Publié le : 08-02-2020 à 15:42:22 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

NIGERIA/ ECONOMIE/ SOCIAL/ GOUVERNANCE : Economie, politique et perspective socio-économique


« NIGERIA/ PUISSANCE ECONOMIQUE ET PUISSANCE DEMOGRAPHIQUE : Le Nigéria (avec près de 200 millions d’habitants) représente près de 20 % du PIB continental et environ 75 % de l’économie ouest-africaine. Malgré cette domination, ses exportations vers le reste de l’Afrique sont estimées à 12,7 %, et seulement 3,7 % du commerce total est réalisé au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Le Nigéria n’a pas encore ratifié l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, dans l’attente des résultats de vastes consultations avec les capitaines d’industrie et d’autres pays. »

 

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(Ibeju Lekki To Generate Over $5b Dollars For Lagos)


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1 - Nigéria/ Cinéma : Nollywood, une industrie nigériane qui génère 50 000 emplois

 

L’industrie cinématographique Nollywood crée au moins 50 000 emplois, a affirmé, l’acteur Anikulako Jamaa, lors d’une conférence qu’il a animée, mercredi en fin de soirée, sur le cinéma nigérian, à la rotonde de Nour Al Hayat à Abidjan-Plateau. "Nollywood crée au moins 50 000 emplois et cela permet d’intégrer beaucoup de jeunes", a déclaré, M. Anikulako relevant le caractère informel du secteur. Il a précisé que le cinéma nigérian est aux mains de trois groupes de créateurs. Il s’agit de Nollywood, Kanowood et Yorubawood.


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Critique à l’égard de Nollywood à ses débuts, Anikulako Jamaa a déclaré en avoir pris fait et cause car a-t-il rappelé, l’objectif de Nollywood était, dans les années 1988, de faire un cinéma africain pour des africains. Il est revenu sur le chemin parcouru par ce cinéma qui est passé du matériel rudimentaire pour la production de films sous forme de cassettes puis en vidéos à la nouvelle production caractérisée par la performance du matériel, la qualité de production et les échanges entre les acteurs.

 

Le cinéaste s’est réjoui du succès enregistré dans cette quête d’un cinéma africain avec les réalités africaines car Nollywood participe à de nombreuses projections à travers le monde. "Toutes les salles de cinéma sont occupées par les églises comme en Cote d’Ivoire ici mais aujourd’hui grâce à Nollywood, 56 nouvelles salles de cinéma ont ouvert actuellement", a révélé le cinéaste.


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M. Anikulako a déploré le manque de règlementation et l’insuffisance de financement dans le cinéma au Nigeria, a-t-dit, l’espoir pointe à l’horizon." On a déposé une loi qui doit être votée et le gouvernement a injecté 200 millions de dollars US dans le secteur. De même deux banques acceptent de financer les productions", a-t-il révélé. Cette situation, selon l’acteur, est la porte ouverte aux individus peu commodes qui, pour avoir un nom, produisent ou font distribuer leur production par les pirates. D’autres profitent du milieu cinématographique dans le pays pour faire du blanchiment d’argent.


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Pour le cinéaste, l’Afrique reste encore insuffisamment exploitée dans le domaine de la culture cinématographique et les africains doivent se mettre ensemble pour relever le défi. "Malgré le nombre élevé de productions au Nigeria cela n’arrive pas à satisfaire toutes les 139 chaînes de télévision qui existent dans le pays et ces chaînes sont obligées de jouer souvent le même film toute la journée", a-t-il dit.

 

Source : www.rti.ci/ AIP/ Février 2020

 

https://www.rti.ci/infos_culture_10678_cinema-nollywood-une-industrie-nigeriane-qui-genere-50-000-emplois.html/


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2 - Nigeria/ Politique : Buhari présente officiellement un nouveau gouvernement qui ressemble au précédent

 

Le président nigérian Muhammadu Buhari, réélu en février, a officiellement présenté mercredi son nouveau gouvernement, qui voit ses principaux ministres conserver leurs portefeuilles. Fort de 43 membres, le gouvernement a été présenté lors d'une cérémonie à la résidence présidentielle d'Abuja, presque trois mois après la prestation de serment du chef de l'Etat pour un nouveau mandat de quatre ans.


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Les portefeuilles des Affaires étrangères (Geoffrey Onyeama), des Finances (Zanaib Ahmed), des Transports (Rotimi Amaechi) et du Logement (Babatunde Fasholane) ne changent pas de titulaires. Muhammadu Buhari, 76 ans, a décidé de continuer à s'attribuer le ministère stratégique du Pétrole, avec comme vice-ministre Timipre Silva, ancien gouverneur de l'Etat riche en pétrole de Bayelsa (Sud).

 

Le président Buhari a été vivement critiqué ces dernières semaines par les commentateurs politiques, qui ont regretté que 14 des ministres choisis appartenaient déjà au précédent gouvernement (2015-2019), ne laissant ainsi présager aucune réforme de fond ou changement de cap. Et les autres sont dans leur quasi-totalité des anciens de la scène politique nigériane, issus du parti présidentiel, le Congrès de tous les progressistes (APC).


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Le clientélisme est une des composantes essentielles de la politique nigériane depuis la fin de la colonisation britannique, souvent aux dépens du développement du pays et de la lutte anti-corruption. Il n'y a que sept femmes dans le gouvernement, dans un pays qui détient déjà le record de la plus faible représentation des femmes au Parlement pour toute l'Afrique subsaharienne, selon un rapport de l'ONG américaine International Republican Institute (IRI) de 2019. Réseaux sociaux et médias ont aussi dénoncé la moyenne d'âge des ministres, 60 ans, dans un pays jeune où l'âge médian est de 18 ans.

 

Le Nigeria, un pays de 190 millions d'habitants gangrené par la corruption et à l'économie fragile malgré une production de deux millions de barils de pétrole par jour, est l'objet de nombreux défis sécuritaires, dont l'insurrection meurtrière des islamistes de Boko Haram. "Notre pays continue d'être confronté à d'âpres difficultés mais nous sommes prêts à y faire face", a assuré Muhammadu Buhari lors d'un discours retransmis à la télévision.


