLIONS

_ PIB PAR HABITANT : 2005 $US

 

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(Cité Gouvernementale/ Brazzaville : La cité gouvernementale de Brazzaville (Congo) est un complexe composé de 10 bâtiments gouvernementaux pouvant accueillir 24 ministères)


_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2016

 

2017

2018

2019 (p)

Croissance PIB (%)

-2,8

 

-3,1

1,0

4,2

Inflation (moyenne annuelle, %)

3,6

 

0,5

1,2

1,8

Solde public / PIB (%)

-19,4

 

-7,6

7,1

7,9

Solde courant / PIB (%)

-54,1

 

-13,1

4,2

5,4

Dette publique / PIB (%)

118,6

 

117,5

87,8

81,7

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

 

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(Brazzaville : Tours jumelles de Mpila (30 étages))

_ POINTS FORTS

·         Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, potassium, phosphates, bois) et potentiel agricole

·         Potentiel de diversification de l’économie avec l’ouverture de zones franches

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Forte dépendance à l’égard du pétrole et de la Chine

·         Manque d’infrastructures, réduction insuffisante de la pauvreté

·         Environnement des affaires pénalisant : faible gouvernance et corruption

·         Manque de transparence sur le niveau de sa dette et incertitudes quant au paiement des intérêts

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

_ Une reprise qui se consolide grâce au secteur pétrolier

Après deux années de récession, l’économie congolaise a renoué avec la croissance en 2018. La hausse du prix du pétrole, couplée à une forte augmentation de la production, a favorisé un rebond du PIB pétrolier. Dans le même temps, le secteur non pétrolier a continué à peser sur la croissance, limitant ainsi la reprise. Il a été fortement pénalisé par la crise des finances publiques qui a suivi le choc pétrolier de 2014/15.

 

La croissance devrait accélérer nettement en 2019, tirée par un PIB pétrolier toujours dynamique. En effet, alors que le prix du baril resterait relativement stable, la production d’hydrocarbure augmenterait, portée par la montée en régime des champs offshore de Nene Marine (exploité par Eni) et de Moho (Total). La République du Congo deviendrait le troisième producteur pétrolier d’Afrique subsaharienne. De son côté, l’activité non pétrolière montre des signes de reprise et pourrait légèrement contribuer à la croissance, après l’avoir grevée ces dernières années. L’investissement serait également bien orienté, notamment dans les infrastructures publiques.

 

Alors que le gouvernement lance en 2019 un nouvel appel d’offres pour les licences d’exploration en eaux profondes, l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région du Pool et la conclusion d’accords avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Chine devraient favoriser un retour des investisseurs étrangers, malgré un environnement des affaires toujours difficile. En revanche, les efforts de consolidation budgétaire devraient continuer à peser sur une consommation toujours anémique. Enfin, l’inflation devrait rester relativement stable en 2019, toujours en deçà de la cible des 3 % de la BEAC (Banque des États d’Afrique centrale).

 

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La dette reste lourde malgré sa restructuration et le soutien du FMI

La hausse du prix du pétrole a conduit à une nette amélioration des finances publiques en 2018, permettant aux autorités de dégager un excédent budgétaire. Ce dernier devrait se maintenir en 2019, malgré la hausse des dépenses publiques prévue par la loi de finance. La situation financière du pays n’en demeure pas moins critique. Entre 2014 et 2016, le Congo, lancé dans un important programme d’investissements en infrastructures, a maintenu un niveau élevé de dépenses publiques, malgré la forte baisse de ses revenus. L’accumulation de déficits qui s’est ensuivie a augmenté significativement le ratio d’endettement, déjà très élevé.

 

Aujourd’hui, la dette publique est essentiellement extérieure. Après le défaut temporaire sur des Eurobonds en juillet 2017, l’agence de notation Standards and Poor’s a révélé en septembre de la même année l’existence d’une dette cachée liée à d'importants arriérés auprès des sociétés de trading suisses Glencore et Trafigura. Cette découverte a provoqué la suspension des discussions avec le FMI, qui avait conditionné son aide à une amélioration des comptes publics et à des négociations entre le Congo et ses principaux créanciers afin de rétablir la viabilité de sa dette. En mai 2019, le pays a trouvé un accord de rééchelonnement de sa dette avec la Chine, première créancière. 


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Le 11 juillet, le FMI a finalement validé un programme de Facilité élargie de crédit d’un montant de 448,6 millions de dollars sur 3 ans. Cette aide constitue un apport important dans l’objectif de rétablir la viabilité des finances publiques et des comptes extérieurs. Cependant, la situation financière du pays reste préoccupante, à l’image du service de la dette qui pèsera environ 15% du PIB en 2019. De plus, le pays doit toujours négocier avec Glencore et Trafigura. 


Outre les sociétés de trading, l’État congolais est engagé dans un litige avec l’entreprise de construction Commisimpex qui lui réclame 1,2 milliard de dollars (15 % du PIB) pour des travaux d’infrastructures non-payés. Cette dette, pourtant validée par plusieurs tribunaux, n’est pas avalisée par le FMI. La hausse des exportations pétrolières, qui représentent environ 75 % des exportations, a permis de dégager un excédent du compte courant qui devrait se maintenir en 2019. Cependant, le pays reste vulnérable à tout retournement de la conjoncture pétrolière.

 

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_ Apaisement des tensions dans le Pool

L’accord de paix signé entre les miliciens Ninjas Nsiloulous du pasteur Ntumi et le gouvernement congolais en décembre 2017 a permis de désamorcer l’escalade de violence dans la région du Pool, située au sud de Brazzaville. Les rebelles avaient pris les armes en avril 2016, contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso. Les affrontements entre les milices armées et les forces congolaises avaient conduit à l’arrêt de la liaison ferroviaire entre Brazzaville et Pointe Noire en novembre 2016, perturbant une partie de l’économie du pays. Même si l’accord de paix semble respecté et le désarmement des milices se poursuit, la situation de la population reste précaire : 138 000 personnes sont en situation humanitaire difficile.

 

Malgré les contestations dans le Pool, le président Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis 1997, est sorti renforcé des élections présidentielles de 2016 et législatives de juillet 2017. Son parti (Parti congolais du travail) reste majoritaire à l’Assemblée face à une opposition encore fragmentée, malgré les tractations pour s’unir dans l’optique des élections de 2021. La crise des finances publiques, qui a généré d’importants retards de salaire pour les fonctionnaires, continue de nourrir un climat social très tendu.

 

Dernière mise à jour : Août 2019/

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Congo/

 

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4 - CONGO-BRAZZAVILLE/ SANTÉ ET MÉDECINE : les syndicats du CHU de Brazzaville dénoncent un détournement de fond

 

L’intersyndicale du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), a dénoncé samedi 23 novembre devant la presse d’importants détournements financier dans l’hôpital. Les syndicalistes pointent du doigt la direction de l’établissement et le ministère de la Santé. Le détournement est estimé à près de 1,6 milliard de francs CFA (environ 2,4 millions d’euros). Les fonds détournés ont été décaissés du Trésor public au profit du CHU depuis avril 2018. Mais, tout cet argent aurait pris la direction du Canada, pays d’origine de l’actuel directeur général du CHU qui a pris ses fonctions il y a huit mois.

 



« Le CHU ne sera pas redressé »

« Le directeur de cabinet de Mme la ministre de la Santé [Jacqueline Lydia Mikolo, ndlr] est venu nous affirmer en plein comité de direction que cet argent avait été utilisé pour autre chose. Alors que de cette subvention [de près de 1,6 milliard de FCFA ndlr] devait découler l’achat des médicaments pour la pharmacie, des réactifs pour les laboratoires et des consommables pour la radiologie et l’imagerie médicale », déplore Victor Bienvenu Kouama, président de l’intersyndicale du CHU qui dénonce un détournement odieux.

 

L’intersyndicale du CHU demande aux autorités compétentes de résilier le contrat conclu entre le ministère de la Santé et l’Unité de soins internationaux du Canada ayant permis la nomination de l’actuelle équipe dirigeante de cet établissement de 700 lits. « Au bout de ces contrats le CHU ne sera pas redressé […]. Il y a bien des cadres au Congo qui ont des connaissances et des compétences et peuvent redresser l’hôpital à moindre coût », relève M. Kouama. En 2017, une polémique avait déjà eu lieu lorsqu'un audit avait détecté de nombreux dysfonctionnements dans le CHU de Brazzaville.