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Le ministre des Finances Zanaib Ahmed a précisé à l'AFP qu'accroître les revenus de l'Etat sera l'une des priorités du gouvernement. "Le gouvernement tout entier se vouera à améliorer nos revenus", a-t-il expliqué.

 

Source : www.voaafrique.com/ août 21, 2019/ AFP/VOA

 

https://www.voaafrique.com/a/buhari-pr%C3%A9sente-officiellement-un-nouveau-gouvernement-qui-ressemble-au-pr%C3%A9c%C3%A9dent/5051207.html/

 

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3 - ENTREPRISES & MARCHÉS/ Nigeria/ Economie/ Aliko Dangote : « À partir de 2020, la majorité de nos revenus seront investis hors d’Afrique »

 

Le lancement de la méga-raffinerie de Lekki, prévu pour 2020, devrait permettre au groupe Dangote de voir son chiffre d’affaires passer de 5 à 28 milliards de dollars. De quoi impulser le développement du groupe nigérian au-delà même des frontières du continent. Venu à Paris, avec d’autres grands chefs d’entreprise nigérians (Abdulsamad Rabiu, Tony Elumelu, Jim Ovia, Bella Disu…), à l’invitation d’Emmanuel Macron pour participer aux événements Choose France et France Nigeria Investment club, l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, a accepté de répondre à nos questions.


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_ Jeune Afrique : Vous êtes passé progressivement du métier de commerçant à celui de fabricant et d’industriel. Qu’est-ce qui vous a permis de réaliser ce tour de force ?

·        Aliko Dangote : Il faut surtout de la cohérence : avoir une vision et être déterminé à la mettre en application. En Afrique, l’un des plus grands problèmes est que lorsque vous avez un projet, souvent, vous ne savez pas comment l’exécuter. Or, il faut aller vite, étant donné les taux d’intérêt élevés qui sont pratiqués, les risques de dévaluation, etc…

 

·        Lorsque nous avons commencé le projet de raffinerie par exemple, le taux de change était de 170 nairas pour un dollar. Aujourd’hui, un dollar vaut 360 nairas. Nous avons donc sous-estimé ce que nous avons finalement dépensé. Mais nous avons pu relever ce défi et tous les autres grâce à notre vision et à la solidité financière du groupe. Sans cela, nous aurions déjà dû abandonner le projet.

 

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_ Il y a eu beaucoup de spéculations autour de la date de mise en service de votre méga-raffinerie de pétrole à Lekki, dans la banlieue de Lagos. Pouvez-vous nous dire quand elle pourra véritablement démarrer ?

·        Il y a encore beaucoup de défis à relever mais nous avançons et nous continuons de viser une mise en service pour 2020.

 

_ Les nombreux projets que vous menez actuellement transforment peu à peu Dangote Group afin de vendre non plus seulement sur le marché nigérian mais à travers le monde. Le but recherché est-il d’être payé en devises étrangères plutôt qu’en naira et de ne plus dépendre de la Banque centrale du Nigeria ?

 

·        La priorité pour l’instant, c’est la diversification de notre entreprise. Nous voulons nous assurer que nous fournissons davantage de devises étrangères sur le marché intérieur que nous n’en demandons. D’ici l’année prochaine, nous exporterons près de 2 millions de tonnes d’urée et d’ammoniaque et presque 35 % des produits pétroliers que nous fabriquons. Nous exporterons également 90 % de notre polypropylène.

 

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·        À partir du mois de juillet de cette année, si les infrastructures le permettent, nous exporterons environ 8 millions de tonnes de ciment. Nous devenons une entreprise exportatrice, ce qui change radicalement notre demande en devises étrangères. Par ailleurs, pour l’instant, la banque centrale du Nigeria parvient normalement à fournir en devises étrangères les entreprises nigérianes qui veulent importer. Tout cela dépend bien sûr avant tout du prix du pétrole. Si le prix du pétrole se stabilise autour de 60 dollars, je ne pense pas que nous aurons de problème.

 

_ Au cours des dix dernières années, votre groupe s’est développé dans différents pays d’Afrique. Votre présence à Paris pour cette réunion France Nigeria Investment club et l’événement Choose France signifie-t-elle que vous souhaitez dorénavant développer votre activité en dehors de l’Afrique ?

·        En effet. À partir de 2020, la majorité de nos revenus seront investis hors d’Afrique. Nous avons beaucoup investi sur le continent, mais dans les années qui viennent, avec la raffinerie notamment, notre chiffre d’affaires va passer d’environ 5 milliards de dollars à plus de 28 milliards de dollars. Il est donc évident qu’à ce stade, si nous réinvestissons la plus grande partie de nos bénéfices en Afrique, il y aura trop de défis à relever, trop de risques. Nous devons donc élargir la base de notre portefeuille. On ne peut pas dire que tout notre avenir est sur le continent même s’il en demeure la clé.

 

_ En Afrique, vos investissements se sont essentiellement concentrés dans le ciment. Pourquoi ?

·        Dans les autres pays oui, mais au Nigeria, nous faisons beaucoup d’autres choses, de l’énergie, de l’agrobusiness, plein d’autres choses…

 

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_ Quel genre d’investissements visez-vous en dehors du continent ?

·        L’industrie notamment, mais pas seulement. Nous avons par exemple créé une coentreprise avec [la société américaine de gestion d’actifs] Carlyle Group : Carlyle Africa. Nous envisageons d’autres partenariats avec ce type d’acteurs, pourquoi pas avec Blackstone ou Blackrock.

 

_ Vous êtes aujourd’hui à Paris. Si une opportunité se présente, vous pourriez investir en France ?

·        Nous n’allons pas attendre qu’une opportunité se présente en France. Nous allons aller la chercher…

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 22 janvier 2019/ Par Julien Wagner/ Mis à jour le 14 mai 2019

 

https://www.jeuneafrique.com/713117/economie/aliko-dangote-a-partir-de-2020-la-majorite-de-nos-revenus-seront-investis-hors-dafrique/

 

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4 - Afrique/Libre échange : Le Nigeria va rejoindre l'accord de libre-échange continental

 

Le Nigeria, première économie d’Afrique et premier marché du continent avec 190 millions d’habitants, a finalement annoncé qu’il signerait l’accord de libre-échange continental à Niamey ce week-end, lors d’un sommet de l’Union Africaine. “Le Nigeria entrera dans la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC) au prochain sommet extraordinaire de l’Union africaine à Niamey, au Niger”, a fait savoir la présidence du Nigeria tard mardi soir sur son compte Twitter, une annonce surprise après des années de refus catégorique de faire partie de cette zone de libre-échange africaine.


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“Le Nigeria signe cet accord après de multiples consultations de spécialistes locaux”, annonce la présidence, soulignant que la “priorité désormais sera de mener des négociations pour garantir des garde-fous contre la contre-bande et les importations massives qui menaceraient notre industrie”.


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_ Notre vision pour le commerce inter-africain est un marché libre pour les biens "made in Africa"

De son côté, le commissaire de l’Union Africaine pour le commerce et l’industrie, Albert Muchanga, s’est réjoui de cette “confirmation officielle”. “C’est un développement positif et important”, a-t-il écrit lui-même sur Twitter. “Plus que deux (pays), et le marché + pour toute l’Afrique + va pouvoir commencer à prendre forme”. L’Erytrée, le Nigeria et son voisin le Bénin – très dépendant du géant nigérian – ont pour l’instant refusé de signer cet accord entré en vigueur fin mai, en vue de l‘émancipation économique du continent avec pour but d’augmenter le commerce intra-africain de 60 % d’ici 2022.

 

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_ Protéger l’industrie locale

Le Nigeria, qui produit 2 millions de barils de pétrole par jour, est la première économie du continent, mais son indicateur de climat des affaires (Ease of Doing Business Index) est très bas (146e en 2019 selon la Banque Mondiale), loin derrière le Kenya (61) ou l’Afrique du Sud (82). Les opposants au traité de libre échange (notamment les syndicats) craignent qu’il n’encourage les importations massives et tue l’industrie locale, dont les coûts structurels sont très élevés (manque d’infrastructures, coupures continues d‘électricité, prix des loyers, etc).


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Le géant de l’Afrique de l’Ouest avait vivement encouragé les premières discussions autour de la ZLEC en 2002, mais le pays a traversé une grave récession économique entre 2016 et 2017, dont il peine à ressortir. Le président Muhammadu Buhari a toujours appliqué une politique économique très protectionniste, interdisant l’importation de certains produits agricoles ou manufacturés, dans un pays dont le marché est quasiment auto-suffisant avec 190 millions d’habitants.

 Mais fin mai, après que la commission locale eut rendu son rapport encourageant le Nigeria à participer à la ZLEC, le président Buhari avait surpris en affirmant vouloir développer “un agenda industriel continental”.


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_ “Notre vision pour le commerce inter-africain est un marché libre pour les biens + made in Africa +”, avait-il déclaré à Abuja.

En mars dernier, le président nigérian avait annulé un voyage à Kigali où il devait déjà signer l’accord, aux côtés de nombreux chefs d’Etat, pour “donner plus de temps aux investisseurs nigérians”. Ce recul de dernière minute avait provoqué une forte levée de boucliers et de critiques sur l’ensemble du continent.

 

Source : fr.africanews.com/ AFP/ 3 juil. 2019

 

https://fr.africanews.com/2019/07/03/le-nigeria-annonce-rejoindre-l-accord-de-libre-echange-continental//

 

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5 - Nigéria : Buhari propose un budget record

 

Le président nigérian Muhammadu Buhari a annoncé, mardi 8 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, un projet de loi de finance record de 33,8 milliards de dollars de budget au titre de l’année 2020. Il est conçu pour constituer un outil d’assainissement budgétaire et pour renforcer l’environnement macroéconomique, première priorité citée par Buhari.

 

La deuxième priorité est l’investissement dans des infrastructures, le développement du capital humain et des institutions habilitantes, en particulier dans les secteurs clés créateurs d’emplois. Le président de la première puissance économique du continent veut également «inciter les investissements du secteur privé à compléter les plans, politiques et programmes de développement du gouvernement» et «renforcer les programmes d’investissement sociaux» pour approfondir leur impact sur les populations les plus vulnérables.


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En attente de son approbation par l’Assemblée, ce projet de loi prévoit une production de 2,18 millions de barils par jour de brut, un prix du pétrole de 57 dollars le baril et un taux de change de 305 nairas pour un dollar US en 2020. La croissance du PIB réel est attendue à 2,93%, «principalement en raison de la production hors pétrole, à mesure que la diversification économique s’accélérera et que le climat des affaires s’améliorera». Mais l’inflation devrait rester légèrement supérieure à 10% en 2020, selon les prévisions.


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Selon le président nigérian, ce projet de loi de finances poursuit «cinq objectifs stratégiques qui consistent à apporter des modifications progressives, mais nécessaires, à nos lois fiscales». Il vise, à cet effet, à «promouvoir l’équité fiscale en atténuant les cas d’imposition régressive», à «réformer les lois fiscales nationales pour les aligner sur les meilleures pratiques mondiales», à «introduire des incitations fiscales pour les investissements dans les infrastructures et les marchés des capitaux», à «soutenir les micro, petites et moyennes entreprises dans le cadre de la réforme de la facilité de faire des affaires» et à «augmenter les revenus pour le gouvernement».

 

Source : www.financialafrik.com/ Par Nephthali Messanh Ledy/ 8 octobre, 2019

 

https://www.financialafrik.com/2019/10/08/nigeria-buhari-propose-un-budget-record/


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The <a href="http://www.prb.org/pdf15/2015-world-population-data-sheet_eng.pdf" target="_blank">Population Reference Bureau</a> has published a report of the most populous countries in the world in 2050. Go through the gallery to find out the top 10 nations. Ethopia is at number 10. Currently standing at 98.1 million, the country's population is on the rise. What's more, with GDP up by 10.3% in 2014 and an annual net migration rate of 0 per 1,000, its people are staying put.


6 - Afrique/ Economie : Voici le Top 20 des pays africains les plus riches en 2019, selon la Banque Mondiale

 

La Banque Mondiale a délivré dans un rapport récent, le classement 2019 des pays africains les plus riches, sur la base du Produit intérieur brut (PIB). Le Nigeria ressort de ce classement, premier pays en lice des autres Etats du continent.