  

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■ Des fausses accusations pour les responsables du CHU

La direction du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville a qualifié de « fallacieuses » les accusations de détournement de plus de 1,5 milliard de francs CFA (2,4 millions d’euros) formulées par l’intersyndicale. Il s’agit simplement de fausses accusations portées par des syndicalistes qui ont perdu des commissions et qui n’ont pas encore obtenu l’augmentation de l’âge de la retraite à 62 ans, contre 60 actuellement, rétorque Ulrich Judicaël Biez, directeur général adjoint du CHU.

 

Nous avons été grandement surpris de la réaction de l’intersyndicale avec qui l’administration se réunit régulièrement dans le cadre de la paix sociale. Au cours de nos rencontres nous leur faisons étalage de ce que comment chaque centime est géré. On peut comprendre que la suppression des commissions au sein du CHU est peut-être la cause de cette réaction. Ces gens de l’Intersyndicale exigent que l’âge de la retraite soit prolongé à 62 ans (contre 60 ans actuellement, NDLR)… Comme cela ne leur est pas encore accordé et parmi eux il y a des gens qui sont à la porte, on peut comprendre que ce type de réactions puissent provenir de là. // Ulrich Judicaël Biez, directeur général adjoint du CHU de Brazzaville/ 25-11-2019 - Par Loïcia Martial

 

Par RFI Publié le 24-11-2019 / Modifié le 25-11-2019 /

 

http://www.rfi.fr/afrique/20191124-congo-syndicats-chu-brazzaville-detournement-fond/

 

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5 - Congo : Plan national de développement des ressources humaines pour la santé [PNDRHS], 2011-2020)

 

L’absence d’une stratégie pour le développement des RHS associée à la suspension du recrutement dans le service de la santé publique pendant près de 20 ans a provoqué un déclin de la densité des agents de santé en République du Congo. Le pays compte 0,28 médecin et 1,91 infirmière et sage-femme pour 10 000 habitants. En outre, la main-d’œuvre du secteur de la santé est vieillissante et la qualité du travail a diminué (Direction générale de la Santé, 2009).

 

Les autres enjeux sont notamment :

·         répartition géographique inéquitable, 66% des médecins, 42% du personnel paramédical, et 28% des lits d’hôpitaux étant situés à Brazzaville, où vit 37% de la population. Les zones rurales du nord du pays ont le moins d’agents de santé, en particulier les médecins (1,1%-2,6%).

·         faibles capacités en matière de gestion des RHS

·         manque de coordination parmi les multiples structures engagées dans la planification et la gestion des RHS

·         absence d’une base de données fiable sur les RHS

·         absence d’un cadre de coordination pour permettre aux institutions de formation des agents de santé de prendre en compte les besoins actuels des systèmes de santé

·         manque de ressources physiques et financières dans les écoles de formation

·         textes juridiques inefficaces ou dépassés relatifs à la planification et à la gestion des RHS (DEP, Ministère de la Santé, des Affaires sociales et de la Famille, 2009 ; Observatoire de la santé en Afrique, OMS, 2012)

 

La République du Congo a récemment élaboré un projet de plan stratégique pour les RHS (Plan national de développement des ressources humaines pour la santé [PNDRHS], 2011-2020) dont l’objectif global est d’améliorer le système de production, le recrutement et la gestion des agents de santé. Le plan est censé améliorer le système national de soins de santé par le renforcement des capacités et la mise en place de mécanismes pour la coordination intersectorielle tant au niveau central qu’au niveau décentralisé.

 

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Les objectifs spécifiques sont notamment :

·         Renforcer les capacités des institutions éducatives et la formation en cours d’emploi pour les agents de santé afin de répondre aux besoins de la population en matière de santé et à ceux qui sont identifiés dans la politique actuelle du secteur de la santé

·         Renforcer les capacités de la direction chargée des RHS en termes de planification des agents de santé, gestion de carrière, développement des compétences, et rémunération des RHS

·         Mettre en œuvre des mesures de motivation et des incitations pour assurer la disponibilité et la qualité des agents de santé.