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L’Afrique du Sud est deuxième au classement. Le pays arc-en-ciel dispose d’un PIB de 385,53 milliards de dollars. La troisième marche du podium est occupée par l’Egypte avec ses 298,15 milliards de dollars. Le Ghana, deuxième pays ouest-africain est 10ème alors que son voisin le Togo pointe à la 38ème place avec seulement 5,67 milliards de dollars. La Côte d’Ivoire présente l’économie la plus prospère en Afrique francophone, devant le Sénégal, la RD-Congo et le Cameroun avec 49,40 milliards de dollars.

 

Source : www.ecodafrik.com/ afrikmag/ Développement 17 décembre 2019

 

http://www.ecodafrik.com/economie-voici-le-top-20-des-pays-africains-les-plus-riches-en-2019-selon-la-banque-mondiale/


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7 - Nigeria/Finances/ Réserves de change : les réserves de change ont baissé de 4,45 milliards USD en 2019

 

Les réserves de change du Nigeria sont passées de 43,06 milliards USD en janvier 2019 à 38,61 milliards en décembre 2019, soit une baisse de 4,45 milliards USD d’après les données actualisées de la banque centrale (CBN). En avril 2019, les informations officielles faisaient état de 47,37 milliards USD, un niveau jamais atteint depuis juillet 2013. Mais la donne va rapidement changer avec des baisses successives, et des réserves qui vont passer à 45 milliards au 25 juillet, puis à 44 milliards USD au 23 août, soit une baisse d’un milliard de dollars en l’espace d’un mois.


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Cette chute est occasionnée, entre autres, par la baisse du prix du pétrole et l’augmentation des importations. Selon la Banque centrale, la dépendance du Nigéria vis-à-vis du pétrole brut (plus de 60% des recettes fiscales et plus de 90% des revenus de change) exposait encore les revenus et l’offre de devises du pays aux chocs du marché pétrolier international.


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En début d’année, le gouverneur de la CBN, Godwin Emefiele, avait annoncé des prévisions de 50 milliards USD avant la fin de l’année. Un objectif non atteint malgré l‘application d’une approche de gestion de la demande destinées à conserver les réserves du pays et à soutenir la production nationale de certains biens au Nigéria grâce à l’introduction de la fenêtre Investissement et exportation (I&E). « L’introduction de la fenêtre I&E, ainsi que l’amélioration de la production intérieure de marchandises, ont contribué à renforcer nos réserves extérieures », se défend-il tout de même.

 

Source : www.financialafrik.com/ Par Nephthali Messanh Ledy -3 janvier, 2020/

 

https://www.financialafrik.com/2020/01/03/nigeria-les-reserves-de-change-ont-baisse-de-445-milliards-usd-en-2019/

 

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8 - Nigéria/ Agriculture : Le Nigeria veut ressusciter sa filière cacao

 

Le gouvernement du président Buhari tente de redynamiser l’agriculture pour diversifier une économie trop dépendante de l’or noir. Gratte-ciel de plus de 100 mètres de haut bâti grâce aux revenus de l’exportation des fèves, la Maison du cacao d’Ibadan, dans le sud-ouest du Nigeria, était dans les années 1960 le plus grand immeuble de tout le pays. A l’image d’un secteur trop longtemps négligé, elle n’est désormais plus que l’ombre de sa splendeur passée : la peinture se fane, le toit s’effondre et les bureaux sont vides.

 

 « La Maison du cacao était la gloire de la région Ouest », qui couvrait près d’un tiers du pays, explique Pa Olusina Adebiyi, un ancien employé de l’immeuble âgé de 85 ans. « C’est devenu un taudis à l’abandon. » Avant la découverte de pétrole dans les années 1970, l’agriculture employait près de 70 % de la population active et le Nigeria était le deuxième producteur de cacao au monde. Eclipsé depuis par les milliards de dollars générés par les hydrocarbures, le secteur a connu un lent déclin.


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_ Une nouvelle politique agricole

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le pays a produit 237 000 tonnes de cacao en 2016. Un résultat bien maigre comparé à ceux de la Côte d’Ivoire (1,47 million de tonnes) ou du Ghana (859 000 tonnes). Le gouvernement du président Muhammadu Buhari essaie aujourd’hui de redynamiser l’agriculture pour diversifier une économie dépendante de l’or noir (90 % des revenus d’exportation, 70 % des recettes de l’Etat), qui sort péniblement d’une récession liée à l’effondrement des cours du baril.

 La Maison du cacao à Ibadan, dans le sud-ouest du Nigeria, en juin 2018.

La Maison du cacao à Ibadan, dans le sud-ouest du Nigeria, en juin 2018. PIUS UTOMI EKPEI / AFP 

Après avoir été « la ressource la plus négligée » du pays, le cacao est désormais au cœur de la nouvelle politique agricole, explique à l’AFP Sayina Riman, président de l’Association cacaoyère du Nigeria (CAN), qui a proposé au gouvernement un plan d’action sur dix ans. « Nous avons fait des recommandations qui peuvent changer l’histoire du cacao au Nigeria, en espérant qu’elles soient mises en place », précise-t-il.

 

Le Nigeria connaît deux récoltes par an : une petite d’avril à juin et la principale d’octobre à décembre. Sur sa ferme de trois hectares, près du village de Sofolu (Etat d’Ogun), Oluranti Adeboye détache des arbres les cabosses mûres à l’aide d’une machette et d’un bâton. « Le temps a été bon cette année, les pluies précoces ont stimulé ma récolte », raconte cet ancien fonctionnaire de 62 ans. « Ces cosses de cacao sont meilleures que ce que j’ai eu la saison dernière. »

 

Torse nu, il ramasse péniblement les fruits et les regroupe dans des sacs où ils devront fermenter plusieurs jours avant de sécher au soleil. Ils partiront ensuite pour être vendus à l’export. Chaque année, les paysans nigérians perdent une grande partie de leur production à cause des parasites et de la maladie de la cosse noire – un champignon qui affecte les cacaoyers. « Ces arbres ont été plantés il y a plus de dix ans. Ils sont vieux et fatigués. Nous avons besoin de nouveaux semis et de variétés améliorées mais nous n’avons pas les ressources nécessaires », regrette Oluranti Adeboye.


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_ Moderniser ses méthodes de culture

Sunday Ojo Folorunso, installé dans l’Etat voisin d’Ondo, se plaint, lui, de l’absence de débouchés pour les petits producteurs, ainsi que du prix du kilo de cacao vendu à la ferme : 650 nairas (1,5 euro), « trop peu par rapport aux efforts consentis ».

Les chercheurs estiment que le pays devrait moderniser ses méthodes de culture, encourager l’utilisation de meilleurs semis, d’engrais et de pesticides. « Il y a un bel avenir pour l’industrie [du cacao] au Nigeria, affirme Ranjana Bhattacharjee, chercheur à l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) d’Ibadan. Si on les assiste, les agriculteurs pourraient passer de 300 kg par hectare en moyenne à 800 kg par hectare, pour améliorer leurs revenus. »

 

D’après M. Bhattacharjee, le Nigeria pourrait aussi s’inspirer de la Côte d’Ivoire et du Ghana, qui produisent du chocolat et d’autres produits finis à partir de leur cacao, dégageant ainsi de meilleurs revenus. Plus de vingt usines de transformation existaient autrefois dans le pays, mais l’absence d’investissements et le manque d’électricité pour les faire fonctionner ont réduit leur nombre à trois.


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Selon un scientifique de l’Institut nigérian de recherche sur le cacao (CRIN, organisme public), la recherche a elle aussi cruellement souffert de la négligence chronique de l’Etat. « Au CRIN, vous trouverez des arbres si âgés qu’ils ne produisent plus, confie-t-il sous couvert d’anonymat. Certains d’entre eux sont aussi vieux que l’institut lui-même », créé… il y a plus de soixante ans.

 

Source : www.lemonde.fr/ Le Monde avec AFP / Publié le 11 juin 2018 / Mis à jour le 11 juin 2018/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/11/le-nigeria-veut-ressusciter-sa-filiere-cacao_5312953_3212.html/

 

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9 - Autosuffisance alimentaire : pourquoi et comment le Nigeria compte relever le défi

 

Avec en perspective l'autosuffisance pour le pays, le président Muhammadu Buhari entend désormais interdire l'importation de produits alimentaires, pour inciter à produire localement.

 

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_ Quand le Nigeria rêve de faire décoller sa production de riz

Selon l'Indice de complexité économique, ECI, « le Nigeria est le 52e plus grand importateur au monde de produits de base tels que le blé, le maïs, le riz, la canne à sucre et les produits laitiers ». Au premier trimestre 2018, le pays avait dépensé 503 millions de dollars en importations de produits agricoles. Ce chiffre a augmenté de 25,84 % au premier trimestre 2019 d'après le Bureau national des statistiques nigérianes.


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Et pourtant, Muhammadu Buhari a fait campagne en promettant de stimuler l'économie locale. Une stratégie qu'il avait déjà expérimentée en 2015 à son arrivée au pouvoir, notamment pour le secteur du riz, un aliment de base produit dans plusieurs grandes régions de ce vaste pays. Résultat : la production nationale de riz a augmenté. Selon les chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la production de riz nigérian est passée d'une moyenne annuelle de 7,1 millions de tonnes entre 2013 et 2017 à 8,9 millions de tonnes en 2018.

 

Pour aller plus loin, en novembre dernier, le gouvernement a dépensé 165 millions de dollars pour subventionner la production de riz. Malgré tous ces efforts, pour les experts, les résultats n'ont pas été concluants. En effet, cette politique n'aurait pas tenu compte de la faible capacité de production des agriculteurs locaux. Autre bémol, la mesure a entraîné l'arrivée massive de tonnes de riz de contrebande à travers les frontières poreuses du géant ouest-africain, principalement du Bénin voisin.

 

Entre 2015, année de l'entrée en vigueur des restrictions d'importations pour le riz, et début 2017, le prix d'un sac de 50 kg de riz est passé de 24 à 82 dollars. Il a ensuite chuté à la mi-2017 à 34 dollars. Mais en juin 2019, le même sac de riz s'élevait à 49 dollars.


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_ Promouvoir le « made in Nigeria »

Le Nigeria produit des aliments de base tels que le sucre, la farine de blé, le poisson, le lait, l'huile de palme, le porc, le bœuf et la volaille, mais jusqu'à présent, les agriculteurs nationaux n'étaient pas en mesure de satisfaire la demande des 200 millions d'habitants du pays. Avec l'interdiction des devises étrangères, les agriculteurs nigérians vont désormais devoir augmenter leur production. Sur cette question, le Nigeria est loin d'être un cas isolé. En effet, l'agriculture ouest-africaine peine à nourrir la population de la région. D'ici à 2025, les importations alimentaires du continent vont être multipliées par 3 à 110 milliards de dollars.

 

La mesure annoncée par le chef de l'État va permettre de limiter la sortie des devises en les utilisant uniquement pour les produits qu'on ne peut pas fabriquer localement, ou des produits qui sont hautement stratégiques pour l'économie du premier producteur africain de pétrole qui compte pour environ 90 % de ses opérations de change

 

Source : www.lepoint.fr/ Par Viviane Forson/ Modifié le 18/08/2019/ Publié le 18/08/2019/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/le-nigeria-ferme-le-robinet-des-importations-alimentaires-18-08-2019-2330270_3826.php/


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10 - NIGERIA/ ÉCONOMIE : Les laboratoires de la nouvelle économie nigériane

 

Inaugurant le 8 février plusieurs usines dans l’État d’Ogun (Sud-Ouest), le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, et son ministre du Commerce, Okechukwu Enelamah, comptaient bien en profiter pour envoyer quelques signaux aux électeurs et aux marchés. Car l’inquiétude guette dans le pays. Dans une économie fortement dépendante du pétrole, le Nigeria sort difficilement de la récession. Selon les estimations, la croissance pourrait atteindre 1,7 % ou 5 % au cours des deux prochaines années. 