 

Source : www.who.int/ janvier 2020/

 

https://www.who.int/workforcealliance/countries/cog/fr/

 

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6 - Congo (Brazzaville)/ Gouvernance routière : le Plan National des Transports validé

 

L’atelier national de présentation, de discussion et de validation du Plan National des Transports (PNT), couvrant la période de 2019 à 2038, s'est déroulé les 9 et 10 janvier 2019 sous la présidence de la ministre du Plan, de la statistique et de l'intégration régionale, Ingrid Ebouka-Babackas et de l'Ambassadeur de l'Union européenne, S.E.M Raul Mateus Paula. Réalisé dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance et à l’Entretien Routier (PAGER), le PNT est une mise à jour du plan préparé en 2004. Il est complété par la définition des procédures et des documents qui permettront le suivi de sa mise en œuvre.

 

Au cours de cet atelier, divisé en plusieurs sessions de travail, le géoportail routier, un outil conçu dans le cadre du PAGER pour améliorer la programmation routière, a été présenté aux participants. La présentation des différentes sessions de l’atelier a été  suivie d'échanges entre les responsables du développement, de l’exploitation et de l’entretien des infrastructures et des services de transport des modes de transports routier, ferroviaire, fluvial maritime et aérien. A l’issue de ces travaux, les participants ont validé et approuvé le programme d’actions ainsi que les réformes et les investissements définis par le PNT qui devront être mis en œuvre d’ici 2038.

 

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Le PAGER a été géré par la Cellule Technique de la Commission Nationale de Suivi du Plan National de Transport. Sa mise à jour est associée au ministère des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, au ministère de l’Equipement et de l’entretien routier ainsi qu’à la délégation générale aux grands travaux. Le PNT prolonge et détaille le Plan National de Développement 2018-2022 récemment approuvé par le Parlement. Depuis 2006, l'Union européenne contribue à la planification due secteur routier et à la gestion de l'entretien du réseau routier.  Pour l'Ambassadeur Raul Mateus Paula, "Le défi pour le Congo consiste maintenant à assurer une exploitation durable des voies de transport pour établir des conditions de circulation adéquates, en termes de fluidité, de sécurité et de coûts".

 

30/01/2019/

 

https://eeas.europa.eu/delegations/congo-brazzaville/57380/gouvernance-routi%C3%A8re-le-plan-national-des-transports-valid%C3%A9_fr/

 

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7 - Enquêtes/ Restructuration des quartiers précaires : le démarrage des travaux prévu dès janvier 2019

 

Environ soixante-cinq mille personnes à Brazzaville et Pointe-Noire vont bénéficier du Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (DurQuap). D’un montant de quatre-vingt-cinq millions de dollars américains, soit plus de quarante-huit milliards FCFA, le projet va permettre la réhabilitation des infrastructures de base, des écoles, centres de santé, des marchés. Il y aura également des chantiers de construction des maisons de jeunes, des conduites d’eau, des routes, des voiries urbaines…

 

La question de la mise en œuvre de ce projet a été au cœur d’un tête-à-tête, le 2 octobre à Brazzaville, entre le ministre de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, et la représentante de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara. Ciblant à Brazzaville les quartiers Moukoundzi Ngouaka (premier arrondissement Makélékélé) et Soukissa (cinquième arrondissement Ouenzé) et à Pointe-Noire les quartiers de MBoukou (troisième arrondissement) ainsi que Tsagambi (quatrième arrondissement), le DurQuap va aussi faciliter l’accès à l’eau et l’électricité aux habitants de ces deux villes.

 

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Projet de Développement Urbain et de Restructuration des Quartiers Précaires (DURQuaP)

Au sortir de la rencontre le 2 octobre, la représentante de la Banque mondiale a assuré sur l’état d’avancement du projet. « Le projet est sous la tutelle du ministre Jean-Jacques Bouya, c’est pourquoi nous sommes venus faire le point de sa mise en œuvre qui est assez satisfaisante. Le ministère a beaucoup œuvré pour que les travaux du projet débutent à partir du premier trimestre 2019 », a indiqué Korotoumou Ouattara.

Le Congo est l’un des pays les plus urbanisés de l’Afrique subsaharienne avec un taux de près de 50% qui pose des problèmes de spéculation foncière, d’explosion d’habitations précaires et d’accès aux services sociaux de base. Dans le cadre de ce projet, certains habitants ciblés seront délocalisés en attendant la fin des chantiers.  

 

Fiacre Kombo/ Mercredi 3 Octobre 2018/  5

 

http://www.adiac-congo.com/content/restructuration-des-quartiers-precaires-le-demarrage-des-travaux-prevu-des-janvier-2019/

 


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8 - POLITIQUE ÉCONOMIQUE/ Congo-Brazzaville : chantiers suspendus et projets clés

 

Conséquences visibles de la crise financière et économique, nombre de chantiers sont à l’arrêt dans la capitale Brazzaville. « Les seuls qui continuent de tourner sont ceux financés par les acteurs chinois », constate Pierre-Alix Tchiongho, directeur associé chez Ernst & Young Congo. Au plus fort de la crise, en 2017, 52 % des entreprises actives dans le pays ont dû réduire leurs effectifs, et beaucoup de sociétés de BTP opérant dans le cadre de projets publics ont dû cesser tout ou partie de leurs activités car elles n’étaient pas payées. C’est le cas de Sanjose, le constructeur espagnol chargé de la réalisation des nouveaux locaux du ministère de l’Intérieur – pour l’heure suspendue.

 

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_ Modernisation du port

En revanche, d’autres projets majeurs pour la relance économique prennent corps. Depuis le mois de mars, quatre grues (deux de 40 t et deux de 6 t) venues du port français du Havre ont été installées dans le port de Brazzaville en vue du projet de modernisation cofinancé par l’Union européenne (UE), qui comprend aussi le renforcement et la rénovation de plus de 1 km de quais.

Côté maritime, le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), qui s’était déjà considérablement modernisé et agrandi ces dernières années, bénéficie d’une aide importante de l’Agence française de développement (AFD) pour la construction d’un nouveau port de pêche et la modernisation de ses infrastructures. Un financement de 70 millions d’euros complété par une subvention de 29,3 millions d’euros de l’UE. Les travaux devraient débuter d’ici au deuxième semestre de 2020.

 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 03 septembre 2019/ Par Marjorie Cessac

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/821880/economie/congo-brazzaville-chantiers-suspendus-et-projets-cles/

 

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9 - PÉTROLE & GAZ/ Congo-Brazzaville : une seconde vague d’or noir

 

Après un repli lié à l’arrivée à maturité de certains champs, la production de pétrole reprend grâce à l’entrée en exploitation de nouveaux gisements. Petit à petit, le secteur pétrolier se redresse. La production est passée de moins de 232 000 barils par jour (b/j) en 2016 à plus de 330 000 b/j en 2018, mieux que le pic de 316 000 b/j atteint en 2010. Ces volumes sont extraits pour l’essentiel par la filiale congolaise du français Total E&P (220 000 b/j en 2018, dont 110 000 b/j dans le champ de Moho-Nord, exploité depuis mars 2017), suivie du franco-britannique Perenco (68 000 b/j), qui se hisse devant l’italien Eni (60 000 b/j), et l’américain Chevron Overseas (35 000 b/j). Loin devant la production, bien plus marginale, d’opérateurs comme le congolais Africa Oil and Gas Corporation, le chinois Wing Wah ou le britannique Anglo African Oil & Gas.

 

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_ Nouveaux partenaires

L’année 2019 s’annonce prometteuse, avec une moyenne de 345 000 b/j fin avril, qui pourrait dépasser 380 000 b/j d’ici à décembre, selon la Direction générale des hydrocarbures. Cette tendance devrait se poursuivre en 2020 grâce à de nouveaux forages dans les champs de Moho-Nord (Total), de Néné-Banga (Eni) et de Banga-Kayo (Wing Wah), et à la remise en production de Nsoko (Total). Sans oublier les développements des gisements offshore de Sounda (ex-Marine VI, exploité par le nigérian Pelfaco), Litanzi, Nongo et Bouatou (Perenco), Lidongo, Viodo, Lideka et Loubana (Coastal Energy), Minsala et Nkala (Eni). Par ailleurs, une quinzaine de permis d’exploration ont été octroyés, notamment dans le cadre du « Licence Round ». Au cours d’une première phase, des blocs ont été attribués à Total E&P (Marine XX), à Kosmos (Marine XXI) et à Perenco (Marine XXVII).