Au troisième trimestre de 2017, la proportion de chômeurs et de personnes sous-employées a atteint 40 %, contre 37,2 % un an auparavant, selon le Bureau national de la statistique. Ce taux s’élève à 52,65 % pour les 18-35 ans. Dès son arrivée au pouvoir, en juin 2015, Muhammadu Buhari avait défendu l’autosuffisance économique. Selon le président nigérian, en renforçant notamment la production locale de riz, de blé, de sucre et de tomates, le pays pourrait réduire sa dépendance aux exportations de pétrole brut. Cet essor de la production agricole a lieu actuellement.


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_ Des emplois destinés aux agriculteurs

À moins d’un an des prochaines élections générales, Osinbajo a voulu mettre à profit son déplacement dans l’État d’Ogun pour promouvoir les initiatives gouvernementales censées encourager les entreprises à embaucher plus de travailleurs. Les deux usines inaugurées par le vice-président nigérian et son équipe, l’une produisant des boissons chocolatées (Nestlé) et l’autre des biscuits (Beloxxi), ont jeté une lumière crue sur la réalité. La plupart des emplois offerts dans ces industries sont ainsi destinés aux agriculteurs, et non aux élèves des villes qui sortent du secondaire.

 

« L’usine de Nestlé créera 150 emplois directs, en plus de l’approvisionnement local en matières premières du réseau du groupe, qui comprend plus de 30 000 agriculteurs », a déclaré Osinbajo. Le cortège s’est ensuite arrêté à l’usine de biscuits Beloxxi, désormais l’une des plus grandes du pays, qui prévoit de doubler sa production à plus de 80 000 tonnes par an. Son expansion, qui a nécessité un investissement de 80 millions de dollars, a été financée par la compagnie 8 Miles, du musicien irlandais Bob Geldof, et par l’African Capital Alliance, l’entreprise de private equity fondée par Enelamah en 1997.


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NESTLÉ ET BELOXXI ONT RÉUSSI À TRANSFORMER UN INCONVÉNIENT EN UN AVANTAGE, CAR CES ENTREPRISES ONT COMPRIS LE MARCHÉ DU CHAMP À L’ASSIETTE, ESTIME LE MINISTRE ENELAMAH

 

À l’intérieur de l’usine, les effectifs sont également modestes : ils passeront de 3 700 à 6 000 quand la nouvelle unité sera totalement opérationnelle. La vraie différence sera alors réalisée par les 71 sous-traitants de matières premières. Selon le ministre Enelamah, « Nestlé et Beloxxi ont réussi à transformer un inconvénient en un avantage, car ces entreprises ont compris le marché du champ à l’assiette ». En fait, Beloxxi doit aussi en partie son succès à l’interdiction des biscuits importés et ne dépend presque entièrement que des producteurs locaux.

Dans les usines de l’État d’Ogun, Osinbajo a livré des détails sur les laboratoires politiques récemment lancés et destinés à accélérer la mise en œuvre des projets. « Les laboratoires vont rassembler toutes les parties prenantes, privées et publiques, pour réaliser les politiques spécifiques ou les objectifs de projets de notre plan économique. »

 

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_ Des programmes toujours bloqués par l’administration

Très ambitieux, le vice-président nigérian souhaite que ces laboratoires génèrent d’ici à trois ans 24 milliards de dollars d’investissements, provenant majoritairement du secteur privé, et 15 millions d’emplois. Ils se concentrent sur trois domaines spécifiques : agriculture et transport ; alimentation en gaz et en électricité ; industrialisation. Une grande partie des fonds viendront d’entreprises privées.

 

Selon Osinbajo, l’enjeu consiste à réunir tous les décideurs gouvernementaux sur un projet particulier, les amener à s’asseoir autour d’une table avec les gestionnaires de projet et les financiers pour convenir d’un plan d’action. Ce qui pourrait mettre un terme aux projets qui sont actuellement dans l’impasse car ce sont des centaines, voire des milliers de programmes qui sont toujours bloqués par l’administration.


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_ Diversification et chute des cours du pétrole

Il y a près de sept ans, un comité spécial avait été mis en place sous la houlette de la ministre des Finances de l’époque, Ngozi Okonjo-Iweala, pour développer une politique en réaction à la chute globale des cours du pétrole. Une partie de ce travail se joue maintenant sur le terrain, selon l’actuelle titulaire du portefeuille, Kemi Adeosun. « Nous avons été capables d’équilibrer notre budget avec un prix du baril à 45 dollars et nous avons appris à vivre confortablement à ce niveau », déclarait-elle en janvier.

 

Pour Cheta Nwanze, directeur de recherche à SBM Intelligence à Lagos, la question de la diversification concerne davantage les recettes publiques que l’économie dans son ensemble. « Plus de 80 % des revenus gouvernementaux proviennent du secteur pétrolier […], donc le gouvernement doit reconstruire un système de perception des impôts non pétroliers », a-t-il déclaré. Avec les recettes publiques non pétrolières atteignant environ 8 % du PIB, soit seulement un tiers du niveau du Ghana, le gouvernement nigérian s’est lancé dans une augmentation éclair du recouvrement des revenus.


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Un nouveau mécanisme, le programme de déclaration volontaire d’actifs et de revenus, permet aux mauvais payeurs de verser toutes les sommes dues entre 2011 et 2016 en échange d’une exonération d’intérêts et d’une absence de poursuites. De son côté, Ugodre Obi-Chukwu, le fondateur de la société d’analyse financière Nairametrics, considère que les tentatives de restructuration du gouvernement ont rencontré un succès mitigé. « Si la production locale d’aliments de base a augmenté et la facture des importations a chuté, c’est en partie la conséquence de la pénurie de devises étrangères après la baisse du prix du pétrole », affirme-t-il.


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_ Production locale et baisse des importations

Cette chute des importations et l’accumulation de réserves de change, qui atteignent 40 milliards de dollars, offrent des marges de manœuvre au gouvernement. Le riz local fait des progrès par rapport aux importations thaïlandaises et indiennes. Ce qui crée une brèche substantielle dans la facture d’importation de nourriture, qui s’élève à plus de 10 milliards de dollars par an. La production locale de sucre devrait atteindre en 2020 le niveau de la demande nationale, à hauteur de 1,6 million de tonnes par an. La production de tomates devrait, elle, remplacer les 150 000 tonnes de concentrés importées chaque année, pour un montant de 170 millions de dollars. 