 

Lors de la deuxième phase, engagée en septembre 2018 et qui s’achèvera à la fin de 2019, le ministère des Hydrocarbures et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) ont conclu deux contrats de partage de production (CPP) – l’un signé en mars avec l’américain Kosmos Energy (Marine XXI), l’autre en juin avec Pelfaco (Sounda) –, qui attendent l’approbation du Parlement. Et des négociations sont en cours avec Total E&P pour quatre CPP (Marine XX, Nsoko, Nanga 1 et Mokélembembé).

 

Trois facteurs contribuent à l’évolution du secteur dans le pays, à commencer par l’arrivée de nouveaux partenaires, parmi lesquels le russe Gazprom, le sud-africain Divine Inspiration Oil (Dig Oil), les chinois Wing Wah et China National Offshore Oil Corporation (CNOCC), Pelfaco, le britannique Philia Energy et le norvégien Coastal Energy. Par ailleurs, quelques compagnies à capitaux congolais ont vu le jour, telles que Pepa, Kontinent et Petco.

 

Enfin, l’exploration s’est développée en mer à de très grandes profondeurs, mais aussi onshore, en particulier dans le bassin de la Cuvette congolaise, avec l’octroi de permis à Total E&P Congo (Mokéle-Mbembé), à Dig Oil (Mopongo), à Eni Congo (Ngolo) et à Pepa (Ngoki). Cependant, si le pays peut se réjouir de voir l’or noir couler à flots, il va devoir plus que jamais prendre garde au syndrome hollandais. Et à la préservation de l’environnement

 

RÉSERVÉ AUX ABONNÉS/ 05 septembre 2019/ Par Muriel Devey Malu-Malu/ Mis à jour le 12 novembre 2019/

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/821881/economie/congo-brazzaville-une-seconde-vague-dor-noir/


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10 - PÉTROLE & GAZ/ Congo-Brazzaville : découverte d’un premier gisement onshore de pétrole

 

Deux sociétés d’exploitation pétrolière ont présenté, samedi à Oyo, les caractéristiques du premier gisement onshore de pétrole découvert dans la région de la Cuvette au nord du Congo, pouvant quasiment quadrupler la production du pays. Les réserves de ce gisement sont estimées à quelque 359 millions de barils. Le gisement du Delta de la Cuvette (son nom officiel), qui s’étend sur une superficie de 9 392 mètres carrés, dispose de quatre puits dont le premier est en perforation depuis mars, selon la Société africaine de recherche pétrolière et distribution (SARPD-oil) et l’entreprise PEPA chargées de son exploitation.

 

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. 983 000 barils par jour

D’après les études de prospection, le gisement pourrait produire jusqu’à plus d’un milliard de mètres cubes d’hydrocarbures, dont 359 millions de barils de pétrole (983 000 barils par jour), a affirmé Mohamed Rahmani, directeur marketing de SARPD-OIL. « La part de l’État congolais (qui a attribué le permis en 2006) sera de 35 % », en rapport avec un accord de partage de production, a-t-il précisé. « Nous ne sommes pas encore en phase de production, mais plutôt dans la dernière phase de perforation. Et, dans les déblais qui remontent en surface, nous avons trouvé des huiles, c’est-à-dire du pétrole », a expliqué Albert Boukoulou Matondo, ingénieur forage sénior du gisement découvert.

 

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_ « Le résultat d’un long processus »

« Je peux confirmer qu’on a traversé des zones réservoir imprégnées avec des hydrocarbures. C’est un puits d’exploration pure », a-t-il ajouté. Officiellement, le Congo produit actuellement 350 000 barils de pétrole par jour. Il est ainsi le troisième producteur d’Afrique subsaharienne, loin derrière le Nigeria et l’Angola. Avant la découverte de ce gisement,  les réserves du Congo étaient estimées à 1,6 milliard de barils, selon le dernier rapport annuel de BP.