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Cette réduction des importations et la constitution de réserves de change plus importantes que l’année dernière confortent l’exécutif dans sa politique. Après trois décennies passées à essayer de gérer des raffineries lui appartenant, le gouvernement commence à se retirer lentement du secteur pétrolier. Un signe que la nouvelle économie nigériane sera demain dominée par ces entreprises à la croissance rapide.

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 22 mars 2018/ Par Patrick Smith - envoyé spécial à Lagos

 

https://www.jeuneafrique.com/mag/543056/economie/les-laboratoires-de-la-nouvelle-economie-nigeriane/

 

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11 - Perspectives économiques au Nigéria

 

_ Performances macroéconomiques

L’importance croissante des services a soutenu la croissance de l’économie. Le secteur représente environ la moitié du PIB, les 10 % provenant du pétrole et les 22 % de l’agriculture. La croissance du PIB réel était estimée à 1,9 % en 2018, reflétant une reprise dans les services et l’industrie, en particulier les mines, les carrières et la fabrication. La reprise a bénéficié d’une plus grande disponibilité des devises étrangères. La croissance de l’agriculture a été morose, en partie à cause des affrontements entre agriculteurs et éleveurs, des inondations dans les régions clés de la ceinture moyenne et de l’insurrection continue dans le nord-est.


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Sur le plan macroéconomique, le retard pris par le Parlement pour approuver le budget 2018 a affecté la mise en oeuvre et accru l’incertitude budgétaire en repoussant l’essentiel des dépenses au second semestre de l’année. Mais grâce aux recettes pétrolières, à une taxe sur la valeur ajoutée sur les produits de luxe et à une amnistie fiscale, le déficit budgétaire s’est réduit en 2018, financé principalement par la dette publique.

 

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En juin 2018, l’encours de la dette publique s’élevait à 73,2 milliards de dollars, contre 71,0 milliards en 2017, soit 17,5 % du PIB. En dépit de cette augmentation, le risque de surendettement du Nigéria demeurait modéré. En novembre 2018, le gouvernement a émis des euro-obligations pour un montant de 2,9 milliards de dollars EU, reflétant sa nouvelle stratégie de gestion de la dette publique qui accorde la priorité à la dette extérieure pour atténuer les coûts de financement élevés des emprunts intérieurs. De plus des recettes pétrolières relativement bonnes ont permis de consolider l’excédent de la balance courante, estimé à 3,7 %, et d’améliorer les termes de l’échange d’environ 13 % pour la seule année 2018.

 

Le PIB réel devrait croître de 2,3 % en 2019 et de 2,4 % en 2020, à mesure que la mise en oeuvre du plan de relance et de croissance économique s’accélère. Toutefois, la chute des cours du pétrole à partir de fin 2018, conjuguée à la réduction de la production imposée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, fait peser un risque à la baisse sur les perspectives économiques. L’approbation par le Parlement du « budget de continuité » de 8,83 billions de nairas en 2019 pourrait également être retardée en raison des élections présidentielles prévues en février 2019.


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_ Perspectives : facteurs positifs et négatifs

Les perspectives dépendent du rythme de mise en oeuvre du Plan de relance et de croissance économique, qui ancre l’industrialisation du Nigéria en créant des grappes industrielles et des zones de transformation des cultures de base pour donner aux entreprises un avantage concurrentiel grâce à l’accès aux matières premières, à la maind’oeuvre qualifiée, aux technologies et aux matériaux.


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Le programme de réforme du secteur de l’électricité, s’il est mis en oeuvre efficacement, pourrait attirer des investissements privés. Il vise une capacité opérationnelle de 10 GW d’ici 2020. Mais le Nigéria doit réorienter son budget fédéral, actuellement dominé par les dépenses récurrentes, vers davantage de dépenses d’investissement et l’accumulation de l’épargne pour soutenir les dépenses sociales.

 

Le gouvernement fédéral a fait des progrès sur le plan des réformes institutionnelles et de la gouvernance, y compris la mise en oeuvre du Système intégré de gestion financière et d’information et du Système intégré d’information sur le personnel et les salaires. L’adoption de la loi de 2017 sur les opérations garanties sur biens meubles a institutionnalisé et élargi la couverture des garanties pour stimuler les prêts aux petites et moyennes entreprises. 


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Bien que le ratio de la dette au PIB du Nigéria soit relativement faible. La prudence financière reste nécessaire pour éviter un piège de la dette, en particulier si les taux d’intérêts mondiaux commencent à augmenter. Par conséquent, une contraction de la nouvelle dette extérieure devra équilibrer les besoins en dépenses avec la capacité d’améliorer la compétitivité de l’économie et de stimuler la croissance.

 

Le Nigéria représente près de 20 % du PIB continental et environ 75 % de l’économie ouest-africaine. Malgré cette domination, ses exportations vers le reste de l’Afrique sont estimées à 12,7 %, et seulement 3,7 % du commerce total est réalisé au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Le Nigéria n’a pas encore ratifié l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, dans l’attente des résultats de vastes consultations avec les capitaines d’industrie et d’autres pays.