 

Ces deux firmes sont dirigées par Claude Wilfrid Etoka, homme d’affaires congolais proche du président Denis Sassou Nguesso. Tous deux sont originaires de la Cuvette, région qui abrite le gisement. Dans une vidéo projetée à la cérémonie de présentation du Delta de la Cuvette, marquée par la présence de quelques membres du gouvernement, le président Denis Sassou Nguesso s’est félicité de l’opération de forage du gisement. « C’est une nouvelle qui nous réjouit tous, car c’est le résultat d’un long processus qui a commencé dans les années 1980 », a-t-il fait savoir. « Renforcer l’indépendance énergétique du Congo, tel est le rôle que doit jouer le Delta de la Cuvette», a déclaré Claude Wilfrid Etoka.

 

12 août 2019 / Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 12 août 2019 à 10h46

 

https://www.jeuneafrique.com/815456/economie/congo-brazzaville-decouverte-dun-premier-gisement-onshore-de-petrole/

 

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11 - LE CONGO SE LANCE DANS LE DÉVELOPPEMENT DU NUCLÉAIRE CIVIL

 

Le géant du nucléaire russe Rosatom a rendu public la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement congolais portant sur le développement du nucléaire civil et la construction prochaine d’une centrale nucléaire. Ce nouveau partenariat, conclu mardi 13 février 2018 à Moscou entre ROSATOM et le Ministère de la Recherche Scientifique et des Innovations Technologiques de la République du Congo, permettra à ce pays d’Afrique centrale de stabiliser sa production d’électricité et de sécuriser son approvisionnement.

 

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Dans le sillage de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer d’une centrale nucléaire en activité à l’heure actuelle, plusieurs pays africains commencent à promouvoir l’énergie nucléaire comme une composante déterminante de leur mix énergétique futur, et investissent désormais dans la formation des compétences humaines. L’énergie nucléaire pour produire de l’électricité s’impose en effet de plus en plus comme un choix stratégique et n’est plus l’apanage des grandes puissances ou de quelques pays asiatiques émergents. 

Il faut dire que la forte augmentation des besoins en électricité en Afrique, liée à la croissance démographique et à un taux d’équipements de la population en hausse (en climatisation par exemple), pose un réel problème d’approvisionnement électrique pour des pays, victimes de pannes et de délestages réguliers.

 

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_ Des besoins économiques et sociaux en électricité toujours insatisfaits

En République démocratique du Congo par exemple, la production électrique composée essentiellement d’énergies hydroélectrique et fossiles est toujours insuffisante. Les anciennes centrales hydroélectriques de Moukoukoulou et du Djoué mises en service respectivement en 1952 et 1979 avec des capacités de 15 MW et 74 MW sont aujourd’hui vétustes, et la mise en service ces dernières années de la centrale hydroélectrique d’Imboulou d’une capacité de 120MW, de la centrale thermique au fuel de Brazzaville de 32,5 MW et de la Centrale électrique du Congo au gaz naturel de 300MW n’ont pas permis de couvrir les besoins économiques et sociaux du pays en électricité.

 

Pour y remédier, les autorités congolaises envisagent désormais de s’engager dans le développement du nucléaire civil et viennent de signer pour cela un accord-cadre avec l’agence russe Rosatom. Cet accord, le premier du type entre les deux parties, pose la base d’une collaboration destinée à terme, à développer des infrastructures nucléaires dans le pays, à mettre en place des programmes de sensibilisation sur les technologies nucléaires ainsi que leurs applications possibles dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, de la médecine et de l’énergie.

 

Il est également prévu la construction d’un centre des sciences et technologies nucléaires au Congo, et la mise en place de groupes de travail multisectoriels, composés d’experts des deux pays pour la mise en application du mémorandum.

  

RÉDIGÉ PAR : LA RÉDACTION/ lundi 19 février 2018 / NUCLÉAIRE/ BRÈVE

 

https://lenergeek.com/2018/02/19/congo-nucleaire-rosatum/

 

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