 

Source : www.afdb.org/ Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2019

 

https://www.afdb.org/fr/pays-afrique-de-louest-nigeria/perspectives-economiques-au-nigeria/

 

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 12 - NIGERIA : Economie, perspectives sociopolitiques

 

_ POPULATION : 195,9 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 2 033 $US

 

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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES 

 

2017

2018

2019 (e)

2020 (p)

Croissance PIB (%)

0,8

1,9

2,0

1,8

Inflation (moyenne annuelle, %)

16,5

12,1

11,3

12,2

Solde public / PIB (%)

-5,8

-4,2

-4,8

-4,6

Solde courant / PIB (%)

2,8

1,3

-0,7

-0,6

Dette publique / PIB (%)

22,4

22,4

22,6

23,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

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_ POINTS FORTS

·         Première puissance africaine en termes de PIB et pays le plus peuplé d’Afrique

·         Importantes ressources en hydrocarbures et large potentiel agricole et minier

·         Endettement public et extérieur relativement faible

·         Au carrefour de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, ouverture maritime

 

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_ POINTS FAIBLES

·         Forte dépendance aux revenus pétroliers (90 % des exportations, deux tiers des recettes fiscales)

·         Pollution liée à l’exploitation pétrolière

·         Insuffisance des capacités de production et de raffinage/distribution d’électricité

·         Tensions ethniques et religieuses

·         Insécurité, corruption contraignant l’environnement des affaires

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ Croissance léthargique

En 2020, la croissance devrait piétiner, freinée par le secteur pétrolier. Dans un contexte de faiblesse des cours de l’or noir, la stagnation, voire le déclin, de la production pétrolière, à cause de contraintes de capacités résultant du sous-investissement des dernières années dans de nouveaux projets, devrait particulièrement peser sur la contribution de la balance commerciale. La faiblesse des recettes pétrolières et le poids croissant du service de la dette devraient contraindre la capacité des autorités à stimuler l’activité par le levier de l’investissement public. Si les mesures de la banque centrale visant à inciter les banques commerciales à prêter davantage au secteur privé pourraient soutenir l’investissement et la consommation, le faible attrait de l’environnement opérationnel, notamment entretenu par l’accès restreint aux devises pour les importateurs et la complexité du système de change multiple, devrait continuer d’entraver la participation du secteur privé.

 

De plus, les emprunts publics continueront probablement d’opérer un effet d’éviction sur le crédit au secteur privé, limitant l’impact des mesures de la banque centrale. En dépit du soutien que pourrait aussi apporter l’application (éventuelle) du nouveau salaire minimum, la consommation privée restera inhibée par le chômage élevé et la pauvreté endémique. Les revenus des ménages devraient continuer d’être rognés par l’inflation élevée. Celle-ci devrait, en outre, augmenter, tirée par les prix de l’alimentation, conséquence des restrictions à l’importation et de la fermeture des frontières terrestres avec les pays voisins depuis août 2019, mais aussi de l’instabilité sécuritaire qui entrave la production agricole.


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_ L’endettement pèse sur le budget

En 2020, en dépit des efforts de consolidation, le déficit budgétaire restera élevé. L’évolution défavorable des prix et de la production de l’or noir devrait entraver celle des recettes pétrolières. Malgré les ambitions énoncées dans les prévisions budgétaires, les contre-performances dans la progression des recettes non pétrolières sont susceptibles de se répéter en 2020. La hausse du taux de TVA de 5 % à 7,5 % pourrait participer à l’augmentation de cette catégorie de recettes, mais les exemptions envisagées devraient en limiter l’impact.

 

Face aux contraintes liées à la collecte des recettes, les dépenses courantes devraient connaître une augmentation liée à l’évolution de la masse salariale, qui devrait s’alourdir en raison de la hausse du salaire minimum. De plus, bien que le niveau de la dette, essentiellement domestique et libellée en devise locale, soit faible, son service continuera d’absorber une part significative des ressources budgétaires. Depuis 2015, ces paiements représentent plus 60 % des recettes fédérales. En conséquence, la volonté d’augmenter la dépense d’investissement en capital devrait, de nouveau, se heurter à ces contraintes budgétaires. Le déficit sera financé par de nouveaux emprunts domestiques et extérieurs. Ces derniers devraient être privilégiés, alors que les prêts contractés auprès du secteur bancaire local exercent déjà un effet d’éviction sur le secteur privé.


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Devenu légèrement déficitaire en raison, notamment, de la hausse de la facture d’importations, le solde courant est susceptible de le rester. L’excédent commercial sera érodé par la baisse des recettes d’exportations pétrolières. La dépendance du pays à l’égard des services étrangers (de fret pétrolier particulièrement), et les rapatriements de profits des entreprises étrangères maintiendront, respectivement, les déficits des comptes des services et des revenus.

 

La conjoncture européenne et américaine moins favorable pourrait se répercuter sur les envois de fonds d’expatriés, qui entretiennent le surplus du solde des transferts. Bien que faibles, les IDE et les flux de portefeuille devraient permettre de financer ce déficit. Les réserves de change, qui couvrent plus de six mois d’importations de biens et de services, pourraient également servir à le financer et permettre à la banque centrale d’intervenir sur le marché des changes.

 

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_ Muhammadu Buhari : nouveau mandat, défis persistants

Le président Muhammadu Buhari a été réélu à la tête à l’issue du scrutin de février 2019. Tenues le même jour, les élections législatives et sénatoriales ont été remportées par le parti dont il est issu, le Congrès de tout le peuple (All Progressive Congress ou APC). Bien que confirmés par la Cour constitutionnelle, les résultats ont été rejetés par son principal opposant, Atiku Abubakar, issu du Parti démocratique populaire (People’s Democratic Party ou PDP). 


Les cas de violences post-électorales signalés témoignent des tensions politiques, sécuritaires et sociales importantes. Le président, auquel on a reproché la lenteur des réformes au cours de son premier mandat, doit toujours faire face à la myriade de défis sécuritaires qui déstabilisent le pays, à commencer par l’activité du groupe terroriste islamiste Boko Haram au nord-est du pays. Le conflit meurtrier entre éleveurs et agriculteurs continue de meurtrir le centre du pays. 


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S’y ajoute la menace d’une reprise des attaques sur les infrastructures pétrolières dans le golfe de Guinée, qui avaient fait tomber, en 2016, la production d’or noir à son plus bas niveau en 30 ans. Le président devra également faire face aux attentes de la population afin d’enrayer le déclin du niveau de vie amorcé par le contre-choc pétrolier de 2014-2016. La prévalence de la pauvreté, le chômage de masse et une inflation à deux chiffres persistante devraient continuer d’alimenter un climat social tendu. 

Si l’attention portée par le président à l’amélioration du climat des affaires a permis au pays de progresser de 39 places dans le classement Doing Business depuis 2016, dont 15 dans la dernière édition (131e sur 190 pays), l’environnement opérationnel reste difficile.

 

Coface/ : Février 2020

 

Source : www.coface.com/ Dernière mise à jour : Février 2020

 

https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Nigeria/

 

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